Exercices corrigés : la fonction logarithmique (math TS, secondaire 4)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique Technico-sciences de quatrième secondaire sur la fonction logarithmique, calibrés sur le niveau réel des évaluations de la séquence. C'est la dernière des quatre familles de fonctions du programme, et elle se lit entièrement comme la réciproque de la précédente.
Le fil de la série est le suivant : le paramètre placé DANS le logarithme est une translation verticale déguisée, puisque logc(bx)=logc(b)+logc(x). C'est le miroir exact du chapitre de l'exponentielle, où le paramètre de l'exposant n'était qu'un changement de base.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•LA FORME DU CHAPITRE : f(x)=alogc(bx), avec a=0, c>0, c=1 et b=0. Le contenu du logarithme doit être strictement positif.
•LE DOMAINE SE DÉCIDE SUR LE SIGNE DE b : ]0;+∞[ si b>0, ]−∞;0[ si b<0. L'image est toujours R.
•L'ASYMPTOTE EST TOUJOURS x=0, l'axe des ordonnées, parce que rien ne s'ajoute à la variable dans la forme du programme.
•LE ZÉRO EST EN x=b1, là où le contenu du logarithme vaut 1. Il n'y a pas d'ordonnée à l'origine : zéro n'est pas dans le domaine.
•logc(bx)=logc(b)+logc(x) : le paramètre du dedans est une TRANSLATION VERTICALE, jamais un facteur. Confondre avec logc(xn)=nlogc(x) est l'erreur la plus chère du chapitre.
•SENS DE VARIATION : trois signes décident, celui de a, la position de la base par rapport à 1, et le signe de b. Deux images suffisent à vérifier.
•UN LOGARITHME EST NÉGATIF entre 0 et 1. Une image négative ne signale jamais une abscisse négative.
•TROUVER LA RÈGLE : le ZÉRO donne b, puisqu'il ne dépend que de lui ; un autre point donne ensuite a ; une base inconnue se trouve en traduisant le logarithme en puissance.
•L'IMAGE EST R TOUT ENTIER : la croissance est lente mais sans borne, et il n'y a aucune asymptote horizontale.
•LA RÉCIPROQUE est l'exponentielle de même base : de y=alogc(x) on tire y=cx/a. Domaine et image s'échangent, l'asymptote verticale devient horizontale.
•INCONNUE À L'EXPOSANT : logarithme. INCONNUE À LA BASE : racine. C'est le partage à faire avant tout calcul dans un problème.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Lire à l'envers la table de l'exponentielle
Le chapitre précédent s'est terminé sur la réciproque : en échangeant les deux lignes de la table d'une exponentielle, on obtient celle d'une fonction logarithmique. Tout ce chapitre se déduit de cet échange.
On travaille ici avec f(x)=log2(x), la réciproque de 2x, et avec g(x)=log1/2(x).
a) Dressez la table de 2x pour x=−2, −1, 0, 1, 2 et 3, puis donnez log2(0,25), log2(1) et log2(8).
b) Déduisez de la table le domaine, l'image et l'asymptote de f(x)=log2(x).
c) Donnez le zéro de f et expliquez pourquoi il ne dépend pas de la base.
d) Calculez g(8) et g(0,25) pour g(x)=log1/2(x), puis donnez son sens de variation.
e) Pourquoi aucun nombre négatif n'a-t-il de logarithme ?
e)Un logarithme est un exposant, et cy ne prend jamais de valeur négative
a)
La table de 2x donne 0,25, 0,5, 1, 2, 4 et 8. Le logarithme lit cette table à l'envers : il rend l'EXPOSANT. Donc log2(0,25)=−2, puisque 2−2=0,25 ; log2(1)=0, puisque 20=1 ; et log2(8)=3. Aucun calcul nouveau n'est nécessaire, seulement une lecture dans l'autre sens.
b)
Le domaine et l'image s'échangent par rapport à l'exponentielle. Le domaine de f est ]0;+∞[, car l'image de 2x était ]0;+∞[ ; l'image de f est R, car le domaine de 2x était R. L'asymptote fait le même voyage : l'asymptote HORIZONTALE y=0 devient l'asymptote VERTICALE x=0. Dans tout ce chapitre, l'asymptote est l'axe des ordonnées, parce que rien ne vient déplacer la variable à l'intérieur du logarithme.
c)
Le zéro est x=1 : log2(1)=0. Il ne dépend pas de la base parce que c0=1 pour TOUTE base admissible, donc logc(1)=0 toujours. Autrement dit, toutes les courbes logarithmiques de la forme logc(x) passent par le point (1;0), exactement comme toutes les exponentielles cx passaient par (0;1). Les deux points se correspondent par l'échange des coordonnées.
d)
g(8)=−3, puisque (21)−3=23=8. g(0,25)=2, puisque (21)2=0,25. La fonction est DÉCROISSANTE : quand x augmente, l'exposant cherché diminue. La règle est la même qu'au chapitre précédent, lue à l'envers : une base supérieure à 1 donne une fonction croissante, une base comprise entre 0 et 1 une fonction décroissante.
e)
Parce qu'un logarithme est un exposant, et qu'une puissance de base positive est toujours positive. Chercher log2(−8) reviendrait à chercher un exposant y tel que 2y=−8, ce qu'aucun réel ne réalise : 2y reste au-dessus de zéro pour tout y. C'est exactement la traduction, dans l'autre sens, du fait que la courbe de l'exponentielle ne descend jamais sous son asymptote. Zéro est exclu pour la même raison.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Le paramètre dans le logarithme, une translation verticale déguisée
La forme complète du chapitre est f(x)=alogc(bx). Le paramètre b est DANS le logarithme, et la loi du produit dit exactement ce qu'il fait : logc(bx)=logc(b)+logc(x).
Il ajoute donc une CONSTANTE, c'est-à-dire qu'il déplace la courbe vers le haut ou vers le bas. C'est le miroir exact du chapitre précédent, où le paramètre de l'exposant changeait la base.
La figure montre log2(x) en trait plein et log2(8x) en pointillé.
a) Écrivez f(x)=log2(8x) sous la forme k+log2(x) et donnez k.
b) Écrivez g(x)=log3(9x) sous la même forme et donnez la constante.
c) Donnez le zéro de f(x)=log2(8x), puis celui de g.
d) Donnez le domaine de h(x)=log2(−x) et calculez h(−8).
e) Que reste-t-il du paramètre b une fois la constante sortie ? Quel rôle garde son signe ?
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Réponses
a)f(x)=3+log2(x), donc k=3
b)g(x)=log3(x)−2 : la constante vaut −2
c)Zéro de f en x=0,125, zéro de g en x=9
d)Domaine ]−∞;0[ et h(−8)=3
e)Il ne reste qu'une translation verticale ; le signe de b décide du côté de l'axe
a)
log2(8x)=log2(8)+log2(x)=3+log2(x), donc k=3. La courbe de f est celle de log2(x) remontée de trois unités. Vérification en x=2 : à gauche log2(16)=4, à droite 3+1=4.
b)
log3(9x)=log3(x)−log3(9)=log3(x)−2 : la constante vaut −2 et la courbe descend de deux unités. On peut aussi écrire 9x=91x, donc b=91 : un paramètre plus petit que 1 donne une constante NÉGATIVE. Vérification en x=9 : log3(1)=0 et 2−2=0.
c)
Un logarithme s'annule quand son contenu vaut 1. Pour f : 8x=1, donc x=81=0,125. Pour g : 9x=1, donc x=9. Le paramètre b DÉPLACE donc le zéro, qui passe de 1 à b1. C'est la conséquence visible de la translation verticale : en remontant la courbe, on rapproche son zéro de l'axe.
d)
Il faut que le contenu du logarithme soit strictement positif : −x>0, donc x<0. Le domaine est ]−∞;0[, et la courbe vit entièrement à GAUCHE de l'axe des ordonnées. On calcule h(−8)=log2(8)=3 : l'abscisse est négative, l'image ne l'est pas. Le signe moins est à l'intérieur du logarithme, il ne sort jamais devant.
e)
Une fois la constante sortie, il ne reste RIEN du paramètre b dans la forme de la courbe : alogc(bx) est toujours la courbe de alogc(x), translatée verticalement de alogc(b). Son SIGNE, lui, décide du côté : b>0 met la courbe à droite de l'axe des ordonnées, b<0 la met à gauche, et le domaine suit. On retrouve le partage du chapitre de la racine carrée, où le paramètre sous le radical décidait du côté et celui de devant du haut ou du bas.
Exercice 3 : Trouver la règle à partir du zéro et d'un point
Une fonction logarithmique du chapitre a deux paramètres visibles, a devant et b dedans, plus une base. Chaque renseignement en donne un, et il y a un ordre efficace : le ZÉRO donne b, un autre point donne a.
Le zéro est gratuit à repérer : c'est l'abscisse où le contenu du logarithme vaut 1.
a) La courbe de f(x)=alog2(x) passe par (8;6). Déterminez a.
b) La courbe de g(x)=logc(x) passe par (81;4). Déterminez la base c.
c) La courbe de h(x)=alog2(bx) a son zéro en x=0,25 et passe par (1;6). Déterminez b, puis a.
d) Vérifiez votre règle de h sur son zéro, puis calculez h(2).
e) Pourquoi commence-t-on par le zéro plutôt que par le point donné ?
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Réponses
a)a=2, donc f(x)=2log2(x)
b)c=3, donc g(x)=log3(x)
c)b=4 puis a=3, donc h(x)=3log2(4x)
d)h(0,25)=0 et h(2)=9
e)Le zéro ne dépend que de b : il donne un paramètre sans en mêler d'autres
a)
On substitue : alog2(8)=6. Or log2(8)=3, donc 3a=6 et a=2. La règle est f(x)=2log2(x). Le calcul du logarithme se fait AVANT la division : chercher a=86 serait l'erreur symétrique de celle du chapitre de la racine carrée, où l'on divisait par l'abscisse au lieu de sa racine.
b)
On substitue : logc(81)=4, ce qui se traduit par c4=81. Donc c=3, la base étant strictement positive : −3 est rejeté, et il le serait même si sa puissance quatrième valait 81. La règle est g(x)=log3(x). Traduire le logarithme en puissance est le geste central : c'est la définition même.
c)
Le zéro est l'abscisse où le contenu vaut 1 : b×0,25=1, donc b=4. On utilise ensuite le point : h(1)=alog2(4)=2a=6, donc a=3. La règle est h(x)=3log2(4x). Remarquez que le paramètre b ne se lit PAS sur l'ordonnée à l'origine, qui n'existe pas ici, mais sur le zéro : c'est le repère gratuit de ce chapitre, comme l'ordonnée à l'origine l'était au chapitre de l'exponentielle.
d)
Vérification sur le zéro : h(0,25)=3log2(1)=0, c'est juste. On calcule ensuite h(2)=3log2(8)=3×3=9. Deuxième contrôle, par la forme translatée : h(x)=3(log2(4)+log2(x))=6+3log2(x), et en x=2 cela donne 6+3=9. Les deux écritures concordent.
e)
Parce que le zéro isole b tout seul : il ne fait intervenir ni a ni la base, puisque tout logarithme de 1 vaut zéro, quel que soit son coefficient. En partant de l'autre point, on aurait une équation à deux inconnues, a et b, impossible à trancher seule. C'est la même stratégie qu'ailleurs : on commence toujours par le renseignement qui ne dépend que d'un paramètre.
Exercice 4 : Trois bases autour d'un même point
Les trois courbes de la figure sont log2(x), log10(x) et log1/2(x), dans le désordre. Elles s'appellent A, B et C.
Le logarithme de base 10 s'écrit simplement log(x), sans indice : c'est celui de la touche de la calculatrice.
a) Les trois courbes passent par un même point. Lequel, et pourquoi ?
b) Associez chaque courbe, A, B et C, à sa base.
c) Calculez les trois images en x=100 et rangez-les. Donnez les valeurs non entières au centième.
d) Calculez les trois images en x=0,1 et dites ce qui a changé dans le classement.
e) Deux de ces courbes se recoupent-elles ailleurs qu'au point commun ? Justifiez.
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Réponses
a)Le point (1;0), parce que logc(1)=0 pour toute base
b)A a pour base 2, B a pour base 10, C a pour base 21
c)−6,64<2<6,64
d)−3,32, −1 et 3,32 : le classement se renverse
e)Non : l'égalité impose lnx=0, donc x=1
a)
Elles passent toutes par (1;0). La raison : logc(1)=0 pour toute base admissible, puisque c0=1. Le point commun des fonctions logarithmiques est donc sur l'axe des abscisses, alors que celui des exponentielles cx était sur l'axe des ordonnées, en (0;1). Les deux points sont échangés, comme toute la paire de chapitres.
b)
La courbe C descend : sa base est comprise entre 0 et 1, c'est 21. Les deux autres montent. Entre elles, celle qui monte le plus vite a la PLUS PETITE base : log2(8)=3 alors que log(8)≈0,90. La courbe A est donc de base 2 et la courbe B de base 10. La règle se retient à l'envers de l'exponentielle, et c'est logique : plus la base est grande, plus il faut monter haut en x pour gagner une unité d'exposant.
c)
log2(100)≈6,64, log(100)=2 exactement, et log1/2(100)≈−6,64. Le classement est donc log1/2(100)<log(100)<log2(100). Remarquez la symétrie : les bases 2 et 21 donnent des images OPPOSÉES, parce que log1/2(x)=−log2(x), les deux bases étant inverses l'une de l'autre.
d)
log2(0,1)≈−3,32, log(0,1)=−1 et log1/2(0,1)≈3,32. Le classement s'est RENVERSÉ : c'est maintenant la courbe C qui est la plus haute et la courbe A la plus basse. Le pivot est le point commun (1;0) : à gauche de x=1 tous les logarithmes de base supérieure à 1 sont négatifs, et l'ordre s'inverse.
e)
Non. Deux courbes logc1(x) et logc2(x) vérifieraient, par le changement de base, lnc1lnx=lnc2lnx, ce qui impose lnx=0, donc x=1. L'unique point commun est celui de la question a). Le raisonnement est le miroir de celui du chapitre précédent, où deux exponentielles de même paramètre de devant ne se croisaient qu'en x=0.
Exercice 5 : La réciproque, dans l'autre sens
Au chapitre précédent, on partait d'une exponentielle pour arriver à un logarithme. Ici on fait le chemin inverse, et c'est le même geste : échanger les deux variables, puis isoler.
La figure montre f(x)=log3(x), sa réciproque, et la droite y=x en pointillé.
a) Trouvez la règle de la réciproque de f(x)=log3(x), donnez son domaine et son image, puis calculez f−1(5).
b) Calculez f−1(f(9)) et f(f−1(2)), et dites ce que ces calculs montrent.
c) Trouvez la règle de la réciproque de g(x)=2log2(x).
d) Vérifiez votre réponse en c) avec le point (4;4), puis avec le point (8;6).
e) L'asymptote de f devient quoi pour f−1 ? Et pourquoi aucune restriction de domaine n'est nécessaire ?
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Réponses
a)f−1(x)=3x, domaine R, image ]0;+∞[, et f−1(5)=243
b)Les deux calculs redonnent le point de départ, 9 puis 2 : les fonctions se défont l'une l'autre
c)g−1(x)=2x/2
d)g(8)=6 et g−1(6)=8 : la règle tient
e)L'asymptote verticale devient horizontale ; aucune restriction, la fonction étant monotone
a)
On échange les variables dans y=log3(x), ce qui donne x=log3(y), puis on traduit par la définition du logarithme : y=3x. La réciproque est donc l'exponentielle de base 3. Son domaine est R et son image ]0;+∞[ : exactement l'image et le domaine de f, échangés. On calcule f−1(5)=35=243, ce qui se relit dans l'autre sens : log3(243)=5.
b)
f(9)=2, puis f−1(2)=32=9 : on revient au point de départ. Dans l'autre ordre, f−1(2)=9 puis f(9)=2, même conclusion. Ces calculs montrent que les deux fonctions se DÉFONT l'une l'autre : composer l'une avec l'autre redonne la variable de départ, log3(3x)=x et 3log3(x)=x. C'est la définition même de deux fonctions réciproques, et c'est ce qui rend les équations exponentielles solubles.
c)
On échange : x=2log2(y). On isole le logarithme, log2(y)=2x, puis on traduit : y=2x/2. La réciproque est g−1(x)=2x/2. Remarquez où atterrit le coefficient 2 : il passe au DÉNOMINATEUR de l'exposant, et l'on retrouve la forme acbx du chapitre précédent, avec b=21.
d)
g(4)=2log2(4)=2×2=4, et g−1(4)=24/2=22=4 : le point (4;4) est sur les deux courbes, ce qui est normal, il est sur la droite y=x. Deuxième contrôle, plus convaincant : g(8)=2×3=6, donc g−1(6) doit valoir 8, et g−1(6)=26/2=23=8. C'est juste. Vérifier sur un point qui n'est PAS sur la droite y=x est la seule vérification qui prouve quelque chose.
e)
L'asymptote VERTICALE x=0 de f devient l'asymptote HORIZONTALE y=0 de f−1 : la symétrie par rapport à y=x échange les deux axes, donc les deux sortes d'asymptotes. Aucune restriction n'est nécessaire parce que la fonction logarithmique est monotone sur tout son domaine : deux abscisses différentes n'ont jamais la même image. C'est la différence avec la quadratique, qu'il fallait restreindre aux abscisses positives pour que sa réciproque existe.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Le domaine, l'asymptote et le zéro, cas par cas
Avant toute autre chose, on écrit le DOMAINE : le contenu du logarithme doit être strictement positif. C'est la première ligne attendue par le correcteur, et elle rapporte un point à elle seule.
Pour chacune des quatre fonctions, donnez le domaine, l'asymptote, le zéro et le sens de variation.
a) f(x)=log2(3x)
b) g(x)=log(−x)
c) h(x)=−3log2(2x)
d) k(x)=log1/3(5x)
e) Écrivez la règle générale qui donne le domaine, l'asymptote, le zéro et le sens de variation de alogc(bx).
e)Domaine selon le signe de b, asymptote x=0, zéro en b1, sens donné par les trois signes
a)
Il faut 3x>0, donc x>0 : le domaine est ]0;+∞[. L'asymptote est x=0, l'axe des ordonnées. Le zéro s'obtient en posant le contenu égal à 1 : 3x=1, donc x=31. Le coefficient de devant vaut 1>0 et la base vaut 2>1 : la fonction est CROISSANTE.
b)
Il faut −x>0, donc x<0 : le domaine est ]−∞;0[, et la courbe vit à gauche de l'axe des ordonnées. L'asymptote reste x=0. Le zéro : −x=1, donc x=−1. Le sens de variation est DÉCROISSANT, ce qui surprend : la base 10 est pourtant supérieure à 1. L'explication est que le contenu, lui, diminue quand x augmente. Contrôle numérique : g(−10)=1 et g(−100)=2, donc plus l'abscisse est petite, plus l'image est grande.
c)
Il faut 2x>0, donc x>0 : le domaine est ]0;+∞[ et l'asymptote x=0. Le zéro : 2x=1, donc x=2. Le coefficient de devant est NÉGATIF et la base est supérieure à 1 : la fonction est DÉCROISSANTE. Contrôle : h(2)=0 et h(8)=−3log2(4)=−6.
d)
Il faut 5x>0, donc x>0, et l'asymptote est encore x=0. Le zéro : 5x=1, donc x=51=0,2. Ici le coefficient de devant vaut 1>0 mais la base 31 est comprise entre 0 et 1 : la fonction est DÉCROISSANTE. Contrôle : k(0,2)=0 et k(1,8)=log1/3(9)=−2.
e)
La règle générale tient en quatre lignes. DOMAINE : bx>0, donc ]0;+∞[ si b>0 et ]−∞;0[ si b<0. ASYMPTOTE : x=0 toujours, dans ce chapitre, parce que rien ne s'ajoute à la variable. ZÉRO : là où le contenu vaut 1, c'est-à-dire x=b1. SENS DE VARIATION : il dépend de TROIS signes, celui de a, la position de la base par rapport à 1, et le signe de b. Un nombre pair de renversements donne une fonction croissante, un nombre impair une fonction décroissante. C'est la seule question du chapitre qu'on ne peut pas trancher d'un seul regard, et le contrôle par deux images reste le plus sûr.
Exercice 7 : Résoudre sur la courbe, vérifier par le calcul
La figure donne la courbe de f(x)=3log2(x). Une résolution graphique se lit, puis se confirme par le calcul.
Attention au domaine : aucune solution ne peut être négative ni nulle, quelle que soit la hauteur de la droite horizontale qu'on trace.
a) Lisez f(1) et f(4) sur le graphique, puis vérifiez par le calcul.
b) Résolvez graphiquement f(x)=6, puis confirmez la solution par le calcul.
c) Donnez l'ensemble-solution de f(x)>6.
d) Résolvez f(x)=−3 et dites pourquoi cette solution est recevable.
e) Combien de solutions a l'équation f(x)=k, pour un nombre k quelconque ? Justifiez.
Voir la correction
Réponses
a)f(1)=0 et f(4)=6
b)x=4
c)]4;+∞[
d)x=0,5, recevable car strictement positif
e)Une seule, la fonction étant strictement croissante et d'image R
a)
La courbe coupe l'axe des abscisses en x=1, donc f(1)=0 : c'est le zéro, et il se lit sans calcul. En x=4, la courbe passe par 6. Le calcul : f(4)=3log2(4)=3×2=6. Lecture et calcul concordent, ce qui valide l'échelle du graphique avant de s'en servir.
b)
La droite horizontale y=6 coupe la courbe en x=4. Par le calcul : 3log2(x)=6 donne log2(x)=2, donc x=22=4. La solution est unique. On le voit sur la figure : la courbe monte sans jamais redescendre, donc elle ne peut rencontrer une horizontale qu'une seule fois.
c)
La courbe passe au-dessus de y=6 à DROITE du point d'intersection, donc l'ensemble-solution est ]4;+∞[. La borne est ouverte, l'inégalité étant stricte. Il n'y a rien à croiser avec le domaine ici, parce que la partie retenue est déjà comprise dedans ; mais si la fonction avait été décroissante, l'ensemble aurait été ]0;4[, et la borne de gauche serait venue du DOMAINE, pas du calcul.
d)
3log2(x)=−3 donne log2(x)=−1, donc x=2−1=0,5. Cette solution est recevable parce que 0,5 est strictement positif, donc dans le domaine. Une image négative ne signifie pas une abscisse négative : elle signifie seulement que l'abscisse est comprise entre 0 et 1. C'est l'erreur la plus fréquente sur ce chapitre, et la figure la montre : toute la partie sous l'axe des abscisses se trouve à gauche de x=1, mais à droite de zéro.
e)
Exactement UNE, quel que soit k. La fonction est strictement croissante sur tout son domaine et son image est R tout entier : elle atteint donc chaque valeur réelle, et elle ne l'atteint qu'une fois. C'est la traduction, du côté du logarithme, de ce qu'on savait de l'exponentielle, dont l'image était ]0;+∞[ : là, une équation cx=k n'avait de solution que pour k>0. Les rôles sont échangés, comme toujours entre deux réciproques.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chaque affirmation est fausse. Dites pourquoi en une phrase, puis donnez l'énoncé correct. Ce sont les cinq erreurs relevées le plus souvent dans les copies sur ce chapitre.
a) « log2(0)=0. »
b) « log2(8x)=8log2(x). »
c) « La courbe de log2 finit par se stabiliser : elle a une asymptote horizontale. »
d) « Un logarithme est toujours positif. »
e) « log1/2(x) n'existe pas, parce qu'une base doit être plus grande que 1. »
Voir la correction
Réponses
a)log2(0) n'existe pas ; c'est log2(1) qui vaut 0
b)log2(8x)=3+log2(x)
c)Aucune asymptote horizontale : l'image est R, la croissance est lente mais sans borne
d)Négatif entre 0 et 1 : log2(0,25)=−2
e)La fonction existe et elle est décroissante ; seule la base 1 est interdite
a)
Faux. log2(0) n'existe pas. Il faudrait un exposant y tel que 2y=0, ce qu'aucun réel ne donne, puisque l'exponentielle reste strictement positive. Zéro n'est pas dans le domaine, il en est la BORNE, et c'est même l'équation de l'asymptote. L'énoncé correct : log2(1)=0, et c'est 1, pas 0, qui annule un logarithme.
b)
Faux. Le paramètre placé dans le logarithme se sort en ADDITION, pas en multiplication : log2(8x)=log2(8)+log2(x)=3+log2(x). La confusion vient de la loi de la puissance, logc(x8)=8logc(x), qui s'applique à un EXPOSANT et non à un facteur. Contrôle en x=2 : la gauche vaut 4, la droite fausse vaudrait 8.
c)
Faux. L'image d'une fonction logarithmique est R tout entier : elle monte aussi haut qu'on veut, il suffit d'aller assez loin. log2(x) atteint 30 pour x=230, soit un peu plus d'un milliard. La croissance est LENTE, elle n'est pas bornée, et c'est une distinction qui vaut des points. La seule asymptote est verticale, x=0.
d)
Faux. Un logarithme est négatif entre 0 et 1 : log2(0,25)=−2. Il est nul en 1 et positif au-delà, quand la base est supérieure à 1. Ce qui doit être positif, c'est le CONTENU du logarithme, pas sa valeur. Confondre les deux mène à rejeter des solutions parfaitement recevables.
e)
Faux. La définition demande une base strictement positive et différente de 1 : 21 remplit les deux conditions. La fonction existe, elle est simplement DÉCROISSANTE, et elle vaut l'opposé du logarithme de base 2, puisque les deux bases sont inverses l'une de l'autre. La seule base interdite au-dessus de zéro est 1, qui ne donnerait aucune fonction utilisable.
Exercice 9 : Problème : le fonds de remplacement d'une machine-outil
Un atelier place 12000 dollars dans un fonds qui rapporte 4,5 pour cent par année, les intérêts s'ajoutant au capital chaque année. La valeur du fonds après t années est donc V(t)=12000(1,045)t.
Le logarithme sert ici à répondre aux questions de TEMPS, celles où l'inconnue est à l'exposant. Arrondissez au centième d'année.
a) Quelle est la valeur du fonds après 10 ans ? Arrondissez au dollar.
b) Au bout de combien de temps le fonds atteint-il 20000 dollars ?
c) Au bout de combien de temps le capital de départ a-t-il doublé ?
d) La règle de 72 dit que le temps de doublement vaut environ taux en pour cent72. Comparez-la à votre réponse en c).
e) Si le taux doublait et passait à 9 pour cent, le temps de doublement serait-il divisé par deux ? Calculez.
Voir la correction
Réponses
a)Environ 18636 dollars
b)Environ 11,61 années
c)Environ 15,75 années, quelle que soit la somme placée
d)La règle de 72 donne 16 ans : un écart de trois mois
e)Environ 8,04 années, un peu plus que la moitié de 15,75
a)
V(10)=12000×(1,045)10≈12000×1,5530≈18636 dollars. Contrôle de vraisemblance : à intérêt simple, 4,5 pour cent de 12000 pendant dix ans donneraient 5400 dollars d'intérêts, soit 17400 dollars. Le résultat composé doit être un peu plus élevé, et il l'est : la différence de 1236 dollars est l'intérêt gagné sur les intérêts.
b)
On pose 12000(1,045)t=20000, donc (1,045)t=35≈1,6667. L'inconnue est à l'exposant : on passe au logarithme, t=ln(1,045)ln(1,6667)≈0,044020,5108≈11,61 année. On peut employer n'importe quelle base pour ce quotient, à condition d'employer LA MÊME en haut et en bas : c'est le changement de base du chapitre d'arithmétique.
c)
Doubler, c'est atteindre 24000 dollars, donc (1,045)t=2 et t=ln(1,045)ln2≈0,044020,6931≈15,75 année. Remarquez que le capital de départ a disparu du calcul : le temps de doublement ne dépend que du TAUX, pas de la somme placée. C'est la propriété la plus utile du modèle exponentiel.
d)
La règle de 72 donne 4,572=16 ans, contre 15,75 ans par le calcul exact : l'écart est de trois mois sur seize ans, soit environ 1,6 pour cent. C'est une excellente approximation mentale, et elle vient justement du logarithme, ln(1+r)≈r pour un taux petit. Elle se dégrade quand le taux grossit, ce que la question suivante va montrer.
e)
Non, et c'est contre-intuitif. Avec 9 pour cent : t=ln(1,09)ln2≈0,086180,6931≈8,04 années. La moitié de 15,75 serait 7,87 année, donc le temps obtenu est un peu PLUS long que la moitié. La raison tient au logarithme : c'est ln(1+r) qui intervient, et cette quantité croît moins vite que r. Doubler le taux n'accélère donc pas tout à fait deux fois le doublement, et l'écart s'accentue avec les gros taux.
Exercice 10 : Problème : la source de gammagraphie
Un atelier de contrôle non destructif utilise une source radioactive pour radiographier des soudures. Son activité décroît de façon exponentielle : A(t)=A0ct, où t est en jours.
Le fabricant mesure 800 unités à la livraison et 500 unités cinq jours plus tard. Cette fois, c'est la BASE qui est inconnue, et c'est encore le logarithme qui la donne.
a) Déterminez la base c du modèle. Donnez-la au dix-millième.
b) Quelle sera l'activité après 10 jours ? Répondez d'abord sans calculatrice, puis vérifiez.
c) Calculez la demi-vie de la source, au centième de jour.
d) La source doit être remplacée quand son activité descend sous 100 unités. Au bout de combien de jours ?
e) Écrivez le modèle sous la forme 800⋅2−t/d et vérifiez-le au jour 5.
Voir la correction
Réponses
a)c≈0,9103
b)A(10)=312,5 unités, soit deux périodes de cinq jours
c)Demi-vie d'environ 7,37 jours
d)Environ 22,12 jours, soit trois demi-vies
e)A(t)=800⋅2−t/7,37, qui redonne 500 unités au jour 5
a)
On pose 800c5=500, donc c5=800500=0,625. L'inconnue est ici à la BASE, pas à l'exposant : on prend donc la racine cinquième, c=(0,625)1/5≈0,9103. Autre chemin, par le logarithme : 5lnc=ln(0,625), donc lnc≈−0,0940 et c≈0,9103. Les deux donnent le même nombre, et il faut savoir choisir : racine quand l'inconnue est la base, logarithme quand elle est l'exposant.
b)
Sans calculatrice : 10 jours, c'est DEUX fois la période de cinq jours, et chaque période multiplie l'activité par 0,625. Donc A(10)=800×0,6252=800×0,390625=312,5 unités. La calculatrice confirme : 800×(0,9103)10≈312,5. Ce contrôle mental est le plus utile de tout le chapitre, parce qu'il ne dépend d'aucun arrondi.
c)
La demi-vie est le temps qui divise l'activité par deux : on pose ct=0,5, donc t=ln(0,9103)ln(0,5)≈−0,0940−0,6931≈7,37 jours. Les deux logarithmes sont négatifs, leur quotient est positif, ce qui est rassurant pour une durée. Contrôle : la demi-vie doit être un peu plus longue que les cinq jours qui ont fait tomber l'activité à 62,5 pour cent, et elle l'est.
d)
On pose 800ct=100, donc ct=0,125 et t=ln(0,9103)ln(0,125)≈−0,0940−2,0794≈22,12 jours. Contrôle par les demi-vies : passer de 800 à 100, c'est diviser par huit, donc TROIS demi-vies, soit 3×7,37=22,11 jours. Les deux chemins concordent, et le second se fait de tête.
e)
La demi-vie calculée en c) est exactement le d cherché : A(t)=800⋅2−t/7,37. Vérification au jour 5 : 800⋅2−5/7,37=800⋅2−0,6784≈800×0,625=500 unités, la mesure du fabricant. Les deux écritures décrivent la même décroissance ; celle avec la demi-vie au dénominateur est celle que les fiches techniques emploient, parce qu'on y lit directement la durée utile de la source.
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