Spécialité physique-chimie, Première • Exercices corrigés à Montréal
Fiche de révision : avancement et dosages (Première spécialité)
Cette fiche ne reprend pas le cours sur l'avancement : vous l'avez déjà dans vos notes. Elle traite ce que le cours ne dit jamais et qui décide pourtant de la note, à savoir l'erreur exacte qui coûte deux points sur une copie, la méthode de dosage à choisir d'après ce que l'énoncé FOURNIT, et la rédaction que le correcteur attend sous un tableau d'avancement.
Elle est écrite pour les élèves de Première qui suivent la spécialité physique-chimie du programme français, au lycée en France comme dans le réseau AEFE. Une fois la fiche lue, la série d'exercices corrigés du même chapitre met chaque réflexe à l'épreuve, de la dilution jusqu'au dosage du fer d'un complément alimentaire.
La conductimétrie et le taux d'avancement final ne sont pas au programme de spécialité de Première : ils sont étudiés en Terminale. Ce que la fiche en dit est rangé à la fin, sous l'étiquette « Pour aller plus loin, Terminale ».
Marque ici la fiche comme lue ou mets-la en favori : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes fiches lues et tes favoris d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander la méthode ou l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Le fil du chapitre
Le tableau d'avancement n'est pas un calcul, c'est une comptabilité de ce qui RESTE. Et le réactif limitant ne se lit jamais sur les quantités brutes, toujours sur les rapports νini : c'est de là que vient presque toute la perte de points du chapitre.
Le limitant se lit sur les rapports, jamais sur les quantités
•Pour une réaction νAA+νBB→ produits, on compare νAnA et νBnB. Le plus PETIT rapport désigne le limitant et vaut xmax.
•Un réactif peut être en plus grande quantité et rester limitant : c'est le coefficient stœchiométrique qui décide, et c'est le cas testé dans presque tous les sujets.
•Mélange stœchiométrique : les deux rapports sont ÉGAUX, les deux réactifs disparaissent ensemble, et il ne reste rien à l'état final.
•À l'état final, chaque ligne du tableau vaut ni,0−νixf pour un réactif et νjxf pour un produit. Aucune de ces valeurs ne peut être négative.
B part de plus haut que A et touche pourtant l'axe le premier, en x=0,075 : son coefficient 2 le consomme deux fois plus vite. Le limitant est la droite qui s'annule en premier.
Écrire « le réactif limitant est celui dont le rapport νn est le plus petit » avant de comparer rapporte souvent un demi-point de méthode, même si le calcul dérape ensuite.
Ce que la dilution conserve
•n=Mm et c=Vn, avec V en litres. Pour un solide hydraté, la masse molaire INCLUT l'eau de cristallisation.
•Diluer, c'est ajouter du solvant : la quantité de matière de soluté ne bouge pas, donc cVpreˊleveˊ=c′Vfiole.
•Le facteur de dilution c′c=VpreˊleveˊVfiole est toujours supérieur à 1 : si votre résultat donne moins, la fraction est à l'envers.
•Le matériel suit le calcul : pipette jaugée pour le volume prélevé, fiole jaugée pour le volume final, jamais l'inverse et jamais une éprouvette.
La pipette jaugée prélève 10,0mL, la fiole jaugée fixe 100,0mL : la concentration est divisée par 10, la quantité de soluté prélevée ne change pas.
10,0mL prélevés dans une solution à 0,10mol/L et complétés à 100,0mL donnent 1,0×10−2mol/L : la quantité 1,0×10−3mol, elle, n'a pas changé.
Le dosage par étalonnage, et ce qu'il exige
•Spectrophotométrie : A=εℓc, sans unité, valable pour les solutions DILUÉES, en pratique tant que A<1. On travaille à la longueur d'onde du maximum d'absorption.
•La droite d'étalonnage se trace avec des solutions de concentrations connues, et la mesure inconnue doit tomber DANS le domaine étalonné.
•La spectrophotométrie dose une espèce COLORÉE, ou rendue colorée par un réactif, comme le fer d'un complément alimentaire. Une espèce incolore se dose autrement, par un titrage.
•Pour aller plus loin, Terminale : une solution ionique incolore se dose par conductimétrie, σ=∑λici avec les ci en mol/m3. Méthode universelle mais NON sélective.
Cinq étalons de teinte croissante encadrent l'échantillon : sa teinte tombe entre deux étalons, donc son absorbance tombe dans le domaine de la droite d'étalonnage.
Un spectre d'absorption fourni dans l'énoncé n'est jamais décoratif : il sert uniquement à justifier le choix de λ, et cette justification vaut un point.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Désigner le réactif limitant sur la plus petite quantité de matière
3 points, et tout l'état final avec
Ce qu'il ne faut pas écrire
« nA=0,10mol et nB=0,15mol, donc A est limitant. »
Ce qu'il faut écrire
« Je compare les rapports : 1nA=0,10 et 2nB=0,075. Le plus petit est celui de B, donc B est limitant et xmax=0,075mol. »
0,10 et 0,15mol, dessinées en 4 A et 6 B : chaque réaction prend deux B, les B sont épuisés après trois réactions et il reste un A. Le plus abondant est limitant.
Pourquoi : Le coefficient stœchiométrique dit à quelle VITESSE chaque réactif est consommé. Un réactif deux fois plus abondant mais consommé deux fois plus vite disparaît en premier.
2.Croire que la dilution fait disparaître de la matière
2 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« On dilue 10 fois, donc la quantité de matière de soluté est divisée par 10. »
Ce qu'il faut écrire
« La dilution conserve n : n=cVpreˊleveˊ=c′Vfiole=1,0×10−3mol avant comme après. C'est la CONCENTRATION qui est divisée par 10, parce que le volume a été multiplié par 10. »
Les dix particules prélevées sont toutes dans la fiole : elles occupent dix fois plus de volume, c'est la concentration qui baisse. Aucune ne disparaît.
Pourquoi : Ajouter du solvant n'ajoute ni n'enlève de soluté. Perdre cette idée rend faux tout dosage, où l'on dilue précisément pour ramener la mesure dans le domaine étalonné.
3.Prolonger la droite d'étalonnage jusqu'à la mesure
2 points, et la conclusion de conformité qui suit
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'échantillon donne A=1,35 : je lis sur la droite c=1,1×10−4mol/L. »
Ce qu'il faut écrire
« A=1,35 sort du domaine étalonné, où la loi de Beer-Lambert n'est plus vérifiée. Je dilue l'échantillon d'un facteur connu, je remesure dans le domaine, puis je remultiplie par ce facteur. »
Les cinq étalons alignés définissent la droite. Le point mesuré à A=1,35 tombe au dessus du dernier étalon : il faut diluer l'échantillon, jamais prolonger la droite en pointillés.
Pourquoi : Beer-Lambert n'est linéaire que pour les solutions diluées. Au delà, la courbe réelle s'infléchit sous la droite : la concentration lue sur la droite prolongée est systématiquement sous-estimée.
4.Lire une durée dans une transformation non totale
2 points, et la question qui suit
Ce qu'il ne faut pas écrire
« xf=0,04xmax, donc la transformation est très lente. »
Ce qu'il faut écrire
« Comparer xf à xmax décrit l'ÉTAT FINAL : xf<xmax, la transformation n'est pas totale, et 96% du réactif limitant reste. Cela ne dit rien de la durée. »
Les deux barres ont le même xmax. En haut la transformation totale va jusqu'au bout, en bas la transformation non totale s'arrête à 4% : c'est une question d'état final, pas de temps écoulé.
Pourquoi : Une transformation peut être totale et lente, ou non totale et instantanée. Confondre l'état final et la durée est l'erreur conceptuelle la plus répandue du chapitre.
5.Oublier l'eau de cristallisation dans la masse molaire
1,5 point, et une concentration surestimée de 56 pour cent
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Sulfate de cuivre pentahydraté : M=160g/mol, donc n=1602,50. »
Ce qu'il faut écrire
« La formule est CuSO4⋅5H2O, donc M=160+5×18=250g/mol et n=2502,50=1,00×10−2mol. »
L'eau de cristallisation est pesée avec le solide : elle fait plus du tiers de la masse molaire. Sans elle, n est surestimée de 56 pour cent.
Pourquoi : L'eau de cristallisation est pesée avec le solide : elle compte dans la masse molaire même si elle ne participe pas à la réaction.
6.Oublier le coefficient devant l'avancement dans le tableau
toute la fin de l'exercice
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Mg+2H+→… : à l'état final il reste n0(H+)−x. »
Ce qu'il faut écrire
« Chaque ligne porte SON coefficient : il reste n0(H+)−2x pour les ions, et n0(Mg)−x pour le métal. »
Pourquoi : x compte le nombre de fois que la réaction a eu lieu, pas le nombre de moles consommées. Chaque espèce en consomme ou en produit ν fois plus.
7.Calculer un rendement sur le réactif en excès
2 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« J'ai obtenu 0,040mol de produit alors que 0,10mol de magnésium étaient là, donc η=40%. »
Ce qu'il faut écrire
« Le rendement se calcule sur le LIMITANT : xmax=0,050mol, donc η=0,0500,040=80%. »
Pourquoi : Le réactif en excès ne fixe aucun maximum : il en restera de toute façon. Seul le limitant définit ce qu'on aurait pu obtenir au mieux.
8.Pour aller plus loin, Terminale : oublier le facteur mille en conductimétrie
1,5 point, et un résultat mille fois trop petit
Ce qu'il ne faut pas écrire
« σ=λc=5,0×10−3×1,0×10−3=5,0×10−6S/m. »
Ce qu'il faut écrire
« Les λi du tableau sont en Sm2mol−1, donc c doit être en mol/m3 : 1,0×10−3mol/L=1,0mol/m3, d'où σ=5,0×10−3S/m. »
Pourquoi : C'est la seule grandeur du programme où l'unité de concentration n'est pas la mol/L. L'oubli est mécanique et se repère à un ordre de grandeur absurde.
Quelle méthode choisir
Quelle méthode de dosage, d'après ce que l'énoncé fournit
Le choix ne se devine pas : il est écrit dans les DONNÉES. Un spectre, un tableau de λi ou une burette désignent chacun une méthode et une seule.
Si un spectre d'absorption et une espèce colorée → spectrophotométrie : droite d'étalonnage A=εℓc, mesure à λmax
Exemple : colorant E102 d'un sirop, λmax=428nm
Justifier le choix de λ par le spectre vaut un point à lui seul.
Si un tableau de conductivités molaires ioniques λi → conductimétrie, au programme de Terminale : σ=∑λici, avec les concentrations en mol/m3
Exemple : solution de chlorure de sodium à 1,0×10−3mol/L
Non sélective : elle mesure TOUS les ions présents, donc l'énoncé doit préciser qu'il n'y en a pas d'autres.
Si une burette, un volume à l'équivalence et une réaction totale → titrage : on ne trace aucune droite, on écrit la relation à l'équivalence
Exemple : anA=bnB à l'équivalence
C'est le chapitre suivant, mais la question apparaît déjà ici.
Si un volume de gaz, une masse de précipité ou une pesée en cours de réaction → suivi par tableau d'avancement : la grandeur mesurée se relie à x ligne par ligne
Exemple : V(H2)=xVm donne x directement
Aucun étalonnage n'est nécessaire, la stœchiométrie suffit.
Si aucune branche ne s'applique, relire l'énoncé : la donnée qui manque est presque toujours celle qui désigne la méthode, et elle est dans un document annexe.
Transformation totale ou non totale : ce qui tranche
On regarde l'ÉTAT FINAL, jamais la durée, et l'on compare l'avancement final à l'avancement maximal.
Si l'énoncé dit que le limitant a entièrement disparu → transformation totale, xf=xmax
Exemple : un métal entièrement dissous, plus aucun solide au fond
Si l'énoncé donne une mesure finale (volume de gaz, absorbance, masse de précipité) → calculer xf à partir de la mesure, puis le comparer à xmax
Exemple : 1,1L de gaz recueilli quand une transformation totale en donnerait 1,2 : xf<xmax
Si l'énoncé dit qu'il reste des réactifs à l'état final → transformation non totale, xf<xmax
Exemple : une estérification qui s'arrête aux deux tiers de xmax
Si l'énoncé parle de « au bout de dix minutes » ou de « plus rapide » → c'est une question de DURÉE, pas d'état final : ni xf ni xmax ne changent
Exemple : chauffer accélère sans modifier l'état final
xf ne peut pas dépasser xmax. Un avancement final supérieur signale un xmax calculé sur le mauvais réactif. Le rapport xmaxxf s'appellera en Terminale le taux d'avancement final.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Dresser un tableau d'avancement et conclure
Quand l'utiliser : Dès qu'un énoncé donne deux réactifs avec leurs quantités et demande l'état final, un volume de gaz, une masse restante ou un rendement.
1Écrire l'équation ÉQUILIBRÉE, et l'équilibrer avant tout calcul : les coefficients servent partout ensuite.
2Calculer les quantités de matière initiales, avec leurs unités : n=Mm pour un solide, n=cV pour une solution.
3Dresser le tableau à trois lignes, état initial, état intermédiaire, état final, en écrivant ni,0−νix dans chaque colonne de réactif.
4Comparer les rapports νini,0 et annoncer le limitant par une phrase, avant de calculer xmax.
5Reporter xmax dans chaque ligne et vérifier qu'aucune quantité finale n'est négative.
Phrase de conclusion
Le rapport 2n0(H+)=0,050mol est inférieur à 1n0(Mg)=0,10mol : les ions H+ constituent le réactif limitant, et l'avancement maximal vaut xmax=0,050mol.
Le piège : Écrire le tableau sans avoir équilibré l'équation. Tous les coefficients du tableau sont alors faux, et la question suivante l'est aussi.
Barème : En général 1 point pour l'équation équilibrée, 1 point pour les quantités initiales, 1 point pour le tableau, 1 point pour le limitant justifié par les rapports.
Rédiger un dosage par étalonnage
Quand l'utiliser : Dès que l'énoncé fournit une série de solutions étalons et une mesure sur l'échantillon inconnu.
1Justifier la méthode et, en spectrophotométrie, la longueur d'onde choisie, en citant le spectre fourni.
2Vérifier que les points étalons sont ALIGNÉS et passent par l'origine, ce qui valide la loi de proportionnalité.
3Déterminer le coefficient directeur de la droite avec ses unités, à partir de deux points bien séparés.
4Vérifier que la mesure de l'échantillon tombe dans le domaine étalonné, et diluer sinon.
5Lire ou calculer la concentration, puis revenir à la solution d'origine en tenant compte du facteur de dilution.
Phrase de conclusion
La mesure A=0,72 appartient au domaine étalonné, et la droite d'étalonnage donne c=6,0×10−5mol/L dans la solution diluée, soit 6,0×10−4mol/L dans le sirop d'origine, dilué dix fois.
Le piège : Oublier de remonter au facteur de dilution. La valeur trouvée est celle de la solution MESURÉE, jamais celle du produit commercial.
Barème : 1 point pour la justification de la méthode, 1 point pour l'exploitation de la droite, 1 point pour le retour à la solution mère.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Aucune quantité finale ne peut être négative
Reportez xmax dans chaque ligne du tableau. Le limitant doit tomber exactement à zéro, et toutes les autres lignes doivent rester positives ou nulles.
Une ligne qui donne −0,025mol dit que xmax a été calculé sur le réactif en excès : le limitant est l'autre.
L'avancement final ne dépasse jamais l'avancement maximal
xf se compare à xmax : leur rapport n'a pas d'unité et ne peut pas dépasser 1. Un rendement obéit à la même borne.
Un xf égal à 1,3xmax signale soit un xmax pris sur le mauvais réactif, soit un xf lu dans la mauvaise unité.
L'absorbance et la concentration ont chacune leur ordre de grandeur
Une absorbance exploitable vaut entre 0,1 et 1. Une concentration de colorant en solution diluée se compte en 10−5 ou 10−4mol/L.
Une concentration trouvée à 0,5mol/L pour un colorant alimentaire est absurde de quatre ordres de grandeur : le facteur de dilution a été appliqué à l'envers.
Pour aller plus loin, Terminale : l'unité de concentration change en conductimétrie
Avant tout calcul de σ, convertir les mol/L en mol/m3 en multipliant par 1000. C'est la seule formule du programme qui l'exige.
Une conductivité trouvée en 10−6S/m pour une solution ionique courante est mille fois trop petite : la conversion a sauté.
L'exercice type décortiqué
Magnésium et acide chlorhydrique : deux fois 0,10 mol, un seul limitant
On verse V=50,0mL d'acide chlorhydrique à c=2,0mol/L sur m=2,43g de magnésium. Équation : Mg+2H+→Mg2++H2. Données : M(Mg)=24,3g/mol et Vm=24,0L/mol.
1. Déterminer le réactif limitant et xmax. 2. Calculer le volume de dihydrogène attendu et la masse de magnésium restante. 3. On recueille en réalité 1,1L de gaz : calculer l'avancement final et dire si la transformation est totale.
La situation de l'exemple : le métal dans l'acide, le dihydrogène recueilli dans l'éprouvette retournée. Le volume recueilli mesure l'avancement final.
Étape 1
Quantités initiales : n0(H+)=cV=2,0×0,0500=0,10mol et n0(Mg)=Mm=24,32,43=0,10mol.
Pourquoi
Les deux quantités sont volontairement égales. Toute copie qui s'arrête là et conclut « mélange stœchiométrique » tombe dans le piège construit par l'énoncé.
Étape 2
Tableau d'avancement, état final : n(Mg)=0,10−x, n(H+)=0,10−2x, n(H2)=x.
Pourquoi
Chaque colonne porte SON coefficient. C'est ici que se joue toute la suite : le 2 devant les ions est la seule différence entre les deux lignes de réactif.
Étape 3
Comparaison des rapports : 10,10=0,10 pour le magnésium, 20,10=0,050 pour les ions. Le plus petit désigne H+ : xmax=0,050mol.
Pourquoi
C'est l'étape à écrire en toutes lettres. Un correcteur donne le point pour la comparaison des rapports, même quand l'application numérique dérape après.
Étape 4
État final : V(H2)=xmaxVm=0,050×24,0=1,2L, et il reste n(Mg)=0,10−0,050=0,050mol, soit m=0,050×24,3=1,2g de métal non dissous.
Pourquoi
Le magnésium restant est la preuve visible du raisonnement : si l'énoncé dit que tout le métal a disparu, c'est que le limitant a été mal choisi.
Étape 5
Avancement final : xf=VmVmesureˊ=24,01,1=4,6×10−2mol, inférieur à xmax=0,050mol : la transformation n'est pas totale, xf≈0,92xmax.
Pourquoi
La mesure expérimentale se convertit d'abord en avancement, jamais en pourcentage direct de volume : c'est x qui se compare à x.
Étape 6
Vérification : avec xmax=0,050, la ligne des ions donne 0,10−2×0,050=0 et celle du magnésium 0,050>0. Les deux conditions sont remplies.
Pourquoi
Le limitant à zéro exactement et tout le reste positif : ce double contrôle attrape en cinq secondes le choix inversé du limitant, qui est l'erreur la plus coûteuse du chapitre.
Conclusion rédigée
Les ions H+ sont le réactif limitant malgré des quantités initiales égales, et xmax=0,050mol. La transformation produit au mieux 1,2L de dihydrogène en laissant 1,2g de magnésium; le volume mesuré de 1,1L donne xf≈0,92xmax : la transformation n'est pas totale.
L'erreur classique sur cet exercice : Conclure au mélange stœchiométrique parce que les deux quantités initiales valent 0,10mol. Le tableau donnerait alors xmax=0,10 et un volume de 2,4L, soit le double du possible, avec une quantité d'ions négative à l'état final.
À savoir par cœur
•Le limitant est celui dont le rapport νini,0 est le plus PETIT, jamais celui dont la quantité est la plus petite.
•xmax vaut ce plus petit rapport, et le limitant tombe exactement à zéro à l'état final.
•La dilution conserve n : cVpreˊleveˊ=c′Vfiole. C'est la concentration qui change, jamais la quantité de matière.
•A=εℓc n'est linéaire que pour les solutions diluées, en pratique A<1, et seulement DANS le domaine étalonné.
•Comparer xf à xmax décrit l'état final, pas la durée : totale si xf=xmax, non totale sinon.
•Un rendement se calcule toujours sur le réactif limitant, et ne dépasse jamais 100%.
•Pour aller plus loin, Terminale : σ=∑λici exige des concentrations en mol/m3 : multiplier les mol/L par 1000.
Questions fréquentes
Comment trouver le réactif limitant en Première ?
On divise la quantité de matière initiale de chaque réactif par son coefficient stoechiométrique, puis on compare les rapports obtenus. Le plus petit rapport désigne le réactif limitant et donne directement l'avancement maximal. Comparer les quantités brutes est l'erreur la plus fréquente du chapitre.
Est-ce que diluer une solution diminue la quantité de matière de soluté ?
Non. Diluer, c'est ajouter du solvant : le soluté est toujours là, en même quantité. Ce qui diminue, c'est la concentration, parce que la même quantité occupe un volume plus grand. On l'écrit concentration mère fois volume prélevé égale concentration fille fois volume de la fiole.
Quelle différence entre transformation totale et transformation rapide ?
Totale décrit l'état final : le réactif limitant a entièrement disparu, l'avancement final atteint l'avancement maximal. Rapide décrit la durée : c'est la cinétique. Une transformation peut être totale et très lente, ou non totale et instantanée. Les deux questions sont indépendantes.
Quand faut-il diluer avant une mesure d'absorbance ?
Dès que l'absorbance mesurée dépasse la plus grande valeur de la droite d'étalonnage, ou dépasse environ un. Au delà, la loi de Beer-Lambert n'est plus linéaire et la lecture surestime la concentration. On dilue d'un facteur connu, on remesure, puis on remultiplie par ce facteur.
Passer à la pratique
Exercices corrigés : Avancement et dosages
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
Il manque quelque chose dans cette fiche ?Une méthode, un piège, un exercice pour l'appliquer, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.
L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace.
Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.
Vous cherchez un tuteur de chimie en Première à Montréal ?
Contactez-moi pour une première séance. On reprend les gestes qui coûtent des points en contrôle, du tableau d'avancement jusqu'au dosage par étalonnage, puis on les met à l'épreuve sur des exercices calibrés sur le niveau réel des évaluations de spécialité.