Chimie organique • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal

Fiche de révision : les hydrocarbures

Les hydrocarbures sont le chapitre d'entrée de la chimie organique, et c'est là que se prennent les habitudes : compter les insaturations avant de dessiner, chercher l'intermédiaire avant de prévoir un produit, vérifier une formule brute avant de conclure.

Cette fiche laisse le cours dans le polycopié et rassemble les gestes qui rapportent des points : le calcul du degré d'insaturation, les trois phases d'une réaction radicalaire, et la vraie règle de Markovnikov.

Le fil du chapitre

Toute la réactivité des hydrocarbures se lit sur la stabilité de l'INTERMÉDIAIRE : un radical pour les alcanes, un carbocation pour les alcènes, et la même échelle sert aux deux.

Ce chapitre fait partie de Chimie organique

Avant ce chapitre

Cette fiche suppose ces notions acquises. Si une méthode ci-dessous reste opaque, c'est presque toujours l'une d'elles qui manque, pas la fiche.

Remonter plus loin : la chaîne complète (4 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Structure atomique et configuration électroniqueChimie générale 202-SF1-RE (ancien 202-NYA)
  2. 2Liaison chimique et géométrie moléculaireChimie générale 202-SF1-RE (ancien 202-NYA)
  3. 3Hybridation et modèle quantique de la liaisonChimie générale 202-SF1-RE (ancien 202-NYA)
  4. 4Nomenclature et isomérie

L'essentiel

Formules générales et degré d'insaturation

  • Alcane CnH2n+2C_{n}H_{2n+2}, degré 00 ; alcène CnH2nC_{n}H_{2n}, degré 11 ; alcyne CnH2n2C_{n}H_{2n-2}, degré 22.
  • Degré d'insaturation : 2C+2+NHX2\dfrac{2C+2+N-H-X}{2}. Il donne le nombre TOTAL de cycles et de liaisons π\pi.
  • Un CYCLE compte pour un degré, exactement comme une liaison double : C6H12C_{6}H_{12} peut être un hexène ou un cyclohexane.
  • Une liaison triple compte pour deux, un cycle aromatique pour quatre, trois liaisons π\pi plus le cycle.
butaneC4H10degré 0but-1-èneC4H8degré 1but-1-yneC4H6degré 2
Trois hydrocarbures à quatre carbones : chaque liaison π\pi retire deux hydrogènes à la formule brute et ajoute un degré.

Le degré d'insaturation se calcule AVANT de commencer à dessiner : il dit combien de cycles et de liaisons multiples il faudra placer, et il élimine la moitié des structures proposées.

Propriétés physiques et combustion

  • Les températures d'ébullition CROISSENT avec la longueur de la chaîne, les forces de London augmentant avec la surface de contact.
  • Elles DÉCROISSENT avec la ramification, qui rend la molécule plus compacte et réduit cette surface.
  • Combustion complète : CnH2n+2+3n+12O2nCO2+(n+1)H2OC_{n}H_{2n+2}+\dfrac{3n+1}{2}O_{2}\rightarrow nCO_{2}+(n+1)H_{2}O.
  • En défaut d'oxygène, on obtient du monoxyde de carbone, toxique, voire de la suie.
pentanenéopentane36 degrés Celsius9,5 degrés Celsiusmême formule brute, moins de surface de contact
Deux isomères de formule C5H12C_{5}H_{12} : le plus ramifié bout 2626 degrés plus bas, faute de surface de contact entre molécules.

Les hydrocarbures sont apolaires : ils ne sont pas miscibles à l'eau et flottent dessus. C'est la seule question de solubilité qui tombe sur ce chapitre.

L'halogénation radicalaire, en trois phases

  • INITIATION : rupture homolytique de X2X_{2} par la lumière ou la chaleur, qui crée les premiers radicaux.
  • PROPAGATION : deux étapes qui consomment un radical et en RÉGÉNÈRENT un, ce qui entretient la chaîne.
  • TERMINAISON : rencontre de deux radicaux, qui met fin à la chaîne.
  • Stabilité des radicaux, comme celle des carbocations : tertiaire > secondaire > primaire > méthyle.
initiationla lumièrecasse X2propagation1 radical entre1 radical sortterminaison2 radicaux0 en sortieune étape qui ne régénère pas de radical n'en est pas une
Le critère qui distingue une propagation d'une terminaison : une propagation consomme un radical et en produit un autre, une terminaison en consomme deux.

Le chlore est peu sélectif et attaque à peu près partout ; le brome est très sélectif et cherche le carbone le plus substitué. Un énoncé qui parle de brome attend un produit unique.

Additions sur les alcènes, acidité des alcynes

  • Additions usuelles : H2H_{2} avec un catalyseur, X2X_{2}, HXHX, et H2OH_{2}O en milieu acide.
  • MARKOVNIKOV : l'hydrogène se fixe de manière à engendrer le carbocation le plus stable.
  • L'hydrogène porté par un carbone spsp terminal a un pKapK_{a} voisin de 2525, contre 4444 pour un alcène et 5050 pour un alcane.
  • Plus le caractère ss est grand, plus l'anion est stable et l'hydrogène acide.

La décoloration du dibrome est le test de la liaison multiple : un alcane ne décolore pas, un alcène et un alcyne oui, et instantanément.

Les pièges qui coûtent des points

Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.

1. Oublier qu'un cycle compte pour une insaturation

2 points, et toutes les structures proposées sont incomplètes

Ce qu'il ne faut pas écrire

« C6H12C_{6}H_{12} a un degré 11, donc c'est forcément un alcène. »

Ce qu'il faut écrire

« Le degré 11 peut être une liaison double OU un cycle : le cyclohexane a la même formule brute qu'un hexène. »

Pourquoi : Fermer un cycle consomme deux hydrogènes, exactement comme créer une liaison π\pi. Le calcul ne distingue pas les deux, et c'est l'énoncé ou un test chimique qui tranche.

2. Croire que la ramification augmente la température d'ébullition

1,5 point, et le classement complet d'une série d'isomères

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le néopentane est plus compact, donc plus dense, donc il bout plus haut. »

Ce qu'il faut écrire

« Une molécule ramifiée offre MOINS de surface de contact : les forces de London sont plus faibles et le néopentane bout à 9,59{,}5 degrés contre 3636 pour le pentane. »

Pourquoi : Les forces de London dépendent de la surface, pas de la masse seule. Trois isomères de même formule brute se classent donc par leur forme, du plus linéaire au plus sphérique.

3. Appeler propagation une étape qui ne régénère pas de radical

1,5 point, et le mécanisme complet est compté faux

Ce qu'il ne faut pas écrire

« CH3+ClCH3ClCH_{3}\cdot + Cl\cdot\rightarrow CH_{3}Cl : voilà la seconde étape de propagation. »

Ce qu'il faut écrire

« Cette étape consomme DEUX radicaux et n'en produit aucun : c'est une terminaison. »

Pourquoi : Une propagation entretient la chaîne : un radical entre, un radical sort. Le simple compte des radicaux de chaque côté suffit à classer n'importe quelle étape.

4. Attendre du chlore la même sélectivité que du brome

1,5 point, et un produit unique annoncé là où il y en a plusieurs

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le chlore va attaquer le carbone tertiaire, comme le brome. »

Ce qu'il faut écrire

« Le chlore est peu sélectif et donne un mélange de tous les produits possibles ; seul le brome privilégie nettement le carbone le plus substitué. »

Pourquoi : Le radical chlore est très réactif, donc peu regardant : son état de transition ressemble aux réactifs. Le radical brome, moins réactif, laisse la stabilité du radical formé décider.

5. Appliquer Markovnikov à une addition symétrique

1 point, et une régiosélectivité inventée

Ce qu'il ne faut pas écrire

« On additionne Br2Br_{2} selon Markovnikov, donc le premier brome va sur le carbone le plus hydrogéné. »

Ce qu'il faut écrire

« Les deux atomes ajoutés sont identiques : il n'y a rien à orienter, et la règle ne s'applique tout simplement pas. »

++cation primairecation tertiairene se forme pasc'est celui-ciMarkovnikov, ce n'est que cette comparaison
Les deux carbocations envisageables lors de l'addition : le tertiaire se forme, le primaire non, et c'est ce seul choix qui fixe le produit.

Pourquoi : Markovnikov ne concerne que les réactifs DISSYMÉTRIQUES, comme HBrHBr ou H2OH_{2}O. Avec H2H_{2}, Br2Br_{2} ou Cl2Cl_{2}, la question ne se pose pas.

6. Traiter un alcyne terminal comme un acide fort

2 points, et la synthèse proposée ne fonctionne pas

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le pKapK_{a} vaut 2525, donc la soude arrache l'hydrogène terminal. »

Ce qu'il faut écrire

« Un pKapK_{a} de 2525 reste très supérieur à celui de l'eau : il faut une base bien plus forte, l'amidure de sodium par exemple. »

Pourquoi : Une réaction acide-base ne va que dans le sens de l'acide le plus faible. Avec HOHO^{-}, dont l'acide conjugué a un pKapK_{a} de 15,715{,}7, l'équilibre reste du mauvais côté.

7. Croire qu'un alcane décolore le dibrome

1,5 point sur la question d'identification

Ce qu'il ne faut pas écrire

« La solution de dibrome se décolore, donc il y a un hydrocarbure dans le tube. »

Ce qu'il faut écrire

« Seules les liaisons multiples décolorent le dibrome à froid et sans lumière : un alcane ne réagit qu'à la lumière, et lentement. »

Pourquoi : Le test distingue les insaturés des saturés, ce qui est tout son intérêt. Il faut donc préciser les conditions, sans lumière et à froid, sinon l'halogénation radicalaire brouille tout.

8. Couper au mauvais endroit lors d'une ozonolyse

2 points, et la structure reconstituée est fausse

Ce qu'il ne faut pas écrire

« L'ozonolyse coupe la chaîne carbonée en deux au milieu. »

Ce qu'il faut écrire

« Elle coupe exactement la LIAISON DOUBLE, et chaque carbone qui la portait devient un carbonyle. »

Pourquoi : L'ozonolyse est un outil d'identification : on remonte de deux carbonyles à la position exacte de la liaison double. La coupure se fait là et nulle part ailleurs.

9. Oublier la conformation s-cis pour une Diels-Alder

2 points, et c'est la question de conformation de l'examen

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le diène est conjugué, donc la Diels-Alder aura lieu. »

Ce qu'il faut écrire

« Il faut en plus que le diène puisse adopter la conformation s-cis : un diène bloqué en s-trans ne réagit pas. »

Pourquoi : Le cycle à six formé exige que les deux extrémités du diène pointent du même côté. Un blocage stérique interdit alors la réaction, malgré une conjugaison parfaite.

Quelle méthode choisir

Quel réactif pour quelle transformation

On regarde la fonction de départ et celle qu'il faut obtenir.

  • Si alcane vers halogénoalcane X2X_{2} sous lumière, en acceptant un mélange avec le chlore

    Exemple : Br2Br_{2} attaque surtout le carbone tertiaire

  • Si alcène vers alcool, avec orientation Markovnikov H2OH_{2}O en milieu acide, en surveillant les réarrangements

    Exemple : le OHOH se place sur le carbone le plus substitué

  • Si alcène vers alcane H2H_{2} avec un catalyseur métallique, addition SYN

    Exemple : les deux hydrogènes arrivent du même côté

  • Si alcène vers dihalogénoalcane vicinal X2X_{2}, addition ANTI par le pont halonium

    Exemple : les deux halogènes se placent de part et d'autre

  • Si on veut localiser une liaison double inconnue ozonolyse, puis remonter des carbonyles obtenus

    Exemple : deux cétones identiques signalent un alcène symétrique

Toutes ces additions consomment un degré d'insaturation : le produit doit donc avoir deux hydrogènes de plus, ou deux substituants de plus, que le réactif.

Remonter à une structure à partir des produits

On part des fragments obtenus et on recolle.

  • Si l'ozonolyse donne deux aldéhydes différents la liaison double était entre deux carbones portant chacun un hydrogène

    Exemple : un alcène disubstitué non symétrique

  • Si elle donne une cétone et un aldéhyde un des deux carbones de la double liaison portait deux substituants

    Exemple : un alcène trisubstitué

  • Si elle donne un seul produit en double quantité l'alcène était symétrique

    Exemple : le but-2-ène donne deux molécules d'éthanal

  • Si la combustion donne les quantités de CO2CO_{2} et de H2OH_{2}O compter les carbones puis les hydrogènes, et conclure sur la formule brute

    Exemple : 0,20{,}2 mol de CO2CO_{2} et 0,30{,}3 mol d'eau pour 0,10{,}1 mol de composé donnent C2H6C_{2}H_{6}

Le degré d'insaturation calculé sur la formule brute obtenue doit correspondre à la structure proposée. Si les deux ne coïncident pas, c'est la structure qui est fausse.

La rédaction attendue

Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.

Rédiger un mécanisme radicalaire complet

Quand l'utiliser : L'énoncé demande le mécanisme d'une halogénation, ou de justifier la présence d'un sous-produit.

  1. 1 Annoncer les trois phases et les nommer.
  2. 2 Écrire l'initiation avec la rupture HOMOLYTIQUE, une demi-flèche par électron.
  3. 3 Écrire les DEUX étapes de propagation, en vérifiant qu'un radical entre et qu'un radical sort de chacune.
  4. 4 Écrire au moins une terminaison, et signaler qu'elle explique les sous-produits observés.

Phrase de conclusion

« La seconde étape de propagation régénère le radical halogène, ce qui entretient la chaîne : une seule initiation suffit à transformer des milliers de molécules. »

Le piège : Utiliser des flèches entières là où le mécanisme est radicalaire : un radical se déplace avec UN électron, donc une demi-flèche.

Barème : 1 point l'initiation, 1 point par étape de propagation, 1 point la terminaison.

Déterminer une formule brute par combustion

Quand l'utiliser : L'énoncé donne les masses de dioxyde de carbone et d'eau formées par une masse ou une quantité connue de composé.

  1. 1 Convertir les masses en quantités de matière, avec les masses molaires écrites.
  2. 2 En déduire les quantités de carbone et d'hydrogène : un CO2CO_{2} par carbone, deux hydrogènes par molécule d'eau.
  3. 3 Diviser par la quantité de composé pour obtenir les indices.
  4. 4 Vérifier avec le degré d'insaturation, puis écrire la formule brute.

Phrase de conclusion

« 0,20{,}2 mol de carbone et 0,60{,}6 mol d'hydrogène pour 0,10{,}1 mol de composé donnent C2H6C_{2}H_{6}, de degré d'insaturation nul. »

Le piège : Oublier que chaque molécule d'eau apporte DEUX hydrogènes, ce qui divise le compte par deux.

Barème : 1 point les quantités de matière, 1 point le compte des atomes, 1 point la formule brute vérifiée.

Vérifier avant de rendre

Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.

L'exercice type décortiqué

Retrouver un hydrocarbure par sa combustion

La combustion complète de 0,10{,}1 mol d'un hydrocarbure gazeux produit 8,88{,}8 g de dioxyde de carbone et 5,45{,}4 g d'eau.

Déterminer sa formule brute, puis écrire l'équation de combustion équilibrée.

Étape 1

n(CO2)=8,844=0,2n(CO_{2})=\dfrac{8{,}8}{44}=0{,}2 mol et n(H2O)=5,418=0,3n(H_{2}O)=\dfrac{5{,}4}{18}=0{,}3 mol.

Pourquoi

On convertit d'abord, sans rien interpréter. Écrire les deux masses molaires vaut le point de méthode, même si le calcul se fait de tête.

Étape 2

Carbone : 0,20{,}2 mol, soit 0,20,1=2\dfrac{0{,}2}{0{,}1}=2 atomes par molécule.

Pourquoi

Chaque molécule de dioxyde de carbone contient exactement un carbone, tous venus du combustible. Le rapport donne directement l'indice.

Étape 3

Hydrogène : 2×0,3=0,62\times 0{,}3=0{,}6 mol, soit 0,60,1=6\dfrac{0{,}6}{0{,}1}=6 atomes par molécule.

Pourquoi

Chaque molécule d'eau emporte DEUX hydrogènes : c'est le facteur que la moitié des copies oublie, et il divise le résultat par deux.

Étape 4

Formule brute : C2H6C_{2}H_{6}, de degré d'insaturation 2×2+262=0\dfrac{2\times 2+2-6}{2}=0.

Pourquoi

Le degré nul confirme un alcane, cohérent avec la formule générale CnH2n+2C_{n}H_{2n+2} pour n=2n=2. Deux vérifications indépendantes du même résultat.

Étape 5

Équation : C2H6+72O22CO2+3H2OC_{2}H_{6}+\dfrac{7}{2}O_{2}\rightarrow 2CO_{2}+3H_{2}O.

Pourquoi

Le coefficient demi est parfaitement licite ; on double toute l'équation si l'énoncé exige des entiers. Le compte des oxygènes, 77 de chaque côté, valide l'équilibrage.

Étape 6

Contrôle : 0,10{,}1 mol d'éthane donne bien 0,20{,}2 mol de dioxyde de carbone et 0,30{,}3 mol d'eau.

Pourquoi

On repart de la formule trouvée vers les données de l'énoncé : c'est l'opération inverse, et elle attrape toute erreur d'indice.

Conclusion rédigée

« L'hydrocarbure est l'éthane, de formule C2H6C_{2}H_{6}, et sa combustion complète s'écrit C2H6+72O22CO2+3H2OC_{2}H_{6}+\dfrac{7}{2}O_{2}\rightarrow 2CO_{2}+3H_{2}O. »

L'erreur classique sur cet exercice : Compter 0,30{,}3 mol d'hydrogène au lieu de 0,60{,}6 et conclure à C2H3C_{2}H_{3}, formule qui ne correspond à aucun composé stable.

À savoir par cœur

  • Alcane CnH2n+2C_{n}H_{2n+2} degré 00, alcène CnH2nC_{n}H_{2n} degré 11, alcyne CnH2n2C_{n}H_{2n-2} degré 22. Un CYCLE compte aussi pour un degré.
  • Degré d'insaturation : 2C+2+NHX2\dfrac{2C+2+N-H-X}{2}.
  • L'ébullition croît avec la longueur de la chaîne et DÉCROÎT avec la ramification.
  • Radicalaire : initiation, propagation qui régénère un radical, terminaison qui en consomme deux.
  • Radicaux et carbocations suivent la même échelle : tertiaire > secondaire > primaire > méthyle.
  • Markovnikov ne concerne que les réactifs DISSYMÉTRIQUES, et se lit sur la stabilité du carbocation.
  • pKapK_{a} : alcyne terminal 2525, alcène 4444, alcane 5050. Plus de caractère ss, plus l'anion est stable.

Questions fréquentes

Comment calculer le degré d'insaturation ?

On applique la formule qui prend deux fois le nombre de carbones, plus deux, plus les azotes, moins les hydrogènes et les halogènes, le tout divisé par deux. Le résultat donne le nombre total de cycles et de liaisons multiples. Une liaison triple compte pour deux degrés et un cycle aromatique pour quatre.

Pourquoi une molécule ramifiée bout-elle plus bas ?

Parce que les forces de dispersion entre molécules dépendent de la surface de contact. Une chaîne linéaire s'accole à ses voisines sur toute sa longueur, une molécule ramifiée est presque sphérique et se touche beaucoup moins. Le pentane bout ainsi à trente-six degrés contre neuf et demi pour le néopentane, à formule brute identique.

Comment reconnaître une étape de propagation ?

En comptant les radicaux de chaque côté. Une propagation en consomme un et en produit un autre, ce qui entretient la chaîne. Une terminaison en consomme deux et n'en produit aucun. Une initiation n'en consomme aucun et en produit deux, à partir d'une molécule cassée par la lumière ou la chaleur.

Quand la règle de Markovnikov s'applique-t-elle ?

Seulement lorsque le réactif ajouté est dissymétrique, comme le bromure d'hydrogène ou l'eau. Avec du dihydrogène ou du dibrome, les deux atomes ajoutés sont identiques et il n'y a rien à orienter. Quand elle s'applique, elle dit que le proton se fixe de façon à former le carbocation le plus stable.

Un alcyne terminal est-il acide ?

Beaucoup plus qu'un alcane, mais bien moins que l'eau. Son constante d'acidité correspond à un pKa voisin de vingt-cinq, contre cinquante pour un alcane et quinze virgule sept pour l'eau. La soude ne suffit donc pas à l'arracher : il faut une base beaucoup plus forte, comme l'amidure de sodium.

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Exercices corrigés : Les hydrocarbures

Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.

  • 15 exercices corrigés
  • 150 points
  • 225 minutes
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