Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité physique-chimie, Asie jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2025 : Asie, jour 2

Épreuve du jeudi 12 juin 2025 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2025, centre Asie, jour 2 : l'épreuve du jeudi 12 juin 2025, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points, 9 points sur les batteries au lithium, 6 points sur un slam dunk au golf et 5 points sur le paiement sans contact, avec une annexe à rendre avec la copie. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 commence par l'extraction du lithium : dilution au centième, diagramme de prédominance des espèces H2CO3\mathrm{H_{2}CO_{3}}, HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}} et CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}}, base et ampholyte, équivalence d'un titrage pH-métrique, puis une question de résolution de problème qui remonte du volume équivalent à une concentration en masse. Il continue par la pile lithium-ion : oxydation à l'anode, réduction à la cathode, polarités, sens du courant et des électrons, migration des ions lithium, puis capacité en ampères-heures convertie en quantité d'électrons avec la constante de Faraday. L'exercice 2 associe l'effet Doppler d'un radar à la deuxième loi de Newton : mouvement dans un champ de pesanteur uniforme, équations horaires, équation de la trajectoire parabolique et point de chute. L'exercice 3 modélise une puce de carte bancaire par la charge d'un circuit RC : relation i=C duCdti=C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}, loi des mailles, équation différentielle, constante de temps τ=RC\tau=RC lue par la méthode des 63 %.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat par un second chemin quand il existe. Trois pièges y sont traités en détail : les deux facteurs du titrage, la dilution par 100 et le coefficient 2 de l'équivalence, dont l'oubli renverse ou fausse la conclusion (exercice 1, Q7) ; l'ordonnée négative y(d)=−81,5y(d)=-81{,}5 m, qu'il faut interpréter en cherchant le point de chute, vers 90 m (exercice 2, Q7) ; la constante de temps de 4,0 s, conforme à RCRC mais deux à quatre fois trop longue pour le temps de réponse de 1 à 2 s exigé (exercice 3, Q6). Il signale aussi la formule LiCO3\mathrm{LiCO_{3}} du sujet, coquille pour Li2CO3\mathrm{Li_{2}CO_{3}}.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : Batteries au lithium

9 points Acide-base, pKa et titragesAvancement et dosagesPiles et électrolyseRésolution de problème et exploitation de documents

Le 9 octobre 2019, le prix Nobel de chimie a récompensé trois scientifiques pour leurs recherches sur les batteries lithium-ion. Ces batteries rechargeables avec une capacité de stockage d'énergie inédite alimentent aujourd'hui de nombreux appareils électroniques et voitures électriques.

Dans cet exercice, on s'intéresse d'abord à une méthode d'extraction du lithium puis au fonctionnement d'un type de batterie lithium-ion.

  • Partie 1 : Extraction du lithium
  • Le lithium peut être extrait de solutions aqueuses concentrées appelées saumures. La dissolution de carbonate de sodium Na2CO3(s)\mathrm{Na_{2}CO_{3}(s)} dans une saumure entraîne la formation d'un précipité de carbonate de lithium LiCO3(s)\mathrm{LiCO_{3}(s)} récupéré par filtration.
  • On considère que 90 % du lithium initialement présent dans la saumure est récupéré si la concentration en masse en ions carbonate présents dans le filtrat est au minimum égale à Cm0=60,0 g⋅L−1C_{m0}=60{,}0\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}.
  • Données :
    • Couples acido-basiques et pKA\mathrm{p}K_{A} associés :
    ◦ H2CO3(aq)/HCO3−(aq)\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)/HCO_{3}^{-}(aq)} : pKA1=6,3\mathrm{p}K_{A1}=6{,}3
    ◦ HCO3−(aq)/CO32−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)/CO_{3}^{2-}(aq)} : pKA2=10,3\mathrm{p}K_{A2}=10{,}3
    • Masse molaire des ions carbonate : M(CO32−(aq))=60,0 g⋅mol−1M(\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)})=60{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}
  • Après avoir fait réagir une saumure avec du carbonate de sodium et filtré le mélange, un industriel souhaite savoir si l'objectif de récupérer 90 % du lithium présent dans la saumure est atteint.
  • Un volume V=200,0V=200{,}0 mL d'une solution S est préparé en diluant au centième le filtrat obtenu. Un volume V1=5,0V_{1}=5{,}0 mL de la solution S est titré par pH-métrie avec une solution d'acide chlorhydrique (H3O+(aq)+Cℓ−(aq))(\mathrm{H_{3}O^{+}(aq)+C\ell^{-}(aq)}) de concentration c2=1,00×10−2 mol⋅L−1c_{2}=1{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • Q1. Donner la liste de la verrerie à utiliser pour préparer la solution S par dilution du filtrat.
  • Q2. Tracer le diagramme de prédominance des espèces acido-basiques H2CO3(aq)\mathrm{H_{2}CO_{3}(aq)}, HCO3−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)}, CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)}.
  • Q3. Indiquer l'espèce prédominante présente initialement dans la solution titrée sachant que son pH initial est égal à 11,4.
  • Q4. Préciser, en justifiant, si cette espèce est un acide, une base ou un ampholyte.
  • L'équation de la réaction support du titrage est : CO32−(aq)+2 H3O+(aq)→H2CO3(aq)+2 H2O(ℓ)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)+2\,H_{3}O^{+}(aq)\rightarrow H_{2}CO_{3}(aq)+2\,H_{2}O(\ell)}
  • Le volume de la solution titrante versé à l'équivalence de ce titrage est VE=15,2V_{E}=15{,}2 mL.
  • Q5. Définir l'équivalence d'un titrage.
  • Q6. Donner la relation entre la quantité de matière initiale des ions carbonate n0(CO32−)n_{0}(\mathrm{CO_{3}^{2-}}) et la quantité de matière des ions oxonium nE(H3O+)n_{E}(\mathrm{H_{3}O^{+}}) versée à l'équivalence.
  • Q7. Déterminer si l'objectif d'extraction du lithium de la saumure est atteint.
    Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et doit être correctement présentée.
  • Partie 2 : Fonctionnement d'une batterie lithium-ion
  • Document : Description d'une batterie lithium-ion
  • Une batterie est composée de plusieurs piles individuelles connectées les unes aux autres. La figure 1 ci-dessous schématise une de ces piles.
  • Vue en coupe d'une pile lithium-ion : à gauche la cathode, faite de sphères d'oxyde métallique de lithium où sont insérés des ions lithium ; au centre un séparateur poreux baigné d'électrolyte ; à droite l'anode, faite de feuillets hexagonaux de lithium carbonique (graphite) entre lesquels sont insérés des ions lithium.
    Figure 1 : Schéma d'une pile lithium-ion
  • Lors du fonctionnement de la pile, une réaction a lieu à chaque électrode :
    • Réaction 1 : l'oxyde de cobalt (CoO2(s)\mathrm{CoO_{2}(s)}) se combine aux ions lithium (Li+(aq)\mathrm{Li^{+}(aq)}) pour former l'oxyde métallique de lithium (LiCoO2(s)\mathrm{LiCoO_{2}(s)}) :
    CoO2(s)+Li+(aq)+e−=LiCoO2(s)\mathrm{CoO_{2}(s)+Li^{+}(aq)+e^{-}=LiCoO_{2}(s)}
    • Réaction 2 : le composé lithium carbonique, de formule LiC6(s)\mathrm{LiC_{6}(s)}, forme des ions lithium (Li+(aq)\mathrm{Li^{+}(aq)}) et du graphite (C6(s)\mathrm{C_{6}(s)}) :
    LiC6(s)=Li+(aq)+C6(s)+e−\mathrm{LiC_{6}(s)=Li^{+}(aq)+C_{6}(s)+e^{-}}
  • D'après le site https://parlonssciences.ca/
  • Données :
    • Charge élémentaire : e=1,60×10−19e=1{,}60\times 10^{-19} C
    • Constante d'Avogadro : NA=6,02×1023 mol−1N_{A}=6{,}02\times 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}}
    • Équivalence ampère-heure / coulomb : 1,0 A⋅h=3,6×1031{,}0\ \mathrm{A\cdot h}=3{,}6\times 10^{3} C
    • Masse molaire : M(LiC6)=79,0 g⋅mol−1M(\mathrm{LiC_{6}})=79{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}
    • Relation entre charge électrique QQ (en C) et quantité de matière (en mol) d'électrons n(e−)n(e^{-}) : Q=n(e−)×NA×eQ=n(e^{-})\times N_{A}\times e
  • Q8. Associer, en justifiant, les réactions 1 et 2 aux électrodes cathode et anode mentionnées sur la figure 1.
  • On donne sur l'ANNEXE p. 9 A RENDRE AVEC LA COPIE un schéma simplifié de la pile lors de sa décharge dans un récepteur.
  • Annexe de l'exercice 1 : schéma simplifié de la pile en décharge. À gauche la cathode, plaque grise au contact de LiCoO2(s) ; au centre le séparateur poreux ; à droite l'anode, plaque grise au contact de LiC6(s). Les deux électrodes sont reliées par un fil qui passe par un récepteur placé en haut. Des points noirs représentent les ions lithium Li+ (aq) dans les deux matériaux.
    Annexe à rendre avec la copie. Exercice 1 : schéma simplifié d'une pile lithium-ion
  • Q9. Faire apparaître sur le schéma de l'ANNEXE p. 9 A RENDRE AVEC LA COPIE :
    ◦ les polarités de pile ;
    ◦ le sens du courant électrique à l'extérieur de la pile ;
    ◦ le nom et le sens de déplacement des porteurs de charge à l'extérieur de pile ;
    ◦ le mouvement des ions lithium au sein de la pile.
  • Une batterie lithium-ion, d'une capacité totale Q=214 A⋅hQ=214\ \mathrm{A\cdot h}, équipe un véhicule électrique présentant une autonomie de 500 km.
  • Q10. Calculer la valeur de la quantité de matière d'électrons n(e−)n(e^{-}) échangés lors d'une décharge complète de la batterie.
  • Q11. En déduire la valeur de la masse m(LiC6)m(\mathrm{LiC_{6}}) de LiC6(s)\mathrm{LiC_{6}(s)} nécessaire.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/9

Q2
Q3
Q4
Q6
Q7
Q8
Q10
Q11
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Réponses

  • Q1 Pipette jaugée de 2,00 mL et propipette, fiole jaugée de 200,0 mL, bécher, pissette d'eau distillée
  • Q2 H2CO3\mathrm{H_{2}CO_{3}} pour pH<6,3\mathrm{pH}<6{,}3 ; HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}} entre 6,3 et 10,3 ; CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}} pour pH>10,3\mathrm{pH}>10{,}3
  • Q3 CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}}, car 11,4>pKA2=10,311{,}4>\mathrm{p}K_{A2}=10{,}3
  • Q4 Une base : CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}} capte des protons et n'en cède aucun
  • Q5 Réactifs titré et titrant introduits dans les proportions stœchiométriques, changement de réactif limitant
  • Q6 n0(CO32−)=nE(H3O+)2n_{0}(\mathrm{CO_{3}^{2-}})=\dfrac{n_{E}(\mathrm{H_{3}O^{+}})}{2}
  • Q7 Cm=91 g⋅L−1⩾60,0 g⋅L−1C_{m}=91\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}\geqslant 60{,}0\ \mathrm{g\cdot L^{-1}} : objectif atteint
  • Q8 Réaction 1 (réduction) à la cathode, réaction 2 (oxydation) à l'anode
  • Q9 Anode −-, cathode ++ ; courant de la cathode vers l'anode dans le récepteur ; électrons de l'anode vers la cathode ; Li+\mathrm{Li^{+}} de l'anode vers la cathode
  • Q10 n(e−)=7,70×105NA e=8,0n(e^{-})=\dfrac{7{,}70\times 10^{5}}{N_{A}\,e}=8{,}0 mol
  • Q11 m(LiC6)=8,0×79,0=6,3×102m(\mathrm{LiC_{6}})=8{,}0\times 79{,}0=6{,}3\times 10^{2} g

Q1. Diluer au centième, c'est diviser la concentration par le facteur de dilution F=100F=100, égal au rapport des volumes : F=VV0F=\dfrac{V}{V_{0}}. Le volume de filtrat à prélever est donc V0=VF=200,0100=2,00V_{0}=\dfrac{V}{F}=\dfrac{200{,}0}{100}=2{,}00 mL.

Verrerie : un bécher pour contenir un peu de filtrat ; une pipette jaugée de 2,002{,}00 mL, munie d'une propipette (ou poire aspirante), pour prélever le filtrat ; une fiole jaugée de 200,0200{,}0 mL pour la solution S ; une pissette d'eau distillée. Mode opératoire : on verse les 2,002{,}00 mL de filtrat dans la fiole, on remplit aux trois quarts d'eau distillée, on agite, on complète jusqu'au trait de jauge, puis on bouche et on homogénéise. Erreur fréquente : citer une éprouvette graduée ou un bécher gradué pour mesurer les volumes ; ces récipients sont trop imprécis pour une solution dont on exploitera la concentration au titrage.

Q2. Pour un couple acide/base, l'acide prédomine quand pH<pKA\mathrm{pH}<\mathrm{p}K_{A} et la base quand pH>pKA\mathrm{pH}>\mathrm{p}K_{A} ; à pH=pKA\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A}, les deux formes ont la même concentration. Avec les deux couples de l'énoncé, l'axe des pH se découpe en trois domaines : H2CO3\mathrm{H_{2}CO_{3}} prédomine pour pH<6,3\mathrm{pH}<6{,}3, HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}} pour 6,3<pH<10,36{,}3<\mathrm{pH}<10{,}3, CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}} pour pH>10,3\mathrm{pH}>10{,}3 (tableau ci-dessous). L'ion hydrogénocarbonate occupe le domaine du milieu : il est la base du premier couple et l'acide du second. Sur la copie, on trace un axe gradué en pH, on y place les deux frontières 6,3 et 10,3 et on écrit chaque espèce dans son domaine.

Q3. Le pH initial, 11,411{,}4, est supérieur à pKA2=10,3\mathrm{p}K_{A2}=10{,}3 : l'espèce prédominante est l'ion carbonate CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)}. On peut chiffrer cette prédominance avec la relation pH=pKA2+log⁡[CO32−][HCO3−]\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A2}+\log\dfrac{[\mathrm{CO_{3}^{2-}}]}{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]} : le rapport vaut 1011,4−10,3=101,1≈1310^{11{,}4-10{,}3}=10^{1{,}1}\approx 13, l'ion carbonate est treize fois plus concentré que l'ion hydrogénocarbonate. C'est cohérent avec l'équation de la réaction support du titrage, écrite avec CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}} comme réactif titré.

Q4. L'ion carbonate n'apparaît que dans le couple HCO3−/CO32−\mathrm{HCO_{3}^{-}/CO_{3}^{2-}}, et du côté de la base : il peut capter un ion H+\mathrm{H^{+}} selon CO32−+H+=HCO3−\mathrm{CO_{3}^{2-}+H^{+}=HCO_{3}^{-}}, mais il ne porte aucun atome d'hydrogène qu'il pourrait céder. Il n'est l'acide d'aucun couple : c'est une base. La réaction support du titrage montre même qu'il capte successivement deux ions H+\mathrm{H^{+}} pour donner H2CO3\mathrm{H_{2}CO_{3}} ; on parle de dibase. Piège : répondre « ampholyte ». L'ampholyte de la famille est HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}}, base du couple H2CO3/HCO3−\mathrm{H_{2}CO_{3}/HCO_{3}^{-}} et acide du couple HCO3−/CO32−\mathrm{HCO_{3}^{-}/CO_{3}^{2-}}.

Q5. L'équivalence d'un titrage est l'état du système pour lequel le réactif titré et le réactif titrant ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de l'équation de la réaction support du titrage. Les deux réactifs sont alors entièrement consommés, et il y a changement de réactif limitant : avant l'équivalence, le réactif titrant H3O+\mathrm{H_{3}O^{+}} est limitant ; après, c'est le réactif titré CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}} qui a disparu. En pH-métrie, l'équivalence se repère au saut de pH, par la méthode des tangentes parallèles ou au maximum de la dérivée dpHdV\dfrac{\mathrm{dpH}}{\mathrm{d}V}.

Q6. À l'équivalence, les quantités de matière introduites sont dans les proportions des nombres stœchiométriques de CO32−+2 H3O+\mathrm{CO_{3}^{2-}+2\,H_{3}O^{+}} : n0(CO32−)1=nE(H3O+)2\dfrac{n_{0}(\mathrm{CO_{3}^{2-}})}{1}=\dfrac{n_{E}(\mathrm{H_{3}O^{+}})}{2}, soit n0(CO32−)=nE(H3O+)2n_{0}(\mathrm{CO_{3}^{2-}})=\dfrac{n_{E}(\mathrm{H_{3}O^{+}})}{2}. Contrôle de bon sens : chaque ion carbonate consomme deux ions oxonium, il y a donc deux fois moins d'ions carbonate titrés que d'ions oxonium versés. Erreur fréquente : écrire n0=2 nEn_{0}=2\,n_{E}, en recopiant le coefficient du mauvais côté ; le contrôle précédent l'évite.

Q7. Démarche : remonter du volume équivalent à la concentration en masse des ions carbonate dans le FILTRAT, puis la comparer au seuil Cm0=60,0 g⋅L−1C_{m0}=60{,}0\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}.

1) Ions oxonium versés à l'équivalence : nE(H3O+)=c2×VE=1,00×10−2×15,2×10−3=1,52×10−4n_{E}(\mathrm{H_{3}O^{+}})=c_{2}\times V_{E}=1{,}00\times 10^{-2}\times 15{,}2\times 10^{-3}=1{,}52\times 10^{-4} mol.

2) Ions carbonate titrés, d'après Q6 : n0(CO32−)=1,52×10−42=7,60×10−5n_{0}(\mathrm{CO_{3}^{2-}})=\dfrac{1{,}52\times 10^{-4}}{2}=7{,}60\times 10^{-5} mol, contenus dans V1=5,0V_{1}=5{,}0 mL de solution S.

3) Concentration en quantité de matière dans la solution S : [CO32−]S=n0V1=7,60×10−55,0×10−3=1,52×10−2 mol⋅L−1[\mathrm{CO_{3}^{2-}}]_{S}=\dfrac{n_{0}}{V_{1}}=\dfrac{7{,}60\times 10^{-5}}{5{,}0\times 10^{-3}}=1{,}52\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

4) La solution S est le filtrat dilué cent fois : [CO32−]filtrat=100×1,52×10−2=1,52 mol⋅L−1[\mathrm{CO_{3}^{2-}}]_{\text{filtrat}}=100\times 1{,}52\times 10^{-2}=1{,}52\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

5) Concentration en masse : Cm=[CO32−]filtrat×M(CO32−)=1,52×60,0=91,2 g⋅L−1C_{m}=[\mathrm{CO_{3}^{2-}}]_{\text{filtrat}}\times M(\mathrm{CO_{3}^{2-}})=1{,}52\times 60{,}0=91{,}2\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}, soit 91 g⋅L−191\ \mathrm{g\cdot L^{-1}} avec les deux chiffres significatifs de V1V_{1}.

Conclusion : Cm=91 g⋅L−1⩾Cm0=60,0 g⋅L−1C_{m}=91\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}\geqslant C_{m0}=60{,}0\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}, la concentration résiduelle en ions carbonate dépasse le seuil : l'objectif de récupérer 90 % du lithium est atteint. Le sens physique du critère : le carbonate de sodium est introduit en excès, et plus il reste d'ions carbonate dans le filtrat, plus la précipitation du lithium a été complète.

Vérification par le chemin inverse : au seuil exact, la concentration du filtrat serait 60,060,0=1,00 mol⋅L−1\dfrac{60{,}0}{60{,}0}=1{,}00\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, celle de S 1,00×10−2 mol⋅L−11{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, et l'équivalence serait atteinte pour VE,min⁡=2×1,00×10−2×5,01,00×10−2=10,0V_{E,\min}=\dfrac{2\times 1{,}00\times 10^{-2}\times 5{,}0}{1{,}00\times 10^{-2}}=10{,}0 mL. Le volume mesuré, 15,215{,}2 mL, est plus grand : même conclusion. Erreurs fréquentes : oublier le facteur de dilution 100, ce qui donne 0,91 g⋅L−10{,}91\ \mathrm{g\cdot L^{-1}} et la conclusion inverse ; oublier le facteur 2 de Q6, ce qui donne 182 g⋅L−1182\ \mathrm{g\cdot L^{-1}} et la bonne conclusion par une démarche fausse, que le correcteur sanctionne.

Remarque : le sujet écrit la formule du carbonate de lithium LiCO3\mathrm{LiCO_{3}}. L'ion lithium portant une charge +1+1 et l'ion carbonate une charge −2-2, le solide électriquement neutre s'écrit Li2CO3\mathrm{Li_{2}CO_{3}}. Cette coquille est sans incidence sur la résolution, qui ne porte que sur les ions carbonate.

Q8. Par définition, la cathode est l'électrode où se produit une réduction (gain d'électrons) et l'anode celle où se produit une oxydation (perte d'électrons).

Réaction 1 : CoO2+Li++e−=LiCoO2\mathrm{CoO_{2}+Li^{+}+e^{-}=LiCoO_{2}}, l'électron est consommé, CoO2\mathrm{CoO_{2}} est réduit (le nombre d'oxydation du cobalt passe de +4+4 à +3+3). C'est une réduction : elle a lieu à la cathode. La figure 1 le confirme : l'oxyde métallique de lithium, produit de la réaction 1, garnit la cathode.

Réaction 2 : LiC6=Li++C6+e−\mathrm{LiC_{6}=Li^{+}+C_{6}+e^{-}}, l'électron est libéré, LiC6\mathrm{LiC_{6}} est oxydé. C'est une oxydation : elle a lieu à l'anode, garnie de lithium carbonique (graphite) sur la figure 1. Moyen mnémotechnique : anode et oxydation commencent par une voyelle, cathode et réduction par une consonne.

Q9. Quatre éléments à porter sur l'annexe.

Polarités : l'anode, où l'oxydation libère des électrons, est le pôle négatif (−-), électrode de droite côté LiC6\mathrm{LiC_{6}} ; la cathode, qui consomme ces électrons, est le pôle positif (++), électrode de gauche côté LiCoO2\mathrm{LiCoO_{2}}.

Sens du courant à l'extérieur : du pôle ++ vers le pôle −- à travers le récepteur, donc de la cathode (gauche) vers l'anode (droite) ; on dessine une flèche de gauche à droite sur le fil du haut.

Porteurs de charge à l'extérieur : les électrons, dans les fils métalliques et le récepteur. Ils circulent en sens inverse du courant, de l'anode (droite) vers la cathode (gauche) : produits par la réaction 2, ils sont consommés par la réaction 1.

Ions lithium dans la pile : produits à l'anode par la réaction 2 et consommés à la cathode par la réaction 1, ils traversent l'électrolyte et le séparateur poreux de droite à gauche, du LiC6\mathrm{LiC_{6}} vers le LiCoO2\mathrm{LiCoO_{2}}. Cohérence : à l'intérieur de la pile, le courant va du pôle −- au pôle ++, et les cations se déplacent dans le sens du courant ; la boucle est fermée. Erreur fréquente : mettre le ++ à l'anode par analogie avec l'électrolyse, où l'anode est reliée au pôle ++ du générateur ; dans une pile, l'anode est le pôle −-.

Q10. On convertit d'abord la capacité en coulombs : Q=214 A⋅h=214×3,6×103=7,70×105Q=214\ \mathrm{A\cdot h}=214\times 3{,}6\times 10^{3}=7{,}70\times 10^{5} C. Avec la relation donnée : n(e−)=QNA×e=7,70×1056,02×1023×1,60×10−19=7,70×1059,63×104=8,0n(e^{-})=\dfrac{Q}{N_{A}\times e}=\dfrac{7{,}70\times 10^{5}}{6{,}02\times 10^{23}\times 1{,}60\times 10^{-19}}=\dfrac{7{,}70\times 10^{5}}{9{,}63\times 10^{4}}=8{,}0 mol, avec deux chiffres significatifs comme l'équivalence 3,6×1033{,}6\times 10^{3} C. Le produit NA×e≈9,63×104 C⋅mol−1N_{A}\times e\approx 9{,}63\times 10^{4}\ \mathrm{C\cdot mol^{-1}} est la charge d'une mole d'électrons, la constante de Faraday. Erreur fréquente : diviser directement les ampères-heures par NA×eN_{A}\times e, ce qui donne 2,2×10−32{,}2\times 10^{-3} mol, quantité absurde pour une batterie de voiture.

Q11. D'après la réaction 2, LiC6=Li++C6+e−\mathrm{LiC_{6}=Li^{+}+C_{6}+e^{-}}, chaque entité LiC6\mathrm{LiC_{6}} oxydée libère un électron : n(LiC6)=n(e−)=8,0n(\mathrm{LiC_{6}})=n(e^{-})=8{,}0 mol. Donc m(LiC6)=n(LiC6)×M(LiC6)=8,0×79,0=6,3×102m(\mathrm{LiC_{6}})=n(\mathrm{LiC_{6}})\times M(\mathrm{LiC_{6}})=8{,}0\times 79{,}0=6{,}3\times 10^{2} g, soit environ 0,630{,}63 kg. C'est la masse minimale de matériau d'anode qui doit s'oxyder pour fournir les 214 A·h ; la batterie réelle pèse des centaines de kilogrammes, car il faut y ajouter la cathode, l'électrolyte, les séparateurs, les connexions et le boîtier.

Domaine de pHEspèce prédominante
pH < 6,3H₂CO₃ (aq)
6,3 < pH < 10,3HCO₃⁻ (aq)
pH > 10,3CO₃²⁻ (aq)
Diagramme de prédominance (question Q2), présenté en tableau

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Exercice 2 : Slam dunk au golf

6 points Mouvement dans un champ uniformeOndes, Doppler et interférencesRésolution de problème et exploitation de documents

Au golf, un slam dunk est un coup qui consiste à envoyer la balle directement dans le trou sans qu'elle ne roule. Des conditions très spécifiques sont à rassembler pour que le golfeur puisse réaliser ce coup spectaculaire.

Dans la première partie de cet exercice, on s'intéresse à une méthode de mesure de la vitesse initiale d'une balle de golf. Puis, on identifie les conditions permettant de réaliser un slam dunk.

  • Partie 1 : Mesure de la vitesse initiale d'une balle de golf
  • Document : Radar de mesure
  • La valeur de la vitesse initiale d'une balle de golf peut être déterminée grâce à un radar placé derrière le joueur.
  • L'appareil utilise un émetteur qui génère une onde électromagnétique de fréquence fE=21,125f_{E}=21{,}125 GHz ainsi qu'un récepteur qui capte l'onde après réflexion sur la balle.
  • La différence Δf\Delta f entre la valeur de la fréquence de l'onde émise et celle de l'onde reçue permet d'accéder à la valeur de la vitesse vv de la balle qui s'affiche sur l'écran du radar grâce à la relation : ∣Δf∣=2×vc×fE|\Delta f|=\dfrac{2\times v}{c}\times f_{E}.
  • Données :
    • Célérité d'une onde électromagnétique dans le vide ou dans l'air : c=3,00×108 m⋅s−1c=3{,}00\times 10^{8}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}
    • Intensité de la pesanteur : g=9,81 m⋅s−2g=9{,}81\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}
    • 1 GHz=109 Hz1\ \mathrm{GHz}=10^{9}\ \mathrm{Hz}
  • À la suite de la frappe réalisée par une golfeuse, un radar mesure un décalage de fréquence dont la valeur absolue est ∣Δf∣=4 225|\Delta f|=4\,225 Hz.
  • Q1. Nommer le phénomène physique lié au décalage de fréquence.
  • Q2. Calculer la valeur de la vitesse initiale v0v_{0} de la balle frappée par la joueuse.
  • Partie 2 : Conditions de réalisation d'un slam dunk
  • On étudie le mouvement du centre de masse G d'une balle de golf de masse mm dans le référentiel terrestre supposé galiléen muni d'un repère (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j}).
  • À l'instant initial, le centre de masse G est positionné à une hauteur hh du sol et à une distance dd du trou. La balle est lancée dans le plan vertical repéré par les axes (Ox, Oy) avec un vecteur vitesse v0⃗\vec{v_{0}} faisant un angle α\alpha avec l'axe Ox (figure 1).
  • La balle évolue dans le champ de pesanteur terrestre g⃗\vec{g}. On néglige les forces de frottement dues à l'air et la rotation de la balle.
  • Repère (O, i, j), axe Ox horizontal au niveau du sol et axe Oy vertical. Le centre de masse G de la balle est sur l'axe Oy à la hauteur h au-dessus de O. Le vecteur vitesse initiale v0 part de G en faisant l'angle alpha avec l'horizontale. Le champ de pesanteur g est vertical vers le bas. Sur l'axe Ox, à la distance d de l'axe Oy, se trouve le trou circulaire.
    Figure 1 : Schéma du lancer de la balle de golf de centre de masse G à l'instant initial
  • Données :
    • Masse de la balle de golf : m=46m=46 g
    • Hauteur initiale du centre de masse : h=3,0h=3{,}0 cm
    • Distance entre le centre de masse G de la balle et le trou : d=1,5×102d=1{,}5\times 10^{2} m
  • Q3. Déterminer les expressions littérales des coordonnées axa_{x} et aya_{y} du vecteur accélération a⃗\vec{a} du centre de masse G de la balle suivant les axes Ox et Oy.
  • Q4. Montrer que les équations horaires de son mouvement sont : OG→(t)(x(t)=(v0⋅cos⁡(α))⋅ty(t)=−12⋅g⋅t2+(v0⋅sin⁡(α))⋅t+h)\overrightarrow{OG}(t)\begin{pmatrix} x(t)=(v_{0}\cdot\cos(\alpha))\cdot t \\ y(t)=-\dfrac{1}{2}\cdot g\cdot t^{2}+(v_{0}\cdot\sin(\alpha))\cdot t+h\end{pmatrix}
  • Q5. En déduire que l'équation de la trajectoire du centre de masse de la balle dans le repère d'espace (Ox, Oy) s'écrit : y(x)=−12×g×(xv0⋅cos⁡(α))2+x⋅tan⁡(α)+hy(x)=-\dfrac{1}{2}\times g\times\left(\dfrac{x}{v_{0}\cdot\cos(\alpha)}\right)^{2}+x\cdot\tan(\alpha)+h
  • Q6. Indiquer les paramètres initiaux de lancement sur lesquels la joueuse peut intervenir pour réussir le slam dunk.
  • Une joueuse amateure frappe la balle avec un angle α=39\alpha=39° et une vitesse initiale de valeur v0=30 m⋅s−1v_{0}=30\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}.
  • Q7. Indiquer si, dans ces conditions, la joueuse réussit un slam dunk.
    Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et doit être correctement présentée.

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Q1
Q2
Q3
Q6
Q7
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Réponses

  • Q1 Effet Doppler
  • Q2 v0=c ∣Δf∣2 fE=30,0 m⋅s−1v_{0}=\dfrac{c\,|\Delta f|}{2\,f_{E}}=30{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}
  • Q3 ax=0a_{x}=0 ; ay=−ga_{y}=-g
  • Q4 Deux intégrations successives, constantes fixées par v0⃗\vec{v_{0}} et par la position initiale (0 ;h)(0\,;h)
  • Q5 On élimine t=xv0cos⁡αt=\dfrac{x}{v_{0}\cos\alpha} dans y(t)y(t) : arc de parabole
  • Q6 La valeur v0v_{0} de la vitesse initiale et l'angle α\alpha
  • Q7 y(d)=−81,5y(d)=-81{,}5 m <0<0 : la balle retombe vers x≈90x\approx 90 m, pas de slam dunk

Q1. C'est l'effet Doppler : la fréquence d'une onde reçue diffère de la fréquence émise lorsque l'émetteur et le récepteur sont en mouvement l'un par rapport à l'autre. Ici l'onde fait un aller-retour : la balle en mouvement reçoit l'onde du radar, puis la renvoie comme un émetteur en mouvement, d'où le facteur 2 de la relation. Le radar étant placé derrière la joueuse, la balle s'en éloigne : la fréquence reçue est plus faible que la fréquence émise, et Δf\Delta f est négatif, ce qui explique la valeur absolue de la relation.

Q2. On isole vv dans la relation du document : v0=c×∣Δf∣2×fEv_{0}=\dfrac{c\times|\Delta f|}{2\times f_{E}}. Avec la fréquence convertie en hertz, fE=21,125×109f_{E}=21{,}125\times 10^{9} Hz : v0=3,00×108×4 2252×21,125×109=30,0 m⋅s−1v_{0}=\dfrac{3{,}00\times 10^{8}\times 4\,225}{2\times 21{,}125\times 10^{9}}=30{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, soit 108 km⋅h−1108\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}, avec trois chiffres significatifs comme cc.

Vérification : le décalage relatif ∣Δf∣fE=2,0×10−7\dfrac{|\Delta f|}{f_{E}}=2{,}0\times 10^{-7} est minuscule, comme il se doit pour une vitesse très petite devant cc ; c'est pourquoi la mesure exige un radar précis. Erreur fréquente : oublier la conversion des gigahertz, ce qui donne 3,0×1010 m⋅s−13{,}0\times 10^{10}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, cent fois la vitesse de la lumière.

Q3. Système : la balle, assimilée à son centre de masse G. Référentiel : terrestre, supposé galiléen. Bilan des forces : le seul poids P⃗=m g⃗\vec{P}=m\,\vec{g}, les frottements de l'air étant négligés. Deuxième loi de Newton : ∑F⃗=m a⃗\sum\vec{F}=m\,\vec{a}, soit m g⃗=m a⃗m\,\vec{g}=m\,\vec{a} et a⃗=g⃗\vec{a}=\vec{g}.

Projection dans le repère : g⃗\vec{g} est vertical et dirigé vers le bas, alors que j⃗\vec{j} est orienté vers le haut. Donc ax=0a_{x}=0 et ay=−ga_{y}=-g. La masse s'est simplifiée : le mouvement ne dépend pas de la masse de la balle, et la donnée m=46m=46 g ne servira pas. Erreur fréquente : écrire ay=ga_{y}=g en oubliant que l'axe Oy est orienté vers le haut.

Q4. Le vecteur accélération est la dérivée du vecteur vitesse : on cherche des primitives. De ax=0a_{x}=0 on tire vx(t)=C1v_{x}(t)=C_{1} ; de ay=−ga_{y}=-g, vy(t)=−g t+C2v_{y}(t)=-g\,t+C_{2}. Les constantes viennent du vecteur vitesse initiale, décomposé avec l'angle α\alpha sur la figure 1 : vx(0)=v0cos⁡αv_{x}(0)=v_{0}\cos\alpha et vy(0)=v0sin⁡αv_{y}(0)=v_{0}\sin\alpha. Donc vx(t)=v0cos⁡αv_{x}(t)=v_{0}\cos\alpha et vy(t)=−g t+v0sin⁡αv_{y}(t)=-g\,t+v_{0}\sin\alpha.

Le vecteur vitesse est la dérivée du vecteur position : x(t)=(v0cos⁡α) t+C3x(t)=(v_{0}\cos\alpha)\,t+C_{3} et y(t)=−12g t2+(v0sin⁡α) t+C4y(t)=-\dfrac{1}{2}g\,t^{2}+(v_{0}\sin\alpha)\,t+C_{4}. À t=0t=0, G est sur l'axe Oy à la hauteur hh : x(0)=0x(0)=0 et y(0)=hy(0)=h, d'où C3=0C_{3}=0 et C4=hC_{4}=h. On retrouve les équations horaires annoncées. Vérification : en dérivant deux fois y(t)y(t), on retrouve bien −g-g.

Q5. On élimine le temps. De x(t)=(v0cos⁡α) tx(t)=(v_{0}\cos\alpha)\,t, avec cos⁡α≠0\cos\alpha\neq 0 : t=xv0cos⁡αt=\dfrac{x}{v_{0}\cos\alpha}. On remplace dans y(t)y(t) : y=−12g(xv0cos⁡α)2+v0sin⁡α×xv0cos⁡α+hy=-\dfrac{1}{2}g\left(\dfrac{x}{v_{0}\cos\alpha}\right)^{2}+v_{0}\sin\alpha\times\dfrac{x}{v_{0}\cos\alpha}+h. Le terme du milieu se simplifie : v0sin⁡αv0cos⁡α=tan⁡α\dfrac{v_{0}\sin\alpha}{v_{0}\cos\alpha}=\tan\alpha. D'où y(x)=−12×g×(xv0cos⁡α)2+xtan⁡α+hy(x)=-\dfrac{1}{2}\times g\times\left(\dfrac{x}{v_{0}\cos\alpha}\right)^{2}+x\tan\alpha+h : la trajectoire est un arc de parabole.

Q6. Pour un slam dunk, la balle doit entrer dans le trou sans rouler : la trajectoire doit atteindre le sol exactement au trou, c'est-à-dire y(d)=0y(d)=0. Dans l'équation de la trajectoire, gg est imposé par la Terre, hh par la position de la balle posée et dd par la distance au trou. Les deux seuls paramètres de lancement sur lesquels la joueuse peut agir sont la valeur v0v_{0} de la vitesse initiale (la force de la frappe) et l'angle de tir α\alpha (le choix du club et du geste). La masse n'intervient pas, Q3 l'a montré.

Q7. Démarche : calculer l'ordonnée y(d)y(d) de la balle à l'abscisse du trou et la comparer à 00, puis, si elle n'est pas nulle, trouver où la balle touche le sol. Calculatrice en mode DEGRÉS : cos⁡39°=0,777\cos 39°=0{,}777 et tan⁡39°=0,810\tan 39°=0{,}810.

La vitesse horizontale vaut v0cos⁡α=30×0,777=23,3 m⋅s−1v_{0}\cos\alpha=30\times 0{,}777=23{,}3\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} ; la balle mettrait dv0cos⁡α=15023,3=6,43\dfrac{d}{v_{0}\cos\alpha}=\dfrac{150}{23{,}3}=6{,}43 s pour arriver à l'aplomb du trou. Alors y(d)=−12×9,81×6,432+150×tan⁡39°+0,030=−203+121,5+0,030=−81,5y(d)=-\dfrac{1}{2}\times 9{,}81\times 6{,}43^{2}+150\times\tan 39°+0{,}030=-203+121{,}5+0{,}030=-81{,}5 m.

Cette ordonnée est négative : dans le modèle, la balle passerait 81 m SOUS le niveau du sol à l'abscisse du trou. Physiquement, cela signifie qu'elle a touché le sol avant. Point de chute : on résout y(x)=0y(x)=0, équation du second degré −k x2+xtan⁡α+h=0-k\,x^{2}+x\tan\alpha+h=0 avec k=g2 v02cos⁡2α=9,02×10−3 m−1k=\dfrac{g}{2\,v_{0}^{2}\cos^{2}\alpha}=9{,}02\times 10^{-3}\ \mathrm{m^{-1}} ; la racine positive est x=tan⁡α+tan⁡2α+4 k h2 k=89,8x=\dfrac{\tan\alpha+\sqrt{\tan^{2}\alpha+4\,k\,h}}{2\,k}=89{,}8 m, soit environ 9090 m. La balle retombe à une soixantaine de mètres avant le trou : la joueuse ne réussit pas son slam dunk.

Pour aller plus loin : avec le même angle de 3939°, la condition y(d)=0y(d)=0 impose v0=g d22cos⁡2α (dtan⁡α+h)=38,8 m⋅s−1v_{0}=\sqrt{\dfrac{g\,d^{2}}{2\cos^{2}\alpha\,(d\tan\alpha+h)}}=38{,}8\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, environ 39 m⋅s−139\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}. Et à 30 m⋅s−130\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, aucun angle ne suffit : la portée maximale, obtenue vers 45° en négligeant hh, vaut v02g=91,7\dfrac{v_{0}^{2}}{g}=91{,}7 m, encore loin des 150 m. La joueuse doit frapper plus fort, d'autant que les frottements de l'air, négligés ici, raccourcissent encore la trajectoire réelle.

Erreurs fréquentes : calculer avec la calculatrice en radians (cos⁡39\cos 39 rad =0,27=0{,}27), ce qui donne un résultat sans signification ; conclure « y(d)≠0y(d)\neq 0 donc échec » sans interpréter le signe ni situer le point de chute, alors que la démarche attendue est justement cette exploitation ; garder hh en centimètres face à des distances en mètres.

Exercice 3 : Paiement sans contact

5 points Le dipôle RC : charge, décharge et constante de temps

Apparu en France en 2012, le paiement sans contact permet de régler ses achats facilement et rapidement avec sa carte bancaire ou son téléphone portable. Placé à environ 4 cm du terminal de paiement, le circuit de la puce électronique intégré dans la carte reçoit un signal électromagnétique qui l'active. Le temps de réponse du circuit doit être de 1 à 2 secondes. Il est alors assez long pour permettre à la puce de transmettre un code identificateur au terminal sans être trop long pour l'utilisateur.

L'objectif de cet exercice est de modéliser une partie du circuit de la puce électronique et de vérifier que le modèle permet d'accéder au temps de réponse attendu.

  • Document : Modélisation électronique
  • Le circuit de la puce électronique présente sur une carte bancaire est modélisé selon le schéma donné sur la figure 1 ci-dessous.
  • Circuit série : générateur de tension E (flèche vers le haut), conducteur ohmique R en haut avec la tension uR fléchée vers la gauche, condensateur C à droite avec la tension uC fléchée vers le haut, interrupteur K ouvert en bas.
    Figure 1 : Schéma du circuit électrique
  • Le conducteur ohmique de résistance R=100 kΩR=100\ \mathrm{k\Omega} représente la résistance électrique de la puce électronique.
  • Le générateur de tension E=5,0E=5{,}0 V modélise l'antenne réceptrice de l'onde émise par le terminal de paiement.
  • Lorsque la carte bancaire est suffisamment proche du terminal, un courant électrique prend naissance dans le circuit. Ceci correspond à l'instant initial t0=0t_{0}=0 s auquel l'interrupteur K est fermé. Le condensateur, de capacité C=40 μFC=40\ \mu\mathrm{F}, se charge alors avec une constante de temps notée τ\tau.
  • On considère que le temps de réponse du circuit électronique de la puce est tr=τt_{r}=\tau.
  • Q1. Exprimer l'intensité i(t)i(t) du courant circulant dans le circuit en fonction de la tension aux bornes du condensateur uCu_{C} et de la capacité CC du condensateur.
  • Q2. Montrer que l'équation différentielle vérifiée par la tension uCu_{C} aux bornes du condensateur s'écrit : duCdt+uCτ=Eτ\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}+\dfrac{u_{C}}{\tau}=\dfrac{E}{\tau}
    où τ\tau est la constante de temps du circuit que l'on exprimera en fonction de RR et de CC.
  • Q3. Vérifier que l'unité de τ\tau est la seconde.
  • Q4. Vérifier que uC=E⋅(1−exp⁡(−tτ))u_{C}=E\cdot\left(1-\exp\left(\dfrac{-t}{\tau}\right)\right) est solution de l'équation différentielle ci-dessus.
  • L'évolution de la tension uCu_{C} aux bornes du condensateur au cours de la charge est donnée sur l'ANNEXE p. 9 A RENDRE AVEC LA COPIE.
  • Courbe expérimentale de uC (en V, de 0 à 6) en fonction de t (en s, de 0 à 25), points de mesure en croix de 0 à 19 s environ : la tension part de 0, monte rapidement (environ 2 V à 2 s, 3,2 V vers 4 s, 4 V vers 6,5 s) puis tend vers une asymptote horizontale à 5 V, atteinte à peu près à partir de 18 s. Quadrillage : 1 s par petite division horizontale, 0,2 V par petite division verticale.
    Annexe à rendre avec la copie. Exercice 3 : évolution de la tension uC aux bornes du condensateur en fonction du temps, courbe expérimentale obtenue au laboratoire
  • Q5. Déterminer, en explicitant la démarche choisie, la valeur de la constante de temps τ\tau.
  • Q6. Indiquer, en justifiant, si le circuit électrique réalisé modélise correctement le circuit de la puce électronique d'une carte bancaire utilisée lors d'un paiement sans contact.

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Q1
Q2
Q5
Q6
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Réponses

  • Q1 i(t)=C duCdti(t)=C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}
  • Q2 E=uR+uCE=u_{R}+u_{C} et uR=RC duCdtu_{R}=RC\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}, d'où l'équation avec τ=RC\tau=RC
  • Q3 Ω×F=V⋅A−1×A⋅s⋅V−1=s\mathrm{\Omega\times F}=\mathrm{V\cdot A^{-1}}\times\mathrm{A\cdot s\cdot V^{-1}}=\mathrm{s}
  • Q4 Eτe−t/τ+Eτ(1−e−t/τ)=Eτ\dfrac{E}{\tau}e^{-t/\tau}+\dfrac{E}{\tau}(1-e^{-t/\tau})=\dfrac{E}{\tau} : solution vérifiée
  • Q5 uC(τ)=0,63×5,0=3,2u_{C}(\tau)=0{,}63\times 5{,}0=3{,}2 V lu à τ≈4,0\tau\approx 4{,}0 s, en accord avec RC=4,0RC=4{,}0 s
  • Q6 Non : tr=4,0t_{r}=4{,}0 s au lieu de 1 à 2 s ; il faudrait CC entre 10 et 20 μ\muF

Q1. L'intensité est le débit de charge : i=dqdti=\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}, où qq est la charge de l'armature vers laquelle arrive le courant. Le générateur fait circuler le courant dans le sens horaire sur la figure 1 : il traverse RR de gauche à droite et arrive sur l'armature du haut, celle que pointe la flèche de uCu_{C}. Avec q=C uCq=C\,u_{C} et CC constante : i(t)=C duCdti(t)=C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}. Les flèches de ii et de uCu_{C} sont de sens opposés, c'est la convention récepteur, qui donne le signe ++.

Q2. Loi des mailles, avec les orientations de la figure 1 (EE et uCu_{C} fléchées vers le haut, uRu_{R} vers la gauche) : E=uR+uCE=u_{R}+u_{C}. Loi d'Ohm en convention récepteur, le courant traversant RR de gauche à droite et uRu_{R} étant fléchée en sens inverse : uR=R i=R C duCdtu_{R}=R\,i=R\,C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}, d'après Q1.

D'où R C duCdt+uC=ER\,C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}+u_{C}=E, et en divisant par R CR\,C : duCdt+uCRC=ERC\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}+\dfrac{u_{C}}{RC}=\dfrac{E}{RC}. Par identification avec la forme demandée : τ=R×C\tau=R\times C. Application numérique, utile pour la suite : τ=100×103×40×10−6=4,0\tau=100\times 10^{3}\times 40\times 10^{-6}=4{,}0 s.

Lecture physique de l'équation, qui sert de vérification. À la fermeture de K, le condensateur est déchargé, uC=0u_{C}=0, et l'équation donne duCdt=Eτ=5,04,0=1,25 V⋅s−1\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}=\dfrac{E}{\tau}=\dfrac{5{,}0}{4{,}0}=1{,}25\ \mathrm{V\cdot s^{-1}} : la tension monte d'abord vite, et le courant vaut i(0)=ER=5,0100×103=5,0×10−5i(0)=\dfrac{E}{R}=\dfrac{5{,}0}{100\times 10^{3}}=5{,}0\times 10^{-5} A, soit 50 μA50\ \mu\mathrm{A}, toute la tension du générateur étant aux bornes de RR. Quand le condensateur est chargé, uCu_{C} ne varie plus, duCdt=0\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}=0, et l'équation impose uC=Eu_{C}=E : c'est l'asymptote de 5 V que montre l'annexe. Erreur fréquente : écrire uR=−R iu_{R}=-R\,i en lisant mal la flèche de uRu_{R}, ce qui change le signe de l'équation et donnerait une tension qui s'emballe au lieu de se stabiliser.

Q3. Analyse dimensionnelle. Loi d'Ohm, R=uiR=\dfrac{u}{i} : [R]=V⋅A−1[R]=\mathrm{V\cdot A^{-1}}. Pour le condensateur, C=quCC=\dfrac{q}{u_{C}} et une charge est une intensité multipliée par une durée (q=i tq=i\,t) : [C]=A⋅s⋅V−1[C]=\mathrm{A\cdot s\cdot V^{-1}}. Donc [τ]=[R]×[C]=V⋅A−1×A⋅s⋅V−1=s[\tau]=[R]\times[C]=\mathrm{V\cdot A^{-1}}\times\mathrm{A\cdot s\cdot V^{-1}}=\mathrm{s} : la constante de temps s'exprime en secondes, l'ohm multiplié par le farad donne la seconde.

Autre vérification, par l'équation elle-même : uCτ\dfrac{u_{C}}{\tau} s'ajoute à duCdt\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}, qui s'exprime en V⋅s−1\mathrm{V\cdot s^{-1}} ; il faut donc que τ\tau soit une durée.

Q4. On dérive la fonction proposée, en n'oubliant pas la dérivée de −tτ-\dfrac{t}{\tau} : duCdt=E×(0−(−1τ)e−t/τ)=Eτ e−t/τ\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}=E\times\left(0-\left(-\dfrac{1}{\tau}\right)e^{-t/\tau}\right)=\dfrac{E}{\tau}\,e^{-t/\tau}.

On remplace dans le membre de gauche : Eτ e−t/τ+E (1−e−t/τ)τ=Eτ e−t/τ+Eτ−Eτ e−t/τ=Eτ\dfrac{E}{\tau}\,e^{-t/\tau}+\dfrac{E\,(1-e^{-t/\tau})}{\tau}=\dfrac{E}{\tau}\,e^{-t/\tau}+\dfrac{E}{\tau}-\dfrac{E}{\tau}\,e^{-t/\tau}=\dfrac{E}{\tau}, qui est bien le membre de droite, pour tout t⩾0t\geqslant 0. La fonction est solution. Elle respecte aussi la condition initiale : uC(0)=E (1−1)=0u_{C}(0)=E\,(1-1)=0, le condensateur est déchargé quand on ferme K. Erreur fréquente : écrire ddte−t/τ=e−t/τ\dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}e^{-t/\tau}=e^{-t/\tau} en oubliant le facteur −1τ-\dfrac{1}{\tau} ; l'équation n'est alors plus vérifiée.

Q5. Méthode des 63 %. D'après Q4, à t=τt=\tau : uC(τ)=E (1−e−1)=0,63 Eu_{C}(\tau)=E\,(1-e^{-1})=0{,}63\,E. On lit d'abord l'asymptote horizontale de la courbe : uCu_{C} tend vers E=5,0E=5{,}0 V. Donc uC(τ)=0,63×5,0=3,2u_{C}(\tau)=0{,}63\times 5{,}0=3{,}2 V. On trace sur l'annexe la droite horizontale uC=3,2u_{C}=3{,}2 V ; elle coupe la courbe en un point dont on lit l'abscisse : τ≈4,0\tau\approx 4{,}0 s (quatre petites divisions, une petite division valant 1 s).

Autre méthode, celle de la tangente à l'origine : la tangente à la courbe en t=0t=0, de pente Eτ\dfrac{E}{\tau}, coupe l'asymptote uC=Eu_{C}=E à la date t=τt=\tau. Elle donne la même valeur, aux erreurs de tracé près ; elle est moins précise ici, car les premiers points sont serrés et la courbure se fait sentir dès la première seconde : la pente initiale de 1,25 V⋅s−11{,}25\ \mathrm{V\cdot s^{-1}} prévoit 1,251{,}25 V à t=1t=1 s, alors que la courbe passe déjà un peu en dessous, vers 1,11{,}1 V. La figure ci-dessous montre les deux constructions sur le modèle.

Vérification : la valeur théorique est τ=RC=4,0\tau=RC=4{,}0 s (Q2), en accord avec la lecture. Et la courbe est pratiquement plate à partir de 5τ=205\tau=20 s, où uC=E (1−e−5)=0,99 Eu_{C}=E\,(1-e^{-5})=0{,}99\,E : c'est bien ce que montre l'annexe. Erreur fréquente : lire τ\tau à la moitié de EE (2,52{,}5 V), ce qui donne τln⁡2≈2,8\tau\ln 2\approx 2{,}8 s, la durée de demi-charge et non la constante de temps.

Q6. Le temps de réponse du modèle est tr=τ=4,0t_{r}=\tau=4{,}0 s, valeur confirmée par la théorie (RCRC) et par l'expérience (Q5). Or le temps de réponse d'une puce de paiement sans contact doit être compris entre 1 et 2 s. Avec 4,04{,}0 s, deux à quatre fois trop long, le circuit réalisé ne modélise pas correctement la puce : l'attente serait trop longue pour l'utilisateur.

Le modèle RC reste pertinent dans son principe ; ce sont les valeurs des composants qui ne conviennent pas. Avec R=100 kΩR=100\ \mathrm{k\Omega} imposée par la puce, il faudrait C=τRC=\dfrac{\tau}{R} compris entre 1100×103=10 μF\dfrac{1}{100\times 10^{3}}=10\ \mu\mathrm{F} et 2100×103=20 μF\dfrac{2}{100\times 10^{3}}=20\ \mu\mathrm{F}, soit un condensateur deux à quatre fois plus petit que celui du montage. Erreur fréquente : conclure « oui » parce que la courbe a l'allure attendue d'une charge, sans comparer la valeur de τ\tau à l'intervalle de 1 à 2 s donné en introduction.

5101520251234560,63 × 5,0 = 3,2 Vτ ≈ 4,0 st (s)uC (V)
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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2025-pc-asie-j2. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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