Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité physique-chimie, Métropole septembre jour 1 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2025 : Métropole, session de septembre, jour 1

Épreuve du mardi 9 septembre 2025 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2025, session de remplacement de septembre en Métropole, jour 1 : l'épreuve du mardi 9 septembre 2025, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points, 11 points sur la physique au service du vigneron, 4 points sur une lessive « multi-usages » et 5 points sur l'anodisation d'une pièce de jeu d'échecs, avec une annexe à rendre avec la copie. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 traverse trois chapitres : le condensateur plan et la charge d'un circuit RC (équation différentielle, constante de temps τ=RC\tau=RC lue à 63 % de EE) pour un capteur de niveau capacitif, puis le premier principe de la thermodynamique et un flux thermique conducto-convectif pour l'échangeur de la cuve, enfin la poussée d'Archimède et le principe d'inertie pour le mustimètre. L'exercice 2 porte sur l'ion carbonate : diagramme de prédominance et diagramme de distribution, lecture d'un pKA\mathrm{p}K_{A}, titrage pH-métrique avec sa courbe dérivée, dilution et pourcentage en masse. L'exercice 3 est une électrolyse : préparation d'une solution à partir d'un titre massique, demi-équations d'oxydoréduction, anode et cathode, sens des porteurs de charge, quantité d'électricité Q=I ΔtQ=I\,\Delta t et constante de Faraday, épaisseur d'une couche et rendement.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Quatre pièges y sont traités en détail : la question ouverte de l'exercice 1 (Q5), où il faut enchaîner la constante de temps, la capacité C=τ/RC=\tau/R et la droite d'étalonnage pour trouver htest≈12h_{test}\approx 12 cm ; le double facteur de l'exercice 2 (Q8), dilution par dix et prise d'essai de 50 mL sur 100 mL, entre le volume équivalent et les 40 % de carbonate ; le second saut du même titrage (Q9), où Veˊq2>2Veˊq1V_{éq2}>2V_{éq1} trahit la présence d'ions hydrogénocarbonate ; enfin, à l'exercice 3 (Q8), le passage des minutes aux secondes et le facteur 6 entre électrons et alumine.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : La physique au service du vigneron

11 points Le dipôle RC : charge, décharge et constante de tempsTransferts thermiquesModéliser l'écoulement d'un fluide : Archimède et BernoulliRésolution de problème et exploitation de documents

La vinification est le processus de transformation du jus de raisin en vin par fermentation. Lors des premières étapes de vinification, on fait éclater les grains de raisin et le jus extrait est placé dans une cuve de stockage. Commence alors la fermentation alcoolique, étape pendant laquelle une partie du sucre se transforme en alcool. Au cours de ce processus, le vigneron doit contrôler la température et la masse volumique du jus.

L'objectif de cet exercice est d'étudier comment la physique peut être utile au vigneron pour mesurer le niveau de remplissage de la cuve de stockage, contrôler la température du jus de raisin et en déterminer le taux de sucre au cours de la fermentation.

1. Étude du principe du capteur de niveau

La cuve de stockage est équipée d'un capteur de niveau de type capacitif permettant de contrôler la hauteur de liquide (figure 1).

Cuve de stockage en coupe, remplie de liquide sur une hauteur h ; le capteur de niveau est une tige verticale qui plonge jusqu'au fond de la cuve.
Figure 1. Schéma d'une cuve de stockage avec capteur de niveau
  • Ce capteur est constitué d'une tige conductrice recouverte d'une très fine couche d'isolant. Lorsque celle-ci trempe dans un liquide conducteur, comme le jus de raisin, elle constitue une des armatures d'un condensateur et le liquide en constitue l'autre. On considère pour simplifier que l'ensemble se comporte comme un condensateur plan (figure 2).
  • On souhaite étudier en laboratoire le principe de ce capteur et l'influence de la hauteur de liquide sur le comportement d'un tel condensateur en réalisant le montage représenté sur la figure 3 :
    - une feuille d'aluminium rectangulaire de largeur ℓ=41\ell=41 cm constitue l'armature 1 du condensateur ;
    - une feuille plastifiée d'épaisseur e=80 μme=80\ \mathrm{\mu m} de polyester joue le rôle d'isolant ;
    - la plaque, formée par la feuille d'aluminium et la feuille plastifiée, est plongée dans un récipient et en touche le fond. Elle est en contact sur une hauteur hh avec un liquide conducteur qui joue le rôle de l'armature 2 du condensateur ;
    - un fil dénudé permet d'établir un contact électrique avec le liquide.
  • Deux plaques rectangulaires parallèles de hauteur h et de largeur ℓ, séparées par une épaisseur e.
    Figure 2. Caractéristiques géométriques d'un condensateur plan
  • Coupe du dispositif : la feuille d'aluminium de largeur ℓ (armature 1), recouverte de l'isolant d'épaisseur e, est verticale et touche le fond du bécher ; le liquide conducteur (armature 2) la baigne sur une hauteur h, avec de l'air au-dessus ; un fil dénudé plonge dans le liquide.
    Figure 3. Schéma du dispositif expérimental
  • Données :
    • la surface SCS_{C} de chaque armature du dispositif expérimental s'exprime par la relation : SC=h⋅ℓS_{C}=h\cdot\ell ;
    • la capacité CC du condensateur plan de ce dispositif s'exprime par la relation : C=ε⋅SCeC=\dfrac{\varepsilon\cdot S_{C}}{e} avec CC en farad (F), SCS_{C} en m2\mathrm{m^{2}}, ee en m et ε\varepsilon, grandeur caractéristique de l'isolant appelée permittivité, exprimée en F⋅m−1\mathrm{F\cdot m^{-1}}.
  • Q1. Expliquer pourquoi ce capteur ne peut pas être utilisé dans un liquide isolant.
  • Q2. Préciser si la capacité CC du condensateur augmente ou diminue lorsque la hauteur hh de liquide dans lequel l'ensemble est plongé augmente.
  • Pour mesurer la valeur de la capacité du condensateur, on réalise le circuit électrique représenté à la figure 4. Il comporte :
    - un générateur idéal de tension E=5,0E=5{,}0 V ;
    - un conducteur ohmique de résistance R=6,0×106 ΩR=6{,}0\times 10^{6}\ \Omega ;
    - le dispositif expérimental de la figure 3 jouant le rôle d'un condensateur de capacité CC ;
    - un interrupteur à deux positions.
  • Circuit : générateur de tension E (borne + en haut) ; un interrupteur à deux positions relie, en position 2, le générateur à la branche formée de R en série avec C, et en position 1 referme cette branche sur elle-même sans le générateur. Le courant i(t) est orienté vers R puis vers l'armature supérieure de C ; la flèche de uR(t) est opposée au sens de i, celle de uC(t) pointe vers l'armature supérieure.
    Figure 4. Schéma du circuit électrique permettant de mesurer la capacité CC
  • L'interrupteur est préalablement placé en position 1 afin de décharger le condensateur. À l'instant t=0t=0, le condensateur est déchargé et l'interrupteur est basculé en position 2.
  • Q3. Montrer que, lors de sa charge, la tension uC(t)u_{C}(t) aux bornes du condensateur obéit à l'équation différentielle suivante : duCdt+uCR⋅C=ER⋅C\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}+\dfrac{u_{C}}{R\cdot C}=\dfrac{E}{R\cdot C}
  • Q4. La tension d'expression uC(t)=A⋅e−tτ+Bu_{C}(t)=A\cdot e^{-\frac{t}{\tau}}+B est solution de cette équation différentielle. Déterminer, en fonction des paramètres EE, RR et CC, les expressions des constantes AA, BB et τ\tau adaptées aux conditions de l'expérience.
  • On réalise une première expérience de charge du condensateur pour une hauteur htesth_{test} de liquide. La figure 5 représente l'évolution temporelle de la tension uC(t)u_{C}(t) aux bornes de ce condensateur.
  • Points de mesure de uC (en V) en fonction de t (en s), de 0 à 0,7 s, quadrillage de 0,02 s et 0,2 V : la tension part de 0, vaut 1,9 V à 0,05 s, 3,0 V à 0,10 s, 3,2 V à 0,11 s, 4,3 V à 0,20 s, puis tend vers 5,0 V, atteint pratiquement à partir de 0,5 s.
    Figure 5. Évolution temporelle de la tension uC(t)u_{C}(t) aux bornes du condensateur lors de sa charge
  • L'expérience est reproduite pour différentes hauteurs hh de liquide. La représentation graphique de la variation de la capacité du condensateur en fonction de la hauteur de liquide est donnée en figure 6. Une droite de modélisation y a été tracée.
  • Capacité C (en nF, de 0 à 34) en fonction de la hauteur h de liquide (en cm, de 0 à 24) : points alignés, environ 5,3 nF à 3 cm, 15,3 nF à 10 cm, 22 nF à 15 cm, 29 nF à 20 cm, 33 nF à 23 cm ; la droite de modélisation en pointillés coupe l'axe des ordonnées vers 1 nF et passe par environ 18 nF pour h = 12 cm.
    Figure 6. Variation de la capacité CC du condensateur en fonction de la hauteur hh de liquide
  • Q5. À l'aide des figures 5 et 6, déterminer la hauteur htesth_{test} de liquide utilisée dans la première expérience.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.
  • 2. Contrôle de la température du jus de raisin
  • Pour que la fermentation alcoolique se produise, la température du jus doit être maintenue autour de 18 °C. Ainsi, la cuve de stockage est équipée d'un échangeur thermique plongeant dans le jus permettant d'assurer soit un chauffage soit un refroidissement du jus, en fonction des variations constatées de la température de celui-ci.
  • On souhaite établir le bilan énergétique du système {jus de raisin} afin de déterminer la puissance de l'échangeur thermique à utiliser.
  • La figure 7 présente les puissances échangées entre le système {jus de raisin} et le milieu extérieur. On considère que le jus de raisin est à l'équilibre thermique.
  • Le système jus de raisin, dessiné au centre, reçoit deux flèches dirigées vers lui : à gauche le flux thermique ΦP (en W) à travers les parois de la cuve de stockage, à droite la puissance thermique P (en W) de l'échangeur thermique.
    Figure 7. Bilan de puissances du système
  • Données :
    • température du jus à maintenir lors de la fermentation alcoolique : θjus=18\theta_{jus}=18 °C ;
    • température moyenne de l'air extérieur : θext=22\theta_{ext}=22 °C ;
    • caractéristiques de la cuve de stockage :
    ◦ contenance : V=2 m3V=2\ \mathrm{m^{3}} ;
    ◦ surface d'échange thermique : S=9 m2S=9\ \mathrm{m^{2}} ;
    • la capacité thermique de l'ensemble du jus de raisin est notée CJC_{J} (en J⋅K−1\mathrm{J\cdot K^{-1}}) ;
    • la fermentation d'une masse de jus mjusm_{jus} dégage une puissance thermique PFP_{F} donnée par une loi empirique : PF=0,127⋅mjusP_{F}=0{,}127\cdot m_{jus} où mjusm_{jus} est en kg et PFP_{F} en W ;
    • flux thermique entre l'extérieur et l'intérieur de la cuve de stockage : ΦP=A⋅S⋅(θext−θjus)\Phi_{P}=A\cdot S\cdot(\theta_{ext}-\theta_{jus})
    avec :
    ◦ SS la surface d'échange thermique (en m2\mathrm{m^{2}}) ;
    ◦ AA le coefficient global d'échange par les parois de la cuve de stockage : A=12 W⋅m−2⋅K−1A=12\ \mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}} ;
    • masse volumique du jus de raisin au cours de la fermentation alcoolique : ρjus=1 090 kg⋅m−3\rho_{jus}=1\,090\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}}.
  • Q6. Indiquer, en justifiant, le sens du transfert thermique s'opérant entre le jus maintenu à la température θjus\theta_{jus} et l'air extérieur à la température θext\theta_{ext} lors de la fermentation alcoolique.
  • Q7. Calculer la valeur du flux thermique global ΦP\Phi_{P} à travers les parois de la cuve de stockage.
  • Q8. Calculer la puissance PFP_{F} dégagée par la fermentation du jus de raisin dans la cuve de stockage entièrement remplie.
  • On admet que, compte tenu du dégagement d'énergie lié à la fermentation, le premier principe de la thermodynamique appliqué au système fermé {jus de raisin}, dont la température varie de Δθ\Delta\theta entre deux instants tt et t+Δtt+\Delta t, conduit à la relation ci-dessous : CJ⋅Δθ=(ΦP+P+PF)⋅ΔtC_{J}\cdot\Delta\theta=(\Phi_{P}+P+P_{F})\cdot\Delta t
  • Q9. Déterminer la valeur de la puissance thermique PP de l'échangeur interne placé dans la cuve de stockage permettant de maintenir constante la température du jus. Interpréter le signe de PP.
  • 3. Contrôle du taux de sucre dans le jus de raisin et principe du mustimètre
  • La mesure de la teneur en sucre d'un jus de raisin permet au vigneron de suivre au cours du temps le processus de fermentation. Lorsque la teneur en sucre est stabilisée à son minimum, l'étape de fermentation alcoolique est terminée.
  • Pour cela, le vigneron utilise un mustimètre, appareil qui mesure la masse volumique ρjus\rho_{jus} du jus. Cette mesure permet ensuite de connaître la concentration en masse de sucre. On étudie dans cette partie le principe de fonctionnement d'un mustimètre.
  • Données :
    • la poussée d'Archimède est la force exercée par un fluide sur un système immergé dans ce fluide. Ses caractéristiques sont :
    ◦ direction : verticale ;
    ◦ sens : vers le haut ;
    ◦ valeur : πA=ρ⋅V⋅g\pi_{A}=\rho\cdot V\cdot g où ρ\rho est la masse volumique du fluide, VV est le volume de la partie immergée du système et gg est l'intensité de la pesanteur ;
    • le mustimètre étudié, de masse m0=55m_{0}=55 g, est composé de deux parties :
    ◦ un tube large, totalement immergé, de volume V0=49V_{0}=49 mL ;
    ◦ un tube fin gradué, de forme cylindrique, partiellement immergé, de section ST=5×10−5 m2S_{T}=5\times 10^{-5}\ \mathrm{m^{2}} ; on note hTh_{T} la hauteur immergée du tube ;
    • on néglige la poussée d'Archimède due à l'air devant celle exercée par le jus de raisin.
  • Pour réaliser la mesure, le mustimètre est plongé dans un échantillon de jus de raisin, flotte et se stabilise : on peut alors lire la masse volumique sur le tube fin gradué (voir figure 8).
  • À gauche, le mustimètre flotte dans le jus de raisin : le tube large est entièrement immergé et le tube fin gradué dépasse de la surface, immergé sur une hauteur hT. À droite, le mustimètre seul : tube fin gradué en haut, tube large lesté en bas.
    Figure 8. Schéma d'un mustimètre
  • Q10. Identifier les deux forces agissant sur le système {mustimètre} en équilibre dans le jus de raisin.
  • Q11. Montrer que la hauteur hTh_{T} de la partie immergée du tube fin peut s'écrire sous la forme : hT=m0ρjus⋅ST−V0STh_{T}=\dfrac{m_{0}}{\rho_{jus}\cdot S_{T}}-\dfrac{V_{0}}{S_{T}} avec ρjus\rho_{jus} : la masse volumique du jus de raisin
  • Q12. Les graduations sur le tube fin du mustimètre indiquent la valeur de la masse volumique du liquide, exprimée en g⋅mL−1\mathrm{g\cdot mL^{-1}}. Justifier qualitativement que le mustimètre s'enfonce lorsque la masse volumique du jus diminue.
  • La plage de mesure du mustimètre correspond à une hauteur hTh_{T} immergée variant entre 1 cm et 14 cm.
  • Q13. Déterminer la masse volumique minimale ρjus,min\rho_{jus,min} que peut mesurer ce mustimètre.
  • Q14. La masse volumique du jus de raisin diminue lorsque le degré de fermentation augmente. Expliquer le problème que l'on rencontre lors de l'utilisation de ce mustimètre avec un jus trop fermenté.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/13

Q2
Q4
Q5
Q6
Q7
Q8
Q9
Q10
Q13
Voir la correction

Réponses

  • Q1 Le liquide doit être conducteur pour former la seconde armature : sans elle, pas de condensateur
  • Q2 C=ε ℓ heC=\dfrac{\varepsilon\,\ell\,h}{e} est proportionnelle à hh : elle augmente
  • Q3 E=uR+uCE=u_{R}+u_{C}, uR=R CduCdtu_{R}=R\,C\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}, puis division par RCRC
  • Q4 A=−EA=-E, B=EB=E, τ=R⋅C\tau=R\cdot C
  • Q5 τ≈0,11\tau\approx 0{,}11 s, C=τ/R≈18C=\tau/R\approx 18 nF, htest≈12h_{test}\approx 12 cm
  • Q6 De l'air extérieur (22 °C) vers le jus (18 °C), du chaud vers le froid
  • Q7 ΦP=12×9×4=432\Phi_{P}=12\times 9\times 4=432 W
  • Q8 mjus=2 180m_{jus}=2\,180 kg, PF=277P_{F}=277 W
  • Q9 P=−(ΦP+PF)≈−7,1×102P=-(\Phi_{P}+P_{F})\approx -7{,}1\times 10^{2} W : l'échangeur refroidit le jus
  • Q10 Le poids P⃗\vec{P} (vers le bas) et la poussée d'Archimède π⃗A\vec{\pi}_{A} (vers le haut)
  • Q11 m0=ρjus(V0+SThT)m_{0}=\rho_{jus}(V_{0}+S_{T}h_{T}) donne l'expression demandée
  • Q12 Moins de masse volumique, il faut plus de volume immergé pour équilibrer le poids : il s'enfonce
  • Q13 ρjus,min=5549+7=0,98 g⋅mL−1\rho_{jus,min}=\dfrac{55}{49+7}=0{,}98\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}}
  • Q14 Sous 0,98 g⋅mL−10{,}98\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}}, hT>14h_{T}>14 cm : lecture impossible, voire mustimètre qui coule

Q1. Un condensateur est formé de DEUX conducteurs, les armatures, séparés par un isolant. Ici, la tige recouverte d'isolant ne forme qu'une armature ; la seconde, c'est le liquide lui-même, qui doit donc conduire le courant pour que des charges électriques puissent s'y accumuler au contact de l'isolant. Dans un liquide isolant, aucune charge ne peut venir se répartir sur la surface mouillée : il n'y a pas de seconde armature, donc pas de condensateur dont la capacité dépendrait de la hauteur de liquide. Le fil dénudé, qui relie le liquide au circuit, ne servirait à rien non plus : il ne serait relié électriquement à rien.

Erreur fréquente : répondre que « le courant ne passe pas » sans dire pourquoi c'est gênant. Même dans un liquide conducteur, aucun courant ne traverse le condensateur (l'isolant l'en empêche) ; ce qui compte, c'est que le liquide joue le rôle d'armature.

Q2. On combine les deux relations données : C=ε⋅SCe=ε⋅ℓ⋅heC=\dfrac{\varepsilon\cdot S_{C}}{e}=\dfrac{\varepsilon\cdot\ell\cdot h}{e}. La permittivité ε\varepsilon, la largeur ℓ\ell et l'épaisseur ee de l'isolant ne dépendent pas du remplissage : CC est proportionnelle à hh. Quand la hauteur de liquide augmente, la surface des armatures en regard augmente et la capacité AUGMENTE. C'est exactement ce qui fait du dispositif un capteur de niveau : mesurer CC, c'est mesurer hh.

Q3. Interrupteur en position 2 : le générateur, le conducteur ohmique et le condensateur forment une seule maille. Avec les orientations de la figure 4, en parcourant la maille, la flèche de EE est dans un sens et celles de uRu_{R} et de uCu_{C} dans le sens opposé, d'où la loi des mailles : E−uR−uC=0E-u_{R}-u_{C}=0, soit E=uR+uCE=u_{R}+u_{C}.

Loi d'Ohm, le conducteur ohmique étant en convention récepteur (flèche de uRu_{R} opposée au sens de ii) : uR=R⋅iu_{R}=R\cdot i. Relation du condensateur : sa charge vaut q=C⋅uCq=C\cdot u_{C} et l'intensité est le débit de charge, i=dqdti=\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}, avec ii orienté vers l'armature qui porte qq ; CC étant constante pendant la charge (la hauteur htesth_{test} ne change pas), i=C⋅duCdti=C\cdot\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}.

En remplaçant : E=R⋅C⋅duCdt+uCE=R\cdot C\cdot\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}+u_{C}, puis en divisant chaque terme par R⋅CR\cdot C : duCdt+uCR⋅C=ER⋅C\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}+\dfrac{u_{C}}{R\cdot C}=\dfrac{E}{R\cdot C}, l'équation annoncée. Vérification d'homogénéité : R⋅CR\cdot C est un temps, donc chaque terme est une tension divisée par un temps.

Q4. On injecte la forme proposée dans l'équation. Avec duCdt=−Aτe−tτ\dfrac{\mathrm{d}u_{C}}{\mathrm{d}t}=-\dfrac{A}{\tau}e^{-\frac{t}{\tau}} : −Aτe−tτ+A e−tτ+BR⋅C=ER⋅C-\dfrac{A}{\tau}e^{-\frac{t}{\tau}}+\dfrac{A\,e^{-\frac{t}{\tau}}+B}{R\cdot C}=\dfrac{E}{R\cdot C}, soit A e−tτ(1R⋅C−1τ)+BR⋅C=ER⋅CA\,e^{-\frac{t}{\tau}}\left(\dfrac{1}{R\cdot C}-\dfrac{1}{\tau}\right)+\dfrac{B}{R\cdot C}=\dfrac{E}{R\cdot C} pour tout tt.

Le membre de droite est constant alors que e−tτe^{-\frac{t}{\tau}} varie avec le temps : le coefficient de l'exponentielle doit être nul, d'où τ=R⋅C\tau=R\cdot C ; il reste BR⋅C=ER⋅C\dfrac{B}{R\cdot C}=\dfrac{E}{R\cdot C}, donc B=EB=E. La constante AA se fixe par la condition initiale : le condensateur est déchargé à t=0t=0, uC(0)=0u_{C}(0)=0, donc A⋅e0+B=0A\cdot e^{0}+B=0 et A=−B=−EA=-B=-E.

Conclusion : A=−EA=-E, B=EB=E, τ=R⋅C\tau=R\cdot C, soit uC(t)=E(1−e−tR⋅C)u_{C}(t)=E\left(1-e^{-\frac{t}{R\cdot C}}\right). Vérification sur la figure 5 : la tension part de 0 et tend vers 5,05{,}0 V, la valeur de EE. Piège : l'équation seule ne donne pas AA ; c'est la condition initiale qui le fixe, et elle seule.

Q5. La démarche tient en trois étapes : lire la constante de temps τ\tau sur la figure 5, en déduire la capacité CC par τ=R⋅C\tau=R\cdot C (question Q4), puis lire sur la droite de la figure 6 la hauteur qui correspond à cette capacité.

Étape 1, constante de temps. À t=τt=\tau, uC(τ)=E (1−e−1)=0,63 E=0,63×5,0=3,2u_{C}(\tau)=E\,(1-e^{-1})=0{,}63\,E=0{,}63\times 5{,}0=3{,}2 V (plus précisément 3,163{,}16 V). Sur la figure 5, la tension vaut 3,03{,}0 V à 0,100{,}10 s et 3,23{,}2 V à 0,110{,}11 s : la courbe atteint 3,163{,}16 V à τ≈0,11\tau\approx 0{,}11 s. Vérification : la charge est pratiquement terminée au bout de 5τ≈0,555\tau\approx 0{,}55 s, où uC=E (1−e−5)=4,97u_{C}=E\,(1-e^{-5})=4{,}97 V, et c'est bien vers 0,50{,}5 s que les points rejoignent le palier de 5,05{,}0 V. On peut aussi tracer la tangente à l'origine, qui coupe l'asymptote uC=Eu_{C}=E à la date τ\tau ; la méthode des 63 % est ici plus sûre, les premiers points étant très serrés.

Étape 2, capacité. C=τR=0,116,0×106=1,8×10−8C=\dfrac{\tau}{R}=\dfrac{0{,}11}{6{,}0\times 10^{6}}=1{,}8\times 10^{-8} F, soit C≈18C\approx 18 nF. L'ordre de grandeur est cohérent avec l'axe des ordonnées de la figure 6, gradué de 0 à 34 nF.

Étape 3, hauteur. La droite de modélisation de la figure 6 passe par (0 ; 1,0 nF)(0\ ;\ 1{,}0\ \text{nF}) et par (23 cm ; 33 nF)(23\ \text{cm}\ ;\ 33\ \text{nF}) : son coefficient directeur vaut 33−1,023=1,39 nF⋅cm−1\dfrac{33-1{,}0}{23}=1{,}39\ \mathrm{nF\cdot cm^{-1}}, et son équation est C=1,39 h+1,0C=1{,}39\,h+1{,}0 (CC en nF, hh en cm). Pour C=18,3C=18{,}3 nF : htest=18,3−1,01,39=12,4h_{test}=\dfrac{18{,}3-1{,}0}{1{,}39}=12{,}4 cm. La lecture directe sur le graphe, à l'abscisse où la droite atteint 18 nF, donne la même chose : htest≈12h_{test}\approx 12 cm.

Commentaire : la droite ne passe pas exactement par l'origine (environ 1 nF pour h=0h=0), ce qui traduit une capacité parasite des fils et du montage ; c'est pour cela qu'on lit sur la droite de modélisation plutôt que d'appliquer C=ε ℓ heC=\dfrac{\varepsilon\,\ell\,h}{e}. Sa pente donne d'ailleurs la permittivité du polyester : ε=pente×eℓ=1,39×10−7×80×10−60,41=2,7×10−11 F⋅m−1\varepsilon=\text{pente}\times\dfrac{e}{\ell}=1{,}39\times 10^{-7}\times\dfrac{80\times 10^{-6}}{0{,}41}=2{,}7\times 10^{-11}\ \mathrm{F\cdot m^{-1}}, environ trois fois la permittivité du vide, valeur typique d'un plastique. Le correcteur évalue la démarche : les trois étapes doivent apparaître, même si la lecture finale diffère d'un centimètre.

Erreur fréquente : prendre pour τ\tau la date où uCu_{C} atteint la moitié de EE (environ 0,0750{,}075 s), ou oublier de convertir les nanofarads avant de calculer ; une capacité de quelques farads ou de quelques picofarads sortirait alors de la figure 6, ce qui doit alerter.

Q6. Un transfert thermique s'effectue spontanément du corps le plus chaud vers le corps le plus froid. L'air extérieur, à θext=22\theta_{ext}=22 °C, est plus chaud que le jus maintenu à θjus=18\theta_{jus}=18 °C : le transfert thermique se fait de l'air extérieur VERS le jus, à travers les parois de la cuve. Le jus reçoit donc de l'énergie par ses parois, ce que traduit le signe positif de ΦP=A⋅S⋅(θext−θjus)\Phi_{P}=A\cdot S\cdot(\theta_{ext}-\theta_{jus}), compté comme reçu par le système sur la figure 7.

Q7. Application de la relation donnée, l'écart de température de 4 °C étant aussi un écart de 4 K : ΦP=A⋅S⋅(θext−θjus)=12×9×(22−18)=432\Phi_{P}=A\cdot S\cdot(\theta_{ext}-\theta_{jus})=12\times 9\times(22-18)=432 W, soit ΦP≈4,3×102\Phi_{P}\approx 4{,}3\times 10^{2} W. Les données (S=9 m2S=9\ \mathrm{m^{2}}, un seul chiffre significatif) ne permettent pas mieux : on retient l'ordre de 430 W. Le flux est positif : le jus reçoit cette puissance de l'extérieur, en accord avec Q6.

Q8. La cuve est entièrement remplie : le volume de jus est la contenance V=2 m3V=2\ \mathrm{m^{3}}, et sa masse vaut mjus=ρjus⋅V=1 090×2=2 180m_{jus}=\rho_{jus}\cdot V=1\,090\times 2=2\,180 kg. La loi empirique donne alors PF=0,127×mjus=0,127×2 180=277P_{F}=0{,}127\times m_{jus}=0{,}127\times 2\,180=277 W, soit PF≈2,8×102P_{F}\approx 2{,}8\times 10^{2} W.

Piège : la loi attend une MASSE en kilogrammes. Utiliser directement le volume (2) ou le volume en litres (2 000) donne une puissance absurde ; le passage par ρjus\rho_{jus} est la vraie difficulté de la question.

Q9. Maintenir constante la température du jus impose Δθ=0\Delta\theta=0 quel que soit Δt\Delta t. La relation du premier principe donne alors (ΦP+P+PF)⋅Δt=0(\Phi_{P}+P+P_{F})\cdot\Delta t=0, donc ΦP+P+PF=0\Phi_{P}+P+P_{F}=0 : les puissances reçues par le jus doivent se compenser.

D'où P=−(ΦP+PF)=−(432+277)=−709P=-(\Phi_{P}+P_{F})=-(432+277)=-709 W, soit P≈−7,1×102P\approx -7{,}1\times 10^{2} W.

Interprétation : sur la figure 7, PP est comptée positivement quand le jus REÇOIT de l'énergie de l'échangeur. Une valeur négative signifie que le jus CÈDE de l'énergie à l'échangeur, qui doit donc fonctionner en REFROIDISSEMENT et évacuer environ 710 W. C'est cohérent : le jus reçoit de l'énergie à la fois de l'air extérieur, plus chaud, et de la fermentation, qui est exothermique ; sans échangeur, sa température monterait.

Q10. Le système {mustimètre}, en équilibre dans le jus, est soumis à deux forces, la poussée d'Archimède de l'air étant négligée :
• son poids P⃗\vec{P}, vertical, vers le bas, de valeur P=m0⋅gP=m_{0}\cdot g, appliqué au centre de gravité ;
• la poussée d'Archimède π⃗A\vec{\pi}_{A} exercée par le jus, verticale, vers le haut, de valeur πA=ρjus⋅Vimm⋅g\pi_{A}=\rho_{jus}\cdot V_{imm}\cdot g, où VimmV_{imm} est le volume immergé.

Q11. Le mustimètre est immobile dans le référentiel terrestre supposé galiléen : d'après le principe d'inertie (première loi de Newton), les forces qui s'exercent sur lui se compensent, P⃗+π⃗A=0⃗\vec{P}+\vec{\pi}_{A}=\vec{0}. Les deux forces étant verticales et de sens opposés, leurs valeurs sont égales : m0⋅g=ρjus⋅Vimm⋅gm_{0}\cdot g=\rho_{jus}\cdot V_{imm}\cdot g.

Le volume immergé est celui du tube large, totalement immergé, plus celui de la partie immergée du tube fin, cylindre de section STS_{T} et de hauteur hTh_{T} : Vimm=V0+ST⋅hTV_{imm}=V_{0}+S_{T}\cdot h_{T}. Après simplification par gg : m0=ρjus (V0+ST hT)m_{0}=\rho_{jus}\,(V_{0}+S_{T}\,h_{T}), donc V0+ST hT=m0ρjusV_{0}+S_{T}\,h_{T}=\dfrac{m_{0}}{\rho_{jus}}, et en divisant par STS_{T} : hT=m0ρjus⋅ST−V0STh_{T}=\dfrac{m_{0}}{\rho_{jus}\cdot S_{T}}-\dfrac{V_{0}}{S_{T}}, l'expression demandée.

Vérification numérique avec le jus de la partie 2 (ρjus=1 090 kg⋅m−3\rho_{jus}=1\,090\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}}), en unités SI : 0,0551 090×5×10−5−49×10−65×10−5=1,009−0,980=0,029\dfrac{0{,}055}{1\,090\times 5\times 10^{-5}}-\dfrac{49\times 10^{-6}}{5\times 10^{-5}}=1{,}009-0{,}980=0{,}029 m, soit hT≈2,9h_{T}\approx 2{,}9 cm, bien dans la plage de 1 à 14 cm.

Q12. Le poids du mustimètre ne change pas d'un liquide à l'autre. À l'équilibre, la poussée d'Archimède doit toujours valoir m0⋅gm_{0}\cdot g ; or elle vaut ρjus⋅Vimm⋅g\rho_{jus}\cdot V_{imm}\cdot g. Si la masse volumique du jus diminue, il faut un volume immergé plus grand pour obtenir la même poussée : le mustimètre s'enfonce davantage, hTh_{T} augmente. L'expression de Q11 le confirme : hTh_{T} est une fonction décroissante de ρjus\rho_{jus}. Conséquence pratique : les petites masses volumiques sont lues en HAUT du tube gradué, les grandes en bas.

Q13. D'après Q12, la masse volumique la plus faible mesurable correspond à l'enfoncement maximal, hT,max=14h_{T,max}=14 cm. On isole ρjus\rho_{jus} dans la relation d'équilibre : ρjus,min=m0V0+ST⋅hT,max\rho_{jus,min}=\dfrac{m_{0}}{V_{0}+S_{T}\cdot h_{T,max}}.

En unités cohérentes : ST⋅hT,max=5×10−5×0,14=7×10−6 m3=7S_{T}\cdot h_{T,max}=5\times 10^{-5}\times 0{,}14=7\times 10^{-6}\ \mathrm{m^{3}}=7 mL, donc V0+SThT,max=49+7=56V_{0}+S_{T}h_{T,max}=49+7=56 mL et ρjus,min=5556=0,98 g⋅mL−1\rho_{jus,min}=\dfrac{55}{56}=0{,}98\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}} (982 kg⋅m−3982\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}}). Même calcul pour l'autre borne, hT=1h_{T}=1 cm : 5549+0,5=1,11 g⋅mL−1\dfrac{55}{49+0{,}5}=1{,}11\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}}. Le mustimètre mesure donc entre 0,980{,}98 et 1,11 g⋅mL−11{,}11\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}}, ce qui encadre bien la masse volumique d'un jus en fermentation (1,090 g⋅mL−11{,}090\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}}).

Erreur fréquente : mélanger les unités, par exemple STS_{T} en m2\mathrm{m^{2}} et hTh_{T} en cm ; travailler en mL et en g, comme ici, ou tout en SI, évite le piège.

Q14. Au cours de la fermentation, le sucre, qui alourdit le jus, est transformé en alcool, moins dense que l'eau : la masse volumique du jus diminue. Un jus trop fermenté peut descendre sous ρjus,min=0,98 g⋅mL−1\rho_{jus,min}=0{,}98\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}}. D'après Q12, le mustimètre s'enfonce alors au-delà de hT=14h_{T}=14 cm : la surface du liquide dépasse le haut de la zone graduée et aucune valeur ne peut être lue. Pour une masse volumique encore plus faible, le volume total de l'appareil ne suffit plus à fournir une poussée égale à son poids : le mustimètre coule. Pour fixer les idées, de l'eau pure, de masse volumique 1,00 g⋅mL−11{,}00\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}}, donne déjà hT=551,00×0,5−490,5=12h_{T}=\dfrac{55}{1{,}00\times 0{,}5}-\dfrac{49}{0{,}5}=12 cm : un vin fini est en bout d'échelle. Il faut alors un appareil conçu pour une plage plus basse (un alcoomètre, par exemple), avec un tube large de plus grand volume ou un lest plus léger.

0,10,20,30,40,50,60,71234560,63 × E = 3,16 Vτ ≈ 0,11 st (s)uC (V)

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Étude d'une lessive « multi-usages »

4 points Acide-base, pKa et titragesDéterminer la composition d'un système : lois, spectres et domaines de validitéRésolution de problème et exploitation de documents

Le carbonate de sodium, de formule Na2CO3\mathrm{Na_{2}CO_{3}}, entre dans la composition de nombreuses lessives pour le nettoyage des sols et des murs. Il permet de « solubiliser » les corps gras, facilitant ainsi l'action des tensioactifs.

Les objectifs de cet exercice sont de :
- mener une étude des propriétés acido-basiques de l'ion carbonate ;
- vérifier que le pourcentage en masse de carbonate de sodium présent dans une lessive « multi-usages » est bien compris entre 30 et 60 %, comme annoncé par le fabriquant.

1. Étude des propriétés acido-basiques de l'ion carbonate

Données :
• masse molaire de Na2CO3\mathrm{Na_{2}CO_{3}} : 106,0 g⋅mol−1106{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
• valeurs des pKA\mathrm{p}K_{A} à 25 °C des couples acide-base associés à CO2(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)} :
◦ CO2(aq) / HCO3−(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)\,/\,HCO_{3}^{-}(aq)} : pKA1=6,4\mathrm{p}K_{A1}=6{,}4 ;
◦ HCO3−(aq) / CO32−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)\,/\,CO_{3}^{2-}(aq)} : pKA2=10,3\mathrm{p}K_{A2}=10{,}3 ;
• diagramme de distribution en fonction du pH des différentes espèces acide-base des couples associés à CO2(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)} :

Proportions relatives (en %) de trois espèces en fonction du pH, de 0 à 14. Courbe 1 (tirets et points) : 100 % jusqu'à pH 4, décroît et croise la courbe 2 à 50 % vers pH 6,4, nulle au-delà de pH 9. Courbe 2 (pointillés) : nulle aux pH extrêmes, maximum proche de 98 % vers pH 8,3, croise la courbe 3 à 50 % vers pH 10,3. Courbe 3 (tirets) : nulle jusqu'à pH 8, croît et atteint 100 % au-delà de pH 12.
Figure 1. Diagramme de distribution des différentes espèces acide-base des couples associés à CO2(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)}
  • Q1. Représenter le diagramme de prédominance des espèces acide-base des couples associés à CO2(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)}.
  • Q2. Identifier, en justifiant, les espèces chimiques associées à chacune des courbes 1, 2 et 3 de la figure 1.
  • Q3. Expliquer, en justifiant, comment retrouver la valeur du pKA2\mathrm{p}K_{A2} associée au couple HCO3−(aq) / CO32−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)\,/\,CO_{3}^{2-}(aq)} à l'aide de la figure 1.
  • Q4. Écrire l'équation de réaction modélisant la transformation mettant en jeu l'ion carbonate CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)} et l'eau. Justifier le caractère basique des ions carbonate dans l'eau.
  • 2. Détermination du pourcentage en masse de carbonate de sodium présent dans une lessive
  • Afin de déterminer le pourcentage en masse de carbonate de sodium présent dans une lessive « multi-usages », on réalise le protocole expérimental suivant :
    - peser une masse de 4,0 g de lessive et la dissoudre dans une fiole jaugée de 100,0 mL ;
    - diluer d'un facteur 10 la solution de lessive obtenue ;
    - prélever un volume de 50,0 mL de solution de lessive diluée puis réaliser son titrage par une solution d'acide chlorhydrique de concentration cA=1,0×10−1 mol⋅L−1c_{A}=1{,}0\times 10^{-1}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • La courbe du suivi pH-métrique de ce titrage ainsi que celle de la dérivée sont données en figure 2 ci-dessous.
  • Titrage pH-métrique, volume V d'acide chlorhydrique versé de 0 à 21 mL. Points de pH (axe de gauche, 0 à 12) : 10,7 au départ, décroissance lente, premier saut entre 7 et 8 mL (de 8,9 à 7,2), palier vers pH 6 à 7, second saut net entre 16 et 17,5 mL (de 5,2 à 2,9), puis pH voisin de 2. Courbe dérivée dpH/dV (axe de droite, de 0,5 à -2,5) : deux pics vers le bas, le premier à V = 7,5 mL (minimum -1,35), le second à V = 16,9 mL (minimum -1,95).
    Figure 2. Courbes de suivi pH-métrique et dérivée dpHdV\dfrac{\mathrm{dpH}}{\mathrm{d}V} du titrage de la solution de lessive diluée
  • Q5. Réaliser un schéma légendé du dispositif expérimental du titrage pH-métrique.
  • Q6. Préciser, en justifiant, la verrerie à utiliser pour préparer un volume de 100,0 mL de solution de lessive diluée 10 fois.
  • Dans la suite de l'exercice, on admet que les ions carbonate sont les seules espèces titrées jusqu'à la première équivalence.
  • Q7. Écrire l'équation de la réaction support du titrage entre les ions carbonate et les ions oxonium, modélisant la transformation ayant lieu jusqu'à la première équivalence.
  • Q8. Déterminer le pourcentage en masse de carbonate de sodium Na2CO3\mathrm{Na_{2}CO_{3}} présent dans la lessive « multi-usages » étudiée. Commenter.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.
  • On réalise une expérience similaire, en remplaçant la lessive par une solution de carbonate de sodium pur. Dans ce cas, le volume versé à la seconde équivalence Veˊq2V_{éq2} est le double du volume versé à la première équivalence Veˊq1V_{éq1}.
  • Q9. Comparer les valeurs des volumes obtenus à la première et à la seconde équivalence lors du titrage de la lessive. En déduire la nature probable d'autres espèces présentes dans la lessive.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

Q2
Q3
Q8
Q9
Voir la correction

Réponses

  • Q1 CO2\mathrm{CO_{2}} pour pH<6,4\mathrm{pH}<6{,}4 ; HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}} entre 6,46{,}4 et 10,310{,}3 ; CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}} pour pH>10,3\mathrm{pH}>10{,}3
  • Q2 Courbe 1 : CO2(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)} ; courbe 2 : HCO3−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)} ; courbe 3 : CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)}
  • Q3 Intersection des courbes 2 et 3 : [HCO3−]=[CO32−][\mathrm{HCO_{3}^{-}}]=[\mathrm{CO_{3}^{2-}}], pH=pKA2=10,3\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A2}=10{,}3
  • Q4 CO32−+H2O⇄HCO3−+HO−\mathrm{CO_{3}^{2-}+H_{2}O\rightleftarrows HCO_{3}^{-}+HO^{-}} : capte un proton et forme HO−\mathrm{HO^{-}}
  • Q5 Burette d'acide chlorhydrique, bécher de 50,0 mL de lessive diluée, agitateur magnétique, sonde de pH-mètre
  • Q6 Pipette jaugée de 10,010{,}0 mL et fiole jaugée de 100,0100{,}0 mL
  • Q7 CO32−(aq)+H3O+(aq)→HCO3−(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)+H_{3}O^{+}(aq)\rightarrow HCO_{3}^{-}(aq)+H_{2}O(\ell)}
  • Q8 Veˊq1=7,5V_{éq1}=7{,}5 mL, m(Na2CO3)=1,59m(\mathrm{Na_{2}CO_{3}})=1{,}59 g, soit 40 % : entre 30 et 60 %, conforme
  • Q9 Veˊq2≈16,9V_{éq2}\approx 16{,}9 mL >2Veˊq1=15,0>2V_{éq1}=15{,}0 mL : la lessive contient aussi des ions HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}}

Q1. Pour un couple acide/base, l'acide prédomine quand pH<pKA\mathrm{pH}<\mathrm{p}K_{A} et la base quand pH>pKA\mathrm{pH}>\mathrm{p}K_{A}. Avec deux couples imbriqués, l'ion hydrogénocarbonate HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}} est la base du premier et l'acide du second : il prédomine entre les deux pKA\mathrm{p}K_{A}. Sur un axe de pH gradué de 0 à 14, on place deux frontières, à 6,46{,}4 et à 10,310{,}3 :
• pH<6,4\mathrm{pH}<6{,}4 : CO2(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)} prédomine ;
• 6,4<pH<10,36{,}4<\mathrm{pH}<10{,}3 : HCO3−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)} prédomine ;
• pH>10,3\mathrm{pH}>10{,}3 : CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)} prédomine.

Le tableau ci-dessous résume le diagramme attendu sur la copie, qui se dessine comme un axe horizontal coupé aux deux pKA\mathrm{p}K_{A}. Erreur fréquente : placer HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}} à gauche, côté acide, parce qu'il « contient un H » ; c'est son rôle d'espèce intermédiaire, à la fois base et acide, qui fixe sa place au milieu.

Q2. On confronte la figure 1 au diagramme de prédominance de Q1.
• Courbe 1 : elle vaut 100 % aux pH faibles et s'annule vers pH 9 : c'est l'espèce la plus acide, CO2(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)}, qui prédomine pour pH<6,4\mathrm{pH}<6{,}4.
• Courbe 3 : nulle aux pH faibles, elle atteint 100 % aux pH élevés : c'est la base la plus forte, l'ion carbonate CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)}, qui prédomine pour pH>10,3\mathrm{pH}>10{,}3.
• Courbe 2 : nulle aux deux extrémités, elle passe par un maximum entre les deux pKA\mathrm{p}K_{A} : c'est l'ampholyte HCO3−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)}.

Vérification : les courbes 1 et 2 se croisent à 50 % pour un pH voisin de 6,4=pKA16{,}4=\mathrm{p}K_{A1}, frontière du couple CO2/HCO3−\mathrm{CO_{2}/HCO_{3}^{-}}, ce qui confirme l'attribution.

Q3. Pour le couple HCO3−/CO32−\mathrm{HCO_{3}^{-}/CO_{3}^{2-}}, la relation pH=pKA2+log⁡[CO32−][HCO3−]\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A2}+\log\dfrac{[\mathrm{CO_{3}^{2-}}]}{[\mathrm{HCO_{3}^{-}}]} montre que pH=pKA2\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{A2} exactement quand [CO32−]=[HCO3−][\mathrm{CO_{3}^{2-}}]=[\mathrm{HCO_{3}^{-}}], puisque log⁡1=0\log 1=0. Sur la figure 1, cette égalité se lit à l'intersection des courbes 2 et 3 (HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}} et CO32−\mathrm{CO_{3}^{2-}}), où les deux proportions valent 50 %. On lit l'abscisse de ce point : pH≈10,3\mathrm{pH}\approx 10{,}3, donc pKA2=10,3\mathrm{p}K_{A2}=10{,}3, la valeur des données.

Piège : lire l'intersection des courbes 1 et 3, vers pH 8,3, où les deux proportions sont presque nulles : ces deux espèces n'appartiennent pas au même couple et ce point ne donne aucun pKA\mathrm{p}K_{A}.

Q4. L'ion carbonate, base du couple HCO3−/CO32−\mathrm{HCO_{3}^{-}/CO_{3}^{2-}}, capte un proton cédé par l'eau, acide du couple H2O/HO−\mathrm{H_{2}O/HO^{-}} : CO32−(aq)+H2O(ℓ)⇄HCO3−(aq)+HO−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)+H_{2}O(\ell)\rightleftarrows HCO_{3}^{-}(aq)+HO^{-}(aq)}.

Une base au sens de Brønsted est une espèce capable de capter un proton H+\mathrm{H^{+}}. C'est ce que fait l'ion carbonate, et la réaction libère des ions hydroxyde HO−\mathrm{HO^{-}} : la solution devient basique, de pH supérieur à 7. La figure 2 le confirme : avant tout ajout d'acide, la solution de lessive diluée a un pH d'environ 10,710{,}7.

Q5. Le schéma légendé doit faire apparaître :
• une burette graduée, fixée sur un support, contenant la solution titrante d'acide chlorhydrique de concentration cA=1,0×10−1 mol⋅L−1c_{A}=1{,}0\times 10^{-1}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} ;
• un bécher contenant la prise d'essai, 50,050{,}0 mL de solution de lessive diluée, solution titrée ;
• un barreau aimanté et un agitateur magnétique, pour homogénéiser le mélange après chaque ajout ;
• la sonde (électrode combinée) d'un pH-mètre étalonné, plongée dans la solution et reliée au pH-mètre.

Erreur fréquente : oublier l'agitation, ou inverser les solutions en mettant la lessive dans la burette ; c'est le réactif de concentration connue, l'acide, qui est versé.

Q6. Diluer 10 fois en préparant Vfille=100,0V_{fille}=100{,}0 mL impose de prélever Vmeˋre=Vfille10=10,0V_{mère}=\dfrac{V_{fille}}{10}=10{,}0 mL de solution mère. La conservation de la quantité de matière de soluté, cmeˋreVmeˋre=cfilleVfillec_{mère}V_{mère}=c_{fille}V_{fille}, donne bien cmeˋrecfille=VfilleVmeˋre=10\dfrac{c_{mère}}{c_{fille}}=\dfrac{V_{fille}}{V_{mère}}=10.

Verrerie : une pipette jaugée de 10,010{,}0 mL, munie d'une propipette (ou d'un pipeteur), pour le prélèvement, et une fiole jaugée de 100,0100{,}0 mL pour la dilution, complétée à l'eau distillée jusqu'au trait de jauge puis homogénéisée. On choisit de la verrerie JAUGÉE parce que c'est la plus précise pour un volume fixé ; une éprouvette graduée ou un bécher ne conviennent pas pour une solution qu'on va titrer.

Q7. Jusqu'à la première équivalence, l'ion oxonium cède un proton à l'ion carbonate, qui devient l'ion hydrogénocarbonate : CO32−(aq)+H3O+(aq)→HCO3−(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)+H_{3}O^{+}(aq)\rightarrow HCO_{3}^{-}(aq)+H_{2}O(\ell)}. La réaction est considérée comme totale et rapide, deux qualités exigées d'une réaction support de titrage ; les ions sodium et chlorure sont spectateurs.

Q8. Démarche : lire le volume de la première équivalence, en déduire la quantité d'ions carbonate dans la prise d'essai, remonter à la solution de départ en tenant compte de la dilution et du volume, puis passer à la masse.

Lecture : l'équivalence correspond à l'extremum de la dérivée dpHdV\dfrac{\mathrm{dpH}}{\mathrm{d}V}, ici un minimum puisque le pH diminue. Le premier pic est à Veˊq1=7,5V_{éq1}=7{,}5 mL, au milieu du premier saut de pH.

Quantité titrée : à l'équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de l'équation de Q7 (un pour un) : n(CO32−)prise=cA×Veˊq1=1,0×10−1×7,5×10−3=7,5×10−4n(\mathrm{CO_{3}^{2-}})_{\text{prise}}=c_{A}\times V_{éq1}=1{,}0\times 10^{-1}\times 7{,}5\times 10^{-3}=7{,}5\times 10^{-4} mol dans 50,050{,}0 mL de solution diluée.

Retour à la lessive : la solution diluée a pour concentration 7,5×10−450,0×10−3=1,5×10−2 mol⋅L−1\dfrac{7{,}5\times 10^{-4}}{50{,}0\times 10^{-3}}=1{,}5\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} ; la solution mère, dix fois plus concentrée, 1,5×10−1 mol⋅L−11{,}5\times 10^{-1}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Ses 100,0100{,}0 mL contiennent tout le carbonate des 4,0 g de lessive : n=1,5×10−1×0,1000=1,5×10−2n=1{,}5\times 10^{-1}\times 0{,}1000=1{,}5\times 10^{-2} mol. Chaque unité Na2CO3\mathrm{Na_{2}CO_{3}} apporte un ion carbonate, donc m(Na2CO3)=n×M=1,5×10−2×106,0=1,59m(\mathrm{Na_{2}CO_{3}})=n\times M=1{,}5\times 10^{-2}\times 106{,}0=1{,}59 g.

Pourcentage en masse : 1,594,0×100=40\dfrac{1{,}59}{4{,}0}\times 100=40 % (deux chiffres significatifs, comme la masse de lessive et Veˊq1V_{éq1}). Commentaire : la valeur est bien comprise entre 30 et 60 %, l'indication du fabricant est vérifiée. Raccourci de contrôle : la prise d'essai représente 50,0100,0×110=120\dfrac{50{,}0}{100{,}0}\times\dfrac{1}{10}=\dfrac{1}{20} de la lessive pesée, et 20×7,5×10−4=1,5×10−220\times 7{,}5\times 10^{-4}=1{,}5\times 10^{-2} mol, même résultat.

Erreur fréquente : oublier un des deux facteurs, la dilution par 10 ou le rapport 100 mL sur 50 mL ; on trouve alors 4 % ou 20 %, hors de la fourchette annoncée, ce qui doit faire relire le calcul.

Q9. Sur la figure 2, le second pic de la dérivée est à Veˊq2≈16,9V_{éq2}\approx 16{,}9 mL, alors que 2 Veˊq1=15,02\,V_{éq1}=15{,}0 mL : pour la lessive, Veˊq2>2 Veˊq1V_{éq2}>2\,V_{éq1}. Autrement dit, entre les deux équivalences on verse 16,9−7,5=9,416{,}9-7{,}5=9{,}4 mL, plus que les 7,57{,}5 mL de la première étape.

Interprétation : entre les deux équivalences, l'acide titre les ions hydrogénocarbonate, HCO3−+H3O+→CO2+2 H2O\mathrm{HCO_{3}^{-}+H_{3}O^{+}\rightarrow CO_{2}+2\,H_{2}O}. Pour du carbonate de sodium pur, ces ions proviennent tous de la première étape et sont en même quantité que les ions carbonate de départ, d'où Veˊq2=2 Veˊq1V_{éq2}=2\,V_{éq1}. Ici, la seconde étape consomme davantage d'acide : la lessive contenait DÉJÀ des ions hydrogénocarbonate HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}}, probablement sous forme d'hydrogénocarbonate de sodium NaHCO3\mathrm{NaHCO_{3}} (le « bicarbonate de soude »). Ils ne sont pas titrés avant la première équivalence, l'ion carbonate, base plus forte, réagissant en premier, ce qui est cohérent avec l'hypothèse de l'énoncé.

Ordre de grandeur : l'excédent, cA (Veˊq2−2Veˊq1)=1,0×10−1×1,9×10−3=1,9×10−4c_{A}\,(V_{éq2}-2V_{éq1})=1{,}0\times 10^{-1}\times 1{,}9\times 10^{-3}=1{,}9\times 10^{-4} mol dans la prise d'essai, représente environ le quart de la quantité d'ions carbonate.

pHde 0 à 6,4de 6,4 à 10,3de 10,3 à 14
Espèce prédominanteCO2(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)}HCO3−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)}CO32−(aq)\mathrm{CO_{3}^{2-}(aq)}
Diagramme de prédominance des espèces associées à CO2(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)} (frontières aux deux pKA\mathrm{p}K_{A})

Exercice 3 : Traitement de surface d'une pièce de jeu d'échecs

5 points Piles et électrolyseOxydo-réduction et titragesRésolution de problème et exploitation de documents

Le procédé d'anodisation est un procédé de traitement de surface utilisé le plus souvent sur des pièces en aluminium.

L'aluminium Al(s)\mathrm{Al(s)} est transformé à la surface des pièces en alumine Al2O3(s)\mathrm{Al_{2}O_{3}(s)} au cours d'une électrolyse. Cette couche d'alumine permet ainsi de protéger la pièce de la corrosion et rend possible l'imprégnation d'un colorant.

On s'intéresse, dans cet exercice, au processus d'anodisation d'une pièce de jeu d'échecs en aluminium, ainsi qu'à sa coloration.

Données :
• quelques données concernant l'acide sulfurique commercial :

FormuleMasse molaireDensitéTitre massiquePictogramme
H2SO4\mathrm{H_{2}SO_{4}}98,1 g⋅mol−198{,}1\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}1,8398 %ci-dessous
Pictogramme de danger en losange à bord rouge : un liquide qui coule de deux tubes à essai et attaque une surface et une main.
  • • masse molaire de l'alumine Al2O3(s)\mathrm{Al_{2}O_{3}(s)} : Malumine=102 g⋅mol−1M_{alumine}=102\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • masse volumique de l'eau : ρeau=1,0 kg⋅L−1\rho_{eau}=1{,}0\ \mathrm{kg\cdot L^{-1}} ;
    • couple oxydant/réducteur associé à l'alumine : Al2O3(s) / Al(s)\mathrm{Al_{2}O_{3}(s)\,/\,Al(s)} ;
    • couples oxydant/réducteur de l'eau : H+(aq) / H2(g)\mathrm{H^{+}(aq)\,/\,H_{2}(g)} et O2(g) / H2O(ℓ)\mathrm{O_{2}(g)\,/\,H_{2}O(\ell)} ;
    • charge d'une mole d'électrons : F=96 500 C⋅mol−1F=96\,500\ \mathrm{C\cdot mol^{-1}} ;
    • on appelle anode l'électrode siège d'une oxydation et cathode l'électrode siège d'une réduction.
  • 1. Préparation du bain d'anodisation sulfurique
  • Lors de son anodisation, une pièce de jeu d'échecs est plongée dans une solution aqueuse d'acide sulfurique à 18 °C. Cette solution est aussi appelée « bain d'anodisation » sulfurique.
  • Q1. Préciser, en justifiant, les précautions à prendre lors de la manipulation de l'acide sulfurique.
  • Q2. Déterminer la masse d'acide sulfurique commercial à peser pour préparer 500 mL d'une solution aqueuse d'acide sulfurique de concentration 180 g⋅L−1180\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}.
  • 2. Anodisation de la pièce de jeu d'échecs
  • La pièce de jeu d'échecs, après avoir été nettoyée de manière appropriée, est immergée dans le bain d'anodisation où se déroule l'électrolyse. Elle constitue alors l'anode de l'électrolyse, la cathode étant une électrode en graphite inerte.
  • Q3. Indiquer si la transformation qui se déroule lors d'une électrolyse est une transformation d'oxydoréduction spontanée ou forcée.
  • Q4. Écrire la demi-équation électronique modélisant la transformation électrochimique de l'aluminium en alumine, puis justifier que la pièce de jeu d'échecs à traiter constitue l'anode de l'électrolyse.
  • La cathode est le siège de la réduction de l'eau.
  • Q5. Écrire la demi-équation électronique modélisant la réduction de l'eau, puis justifier l'observation d'un dégagement gazeux au niveau de l'électrode en graphite.
  • Q6. En déduire que l'équation de réaction modélisant cette électrolyse s'écrit : 2 Al(s)+3 H2O(ℓ)→Al2O3(s)+3 H2(g)2\,\mathrm{Al(s)}+3\,\mathrm{H_{2}O(\ell)}\rightarrow\mathrm{Al_{2}O_{3}(s)}+3\,\mathrm{H_{2}(g)}
  • Schéma de l'électrolyse : un récipient contient le bain d'anodisation sulfurique (2 H+(aq) ; SO4 2-(aq)). À gauche plonge l'électrode en graphite, à droite la pièce de jeu d'échecs. Un fil relie l'électrode en graphite à un ampèremètre A puis au générateur G, en haut du schéma ; un autre fil relie le générateur à la pièce de jeu d'échecs. Aucune borne ni aucun sens n'est indiqué.
    Annexe à rendre avec la copie. Schéma de l'électrolyse réalisée pour un traitement de surface d'une pièce de jeu d'échecs par anodisation
  • Q7. Indiquer, sur le schéma du montage de l'électrolyse de l'ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE :
    - le sens de déplacement des électrons ;
    - les bornes + et − du générateur ;
    - le sens de déplacement des cations H+(aq)\mathrm{H^{+}(aq)} et des anions SO42−(aq)\mathrm{SO_{4}^{2-}(aq)} dans la solution entre les électrodes.
  • Durant les 40 minutes de l'électrolyse, le générateur débite un courant d'intensité constante et égale à 0,55 A.
  • Q8. Déterminer la masse théorique d'alumine Al2O3(s)\mathrm{Al_{2}O_{3}(s)} produite sur la pièce de jeu d'échecs au cours de cette électrolyse.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.
  • 3. Coloration de la pièce de jeu d'échecs
  • La couche d'alumine formée lors de l'anodisation, de formule Al2O3(s)\mathrm{Al_{2}O_{3}(s)}, est poreuse. Lors de la coloration, les pigments de couleur se fixent dans les pores à condition d'avoir une épaisseur d'alumine d'au moins 15 μm15\ \mathrm{\mu m}.
  • Données :
    • masse volumique de l'alumine : ρalumine=3,97 g⋅cm−3\rho_{alumine}=3{,}97\ \mathrm{g\cdot cm^{-3}} ;
    • masse d'alumine théorique formée lors de l'anodisation d'une pièce de jeu d'échecs : malumine=0,23m_{alumine}=0{,}23 g ;
    • surface estimée d'une pièce de jeu d'échecs : S=25 cm2S=25\ \mathrm{cm^{2}}.
  • Q9. En supposant un rendement d'anodisation de 100 %, déterminer si la coloration de la pièce de jeu d'échecs est possible suite à l'anodisation sulfurique.
  • Q10. L'épaisseur de la couche d'alumine est en réalité voisine de 19 μm19\ \mathrm{\mu m}. Calculer le rendement réel de cette anodisation.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/11

Q2
Q3
Q4
Q5
Q7
Q8
Q9
Q10
Voir la correction

Réponses

  • Q1 Corrosif : blouse, gants, lunettes ; verser l'acide dans l'eau, jamais l'inverse
  • Q2 9090 g d'acide pur, m=90/0,98≈92m=90/0{,}98\approx 92 g de solution commerciale
  • Q3 Transformation forcée, imposée par le générateur
  • Q4 2 Al+3 H2O=Al2O3+6 H++6 e−2\,\mathrm{Al}+3\,\mathrm{H_{2}O}=\mathrm{Al_{2}O_{3}}+6\,\mathrm{H^{+}}+6\,\mathrm{e^{-}} : oxydation, donc anode
  • Q5 2 H++2 e−=H22\,\mathrm{H^{+}}+2\,\mathrm{e^{-}}=\mathrm{H_{2}} : bulles de dihydrogène sur le graphite
  • Q6 Oxydation + 3×+\,3\times réduction, les 6 H+6\,\mathrm{H^{+}} et 6 e−6\,\mathrm{e^{-}} se simplifient
  • Q7 Électrons : de la pièce vers G, de G vers le graphite ; borne + côté pièce ; H+\mathrm{H^{+}} vers le graphite, SO42−\mathrm{SO_{4}^{2-}} vers la pièce
  • Q8 Q=1 320Q=1\,320 C, n(e−)=1,37×10−2n(\mathrm{e^{-}})=1{,}37\times 10^{-2} mol, m=0,23m=0{,}23 g
  • Q9 e=0,233,97×25=23 μm>15 μme=\dfrac{0{,}23}{3{,}97\times 25}=23\ \mathrm{\mu m}>15\ \mathrm{\mu m} : coloration possible
  • Q10 η=19/23,2≈82\eta=19/23{,}2\approx 82 %

Q1. Le pictogramme du tableau est celui de la corrosion (SGH05) : l'acide sulfurique concentré, à 98 %, détruit les tissus vivants et attaque les métaux. Il impose de porter une blouse fermée, des lunettes de protection et des gants adaptés, et de travailler sur une paillasse dégagée, si possible sous une hotte. La dilution est en outre très exothermique : on verse toujours l'ACIDE dans l'EAU, lentement et en agitant, dans une fiole déjà remplie d'une partie de l'eau, jamais l'eau dans l'acide, qui pourrait provoquer des projections d'acide bouillant.

Q2. La solution à préparer contient cm=180 g⋅L−1c_{m}=180\ \mathrm{g\cdot L^{-1}} d'acide sulfurique pur ; dans V=500 mL=0,500V=500\ \mathrm{mL}=0{,}500 L, il en faut m(H2SO4)=cm×V=180×0,500=90m(\mathrm{H_{2}SO_{4}})=c_{m}\times V=180\times 0{,}500=90 g.

L'acide commercial n'en contient que 98 % en masse (titre massique) : la masse de solution commerciale à peser est mcom=m(H2SO4)0,98=900,98=91,8m_{com}=\dfrac{m(\mathrm{H_{2}SO_{4}})}{0{,}98}=\dfrac{90}{0{,}98}=91{,}8 g, soit environ 9292 g. Comme la densité vaut 1,831{,}83, cela correspond à un volume de 91,81,83=50,2\dfrac{91{,}8}{1{,}83}=50{,}2 mL, qu'en pratique on mesure souvent plutôt que de peser un liquide aussi dangereux.

Piège : multiplier par 0,98 au lieu de diviser. Il faut PLUS de solution commerciale que d'acide pur, puisqu'elle n'est pas pure : le résultat doit dépasser 90 g.

Q3. Une électrolyse est une transformation d'oxydoréduction FORCÉE : elle se fait dans le sens inverse du sens d'évolution spontanée, grâce à l'énergie électrique apportée par le générateur. Sans générateur, l'aluminium ne se transformerait pas en alumine avec dégagement de dihydrogène dans ces conditions ; c'est le générateur qui impose le sens de circulation des électrons.

Q4. Couple Al2O3(s)/Al(s)\mathrm{Al_{2}O_{3}(s)/Al(s)}, en milieu acide. On équilibre successivement l'élément aluminium (2 Al), l'oxygène avec de l'eau (3 H2O3\,\mathrm{H_{2}O}), l'hydrogène avec des ions H+\mathrm{H^{+}} (6 H+6\,\mathrm{H^{+}}), puis les charges avec des électrons : 2 Al(s)+3 H2O(ℓ)=Al2O3(s)+6 H+(aq)+6 e−2\,\mathrm{Al(s)}+3\,\mathrm{H_{2}O(\ell)}=\mathrm{Al_{2}O_{3}(s)}+6\,\mathrm{H^{+}(aq)}+6\,\mathrm{e^{-}}. Vérification des charges : 0 à gauche, 6−6=06-6=0 à droite.

L'aluminium perd des électrons (son nombre d'oxydation passe de 0 à +III+\mathrm{III}) : c'est une OXYDATION. D'après la définition rappelée dans les données, l'électrode siège d'une oxydation est l'anode : la pièce de jeu d'échecs, sur laquelle l'aluminium devient alumine, est donc l'anode de l'électrolyse.

Q5. L'eau est réduite selon le couple H+(aq)/H2(g)\mathrm{H^{+}(aq)/H_{2}(g)}, le milieu étant acide : 2 H+(aq)+2 e−=H2(g)2\,\mathrm{H^{+}(aq)}+2\,\mathrm{e^{-}}=\mathrm{H_{2}(g)}.

La réduction forme du dihydrogène, un gaz peu soluble dans l'eau : il se forme sur l'électrode en graphite, la cathode, où il apparaît sous forme de bulles. C'est le dégagement gazeux observé ; on pourrait l'identifier par la petite détonation qu'il produit au contact d'une flamme.

Q6. L'équation de l'électrolyse s'obtient en combinant les deux demi-équations de façon que les électrons cédés à l'anode soient tous captés à la cathode. L'oxydation libère 6 e−6\,\mathrm{e^{-}} et la réduction en capte 2 : on multiplie la seconde par 3, 6 H+(aq)+6 e−=3 H2(g)6\,\mathrm{H^{+}(aq)}+6\,\mathrm{e^{-}}=3\,\mathrm{H_{2}(g)}, puis on additionne : 2 Al(s)+3 H2O(ℓ)+6 H+(aq)→Al2O3(s)+6 H+(aq)+3 H2(g)2\,\mathrm{Al(s)}+3\,\mathrm{H_{2}O(\ell)}+6\,\mathrm{H^{+}(aq)}\rightarrow\mathrm{Al_{2}O_{3}(s)}+6\,\mathrm{H^{+}(aq)}+3\,\mathrm{H_{2}(g)}.

Les ions H+\mathrm{H^{+}} apparaissent en même nombre des deux côtés : ils se simplifient, et il reste 2 Al(s)+3 H2O(ℓ)→Al2O3(s)+3 H2(g)2\,\mathrm{Al(s)}+3\,\mathrm{H_{2}O(\ell)}\rightarrow\mathrm{Al_{2}O_{3}(s)}+3\,\mathrm{H_{2}(g)}, l'équation annoncée. Vérification : 2 Al, 3 O et 6 H de chaque côté, charge nulle des deux côtés.

Q7. Trois indications sur l'annexe, qui découlent toutes du fait que la pièce est l'anode et l'électrode en graphite la cathode.

Sens des électrons : à l'anode, l'oxydation de l'aluminium LIBÈRE des électrons, qui partent dans le fil ; à la cathode, la réduction les CONSOMME. Dans les fils, les électrons circulent donc de la pièce de jeu d'échecs vers le générateur, puis du générateur vers l'électrode en graphite, en passant par l'ampèremètre. On dessine une flèche sur le fil de droite, montant de la pièce vers G, et une flèche sur le fil de gauche, descendant de G vers l'électrode en graphite.

Bornes du générateur : les électrons entrent dans le générateur par sa borne + et en sortent par sa borne −. La borne + est donc du côté de la pièce de jeu d'échecs (à droite de G), la borne − du côté de l'ampèremètre et de l'électrode en graphite (à gauche de G). On retrouve la règle : l'anode est reliée à la borne +. Le courant électrique, de sens opposé à celui des électrons, sort par la borne + et va du générateur vers la pièce.

Ions dans la solution : le courant y est porté par les ions. Les cations H+(aq)\mathrm{H^{+}(aq)} se déplacent vers la cathode, l'électrode en graphite, où ils sont d'ailleurs consommés ; les anions SO42−(aq)\mathrm{SO_{4}^{2-}(aq)} se déplacent en sens inverse, vers l'anode, la pièce de jeu d'échecs. On dessine donc entre les électrodes une flèche H+\mathrm{H^{+}} dirigée vers la gauche et une flèche SO42−\mathrm{SO_{4}^{2-}} dirigée vers la droite. Erreur fréquente : faire circuler des électrons dans la solution ; ils ne circulent que dans les fils et les électrodes.

Q8. Démarche : la charge débitée donne la quantité d'électrons échangés, et la demi-équation de Q4 relie électrons et alumine.

Charge électrique, l'intensité étant constante : Q=I×Δt=0,55×(40×60)=0,55×2 400=1 320Q=I\times\Delta t=0{,}55\times(40\times 60)=0{,}55\times 2\,400=1\,320 C. Quantité d'électrons : n(e−)=QF=1 32096 500=1,37×10−2n(\mathrm{e^{-}})=\dfrac{Q}{F}=\dfrac{1\,320}{96\,500}=1{,}37\times 10^{-2} mol.

D'après la demi-équation 2 Al+3 H2O=Al2O3+6 H++6 e−2\,\mathrm{Al}+3\,\mathrm{H_{2}O}=\mathrm{Al_{2}O_{3}}+6\,\mathrm{H^{+}}+6\,\mathrm{e^{-}}, la formation d'une mole d'alumine s'accompagne de l'échange de 6 moles d'électrons : n(Al2O3)=n(e−)6=1,37×10−26=2,28×10−3n(\mathrm{Al_{2}O_{3}})=\dfrac{n(\mathrm{e^{-}})}{6}=\dfrac{1{,}37\times 10^{-2}}{6}=2{,}28\times 10^{-3} mol. Masse théorique : m=n×Malumine=2,28×10−3×102=0,23m=n\times M_{alumine}=2{,}28\times 10^{-3}\times 102=0{,}23 g. Vérification : c'est la valeur que la partie 3 donne pour maluminem_{alumine}.

Erreurs fréquentes : laisser la durée en minutes (on trouverait une masse soixante fois trop petite), ou diviser par 3 ou par 2 au lieu de 6 en raisonnant sur l'aluminium ou sur le dihydrogène au lieu de l'alumine.

Q9. Avec un rendement de 100 %, toute la masse théorique malumine=0,23m_{alumine}=0{,}23 g forme la couche. Son volume vaut V=malumineρalumine=0,233,97=5,79×10−2 cm3V=\dfrac{m_{alumine}}{\rho_{alumine}}=\dfrac{0{,}23}{3{,}97}=5{,}79\times 10^{-2}\ \mathrm{cm^{3}}. Cette couche mince recouvre la surface S=25 cm2S=25\ \mathrm{cm^{2}} avec une épaisseur ee telle que V=S×eV=S\times e : e=VS=5,79×10−225=2,3×10−3e=\dfrac{V}{S}=\dfrac{5{,}79\times 10^{-2}}{25}=2{,}3\times 10^{-3} cm.

Conversion : 1 cm=104 μm1\ \mathrm{cm}=10^{4}\ \mathrm{\mu m}, donc e=2,3×10−3×104=23 μme=2{,}3\times 10^{-3}\times 10^{4}=23\ \mathrm{\mu m}. Cette épaisseur dépasse les 15 μm15\ \mathrm{\mu m} exigés : la coloration de la pièce est possible. Piège : la conversion des centimètres en micromètres ; 2,3×10−32{,}3\times 10^{-3} « tout court » comparé à 15 conduirait à la conclusion inverse.

Q10. Le rendement est le rapport de la masse d'alumine réellement formée à la masse théorique. La surface et la masse volumique étant les mêmes, la masse de la couche est proportionnelle à son épaisseur : η=mreˊellemtheˊorique=ereˊelleetheˊorique=1923,2=0,82\eta=\dfrac{m_{réelle}}{m_{théorique}}=\dfrac{e_{réelle}}{e_{théorique}}=\dfrac{19}{23{,}2}=0{,}82, soit un rendement d'environ 82 %.

Interprétation : une partie de la charge électrique ne sert pas à former la couche, par exemple parce que l'alumine se redissout partiellement dans le bain acide ou que d'autres réactions ont lieu à l'anode. Les 19 µm réels restent au-dessus du seuil de 15 µm : la coloration reste possible.

Il manque quelque chose dans cette série ? Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

De quoi s'agit-il ?
Je lis chaque demande moi-même, personne d'autre ne la voit. Inutile d'écrire ton nom ou celui de ton école.
Quand ta demande est traitée, tu es prévenu par courriel et dans ton espace.

En envoyant, tu acceptes que je lise ta demande pour y répondre. Elle est gardée avec ton compte, effacée avec lui, et jamais publiée : politique de confidentialité.

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2025-pc-metropole-septembre-j1. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

Voir aussi

Vous préparez l'épreuve de spécialité physique-chimie à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. On reprend les sujets officiels en conditions réelles, avec la rédaction que le correcteur attend et les questions ouvertes qui coûtent des points.

Site par Studio Squalli