Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité physique-chimie, Nouvelle-Calédonie jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2025 : Nouvelle-Calédonie, jour 2

Épreuve du vendredi 21 novembre 2025 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2025, centre Nouvelle-Calédonie, jour 2 : l'épreuve du vendredi 21 novembre 2025, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points, 9 points sur la synthèse d'un édulcorant, l'aspartame, 6 points sur une chandelle au rugby et 5 points sur l'installation d'un panneau routier, avec une annexe à rendre avec la copie. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 étudie l'acide aspartique, acide aminé à quatre formes acido-basiques : diagramme de prédominance et lecture du pKA\mathrm{p}K_{\mathrm{A}} sur un diagramme de distribution, espèce amphotère, titrage pH-métrique avec la méthode des tangentes parallèles, puis la phénylalanine méthylée, base de Brønsted dont on calcule le taux d'avancement final, et la stratégie de synthèse de l'aspartame : catégorie de réaction, sites donneur et accepteur, flèches courbes, intermédiaire réactionnel et protection de groupes caractéristiques. L'exercice 2 suit le ballon d'une chandelle par la deuxième loi de Newton et les équations horaires d'un mouvement dans un champ de pesanteur uniforme, puis par un programme Python et la conservation de l'énergie mécanique. L'exercice 3 porte sur l'effet photoélectrique dans une cellule au silicium (gap et longueur d'onde seuil), le rendement d'un panneau photovoltaïque, l'effet Doppler d'un cinémomètre et l'autonomie d'une batterie.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Trois pièges y sont traités en détail : la concentration en ions hydroxyde tirée du pH par le produit ionique de l'eau, et non par 10−pH10^{-\mathrm{pH}} (exercice 1, question 14) ; l'énergie cinétique minimale mais non nulle au sommet de la trajectoire (exercice 2, question 9) ; la capacité en milliampères-heures à convertir avant de diviser (exercice 3, question 10). Il signale aussi la donnée v0=20,5 km.h−1v_{0}=20{,}5\ \mathrm{km.h^{-1}} de l'exercice 2, coquille du sujet pour 20,5 m⋅s−120{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, seule valeur cohérente avec les 3,97 s de vol et les énergies de la figure 3.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : Synthèse d'un édulcorant : l'aspartame

9 points Acide-base, pKa et titragesSynthèse organique et mécanismesStratégies de synthèse et polymèresDéterminer la composition d'un système : lois, spectres et domaines de validité

L'aspartame remplace le sucre dans des régimes hypocaloriques. Il est synthétisé à partir d'acide aspartique et de phénylalanine méthylée.

Équation en formules topologiques : l'acide aspartique (chaîne de deux carbones portant un groupe COOH à chaque extrémité et un groupe NH2 sur le carbone voisin du second COOH) plus la phénylalanine méthylée (H5C6-CH2-CH(NH2)-CO-O-CH3) donnent, par une double flèche d'équilibre, l'aspartame plus H2O. Dans l'aspartame, le carbone du groupe COOH voisin de NH2 de l'acide aspartique est lié par une liaison C(=O)-NH à l'azote de la phénylalanine méthylée ; le groupe HOOC de la chaîne latérale reste libre.
Figure 1. Équation de réaction de formation de l'aspartame
  • L'objet de cet exercice est d'étudier les propriétés acido-basiques des espèces chimiques intervenant dans la synthèse de l'aspartame, puis la stratégie à envisager pour le synthétiser.
  • Les parties A, B et C de cet exercice sont indépendantes et peuvent être traitées séparément.
  • Données :
    • L'acide aspartique existe en solution aqueuse sous quatre formes que l'on note : H3Asp+\mathrm{H_{3}Asp^{+}}, H2Asp\mathrm{H_{2}Asp}, HAsp−\mathrm{HAsp^{-}} et Asp2−\mathrm{Asp^{2-}}.
    • Les valeurs des pKAK_{\mathrm{A}} des couples acide-base de ces quatre formes sont :
  • pKA1\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{1}}}pKA2\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}}pKA3\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{3}}}
    1,9?9,6
  • • Extrait du diagramme de distribution :
  • Pourcentage de chaque forme (de 0 à 100) en fonction du pH (de 0 à 11). H3Asp+ en tirets : 99 % à pH 0, décroît et croise la courbe de H2Asp à 50 % vers pH 1,9. H2Asp en trait plein : courbe en cloche, maximum d'environ 75 % vers pH 2,75, croise la courbe de HAsp- vers 50 % à pH 3,6 environ. HAsp- en pointillés : proche de 100 % de pH 5 à pH 8, croise la courbe de Asp2- à 50 % vers pH 9,6. Asp2- en croix : augmente au-delà de pH 8.
    Figure 2. Diagramme de distribution de l'acide aspartique sous ses formes H3Asp+\mathrm{H_{3}Asp^{+}}, H2Asp\mathrm{H_{2}Asp}, HAsp−\mathrm{HAsp^{-}} et Asp2−\mathrm{Asp^{2-}}
  • • La formule topologique de H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} en solution aqueuse est :
  • Formule topologique de H2Asp : à gauche un groupe carboxyle COOH (C=O et O-H), relié par un CH2 à un carbone qui porte le groupe NH3+ et, à droite, un groupe carboxylate C(=O)-O- chargé négativement.
  • • M(H2Asp)=133 g⋅mol−1M(\mathrm{H_{2}Asp})=133\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}.
    • Produit ionique de l'eau : Ke=1,0×10−14K_{e}=1{,}0\times 10^{-14}.
    • Couple acide-base : H2O(ℓ)/HO−(aq)\mathrm{H_{2}O(\ell)/HO^{-}(aq)}.
    • Concentration standard : c∘=1,0 mol⋅L−1c^{\circ}=1{,}0\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
    • Électronégativités selon Pauling :
    χ(H)=2,20\chi(\mathrm{H})=2{,}20 ; χ(C)=2,55\chi(\mathrm{C})=2{,}55 ; χ(N)=3,00\chi(\mathrm{N})=3{,}00 et χ(O)=3,44\chi(\mathrm{O})=3{,}44.
  • Partie A : L'acide aspartique
  • 1. Tracer le diagramme de prédominance de l'acide aspartique et faire apparaître les quatre formes associées.
  • 2. Déterminer, en justifiant, la valeur de pKA2\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}}.
  • 3. Justifier que H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} est une espèce amphotère.
  • 4. Sachant que le pKAK_{\mathrm{A}} d'un acide carboxylique est inférieur au pKAK_{\mathrm{A}} d'une amine, représenter la formule topologique de HAsp−\mathrm{HAsp^{-}} correspondant à la perte d'un proton sur la molécule H2Asp\mathrm{H_{2}Asp}.
  • Titrage pH-métrique de l'acide aspartique
  • On souhaite déterminer la masse d'acide aspartique contenue dans un échantillon du commerce dont la masse est de 250 mg.
  • On dissout la totalité de l'échantillon dans 100 mL d'eau distillée sans variation de volume. Le pH de la solution au début de l'expérience vaut 2,8. Le titrage est effectué en introduisant des volumes de solution aqueuse d'hydroxyde de sodium (Na+(aq)+HO−(aq))(\mathrm{Na^{+}(aq)+HO^{-}(aq)}) de concentration en quantité de matière Cb=0,100 mol⋅L−1C_{\mathrm{b}}=0{,}100\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}. On verse un volume maximal de réactif titrant de 17,5 mL.
  • 5. Justifier la forme prédominante de l'acide aspartique dans la solution au début du titrage.
  • 6. Réaliser le schéma légendé du montage mis en œuvre pour réaliser le titrage.
  • L'équation de la réaction support du titrage mis en œuvre s'écrit :
  • H2Asp(aq)+HO−(aq)→HAsp−(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{H_{2}Asp(aq)+HO^{-}(aq)\rightarrow HAsp^{-}(aq)+H_{2}O(\ell)}
  • 7. Définir l'équivalence.
  • La courbe du titrage est donnée sur la figure 3 de l'ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE page 11/11.
  • Courbe pH en fonction de VB (en mL), points reliés : pH 2,8 à 0 mL, 3,65 à 5 mL, 4,0 à 7 mL, 4,7 à 9 mL, 5,2 à 9,5 mL, 6,35 à 9,7 mL, 8,0 à 10,0 mL, 8,6 à 10,2 mL, 9,1 à 10,7 mL, 9,6 à 12 mL, 10,0 à 14 mL, 10,65 à 17,5 mL. Saut de pH vertical entre 9,5 et 10,2 mL.
    Annexe à rendre avec la copie. Figure 3. Courbe expérimentale obtenue lors du titrage de l'acide aspartique. Source : d'après « Des expériences de la famille acide-base : Réussir, exploiter et commenter 50 manipulations de chimie », Danielle Cachau-Herreillat
  • 8. Déterminer graphiquement, à l'aide de la figure 3 de l'ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE page 11/11, la valeur du volume équivalent VEV_{\mathrm{E}} de solution d'hydroxyde de sodium.
  • 9. Calculer la valeur de la masse d'acide aspartique contenue dans l'échantillon.
  • Partie B : Étude de la phénylalanine méthylée
  • Formule topologique de la phénylalanine méthylée : H5C6-CH2-CH relié à un groupe NH2 entouré et repéré B, et à un groupe C(=O)-O-CH3 entouré et repéré A.
    Figure 4. Formule topologique de la phénylalanine méthylée
  • 10. Nommer les groupes caractéristiques A et B entourés sur la figure 4.
  • Pour la suite de l'exercice, on note la phénylalanine méthylée R−N‾H2\mathrm{R{-}\overline{N}H_{2}}.
  • 11. Justifier, à partir de la structure de R−N‾H2\mathrm{R{-}\overline{N}H_{2}}, son caractère basique au sens de Brønsted.
  • 12. En déduire la formule de l'acide conjugué de R−N‾H2\mathrm{R{-}\overline{N}H_{2}}.
  • 13. Établir l'équation de la réaction de la phénylalanine méthylée avec l'eau.
  • Soit un volume V=1,00V=1{,}00 L d'une solution S de phénylalanine méthylée de concentration en quantité de matière c=1,00×10−1 mol⋅L−1c=1{,}00\times 10^{-1}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Le pH de cette solution est égal à 12,9.
  • 14. Calculer le taux d'avancement final τ\tau et conclure sur la force de la base, la phénylalanine méthylée.
    Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter sa démarche. Toute démarche pertinente, même non aboutie, sera valorisée.
  • Partie C : Stratégie de synthèse
  • On souhaite créer une liaison entre l'acide aspartique et la phénylalanine méthylée pour obtenir l'aspartame selon l'équation de réaction donnée figure 1 en début d'exercice.
  • 15. Identifier en expliquant, parmi les catégories suivantes, celle à laquelle appartient cette transformation : oxydoréduction, acide-base, addition, élimination, substitution.
  • Mécanisme en deux étapes, avec doublets non liants dessinés. Étape 1 : l'acide aspartique plus la phénylalanine méthylée donnent, par une double flèche, une espèce où l'ancien carbone du groupe COOH voisin de NH2 porte quatre liaisons : un O chargé négativement, un groupe OH, et un groupe NH2 chargé positivement relié au reste de la phénylalanine méthylée. Étape 2 : cette espèce donne l'aspartame (liaison C(=O)-NH) plus H2O.
    Annexe à rendre avec la copie. Figure 5. Mécanisme réactionnel simplifié de la synthèse de l'aspartame
  • 16. Sur l'étape 1 de la figure 5 de l'ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE page 11/11, faire apparaître les sites donneurs et accepteurs de doublet d'électrons des réactifs impliqués lors de la synthèse.
  • 17. Représenter, sur l'étape 1 de la figure 5 de l'ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE page 11/11, les flèches courbes de l'acte élémentaire correspondant à l'obtention de l'intermédiaire réactionnel.
  • 18. Identifier, en justifiant, l'intermédiaire réactionnel de cette synthèse.
  • 19. Justifier que d'autres intermédiaires réactionnels sont susceptibles de se former.
  • 20. Proposer une stratégie à adopter pour s'assurer de la formation de l'aspartame uniquement.

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Réponses

  • 1 H3Asp+\mathrm{H_{3}Asp^{+}} | 1,91{,}9 | H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} | 3,63{,}6 | HAsp−\mathrm{HAsp^{-}} | 9,69{,}6 | Asp2−\mathrm{Asp^{2-}}
  • 2 Intersection des courbes de H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} et HAsp−\mathrm{HAsp^{-}} : pKA2≈3,6\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}}\approx 3{,}6
  • 3 Base de H3Asp+/H2Asp\mathrm{H_{3}Asp^{+}/H_{2}Asp} et acide de H2Asp/HAsp−\mathrm{H_{2}Asp/HAsp^{-}}
  • 4 −OOC−CH2−CH(NH3+)−COO−\mathrm{{^{-}OOC{-}CH_{2}{-}CH(NH_{3}^{+}){-}COO^{-}}} : le COOH\mathrm{COOH} perd son proton
  • 5 1,9<2,8<3,61{,}9<2{,}8<3{,}6 : H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} prédomine
  • 6 Burette (soude), bécher (solution titrée), sonde du pH-mètre, agitateur magnétique
  • 7 Réactifs introduits dans les proportions stœchiométriques ; changement de réactif limitant
  • 8 Tangentes parallèles : VE≈9,8V_{\mathrm{E}}\approx 9{,}8 mL
  • 9 m=CbVEM≈1,3×102m=C_{\mathrm{b}}V_{\mathrm{E}}M\approx 1{,}3\times 10^{2} mg
  • 10 A : groupe ester ; B : groupe amino (amine)
  • 11 Doublet non liant de l'azote, capable de capter un proton
  • 12 R−NH3+\mathrm{R{-}NH_{3}^{+}}
  • 13 R−NH2+H2O⇄R−NH3++HO−\mathrm{R{-}NH_{2}+H_{2}O\rightleftarrows R{-}NH_{3}^{+}+HO^{-}}
  • 14 τ=10−1,10,100=0,79<1\tau=\dfrac{10^{-1{,}1}}{0{,}100}=0{,}79<1 : base faible
  • 15 Substitution : −OH-\mathrm{OH} remplacé par −NH−R-\mathrm{NH{-}R}
  • 16 Donneur : doublet de N de la phénylalanine méthylée ; accepteur : Cδ+^{\delta+} du carboxyle
  • 17 Doublet de N vers C ; doublet de C=O\mathrm{C{=}O} vers O
  • 18 L'espèce formée à l'étape 1 et consommée à l'étape 2 (carbone tétraédrique)
  • 19 Deux groupes carboxyle et un groupe amino libres sur l'acide aspartique : d'autres attaques possibles
  • 20 Protéger l'amine et le carboxyle latéral de l'acide aspartique, coupler, déprotéger

1. Une forme acide d'un couple prédomine quand pH<pKA\mathrm{pH}<\mathrm{p}K_{\mathrm{A}}, sa base conjuguée quand pH>pKA\mathrm{pH}>\mathrm{p}K_{\mathrm{A}}. Les quatre formes se rangent de la plus acide à la plus basique, chacune perdant un proton : H3Asp+\mathrm{H_{3}Asp^{+}}, H2Asp\mathrm{H_{2}Asp}, HAsp−\mathrm{HAsp^{-}}, Asp2−\mathrm{Asp^{2-}}. Les trois couples sont H3Asp+/H2Asp\mathrm{H_{3}Asp^{+}/H_{2}Asp} (pKA1=1,9\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{1}}}=1{,}9), H2Asp/HAsp−\mathrm{H_{2}Asp/HAsp^{-}} (pKA2\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}}) et HAsp−/Asp2−\mathrm{HAsp^{-}/Asp^{2-}} (pKA3=9,6\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{3}}}=9{,}6).

Sur un axe gradué en pH, on porte les trois frontières et on écrit une forme par domaine : H3Asp+\mathrm{H_{3}Asp^{+}} pour pH<1,9\mathrm{pH}<1{,}9 ; H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} entre 1,91{,}9 et pKA2\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}} ; HAsp−\mathrm{HAsp^{-}} entre pKA2\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}} et 9,69{,}6 ; Asp2−\mathrm{Asp^{2-}} pour pH>9,6\mathrm{pH}>9{,}6. La question 2 donne pKA2=3,6\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}}=3{,}6 (diagramme dans les documents du corrigé). Vérification sur la figure 2 : chaque courbe est au-dessus des autres exactement dans son domaine, H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} culminant vers pH=2,75\mathrm{pH}=2{,}75, au milieu de 1,91{,}9 et 3,63{,}6. Erreur fréquente : inverser l'ordre des espèces, alors que l'espèce la plus protonée, la plus chargée positivement, est toujours du côté des pH faibles.

2. Pour le couple H2Asp/HAsp−\mathrm{H_{2}Asp/HAsp^{-}}, pH=pKA2+log⁡[HAsp−][H2Asp]\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}}+\log\dfrac{[\mathrm{HAsp^{-}}]}{[\mathrm{H_{2}Asp}]}. Quand les deux formes ont la même concentration, le logarithme est nul et pH=pKA2\mathrm{pH}=\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}}. Sur la figure 2, c'est l'abscisse du point d'intersection de la courbe de H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} (trait plein, descendante) et de celle de HAsp−\mathrm{HAsp^{-}} (pointillés, montante) : on lit pKA2≈3,6\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}}\approx 3{,}6.

Deux contrôles. La même méthode appliquée aux autres intersections redonne bien 1,91{,}9 (tirets et trait plein) et 9,69{,}6 (pointillés et croix), les valeurs du tableau. Et le maximum de la courbe de H2Asp\mathrm{H_{2}Asp}, vers pH=2,75\mathrm{pH}=2{,}75, est au milieu de ses deux frontières : 1,9+3,62=2,75\dfrac{1{,}9+3{,}6}{2}=2{,}75. Piège : l'intersection se lit à 50 % SEULEMENT si les deux autres formes sont négligeables ; ici H3Asp+\mathrm{H_{3}Asp^{+}} représente encore environ 1 % à pH=3,6\mathrm{pH}=3{,}6 (101,9−3,6≈0,0210^{1{,}9-3{,}6}\approx 0{,}02 fois H2Asp\mathrm{H_{2}Asp}), si bien que les deux courbes se croisent juste sous 50 %. C'est l'égalité des deux pourcentages qui compte, pas la valeur 50 %.

3. Une espèce amphotère est à la fois l'acide d'un couple et la base d'un autre couple. H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} est la base du couple H3Asp+/H2Asp\mathrm{H_{3}Asp^{+}/H_{2}Asp} : elle peut capter un proton pour donner H3Asp+\mathrm{H_{3}Asp^{+}}. Elle est aussi l'acide du couple H2Asp/HAsp−\mathrm{H_{2}Asp/HAsp^{-}} : elle peut céder un proton pour donner HAsp−\mathrm{HAsp^{-}}. Sur la formule topologique donnée, on voit d'ailleurs les deux rôles : le groupe COOH\mathrm{COOH} peut céder H+\mathrm{H^{+}}, le groupe carboxylate COO−\mathrm{COO^{-}} peut en capter un.

4. H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} porte trois sites acides ou basiques : un groupe carboxyle COOH\mathrm{COOH} (à gauche), un groupe ammonium NH3+\mathrm{NH_{3}^{+}} et un groupe carboxylate COO−\mathrm{COO^{-}} déjà déprotoné. Les deux protons qui peuvent partir sont celui du COOH\mathrm{COOH} et l'un de ceux du NH3+\mathrm{NH_{3}^{+}}. Le pKAK_{\mathrm{A}} d'un acide carboxylique étant inférieur à celui d'un ion ammonium, c'est le groupe carboxyle qui perd son proton le premier, quand le pH monte : le passage H2Asp→HAsp−\mathrm{H_{2}Asp}\rightarrow\mathrm{HAsp^{-}} (pKA2=3,6K_{\mathrm{A_{2}}}=3{,}6) est celui du COOH\mathrm{COOH}, et la perte d'un proton de NH3+\mathrm{NH_{3}^{+}} ne viendra qu'à pKA3=9,6\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{3}}}=9{,}6.

La formule topologique de HAsp−\mathrm{HAsp^{-}} est donc celle de H2Asp\mathrm{H_{2}Asp} où le groupe HO−C(=O)−\mathrm{HO{-}C(=O){-}} de gauche devient un groupe carboxylate −O−C(=O)−\mathrm{{^{-}O{-}C(=O){-}}} : −OOC−CH2−CH(NH3+)−COO−\mathrm{{^{-}OOC{-}CH_{2}{-}CH(NH_{3}^{+}){-}COO^{-}}}, avec deux groupes carboxylate, un groupe ammonium et une charge globale −1-1. Erreur fréquente : retirer un H du groupe NH3+\mathrm{NH_{3}^{+}}, ce qui donnerait une espèce de même charge mais n'est pas la forme qui prédomine entre 3,6 et 9,6.

5. Le pH initial vaut 2,82{,}8, compris entre pKA1=1,9\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{1}}}=1{,}9 et pKA2=3,6\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}}=3{,}6 : d'après le diagramme de prédominance, la forme prédominante est H2Asp\mathrm{H_{2}Asp}. La figure 2 le confirme : à pH=2,8\mathrm{pH}=2{,}8, on est au sommet de la courbe en trait plein, avec environ 75 % de H2Asp\mathrm{H_{2}Asp}. Les deux autres formes ne sont pas nulles pour autant (une dizaine de pour cent chacune) : prédominer ne veut pas dire être seule.

6. Le schéma légendé doit faire apparaître : une burette graduée contenant la solution titrante d'hydroxyde de sodium, (Na+(aq)+HO−(aq))(\mathrm{Na^{+}(aq)+HO^{-}(aq)}) à Cb=0,100 mol⋅L−1C_{\mathrm{b}}=0{,}100\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} ; sous la burette, un bécher contenant la solution titrée, l'échantillon d'acide aspartique dissous dans 100 mL d'eau ; la sonde (électrode) du pH-mètre plongée dans la solution titrée et reliée au pH-mètre ; un agitateur magnétique et son barreau aimanté. Chaque élément porte sa légende, et la sonde ne doit pas être heurtée par le barreau.

7. L'équivalence est l'état du système pour lequel les réactifs titrant et titré ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de l'équation de la réaction support du titrage. Il y a alors changement de réactif limitant : avant l'équivalence, l'ion hydroxyde versé est limitant ; après, c'est H2Asp\mathrm{H_{2}Asp}. Ici, avec des nombres stœchiométriques égaux à 1 : n(HO−)verseˊ=n(H2Asp)initialn(\mathrm{HO^{-}})_{\text{versé}}=n(\mathrm{H_{2}Asp})_{\text{initial}}.

8. Méthode des tangentes parallèles. On trace deux tangentes à la courbe, parallèles entre elles, de part et d'autre du saut de pH : l'une vers VB≈8,8V_{\mathrm{B}}\approx 8{,}8 mL (pente voisine de 0,50{,}5 unité de pH par mL), l'autre vers VB≈11V_{\mathrm{B}}\approx 11 mL, avec la même pente. On trace la parallèle équidistante des deux. Elle coupe la courbe au point d'équivalence, dont l'abscisse se lit : VE≈9,8V_{\mathrm{E}}\approx 9{,}8 mL (tracé dans les documents du corrigé).

Contrôle : le saut a lieu entre les points (9,5 mL ; 5,2)(9{,}5\ \mathrm{mL}\,;\,5{,}2) et (10,0 mL ; 8,0)(10{,}0\ \mathrm{mL}\,;\,8{,}0), et le point de pente maximale est entre 9,79{,}7 et 10,010{,}0 mL : 9,89{,}8 mL est cohérent. Second contrôle, qui relie les parties : à la demi-équivalence, VB=9,82=4,9V_{\mathrm{B}}=\dfrac{9{,}8}{2}=4{,}9 mL, on lit pH≈3,6\mathrm{pH}\approx 3{,}6 sur la courbe, la valeur de pKA2\mathrm{p}K_{\mathrm{A_{2}}} trouvée à la question 2. Une valeur entre 9,69{,}6 et 10,010{,}0 mL traduit une construction correcte.

9. À l'équivalence, d'après la question 7 : n(H2Asp)=n(HO−)E=Cb×VE=0,100×9,8×10−3=9,8×10−4n(\mathrm{H_{2}Asp})=n(\mathrm{HO^{-}})_{E}=C_{\mathrm{b}}\times V_{\mathrm{E}}=0{,}100\times 9{,}8\times 10^{-3}=9{,}8\times 10^{-4} mol. La masse d'acide aspartique s'en déduit : m=n×M=9,8×10−4×133=0,13m=n\times M=9{,}8\times 10^{-4}\times 133=0{,}13 g, soit m≈1,3×102m\approx 1{,}3\times 10^{2} mg, avec deux chiffres significatifs comme VEV_{\mathrm{E}}, la donnée la moins précise.

Commentaire : c'est environ la moitié des 250 mg de l'échantillon (130/250≈52130/250\approx 52 %). Un produit du commerce contient d'autres espèces que l'acide aspartique (excipients), d'où le titrage. Erreur fréquente : partir de la masse de l'échantillon pour calculer VEV_{\mathrm{E}}, ce qui donnerait 18,818{,}8 mL et contredirait la courbe. Autre piège : oublier de convertir VEV_{\mathrm{E}} en litres, et trouver une masse mille fois trop grande.

10. Le groupe A, −C(=O)−O−-\mathrm{C}(=\mathrm{O}){-}\mathrm{O}{-} relié à deux atomes de carbone (la chaîne et le groupe CH3\mathrm{CH_{3}}), est le groupe ester : la phénylalanine méthylée est l'ester méthylique de la phénylalanine, d'où son nom. Le groupe B, −NH2-\mathrm{NH_{2}} porté par un carbone, est le groupe amino, caractéristique de la famille des amines. Piège : appeler A un groupe carboxyle, alors que l'oxygène simple est lié à CH3\mathrm{CH_{3}} et non à H.

11. Une base au sens de Brønsted est une espèce capable de capter un proton H+\mathrm{H^{+}}. Dans R−N‾H2\mathrm{R{-}\overline{N}H_{2}}, l'atome d'azote porte un doublet non liant (la barre sur le N). Ce doublet peut former une liaison avec un proton, qui n'a aucun électron à apporter : l'azote devient alors N+\mathrm{N^{+}} avec quatre liaisons. La phénylalanine méthylée est donc une base de Brønsted.

12. L'acide conjugué s'obtient en ajoutant un proton à la base : R−NH3+\mathrm{R{-}NH_{3}^{+}}, l'ion ammonium correspondant. Le couple est R−NH3+/R−NH2\mathrm{R{-}NH_{3}^{+}/R{-}NH_{2}}.

13. La base R−NH2\mathrm{R{-}NH_{2}} réagit avec l'eau, qui joue le rôle d'acide du couple H2O(ℓ)/HO−(aq)\mathrm{H_{2}O(\ell)/HO^{-}(aq)} (donné). Demi-équations : R−NH2(aq)+H+=R−NH3+(aq)\mathrm{R{-}NH_{2}(aq)+H^{+}=R{-}NH_{3}^{+}(aq)} et H2O(ℓ)=HO−(aq)+H+\mathrm{H_{2}O(\ell)=HO^{-}(aq)+H^{+}}. Équation de la réaction : R−NH2(aq)+H2O(ℓ)⇄R−NH3+(aq)+HO−(aq)\mathrm{R{-}NH_{2}(aq)+H_{2}O(\ell)\rightleftarrows R{-}NH_{3}^{+}(aq)+HO^{-}(aq)}. La double flèche anticipe la question 14 : la transformation n'est pas totale.

14. Démarche : comparer l'avancement final, tiré du pH, à l'avancement maximal, tiré de la concentration apportée. Le taux d'avancement final est τ=xfxmax\tau=\dfrac{x_{f}}{x_{max}}.

Avancement maximal : l'eau est le solvant, en excès, donc R−NH2\mathrm{R{-}NH_{2}} est limitant et xmax=c×V=1,00×10−1×1,00=1,00×10−1x_{max}=c\times V=1{,}00\times 10^{-1}\times 1{,}00=1{,}00\times 10^{-1} mol.

Avancement final : d'après l'équation, n(HO−)f=xfn(\mathrm{HO^{-}})_{f}=x_{f} (on néglige les ions HO−\mathrm{HO^{-}} apportés par l'autoprotolyse de l'eau, 10−1,110^{-1{,}1} contre 10−7 mol⋅L−110^{-7}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} dans l'eau pure). Or [H3O+]f=c∘×10−pH=10−12,9 mol⋅L−1[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{f}=c^{\circ}\times 10^{-\mathrm{pH}}=10^{-12{,}9}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} et le produit ionique donne [HO−]f=Ke (c∘)2[H3O+]f=1,0×10−1410−12,9=10−1,1=7,9×10−2 mol⋅L−1[\mathrm{HO^{-}}]_{f}=\dfrac{K_{e}\,(c^{\circ})^{2}}{[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{f}}=\dfrac{1{,}0\times 10^{-14}}{10^{-12{,}9}}=10^{-1{,}1}=7{,}9\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Donc xf=[HO−]f×V=7,9×10−2x_{f}=[\mathrm{HO^{-}}]_{f}\times V=7{,}9\times 10^{-2} mol.

Taux d'avancement final : τ=7,9×10−21,00×10−1=0,79\tau=\dfrac{7{,}9\times 10^{-2}}{1{,}00\times 10^{-1}}=0{,}79, soit 79 %. Comme τ<1\tau<1, la transformation de la base avec l'eau n'est pas totale : la phénylalanine méthylée est une base faible. La conclusion résiste à l'incertitude de lecture : avec pH=12,85\mathrm{pH}=12{,}85 ou 12,9512{,}95, on trouverait τ=0,71\tau=0{,}71 ou 0,890{,}89, toujours nettement inférieur à 1. Erreur fréquente : écrire [HO−]=10−pH[\mathrm{HO^{-}}]=10^{-\mathrm{pH}}, qui est la concentration en H3O+\mathrm{H_{3}O^{+}}, et conclure à τ≈10−12\tau\approx 10^{-12}.

15. On compare les réactifs et les produits de l'équation de la figure 1. Ni l'oxydoréduction (aucun échange d'électrons entre couples oxydant-réducteur), ni l'acide-base (aucun échange de proton entre couples), ni l'addition (deux réactifs donneraient un seul produit) ne conviennent. Ce n'est pas non plus une élimination, qui transforme un réactif en deux produits dont l'un contient une liaison multiple nouvelle. Ici, sur le carbone du groupe carboxyle de l'acide aspartique, le groupe −OH-\mathrm{OH} est remplacé par le groupe −NH−R-\mathrm{NH{-}R} de la phénylalanine méthylée, le −OH-\mathrm{OH} partant avec un H sous forme d'eau : c'est une substitution. On forme ainsi une liaison amide −C(=O)−NH−-\mathrm{C}(=\mathrm{O}){-}\mathrm{NH}{-}, la liaison peptidique.

16. Site donneur de doublet d'électrons : l'atome d'azote du groupe N‾H2\mathrm{\overline{N}H_{2}} de la phénylalanine méthylée, qui porte un doublet non liant. Site accepteur : l'atome de carbone du groupe carboxyle de l'acide aspartique voisin du groupe NH2\mathrm{NH_{2}} (celui de droite sur la figure 5, qui devient le carbone tétraédrique de l'intermédiaire). Justification par les électronégativités : χ(O)=3,44>χ(C)=2,55\chi(\mathrm{O})=3{,}44>\chi(\mathrm{C})=2{,}55, donc chacune des deux liaisons C−O\mathrm{C{-}O} et C=O\mathrm{C{=}O} est polarisée, l'oxygène portant une charge partielle δ−\delta^{-} et le carbone une charge partielle δ+\delta^{+} ; lié à deux oxygènes, ce carbone est un site déficitaire en électrons, donc accepteur.

Sur l'annexe : on entoure le doublet de l'azote de la phénylalanine méthylée (« site donneur ») et on note δ+\delta^{+} sur ce carbone (« site accepteur »), avec δ−\delta^{-} sur ses deux oxygènes. Piège : désigner l'azote de l'acide aspartique, qui porte lui aussi un doublet mais n'est pas impliqué dans l'étape représentée.

17. L'acte élémentaire de l'étape 1 est une addition de l'amine sur la double liaison C=O\mathrm{C{=}O}. Deux flèches courbes, chacune partant d'un doublet et pointant vers l'atome ou la liaison où il va : la première part du doublet non liant de l'azote de la phénylalanine méthylée et pointe vers le carbone du groupe carboxyle (formation de la liaison C−N\mathrm{C{-}N}) ; la seconde part du doublet de la liaison π\pi de C=O\mathrm{C{=}O} et pointe vers l'oxygène, qui devient O−\mathrm{O^{-}} avec trois doublets non liants.

Vérification sur le produit de l'étape 1 : l'azote, qui a donné son doublet, porte la charge ⊕\oplus ; l'oxygène, qui a reçu un doublet, porte la charge ⊖\ominus ; le carbone a toujours quatre liaisons. Les charges dessinées sur la figure 5 sont exactement celles que prévoient les deux flèches. Erreur fréquente : partir du carbone vers l'azote, à l'envers du mouvement des électrons.

18. Un intermédiaire réactionnel est une espèce formée au cours d'une étape du mécanisme puis consommée dans une étape suivante : elle n'apparaît pas dans l'équation de la réaction globale. Ici, c'est l'espèce produite à l'étape 1 et réactif de l'étape 2 : le carbone tétraédrique qui porte O−\mathrm{O^{-}}, OH\mathrm{OH} et le groupe NH2+\mathrm{NH_{2}^{+}} relié à la phénylalanine méthylée. Elle n'apparaît ni parmi les réactifs ni parmi les produits de la figure 1 : c'est l'intermédiaire réactionnel.

19. L'acide aspartique possède DEUX groupes carboxyle, donc deux carbones accepteurs : l'amine de la phénylalanine méthylée peut aussi attaquer le carbone du groupe COOH\mathrm{COOH} de la chaîne latérale, et former un autre intermédiaire, puis un isomère de l'aspartame qui n'a pas le goût sucré. Ce n'est pas tout : l'acide aspartique possède lui aussi un groupe amino donneur, qui peut attaquer le groupe carboxyle d'une autre molécule d'acide aspartique, ou le carbone du groupe ester de la phénylalanine méthylée. Plusieurs couples de sites donneur et accepteur peuvent réagir, donc plusieurs intermédiaires réactionnels, et plusieurs produits, sont susceptibles de se former.

20. La stratégie consiste à protéger les groupes caractéristiques qui ne doivent pas réagir, pour que la réaction devienne sélective. On protège, avant le couplage, le groupe amino de l'acide aspartique et le groupe carboxyle de sa chaîne latérale, en les transformant temporairement en groupes non réactifs dans les conditions de la synthèse. Seul reste libre le groupe carboxyle voisin du groupe amino, qui réagit avec l'amine de la phénylalanine méthylée. On déprotège ensuite les deux groupes pour obtenir l'aspartame.

La phénylalanine méthylée est elle-même déjà « protégée » : son groupe carboxyle est engagé dans un ester méthylique, ce qui l'empêche de réagir avec l'amine de l'acide aspartique. Une protection n'est utile que si elle est sélective, facile à poser et facile à retirer sans toucher au reste de la molécule : c'est le prix d'une étape en plus de chaque côté.

H₃Asp⁺H₂AspHAsp⁻Asp²⁻01,93,69,614pH
Question 1 : diagramme de prédominance de l'acide aspartique, avec la valeur de pKA2 lue à la question 2
246810121416182024681012VE ≈ 9,8 mLVB (mL)pH
Question 8 : méthode des tangentes parallèles sur la courbe de l'annexe ; la parallèle équidistante coupe la courbe au point d'équivalence

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Exercice 2 : La physique s'invite sur un terrain de rugby

6 points Mouvement dans un champ uniformeÉnergie et circuits

Au rugby, une chandelle est un tir au pied vers l'avant et très en hauteur qui permet au tireur, sur sa lancée, de récupérer le ballon à sa retombée avant l'adversaire.

Dans cet exercice, on se propose d'étudier une chandelle par une approche dynamique dans la première partie ; la seconde partie concerne une étude énergétique.

Les parties A et B de cet exercice sont indépendantes et peuvent être traitées séparément.

Lors d'un entrainement, un joueur de rugby réalise une chandelle. Le système considéré est le ballon de rugby, assimilé à un point matériel de centre de masse noté G. Le mouvement du ballon est étudié dans le référentiel terrestre supposé galiléen et muni du système d'axes (Ox, Oz), de base (O ;i⃗ ;k⃗)(\mathrm{O}\,;\vec{i}\,;\vec{k}).

À t=0t=0 s, le joueur communique au ballon, de masse mm, une vitesse v0⃗\vec{v_{0}} qui forme un angle α\alpha avec l'horizontale. Le ballon se trouve alors à une hauteur hh au-dessus du sol comme indiqué sur la figure 1.

Repère (O, i, k), axe x horizontal et axe z vertical. Le ballon part du point de l'axe z d'altitude h avec une vitesse v0 inclinée d'un angle alpha au-dessus de l'horizontale ; la trajectoire est une parabole très haute et étroite qui retombe sur l'axe x. Le vecteur g est vertical vers le bas.
Figure 1. Schéma de la situation lors de la chandelle
  • Hypothèses :
    • La valeur du champ de pesanteur terrestre local g⃗\vec{g} est considérée uniforme.
    • Les frottements liés à l'action de l'air sont supposés négligeables.
  • Données :
    • Intensité de la pesanteur terrestre : g=9,81 m⋅s−2g=9{,}81\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}.
    • Valeur v0v_{0} de la vitesse initiale communiquée au ballon : v0=20,5 km.h−1v_{0}=20{,}5\ \mathrm{km.h^{-1}}.
    • Altitude initiale du ballon : h=90h=90 cm.
    • Angle à l'instant initial : α=70°\alpha=70°.
  • Partie A : Étude dynamique d'une chandelle
  • 1. En précisant la loi utilisée, exprimer les coordonnées du vecteur accélération a⃗G\vec{a}_{\mathrm{G}} du ballon à l'instant tt : ax(t)a_{x}(t) et az(t)a_{z}(t).
  • 2. Montrer que les équations horaires du mouvement sont :
    x(t)=v0×cos⁡(α)×tx(t)=v_{0}\times\cos(\alpha)\times t
    z(t)=−12×g×t2+v0×sin⁡(α)×t+hz(t)=-\dfrac{1}{2}\times g\times t^{2}+v_{0}\times\sin(\alpha)\times t+h
  • 3. Vérifier que le vol du ballon, jusqu'à ce qu'il touche le sol, dure 3,97 s.
  • Une chandelle est réussie si le joueur de rugby qui a tapé le ballon le récupère. Lors de sa chandelle, le joueur saute et parvient à récupérer son ballon au bout de 3,82 s.
  • 4. Calculer l'altitude du ballon lorsque le joueur le récupère.
  • Lors de la coupe du monde 2023, le talonneur Julien Marchand a tapé le ballon, puis a sprinté vers le ballon avec une vitesse moyenne de 25,7 km⋅h−125{,}7\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}.
  • 5. Déterminer si Julien Marchand aurait été capable de réussir la chandelle étudiée dans les questions précédentes (chandelle du joueur de rugby précédent avec les mêmes caractéristiques).
  • Partie B : Étude énergétique d'une chandelle
  • Par une modélisation numérique, on cherche à calculer la vitesse du ballon lorsqu'il est récupéré par le joueur. Pour cela, on effectue une étude énergétique du système défini dans la partie A à l'aide d'un programme en langage Python dont un extrait est présenté ci-dessous. Ce programme utilise les coordonnées x(t)x(t) et z(t)z(t) du vecteur position et vx(t)v_{x}(t) et vz(t)v_{z}(t) du vecteur vitesse obtenues par modélisation de la trajectoire du ballon.
  • Les variables x, z, vx et vz sont déclarées dans le code mais non affichées dans l'extrait de la figure 2.
  • Extrait du programme Python. Ligne 7 : commentaire, déclaration des constantes. Ligne 8 : m = 0.440, commentaire en kg. Ligne 9 : g = 9.81, commentaire en N/kg. Ligne 25 : commentaire, calcul des énergies. Ligne 26 : pointillés = (vx**2 + vz**2)**(1/2). Ligne 27 : pointillés = 0.5 * m * v**2. Ligne 28 : Ep = pointillés, commentaire Ep = 0 si z = 0. Ligne 29 : Em = pointillés.
    Figure 2. Extrait du programme écrit en langage Python
  • L'exécution de ce programme permet d'obtenir le graphique de la figure 3 page suivante qui modélise l'évolution des énergies du point G au cours du temps.
  • 6. Relever dans le code de la figure 2 la valeur de la masse du ballon.
  • 7. Identifier les grandeurs calculées aux lignes 26 et 27.
  • Énergies (en J) en fonction du temps (de 0 à 4,0 s). Courbe 1 (triangles) : constante, environ 96 J. Courbe 2 (ronds) : part d'environ 4 J, monte jusqu'à environ 85 J vers 1,95 s puis redescend jusqu'à environ moins 2 J à 4,0 s. Courbe 3 (croix) : part d'environ 92 J, descend jusqu'à environ 11 J vers 1,95 s puis remonte jusqu'à environ 98 J à 4,0 s. Les courbes 2 et 3 se croisent vers 0,6 s et 3,3 s, à environ 48 J.
    Figure 3. Évolution temporelle des énergies cinétique, potentielle de pesanteur et mécanique
  • 8. Recopier et compléter le code des lignes 27, 28 et 29 du programme.
  • 9. En justifiant, attribuer la nature de l'énergie correspondant à chaque courbe du graphique de la figure 3.
  • 10. Indiquer, en expliquant, si l'hypothèse sur les frottements de l'air, proposée au début de l'exercice, a été prise en compte dans la modélisation numérique.
  • Le joueur tape le ballon et lui communique une vitesse initiale v0v_{0} dont la valeur est celle de la partie A. Il récupère le ballon à une altitude de 2,90 m.
  • 11. À l'aide d'une étude énergétique, calculer la vitesse du ballon, en km⋅h−1\mathrm{km\cdot h^{-1}}, lorsqu'il est récupéré par le joueur.
    Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie même si elle n'a pas abouti : la démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.

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Réponses

  • 1 Deuxième loi de Newton : a⃗G=g⃗\vec{a}_{\mathrm{G}}=\vec{g}, ax=0a_{x}=0, az=−ga_{z}=-g
  • 2 Primitives avec v⃗(0)=v0⃗\vec{v}(0)=\vec{v_{0}}, x(0)=0x(0)=0, z(0)=hz(0)=h
  • 3 z(3,97)≈0z(3{,}97)\approx 0 avec v0=20,5 m⋅s−1v_{0}=20{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} (l'unité km/h de la donnée est une coquille)
  • 4 z(3,82)=2,91z(3{,}82)=2{,}91 m
  • 5 Il faut x/t=v0cos⁡α=25,2 km⋅h−1<25,7x/t=v_{0}\cos\alpha=25{,}2\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}<25{,}7 : oui, de justesse
  • 6 m=0,440m=0{,}440 kg
  • 7 Ligne 26 : la valeur vv de la vitesse ; ligne 27 : l'énergie cinétique EcE_{c}
  • 8 Ec = 0.5 * m * v**2 ; Ep = m * g * z ; Em = Ec + Ep
  • 9 Courbe 1 : énergie mécanique ; courbe 2 : énergie potentielle ; courbe 3 : énergie cinétique
  • 10 Oui : l'énergie mécanique reste constante
  • 11 v=v02−2g(zR−h)=19,5 m⋅s−1≈70 km⋅h−1v=\sqrt{v_{0}^{2}-2g(z_{R}-h)}=19{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}\approx 70\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}

1. Système : le ballon, assimilé au point G, de masse mm constante. Référentiel terrestre supposé galiléen. Bilan des forces : les frottements de l'air étant négligés, la seule force est le poids P⃗=mg⃗\vec{P}=m\vec{g} (chute libre).

Deuxième loi de Newton : ∑F⃗ext=m a⃗G\sum\vec{F}_{\text{ext}}=m\,\vec{a}_{\mathrm{G}}, soit mg⃗=ma⃗Gm\vec{g}=m\vec{a}_{\mathrm{G}} et, la masse se simplifiant, a⃗G=g⃗\vec{a}_{\mathrm{G}}=\vec{g}. Le vecteur g⃗\vec{g} est vertical vers le bas, donc de sens opposé à k⃗\vec{k} : ax(t)=0a_{x}(t)=0 et az(t)=−ga_{z}(t)=-g. Erreur fréquente : écrire az=ga_{z}=g en oubliant l'orientation de l'axe Oz vers le haut.

2. Le vecteur accélération est la dérivée du vecteur vitesse : on cherche des primitives. vx(t)=C1v_{x}(t)=C_{1} et vz(t)=−g t+C2v_{z}(t)=-g\,t+C_{2}. Les constantes viennent des conditions initiales : v⃗(0)=v0⃗\vec{v}(0)=\vec{v_{0}}, de coordonnées v0cos⁡(α)v_{0}\cos(\alpha) et v0sin⁡(α)v_{0}\sin(\alpha) (l'angle α\alpha est mesuré à partir de l'horizontale). Donc vx(t)=v0cos⁡(α)v_{x}(t)=v_{0}\cos(\alpha) et vz(t)=−g t+v0sin⁡(α)v_{z}(t)=-g\,t+v_{0}\sin(\alpha).

Le vecteur vitesse est la dérivée du vecteur position : x(t)=v0cos⁡(α) t+C3x(t)=v_{0}\cos(\alpha)\,t+C_{3} et z(t)=−12g t2+v0sin⁡(α) t+C4z(t)=-\dfrac{1}{2}g\,t^{2}+v_{0}\sin(\alpha)\,t+C_{4}. À t=0t=0, le ballon est sur l'axe Oz à l'altitude hh : x(0)=0x(0)=0 et z(0)=hz(0)=h, d'où C3=0C_{3}=0 et C4=hC_{4}=h. On retrouve les équations horaires annoncées. Contrôle : en dérivant deux fois, on revient bien à ax=0a_{x}=0 et az=−ga_{z}=-g.

3. Le ballon touche le sol quand z(t)=0z(t)=0 : −12g t2+v0sin⁡(α) t+h=0-\dfrac{1}{2}g\,t^{2}+v_{0}\sin(\alpha)\,t+h=0, équation du second degré en tt. Pour vérifier une durée annoncée, le plus direct est de calculer z(3,97)z(3{,}97).

Une remarque s'impose d'abord sur la donnée v0=20,5 km.h−1v_{0}=20{,}5\ \mathrm{km.h^{-1}} : avec v0=20,53,6=5,69 m⋅s−1v_{0}=\dfrac{20{,}5}{3{,}6}=5{,}69\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, le vol ne durerait que 1,241{,}24 s et le ballon ne monterait qu'à 2,42{,}4 m, ce qui contredit les 3,97 s à vérifier, la récupération à 2,90 m de la partie B et les énergies de la figure 3 (Ec(0)≈92E_{c}(0)\approx 92 J). Toutes ces valeurs correspondent à v0=20,5 m⋅s−1v_{0}=20{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} : l'unité de la donnée est une coquille du sujet, et le corrigé retient v0=20,5 m⋅s−1v_{0}=20{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, soit 73,8 km⋅h−173{,}8\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}. Un candidat qui le signale et poursuit avec la valeur cohérente rédige exactement ce qui est attendu.

Calcul : v0sin⁡(α)=20,5×sin⁡(70°)=19,26 m⋅s−1v_{0}\sin(\alpha)=20{,}5\times\sin(70°)=19{,}26\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} et h=0,90h=0{,}90 m. Alors z(3,97)=−12×9,81×3,972+19,26×3,97+0,90=−77,31+76,48+0,90≈0,07z(3{,}97)=-\dfrac{1}{2}\times 9{,}81\times 3{,}97^{2}+19{,}26\times 3{,}97+0{,}90=-77{,}31+76{,}48+0{,}90\approx 0{,}07 m, soit quelques centimètres : le ballon est au sol à la précision des données près. Par la résolution exacte, la racine positive est t=v0sin⁡α+(v0sin⁡α)2+2ghg=19,26+371,1+17,79,81=3,97t=\dfrac{v_{0}\sin\alpha+\sqrt{(v_{0}\sin\alpha)^{2}+2gh}}{g}=\dfrac{19{,}26+\sqrt{371{,}1+17{,}7}}{9{,}81}=3{,}97 s. Piège : oublier hh, ce qui donnerait 2v0sin⁡αg=3,93\dfrac{2v_{0}\sin\alpha}{g}=3{,}93 s ; ou laisser la calculatrice en radians, où sin⁡(70)≈0,77\sin(70)\approx 0{,}77 au lieu de sin⁡(70°)=0,94\sin(70°)=0{,}94.

4. On remplace t=3,82t=3{,}82 s dans z(t)z(t) : z(3,82)=−12×9,81×3,822+19,26×3,82+0,90=−71,58+73,59+0,90=2,91z(3{,}82)=-\dfrac{1}{2}\times 9{,}81\times 3{,}82^{2}+19{,}26\times 3{,}82+0{,}90=-71{,}58+73{,}59+0{,}90=2{,}91 m, soit z≈2,9z\approx 2{,}9 m. Cohérence : la partie B annonce une récupération à 2,90 m, la même situation. Un joueur qui saute bras tendus atteint bien cette hauteur, l'ordre de grandeur est réaliste.

5. Pour récupérer le ballon, le joueur doit parcourir, pendant la durée du vol jusqu'à la récupération, la distance horizontale parcourue par le ballon. Abscisse du ballon à t=3,82t=3{,}82 s : x(3,82)=v0cos⁡(α)×3,82=20,5×cos⁡(70°)×3,82=7,01×3,82=26,8x(3{,}82)=v_{0}\cos(\alpha)\times 3{,}82=20{,}5\times\cos(70°)\times 3{,}82=7{,}01\times 3{,}82=26{,}8 m.

Vitesse moyenne nécessaire : 26,83,82=7,01 m⋅s−1\dfrac{26{,}8}{3{,}82}=7{,}01\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, soit 7,01×3,6=25,2 km⋅h−17{,}01\times 3{,}6=25{,}2\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}. C'est exactement v0cos⁡(α)v_{0}\cos(\alpha), la composante horizontale de la vitesse du ballon, qui est constante : le joueur doit courir aussi vite que le ballon avance. Julien Marchand court en moyenne à 25,7 km⋅h−1=7,14 m⋅s−125{,}7\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}=7{,}14\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, plus que les 25,2 km⋅h−125{,}2\ \mathrm{km\cdot h^{-1}} requis : en 3,823{,}82 s il parcourt 7,14×3,82=27,37{,}14\times 3{,}82=27{,}3 m, plus que les 26,826{,}8 m nécessaires. Il aurait pu réussir la chandelle, de justesse (un écart de 2 %, il arrive sous le ballon vers 3,753{,}75 s).

6. La ligne 8 du programme donne m = 0.440, avec le commentaire « en kg » : m=0,440m=0{,}440 kg.

7. Ligne 26 : (vx**2 + vz**2)**(1/2) est vx2+vz2\sqrt{v_{x}^{2}+v_{z}^{2}}, la norme du vecteur vitesse, c'est-à-dire la valeur vv de la vitesse du ballon (la ligne 27 l'utilise sous le nom v). Ligne 27 : 0.5 * m * v**2 est 12m v2\dfrac{1}{2}m\,v^{2}, l'énergie cinétique EcE_{c} du ballon.

8. Ligne 27 : Ec = 0.5 * m * v**2. Ligne 28 : l'énergie potentielle de pesanteur, avec l'axe Oz vers le haut et l'origine choisie au sol (Ep = 0 si z = 0, comme le précise le commentaire), vaut Ep=m g zE_{p}=m\,g\,z : Ep = m * g * z. Ligne 29 : l'énergie mécanique est la somme des deux, Em=Ec+EpE_{m}=E_{c}+E_{p} : Em = Ec + Ep. Le code complété est donné sous le corrigé. Piège : écrire m * g * h, avec l'altitude initiale fixe, au lieu de la variable z.

9. Trois arguments, chacun chiffré. La courbe 1 est constante, vers 96 J : c'est l'énergie mécanique, somme des deux autres à chaque instant ; on vérifie qu'à t=0t=0, Ec+Ep≈92+4=96E_{c}+E_{p}\approx 92+4=96 J.

La courbe 2 part d'environ 4 J et passe par un maximum vers t=1,96t=1{,}96 s : c'est l'énergie potentielle de pesanteur. À t=0t=0, Ep=m g h=0,440×9,81×0,90=3,9E_{p}=m\,g\,h=0{,}440\times 9{,}81\times 0{,}90=3{,}9 J ; son maximum est atteint au sommet de la trajectoire, quand vz=0v_{z}=0, soit à t=v0sin⁡αg=1,96t=\dfrac{v_{0}\sin\alpha}{g}=1{,}96 s, à l'altitude zmax=h+(v0sin⁡α)22g=19,8z_{max}=h+\dfrac{(v_{0}\sin\alpha)^{2}}{2g}=19{,}8 m, d'où Ep,max=0,440×9,81×19,8=85,5E_{p,max}=0{,}440\times 9{,}81\times 19{,}8=85{,}5 J, la valeur lue.

La courbe 3 part d'environ 92 J et passe par un minimum au même instant : c'est l'énergie cinétique. À t=0t=0, Ec=12×0,440×20,52=92,5E_{c}=\dfrac{1}{2}\times 0{,}440\times 20{,}5^{2}=92{,}5 J ; au sommet, la vitesse n'est pas nulle, il reste la composante horizontale v0cos⁡α=7,01 m⋅s−1v_{0}\cos\alpha=7{,}01\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, d'où Ec,min=12×0,440×7,012=10,8E_{c,min}=\dfrac{1}{2}\times 0{,}440\times 7{,}01^{2}=10{,}8 J, le minimum non nul lu sur la courbe. Erreur fréquente : attendre une énergie cinétique nulle au sommet, ce qui n'est vrai que pour un lancer vertical.

10. Sur la figure 3, l'énergie mécanique (courbe 1) reste constante pendant tout le vol. Or la variation de l'énergie mécanique est égale au travail des forces non conservatives : des frottements de l'air, de travail négatif, la feraient diminuer. Sa conservation montre que la modélisation numérique ne contient aucun frottement : l'hypothèse « frottements négligeables » a bien été prise en compte. Remarque : à la toute fin du tracé, EpE_{p} devient légèrement négative ; le calcul a été poursuivi au-delà de 3,973{,}97 s, quand le modèle place le ballon sous le niveau du sol.

11. Démarche : le ballon n'est soumis qu'à son poids, force conservative ; son énergie mécanique se conserve entre le tir (vitesse v0v_{0}, altitude hh) et la récupération (vitesse vv, altitude zR=2,90z_{R}=2{,}90 m). 12m v02+m g h=12m v2+m g zR\dfrac{1}{2}m\,v_{0}^{2}+m\,g\,h=\dfrac{1}{2}m\,v^{2}+m\,g\,z_{R}. La masse se simplifie : v=v02−2 g (zR−h)v=\sqrt{v_{0}^{2}-2\,g\,(z_{R}-h)}.

Application numérique avec v0=20,5 m⋅s−1v_{0}=20{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} (voir la question 3) : v=20,52−2×9,81×(2,90−0,90)=420,25−39,24=381,0=19,5 m⋅s−1v=\sqrt{20{,}5^{2}-2\times 9{,}81\times(2{,}90-0{,}90)}=\sqrt{420{,}25-39{,}24}=\sqrt{381{,}0}=19{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}. Conversion : v=19,5×3,6=70,3 km⋅h−1v=19{,}5\times 3{,}6=70{,}3\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}, soit environ 70 km⋅h−170\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}.

Vérification par la partie A : à t=3,82t=3{,}82 s, vx=7,01 m⋅s−1v_{x}=7{,}01\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} et vz=−9,81×3,82+19,26=−18,21 m⋅s−1v_{z}=-9{,}81\times 3{,}82+19{,}26=-18{,}21\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, d'où v=7,012+18,212=19,5 m⋅s−1v=\sqrt{7{,}01^{2}+18{,}21^{2}}=19{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, la même valeur. Le ballon est récupéré un peu moins vite qu'il est parti, car il est plus haut de 2,00 m. Avec la donnée prise à la lettre (5,69 m⋅s−15{,}69\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}), on trouverait v2=32,4−39,2<0v^{2}=32{,}4-39{,}2<0 : le ballon ne pourrait pas atteindre 2,90 m, nouvelle preuve que v0v_{0} vaut 20,5 m⋅s−120{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}. Piège : oublier la conversion finale demandée en km⋅h−1\mathrm{km\cdot h^{-1}}.

python
# Calcul des énergies
v = (vx**2 + vz**2)**(1/2)
Ec = 0.5 * m * v**2
Ep = m * g * z            # Ep = 0 si z = 0
Em = Ec + Ep

Exercice 3 : Installation d'un panneau routier

5 points L'effet photoélectrique : photon, seuil et cellule photovoltaïqueOndes, Doppler et interférencesÉnergie et circuits

Disposés à la sortie des écoles ou aux intersections dangereuses, les panneaux lumineux de signalisation peuvent avertir les conducteurs afin qu'ils ajustent leur vitesse en fonction des limitations en vigueur.

Cet exercice étudie divers aspects d'un panneau routier lumineux, de type A13a (danger « endroit fréquenté par les enfants »), qui a été installé à proximité d'un groupe scolaire. Il est alimenté par un panneau solaire disposant d'une batterie de stockage d'énergie et d'un radar de vitesse.

Données :
• Constante de Planck : h=6,63×10−34 J⋅sh=6{,}63\times 10^{-34}\ \mathrm{J\cdot s}.
• 1 eV=1,60×10−191\ \mathrm{eV}=1{,}60\times 10^{-19} J.
• Célérité de la lumière : c=3,00×108 m⋅s−1c=3{,}00\times 10^{8}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}.
• Masse de l'électron : me=9,11×10−31m_{e}=9{,}11\times 10^{-31} kg.
• Puissance lumineuse du Soleil, atteignant la surface de la Terre par un ciel clair, par unité de surface : Ps=1000 W⋅m−2P_{s}=1000\ \mathrm{W\cdot m^{-2}}.
• Valeur de la vitesse limite dans la zone de danger : vlim=30 km⋅h−1v_{lim}=30\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}.
• L'émetteur émet une onde électromagnétique de fréquence : fE=24,125f_{\mathrm{E}}=24{,}125 GHz.
• Le décalage Δf\Delta f en fréquence est donné par la relation (avec vv la valeur de la vitesse du véhicule détecté) : ∣Δf∣=2×fE×vc|\Delta f|=2\times f_{\mathrm{E}}\times\dfrac{v}{c}

  • Partie A : Étude du panneau solaire
  • Le panneau de signalisation est alimenté par un ensemble de cellules photovoltaïques. Ces dernières sont constituées de silicium, un matériau semi-conducteur dont la bande de valence et la bande de conduction sont séparées par un travail d'extraction noté EgapE_{\text{gap}} (figure 1).
  • Diagramme d'énergie, axe E en eV vertical : en bas un rectangle « Bande de valence », en haut un rectangle « Bande de conduction », séparés par un intervalle fléché marqué Egap = 1,12 eV.
    Figure 1. Diagramme d'énergie du silicium
  • Intensité spectrale lumineuse (en W/m²/nm, de 0 à 1,8) en fonction de la longueur d'onde (de 0 à 2500 nm). Rien sous 300 nm ; montée rapide jusqu'à un maximum d'environ 1,6 vers 500 nm ; décroissance avec des creux d'absorption ; environ 0,75 vers 1000 nm, 0,45 vers 1250 nm, puis des bandes plus faibles, 0,25 vers 1550 nm et moins de 0,1 au-delà de 2000 nm, séparées par des zones presque nulles vers 1350 à 1450 nm et 1800 à 1950 nm.
    Figure 2. Spectre d'émission solaire au niveau du sol. Source : https://www.nrel.gov/grid/solar-resource/spectra-am1.5.html
  • 1. Décrire l'effet photoélectrique mis en jeu lors du fonctionnement de la cellule photovoltaïque.
  • 2. Citer une autre application de ce phénomène.
  • 3. Calculer la longueur d'onde correspondante λseuil\lambda_{\text{seuil}} nécessaire à l'électron pour franchir le gap d'énergie.
  • 4. Indiquer, en vous aidant de la figure 2, si l'utilisation de silicium est adaptée pour une cellule photovoltaïque.
  • Le panneau photovoltaïque, constitué d'une multitude de cellules, a les caractéristiques techniques suivantes :
  • Tension électrique Umax⁡U_{\max}, à la puissance maximale23,76 V
    Intensité du courant électrique Imax⁡I_{\max}, à la puissance maximale0,89 A
    Rendement12 %
    Dimensions du panneau (longueur × largeur × épaisseur)795 × 220 × 25 (en mm)
    Source : fiche technique https://www.jade-technologie.com/produits/panneaux-solaires-photovoltaique-verre-tedlar
  • 5. Donner l'expression littérale du rendement du panneau photovoltaïque.
  • 6. Vérifier que la valeur du rendement du panneau photovoltaïque est bien celle indiquée par le fabricant.
  • Partie B : Cinémomètre
  • Le panneau de signalisation est doté d'un radar de détection. Il s'agit d'un cinémomètre qui mesure la valeur de la vitesse du véhicule qui s'approche du panneau et déclenche son allumage en fonction d'une vitesse seuil. Si la valeur de la vitesse du véhicule est supérieure à la vitesse seuil, les LED du panneau routier s'allument et clignotent. Le panneau est installé en amont d'une zone dont la valeur de la vitesse limite est 30 km⋅h−130\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}. La valeur de la vitesse seuil a été fixée à 25 km⋅h−125\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}.
  • Le radar est constitué d'un émetteur et d'un récepteur d'ondes électromagnétiques de célérité cc. Un analyseur permet de mesurer la différence de fréquence Δf\Delta f entre l'onde émise et l'onde reçue si un obstacle en mouvement se présente face au radar. Cette analyse permet ensuite d'obtenir la valeur de la vitesse vv du véhicule détecté.
  • 7. Nommer et décrire le principe physique sur lequel repose le fonctionnement du radar.
  • Un véhicule s'approche de l'école. Lors du passage de ce véhicule, la différence de fréquence mesurée entre l'onde émise et l'onde reçue est ∣Δf∣=2010|\Delta f|=2010 Hz.
  • 8. Indiquer, en justifiant, si la fréquence du signal reçu est inférieure, égale ou supérieure à celle du signal émis.
  • 9. Déterminer si le panneau routier s'éclaire ou non, lors du passage du véhicule.
  • Le panneau de signalisation est équipé d'une batterie pour stocker l'énergie fournie par le panneau photovoltaïque. La batterie utilisée a une capacité de 4000 mAh.
  • On suppose que l'intensité moyenne nécessaire pour que les LED du panneau routier s'allument et clignotent est Imoyenne=0,79I_{\text{moyenne}}=0{,}79 A.
  • 10. Déterminer la durée maximale de clignotement du panneau routier possible pendant la nuit. Commenter.

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Réponses

  • 1 Un photon d'énergie au moins égale à Egap fait passer un électron de la bande de valence à la bande de conduction : courant électrique
  • 2 Capteur photographique CCD ou CMOS, photodiode, cellule de détection de passage
  • 3 λseuil=hcEgap=1,11×10−6\lambda_{\text{seuil}}=\dfrac{hc}{E_{\text{gap}}}=1{,}11\times 10^{-6} m ≈1110\approx 1110 nm
  • 4 Oui : l'essentiel du spectre solaire est sous 1110 nm
  • 5 η=Umax⁡Imax⁡Ps S\eta=\dfrac{U_{\max}I_{\max}}{P_{s}\,S}
  • 6 η=21,1175=0,12\eta=\dfrac{21{,}1}{175}=0{,}12, soit 12 %
  • 7 Effet Doppler : décalage de fréquence entre l'onde émise et l'onde reçue, dû au mouvement relatif
  • 8 Supérieure : le véhicule se rapproche
  • 9 v=12,5 m⋅s−1=45 km⋅h−1>25v=12{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}=45\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}>25 : le panneau s'éclaire
  • 10 Δt=4,0000,79≈5\Delta t=\dfrac{4{,}000}{0{,}79}\approx 5 h : pas toute la nuit en continu, mais largement assez pour des clignotements ponctuels

1. Dans une cellule photovoltaïque, il s'agit de l'effet photoélectrique dit interne. La lumière est un flux de photons, chacun d'énergie E=hν=hcλE=h\nu=\dfrac{hc}{\lambda}. Un photon d'énergie au moins égale à EgapE_{\text{gap}} est absorbé par un électron de la bande de valence du silicium, qui passe dans la bande de conduction : il devient un électron libre de se déplacer, et laisse derrière lui un « trou ». La structure de la cellule sépare ces électrons et ces trous, ce qui crée une tension à ses bornes et un courant dans le circuit extérieur : l'énergie lumineuse est convertie en énergie électrique.

Le caractère « seuil » est l'essentiel : un photon d'énergie inférieure à EgapE_{\text{gap}} n'est pas absorbé de cette façon, quelle que soit l'intensité de la lumière, car l'énergie d'un photon est cédée en bloc à un seul électron. C'est l'aspect corpusculaire de la lumière que l'effet photoélectrique a révélé.

2. Autres applications de l'effet photoélectrique : les capteurs photographiques (CCD ou CMOS) des appareils photo et des téléphones, les photodiodes et cellules photoélectriques (détection de passage, portes automatiques, télécommandes infrarouges), ou les photomultiplicateurs des détecteurs de lumière. Une seule suffit, si elle est nommée précisément.

3. Le photon tout juste capable de faire franchir le gap a l'énergie EgapE_{\text{gap}} : hcλseuil=Egap\dfrac{hc}{\lambda_{\text{seuil}}}=E_{\text{gap}}, d'où λseuil=hcEgap\lambda_{\text{seuil}}=\dfrac{hc}{E_{\text{gap}}}. On convertit d'abord l'énergie en joules : Egap=1,12×1,60×10−19=1,79×10−19E_{\text{gap}}=1{,}12\times 1{,}60\times 10^{-19}=1{,}79\times 10^{-19} J. Alors λseuil=6,63×10−34×3,00×1081,79×10−19=1,11×10−6\lambda_{\text{seuil}}=\dfrac{6{,}63\times 10^{-34}\times 3{,}00\times 10^{8}}{1{,}79\times 10^{-19}}=1{,}11\times 10^{-6} m, soit λseuil≈1,11×103\lambda_{\text{seuil}}\approx 1{,}11\times 10^{3} nm, dans l'infrarouge proche.

Sens du seuil : seuls les photons de longueur d'onde INFÉRIEURE à 1,11 μm1{,}11\ \mu\mathrm{m}, donc plus énergétiques, font passer un électron dans la bande de conduction. Erreur fréquente : garder EgapE_{\text{gap}} en électronvolts dans la formule, ce qui donne une longueur d'onde fausse d'un facteur 1,6×10−191{,}6\times 10^{-19}. Remarque de vocabulaire : le sujet appelle EgapE_{\text{gap}} un « travail d'extraction » ; pour un semi-conducteur, il s'agit de l'énergie de la bande interdite (le gap), le travail d'extraction désignant l'énergie à fournir pour arracher un électron à un métal. Le calcul est le même. La masse de l'électron, donnée, ne sert pas.

4. D'après la question 3, le silicium convertit les photons de longueur d'onde inférieure à 1110 nm. Sur la figure 2, le spectre solaire au sol commence vers 300 nm, culmine vers 500 nm, et l'essentiel de l'aire sous la courbe, donc de la puissance reçue, se trouve entre 300 et 1100 nm : tout le visible et le proche infrarouge sont exploitables. Seules les bandes au-delà de 1110 nm (vers 1150 à 1350 nm, 1450 à 1800 nm et au-delà de 2000 nm), de faible intensité, sont perdues. Le silicium est donc bien adapté à une cellule photovoltaïque.

Nuance qu'un bon devoir ajoute : un photon très énergétique (dans le bleu) ne fait passer qu'un seul électron, et l'excédent d'énergie au-delà de EgapE_{\text{gap}} est perdu en chaleur. C'est une des raisons pour lesquelles le rendement d'une cellule reste bien inférieur à 100 %, comme la question 6 va le montrer.

5. Le rendement est le rapport de l'énergie (ou de la puissance) utile à l'énergie (ou la puissance) reçue. La puissance utile est la puissance électrique fournie, Peˊlec=Umax⁡×Imax⁡P_{\text{élec}}=U_{\max}\times I_{\max} ; la puissance reçue est la puissance lumineuse Plum=Ps×SP_{\text{lum}}=P_{s}\times S, où SS est la surface du panneau exposée au Soleil. Donc η=Umax⁡×Imax⁡Ps×S\eta=\dfrac{U_{\max}\times I_{\max}}{P_{s}\times S}, avec S=S= longueur ×\times largeur.

6. Puissance électrique : Peˊlec=23,76×0,89=21,1P_{\text{élec}}=23{,}76\times 0{,}89=21{,}1 W. Surface du panneau, en mètres carrés : S=0,795×0,220=0,175 m2S=0{,}795\times 0{,}220=0{,}175\ \mathrm{m^{2}}. Puissance lumineuse reçue par ciel clair : Plum=1000×0,175=175P_{\text{lum}}=1000\times 0{,}175=175 W. Rendement : η=21,1175=0,121\eta=\dfrac{21{,}1}{175}=0{,}121, soit 1212 % avec deux chiffres significatifs (comme Imax⁡I_{\max}) : c'est la valeur annoncée par le fabricant.

Piège : utiliser l'épaisseur (25 mm) dans le calcul, ou multiplier les trois dimensions. Seule compte la surface qui reçoit la lumière. Autre piège : laisser les dimensions en millimètres, ce qui donne une surface un million de fois trop grande.

7. Le radar repose sur l'effet Doppler : lorsqu'une source d'ondes et un récepteur sont en mouvement l'un par rapport à l'autre, la fréquence de l'onde reçue diffère de la fréquence de l'onde émise. Ici, l'onde électromagnétique émise par le radar est réfléchie par le véhicule en mouvement, qui joue le rôle de récepteur mobile puis de source mobile ; le décalage se produit deux fois, d'où le facteur 2 de la relation donnée. La mesure de ∣Δf∣|\Delta f| donne alors la vitesse : v=c ∣Δf∣2 fEv=\dfrac{c\,|\Delta f|}{2\,f_{\mathrm{E}}}.

8. Le véhicule s'approche du radar. Quand l'émetteur (ou le réflecteur) et le récepteur se rapprochent, les fronts d'onde sont « tassés » : la période reçue est plus courte, donc la fréquence reçue est SUPÉRIEURE à la fréquence émise. C'est le son plus aigu d'une sirène qui arrive vers soi. On aurait une fréquence inférieure pour un véhicule qui s'éloigne, égale pour un obstacle immobile.

9. De la relation donnée : v=∣Δf∣×c2×fE=2010×3,00×1082×24,125×109=12,5 m⋅s−1v=\dfrac{|\Delta f|\times c}{2\times f_{\mathrm{E}}}=\dfrac{2010\times 3{,}00\times 10^{8}}{2\times 24{,}125\times 10^{9}}=12{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, soit 12,5×3,6=45,0 km⋅h−112{,}5\times 3{,}6=45{,}0\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}.

Cette vitesse dépasse la vitesse seuil de 25 km⋅h−125\ \mathrm{km\cdot h^{-1}} (et même la limite de 30 km⋅h−130\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}) : les LED du panneau s'allument et clignotent. Erreur fréquente : oublier de convertir les gigahertz (24,125×10924{,}125\times 10^{9} Hz), ou comparer 12,512{,}5, en mètres par seconde, aux 25 km⋅h−125\ \mathrm{km\cdot h^{-1}} du seuil et conclure à tort que le panneau reste éteint.

10. La capacité d'une batterie est la charge électrique qu'elle peut débiter : Q=I×ΔtQ=I\times\Delta t. Ici Q=4000 mAh=4,000Q=4000\ \mathrm{mAh}=4{,}000 Ah. Durée maximale de clignotement : Δtmax⁡=QImoyenne=4,0000,79=5,1\Delta t_{\max}=\dfrac{Q}{I_{\text{moyenne}}}=\dfrac{4{,}000}{0{,}79}=5{,}1 h, soit environ 5 h.

Commentaire : une nuit dure de l'ordre de 10 à 13 heures selon la saison. La batterie ne permettrait donc pas de faire clignoter le panneau toute la nuit sans interruption. Mais le panneau ne clignote que lorsqu'un véhicule dépasse la vitesse seuil, quelques secondes à chaque passage : 5 heures de clignotement cumulé suffisent très largement, d'autant que la circulation près d'une école est faible la nuit. Par ciel clair, le panneau photovoltaïque, qui débite 0,890{,}89 A, recharge la batterie vide en 4,0000,89=4,5\dfrac{4{,}000}{0{,}89}=4{,}5 h environ, en pratique davantage car l'ensoleillement varie dans la journée. Piège : diviser des milliampères-heures par des ampères sans convertir, et annoncer 5000 heures.

25050075010001250150017502000225025000,511,52Egap = 1,12 eVλseuil ≈ 1110 nmabsorbésnon absorbésλ (nm)énergie du photon (eV)
Question 4 : énergie d'un photon E = hc/λ (en eV) en fonction de sa longueur d'onde ; seuls les photons de longueur d'onde inférieure à 1110 nm dépassent le gap du silicium
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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2025-pc-nouvelle-caledonie-j2. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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