Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité physique-chimie, Métropole jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2026 : Métropole, jour 2

Épreuve du mercredi 17 juin 2026 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2026, centre Métropole, jour 2 : l'épreuve du mercredi 17 juin 2026, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points, 9 points sur le kéfir de fruit, 5,5 points sur la yaourtière et 5,5 points sur le satellite TESS, avec une annexe à rendre avec la copie. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 enchaîne trois chapitres de chimie : un titrage conductimétrique des ions chlorure par précipitation, avec sa simulation en Python, la loi de Kohlrausch pour interpréter la courbe et une concentration en masse à déterminer en question ouverte ; une cinétique de fermentation, avec tableau d'avancement, loi de vitesse d'ordre 1, équation différentielle dCdt+kC=0\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t}+kC=0, linéarisation par ln⁡C\ln C et temps de demi-réaction t1/2=ln⁡2/kt_{1/2}=\ln 2/k ; puis la spectroscopie infrarouge, le choix d'un solvant d'extraction et une chromatographie sur couche mince. L'exercice 2 applique le premier principe de la thermodynamique à une yaourtière, chiffre le coût d'un yaourt à partir des énergies électriques, puis modélise le refroidissement d'un pot par la loi de Newton Φ=hS(θ−θreˊfri)\Phi=hS(\theta-\theta_{\text{réfri}}) et son temps caractéristique τ=mchS\tau=\frac{mc}{hS}. L'exercice 3 étudie le système TOI 270 : deuxième loi de Newton dans le repère de Frenet, vitesse d'un mouvement circulaire uniforme, masse d'une étoile, troisième loi de Kepler, puis la méthode des transits pour mesurer le rayon et la période d'une exoplanète.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Trois pièges y sont traités en détail : la troisième valeur de la liste nproduit, qui ne bouge plus après l'équivalence (exercice 1, Q4) ; la coïncidence τ=Δt0\tau=\Delta t_{0}, qui ne veut pas dire que le pot est froid au bout de τ\tau (exercice 2, Q9) ; et l'angle 2α2\alpha balayé pendant le transit, avec rE+r1r_{\mathrm{E}}+r_{1} et non rEr_{\mathrm{E}} seul, qui donne une période de 5,1 jours à comparer aux 5,66 jours de la loi de Kepler (exercice 3, Q8).

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Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : Le kéfir de fruit

9 points Déterminer la composition d'un système : lois, spectres et domaines de validitéCinétique chimiqueCohésion, polarité, dissolution et extractionChimie organique et synthèse

Le kéfir de fruit est une boisson fermentée, naturellement pétillante et peu sucrée, obtenue par la fermentation à l'aide de grains de kéfir. Ces grains sont constitués de levures et de bactéries, micro-organismes responsables du processus de fermentation.

L'objectif de cet exercice est d'étudier différents paramètres de la préparation du kéfir susceptibles d'influencer ses caractéristiques gustatives, en particulier les paramètres liés à la fermentation.

On peut trouver sur internet une recette permettant de produire 1 litre de kéfir de fruit :
◦ ingrédients :
• 20 g de grains de kéfir ;
• 20 g de sucre ;
• 2 tranches de citron ;
• 1 figue sèche ;
• quantité suffisante d'eau du robinet pour obtenir 1 L de boisson ;
◦ recette :
• introduire tous les ingrédients dans un grand bocal fermé ;
• laisser fermenter à température ambiante dans un endroit sec, à l'abri de la lumière, durant au moins 24 h.

1. Détermination de la concentration des ions chlorure présents dans l'eau du robinet

La teneur en ions chlorure de l'eau du robinet doit être contrôlée car une concentration trop élevée détruit les bactéries, empêchant ainsi les transformations chimiques qui se produisent lors de la fermentation.

On réalise le titrage par conductimétrie d'un volume V1=250,0V_{1}=250{,}0 mL d'eau du robinet par une solution aqueuse de nitrate d'argent (Ag+(aq) ; NO3−(aq))(\mathrm{Ag^{+}(aq)\,;\,NO_{3}^{-}(aq)}) de concentration C=1,00×10−2 mol⋅L−1C=1{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

L'équation de réaction modélisant la transformation support de ce titrage est :

Ag+(aq)+Cℓ−(aq)⟶AgCℓ(s)\mathrm{Ag^{+}(aq)+C\ell^{-}(aq)\longrightarrow AgC\ell(s)}

Données :
• masse molaire atomique du chlore :
◦ M(Cℓ)=35,5 g⋅mol−1M(\mathrm{C\ell})=35{,}5\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
• conductivités ioniques molaires à 25 °C de quelques ions :
◦ λ(Cℓ−)=7,6 mS⋅m2⋅mol−1\lambda(\mathrm{C\ell^{-}})=7{,}6\ \mathrm{mS\cdot m^{2}\cdot mol^{-1}} ;
◦ λ(NO3−)=7,1 mS⋅m2⋅mol−1\lambda(\mathrm{NO_{3}^{-}})=7{,}1\ \mathrm{mS\cdot m^{2}\cdot mol^{-1}} ;
◦ λ(Ag+)=6,2 mS⋅m2⋅mol−1\lambda(\mathrm{Ag^{+}})=6{,}2\ \mathrm{mS\cdot m^{2}\cdot mol^{-1}}.

  • Q1. Schématiser le dispositif du titrage et légender le matériel et la verrerie, en identifiant clairement où se situent la solution titrante et la solution titrée.
  • On souhaite étudier l'évolution des quantités de matière des espèces Cℓ−\mathrm{C\ell^{-}}, Na+\mathrm{Na^{+}}, et AgCℓ\mathrm{AgC\ell} présentes dans le milieu au cours du titrage et prévoir l'allure de la courbe de titrage. Un programme en langage Python permet de simuler le titrage réalisé, en prenant une valeur de concentration de la solution titrée proche de celle attendue. Un extrait de ce programme est fourni sur la figure 1.
  • Programme Python, lignes 1 à 17. Ligne 1 : from pylab import *. Ligne 3 : C1=5E-4, concentration de la solution titrée en mol/L. Ligne 4 : V1= à compléter, volume de solution titrée en mL. Ligne 5 : C= à compléter, concentration de la solution titrante en mol/L. Ligne 6 : Vmax=25, volume maximal affiché en mL. Ligne 7 : VE= à compléter, calcul du volume à l'équivalence en mL. Ligne 9 : commentaire, listes des quantités de matière [initiale, à VE, à Vmax] en mol. Ligne 11 : ntitrant=[0,0,C*(Vmax-VE)*0.001], ions argent. Ligne 13 : ntitré=[C1*V1*0.001,0,0], ions chlorure. Ligne 15 : nproduit= à compléter, chlorure d'argent formé. Ligne 17 : V=[0,VE,Vmax].
    Figure 1. Extrait du programme en langage Python
  • Q2. Recopier sur la copie les lignes de code 4 et 5 et les compléter par une valeur numérique.
  • Q3. Recopier sur la copie la ligne de code 7 et la compléter par l'expression du volume à l'équivalence en fonction des données définies dans le programme Python.
  • Les lignes de code 11, 13 et 15 permettent de calculer les quantités de matière pour les espèces chimiques mentionnées sur la simulation. La ligne de code 15 donne les expressions des quantités de matière du chlorure d'argent formé pour trois volumes versés différents de solution titrante : V = 0 ; V = VE et V = Vmax.
  • Q4. Recopier puis compléter la ligne 15 du programme sur la copie, en utilisant les paramètres C et VE, sur le même modèle que les lignes 11 et 13.
  • L'ion nitrate NO3−\mathrm{NO_{3}^{-}} est une autre espèce ionique présente dans le milieu réactionnel : cette espèce ne participe pas à la transformation chimique mise en jeu.
  • Après exécution, le programme de simulation fournit la figure de l'ANNEXE 1 À RENDRE AVEC LA COPIE représentant l'évolution, au cours du titrage, des quantités de matière des espèces qui interviennent dans la réaction support du titrage : Ag+\mathrm{Ag^{+}}, Cℓ−\mathrm{C\ell^{-}} et AgCℓ\mathrm{AgC\ell}.
  • Quantités de matière (de 0 à 0,00025 mol) en fonction du volume V de solution titrante ajouté (de 0 à 25 mL). Ions chlorure (pointillés) : droite qui descend de 0,000125 mol à 0 entre 0 et 12,5 mL, puis nulle. Chlorure d'argent formé (tirets et points) : droite qui monte de 0 à 0,000125 mol entre 0 et 12,5 mL, puis palier à 0,000125 mol. Ions argent (trait plein) : nuls jusqu'à 12,5 mL, puis droite qui monte jusqu'à 0,000125 mol à 25 mL.
    Annexe 1 à rendre avec la copie. Résultats obtenus après exécution du programme Python
  • Q5. Tracer sur la figure de l'ANNEXE 1 À RENDRE AVEC LA COPIE l'évolution de la quantité de matière des ions nitrate en fonction du volume VV de solution titrante ajouté.
  • Q6. À l'aide des courbes fournies par le programme de simulation et présentées sur l'ANNEXE 1 À RENDRE AVEC LA COPIE, interpréter qualitativement l'évolution de la conductivité au cours du titrage.
  • Une fois le titrage réalisé, on trace l'évolution de la conductivité du mélange, notée σ\sigma, en fonction du volume VV de solution titrante ajouté. On obtient les résultats expérimentaux fournis en figure 2.
  • Conductivité σ (de 0,034 à 0,040 S/m) en fonction du volume V de solution titrante ajouté (de 0 à 30 mL), points de mesure tous les millilitres jusqu'à 25 mL : σ décroît régulièrement de 0,0378 S/m à V = 0 jusqu'à 0,0362 S/m vers 11 mL, puis croît plus vite jusqu'à 0,0391 S/m à 25 mL.
    Figure 2. Suivi conductimétrique du titrage de l'eau du robinet
  • La teneur maximale en ions chlorure permettant l'activité fermentaire des bactéries contenues dans les grains de kéfir est de 2 g⋅L−12\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}.
  • Q7. Déterminer la concentration en masse en ions chlorure de cette eau du robinet et conclure sur son utilisation pour réaliser du kéfir.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter sa démarche même si elle n'a pas abouti. La démarche suivie est évaluée et nécessite donc d'être correctement présentée.
  • 2. Évolution de la cinétique de la réaction de fermentation
  • Lors du processus de fermentation, le glucose apporté par le sucre est transformé en éthanol et en dioxyde de carbone : le dégagement gazeux qui en résulte est responsable de l'aspect pétillant de cette boisson.
  • On se propose d'étudier la cinétique de cette fermentation, qu'on modélise par l'équation de réaction suivante :
  • C6H12O6(aq)⟶2 CH3CH2OH(aq)+2 CO2(g)\mathrm{C_{6}H_{12}O_{6}(aq)\longrightarrow 2\,CH_{3}CH_{2}OH(aq)+2\,CO_{2}(g)}
  • Données :
    • masse molaire moléculaire : M(C6H12O6)=180,0 g⋅mol−1M(\mathrm{C_{6}H_{12}O_{6}})=180{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}.
  • La méthode étudiée consiste à suivre l'évolution de la concentration en éthanol au cours du temps dans le milieu réactionnel, à l'aide d'une sonde spécifique.
  • Pour cela, on prépare au laboratoire un litre de kéfir de fruit et on mesure la concentration en éthanol dissous dans le milieu réactionnel à l'aide d'une acquisition informatisée. La recette utilisée est celle proposée en début d'énoncé, les 20 g de sucre de la recette étant remplacés par 20 g de glucose. Pour la suite de l'exercice, on note VBoissonV_{\text{Boisson}} le volume de boisson préparé.
  • Q8. Citer une autre méthode envisageable pour suivre la cinétique de cette réaction de fermentation.
  • Afin de suivre la cinétique de la réaction de fermentation par la méthode choisie, il est nécessaire de relier la concentration en glucose à la concentration d'éthanol dans le milieu réactionnel.
  • Q9. Montrer que l'évolution de la quantité de matière de glucose au cours du temps peut être définie à partir de la quantité de matière d'éthanol selon l'expression littérale : nglu(t)=nglu(t0)−Ceˊth(t)⋅VBoisson2n_{\text{glu}}(t)=n_{\text{glu}}(t_{0})-\dfrac{C_{\text{éth}}(t)\cdot V_{\text{Boisson}}}{2}
    où nglu(t)n_{\text{glu}}(t) et nglu(t0)n_{\text{glu}}(t_{0}) sont les quantités de matière de glucose respectivement à la date tt et à l'instant initial t0=0t_{0}=0 et Ceˊth(t)C_{\text{éth}}(t) est la concentration en quantité de matière d'éthanol à la date tt.
    On pourra s'aider d'un tableau d'avancement.
  • On se propose de vérifier que l'évolution de la concentration en glucose suit une loi de vitesse d'ordre 1.
  • Q10. À partir de la définition de la vitesse de disparition du glucose et en supposant que cette vitesse suit une loi d'ordre 1, montrer que : dCglu(t)dt+k⋅Cglu(t)=0\dfrac{\mathrm{d}C_{\text{glu}}(t)}{\mathrm{d}t}+k\cdot C_{\text{glu}}(t)=0
  • Q11. Justifier que cette équation différentielle admet pour solution une fonction d'expression : Cglu(t)=Cglu(0)⋅e−k⋅tC_{\text{glu}}(t)=C_{\text{glu}}(0)\cdot e^{-k\cdot t}
  • À partir des résultats expérimentaux, on trace l'évolution temporelle du logarithme népérien de la concentration en quantité de matière de glucose, en mol⋅L−1\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Le graphique obtenu est fourni en figure 3.
  • Logarithme népérien de la concentration en glucose (de -2,30 à -2,16) en fonction du temps t (de 0 à 5000 s) : dix points de mesure de 0 à 4500 s, alignés près d'une droite légèrement décroissante qui part d'environ -2,217 à t = 0 et atteint -2,241 à 4500 s. Encadré : équation de la modélisation, ln Cglu = -5,34 × 10 puissance -6 × t - 2,22.
    Figure 3. Évolution temporelle du logarithme népérien de la concentration en glucose
  • Q12. Justifier que ce tracé permet de confirmer que la vitesse de disparition du glucose lors de la fermentation suit bien une loi de vitesse d'ordre 1.
  • Q13. À partir de l'équation de la modélisation, calculer la masse de glucose initialement introduite pour réaliser cette expérience de fermentation. Commenter.
  • Le temps de demi-réaction peut se calculer à l'aide de l'expression suivante : t1/2=ln⁡2kt_{1/2}=\dfrac{\ln 2}{k}
  • Q14. Déterminer la valeur du temps de demi-réaction à l'aide des résultats expérimentaux. Conclure quant à la recette fournie en début d'énoncé, sachant que la boisson doit encore contenir du sucre pour être agréable au goût.
  • 3. Arôme de la boisson végétale de kéfir
  • La recette étudiée propose d'ajouter quelques tranches de citron pour donner un goût acidulé. Cet agrume contient dans son écorce des espèces chimiques telles que le limonène et le citral ; son jus est riche en acide citrique.
  • On se propose dans cette partie d'identifier les espèces présentes dans la boisson préparée et qui pourraient alors être responsables du goût acidulé de la boisson.
  • Formules topologiques. Citral : chaîne de huit carbones terminée par un groupe aldéhyde C=O, avec deux doubles liaisons C=C et deux ramifications méthyle. Acide citrique : chaîne de trois carbones portant trois groupes carboxyle COOH et, sur le carbone central, un groupe hydroxyle OH.
    Figure 4. Formules topologiques du citral et de l'acide citrique
  • Données :
    • données de spectroscopie infrarouge :
  • LiaisonO–HC–HC=CC=O
    Nombre d'onde (en cm−1\mathrm{cm^{-1}})3200 – 37002850 – 31001620 – 16801650 – 1730
    Allure de la bande caractéristiqueForte et largeForteFaible et fineForte et fine
    Données de spectroscopie infrarouge
  • • données de solubilité de différents composés présents dans le citron :
  • Espèce chimiqueSolubilité dans l'eauSolubilité dans l'acétate d'éthyleSolubilité dans le cyclohexane
    LimonèneFaibleConvenableGrande
    CitralTrès faibleConvenableGrande
    Acide citriqueGrandeGrandeNulle
    Données de solubilité de différents composés présents dans le citron
  • • miscibilité des différents solvants avec l'eau :
  • acétate d'éthylecyclohexane
    faiblenulle
    Miscibilité des différents solvants avec l'eau
  • Spectre A, transmittance en fonction du nombre d'onde de 4000 à 400 cm-1 : aucune bande large entre 3200 et 3700 cm-1 ; bandes fortes vers 2850 à 3000 cm-1 ; bande très forte et fine vers 1680 cm-1, accompagnée d'une bande plus faible vers 1630 cm-1 ; nombreuses bandes en dessous de 1500 cm-1.
    Figure 5. Spectres d'absorption de deux espèces présentes dans un citron : spectre A
  • Spectre B, transmittance en fonction du nombre d'onde de 4000 à 400 cm-1 : bande forte et très large de 3600 à 2500 cm-1 environ, avec deux pics fins vers 3500 et 3300 cm-1 ; bande double très forte vers 1700 à 1750 cm-1 ; nombreuses bandes en dessous de 1450 cm-1.
    Figure 5 (suite) : spectre B
  • Q15. Attribuer chacun des deux spectres présentés au citral et à l'acide citrique. Justifier.
  • On souhaite identifier les espèces présentes dans le kéfir préparé. Pour cela, on réalise leur extraction à l'aide d'un solvant.
  • Q16. Choisir, en justifiant, parmi l'eau, l'acétate d'éthyle et le cyclohexane, le solvant le plus approprié pour extraire simultanément le citral, l'acide citrique et le limonène présents dans le kéfir.
  • Après l'extraction, on réalise une chromatographie sur couche mince pour analyser l'extrait, noté K. Après révélation avec une solution de permanganate de potassium, on obtient un chromatogramme dont une représentation est donnée en figure 6.
  • Chromatogramme : quatre dépôts sur la ligne de dépôt, K (extrait de kéfir de fruit), C (citral), L (limonène) et A (acide citrique). K donne une seule petite tache juste au-dessus de la ligne de dépôt, à la même hauteur que la tache de A. La tache de C est à mi-hauteur environ, celle de L plus haut, près de la ligne de front de l'éluant.
    Figure 6. Schéma du chromatogramme obtenu
  • Q17. En analysant le chromatogramme obtenu, déterminer l'espèce issue du citron que l'on retrouve dans la boisson et qui pourrait être responsable du goût acidulé du kéfir.

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Q2
Q3
Q4
Q6
Q7
Q13
Q14
Q15
Q16
Q17
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Réponses

  • Q1 Burette (nitrate d'argent, titrante) au-dessus d'un bécher (250,0 mL d'eau du robinet, titrée), cellule du conductimètre, agitateur magnétique
  • Q2 V1=250.0 ; C=1.00E-2
  • Q3 VE=C1*V1/C (soit 12,5 mL dans la simulation)
  • Q4 nproduit=[0,C*VE*0.001,C*VE*0.001]
  • Q5 Droite n(NO3−)=C Vn(\mathrm{NO_{3}^{-}})=C\,V de l'origine à 2,5×10−42{,}5\times 10^{-4} mol à 25 mL, confondue avec AgCℓ\mathrm{AgC\ell} jusqu'à VEV_{E}
  • Q6 NO3−\mathrm{NO_{3}^{-}} remplace Cℓ−\mathrm{C\ell^{-}} : σ\sigma baisse un peu ; après VEV_{E}, Ag+\mathrm{Ag^{+}} et NO3−\mathrm{NO_{3}^{-}} s'accumulent : σ\sigma monte
  • Q7 VE≈10,8V_{E}\approx 10{,}8 mL ; Cm=1,5×10−2 g⋅L−1C_{m}=1{,}5\times 10^{-2}\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}, très inférieur à 2 g⋅L−12\ \mathrm{g\cdot L^{-1}} : eau utilisable
  • Q8 Mesurer la pression ou le volume de CO2\mathrm{CO_{2}} dégagé (ou la perte de masse du bocal)
  • Q9 neˊth=2x=CeˊthVBoissonn_{\text{éth}}=2x=C_{\text{éth}}V_{\text{Boisson}} et nglu=nglu(t0)−xn_{\text{glu}}=n_{\text{glu}}(t_{0})-x
  • Q10 v=−dCgludt=k Cgluv=-\dfrac{\mathrm{d}C_{\text{glu}}}{\mathrm{d}t}=k\,C_{\text{glu}}
  • Q11 Cglu(0)e−ktC_{\text{glu}}(0)e^{-kt} vérifie l'équation et vaut Cglu(0)C_{\text{glu}}(0) à t=0t=0
  • Q12 ln⁡Cglu=ln⁡Cglu(0)−kt\ln C_{\text{glu}}=\ln C_{\text{glu}}(0)-kt : points alignés sur une droite, ordre 1, k=5,34×10−6 s−1k=5{,}34\times 10^{-6}\ \mathrm{s^{-1}}
  • Q13 m=e−2,22×1,0×180,0=19,5m=e^{-2{,}22}\times 1{,}0\times 180{,}0=19{,}5 g, proche des 20 g de la recette
  • Q14 t1/2=1,30×105t_{1/2}=1{,}30\times 10^{5} s =36=36 h ; après 24 h, 63 % du sucre reste : recette cohérente
  • Q15 A : citral (pas de bande O-H) ; B : acide citrique (bande O-H large et C=O)
  • Q16 L'acétate d'éthyle : dissout les trois espèces, faiblement miscible à l'eau
  • Q17 L'acide citrique (tache de K à la hauteur de A)

Q1. Le schéma attendu, légendé : une burette graduée, fixée sur un support, contient la solution titrante de nitrate d'argent, C=1,00×10−2 mol⋅L−1C=1{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} ; en dessous, un grand bécher contient la solution titrée, le volume V1=250,0V_{1}=250{,}0 mL d'eau du robinet prélevé avec une fiole jaugée de 250,0 mL ; dans le bécher plongent la cellule conductimétrique, reliée au conductimètre, et un barreau aimanté entraîné par un agitateur magnétique, qui homogénéise le mélange après chaque ajout. Les cinq légendes que le correcteur cherche : burette graduée, solution titrante, bécher, solution titrée, cellule du conductimètre (avec l'agitateur).

Erreur fréquente : inverser les deux solutions. La solution titrante est celle dont on connaît la concentration et qu'on verse ; la solution titrée est celle qu'on dose, ici l'eau du robinet.

Q2. Ligne 4 : V1=250.0, le volume d'eau du robinet titré, en mL comme l'indique le commentaire. Ligne 5 : C=1.00E-2, la concentration de la solution titrante de nitrate d'argent, en mol/L. Python écrit la virgule décimale avec un point, et 1.00E-2 se lit 1,00×10−21{,}00\times 10^{-2}.

Q3. À l'équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de l'équation Ag++Cℓ−⟶AgCℓ\mathrm{Ag^{+}+C\ell^{-}\longrightarrow AgC\ell}, dont les nombres stœchiométriques valent 11 : n(Ag+)verseˊ=n(Cℓ−)initialn(\mathrm{Ag^{+}})_{\text{versé}}=n(\mathrm{C\ell^{-}})_{\text{initial}}, soit C×VE=C1×V1C\times V_{E}=C_{1}\times V_{1}. D'où la ligne 7 : VE=C1*V1/C.

Avec les valeurs du programme, VE=5×10−4×250,01,00×10−2=12,5V_{E}=\dfrac{5\times 10^{-4}\times 250{,}0}{1{,}00\times 10^{-2}}=12{,}5 mL, en mL puisque V1V_{1} l'est : c'est bien l'abscisse où les courbes de l'annexe 1 changent de pente. Les deux concentrations étant dans la même unité, aucune conversion n'est nécessaire.

Q4. Les listes contiennent trois valeurs : initiale, à l'équivalence, à Vmax⁡V_{\max}. Le chlorure d'argent n'existe pas au départ : 00. À l'équivalence, chaque ion argent versé a formé un AgCℓ\mathrm{AgC\ell} : C×VE×0,001C\times V_{E}\times 0{,}001 mol (le facteur 0,0010{,}001 convertit les mL en L, comme aux lignes 11 et 13). Après l'équivalence, il ne reste plus d'ions chlorure, plus rien ne précipite et la quantité reste la même. Ligne 15 : nproduit=[0,C*VE*0.001,C*VE*0.001].

Piège : écrire C*Vmax*0.001 pour la troisième valeur, c'est-à-dire supposer que tout l'argent versé précipite encore après l'équivalence. Le réactif limitant change à l'équivalence : au-delà, c'est l'ion chlorure qui manque, et le surplus d'ions argent reste en solution (ligne 11).

Q5. Les ions nitrate sont apportés par la burette avec les ions argent et ne réagissent pas : leur quantité vaut à chaque instant n(NO3−)=C×Vn(\mathrm{NO_{3}^{-}})=C\times V, avec VV en litres, soit 1,00×10−51{,}00\times 10^{-5} mol par millilitre versé. On trace donc sur l'annexe une droite qui passe par l'origine et par le point (25 mL ; 2,5×10−4 mol)(25\ \mathrm{mL}\,;\,2{,}5\times 10^{-4}\ \mathrm{mol}), le coin supérieur droit du cadre, sans rupture de pente à l'équivalence. Entre 00 et 12,512{,}5 mL, elle se superpose à la droite du chlorure d'argent, puisque chaque ion nitrate versé accompagne un ion argent qui a précipité ; à 12,512{,}5 mL elle vaut 1,25×10−41{,}25\times 10^{-4} mol, puis elle continue de monter quand AgCℓ\mathrm{AgC\ell} plafonne.

Erreur fréquente : arrêter la droite ou la casser à l'équivalence. L'ion nitrate est spectateur : rien dans le titrage ne change la façon dont il s'accumule.

Q6. La conductivité d'une solution est la somme des contributions des ions présents, σ=∑λi[Xi]\sigma=\sum\lambda_{i}[X_{i}] (loi de Kohlrausch) ; le précipité AgCℓ\mathrm{AgC\ell}, solide, ne conduit pas. Les ions spectateurs de l'eau du robinet, comme les ions Na+\mathrm{Na^{+}} cités par l'énoncé, gardent une quantité constante et ne font pas varier σ\sigma.

Avant l'équivalence (V<VEV<V_{E}) : d'après l'annexe, n(Ag+)n(\mathrm{Ag^{+}}) reste nul, n(Cℓ−)n(\mathrm{C\ell^{-}}) diminue et, pour chaque ion chlorure qui disparaît, un ion nitrate apparaît. Comme λ(NO3−)=7,1\lambda(\mathrm{NO_{3}^{-}})=7{,}1 est inférieure à λ(Cℓ−)=7,6 mS⋅m2⋅mol−1\lambda(\mathrm{C\ell^{-}})=7{,}6\ \mathrm{mS\cdot m^{2}\cdot mol^{-1}}, la conductivité diminue, légèrement. Après l'équivalence (V>VEV>V_{E}) : il n'y a plus d'ions chlorure, et les ions argent et nitrate s'accumulent ensemble ; chaque millilitre ajoute λ(Ag+)+λ(NO3−)=13,3 mS⋅m2⋅mol−1\lambda(\mathrm{Ag^{+}})+\lambda(\mathrm{NO_{3}^{-}})=13{,}3\ \mathrm{mS\cdot m^{2}\cdot mol^{-1}} par mole versée, donc la conductivité augmente, nettement plus vite qu'elle ne baissait. La courbe a l'allure d'un V dissymétrique, et son minimum, le point anguleux, repère l'équivalence. La dilution est négligée : on verse au plus 25 mL dans 250 mL.

Q7. Méthode : l'équivalence est à l'intersection des deux portions de droite de la figure 2. On trace la droite moyenne des points de 0 à 10 mL et celle des points de 13 à 25 mL ; elles se coupent en VE≈10,8V_{E}\approx 10{,}8 mL (une lecture entre 10,510{,}5 et 1111 mL est correcte).

À l'équivalence (question Q3) : n(Cℓ−)=C×VE=1,00×10−2×10,8×10−3=1,08×10−4n(\mathrm{C\ell^{-}})=C\times V_{E}=1{,}00\times 10^{-2}\times 10{,}8\times 10^{-3}=1{,}08\times 10^{-4} mol dans V1=250,0V_{1}=250{,}0 mL. Concentration en quantité de matière : [Cℓ−]=1,08×10−40,2500=4,3×10−4 mol⋅L−1[\mathrm{C\ell^{-}}]=\dfrac{1{,}08\times 10^{-4}}{0{,}2500}=4{,}3\times 10^{-4}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Concentration en masse : Cm=[Cℓ−]×M(Cℓ)=4,3×10−4×35,5=1,5×10−2 g⋅L−1C_{m}=[\mathrm{C\ell^{-}}]\times M(\mathrm{C\ell})=4{,}3\times 10^{-4}\times 35{,}5=1{,}5\times 10^{-2}\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}, soit 15 mg⋅L−115\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}}.

Conclusion : 15 mg⋅L−115\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}} est environ 130130 fois plus faible que la teneur maximale de 2 g⋅L−12\ \mathrm{g\cdot L^{-1}} tolérée par les bactéries du kéfir : cette eau du robinet convient pour préparer du kéfir. Vérifications : la valeur est du même ordre que la concentration « attendue » de la simulation, C1=5×10−4 mol⋅L−1C_{1}=5\times 10^{-4}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, et nettement sous la référence de qualité de 250 mg⋅L−1250\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}} des eaux de consommation.

Remarque : la pente descendante mesurée, −1,5×10−4 S⋅m−1-1{,}5\times 10^{-4}\ \mathrm{S\cdot m^{-1}} par millilitre, est bien plus forte que celle que prévoit la seule substitution d'un ion chlorure par un ion nitrate, −2×10−5 S⋅m−1-2\times 10^{-5}\ \mathrm{S\cdot m^{-1}} par millilitre : chaque ajout dilue aussi les nombreux autres ions de l'eau du robinet (σ/V1≈1,5×10−4 S⋅m−1\sigma/V_{1}\approx 1{,}5\times 10^{-4}\ \mathrm{S\cdot m^{-1}} par millilitre). Cela ne déplace pas le point anguleux. Erreurs fréquentes : oublier de convertir VEV_{E} en litres, ou donner la concentration en quantité de matière alors que la question demande une concentration en MASSE, à comparer à des grammes par litre.

Q8. La fermentation produit un gaz, le dioxyde de carbone. On peut donc suivre la transformation par la pression du gaz dans le bocal fermé, mesurée avec un capteur de pression, ou par le volume de gaz dégagé recueilli par déplacement d'eau. Autre possibilité : peser le bocal ouvert, dont la masse diminue à mesure que le CO2\mathrm{CO_{2}} s'échappe. Dans chaque cas, la grandeur mesurée est reliée à l'avancement par le tableau d'avancement, comme à la question suivante.

Q9. Tableau d'avancement de C6H12O6⟶2 CH3CH2OH+2 CO2\mathrm{C_{6}H_{12}O_{6}\longrightarrow 2\,CH_{3}CH_{2}OH+2\,CO_{2}}, en notant x(t)x(t) l'avancement à la date tt. État initial : nglu(t0)n_{\text{glu}}(t_{0}) de glucose, aucun éthanol. À la date tt : nglu(t)=nglu(t0)−x(t)n_{\text{glu}}(t)=n_{\text{glu}}(t_{0})-x(t) et neˊth(t)=2 x(t)n_{\text{éth}}(t)=2\,x(t), à cause du nombre stœchiométrique 22 de l'éthanol.

La sonde mesure une concentration : neˊth(t)=Ceˊth(t)⋅VBoissonn_{\text{éth}}(t)=C_{\text{éth}}(t)\cdot V_{\text{Boisson}}, donc x(t)=Ceˊth(t)⋅VBoisson2x(t)=\dfrac{C_{\text{éth}}(t)\cdot V_{\text{Boisson}}}{2}, et en remplaçant : nglu(t)=nglu(t0)−Ceˊth(t)⋅VBoisson2n_{\text{glu}}(t)=n_{\text{glu}}(t_{0})-\dfrac{C_{\text{éth}}(t)\cdot V_{\text{Boisson}}}{2}. Piège : oublier le facteur 22, c'est-à-dire confondre la quantité d'éthanol formée avec l'avancement. Une mole de glucose donne deux moles d'éthanol.

Q10. Définition : la vitesse volumique de disparition du glucose est vdisp(t)=−dCgludt(t)v_{\text{disp}}(t)=-\dfrac{\mathrm{d}C_{\text{glu}}}{\mathrm{d}t}(t), positive puisque CgluC_{\text{glu}} diminue. Loi de vitesse d'ordre 1 : cette vitesse est proportionnelle à la concentration du réactif, vdisp(t)=k⋅Cglu(t)v_{\text{disp}}(t)=k\cdot C_{\text{glu}}(t), avec kk la constante de vitesse, en s−1\mathrm{s^{-1}}. En égalant : −dCgludt(t)=k⋅Cglu(t)-\dfrac{\mathrm{d}C_{\text{glu}}}{\mathrm{d}t}(t)=k\cdot C_{\text{glu}}(t), soit dCglu(t)dt+k⋅Cglu(t)=0\dfrac{\mathrm{d}C_{\text{glu}}(t)}{\mathrm{d}t}+k\cdot C_{\text{glu}}(t)=0. Erreur fréquente : oublier le signe moins de la définition, ce qui donnerait une concentration croissante.

Q11. On vérifie que la fonction proposée satisfait l'équation et la condition initiale. Sa dérivée vaut dCgludt=−k⋅Cglu(0)⋅e−k⋅t\dfrac{\mathrm{d}C_{\text{glu}}}{\mathrm{d}t}=-k\cdot C_{\text{glu}}(0)\cdot e^{-k\cdot t}, donc dCgludt+k⋅Cglu(t)=−k Cglu(0) e−kt+k Cglu(0) e−kt=0\dfrac{\mathrm{d}C_{\text{glu}}}{\mathrm{d}t}+k\cdot C_{\text{glu}}(t)=-k\,C_{\text{glu}}(0)\,e^{-kt}+k\,C_{\text{glu}}(0)\,e^{-kt}=0 pour tout tt. Et à t=0t=0, e0=1e^{0}=1 donne bien Cglu(0)C_{\text{glu}}(0), la concentration initiale. Les solutions de y′+ky=0y'+ky=0 sont les fonctions A e−ktA\,e^{-kt}, et la condition initiale fixe A=Cglu(0)A=C_{\text{glu}}(0).

Q12. En prenant le logarithme népérien de la solution de Q11 : ln⁡Cglu(t)=ln⁡Cglu(0)−k⋅t\ln C_{\text{glu}}(t)=\ln C_{\text{glu}}(0)-k\cdot t. Pour une loi d'ordre 1, ln⁡Cglu\ln C_{\text{glu}} est donc une fonction affine du temps, de coefficient directeur −k-k négatif. Sur la figure 3, les points expérimentaux sont alignés, aux fluctuations de mesure près, le long d'une droite décroissante, modélisée par ln⁡Cglu=−5,34×10−6×t−2,22\ln C_{\text{glu}}=-5{,}34\times 10^{-6}\times t-2{,}22 : c'est la signature d'une loi d'ordre 1, avec k=5,34×10−6 s−1k=5{,}34\times 10^{-6}\ \mathrm{s^{-1}}.

Remarque d'expérimentateur : sur les 4 500 s de l'acquisition, la concentration ne baisse que de 2,42{,}4 % (e−5,34×10−6×4500=0,976e^{-5{,}34\times 10^{-6}\times 4500}=0{,}976). Sur une plage aussi courte, presque toute loi paraît linéaire : la confirmation serait plus solide sur une durée de l'ordre du temps de demi-réaction.

Q13. L'ordonnée à l'origine de la modélisation est ln⁡Cglu(0)=−2,22\ln C_{\text{glu}}(0)=-2{,}22, d'où Cglu(0)=e−2,22=0,109 mol⋅L−1C_{\text{glu}}(0)=e^{-2{,}22}=0{,}109\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}. On a préparé un litre de boisson : nglu(0)=Cglu(0)×VBoisson=0,109×1,0=0,109n_{\text{glu}}(0)=C_{\text{glu}}(0)\times V_{\text{Boisson}}=0{,}109\times 1{,}0=0{,}109 mol, et m=n×M=0,1086×180,0=19,5m=n\times M=0{,}1086\times 180{,}0=19{,}5 g.

Commentaire : la recette annonce 20 g de glucose ; l'écart relatif 20−19,520=2\dfrac{20-19{,}5}{20}=2 % est faible. Il est compatible avec l'arrondi de l'ordonnée à l'origine (une erreur de 0,010{,}01 sur ln⁡C\ln C change la masse de 1 %), avec la précision de la sonde et avec un léger début de fermentation avant le début des mesures. Erreur fréquente : lire Cglu(0)=−2,22C_{\text{glu}}(0)=-2{,}22 ou 2,22 mol⋅L−12{,}22\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} : la figure donne un logarithme, il faut prendre l'exponentielle.

Q14. t1/2=ln⁡2k=ln⁡25,34×10−6=1,30×105t_{1/2}=\dfrac{\ln 2}{k}=\dfrac{\ln 2}{5{,}34\times 10^{-6}}=1{,}30\times 10^{5} s, soit 3636 h, un jour et demi.

Conclusion sur la recette : elle demande de laisser fermenter « au moins 24 h ». Après 24 h, soit 86 40086\,400 s, il reste CgluCglu(0)=e−5,34×10−6×86 400=0,63\dfrac{C_{\text{glu}}}{C_{\text{glu}}(0)}=e^{-5{,}34\times 10^{-6}\times 86\,400}=0{,}63, soit 63 % du glucose, environ 12 g : moins de la moitié du sucre a été consommée puisque 24 h est inférieur à t1/2t_{1/2}, et la boisson reste sucrée, donc agréable. La recette est cohérente. En revanche, il ne faut pas prolonger trop longtemps : au bout de 72 h, deux temps de demi-réaction, il ne resterait que 25 % du sucre. Piège : comparer t1/2t_{1/2} en secondes aux 24 h de la recette sans convertir.

Q15. Méthode : on cherche dans chaque spectre les bandes qui distinguent les deux molécules. Les deux possèdent une liaison C=O\mathrm{C{=}O} ; seul l'acide citrique possède des liaisons O−H\mathrm{O{-}H} (trois groupes carboxyle et un groupe hydroxyle), et seul le citral possède des liaisons C=C\mathrm{C{=}C}.

Spectre A : aucune bande forte et large entre 3200 et 3700 cm−13700\ \mathrm{cm^{-1}}, donc pas de liaison O−H\mathrm{O{-}H} ; une bande forte et fine vers 1680 cm−11680\ \mathrm{cm^{-1}} (liaison C=O\mathrm{C{=}O}, un peu abaissée par la conjugaison avec la double liaison voisine) accompagnée d'une bande plus faible vers 1630 cm−11630\ \mathrm{cm^{-1}} (C=C\mathrm{C{=}C}) ; des bandes fortes vers 2850 à 3000 cm−13000\ \mathrm{cm^{-1}} (C−H\mathrm{C{-}H}). C'est le citral. Spectre B : une bande forte et très large qui s'étend de 2500 à 3600 cm−13600\ \mathrm{cm^{-1}} environ, caractéristique des liaisons O−H\mathrm{O{-}H} associées par liaisons hydrogène, et une bande forte et fine vers 1700 à 1750 cm−11750\ \mathrm{cm^{-1}} (C=O\mathrm{C{=}O}) : c'est l'acide citrique. Erreur fréquente : vouloir conclure avec la bande C=O\mathrm{C{=}O}, présente dans les deux spectres : c'est la bande O−H\mathrm{O{-}H} qui tranche.

Q16. Le solvant d'extraction doit dissoudre les trois espèces et ne pas être miscible avec le kéfir, qui est une solution aqueuse, pour pouvoir séparer deux phases. L'eau est exclue : c'est le milieu dont on veut extraire, et le citral y est très peu soluble. Le cyclohexane est exclu : l'acide citrique y est insoluble (solubilité nulle), il ne serait pas extrait. L'acétate d'éthyle convient : le limonène et le citral y sont convenablement solubles, l'acide citrique y est très soluble, et sa miscibilité avec l'eau est faible, ce qui permet la décantation dans une ampoule. On choisit l'acétate d'éthyle.

Piège : choisir le cyclohexane parce qu'il dissout le mieux le limonène et le citral et qu'il est totalement non miscible à l'eau. La question demande d'extraire SIMULTANÉMENT les trois espèces.

Q17. Sur une chromatographie sur couche mince, une même espèce, dans les mêmes conditions, migre à la même hauteur. Le dépôt K de l'extrait de kéfir ne donne qu'une tache, à la même hauteur que la tache du dépôt A de l'acide citrique, et aucune à la hauteur de C (citral) ni de L (limonène). L'espèce issue du citron présente dans la boisson est donc l'acide citrique, un acide, ce qui explique le goût acidulé du kéfir. Le citral et le limonène, contenus dans l'écorce et peu solubles dans l'eau, ne se retrouvent pas dans la boisson, qui est aqueuse, ou en quantité trop faible pour être révélés.

python
V1=250.0           # Volume de solution titrée en mL
C=1.00E-2          # Concentration solution titrante en mol/L
VE=C1*V1/C         # Calcul du volume à l'équivalence en mL
nproduit=[0,C*VE*0.001,C*VE*0.001]
2,557,51012,51517,52022,5250,511,522,5ions nitrate : n = C VCl⁻AgClAg⁺VEV (mL)n (10⁻⁴ mol)
Tracé attendu sur l'annexe 1 : la droite des ions nitrate (en orange), confondue avec celle du chlorure d'argent jusqu'à l'équivalence (quantités en 10⁻⁴ mol)
5101520253035,53636,53737,53838,53939,5VE ≈ 10,8 mLV (mL)σ (mS/m)
Figure 2 exploitée : droites moyennes avant et après l'équivalence, qui se coupent en VE ≈ 10,8 mL (conductivité en mS/m)

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Exercice 2 : La yaourtière

5.5 points Transferts thermiquesÉnergie et circuits

La préparation de yaourt « maison » à partir de lait est une pratique de plus en plus courante. Cette préparation repose sur une prise en masse progressive du lait sous l'action de ferments lactiques pendant environ 8 heures, à la température de 43 °C, qui est maintenue automatiquement dans la yaourtière. Il faut encore attendre 2 heures pour que les yaourts ainsi préparés refroidissent, à l'air libre puis au réfrigérateur.

Les objectifs de cet exercice sont d'étudier quelques aspects de la fabrication d'un yaourt maison, d'estimer son coût puis de modéliser l'étape finale de refroidissement des yaourts dans le réfrigérateur.

1. Fabrication des yaourts dans la yaourtière

Certains ferments lactiques utilisés pour la fabrication des yaourts maison contiennent des bactéries alimentaires qui présentent un optimum de croissance à la température de 43 °C.

La yaourtière utilisée permet la préparation de 7 yaourts. On utilise la recette suivante :
• verser 700 mL de lait à la température ambiante dans un récipient ;
• ajouter un sachet de 2 g de ferments lactiques puis mélanger ;
• répartir la préparation dans les 7 pots en verre de la yaourtière et les fermer à l'aide d'un couvercle ;
• phase de chauffage : mettre les 7 pots dans la yaourtière, fermer la yaourtière, la démarrer et la faire fonctionner pendant 8 heures ;
• phase de refroidissement : laisser refroidir les pots puis les mettre au réfrigérateur pendant 2 heures.

Afin d'effectuer des bilans d'énergie, on définit le système étudié, noté {S}, constitué de la yaourtière contenant les 7 pots en verre fermés et remplis. On admet que tous les composants du système {S} sont à la même température.

Lors de la phase de chauffage de 8 heures, il est possible de distinguer deux étapes :
• étape A : chauffage du système {S} de la température ambiante à la température de 43 °C pendant une durée ΔtA\Delta t_{A} ;
• étape B : maintien en continu du système {S} à la température de 43 °C pendant une durée ΔtB\Delta t_{B}.

Données :
• conversion d'une énergie en wattheure (Wh) en une énergie en joule (J) : 1 kWh = 3 600 kJ ;
• puissance électrique moyenne consommée par la yaourtière durant l'étape A : PA=150P_{A}=150 W ;
• puissance électrique moyenne consommée par la yaourtière durant l'étape B : PB=20P_{B}=20 W ;
• estimation de la capacité thermique du système {S} : C=4,0×103 J⋅K−1C=4{,}0\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot K^{-1}} ;
• température de fabrication d'un yaourt : θfab=43\theta_{\text{fab}}=43 °C ;
• température de l'air ambiant : θamb=20\theta_{\text{amb}}=20 °C.

  • Q1. Montrer que la valeur de l'énergie thermique QchauffageQ_{\text{chauffage}} qui doit être transférée au système {S} lors de l'étape A est voisine de 9,2×1049{,}2\times 10^{4} J.
  • Q2. Calculer la durée ΔtA\Delta t_{A} de l'étape A, en supposant que, pendant cette étape, 85 % de l'énergie électrique consommée par la yaourtière est fournie par transfert thermique au système {S}. En déduire que la durée ΔtB\Delta t_{B} de l'étape B est de l'ordre de 7 heures et 50 minutes.
  • Un des arguments souvent avancés qui encouragent à faire ses yaourts soi-même est le prix : à qualité égale, ils coûteraient moins cher que ceux achetés directement dans la grande distribution.
  • On donne des coûts approximatifs ci-dessous :
  • 1 kWh électrique1 L de lait2 g de ferments lactiques1 pot de yaourt nature de grande distribution et de qualité comparable à celui fait maison
    0,20 euro1,05 euro0,64 euro0,35 euro
  • Q3. Estimer le prix de fabrication d'un yaourt fait maison. Discuter si l'argument lié au coût des yaourts maison est vérifié.
  • 2. Refroidissement des yaourts dans le réfrigérateur
  • Dans cette partie, on étudie le refroidissement d'un seul pot de yaourt.
  • Après avoir passé 8 h dans la yaourtière, le pot de yaourt, avec son couvercle, est d'abord refroidi à l'air jusqu'à atteindre la température de 30 °C. On étudie dans cette partie la seconde phase de refroidissement à partir de l'instant initial où le pot de yaourt est placé dans le réfrigérateur.
  • Le système d'étude est noté {P} ; il comprend le pot en verre, le couvercle et le yaourt qu'il contient. On admet que tous ses composants sont à la même température.
  • Données :
    • loi de Newton donnant l'expression du flux thermique Φ\Phi, en watt, cédé par le système {P} de température θ\theta, en contact avec l'air intérieur du réfrigérateur de température θreˊfri\theta_{\text{réfri}} : Φ=h⋅S⋅(θ−θreˊfri)\Phi=h\cdot S\cdot(\theta-\theta_{\text{réfri}})
    avec : ◦ hh, coefficient de transfert thermique surfacique : h=10 W⋅m−2⋅K−1h=10\ \mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}} ;
    ◦ SS, surface d'échange entre l'air de l'intérieur du réfrigérateur et le système {P} : S=0,019 m2S=0{,}019\ \mathrm{m^{2}}.
    • masse du système {P} : m=0,19m=0{,}19 kg ;
    • température, considérée constante, de l'intérieur du réfrigérateur : θreˊfri=4,0\theta_{\text{réfri}}=4{,}0 °C ;
    • température initiale du système {P} : θ0=30\theta_{0}=30 °C ;
    • capacité thermique massique du système {P} : cY=2,5×103 J⋅kg−1⋅K−1c_{Y}=2{,}5\times 10^{3}\ \mathrm{J\cdot kg^{-1}\cdot K^{-1}}.
  • Q4. Nommer les trois modes de transfert thermique permettant le refroidissement du système {P}.
  • Q5. Calculer la valeur du flux thermique initial Φ0\Phi_{0} cédé par le système {P} à l'instant initial t=0t=0 et indiquer, en justifiant, comment varie le flux thermique au cours du temps.
  • Q6. Indiquer la température du système {P} après un temps très long. Montrer que la valeur de l'énergie thermique perdue par le système {P} durant la phase de refroidissement est voisine de 12 kJ.
  • Q7. Calculer la durée Δt0\Delta t_{0} qui serait nécessaire pour effectuer un transfert thermique de 12 kJ à la puissance Φ0\Phi_{0}.
  • En tenant compte de la variation du flux thermique au cours du temps, on montre que l'évolution de la température du système {P} peut être modélisée par la fonction : θ(t)=(θ0−θreˊfri) e−tτ+θreˊfri\theta(t)=(\theta_{0}-\theta_{\text{réfri}})\,e^{-\frac{t}{\tau}}+\theta_{\text{réfri}} où τ=m cYh S\tau=\dfrac{m\,c_{Y}}{h\,S}
  • Q8. Tracer l'allure de l'évolution de la température θ\theta en fonction du temps en indiquant les températures initiale et finale ; faire apparaître une méthode graphique de détermination du temps caractéristique τ\tau.
  • Q9. Comparer la valeur de τ\tau à celle de Δt0\Delta t_{0} obtenue en Q7. Commenter.

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Q2
Q3
Q5
Q6
Q7
Q9
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Réponses

  • Q1 Qchauffage=C(θfab−θamb)=4,0×103×23=9,2×104Q_{\text{chauffage}}=C(\theta_{\text{fab}}-\theta_{\text{amb}})=4{,}0\times 10^{3}\times 23=9{,}2\times 10^{4} J
  • Q2 ΔtA=Q0,85 PA=7,2×102\Delta t_{A}=\dfrac{Q}{0{,}85\,P_{A}}=7{,}2\times 10^{2} s ≈12\approx 12 min ; ΔtB=8\Delta t_{B}=8 h −12-12 min ≈7\approx 7 h 48 min
  • Q3 1,411{,}41 euro pour 7 pots, 0,200{,}20 euro le yaourt contre 0,350{,}35 : argument vérifié
  • Q4 Conduction, convection, rayonnement
  • Q5 Φ0=hS(θ0−θreˊfri)=4,9\Phi_{0}=hS(\theta_{0}-\theta_{\text{réfri}})=4{,}9 W ; le flux diminue avec l'écart de température
  • Q6 θf=4,0\theta_{f}=4{,}0 °C ; ∣Q∣=m cY×26=1,2×104|Q|=m\,c_{Y}\times 26=1{,}2\times 10^{4} J ≈12\approx 12 kJ
  • Q7 Δt0=Q/Φ0=2,4×103\Delta t_{0}=Q/\Phi_{0}=2{,}4\times 10^{3} s ≈40\approx 40 min
  • Q8 Exponentielle décroissante de 30 °C vers l'asymptote 4,0 °C ; tangente à l'origine ou lecture à 13,613{,}6 °C
  • Q9 τ=2,5×103\tau=2{,}5\times 10^{3} s ≈Δt0\approx\Delta t_{0} ; à t=τt=\tau le refroidissement n'est fait qu'à 63 %

Q1. Premier principe de la thermodynamique appliqué au système {S}, qui ne reçoit aucun travail et dont la capacité thermique est CC : ΔU=Qchauffage=C (θfab−θamb)\Delta U=Q_{\text{chauffage}}=C\,(\theta_{\text{fab}}-\theta_{\text{amb}}). Donc Qchauffage=4,0×103×(43−20)=9,2×104Q_{\text{chauffage}}=4{,}0\times 10^{3}\times(43-20)=9{,}2\times 10^{4} J. Une variation de température a la même valeur en kelvins et en degrés Celsius : Δθ=23\Delta\theta=23 °C =23=23 K, ce qui rend l'unité J⋅K−1\mathrm{J\cdot K^{-1}} de CC compatible.

Q2. Pendant l'étape A, l'énergie électrique consommée vaut EA=PA ΔtAE_{A}=P_{A}\,\Delta t_{A}, dont 85 % seulement passe au système : 0,85 PA ΔtA=Qchauffage0{,}85\,P_{A}\,\Delta t_{A}=Q_{\text{chauffage}}. D'où ΔtA=Qchauffage0,85 PA=9,2×1040,85×150=7,2×102\Delta t_{A}=\dfrac{Q_{\text{chauffage}}}{0{,}85\,P_{A}}=\dfrac{9{,}2\times 10^{4}}{0{,}85\times 150}=7{,}2\times 10^{2} s, soit environ 12 min.

La phase de chauffage dure 8 heures en tout et comprend les deux étapes : ΔtB=8 h−ΔtA=8 h−12 min=7\Delta t_{B}=8\ \text{h}-\Delta t_{A}=8\ \text{h}-12\ \text{min}=7 h 48 min, de l'ordre de 7 heures et 50 minutes. Erreur fréquente : écrire ΔtA=0,85 QPA\Delta t_{A}=\dfrac{0{,}85\,Q}{P_{A}}, ce qui raccourcit la durée au lieu de l'allonger : si une partie de l'énergie est perdue, il faut chauffer PLUS longtemps.

Q3. On additionne, pour les 7 yaourts, le lait, les ferments et l'électricité. Lait : 0,7000{,}700 L à 1,051{,}05 euro le litre, soit 0,7350{,}735 euro. Ferments : un sachet, 0,640{,}64 euro. Électricité : étape A, EA=PA ΔtA=150×722=1,08×105E_{A}=P_{A}\,\Delta t_{A}=150\times 722=1{,}08\times 10^{5} J =0,030=0{,}030 kWh ; étape B, EB=PB ΔtB=20×2,81×104=5,6×105E_{B}=P_{B}\,\Delta t_{B}=20\times 2{,}81\times 10^{4}=5{,}6\times 10^{5} J =0,156=0{,}156 kWh (avec 11 kWh =3,6×106=3{,}6\times 10^{6} J). En tout 0,190{,}19 kWh, soit 0,19×0,20=0,0370{,}19\times 0{,}20=0{,}037 euro, moins de quatre centimes.

Total : 0,735+0,64+0,037=1,410{,}735+0{,}64+0{,}037=1{,}41 euro pour 7 yaourts, soit 1,417=0,20\dfrac{1{,}41}{7}=0{,}20 euro par yaourt. C'est environ 4040 % de moins que les 0,350{,}35 euro d'un pot du commerce de qualité comparable : l'argument du coût est vérifié. On remarque que l'électricité ne pèse presque rien (moins de 3 % du prix) ; le lait et les ferments font l'essentiel. Le calcul ne compte ni l'achat de la yaourtière, qu'il faut amortir sur de nombreuses fournées, ni le passage au réfrigérateur, ce qui nuance un peu la conclusion sans la renverser.

Q4. Les trois modes de transfert thermique sont la conduction, de proche en proche à travers le verre du pot et au contact de la clayette, sans déplacement de matière ; la convection, par le mouvement de l'air froid du réfrigérateur qui circule autour du pot ; le rayonnement, par l'émission d'ondes électromagnétiques infrarouges du pot vers les parois plus froides.

Q5. Loi de Newton à t=0t=0, où θ=θ0\theta=\theta_{0} : Φ0=h S (θ0−θreˊfri)=10×0,019×(30−4,0)=4,9\Phi_{0}=h\,S\,(\theta_{0}-\theta_{\text{réfri}})=10\times 0{,}019\times(30-4{,}0)=4{,}9 W. L'unité se vérifie : W⋅m−2⋅K−1×m2×K=W\mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}}\times\mathrm{m^{2}}\times\mathrm{K}=\mathrm{W}.

Évolution : le pot cède de l'énergie, donc sa température θ\theta diminue et se rapproche de θreˊfri\theta_{\text{réfri}}. L'écart θ−θreˊfri\theta-\theta_{\text{réfri}} diminue, et le flux thermique, qui lui est proportionnel, diminue au cours du temps ; il tend vers zéro quand le pot atteint la température du réfrigérateur.

Q6. Après un temps très long, le système atteint l'équilibre thermique avec l'air du réfrigérateur : θf=θreˊfri=4,0\theta_{f}=\theta_{\text{réfri}}=4{,}0 °C. Premier principe pour {P}, sans travail : Q=m cY (θf−θ0)=0,19×2,5×103×(4,0−30)=−1,2×104Q=m\,c_{Y}\,(\theta_{f}-\theta_{0})=0{,}19\times 2{,}5\times 10^{3}\times(4{,}0-30)=-1{,}2\times 10^{4} J. Le signe négatif traduit une énergie cédée : le système perd 1,2×1041{,}2\times 10^{4} J, voisin de 12 kJ (exactement 12,3512{,}35 kJ).

Q7. À puissance constante, l'énergie transférée est le produit du flux par la durée : Δt0=QΦ0=12×1034,94=2,4×103\Delta t_{0}=\dfrac{Q}{\Phi_{0}}=\dfrac{12\times 10^{3}}{4{,}94}=2{,}4\times 10^{3} s, soit environ 40 min. On garde la valeur non arrondie de Φ0\Phi_{0} pour ne pas cumuler les arrondis.

Q8. L'allure attendue est celle tracée sous ce corrigé : une décroissance exponentielle qui part de θ0=30\theta_{0}=30 °C à t=0t=0 et tend vers l'asymptote horizontale θ=θreˊfri=4,0\theta=\theta_{\text{réfri}}=4{,}0 °C sans jamais la franchir. Deux méthodes graphiques donnent τ\tau. Méthode de la tangente : la tangente à la courbe à l'origine coupe l'asymptote θ=4,0\theta=4{,}0 °C à la date t=τt=\tau. Méthode des 37 % : à t=τt=\tau, l'écart à la température finale ne vaut plus que e−1=37e^{-1}=37 % de l'écart initial, soit θ(τ)=4,0+0,37×26=13,6\theta(\tau)=4{,}0+0{,}37\times 26=13{,}6 °C ; on lit l'abscisse du point de la courbe d'ordonnée 13,613{,}6 °C.

Erreur fréquente : tracer une courbe qui atteint 4 °C en un temps fini, ou qui descend sous 4 °C. Le pot ne peut pas devenir plus froid que l'air qui le refroidit.

Q9. τ=m cYh S=0,19×2,5×10310×0,019=2,5×103\tau=\dfrac{m\,c_{Y}}{h\,S}=\dfrac{0{,}19\times 2{,}5\times 10^{3}}{10\times 0{,}019}=2{,}5\times 10^{3} s, environ 42 min. C'est pratiquement la valeur de Δt0\Delta t_{0} (2,4×1032{,}4\times 10^{3} s) : l'écart de 3 % ne vient que de l'arrondi de l'énergie à 12 kJ au lieu de 12,3512{,}35 kJ. Ce n'est pas une coïncidence : Δt0=m cY (θ0−θreˊfri)h S (θ0−θreˊfri)=m cYh S=τ\Delta t_{0}=\dfrac{m\,c_{Y}\,(\theta_{0}-\theta_{\text{réfri}})}{h\,S\,(\theta_{0}-\theta_{\text{réfri}})}=\dfrac{m\,c_{Y}}{h\,S}=\tau.

Commentaire : τ\tau est la durée qu'il faudrait pour évacuer toute l'énergie si le flux gardait sa valeur initiale. Comme le flux diminue, le refroidissement réel est beaucoup plus long : à t=τt=\tau, le pot n'est qu'à 13,613{,}6 °C, et il ne s'approche de 4 °C qu'au bout de plusieurs τ\tau (à 5τ5\tau, environ 3 h 30, l'écart n'est plus que de 0,20{,}2 °C). Après les 2 heures de la recette, soit 2,9 τ2{,}9\,\tau, le yaourt est à environ 5,55{,}5 °C : la durée conseillée est cohérente avec le modèle.

1234567891011125101520253035θ0 = 30 °Cθréfri = 4,0 °C13,6 °C à t = ττ = 2,5 × 10³ st (10³ s)θ (°C)
Allure attendue de θ(t) : asymptote à 4,0 °C, tangente à l'origine et lecture à 37 % de l'écart, qui donnent τ = 2,5 × 10³ s

Exercice 3 : Le satellite TESS

5.5 points Satellites et lois de KeplerRésolution de problème et exploitation de documents

Les exoplanètes sont des planètes en orbite autour d'une étoile autre que le Soleil. Les physiciens Michel Mayor et Didier Queloz ont reçu en 2019 le prix Nobel de physique pour la première détection d'une exoplanète.

Le satellite TESS « Transiting Exoplanet Survey Satellite » est à la recherche de nouvelles exoplanètes depuis le 18 avril 2018. En juillet 2019, le satellite TESS a permis la découverte du système planétaire « TOI 270 », composé entre autres de deux exoplanètes, que l'on appellera exoplanète 1 et exoplanète 2, en orbite autour de l'étoile E.

D'après https://www.sciencesetavenir.fr

L'objectif de cet exercice est d'étudier le système planétaire « TOI 270 » pour lequel on supposera que les mouvements des exoplanètes 1 et 2 autour de l'étoile E sont circulaires uniformes. L'interaction entre les deux exoplanètes est négligée.

Données :
• constante de gravitation universelle : G=6,67×10−11 m3⋅kg−1⋅s−2G=6{,}67\times 10^{-11}\ \mathrm{m^{3}\cdot kg^{-1}\cdot s^{-2}} ;
• approximations dans le cas de petits angles (α≪1\alpha\ll 1 rad) : sin⁡α=α\sin\alpha=\alpha ; tan⁡α=α\tan\alpha=\alpha.
• données relatives au système « TOI 270 » :

ObjetÉtoile EExoplanète 1Exoplanète 2
Rayon de l'orbite autour de E en kmR1=6,77×106R_{1}=6{,}77\times 10^{6}R2=1,08×107R_{2}=1{,}08\times 10^{7}
Période de révolution autour de E en jours terrestresT1T_{1}T2=11,4T_{2}=11{,}4
Rayon de l'objet en kmrE=2,63×105r_{\mathrm{E}}=2{,}63\times 10^{5}r1r_{1}
Masse de l'objet en kgME=7,68×1029M_{\mathrm{E}}=7{,}68\times 10^{29}M2M_{2}
Données relatives au système « TOI 270 » (cases vides : grisées dans le sujet)
  • 1. Étude du système « TOI 270 »
  • On étudie le mouvement de l'exoplanète 2, de masse M2M_{2}, en orbite circulaire autour de l'étoile E. L'étude est conduite dans un référentiel dont l'origine est prise au centre de l'étoile E et dont les axes pointent vers des étoiles lointaines ; il est supposé galiléen. On travaille dans le repère de Frenet (P,u⃗T,u⃗N)(P,\vec{u}_{T},\vec{u}_{N}).
  • Étoile E au centre, exoplanète 2 au point P sur une orbite circulaire en pointillés de rayon R2. Au point P, le vecteur unitaire uT est tangent à l'orbite, et le vecteur unitaire uN est dirigé de P vers le centre E.
    Figure 1. Trajectoire de l'exoplanète 2 autour de l'étoile E
  • Q1. Exprimer la force d'attraction gravitationnelle, notée F⃗\vec{F}, exercée par l'étoile E sur l'exoplanète 2, en fonction de M2M_{2}, MEM_{\mathrm{E}}, GG, R2R_{2} et u⃗N\vec{u}_{N}.
  • Q2. En utilisant la deuxième loi de Newton, établir l'expression de la vitesse v2v_{2} de l'exoplanète 2 en fonction de GG, MEM_{\mathrm{E}} et R2R_{2}.
  • Q3. Établir que la masse MEM_{\mathrm{E}} de l'étoile est donnée par la relation ME=4π2⋅R23G⋅T22M_{\mathrm{E}}=\dfrac{4\pi^{2}\cdot R_{2}^{3}}{G\cdot T_{2}^{2}}.
  • Q4. Vérifier que la valeur de la masse MEM_{\mathrm{E}} déduite de cette relation est voisine de celle indiquée dans le tableau de données.
  • Q5. En utilisant la troisième loi de Kepler et les données R1R_{1}, R2R_{2} et T2T_{2} relatives aux exoplanètes, déterminer la valeur de la période T1T_{1} exprimée en jours terrestres.
  • 2. Mesure expérimentale de la période de révolution T1T_{1} de l'exoplanète 1
  • Le satellite TESS utilise une caméra pour détecter des exoplanètes. Lorsqu'une exoplanète passe entre l'étoile et la caméra, la puissance lumineuse reçue par la caméra diminue. Ce phénomène est appelé transit planétaire et indique la présence d'une exoplanète en orbite autour de l'étoile pointée par la caméra.
  • On se propose de déterminer la valeur de la période T1T_{1} de révolution de l'exoplanète 1 autour de l'étoile E en exploitant les relevés envoyés par le satellite TESS. Lors du transit de l'exoplanète 1 devant l'étoile E (schématisé sur la figure 2), on mesure la puissance lumineuse relative* PlumP_{\text{lum}} reçue par la caméra en fonction du temps (figure 3). L'origine des dates (t=0t=0) est prise au milieu du transit.
  • * La puissance lumineuse relative est définie comme le rapport de la puissance lumineuse reçue par la caméra à un instant donné sur la valeur moyenne de cette puissance. C'est une grandeur sans dimension.
  • Vue de dessus, pas à l'échelle : l'étoile E au centre d'une orbite circulaire de rayon R1 parcourue dans le sens inverse des aiguilles d'une montre ; la caméra de TESS est vers le bas. Début du transit à la date ti : l'exoplanète 1 est à gauche, son bord touche la verticale tangente au bord de l'étoile ; son centre est à la distance r1 + rE de l'axe vertical passant par E. Fin du transit à la date tf : position symétrique à droite. Les rayons menés de E vers les deux positions font chacun l'angle α avec l'axe vertical, soit 2α en tout.
    Figure 2. Positions de l'exoplanète 1 au début et à la fin de la phase de transit (le schéma n'est pas à l'échelle)
  • Puissance lumineuse relative Plum (de 0,995 à 1,003) en fonction du temps (de -3 à 3 h) : Plum vaut 1 hors transit ; elle chute brusquement à ti, vers -0,8 h, descend jusqu'à 0,9961 à t = 0, puis remonte brusquement à 1 à tf, vers +0,8 h. Une flèche ΔPlum va de 1 à 0,996.
    Figure 3. Plum en fonction du temps lors d'un transit de l'exoplanète 1
  • On admet que le rayon r1r_{1} de l'exoplanète 1, le rayon rEr_{\mathrm{E}} de l'étoile E et la diminution ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} de la puissance lumineuse relative reçue par la caméra pendant le transit de l'exoplanète 1 vérifient la relation suivante : ΔPlum=(r1rE)2\Delta P_{\text{lum}}=\left(\dfrac{r_{1}}{r_{\mathrm{E}}}\right)^{2}
  • Q6. Indiquer qualitativement l'influence de la taille de l'exoplanète sur la diminution ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} de la puissance lumineuse relative reçue par la caméra au cours d'un transit.
  • Q7. Vérifier que le rayon r1r_{1} de l'exoplanète 1 vaut environ 1,7×1041{,}7\times 10^{4} km.
  • Q8. En utilisant les figures 2 et 3, et sachant que l'angle α\alpha est très petit devant 1 rad, estimer la valeur de la période T1T_{1} de révolution de l'exoplanète 1 que l'on peut déduire des observations. Commenter.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie même si elle n'a pas abouti. La démarche suivie est évaluée et nécessite donc d'être correctement présentée.

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Réponses

  • Q1 F⃗=GMEM2R22u⃗N\vec{F}=G\dfrac{M_{\mathrm{E}}M_{2}}{R_{2}^{2}}\vec{u}_{N}
  • Q2 v22R2=GMER22\dfrac{v_{2}^{2}}{R_{2}}=\dfrac{GM_{\mathrm{E}}}{R_{2}^{2}}, donc v2=GMER2v_{2}=\sqrt{\dfrac{GM_{\mathrm{E}}}{R_{2}}}
  • Q3 T2=2πR2v2T_{2}=\dfrac{2\pi R_{2}}{v_{2}}, donc ME=4π2R23GT22M_{\mathrm{E}}=\dfrac{4\pi^{2}R_{2}^{3}}{GT_{2}^{2}}
  • Q4 ME=7,69×1029M_{\mathrm{E}}=7{,}69\times 10^{29} kg, accord avec 7,68×10297{,}68\times 10^{29} kg
  • Q5 T1=T2(R1/R2)3/2=5,66T_{1}=T_{2}(R_{1}/R_{2})^{3/2}=5{,}66 jours
  • Q6 ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} croît comme r12r_{1}^{2} : plus la planète est grande, plus la baisse est forte
  • Q7 ΔPlum=4,0×10−3\Delta P_{\text{lum}}=4{,}0\times 10^{-3}, r1=rEΔPlum=1,7×104r_{1}=r_{\mathrm{E}}\sqrt{\Delta P_{\text{lum}}}=1{,}7\times 10^{4} km
  • Q8 α=rE+r1R1=4,1×10−2\alpha=\dfrac{r_{\mathrm{E}}+r_{1}}{R_{1}}=4{,}1\times 10^{-2} rad, T1=π×1,6 hα≈5,1T_{1}=\dfrac{\pi\times 1{,}6\ \text{h}}{\alpha}\approx 5{,}1 jours, 10 % sous 5,66 jours

Q1. Loi de la gravitation universelle : l'étoile attire l'exoplanète vers son centre, c'est-à-dire dans le sens de u⃗N\vec{u}_{N}, qui pointe de P vers E. Donc F⃗=G ME M2R22 u⃗N\vec{F}=G\,\dfrac{M_{\mathrm{E}}\,M_{2}}{R_{2}^{2}}\,\vec{u}_{N}, la distance entre les centres étant le rayon R2R_{2} de l'orbite. Piège : recopier le signe moins de la forme −Gm m′d2u⃗-G\dfrac{m\,m'}{d^{2}}\vec{u}, valable quand le vecteur unitaire va de l'astre attracteur vers l'astre attiré. Ici u⃗N\vec{u}_{N} est orienté vers E : la force est dans son sens, le signe est ++.

Q2. Système : l'exoplanète 2, dans le référentiel lié au centre de E, supposé galiléen ; elle n'est soumise qu'à F⃗\vec{F}, l'interaction avec l'exoplanète 1 étant négligée. Deuxième loi de Newton : M2 a⃗=F⃗M_{2}\,\vec{a}=\vec{F}, donc a⃗=G MER22 u⃗N\vec{a}=\dfrac{G\,M_{\mathrm{E}}}{R_{2}^{2}}\,\vec{u}_{N}. L'accélération ne dépend pas de la masse de la planète.

Dans le repère de Frenet, pour un mouvement circulaire de rayon R2R_{2} : a⃗=dvdt u⃗T+v2R2 u⃗N\vec{a}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_{T}+\dfrac{v^{2}}{R_{2}}\,\vec{u}_{N}. Par identification : dvdt=0\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=0, ce qui confirme que le mouvement est uniforme, et v22R2=G MER22\dfrac{v_{2}^{2}}{R_{2}}=\dfrac{G\,M_{\mathrm{E}}}{R_{2}^{2}}, d'où v2=G MER2v_{2}=\sqrt{\dfrac{G\,M_{\mathrm{E}}}{R_{2}}}.

Q3. Pendant une période T2T_{2}, la planète parcourt à vitesse constante le périmètre de l'orbite : T2=2πR2v2T_{2}=\dfrac{2\pi R_{2}}{v_{2}}. En élevant au carré et en remplaçant v22=G MER2v_{2}^{2}=\dfrac{G\,M_{\mathrm{E}}}{R_{2}} : T22=4π2R22v22=4π2R23G MET_{2}^{2}=\dfrac{4\pi^{2}R_{2}^{2}}{v_{2}^{2}}=\dfrac{4\pi^{2}R_{2}^{3}}{G\,M_{\mathrm{E}}}, d'où ME=4π2⋅R23G⋅T22M_{\mathrm{E}}=\dfrac{4\pi^{2}\cdot R_{2}^{3}}{G\cdot T_{2}^{2}}.

Q4. Conversion en unités SI d'abord : R2=1,08×107 km=1,08×1010R_{2}=1{,}08\times 10^{7}\ \mathrm{km}=1{,}08\times 10^{10} m et T2=11,4×24×3600=9,85×105T_{2}=11{,}4\times 24\times 3600=9{,}85\times 10^{5} s. Alors ME=4π2×(1,08×1010)36,67×10−11×(9,85×105)2=7,69×1029M_{\mathrm{E}}=\dfrac{4\pi^{2}\times(1{,}08\times 10^{10})^{3}}{6{,}67\times 10^{-11}\times(9{,}85\times 10^{5})^{2}}=7{,}69\times 10^{29} kg, contre 7,68×10297{,}68\times 10^{29} kg dans le tableau : l'écart relatif est de 0,10{,}1 %, les deux valeurs sont en accord. Vérification d'ordre de grandeur : c'est environ 0,390{,}39 masse solaire, une petite étoile, une naine rouge.

Erreur fréquente : laisser R2R_{2} en kilomètres. Le cube amplifie l'erreur : on trouverait une masse 10910^{9} fois trop petite. Même vigilance pour la période, à convertir en secondes.

Q5. Troisième loi de Kepler : pour tous les corps en orbite autour d'un même astre, T2R3\dfrac{T^{2}}{R^{3}} a la même valeur, 4π2G ME\dfrac{4\pi^{2}}{G\,M_{\mathrm{E}}} d'après Q3. Donc T12R13=T22R23\dfrac{T_{1}^{2}}{R_{1}^{3}}=\dfrac{T_{2}^{2}}{R_{2}^{3}} et T1=T2(R1R2)3/2=11,4×(6,77×1061,08×107)3/2=5,66T_{1}=T_{2}\left(\dfrac{R_{1}}{R_{2}}\right)^{3/2}=11{,}4\times\left(\dfrac{6{,}77\times 10^{6}}{1{,}08\times 10^{7}}\right)^{3/2}=5{,}66 jours. Les rayons apparaissent par leur rapport : on garde les kilomètres et les jours, sans conversion. Vérification : l'exoplanète 1 est plus proche de l'étoile, sa période est plus courte.

Q6. D'après la relation donnée, ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} est proportionnelle au carré du rayon de l'exoplanète : plus l'exoplanète est grande, plus la diminution de la puissance lumineuse pendant le transit est importante. Une planète deux fois plus grande masque une surface du disque de l'étoile quatre fois plus grande (πr12\pi r_{1}^{2} devant πrE2\pi r_{\mathrm{E}}^{2}) et provoque une baisse quatre fois plus forte.

Q7. Lecture sur la figure 3 : la flèche ΔPlum\Delta P_{\text{lum}} va de 11 à 0,9960{,}996, donc ΔPlum=1−0,996=4,0×10−3\Delta P_{\text{lum}}=1-0{,}996=4{,}0\times 10^{-3}. De ΔPlum=(r1rE)2\Delta P_{\text{lum}}=\left(\dfrac{r_{1}}{r_{\mathrm{E}}}\right)^{2} : r1=rEΔPlum=2,63×105×4,0×10−3=1,7×104r_{1}=r_{\mathrm{E}}\sqrt{\Delta P_{\text{lum}}}=2{,}63\times 10^{5}\times\sqrt{4{,}0\times 10^{-3}}=1{,}7\times 10^{4} km (exactement 1,66×1041{,}66\times 10^{4} km), la valeur annoncée. C'est environ 2,62{,}6 fois le rayon de la Terre. Piège : prendre ΔPlum=0,996\Delta P_{\text{lum}}=0{,}996, la valeur lue au minimum, et non la diminution.

Q8. Démarche. Le mouvement est circulaire uniforme : l'angle balayé par le rayon EE-exoplanète est proportionnel au temps. Pendant le transit, de tit_{i} à tft_{f}, il balaie 2α2\alpha (figure 2) ; pendant une révolution, 2π2\pi. Donc 2αtf−ti=2πT1\dfrac{2\alpha}{t_{f}-t_{i}}=\dfrac{2\pi}{T_{1}}, soit T1=π (tf−ti)αT_{1}=\dfrac{\pi\,(t_{f}-t_{i})}{\alpha}.

Angle α\alpha : au début du transit, le bord de l'exoplanète touche le bord du disque de l'étoile vu par la caméra, et son centre est à la distance rE+r1r_{\mathrm{E}}+r_{1} de l'axe E-caméra (figure 2), à la distance R1R_{1} de E. Donc sin⁡α=rE+r1R1\sin\alpha=\dfrac{r_{\mathrm{E}}+r_{1}}{R_{1}} et, α\alpha étant petit, α=2,63×105+1,7×1046,77×106=4,1×10−2\alpha=\dfrac{2{,}63\times 10^{5}+1{,}7\times 10^{4}}{6{,}77\times 10^{6}}=4{,}1\times 10^{-2} rad, environ 2,4°2{,}4°, ce qui justifie l'approximation.

Durée du transit, lue sur la figure 3 aux deux traits verticaux : ti≈−0,8t_{i}\approx -0{,}8 h et tf≈+0,8t_{f}\approx +0{,}8 h, donc tf−ti≈1,6t_{f}-t_{i}\approx 1{,}6 h. D'où T1=π×1,64,14×10−2=1,2×102T_{1}=\dfrac{\pi\times 1{,}6}{4{,}14\times 10^{-2}}=1{,}2\times 10^{2} h, soit environ 5,15{,}1 jours. Les heures et les jours n'ayant pas besoin d'être en SI ici, on convertit seulement à la fin : 121,5121{,}5 h divisées par 24.

Commentaire : la valeur déduite des observations, 5,15{,}1 jours, est du même ordre que celle de la troisième loi de Kepler, 5,665{,}66 jours, avec un écart relatif d'environ 10 %. L'écart s'explique d'abord par la lecture de tit_{i} et tft_{f} : une erreur de 0,10{,}1 h sur la durée du transit change T1T_{1} de plus de 6 %. Il s'explique aussi par le modèle, qui suppose que la planète passe devant le CENTRE du disque de l'étoile : si l'orbite est très légèrement inclinée, la planète coupe une corde plus courte qu'un diamètre, le transit dure moins longtemps, et T1T_{1} est sous-estimée, ce qui est bien le sens de l'écart. Avec T1=5,66T_{1}=5{,}66 jours, le transit central durerait 1,81{,}8 h.

Erreurs fréquentes : prendre α\alpha pour l'angle total balayé (on trouve T1T_{1} deux fois trop grande), ou oublier r1r_{1} dans α\alpha en ne gardant que rEr_{\mathrm{E}}.

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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2026-pc-metropole-j2. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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