Exercice 1 : Étude d'un lave-linge
11 points Le dipôle RC : charge, décharge et constante de tempsTransferts thermiquesDécrire un fluide au repos
La maitrise de la durée des différentes étapes du cycle de lavage d'un lave-linge permet de garantir un nettoyage efficace tout en préservant les vêtements. Chaque phase, lavage, rinçage, essorage, est ainsi optimisée, en fonction du type de linge, en termes de consommation d'eau, d'énergie consommée et de durabilité de la machine.
L'objectif de cet exercice est d'étudier les premières phases du fonctionnement d'un lave-linge, le remplissage de la cuve et le chauffage de l'eau, lors de tests effectués en l'absence de linge.
1. Remplissage de la cuve
Le lave-linge peut être assimilé à un tambour tournant dans une cuve de forme cubique et de côté . Pour réguler le niveau d'eau dans la cuve d'un lave-linge, un pressostat mesure la pression de l'air dans une chambre de compression cylindrique reliée au bas de la cuve : lorsque le niveau d'eau monte dans la cuve, une partie de cette eau entre dans la chambre de compression et l'air enfermé à l'intérieur est comprimé. Quand la pression atteint une valeur seuil, le pressostat envoie un signal et interrompt le remplissage.
Dans cette partie, on s'intéresse à un test de la machine : le pressostat est alors réglé pour permettre le remplissage de la moitié de la cuve.
- Données :
• volume d'un cylindre de rayon et de hauteur : ;
• intensité de la pesanteur : ;
• masse volumique de l'eau : ;
• paramètres associés au lave-linge étudié :
◦ la cuve est un cube de côté cm et de volume ;
◦ la chambre de compression est assimilée à un cylindre de rayon cm ;
◦ la pression de l'air dans la cuve reste constamment égale à la pression atmosphérique Pa ;
◦ durant le remplissage, l'air et l'eau sont supposés à la même température °C ;
◦ le débit volumique d'arrivée d'eau dans le lave-linge vaut . - Q1. Exprimer la durée permettant de remplir à moitié la cuve en fonction du débit volumique de l'eau et de la longueur du côté du cube. Calculer numériquement , exprimé en minutes.
- La quantité d'air présente dans la chambre de compression reste constante, ainsi que sa température. Avant le remplissage, l'air occupe un volume L et la pression dans le pressostat est telle que . Après le remplissage, la hauteur d'eau dans la chambre de compression est mm et la pression dans le pressostat est telle que . On considère que l'air se comporte comme un gaz parfait.
- Q2. Justifier que la pression augmente dans la chambre de compression lors du remplissage.
- Q3. Exprimer le volume occupé par l'air dans la chambre de compression à l'arrêt du remplissage, en fonction de , et .
- Q4. Exprimer en fonction des données, puis montrer que la surpression entre la pression qui a provoqué l'arrêt du remplissage et la pression initiale, peut s'écrire :
- On rappelle que, dans les conditions du test, la hauteur d'eau dans la chambre de compression est mm.
- Q5. Calculer la valeur de la surpression lors du test dans lequel le remplissage s'arrête lorsque la machine est à moitié remplie. Commenter la valeur obtenue par rapport à celle d'un cycle normal hors test, pour lequel Pa.
- On rappelle la loi fondamentale de la statique des fluides : dans un fluide incompressible au repos de masse volumique , la pression à l'altitude , , vérifie la relation .
- Q6. Retrouver la valeur de la surpression lors du test à l'aide de la loi fondamentale de la statique des fluides appliquée entre les points A et B de la figure 1.
- Lorsque la machine n'est plus en phase de test mais en fonctionnement normal et sans linge, la surpression vaut 150 Pa. On considère alors que la hauteur d'eau dans la chambre de compression, , est négligeable devant la hauteur d'eau dans la cuve.
- Q7. Déterminer le volume d'eau contenu dans la cuve en fonctionnement normal et sans linge.
- 2. Durée de temporisation
- La minuterie d'un lave-linge utilise des circuits électroniques pour activer et désactiver les différentes fonctions du lave-linge. Il est nécessaire d'ajouter une durée de temporisation entre deux étapes d'un cycle pour laisser le temps à la machine de se stabiliser, éviter les chocs mécaniques et garantir que chaque phase démarre dans de bonnes conditions.
- L'objectif de cette partie est d'étudier une modélisation simple d'un temporisateur de lave-linge à l'aide du montage de la figure 2.
Figure 2. Schéma du montage modélisant un temporisateur - Le montage est constitué :
• d'un générateur de tension idéal de force électromotrice V ;
• d'un conducteur ohmique de résistance ;
• d'un condensateur de capacité ;
• d'un interrupteur K ayant deux positions : position 1 pour la charge du condensateur et position 2 pour la décharge du condensateur ;
• d'un comparateur configuré pour envoyer un signal mettant fin à la temporisation à l'instant pour lequel la tension aux bornes de la résistance atteint un tiers de la tension d'alimentation : - On admet que le comparateur ne perturbe pas le fonctionnement du circuit. Celui-ci peut donc être étudié comme si le comparateur était absent.
- À l'instant initial (), le condensateur étant déchargé, on place l'interrupteur K en position 1.
- Q8. Montrer que l'équation différentielle donnant les variations de la tension aux bornes du condensateur en fonction du temps est de la forme :
- Les solutions de l'équation différentielle précédente sont des fonctions du temps de la forme , avec .
- Q9. Déterminer l'expression de la constante A dans la situation étudiée.
- Q10. En déduire que l'expression de la tension aux bornes du conducteur ohmique au cours du temps est .
- Q11. Montrer que la date de fin de temporisation , date à laquelle le comparateur envoie un signal, s'exprime comme .
- La durée de temporisation, notée , est définie par . Pour étudier expérimentalement cette durée de temporisation, on réalise au laboratoire le circuit précédent en remplaçant le comparateur par un système d'acquisition. On souhaite obtenir une durée de temporisation voisine de 30 s. On utilise un condensateur de capacité mF alimenté par un générateur de tension V. On dispose par ailleurs de plusieurs conducteurs ohmiques de résistances , et .
- Q12. Parmi les valeurs proposées, déterminer la valeur de la résistance du conducteur ohmique à utiliser pour obtenir une durée de temporisation voisine de celle souhaitée.
- On réalise le circuit électrique avec la valeur de la résistance trouvée à la question Q12. On charge le condensateur et on bascule l'interrupteur en position 2, puis on suit l'évolution de la tension aux bornes de la résistance lors de la décharge. Le graphique correspondant est présenté sur la figure 3.
Figure 3. Évolution de la tension aux bornes de la résistance en fonction du temps - Q13. Déterminer graphiquement la valeur initiale de la tension aux bornes du conducteur ohmique après avoir basculé l'interrupteur en position 2 et vérifier qu'elle est en accord avec la valeur de obtenue en appliquant la loi des mailles.
- Q14. Déterminer, à l'aide du graphique de la figure 3, la valeur expérimentale de la constante de temps du circuit RC. Commenter.
- 3. Chauffage de l'eau
- Après le remplissage de la cuve et un temps de temporisation, l'eau est chauffée par une résistance électrique, appelée thermoplongeur, parcourue par un courant électrique. On s'intéresse, dans cette partie, au chauffage de l'eau contenue dans la cuve, de la température ambiante °C jusqu'à la température °C.
- Afin de modéliser les échanges thermiques ayant lieu lors du chauffage, on considère que :
• la cuve est isolée thermiquement du milieu extérieur ;
• la température de l'eau est uniforme. - Données :
• volume d'eau dans la cuve : L ;
• masse volumique de l'eau : ;
• capacité thermique massique de l'eau : ;
• puissance électrique fournie au thermoplongeur : kW, supposée constante. - Q15. Nommer les trois modes possibles de transferts thermiques et indiquer celui qui peut être négligé lors du chauffage de l'eau.
- Q16. Montrer que la valeur du transfert thermique nécessaire pour chauffer l'eau de à est d'environ 0,24 MJ.
- On fait l'hypothèse que la puissance électrique fournie au thermoplongeur est intégralement transmise à l'eau sous la forme d'un flux thermique de valeur constante : .
- Q17. Calculer la durée nécessaire de fonctionnement du thermoplongeur , en minutes, pour que l'eau contenue dans la cuve passe de la température °C à la température °C.
- On peut modéliser le flux thermique du thermoplongeur vers l'eau par la relation , avec :
• : coefficient de transfert thermique entre le thermoplongeur et l'eau ;
• : surface du thermoplongeur ;
• et : températures respectives du thermoplongeur et de l'eau. - Données :
• coefficients de transfert thermique typiques entre le thermoplongeur et l'eau :
◦ sans brassage de l'eau : ;
◦ avec brassage de l'eau : ;
• surface de contact thermoplongeur-eau : . - Q18. Déterminer les températures du thermoplongeur avec et sans brassage de l'eau quand l'eau a atteint la température .
- Lors de l'utilisation du lave-linge, une mince couche de tartre peut se déposer sur le thermoplongeur. Afin d'étudier son impact sur le chauffage, une modélisation plus poussée simule l'évolution de la température de l'eau et du thermoplongeur en fonction du temps de chauffage.
- La modélisation est réalisée en considérant un brassage efficace de l'eau. Les résultats de cette modélisation sont donnés en figures 4 et 5 ci-dessous.
Figure 4. Simulation de la température de l'eau pendant le chauffage
Figure 5. Simulation de la température du thermoplongeur pendant le chauffage. D'après Pezzin A., Giansetti M., Ferri A., Comsol Conference Proceedings, 2013 - Q19. En utilisant les figures 4 et 5, déterminer la durée nécessaire au chauffage de l'eau dans le cas où il n'y a pas de tartre sur le thermoplongeur et en déduire la température atteinte par le thermoplongeur à la fin du chauffage. Comparer à la valeur obtenue à la question Q18.
- L'ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maitrise de l'Énergie) recommande de détartrer régulièrement son lave-linge pour éviter une surconsommation énergétique.
- Q20. En utilisant la figure 4, montrer que la présence de tartre sur le thermoplongeur augmente la consommation énergétique d'environ 15 % lors du cycle de chauffage de l'eau, par rapport à une situation où le tartre est absent.
Voir la correction
Réponses
- Q1 min
- Q2 Volume d'air réduit à et constants : constant, donc augmente
- Q3
- Q4 , puis
- Q5 Pa, environ 19 fois les 150 Pa d'un cycle normal
- Q6 Pa
- Q7 L
- Q8 Mailles ,
- Q9
- Q10
- Q11 , donc
- Q12 k : s (contre s et s)
- Q13 V lu ; mailles : V, accord
- Q14 s, proche de s (2 %)
- Q15 Conduction, convection, rayonnement ; le rayonnement est négligeable
- Q16 J MJ
- Q17 s min
- Q18 Avec brassage °C ; sans brassage °C
- Q19 s ; °C, proche des °C de Q18 avec brassage
- Q20 °C à s sans tartre, vers s avec : à % d'énergie
Q1. Le débit volumique est le volume d'eau écoulé par unité de temps, . Le volume à introduire est la moitié du volume de la cuve, , donc .
Application numérique, le côté converti en mètres d'abord : , , et . Le débit étant donné en , le résultat sort directement en minutes ; on garde deux chiffres significatifs, comme le débit. Vérification : la demi-cuve contient L, et L à L par minute font bien neuf minutes. Erreur fréquente : calculer en centimètres cubes () sans convertir, ou oublier le facteur de la moitié de cuve.
Q2. Pendant le remplissage, l'eau monte dans la chambre de compression et y occupe une partie du volume : le volume offert à l'air enfermé diminue. Or la quantité de matière d'air et la température restent constantes, et l'air est un gaz parfait : impose , c'est la loi de Boyle-Mariotte. Quand diminue, augmente. Lecture microscopique : les mêmes molécules, avec la même agitation thermique, heurtent plus souvent les parois d'un volume plus petit.
Q3. L'eau occupe dans la chambre, cylindre de rayon , une hauteur : son volume est (formule du cylindre donnée). L'air occupe le reste du volume initial : .
Q4. Loi de Boyle-Mariotte entre l'état initial et l'état à l'arrêt du remplissage , à quantité de matière et température constantes : , d'où .
La surpression s'obtient en mettant au même dénominateur : , l'expression annoncée. Le « » écrit est la seule étape qui demande de l'attention : c'est elle que le correcteur cherche sur la copie.
Q5. Tout en unités SI : , , . Le volume d'eau entré dans la chambre vaut , soit mL. Alors , avec deux chiffres significatifs comme , et .
Commentaire : c'est environ fois la surpression de Pa d'un cycle normal (). La question Q6 va montrer que la surpression mesure la hauteur d'eau dans la cuve : un cycle normal remplit donc la cuve bien moins haut que le test à mi-hauteur, de l'ordre du centimètre et demi au lieu de 30 cm, et consomme beaucoup moins d'eau (question Q7). La surpression reste faible devant (moins de 3 %), ce qui justifie le capteur sensible qu'est un pressostat.
Q6. Loi fondamentale de la statique des fluides dans l'eau, incompressible et au repos, axe vertical vers le haut : . Le point A est à la surface libre de l'eau de la cuve, au contact de l'air de la cuve : . Le point B est à la surface de l'eau dans la chambre, au contact de l'air enfermé : . D'où .
La surface de la cuve est à cm du fond, celle de la chambre à mm : . Donc , la valeur de Q5 à deux chiffres significatifs ( Pa contre Pa, écart de %, qui vient de l'arrondi des données). Erreur fréquente : prendre la hauteur sans retrancher , ou placer en A la pression de la chambre : A et B sont choisis justement parce qu'on connaît la pression de l'air au-dessus de chacun.
Q7. Même loi en fonctionnement normal, négligée : la surpression vaut , avec la hauteur d'eau dans la cuve. Donc , soit cm. La cuve est un cube, de section horizontale : .
Vérification : la partie 3 annonce L dans la cuve, du même ordre. Erreur fréquente : multiplier par au lieu de , ou garder en centimètres avec en mètres.
Q8. Interrupteur en position 1 : le générateur, le conducteur ohmique et le condensateur forment une seule maille. Loi des mailles : . Loi d'Ohm en convention récepteur : . Relation du condensateur : et , donc , étant orienté vers l'armature qui porte la charge . En remplaçant : .
Q9. On remplace la forme proposée dans l'équation. Avec et : . L'équation impose donc , et . Même conclusion par le régime permanent : quand , ne varie plus, et , alors que la forme proposée tend vers .
Piège : la condition initiale (condensateur déchargé) ne détermine pas , puisque quel que soit . Elle est déjà contenue dans la forme donnée ; c'est l'équation, ou la valeur finale, qui fixe la constante.
Q10. Loi des mailles : . Vérification aux deux bornes : à , , le condensateur déchargé se comporte comme un fil ; quand , , le courant s'annule quand le condensateur est chargé.
Q11. À la date , : , soit . En prenant le logarithme népérien : , donc . Ordre de grandeur utile : , la temporisation dure un peu plus d'une constante de temps.
Q12. D'après Q11, . La résistance idéale serait . Avec les trois résistances disponibles, et F : donne s ; donne s ; donne s, près de neuf minutes. Seule donne une durée voisine de 30 s.
Erreur fréquente : lire « mF » comme des microfarads ( F). On trouverait alors des durées mille fois trop courtes et aucune résistance ne conviendrait, ce qui doit alerter.
Q13. Lecture sur la figure 3 : la courbe part de V.
Loi des mailles en position 2 : le générateur est hors circuit et la maille ne contient plus que le conducteur ohmique et le condensateur, d'où avec les orientations de la question Q8. Juste avant la bascule, le condensateur est chargé : la charge a duré bien plus de min, donc . La tension aux bornes d'un condensateur ne subit pas de discontinuité, donc à , et , soit V en valeur absolue : la lecture graphique est en accord avec la loi des mailles.
Le signe mérite une phrase sur la copie : pendant la décharge, le courant circule en sens inverse de celui de la charge, et avec la flèche de de la figure 2 la tension est négative. La figure 3 trace une tension positive parce que le système d'acquisition lit la tension dans l'autre sens ; cela ne change ni sa valeur absolue ni la constante de temps.
Q14. Méthode des 37 % : pour une décharge, V. Sur la figure 3, la courbe passe à V vers s : s. Méthode de la tangente à l'origine, qui coupe l'axe des temps en : elle donne la même valeur, aux erreurs de tracé près.
Commentaire : la valeur théorique est s. L'écart relatif % est faible : il tient à la tolérance des composants et à la précision de la lecture graphique. La durée de temporisation obtenue, s, est bien voisine des 30 s souhaitées. Erreur fréquente : lire à la moitié de la valeur initiale ( V), ce qui donne la demi-vie s et non la constante de temps.
Q15. Les trois modes de transfert thermique sont la conduction (de proche en proche, sans déplacement de matière), la convection (par déplacement de matière dans un fluide) et le rayonnement (par ondes électromagnétiques, sans support matériel). Le thermoplongeur cède l'énergie à l'eau par conduction au contact puis par convection dans l'eau ; aux températures en jeu, quelques dizaines de degrés, le transfert par rayonnement est négligeable devant les deux autres. La cuve étant isolée, aucun échange avec l'extérieur n'est à considérer.
Q16. Premier principe appliqué au système {eau}, liquide incompressible, sans travail reçu : . Masse d'eau : kg. Donc MJ (exactement J). Une variation de température a la même valeur en kelvins et en degrés Celsius : °C K. Erreur fréquente : oublier de convertir les litres en mètres cubes, ce qui multiplie la masse par mille.
Q17. Le flux thermique constant est l'énergie transférée par unité de temps : , donc s, soit min. On garde la valeur non arrondie de pour ne pas cumuler les arrondis ; la question Q19 confirme ce résultat sur la simulation.
Q18. Loi phénoménologique de Newton donnée : , avec °C et W. L'unité se vérifie : , un écart de température.
Sans brassage : °C d'écart, donc °C. Avec brassage : °C d'écart, donc °C. Pour faire passer le même flux, un échange quatre fois moins bon exige un écart quatre fois plus grand : sans brassage, le thermoplongeur dépasserait la température d'ébullition de l'eau à son contact. Erreur fréquente : donner l'écart ( °C, °C) au lieu de la température du thermoplongeur.
Q19. Figure 4, courbe sans tartre (trait plein) : l'eau atteint °C à s, soit min, en accord avec le bilan de la question Q17 ( s). Attention à l'axe des temps : les grandes graduations sont régulièrement espacées de 50 s, et la première, imprimée « 20 », se lit 50 s : c'est une coquille du sujet. Figure 5, dont l'axe des temps commence à 50 s : à s, la courbe sans tartre donne °C.
Comparaison : la simulation est faite avec un brassage efficace, donc elle se compare à la valeur avec brassage de la question Q18, °C. Les deux valeurs sont proches, à environ °C près (4 %) : le modèle simple de la loi de Newton avec décrit bien le thermoplongeur propre. La valeur sans brassage, °C, est très loin de la simulation.
Q20. La puissance électrique est constante, donc l'énergie consommée est proportionnelle à la durée de chauffe : , et le rapport des énergies est celui des durées. Figure 4 : sans tartre, °C est atteint à s ; avec 2 mm de tartre (pointillés), vers s. Surconsommation relative : , soit %, c'est-à-dire environ 15 % compte tenu de la précision de lecture (une petite division vaut 10 s, et s donnerait 15 %).
Vérification par une autre lecture : à s, l'eau a gagné °C sans tartre contre °C avec tartre ; la vitesse de chauffe est réduite dans le rapport , soit % de durée pour le même échauffement. Où va l'énergie en plus ? Le tartre, mauvais conducteur thermique, freine le transfert : le thermoplongeur monte vers °C (figure 5) et une partie de l'énergie reste stockée dans le thermoplongeur et le tartre au lieu de passer à l'eau.
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