a) Les extrémités gauches sont 1 ; 1,25 ; 1,5 ; 1,75, où f vaut respectivement 1 ; 0,8 ; 0,666667 ; 0,571429. La somme de ces valeurs est 3,038095, et en multipliant par la largeur 0,25 on obtient Sg≈0,759524.
b) Les extrémités droites sont 1,25 ; 1,5 ; 1,75 ; 2, où f vaut 0,8 ; 0,666667 ; 0,571429 ; 0,5. La somme vaut 2,538095, d'où Sd≈0,634524.
c) La fonction inverse est strictement décroissante sur [1;2]. Sur chaque sous-intervalle, sa valeur en l'extrémité gauche majore donc toutes les autres, et sa valeur en l'extrémité droite les minore : le rectangle de gauche contient la portion d'aire et celui de droite y est contenu. En sommant, Sd≤I≤Sg, soit 0,634524≤0,693147≤0,759524, ce qui est bien vérifié.
d) La méthode des trapèzes donne la moyenne des deux sommes : T=20,759524+0,634524≈0,697024. Les erreurs valent respectivement 0,066377 pour les rectangles à gauche, 0,058623 pour ceux à droite et seulement 0,003877 pour les trapèzes, soit environ dix-sept fois moins. Les deux erreurs de rectangles sont de signes opposés, et c'est précisément pour cela que leur moyenne les compense presque entièrement.
e) Notons h=nb−a. Les deux sommes portent sur les mêmes valeurs de f, sauf aux deux bouts : Sg utilise f(a) mais pas f(b), et Sd l'inverse. Tous les autres termes se télescopent, donc Sg−Sd=h(f(a)−f(b)), dont la valeur absolue est nb−a∣f(b)−f(a)∣. Ici n1×∣0,5−1∣=n0,5, et on vérifie avec n=4 : 40,5=0,125=0,759524−0,634524. Pour obtenir une amplitude inférieure à 0,001 il faut n0,5<0,001, soit n>500 : il en faudrait 501. C'est la faiblesse de la méthode des rectangles, dont la précision ne s'améliore que proportionnellement à n, alors que celle des trapèzes s'améliore comme n2.