Enseignement scientifique, Première • Programme français, lycées de Montréal
Fiche de révision : le Soleil, notre source d'énergie
Le thème du Soleil est celui où toutes les formules sont fournies et où les points se perdent quand même : une température laissée en degrés Celsius, un facteur un quart oublié, un albédo non retranché, un indice UV divisé comme une puissance, une bûche humide comparée à une bûche sèche. Chacune de ces fautes se voit à l'ordre de grandeur du résultat.
Cette fiche suit le programme d'enseignement scientifique révisé en 2023, qui demande d'expliquer qualitativement l'effet de l'albédo et de l'effet de serre, et ajoute l'exposition au Soleil, l'équilibre alimentaire et les sources d'énergie. Elle liste les erreurs qui reviennent, avec la phrase exacte à écrire à la place et ce que chacune coûte.
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Le fil du chapitre
Toutes les questions de ce thème sont des BILANS ou des RAPPORTS : ce qui entre égale ce qui sort, et une grandeur ne vaut que rapportée à ce qu'on en fait. Les points se perdent sur les facteurs qu'on oublie d'écrire : le quart de la sphère, la part réfléchie, l'humidité d'un combustible, le dénominateur d'une part.
•Quatre protons fusionnent pour donner un noyau d'hélium : la masse du produit est INFÉRIEURE à celle des réactifs.
•Ce défaut de masse devient de l'énergie : E=Δmc2, avec c2≈9×1016 dans le système international.
•C'est une réaction NUCLÉAIRE, pas une combustion : aucun dioxygène, et une énergie par réaction un million de fois plus grande.
•La puissance rayonnée par le Soleil est constante à notre échelle : c'est ce qui rend la constante solaire utilisable.
Les deux lois du rayonnement thermique
•Loi de Stefan : P=σT4 par mètre carré, avec σ=5,67×10−8. La température est en KELVINS, toujours.
•La puissance varie comme la PUISSANCE QUATRIÈME : doubler la température multiplie l'émission par 16.
•Loi de Wien : λmax=2,898×10−3/T. Plus c'est chaud, plus c'est COURT.
•Le Soleil, à 5 772 K, émet au maximum vers 0,50 micromètre, en plein visible. La Terre, à 288 K, vers 10 micromètres, dans l'infrarouge.
Vingt fois plus chaud, vingt fois plus court : le maximum du Soleil tombe dans le visible, celui de la Terre vingt fois plus loin, dans l'infrarouge.
Ce décalage de longueur d'onde est TOUT l'effet de serre : l'atmosphère laisse passer le visible et absorbe l'infrarouge.
Ce qu'une surface reçoit vraiment
•Constante solaire : E=1361 W/m2, mesurée perpendiculairement aux rayons, au-dessus de l'atmosphère.
•Loi de Lambert : une surface inclinée de θ par rapport à la perpendiculaire reçoit Ecosθ.
•Moyenne sur toute la Terre : E/4≈340 W/m2. Le quart vient du rapport entre l'aire du disque intercepté, πR2, et celle de la sphère, 4πR2.
•Albédo a : fraction RÉFLÉCHIE. Environ 0,30 pour la Terre, 0,85 pour la neige fraîche, 0,06 pour l'océan.
Le bilan radiatif et l'effet de serre
•Puissance absorbée par la Terre, en moyenne : (1−a)×4E=0,70×340≈238 W/m2.
•À l'équilibre, la surface reçoit en moyenne autant qu'elle émet, et sa température moyenne reste constante.
•QUALITATIVEMENT : un albédo plus fort fait absorber moins, la température baisse ; un effet de serre plus fort renvoie plus d'infrarouge vers le sol, la température monte.
•Approfondissement, au-delà du programme : l'équilibre σT4=(1−a)E/4 donne 254,6 K sans atmosphère, contre 288 K observés ; l'écart est l'effet de serre.
•Les saisons viennent de l'INCLINAISON de l'axe, 23,4°, jamais de la distance au Soleil.
Rendements et facteurs de charge
•Photosynthèse : environ 0,5 pour cent de l'énergie reçue. Panneau photovoltaïque : environ 20 pour cent, soit un facteur 40.
•Puissance et énergie ne sont pas la même grandeur : le watt mesure un débit, le wattheure une quantité.
•Énergie = puissance crête × durée × facteur de charge. Une année compte 8760 heures.
•Facteur de charge du photovoltaïque : de 12 à 15 pour cent selon la latitude. Il tient compte de la nuit, des nuages et de l'inclinaison.
Le Soleil, la santé, l'alimentation et la biomasse
•Indice UV =40× éclairement érythémal en W/m2. Durée avant coup de soleil = dose en J/m2 divisée par cet éclairement.
•Ration : on compare les PARTS d'énergie aux repères, glucides 40 à 55 %, lipides 35 à 40 %, protéines 10 à 20 %, avec 17 kJ/g pour glucides et protéines et 38 kJ/g pour les lipides.
•Prévalence : nombre de personnes atteintes divisé par l'effectif de la population, à un moment donné.
•Bois de taux d'humidité H : PC=19(1−H)−2,5H MJ/kg. Renouvelable si l'on ne prélève pas plus que ce qui repousse ; géothermie et marées ne doivent rien au Soleil.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Appliquer la loi de Stefan en degrés Celsius
2 points, et le résultat est faux d'un facteur cent mille
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La surface est à 15 °C, donc elle émet σ×154=2,9×10−3 W/m2. »
Ce qu'il faut écrire
« La loi de Stefan exige des KELVINS : 15 °C valent 288 K, et l'émission vaut σ×2884=390 W/m2. »
Pourquoi : Le zéro de l'échelle Celsius est arbitraire, celui de l'échelle Kelvin ne l'est pas. Toute loi où la température est élevée à une puissance exige donc l'échelle absolue.
2.Inverser la loi de Wien
1 point, mais l'interprétation qui suit devient absurde
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le Soleil est très chaud, donc λmax=2,898×10−3×5772, soit 17 mètres. »
Ce qu'il faut écrire
« La constante est DIVISÉE par la température : λmax=2,898×10−3/5772=5,0×10−7 m, soit 0,50 micromètre. »
Pourquoi : La relation est inverse : plus le corps est chaud, plus il émet court. C'est ce qui explique qu'une braise soit rouge et une flamme de chalumeau bleue.
3.Oublier le facteur un quart dans le bilan
2 points, et la température trouvée dépasse 120 °C
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La Terre reçoit 1361 W/m2, donc à l'équilibre σT4=1361. »
Ce qu'il faut écrire
« La constante solaire vaut pour une surface PERPENDICULAIRE aux rayons. Le disque intercepté a l'aire πR2, la sphère 4πR2 : la moyenne est E/4=340 W/m2. »
Le faisceau n'éclaire qu'un disque, mais la planète rayonne par toute sa surface : le rapport entre πR2 et 4πR2 donne le facteur un quart.
Pourquoi : La Terre intercepte comme un disque et rayonne comme une sphère. Ce rapport de 4 est le facteur le plus souvent oublié du thème, et il se voit immédiatement au résultat.
4.Oublier de retrancher la part réfléchie
1 point, et une température surestimée de 24 degrés
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La Terre absorbe les 340 W/m2 qu'elle reçoit en moyenne. »
Ce qu'il faut écrire
« Elle en réfléchit la fraction a=0,30 : elle n'en absorbe que (1−0,30)×340=238 W/m2. »
Pourquoi : L'albédo mesure ce qui repart sans avoir chauffé quoi que ce soit. C'est aussi le levier des rétroactions : de la neige qui fond fait baisser l'albédo, donc absorber plus.
5.Expliquer les saisons par la distance au Soleil
2 points, et c'est l'erreur la plus attendue par le correcteur
Ce qu'il ne faut pas écrire
« En été la Terre est plus proche du Soleil, donc il fait plus chaud. »
Ce qu'il faut écrire
« Les saisons viennent de l'INCLINAISON de l'axe : les rayons arrivent plus près de la verticale, et la loi de Lambert donne Ecosθ. La Terre est d'ailleurs la plus proche du Soleil en janvier. »
Le même faisceau, incliné de 60 degrés, éclaire une surface deux fois plus large : la même puissance s'étale, donc l'éclairement est divisé par deux.
Pourquoi : Si la distance commandait, les deux hémisphères auraient leurs saisons en même temps. Elles sont opposées : seule l'inclinaison peut l'expliquer.
6.Décrire l'effet de serre comme un renvoi de la lumière solaire
2 points sur la question d'explication, celle qui est vraiment notée
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'atmosphère renvoie vers le sol la lumière du Soleil, ce qui réchauffe la surface. »
Ce qu'il faut écrire
« L'atmosphère laisse PASSER le visible venu du Soleil et ABSORBE l'infrarouge émis par le sol, qu'elle réémet en partie vers le bas. Tout repose sur le décalage de longueur d'onde. »
Pourquoi : Sans le décalage entre 0,50 et 10 micromètres, aucun effet de serre ne serait possible : c'est parce que les deux rayonnements ne sont pas au même endroit du spectre que l'atmosphère peut les traiter différemment.
7.Confondre la puissance et l'énergie
2 points, et le résultat est faux d'un facteur mille
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le panneau fait 3 kilowatts crête, donc il produit 3 kilowattheures par an. »
Ce qu'il faut écrire
« Le kilowatt est un DÉBIT, le kilowattheure une QUANTITÉ. La production annuelle vaut 3×8760×0,13=3416 kWh. »
Pourquoi : C'est la confusion la plus coûteuse du thème parce qu'elle ne se voit pas dans l'unité écrite : les deux s'écrivent avec un k et un W. Il faut vérifier qu'une durée figure dans le calcul.
8.Prendre la puissance crête pour la puissance moyenne
1 point, et une conclusion sur l'autonomie totalement fausse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« L'installation fait 100 kilowatts crête, donc elle produit 100 kilowatts en permanence. »
Ce qu'il faut écrire
« La puissance crête est mesurée dans des conditions de référence, plein soleil et rayons perpendiculaires. Le facteur de charge, de 12 à 15 pour cent, tient compte de la nuit, des nuages et de l'inclinaison. »
Pourquoi : Aucune source ne fonctionne à sa puissance nominale en continu. Le facteur de charge est exactement la grandeur qui traduit cet écart, et le thème demande de savoir le citer.
9.Comparer photosynthèse et panneau sans chiffrer
1 point, sur une question qui attend deux nombres
Ce qu'il ne faut pas écrire
« La photosynthèse est très efficace, c'est ce que la nature a optimisé. »
Ce qu'il faut écrire
« Le rendement de la photosynthèse est d'environ 0,5 pour cent, contre 20 pour cent pour un panneau photovoltaïque : un facteur 40 en faveur du panneau. »
Pourquoi : Le thème compare des conversions d'énergie, donc des rendements chiffrés. Une réponse qualitative ne permet ni de conclure ni d'être notée.
10.Diviser la dose par l'indice UV
toute la question, et un résultat absurde passe si l'on ne le relit pas
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Indice 9, dose de 250 J/m2 : coup de soleil au bout de 9250≈28 secondes. »
Ce qu'il faut écrire
« L'indice vaut 40 fois l'éclairement : 409=0,225 W/m2, puis 0,225250≈1111 s, soit environ 18,5 minutes. »
Pourquoi : L'indice UV est un nombre sans unité : il faut d'abord revenir à une puissance en W/m2. Une énergie divisée par une puissance donne alors une durée en secondes.
11.Comparer une ration aux repères en grammes
2 points, et la conclusion s'inverse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 105 g de lipides sur 440 g de nutriments, soit 24 % : c'est sous le repère de 35 %. »
Ce qu'il faut écrire
« Les repères portent sur l'ÉNERGIE : 105×38=3990 kJ sur 9685 kJ, soit 41,2 %, au-dessus du repère de 35 à 40 %. »
Pourquoi : Un gramme de lipides apporte plus de deux fois l'énergie d'un gramme de glucides : la part en masse sous-estime les graisses. On convertit chaque famille en kilojoules avant de diviser.
12.Comparer des bois sans préciser leur humidité
2 points sur la comparaison des biomasses
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le bois libère 19 MJ par kilogramme : une tonne de bois vert chauffe autant qu'une tonne de bois sec. »
Ce qu'il faut écrire
« 19 MJ/kg vaut pour la matière SÈCHE. À 50 % d'humidité, 19×0,5−2,5×0,5=8,25 MJ/kg ; à 20 %, 14,7 MJ/kg. »
Pourquoi : L'eau compte deux fois : elle remplace de la matière qui brûle, et il faut de l'énergie pour la vaporiser. Un pouvoir calorifique se donne toujours par kilogramme DE QUOI.
Quelle méthode choisir
Quelle loi, selon ce que la question demande
La grandeur cherchée : une puissance par mètre carré, une longueur d'onde, une température, une énergie.
Si « quelle puissance émet une surface à telle température » → Stefan, P=σT4, en kelvins
Exemple : 288 K donne 390 W/m2
Si « à quelle longueur d'onde émet-il le plus » → Wien, λmax=2,898×10−3/T
Exemple : 5 772 K donne 0,50 micromètre
Si « que reçoit une surface inclinée » → Lambert, Ecosθ
Exemple : θ=60° divise par deux
Si « comment l'albédo ou l'effet de serre changent-ils la température » → raisonner qualitativement sur le bilan : ce qui est absorbé ou renvoyé vers le sol
Exemple : banquise qui fond : albédo en baisse, plus d'absorption, réchauffement
le calcul σT4=(1−a)E/4 est un approfondissement
Si « quelle énergie sur une année » → puissance crête ×8760× facteur de charge
Exemple : 3 kWc donnent environ 3 400 kWh
Toutes ces lois exigent le système international : mètres, kelvins, watts. Convertir AVANT d'appliquer, jamais après.
Quel facteur multiplicatif appliquer à la constante solaire
Le lieu et le moment dont parle l'énoncé.
Si une surface perpendiculaire, hors atmosphère → aucun facteur, E=1361 W/m2
Exemple : un panneau de satellite
Si une surface inclinée de θ → ×cosθ
Exemple : un toit, ou une latitude
Si la moyenne sur toute la planète → ×1/4
Exemple : le bilan radiatif global
Si on parle de ce qui est ABSORBÉ → ×(1−a)
Exemple : 0,70 pour la Terre entière
Les facteurs se multiplient : moyenne planétaire ET albédo donnent (1−a)/4, soit environ 0,175.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Calculer la puissance absorbée et conclure qualitativement
Quand l'utiliser : L'énoncé donne une constante solaire et un albédo, et demande ce que reçoit ou absorbe la Terre.
1Écrire la puissance reçue en moyenne : 4E, en justifiant le quart par le rapport du disque à la sphère.
2Retrancher la part réfléchie : la puissance absorbée vaut (1−a)4E.
3Appliquer numériquement, avec l'unité W/m².
4Conclure qualitativement sur l'effet d'une variation d'albédo ou d'effet de serre sur la température moyenne.
Phrase de conclusion
« La Terre reçoit en moyenne 41361≈340 W/m2 et en réfléchit 30 % : elle absorbe 0,70×340≈238 W/m2. Si l'albédo augmente, elle absorbe moins et sa température moyenne baisse. »
Le piège : Sauter la justification du quart : le résultat sera juste et le point de raisonnement perdu.
Barème : 1 point pour le quart justifié, 1 point pour l'albédo, 1 point pour l'application, 1 point pour la conclusion qualitative.
Estimer une production annuelle d'électricité solaire
Quand l'utiliser : L'énoncé donne une surface ou une puissance crête, et demande une énergie sur l'année.
1Établir la puissance crête : soit elle est donnée, soit elle vaut la surface multipliée par l'éclairement de référence et par le rendement.
2Écrire la durée en heures : une année en compte 8760.
3Appliquer le facteur de charge du lieu, et dire ce qu'il représente.
4Multiplier les trois, et donner le résultat en kilowattheures.
5Comparer à une consommation connue pour donner du sens au nombre.
Phrase de conclusion
« Avec une puissance crête de 3 kW, une année de 8760 heures et un facteur de charge de 13 pour cent, la production vaut 3×8760×0,13=3416 kWh par an, soit environ la consommation électrique annuelle d'un logement hors chauffage. »
Le piège : Multiplier la puissance crête par le nombre d'heures sans facteur de charge : le résultat est surestimé d'un facteur sept environ.
Barème : 1 point pour la puissance crête, 1 point pour la durée, 1 point pour le facteur de charge, 1 point pour la comparaison finale.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Vérifier que la température est en kelvins
Avant toute application de Stefan, relire la valeur utilisée : si elle est inférieure à 100, c'est presque sûrement une température en degrés Celsius oubliée.
Une émission calculée à 3×10−3 W/m2 pour une surface terrestre signale une température restée en Celsius.
Contrôler l'ordre de grandeur d'un éclairement
Aucun éclairement au sol ne dépasse 1361 W/m2, et la moyenne planétaire vaut 340. Un résultat au-dessus signale un facteur oublié.
Un bilan qui donne 1 361 W/m2 absorbés a oublié à la fois le quart et l'albédo.
Vérifier qu'une durée d'exposition est plausible
Un jour d'été, une peau claire rougit en un quart d'heure à une demi-heure sans protection. Une durée en secondes ou en jours signale un indice UV non converti en W/m².
28 secondes pour un indice 9 : on a divisé par 9 au lieu de 409.
Vérifier qu'une durée figure dans un calcul d'énergie
Une énergie s'exprime en wattheures ou en joules : si aucune durée n'apparaît dans le calcul, le résultat est une puissance, pas une énergie.
Un résultat de « 3 kWh par an » pour une installation de 3 kWc n'a pas fait intervenir les 8760 heures.
Relire le sens de la loi de Wien
Plus chaud veut dire plus court. Si la longueur d'onde trouvée augmente avec la température, la formule a été inversée.
0,50 micromètre pour le Soleil et 10 micromètres pour la Terre : le plus chaud a bien la plus petite longueur d'onde.
L'exercice type décortiqué
Chauffer une maison au bois : de l'humidité à la surface de forêt
Une maison demande 54000 MJ de chaleur par an. Elle brûle du bois à 25 % d'humidité, de pouvoir calorifique PC=19(1−H)−2,5H MJ/kg ; une forêt gérée produit 5 t de matière sèche par hectare et par an.
Calculer le pouvoir calorifique, la masse de bois brûlée par an, puis la surface de forêt qui renouvelle ce bois.
Étape 1
PC=19×0,75−2,5×0,25=14,25−0,625=13,625 MJ/kg.
Pourquoi
On part de la matière sèche, qui ne représente que 75 % de la masse, et l'on retire l'énergie de vaporisation de l'eau : l'humidité fait perdre deux fois.
Étape 2
Masse de bois : 13,62554000≈3963 kg, soit environ 3,96 t par an.
Pourquoi
Énergie divisée par énergie par kilogramme : l'unité du résultat se vérifie avant le calcul.
Étape 3
Matière sèche brûlée : 3,96×0,75≈2,97 t par an.
Pourquoi
La forêt produit de la matière SÈCHE : on compare des grandeurs de même nature, sinon l'eau fausse la surface.
Étape 4
Surface de forêt : 52,97≈0,59 hectare.
Pourquoi
C'est le critère de renouvellement : la maison prélève chaque année ce que 0,59 hectare produit. Au-delà, on entame le stock.
Conclusion rédigée
« Le bois à 25 % d'humidité libère 13,6 MJ/kg ; la maison en brûle environ 3,96 t par an, soit 2,97 t de matière sèche, que renouvellent 0,59 hectare de forêt gérée. »
L'erreur classique sur cet exercice : Diviser 54000 par 19 MJ/kg : on trouve 2,84 t, en oubliant que le bois acheté contient un quart d'eau, et la surface de forêt sort fausse elle aussi.
À savoir par cœur
•Stefan : P=σT4, σ=5,67×10−8, température en KELVINS.
•Wien : λmax=2,898×10−3/T. Plus chaud, plus COURT.
•Soleil 5 772 K, maximum à 0,50 micromètre. Terre 288 K, maximum à 10 micromètres.
•Lambert : une surface inclinée de θ reçoit Ecosθ.
•Moyenne planétaire : E/4=340 W/m2, parce que πR2 sur 4πR2.
•Absorbé =(1−a)× reçu. Albédo terrestre 0,30.
•Absorbé : (1−a)E/4≈238 W/m2. Albédo plus fort : plus froid ; effet de serre plus fort : plus chaud.
•Les saisons viennent de l'INCLINAISON de l'axe, pas de la distance.
•Énergie = puissance × durée × facteur de charge. Une année : 8760 heures.
•Ration : comparer les PARTS d'énergie, lipides à 38 kJ/g, glucides et protéines à 17 kJ/g.
•Bois : 19 MJ/kg SEC. Renouvelable si le prélèvement ne dépasse pas la pousse.
Questions fréquentes
Pourquoi divise-t-on la constante solaire par 4 ?
Parce que la Terre intercepte le rayonnement comme un disque, dont l'aire vaut pi fois le rayon au carré, mais rayonne par toute sa surface sphérique, quatre fois plus grande. La puissance reçue en moyenne par mètre carré de surface terrestre vaut donc le quart de la constante solaire, soit environ 340 watts par mètre carré.
Faut-il mettre la température en Celsius ou en Kelvin dans la loi de Stefan ?
En kelvins, toujours, et c'est la faute la plus coûteuse du thème. Le zéro de l'échelle Celsius est arbitraire, alors que le zéro kelvin correspond à une absence réelle d'agitation thermique. Une surface à 15 degrés Celsius émet 390 watts par mètre carré, calculés avec 288 kelvins, et non les trois millièmes que donnerait le nombre 15.
Pourquoi y a-t-il des saisons sur Terre ?
À cause de l'inclinaison de l'axe de rotation, de 23,4 degrés, qui fait varier l'angle sous lequel les rayons arrivent. Plus les rayons sont proches de la verticale, plus l'énergie se concentre sur une petite surface. La distance au Soleil joue très peu et va même dans le sens contraire, puisque la Terre en est la plus proche en janvier.
Comment fonctionne l'effet de serre ?
Tout repose sur un décalage de longueur d'onde. Le Soleil, très chaud, émet surtout dans le visible, que l'atmosphère laisse passer. Le sol, beaucoup plus froid, réémet dans l'infrarouge vers 10 micromètres, que certains gaz atmosphériques absorbent et renvoient en partie vers le bas. Sans ce décalage, aucun effet de serre ne serait possible.
Comment lire l'indice UV et savoir combien de temps rester au soleil ?
L'indice UV vaut quarante fois la puissance des ultraviolets efficaces sur la peau, en watts par mètre carré. On divise donc l'indice par quarante, puis on divise la dose qui fait rougir la peau par cette puissance : on obtient une durée en secondes. Un indice de neuf, un jour d'été, fait rougir une peau claire en moins de vingt minutes.
Le bois est-il une énergie renouvelable ?
Oui, à une condition : qu'on ne prélève pas plus de bois que la forêt n'en produit chaque année. On exploite alors un flux renouvelé par la photosynthèse, et le dioxyde de carbone émis est repris par les arbres qui repoussent. Si l'on coupe plus vite que la forêt ne pousse, on entame un stock et le bois cesse d'être renouvelable.
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Exercices corrigés : Le Soleil, notre source d'énergie
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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