Calcul intégral 201-SN3-RE (ancien 201-NYB) • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal
Fiche de révision : l'intégrale définie et les intégrales impropres
Cette fiche ne réénonce pas le théorème fondamental : il est dans vos notes. Elle traite ce qui décide de la note au troisième examen de 201-SN3-RE (ancien 201-NYB), où presque toutes les pertes viennent d'avoir appliqué la formule F(b)−F(a) là où elle ne s'applique pas, faute d'avoir regardé si la fonction restait définie sur tout l'intervalle.
Elle s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature à Montréal, et aux élèves de Terminale des lycées français qui suivent le complément québécois de mathématiques. La série d'exercices corrigés du même chapitre met ensuite chaque réflexe à l'épreuve.
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Le fil du chapitre
Une intégrale définie n'est pas une aire mais une aire ALGÉBRIQUE, et une intégrale impropre n'est même pas une intégrale : c'est une LIMITE, qu'il faut écrire avec sa borne variable avant de calculer quoi que ce soit.
Ce que le théorème fondamental dit, et ce qu'il exige
•∫abf(x)dx=F(b)−F(a), à condition que f soit CONTINUE sur tout [a,b].
•Version dérivée : dxd∫axf(t)dt=f(x). L'intégrale à borne variable est une primitive.
•L'intégrale définie est un NOMBRE; l'intégrale indéfinie est une famille de fonctions. Aucun +C dans la première.
•Chasles : ∫ac=∫ab+∫bc, et ∫ba=−∫ab.
•Valeur moyenne : b−a1∫abf, atteinte au moins une fois si f est continue.
Sur [0,23π], l'arche positive compte +2 et la partie négative compte −1 : l'intégrale vaut 1, l'AIRE vaut 3. Les deux questions n'ont pas la même réponse.
L'hypothèse de continuité n'est pas décorative : c'est elle qui distingue une intégrale ordinaire d'une intégrale impropre déguisée.
Les trois façons d'être impropre
•Borne INFINIE : ∫a+∞f=limt→+∞∫atf.
•Singularité À UNE BORNE : ∫abf=limt→b−∫atf si f explose en b.
•Singularité À L'INTÉRIEUR : découper en c, traiter les deux morceaux SÉPARÉMENT, et exiger que les DEUX convergent.
•Doublement impropre : découper en un point quelconque et traiter chaque moitié à part. Il faut que les deux convergent.
•Converge veut dire : la limite existe et est FINIE. Sinon on dit que l'intégrale diverge.
Trois aires sans bord : vers l'infini, contre une asymptote à une borne, contre une asymptote au milieu. Chacune s'écrit avec une limite, la troisième en coupant l'intervalle.
Deux morceaux divergents qui « se compensent » ne donnent PAS une intégrale convergente : la définition exige la convergence de chacun.
Le critère en puissance, à connaître par cœur
•∫1+∞xpdx CONVERGE si p>1, DIVERGE si p≤1.
•∫01xpdx CONVERGE si p<1, DIVERGE si p≥1. Les deux conditions sont inversées.
•Cas frontière p=1 : les deux divergent, et ∫xdx=lnx le montre.
•Comparaison : si 0≤f≤g et ∫g converge, alors ∫f converge; si ∫f diverge, alors ∫g diverge.
À l'infini, x1 (rouge) diverge et x21 (vert) converge ; en 0, le critère s'inverse : x1 (vert) converge, x1 (rouge) diverge.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Confondre l'intégrale et l'aire
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∫02πsinxdx=0, donc l'aire sous la courbe est nulle. »
Pourquoi : L'intégrale compte négativement ce qui est sous l'axe. Le mot « aire » impose un découpage aux ZÉROS de la fonction et un changement de signe sur les morceaux négatifs. Une aire nulle avec une courbe visiblement écartée de l'axe est une contradiction immédiate.
2.Appliquer le théorème fondamental à travers une singularité
toute la question, avec en prime une aire négative sous une fonction positive
Ce qu'il ne faut pas écrire
∫−11x2dx=[−x1]−11=−1−1=−2
Ce qu'il faut écrire
L'intégrande n'est pas défini en 0 : l'intégrale est IMPROPRE, il faut la découper, et chacun des deux morceaux DIVERGE.
x21 explose en 0, à l'INTÉRIEUR de [−1,1] : appliquer F(b)−F(a) par-dessus donne −2, un nombre négatif sous une courbe entièrement positive.
Pourquoi : Le théorème fondamental exige la continuité sur tout l'intervalle. Le résultat −2 est absurde puisque x21>0 partout : une intégrale d'une fonction positive ne peut pas être négative. C'est ce contrôle de signe, gratuit, qui révèle la singularité oubliée.
3.Calculer une intégrale impropre sans écrire la limite
1 point systématiquement, même quand la valeur est juste
Ce qu'il ne faut pas écrire
∫1+∞x2dx=[−x1]1+∞=0+1=1
Ce qu'il faut écrire
∫1+∞x2dx=limt→+∞[−x1]1t=limt→+∞(1−t1)=1
Pourquoi : ∞ n'est pas un nombre : on ne le substitue pas dans une primitive. La borne variable t et le passage à la limite sont exactement ce que le barème note, et ils ne coûtent qu'une ligne.
4.Traiter ensemble les deux moitiés d'une intégrale doublement impropre
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
∫−∞+∞xdx=limt→+∞∫−ttxdx=limt→+∞0=0
Ce qu'il faut écrire
On découpe : ∫−∞0xdx diverge, donc l'intégrale totale DIVERGE, quelle que soit la symétrie.
De −R à R, le rouge et le vert s'annulent ; de −R à 2R, il reste +6 pour R=2. La « valeur » dépend de la façon d'aller à l'infini : chaque moitié diverge.
Pourquoi : La définition impose deux limites INDÉPENDANTES, pas une seule borne symétrique. Le calcul symétrique donne 0, mais il donnerait aussi +∞ avec des bornes −t et 2t : une expression dont la valeur dépend du chemin choisi n'est pas définie.
5.Utiliser le critère de comparaison dans le mauvais sens
toute la question de convergence
Ce qu'il ne faut pas écrire
« x2+11≤x21 et ∫x2dx converge, donc ∫x2+1dx diverge. »
Ce qu'il faut écrire
« Majorée par une convergente, donc CONVERGENTE. La majoration transmet la convergence vers le bas et la divergence vers le haut. »
x2+11 reste SOUS x21, dont l'aire sur [1,+∞[ est finie : son aire est donc finie aussi. Être plus petite qu'une convergente fait converger.
Pourquoi : Le sens est le seul contenu du critère : une fonction plus petite qu'une intégrable est intégrable, une fonction plus grande qu'une non intégrable ne l'est pas. La formuler avec les mots « plus petite » et « plus grande » plutôt qu'avec des symboles évite de l'inverser sous la pression.
6.Confondre les deux critères en puissance
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∫01x2dx converge, puisque 2>1. »
Ce qu'il faut écrire
« En 0, le critère est INVERSÉ : ∫01xpdx converge si p<1. Ici p=2, donc elle DIVERGE. »
Pourquoi : Les deux critères sont inversés parce que le danger n'est pas au même endroit : à l'infini, il faut décroître VITE, donc p grand; en 0, il faut exploser LENTEMENT, donc p petit. Retenir la raison plutôt que les deux inégalités évite de les confondre.
7.Écrire un +C dans une intégrale définie
un demi-point, et une confusion de nature entre les deux objets
Ce qu'il ne faut pas écrire
∫01xdx=2x2+C01=21+C
Ce qu'il faut écrire
∫01xdx=[2x2]01=21
Pourquoi : Une intégrale définie est un NOMBRE. La constante disparaît dans la soustraction F(b)−F(a), ce qui est d'ailleurs la raison pour laquelle le choix de la primitive est indifférent. Écrire un +C dans une intégrale définie signale une confusion sur ce que l'on calcule.
8.Substituer sans changer les bornes
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
∫02xex2dx=21∫02eudu
Ce qu'il faut écrire
u=x2 donne u=0 pour x=0 et u=4 pour x=2, donc 21∫04eudu=2e4−1
Pourquoi : Les bornes appartiennent à la variable, pas à l'intégrale : changer de variable oblige à les traduire. Deux voies possibles, changer les bornes ou revenir en x avant d'évaluer, mais jamais le mélange des deux, qui donne un nombre faux d'un facteur considérable.
Quelle méthode choisir
Cette intégrale est-elle impropre, et comment la traiter
Avant tout calcul, on regarde les BORNES et le DOMAINE de l'intégrande sur l'intervalle. C'est ce coup d'œil, et lui seul, qui décide de la méthode.
Si l'intégrande est continu sur tout l'intervalle fermé et les bornes sont finies → intégrale ordinaire : F(b)−F(a) directement
Exemple : ∫01xdx=21
Si une borne est infinie → remplacer par une borne variable t et passer à la limite
Exemple : ∫1+∞x2dx=limt→+∞(1−t1)=1
Si l'intégrande explose à une BORNE de l'intervalle → borne variable tendant vers cette borne, du bon côté
Exemple : ∫01xdx=limt→0+(2−2t)=2
Si l'intégrande explose À L'INTÉRIEUR de l'intervalle → DÉCOUPER au point singulier et traiter les deux morceaux séparément; les deux doivent converger
Exemple : ∫−11x2dx diverge, chaque moitié divergeant
Si les deux bornes sont infinies → découper en un point quelconque, deux limites INDÉPENDANTES
Exemple : ∫−∞+∞1+x2dx=2π+2π=π
Un intégrande qui contient un dénominateur, une racine ou un logarithme mérite toujours ce coup d'œil : les singularités intérieures sont invisibles dans l'écriture de l'intégrale.
Converge ou diverge, sans calculer
Quand l'énoncé demande seulement la NATURE, on compare à une intégrale de référence plutôt que de calculer.
Si l'intégrande se comporte comme xp1 en +∞ → convergence si et seulement si p>1
Exemple : x2+11 se comporte comme x21, donc converge
Si l'intégrande se comporte comme xp1 en 0 → convergence si et seulement si p<1
Exemple : x1 a p=21<1, donc converge sur ]0,1]
Si l'intégrande est positif et MAJORÉ par une fonction dont l'intégrale converge → l'intégrale converge
Exemple : e−x2≤e−x pour x≥1, donc ∫1+∞e−x2 converge
Si l'intégrande est positif et MINORÉ par une fonction dont l'intégrale diverge → l'intégrale diverge
Exemple : x+11≥2x1 pour x≥1, donc l'intégrale diverge
Le critère de comparaison exige des fonctions POSITIVES. Sur une fonction de signe variable, il faut d'abord majorer la valeur absolue.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Une intégrale impropre, rédigée pour le correcteur
Quand l'utiliser : Dès qu'une borne est infinie ou que l'intégrande n'est pas défini sur tout l'intervalle fermé.
1Repérer et NOMMER la difficulté : « L'intégrande n'est pas défini en 0, l'intégrale est impropre en cette borne. »
2Écrire la limite avec une borne variable : « ∫01f=limt→0+∫t1f. »
3Calculer l'intégrale ordinaire de t à 1, en gardant t littéral.
4Passer à la limite, et dire si elle est finie.
5Conclure avec le mot CONVERGE ou DIVERGE, et la valeur le cas échéant.
Phrase de conclusion
La limite étant finie, l'intégrale converge et vaut 2.
Le piège : Substituer directement 0 ou +∞ dans la primitive. Ces symboles ne sont pas des nombres, et une copie qui écrit [−x1]1+∞ perd le point même quand la valeur finale est correcte.
Barème : Généralement 1 point pour l'identification de l'impropriété, 1 point pour la limite écrite, 1 point pour le calcul, 1 point pour la conclusion nommant la nature.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Contrôler le signe du résultat
Une intégrale d'une fonction positive sur un intervalle orienté dans le bon sens est positive. Un résultat négatif signale soit une inversion de bornes, soit une singularité franchie.
∫−11x2dx=−2 est impossible : l'intégrande est positif partout, la singularité en 0 a été ignorée.
Vérifier la continuité sur tout l'intervalle fermé
Avant d'écrire F(b)−F(a), chercher les zéros du dénominateur, les radicandes négatifs et les arguments de logarithme nuls DANS l'intervalle, bornes comprises.
∫13x−2dx contient 2 : impropre, à découper, et divergente en fin de compte.
Comparer à une intégrale de référence
Avant de calculer, estimer la nature par le critère en puissance. Si le calcul aboutit à une valeur finie alors que le critère annonce une divergence, l'un des deux est faux.
∫1+∞xdx a p=21≤1, donc diverge : une réponse finie serait à revoir.
Vérifier une valeur par encadrement grossier
Majorer et minorer l'intégrande par des constantes sur l'intervalle, et vérifier que le résultat tombe entre les deux produits obtenus.
Sur [0,1], 1+x21 est entre 21 et 1, donc l'intégrale est entre 0,5 et 1 : la valeur 4π≈0,785 ✓.
Contrôler les bornes après un changement de variable
Après substitution, recalculer les deux nouvelles bornes en substituant les anciennes dans la formule de changement de variable, et vérifier qu'elles sont dans le bon ordre.
u=x2 envoie [0,2] sur [0,4] ; garder [0,2] donne 2e2−1≈3,19 au lieu de 26,8.
L'exercice type décortiqué
Une intégrale doublement impropre, traitée dans les règles
Étudier la nature de ∫0+∞x(1+x)dx, et la calculer si elle converge.
L'intégrande explose en 0 comme x1 et décroît à l'infini comme x3/21 : deux impropretés, deux limites, d'où la coupure de l'intervalle.
Étape 1
Repérage : l'intégrande n'est pas défini en 0, à cause de x au dénominateur, et la borne supérieure est infinie. L'intégrale est donc DOUBLEMENT impropre.
Pourquoi
Nommer les deux difficultés dès la première ligne. Une copie qui n'en voit qu'une traite un seul passage à la limite et perd la moitié des points de rigueur.
Étape 2
On découpe en un point quelconque, par exemple 1 : ∫0+∞=∫01+∫1+∞, et l'on exige que les DEUX convergent.
Pourquoi
Le point de coupure est arbitraire et n'a pas à être justifié; ce qui compte est que chaque morceau ne contienne plus qu'une seule difficulté, à une seule de ses bornes.
Étape 3
Nature près de 0 : x(1+x)1∼x1, de puissance p=21<1, donc le premier morceau CONVERGE. Nature en +∞ : x(1+x)1∼x3/21, de puissance p=23>1, donc le second CONVERGE aussi.
Pourquoi
Le critère en puissance répond aux deux questions avant tout calcul. Remarquer que les deux conditions sont inversées, p<1 en 0 et p>1 à l'infini, est exactement ce que le chapitre teste.
Étape 4
Calcul : on pose u=x, donc x=u2 et dx=2udu. L'intégrale devient ∫u(1+u2)2udu=2∫1+u2du=2arctanu+C.
Pourquoi
La substitution u=x élimine la racine ET la singularité : c'est le changement de variable naturel dès qu'une racine figure au dénominateur.
Étape 5
Bornes : x=0 donne u=0, et x→+∞ donne u→+∞. Donc ∫0+∞=limT→+∞[2arctanu]0T=2⋅2π−0=π.
Pourquoi
Les bornes se traduisent dans la nouvelle variable, y compris la borne infinie. Le passage à la limite reste écrit, même quand la primitive est bornée.
Étape 6
Contrôle : arctan est bornée par 2π, donc le résultat ne peut dépasser π ; et une estimation numérique sur [0,0001;10000] donne 3,10, cohérent avec π≈3,1416 ✓.
Pourquoi
Deux contrôles indépendants, l'un théorique par majoration et l'autre numérique. Ensemble, ils confirment à la fois la convergence et la valeur.
Conclusion rédigée
L'intégrale est doublement impropre; elle converge en 0 car p=21<1 et en +∞ car p=23>1, et sa valeur est π.
L'erreur classique sur cet exercice : Traiter les deux impropriétés en une seule limite, limt→0,T→+∞ avec t et T liés. La définition exige deux limites INDÉPENDANTES, et c'est ce qui empêche des compensations illusoires entre les deux morceaux.
À savoir par cœur
•∫abf=F(b)−F(a) exige la CONTINUITÉ sur tout [a,b], bornes comprises.
•Intégrale définie : un NOMBRE, sans +C. Intégrale indéfinie : une famille de fonctions.
•Intégrale et aire diffèrent dès que f change de signe : l'aire découpe aux zéros.
•Impropre veut dire LIMITE : borne variable écrite, puis passage à la limite.
•Singularité INTÉRIEURE : découper, et exiger la convergence des DEUX morceaux.
•∫1+∞xpdx converge si p>1 ; ∫01xpdx converge si p<1.
•Comparaison : plus petite qu'une convergente, elle converge; plus grande qu'une divergente, elle diverge.
•Changement de variable dans une intégrale définie : traduire les BORNES.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une intégrale définie et une aire ?
L'intégrale compte négativement ce qui se trouve sous l'axe des abscisses, l'aire compte tout positivement. Les deux coïncident seulement si la fonction garde un signe constant. Pour une aire, il faut découper l'intervalle aux zéros de la fonction et changer le signe des morceaux négatifs.
Qu'est-ce qu'une intégrale impropre ?
C'est une intégrale dont une borne est infinie, ou dont l'intégrande n'est pas défini quelque part sur l'intervalle. Elle se définit comme une limite : on remplace la borne problématique par une variable, on calcule l'intégrale ordinaire, puis on fait tendre cette variable vers la borne. Si la limite est finie, l'intégrale converge.
Comment repérer une singularité cachée à l'intérieur de l'intervalle ?
En cherchant les zéros du dénominateur, les radicandes négatifs et les arguments de logarithme nuls, sur tout l'intervalle et pas seulement aux bornes. L'exemple classique est l'intégrale de un sur x au carré entre moins un et un, où la singularité en zéro est invisible dans l'écriture de l'intégrale.
Quand une intégrale en un sur x puissance p converge-t-elle ?
À l'infini elle converge si p est strictement supérieur à un, car il faut décroître assez vite. Près de zéro c'est l'inverse : elle converge si p est strictement inférieur à un, car il faut exploser assez lentement. Le cas p égal à un diverge dans les deux situations.
Dans quel sens s'utilise le critère de comparaison ?
Une fonction positive plus petite qu'une fonction dont l'intégrale converge a elle aussi une intégrale convergente. Une fonction positive plus grande qu'une fonction dont l'intégrale diverge a elle aussi une intégrale divergente. Les deux fonctions doivent être positives, sinon il faut d'abord majorer la valeur absolue.
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Exercices corrigés : Intégrale définie et impropre
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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