Exercice 1 : Sommes partielles et série géométrique
La figure montre les dix premières sommes partielles de la série , avec leur limite en pointillés.
- a) Définissez la convergence d'une série à l'aide des sommes partielles, puis démontrez la formule de la somme partielle géométrique.
- b) Déduisez-en le critère de convergence de la série géométrique et calculez , puis (attention au premier terme).
- c) Prouvez avec une série géométrique que , puis convertissez en fraction.
- d) Une balle lâchée de 2 m rebondit chaque fois à 60 % de sa hauteur. Calculez la distance TOTALE parcourue avant l'immobilisation, et expliquez pourquoi un trajet infini en nombre de rebonds peut être fini en mètres.
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Réponses
- a)
- b) ; depuis :
- c) ;
- d) m
a) La série converge vers si la SUITE tend vers : la convergence d'une série est, par définition, la convergence d'une suite, celle qu'on voit s'écraser sur la droite pointillée de la figure. Pour la géométrique : et ; en soustrayant, tout se télescope sauf les extrémités : , d'où (pour ).
b) Tout repose sur : si , et ; si , ne tend pas vers 0 et la série diverge. Ici , : , la droite de la figure. À partir de : le premier terme sommé est , donc (ou bien , même résultat). La formule exige de savoir QUI est le premier terme.
c) : exactement 1, pas « presque » : les deux écritures désignent le même nombre. De même . Tout décimal périodique est une série géométrique déguisée, donc un rationnel.
d) La balle descend 2 m, puis pour chaque rebond de hauteur elle monte ET redescend : m. Une infinité de rebonds, huit mètres : les hauteurs décroissent géométriquement, et une géométrique de raison a une somme finie. C'est la réponse moderne au paradoxe de Zénon : une infinité d'étapes n'implique pas une distance (ni un temps) infinis, dès que les étapes fondent assez vite.