Calcul intégral 201-SN3-RE (ancien 201-NYB) • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal
Fiche de révision : les séries numériques
Cette fiche ne récite pas la liste des critères : elle est dans vos notes, et la connaître ne suffit pas. Elle donne l'ordre dans lequel on les essaie, la forme du terme général qui désigne chacun, et les cas où un critère ne conclut PAS, ce qui est l'information la plus rentable du chapitre.
Elle s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature à Montréal, et aux élèves de Terminale des lycées français qui suivent le complément québécois de mathématiques. La série d'exercices corrigés du même chapitre met ensuite chaque réflexe à l'épreuve.
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Le fil du chapitre
Un critère de convergence ne se choisit pas au hasard : il se lit sur la FORME du terme général. Et aucun critère, jamais, ne donne la SOMME d'une série : savoir si elle converge et savoir combien elle vaut sont deux questions distinctes, et la seconde n'a de réponse simple que dans deux cas.
Ce qu'est une série, et ce que converger veut dire
•∑n=1∞un est la LIMITE des sommes partielles Sn=u1+⋯+un.
•La série CONVERGE si (Sn) a une limite finie; cette limite est la SOMME.
•Une série qui converge a nécessairement un→0. La réciproque est FAUSSE.
•Deux familles seulement ont une somme calculable simplement : les GÉOMÉTRIQUES et les TÉLESCOPIQUES.
•Partout ailleurs, on décide de la NATURE, jamais de la valeur.
Deux séries dont les termes tendent vers 0 : les sommes partielles de la géométrique se collent à 1, celles de l'harmonique continuent de monter sans plafond.
Une question qui demande « la nature » attend convergente ou divergente; une question qui demande « la somme » attend un nombre, et elle est presque toujours géométrique ou télescopique.
Les séries de référence, à connaître par cœur
•GÉOMÉTRIQUE ∑n=0∞arn : converge si et seulement si ∣r∣<1, et vaut alors 1−ra, où a est le PREMIER terme écrit.
•RIEMANN ∑np1 : converge si et seulement si p>1.
•HARMONIQUE ∑n1 : cas p=1, elle DIVERGE.
•ALTERNÉE ∑n(−1)n : converge, mais pas absolument.
•TÉLESCOPIQUE ∑(an−an+1) : la somme partielle se réduit à a1−an+1.
Sommes partielles de ∑np1 : pour p=2 elles se stabilisent sous 6π2, pour p=1 et p=21 elles montent sans fin. La frontière est p=1.
Ces cinq références servent de points de comparaison pour presque toutes les autres séries : c'est à elles qu'on compare, jamais à une série inventée.
Les critères, et ce que chacun ne dit pas
•TERME GÉNÉRAL : si un→0, la série DIVERGE. Si un→0, il ne conclut PAS.
•COMPARAISON : pour des séries à termes positifs, plus petit qu'une convergente donne convergente, plus grand qu'une divergente donne divergente.
•INTÉGRALE : si f est continue, positive et DÉCROISSANTE, ∑f(n) et ∫1+∞f ont la même nature.
•QUOTIENT : si limunun+1=L<1 elle converge absolument, si L>1 elle diverge, si L=1 le critère ne conclut PAS.
•SÉRIES ALTERNÉES : converge si ∣un∣ DÉCROÎT et tend vers 0. Les deux conditions.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Conclure à la convergence parce que le terme général tend vers zéro
toute la question, et c'est le piège le plus fréquent du chapitre
Ce qu'il ne faut pas écrire
« n1→0, donc ∑n1 converge. »
Ce qu'il faut écrire
« Le critère du terme général ne conclut que dans un sens : un→0 ne prouve rien, et la série harmonique diverge. »
Les deux suites de termes tendent vers 0 et se ressemblent à l'œil : rien dans ce dessin ne dit que l'une engendre une série divergente et l'autre une série convergente.
Pourquoi : n1 et n21 tendent toutes deux vers 0, la première série diverge et la seconde converge : la limite du terme général ne les distingue pas. Ce critère sert uniquement à prouver une DIVERGENCE.
2.Se tromper de premier terme dans une série géométrique
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
∑n=2∞(31)n=1−311=23
Ce qu'il faut écrire
Le premier terme écrit est (31)2=91, donc la somme vaut 1−1/31/9=61.
Pourquoi : Dans 1−ra, a est la valeur du PREMIER terme effectivement sommé, pas le coefficient devant la puissance. Le contrôle est immédiat : la somme d'une série à termes positifs doit être supérieure à son premier terme et du même ordre de grandeur.
3.Utiliser le critère du quotient sur une série de Riemann
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∑n21 : le quotient tend vers 1, donc la série diverge. »
Ce qu'il faut écrire
« Le quotient tend vers 1 : le critère NE CONCLUT PAS. J'utilise le critère de Riemann, p=2>1, donc elle converge. »
Pourquoi : L=1 est le cas d'échec du critère du quotient, et c'est exactement ce qui arrive à toutes les séries de Riemann. Le critère du quotient est fait pour les factorielles et les puissances n-ièmes, pas pour les fractions rationnelles en n.
4.Comparer dans le mauvais sens
toute la question de nature
Ce qu'il ne faut pas écrire
« n2+11≤n21 et ∑n21 converge, donc ∑n2+11 diverge. »
Ce qu'il faut écrire
« Majorée par une convergente, donc CONVERGENTE. »
Chaque terme n2+11 (vert) est sous n21 (bleu) : plus petite qu'une série convergente, la série converge.
Pourquoi : Le sens est tout le contenu du critère : plus petit qu'une convergente est convergent, plus grand qu'une divergente est divergent. Le formuler avec ces mots plutôt qu'avec des symboles évite de l'inverser sous la pression de l'examen.
5.Appliquer le critère de l'intégrale sans vérifier la décroissance
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∑nsin2n : j'intègre xsin2x. »
Ce qu'il faut écrire
« La fonction n'est pas DÉCROISSANTE : le critère de l'intégrale ne s'applique pas. Majorer par n1 ne prouve rien ; je groupe deux termes : nsin2n+n+1sin2(n+1)≥n+11−cos1, et la série DIVERGE comme la série harmonique. »
xsin2x remonte entre chaque zéro : elle n'est pas décroissante, et l'encadrement par l'intégrale ne vaut plus rien.
Pourquoi : Le critère repose sur un encadrement de la somme par des rectangles inscrits et circonscrits, qui n'a de sens que si la fonction décroît. Sans cette hypothèse, l'aire et la somme n'ont plus aucune raison de se comparer, et le raisonnement s'effondre.
6.Déclarer une série alternée convergente sans vérifier la décroissance
1 à 2 points, et toute la question sur les cas litigieux
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Les termes alternent et tendent vers 0, donc la série converge. »
Ce qu'il faut écrire
« Il faut AUSSI que ∣un∣ soit décroissante à partir d'un certain rang. »
Pourquoi : Le critère des séries alternées a deux hypothèses, et l'oubli de la décroissance est le plus fréquent. La décroissance se prouve, souvent en dérivant la fonction associée, et ce calcul est précisément ce que le barème attend.
7.Confondre convergence et convergence absolue
1 à 2 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∑n(−1)n converge, donc ∑n1 converge aussi. »
Ce qu'il faut écrire
« Elle converge, mais pas ABSOLUMENT : la série des valeurs absolues est l'harmonique, qui diverge. »
Les sommes de ∑n(−1)n+1 se resserrent sur ln2, celles de ∑n1 montent sans fin : convergente, mais pas absolument.
Pourquoi : La convergence absolue entraîne la convergence, jamais l'inverse. Une série qui converge sans converger absolument est dite conditionnellement convergente, et son comportement est fragile : réordonner ses termes peut changer sa somme, ce qui est impossible pour une série absolument convergente.
8.Répondre par un nombre quand la question demandait la nature
1 à 2 points, et la valeur donnée n'est même pas démontrable au cégep
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∑n21 converge et vaut environ 1,64, donc j'écris 1,64. »
Ce qu'il faut écrire
« La question demande la NATURE : je réponds convergente, en citant le critère de Riemann avec p=2>1. »
Pourquoi : Décider de la nature et calculer la somme sont deux questions distinctes, et la seconde n'a de réponse élémentaire que pour les géométriques et les télescopiques. La somme 6π2 demande des outils qui ne sont pas au programme.
Quelle méthode choisir
Quel critère, selon la forme du terme général
On essaie dans cet ordre, en s'arrêtant au premier critère qui conclut. Le test du terme général passe toujours en premier parce qu'il coûte trois secondes.
Si un ne tend pas vers 0 → la série DIVERGE, c'est fini
Exemple : ∑n+1n diverge car le terme tend vers 1
Si un=arn → série GÉOMÉTRIQUE : converge si ∣r∣<1, et la somme vaut 1−ra
Exemple : ∑n=1∞3n2=1−1/32/3=1
Si un=np1, ou une fraction rationnelle en n → critère de RIEMANN sur le degré dominant, ou comparaison avec np1
Exemple : n3+2n+1 se comporte comme n21, donc converge
Si un contient une FACTORIELLE ou une puissance n-ième → critère du QUOTIENT, qui simplifie ces expressions
Exemple : ∑n!2n : le quotient tend vers 0, donc convergence
Si un=f(n) avec f positive, continue et décroissante, et ∫f calculable → critère de l'INTÉGRALE
Exemple : ∑nlnn1 diverge car ∫xlnxdx=lnlnx diverge
Si les signes ALTERNENT → critère des séries alternées : décroissance de ∣un∣ ET limite nulle
Exemple : ∑n(−1)n converge
Quand un critère ne conclut pas, cela ne veut pas dire que la série diverge : cela veut dire qu'il faut en essayer un autre. Écrire « le critère ne conclut pas » vaut un demi-point.
Convergente, absolument convergente, ou conditionnellement convergente
Sur une série à termes de signe variable, on étudie d'abord la série des VALEURS ABSOLUES.
Si ∑∣un∣ converge → la série converge ABSOLUMENT, donc elle converge
Exemple : ∑n2(−1)n
Si ∑∣un∣ diverge mais le critère des alternées s'applique → la série est CONDITIONNELLEMENT CONVERGENTE
Exemple : ∑n(−1)n, dont la somme vaut −ln2
Si ∑∣un∣ diverge et un→0 → la série DIVERGE
Exemple : ∑(−1)n
Le mot « absolument » change la réponse attendue : une série peut converger sans converger absolument, et l'énoncé distingue toujours les deux.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Une nature de série, rédigée pour le correcteur
Quand l'utiliser : Toute question demandant d'étudier la nature d'une série.
1Tester le terme général : « un→0, le critère du terme général ne conclut pas. »
2NOMMER le critère retenu et vérifier explicitement ses hypothèses.
3Faire le calcul du critère, limite ou intégrale, en entier.
4Comparer le résultat au seuil du critère.
5Conclure par le mot CONVERGE ou DIVERGE, en citant le critère.
Phrase de conclusion
La fonction f(x)=xlnx1 étant continue, positive et décroissante sur [2,+∞[, et ∫2+∞xlnxdx divergeant, le critère de l'intégrale montre que ∑n=2∞nlnn1 DIVERGE.
Le piège : Ne pas vérifier les hypothèses du critère. Le critère de l'intégrale demande continue, positive ET décroissante : les trois s'écrivent, et le barème leur réserve souvent un point entier.
Barème : En général 1 point pour le test du terme général, 1 point pour les hypothèses vérifiées, 2 points pour le calcul, 1 point pour la conclusion nommant le critère.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Calculer quelques sommes partielles
Additionner les dix ou vingt premiers termes à la calculatrice : une série convergente montre des sommes qui se stabilisent, une divergente des sommes qui continuent de croître.
∑n21 donne 1,54 au dixième terme puis 1,63 au centième : cela se stabilise ✓. L'harmonique passe de 2,93 à 5,19 : cela monte encore.
Comparer au comportement dominant
Remplacer le terme général par son équivalent en np1 pour n grand, et appliquer le critère de Riemann à cet équivalent.
n3+2n+1 se comporte comme n3n=n21 : p=2>1, donc convergence, ce que le calcul détaillé doit confirmer.
Vérifier une somme géométrique sur son premier terme
La somme d'une série géométrique à termes positifs est supérieure à son premier terme et du même ordre de grandeur. Un rapport de plus de dix signale une erreur sur a.
Premier terme 91 et somme 61 : cohérent ✓. Une somme de 23 pour un premier terme de 91 ne l'est pas.
Contrôler que le critère utilisé peut conclure
Avant d'écrire la conclusion, vérifier que le critère n'est pas dans son cas d'échec : quotient égal à 1, terme général tendant vers 0, fonction non décroissante.
Sur toute série de Riemann, le quotient tend vers 1 : ce critère est inutilisable, et l'écrire évite de conclure à tort.
Relire la question : nature ou somme
Repérer le mot de l'énoncé. « Nature », « étudier la convergence » attendent un mot; « calculer la somme » attend un nombre, et alors la série est presque toujours géométrique ou télescopique.
Répondre 1,64 à une question de nature ne rapporte rien, même si le nombre est exact.
L'exercice type décortiqué
Le critère de l'intégrale sur une série litigieuse
Étudier la nature de n=2∑∞nlnn1.
Les rectangles de hauteur f(n) posés à droite de chaque entier dépassent la courbe décroissante : c'est cette comparaison, et elle seule, qui autorise à remplacer la somme par une intégrale.
Étape 1
Terme général : nlnn1→0 quand n→+∞. Le critère du terme général NE CONCLUT PAS.
Pourquoi
On l'écrit quand même, parce qu'il coûte trois secondes et qu'un demi-point y est attaché. Surtout, il évite de conclure à la convergence sur cette seule base, ce qui est l'erreur du chapitre.
Étape 2
Riemann ne s'applique pas directement : nlnn1 est plus petit que n1 mais plus grand que np1 pour tout p>1, dès que n est assez grand. La comparaison est donc indécise.
Pourquoi
Constater qu'un critère échoue fait partie de la copie. Ici la série est coincée strictement entre la divergente n1 et toutes les convergentes np1 : c'est le cas litigieux typique.
Étape 3
Hypothèses du critère de l'intégrale : f(x)=xlnx1 est CONTINUE sur [2,+∞[, POSITIVE car x>0 et lnx>0 pour x≥2, et DÉCROISSANTE car xlnx est croissante.
Pourquoi
Les trois hypothèses s'écrivent une par une, avec leur raison. C'est ce bloc que le barème note, et c'est aussi ce qui distingue une application légitime d'une application mécanique.
Étape 4
∫2+∞xlnxdx : on pose u=lnx, donc du=xdx, et l'intégrale devient ∫ln2+∞udu=limT→+∞[lnu]ln2T=+∞.
Pourquoi
La substitution u=lnx est celle que la forme uu′ appelle. La limite s'écrit avec une borne variable, comme toute intégrale impropre : cette ligne est notée séparément.
Étape 5
L'intégrale DIVERGE, donc la série ∑n=2∞nlnn1 diverge également.
Pourquoi
Le critère transmet la nature dans les deux sens : même nature pour la somme et pour l'intégrale. Il ne donne en revanche AUCUNE information sur la valeur, ce qui est normal puisqu'il n'y en a pas ici.
Étape 6
Contrôle numérique : les sommes partielles valent environ 2,32 à n=100, 2,73 à n=1000 et 3,02 à n=10000. Elles montent encore, très lentement, comme lnlnn ✓.
Pourquoi
La croissance en lnlnn est si lente qu'aucune somme partielle ne peut prouver la divergence : c'est exactement pourquoi le critère théorique est indispensable, et pourquoi une conclusion prise sur les premières sommes serait fausse.
Conclusion rédigée
f(x)=xlnx1 étant continue, positive et décroissante sur [2,+∞[, et son intégrale de 2 à l'infini divergeant, le critère de l'intégrale montre que ∑n=2∞nlnn1 DIVERGE.
L'erreur classique sur cet exercice : Conclure à la convergence parce que nlnn1 est plus petit que n1. Être plus petit qu'une série DIVERGENTE ne prouve rien : la comparaison ne transmet la convergence que vers le bas, depuis une convergente.
À savoir par cœur
•un→0 est NÉCESSAIRE, jamais suffisant. Ce critère ne sert qu'à prouver une divergence.
•Géométrique : converge si ∣r∣<1, somme 1−ra où a est le PREMIER terme sommé.
•Riemann : ∑np1 converge si et seulement si p>1. L'harmonique diverge.
•Quotient : L<1 converge, L>1 diverge, L=1 NE CONCLUT PAS. Inutile sur les Riemann.
•Intégrale : continue, positive, DÉCROISSANTE. Les trois hypothèses s'écrivent.
•Alternée : décroissance de ∣un∣ ET limite nulle. Les deux.
•Comparaison : plus petit qu'une convergente converge, plus grand qu'une divergente diverge.
•Nature et somme sont deux questions : la somme n'est calculable que sur les géométriques et les télescopiques.
Questions fréquentes
Une série dont les termes tendent vers zéro converge-t-elle ?
Non, pas nécessairement. C'est une condition nécessaire mais pas suffisante. La série harmonique en est le contre-exemple : ses termes tendent vers zéro et ses sommes partielles croissent sans limite. Le critère du terme général ne sert qu'à prouver une divergence, quand le terme ne tend pas vers zéro.
Comment choisir le bon critère de convergence ?
On lit la forme du terme général. Une puissance constante donne une géométrique, une fraction rationnelle appelle Riemann ou une comparaison, une factorielle appelle le critère du quotient, une fonction décroissante intégrable appelle le critère de l'intégrale, et des signes alternés appellent le critère des séries alternées.
Pourquoi le critère du quotient ne conclut-il pas sur un sur n au carré ?
Parce que le rapport de deux termes consécutifs tend vers un, ce qui est exactement le cas d'échec du critère. Cela arrive à toutes les séries de Riemann, dont les termes décroissent trop lentement pour que le rapport s'écarte de un. Il faut alors passer au critère de Riemann lui-même.
Quelle est la différence entre convergence et convergence absolue ?
Une série converge absolument si la série de ses valeurs absolues converge. Cela entraîne la convergence, mais pas l'inverse. La série alternée des inverses des entiers converge sans converger absolument : on dit qu'elle est conditionnellement convergente, et sa somme peut changer si l'on réordonne ses termes.
Comment calculer la somme d'une série ?
Ce n'est possible simplement que dans deux cas. Une série géométrique vaut son premier terme divisé par un moins la raison. Une série télescopique se réduit parce que les termes s'annulent deux à deux dans la somme partielle. Partout ailleurs, on décide seulement de la nature, pas de la valeur.
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Exercices corrigés : Séries numériques
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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