Physique-chimie, Seconde • Exercices corrigés à Montréal
Exercices corrigés de Seconde : lumière blanche, lumière colorée et spectres
Voici dix exercices corrigés pour la partie « lumière blanche, lumière colorée et spectres » du programme de physique-chimie de Seconde, suivi en France comme dans les lycées du réseau AEFE : spectres d'émission continus d'origine thermique et spectres de raies, lumière monochromatique et polychromatique, longueur d'onde dans le vide ou dans l'air, dispersion de la lumière blanche par un prisme, exploitation d'un spectre de raies. Chaque exercice a son corrigé complet, et ses réponses se vérifient directement sur la page.
À la fin de la série, vous savez reconnaître une source à la forme de son spectre, convertir une longueur d'onde en mètres et la situer par rapport au visible, dire comment le spectre d'un corps chaud change avec sa température, calculer avec n1sini1=n2sini2 pourquoi un prisme sépare le rouge du bleu, étalonner un spectroscope et identifier un élément par TOUTES ses raies.
Les situations sont réelles : le four du potier et le filament d'une lampe, la lampe inconnue du laboratoire, l'enseigne lumineuse au mercure et au néon, l'écran de téléphone qui affiche du jaune sans émettre de jaune, les tests de flamme où le sodium masque le lithium et le potassium, l'éclairage des rues qui aveugle un observatoire, et le choix des lampes d'un musée.
Le fil de la série tient en une phrase : une couleur ne dit pas quelle lumière arrive, seul le spectre, lu sur l'axe des longueurs d'onde, le dit. Les corrigés démontent les erreurs qui coûtent le plus de points : la lumière colorée crue monochromatique (exercices 1 et 6), la conversion des nanomètres en mètres (exercices 1 et 8), le corps chaud qui « rougit » en chauffant (exercice 3), l'élément identifié par une seule raie ou par une couleur (exercices 4, 5 et 7).
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Le domaine visible s'étend d'environ 400nm (violet) à 800nm (rouge). En deçà, l'ultraviolet ; au-delà, l'infrarouge. 1nm=10−9m.
•Une radiation monochromatique est caractérisée par sa longueur d'onde λ dans le vide ou dans l'air, pratiquement la même dans les deux.
•Une lumière monochromatique ne contient qu'une radiation (laser) ; une lumière polychromatique en contient plusieurs (lumière blanche, LED). Une lumière colorée peut être l'une ou l'autre.
•Un corps chaud et dense émet un spectre continu d'origine thermique. Plus il est chaud, plus son spectre s'enrichit vers le violet : rouge sombre, orangé, puis blanc.
•Un gaz chaud sous faible pression émet un spectre de raies, propre à chaque élément. Un élément est présent quand TOUTES ses raies principales apparaissent.
•Dispersion : l'indice d'un verre dépend de la longueur d'onde, plus grand pour le violet que pour le rouge. Le prisme sépare les radiations : le violet est le plus dévié.
•Loi de Snell-Descartes pour la réfraction : n1sini1=n2sini2, angles mesurés depuis la normale.
•Un spectroscope s'étalonne avec des raies connues : on en tire la relation entre position et longueur d'onde, puis on lit les raies inconnues.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Quatre sources, quatre spectres
On observe au spectroscope la lumière de quatre sources : un pointeur laser rouge, une LED rouge, une lampe à incandescence et une lampe à vapeur de mercure. Les quatre spectres d'émission obtenus sont reproduits ci-dessous, dans le désordre, sur la même échelle de longueurs d'onde.
Le domaine visible s'étend d'environ 400 à 800nm, avec 1nm=10−9m.
a) Associez chaque source à son spectre A, B, C ou D.
b) Quels spectres sont continus, lesquels sont des spectres de raies ? Quelle source donne un spectre continu d'origine thermique ?
c) Une lumière monochromatique ne contient qu'une seule radiation. Quelle source émet une lumière monochromatique ? Donnez sa longueur d'onde dans l'air, en mètres.
d) La LED paraît rouge, exactement comme le laser. Sa lumière est-elle monochromatique ? Lisez sur son spectre l'intervalle de longueurs d'onde émis et sa largeur.
e) La lampe à mercure émet aussi une radiation de 254nm, et un laser de découpe émet à 1,064μm. À quels domaines appartiennent ces deux radiations ? Pourquoi n'apparaissent-elles sur aucun des quatre spectres ?
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Réponses
a)Laser D, LED A, incandescence C, mercure B
b)C continu (origine thermique, le filament) ; B et D spectres de raies
On reconnaît chaque spectre à sa FORME, pas à sa couleur :
le spectre D ne porte qu'une raie fine, à 650nm : c'est le laser ;
le spectre A est une bande étroite, de 612 à 648nm environ : c'est la LED ;
le spectre C couvre tout le visible sans interruption : c'est la lampe à incandescence ;
le spectre B est fait de raies séparées, violettes, verte et jaunes : c'est la lampe à vapeur de mercure.
b)
C est continu : toutes les radiations du visible y sont présentes.
B et D sont des spectres de raies : seules quelques radiations sont émises. A est une bande continue mais étroite.
Le spectre continu d'origine thermique est celui de la lampe à incandescence : son filament est un corps chaud et dense, qui émet parce qu'il est chauffé.
Le gaz de mercure, chaud et peu dense, émet au contraire des raies propres à l'élément.
c)
Le laser émet une seule radiation, une seule raie : sa lumière est monochromatique.
λ=650nm=650×10−9m=6,50×10−7m
Piège :650nm ne vaut pas 6,50×10−9m. On écrit d'abord 650×10−9, puis on déplace la virgule de deux rangs : l'exposant gagne 2.
d)
Non. La LED émet toutes les radiations de 612 à 648nm, soit une bande de largeur 648−612=36nm : sa lumière est polychromatique, même si elle paraît d'une seule couleur.
C'est le fil de tout le chapitre : une couleur perçue ne dit pas combien de radiations arrivent. Seul le spectre le dit.
Une lumière colorée peut donc être monochromatique (le laser) ou polychromatique (la LED).
e)
254nm<400nm : c'est l'ultraviolet.
1,064μm=1,064×10−6m=1064nm>800nm : c'est l'infrarouge.
Les quatre spectres sont tracés de 380 à 780nm, donc sur le seul domaine visible : ces deux radiations sont en dehors de la fenêtre, et l'œil ne les voit pas.
Méthode : on convertit TOUJOURS en nanomètres avant de comparer aux bornes 400 et 800nm.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Le prisme de flint : pourquoi la lumière blanche s'étale
Un prisme de verre flint a pour section un triangle équilatéral, d'angle au sommet A=60∘. Un pinceau de lumière blanche arrive sur sa face d'entrée sous une incidence i=45∘ (figure).
L'indice du flint dépend de la radiation : nR=1,615 pour le rouge à 656nm, nB=1,632 pour le bleu à 486nm. L'indice de l'air vaut 1,00. Dans ce prisme, l'angle de réfraction r sur la face d'entrée et l'angle d'incidence r′ sur la face de sortie vérifient r+r′=A.
a) Calculez l'angle de réfraction r sur la face d'entrée pour le rouge, puis pour le bleu, au centième de degré.
b) Lequel des deux rayons est le plus dévié dès la première face ? Pourquoi deux rayons qui arrivent confondus se séparent-ils dans le verre ?
c) Calculez r′, puis l'angle d'émergence i′ sur la face de sortie, pour chaque couleur, au dixième de degré.
d) La déviation totale vaut D=i+i′−A. Calculez-la pour chaque couleur, puis l'écart angulaire entre le rouge et le bleu à la sortie du prisme.
e) La même lumière blanche traverse une vitre de flint à faces parallèles, sous la même incidence. En ressort-elle décomposée ? Justifiez.
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Réponses
a)rR≈25,97∘ ; rB≈25,68∘
b)Le bleu, car son indice est le plus grand : c'est la dispersion
e)Non : chaque couleur ressort parallèle au rayon incident, les couleurs se superposent
a)
Deuxième loi de Snell-Descartes sur la face d'entrée : 1,00×sini=nsinr.
Rouge : sinr=1,615sin45∘=1,6150,7071=0,4378, donc r=25,97∘.
Bleu : sinr=1,6320,7071=0,4333, donc r=25,68∘.
Piège : écrire r=1,61545=27,9∘. La loi relie les SINUS des angles, jamais les angles eux-mêmes.
b)
Le bleu : son angle de réfraction est le plus petit, il se rapproche davantage de la normale.
Les deux rayons arrivent avec le même angle, mais l'indice n'est pas le même pour les deux radiations : la loi de Descartes donne donc deux angles de réfraction différents.
C'est la dispersion : l'indice d'un verre dépend de la longueur d'onde, plus grand pour le bleu et le violet que pour le rouge. Le prisme ne fabrique aucune couleur, il sépare des radiations déjà présentes dans la lumière blanche.
c)
Rouge : r′=60−25,97=34,03∘.
sini′=1,615×sin34,03∘=1,615×0,5597=0,904, donc i′=64,7∘.
Bleu : r′=60−25,68=34,32∘.
sini′=1,632×sin34,32∘=1,632×0,5639=0,920, donc i′=67,0∘.
À la sortie, le verre est le milieu le plus réfringent : la loi s'écrit nsinr′=1,00×sini′, et le rayon s'écarte de la normale.
d)
Rouge : D=45+64,7−60=49,7∘.
Bleu : D=45+67,0−60=52,0∘.
Écart : 52,0−49,7=2,3∘.
Le petit écart d'indice (0,017) devient un écart de plus de deux degrés, parce que la lumière est réfractée DEUX fois dans le même sens : sur un écran placé à 2m, le rouge et le bleu sont séparés de près de 8cm.
e)
Non, pas de façon visible.
Dans une vitre, les deux faces sont parallèles : la réfraction de sortie défait exactement celle d'entrée, et chaque couleur ressort sous 45∘, parallèle au rayon incident.
Les couleurs ressortent parallèles entre elles, à peine décalées : elles se superposent et la lumière reste blanche.
Dans le prisme, les deux faces font un angle de 60∘ : la seconde réfraction accentue l'écart au lieu de l'annuler. C'est l'angle entre les faces qui fait le prisme.
Exercice 3 : Du rouge sombre au blanc : le four du potier et le filament
Un potier surveille la cuisson à la couleur de la lumière qui sort du four : rouge sombre vers 1200K (environ 930∘C). L'acier en fusion d'une fonderie, à 1800K, est orangé ; le filament d'une lampe à incandescence, à 2700K, est d'un blanc jaunâtre.
La figure donne, pour ces trois corps chauds, l'intensité de la lumière émise en fonction de la longueur d'onde. Chaque courbe est rapportée à son propre maximum : la figure compare les FORMES des trois spectres, pas leurs intensités. La bande colorée marque le domaine visible.
a) Ces trois spectres sont-ils continus ou de raies ? Qu'est-ce qui fait émettre de la lumière à ces trois objets ?
b) Lisez la longueur d'onde λmax du maximum de chaque courbe, à 100nm près. Dans quel domaine se trouvent ces trois maxima ?
c) Comment se déplace le maximum quand la température augmente ?
d) Le rapport entre l'intensité émise à 700nm (rouge) et à 450nm (bleu) vaut environ 1500 pour le four, 62 pour l'acier et 7,5 pour le filament. Expliquez pourquoi le four paraît rouge sombre et le filament presque blanc.
e) Vérifiez sur vos trois lectures que le produit λmax×T est à peu près constant. Pour la surface du Soleil, à 5800K, ce rapport rouge sur bleu ne vaut plus que 0,8 : estimez la longueur d'onde du maximum de son spectre.
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Réponses
a)Continus, d'origine thermique : ces corps denses émettent parce qu'ils sont chauds
b)2400, 1600 et 1100nm : les trois dans l'infrarouge
c)Vers les petites longueurs d'onde, donc vers le violet
d)Le spectre s'enrichit en bleu quand T augmente : rouge sombre, puis blanc
e)Produit ≈2,9×106nm⋅K ; Soleil : λmax≈500nm
a)
Les trois spectres sont continus : chaque courbe est d'un seul tenant, sans trou ni pic isolé.
Ces trois objets sont des corps denses (solide, liquide) portés à haute température : ils émettent parce qu'ils sont chauds. C'est un spectre continu d'origine thermique, dont l'allure ne dépend que de la température, pas de la nature du corps.
b)
On lit l'abscisse du sommet de chaque courbe :
four à 1200K : λmax≈2400nm ;
acier à 1800K : λmax≈1600nm ;
filament à 2700K : λmax≈1100nm.
Les trois valeurs dépassent 800nm : les trois maxima sont dans l'infrarouge. Ces corps émettent surtout un rayonnement invisible, qu'on ressent comme de la chaleur ; un filament de lampe éclaire beaucoup moins qu'il ne chauffe.
c)
Quand la température augmente, le maximum se déplace vers les petites longueurs d'onde, donc vers le visible et vers le violet : 2400, puis 1600, puis 1100nm.
Piège : dire que le spectre « se décale vers le rouge » quand le corps chauffe. C'est l'inverse : plus chaud, plus bleu.
d)
Dans le visible, on ne voit que le pied de chaque courbe, du côté des petites longueurs d'onde.
Pour le four, le rouge l'emporte sur le bleu d'un facteur 1500 : le bleu est absent en pratique, et la faible lumière visible est rouge, d'où le rouge sombre.
Pour le filament, le facteur n'est plus que 7,5 : toutes les couleurs du visible sont présentes en quantités comparables, avec un excès de rouge et de jaune. L'œil voit une lumière blanche un peu jaune.
Quand la température monte, le spectre s'enrichit vers le violet : la couleur passe du rouge sombre à l'orangé, puis au blanc.
Aux erreurs de lecture près, le produit vaut environ 2,9×106nm⋅K.
Pour le Soleil : λmax≈58002,9×106=500nm, au milieu du visible. Le rapport rouge sur bleu proche de 1 le confirme : la lumière du Soleil est blanche.
Cette relation, la loi de Wien, n'est pas au programme de Seconde : elle sera étudiée en enseignement scientifique de Première. Ici, on la constate seulement sur des lectures.
Exercice 4 : Étalonner un spectroscope, puis identifier une lampe
Au laboratoire, un spectroscope projette le spectre d'une lampe sur un écran gradué en millimètres. Son système dispersif est un réseau, cité au programme de Seconde à côté du prisme ; son fonctionnement n'est pas à connaître, on exploite seulement les mesures.
On l'étalonne d'abord avec une lampe à vapeur de mercure, dont les raies sont connues : 405, 436, 546 et 577nm. Positions mesurées : 50,6 ; 54,5 ; 68,2 et 72,1mm. On observe ensuite une lampe X inconnue : raies à 58,5 ; 60,0 ; 63,6 et 80,5mm (figure).
a) Calculez le rapport k=λx entre la position et la longueur d'onde pour chaque raie du mercure. Que constatez-vous ?
b) Déduisez-en la longueur d'onde des quatre raies de la lampe X, au nanomètre.
c) Quel élément contient la lampe X ? Pourquoi le zinc, qui a lui aussi des raies vers 468 et 480nm, est-il exclu ?
d) À quelle position, au dixième de millimètre, apparaîtrait sur l'écran la raie rouge du lithium ?
e) La raie jaune du mercure est en réalité double : 577 et 579nm. Quel écart cela représente-t-il sur l'écran ? L'élève ne distingue deux traits que s'ils sont séparés d'au moins 0,5mm : voit-il deux raies ?
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Réponses
a)k≈0,125mm/nm constant : x proportionnel à λ
b)468, 480, 509 et 644nm
c)Cadmium ; le zinc est exclu, ses raies à 472 et 636 nm manquent
Le rapport est constant : k≈0,125mm/nm. La position sur l'écran est proportionnelle à la longueur d'onde, x=0,125×λ : c'est la droite d'étalonnage, qui passe par l'origine.
Étalonner, c'est exactement cela : apprendre à l'appareil, avec des raies connues, à traduire une position en longueur d'onde.
Piège : multiplier par 0,125 au lieu de diviser. On trouverait 7,3nm, absurde pour une raie visible : un ordre de grandeur suffit à repérer l'erreur.
c)
Les quatre raies de X, 468, 480, 509 et 644nm, sont exactement celles du cadmium : la lampe contient du cadmium.
Le zinc a bien des raies à 468 et 481nm, mais aussi 472 et 636nm, qui n'apparaissent pas dans X, et il n'a pas de raie à 509 ni à 644nm.
Règle de lecture : un élément est présent si TOUTES ses raies principales apparaissent ; deux raies communes ne prouvent rien.
d)
x=0,125×671=83,9mm (exactement 83,875).
La raie rouge du lithium tomberait à droite de la raie rouge du cadmium, à 80,5mm : les deux rouges sont bien séparés, de 3,4mm.
e)
Écart : 0,125×(579−577)=0,125×2=0,25mm.
0,25mm<0,5mm : l'élève voit un seul trait jaune.
Un spectroscope a donc une limite : deux raies trop proches se confondent. Il faut un appareil plus dispersif, qui étale davantage le spectre, pour les séparer.
Exercice 5 : L'enseigne lumineuse : quels gaz dans le tube ?
Une enseigne lumineuse est un tube de verre rempli d'un gaz sous faible pression, qui brille quand une décharge électrique le traverse. Un gaz chaud et peu dense émet un spectre de raies, propre à chaque élément.
La figure présente les raies principales de trois gaz de référence et le spectre d'une enseigne. Raies, en nanomètres. Mercure : 405, 436, 546, 577. Néon : 585, 614, 640, 703. Sodium : 589. Enseigne : 405, 436, 546, 577, 585, 614, 640, 703.
a) Le spectre de l'enseigne est-il continu ou de raies ? Pourquoi dit-on qu'un spectre de raies est la signature d'un élément ?
b) Quels gaz le tube contient-il ? Justifiez raie par raie.
c) Un élève affirme que le tube contient aussi du sodium, « puisqu'il y a une raie jaune vers 585nm ». Quel écart sépare cette raie de celle du sodium ? Que lui répondez-vous ?
d) Exprimez en mètres la longueur d'onde de la raie à 703nm. Est-elle dans le domaine visible ?
e) Un second tube, rempli de néon seul, paraît rouge orangé. Expliquez cette couleur à partir des raies du néon.
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Réponses
a)Spectre de raies, propre à chaque élément
b)Mercure et néon : toutes leurs raies sont présentes, et elles expliquent toutes celles de l'enseigne
c)4nm : 585 n'est pas 589, pas de sodium ; c'est une raie du néon
d)7,03×10−7m, dans le visible (rouge profond)
e)Raies de 585 à 703nm seulement : jaune, orangé, rouge
a)
C'est un spectre de raies : quelques traits colorés séparés sur un fond noir.
Chaque élément émet un ensemble de longueurs d'onde qui n'appartient qu'à lui, toujours le même. Retrouver cet ensemble dans un spectre prouve la présence de l'élément, comme une signature identifie une personne.
b)
Les quatre raies du mercure, 405, 436, 546 et 577nm, sont toutes présentes : le tube contient du mercure.
Les quatre raies du néon, 585, 614, 640 et 703nm, sont toutes présentes : il contient du néon.
Toutes les raies de l'enseigne sont ainsi expliquées : le tube contient un mélange de mercure et de néon. Le spectre d'un mélange est la réunion des spectres de ses constituants.
c)
Écart : 589−585=4nm.
Une raie se compare à la précision des données, pas à l'œil : 585 n'est pas 589. Il n'y a aucune raie à 589nm dans l'enseigne, donc pas de sodium.
La raie à 585nm est déjà expliquée : c'est la première raie du néon.
Piège : conclure sur la COULEUR d'une raie. Le mercure à 577, le néon à 585 et le sodium à 589nm donnent trois raies jaunes ; seules leurs longueurs d'onde les distinguent.
d)
703nm=703×10−9m=7,03×10−7m.
400<703<800 : la raie est dans le visible, du côté du rouge profond, là où l'œil est déjà peu sensible.
e)
Les quatre raies du néon sont toutes entre 585 et 703nm : du jaune, de l'orangé et du rouge, aucune raie verte, bleue ou violette.
L'œil reçoit ensemble ces radiations et perçoit un rouge orangé.
Dans l'enseigne, les raies violettes, bleue et verte du mercure s'y ajoutent : le mélange paraît d'une autre couleur, alors que le néon émet exactement les mêmes raies.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Deux jaunes que l'œil confond
Une lampe à vapeur de sodium éclaire un tunnel d'une lumière jaune. Sur l'écran d'un téléphone, une zone affichée en jaune paraît exactement de la même teinte.
L'écran forme chaque point avec trois petites sources, rouge, verte et bleue ; pour afficher du jaune, seules la rouge et la verte sont allumées. Au spectroscope, les deux lumières donnent les spectres de la figure.
a) Laquelle des deux lumières est monochromatique ? Donnez sa longueur d'onde.
b) Lisez sur la figure les deux bandes émises par l'écran : donnez la longueur d'onde du milieu de chacune. La radiation de 589nm fait-elle partie de la lumière de l'écran ?
c) On fait passer chacune des deux lumières à travers un prisme. Qu'observe-t-on sur un écran blanc placé derrière, dans chaque cas ?
d) Une couleur perçue suffit-elle à connaître la lumière qui arrive dans l'œil ? Justifiez à partir de cet exemple.
e) Un élève écrit : « la lumière jaune a une longueur d'onde de 589nm ». Pour laquelle des deux lumières cette phrase est-elle vraie ? Réécrivez-la pour qu'elle soit juste dans tous les cas.
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Réponses
a)La lampe à sodium, λ=589nm
b)Bandes centrées vers 530 et 626nm ; aucune radiation à 589nm
c)Sodium : un trait jaune ; écran : une tache verte et une tache rouge
d)Non : même jaune perçu, aucune radiation commune
e)Vraie pour le sodium seulement : une longueur d'onde caractérise une radiation, pas une couleur
a)
La lampe à sodium : son spectre ne porte qu'une raie, à 589nm. Sa lumière ne contient qu'une radiation, elle est monochromatique.
En réalité la raie est double, 589,0 et 589,6nm, mais les deux sont si proches qu'un spectroscope de lycée n'en montre qu'une.
b)
La bande verte va de 518 à 542nm environ : milieu 530nm.
La bande rouge va de 615 à 637nm environ : milieu 626nm.
Entre 542 et 615nm, le spectre de l'écran est noir : la radiation de 589nm n'en fait PAS partie. L'écran n'émet aucune radiation jaune, et pourtant on voit du jaune.
c)
Lumière du sodium : une seule radiation, donc une seule direction après le prisme ; on observe un seul trait jaune. Le prisme ne la décompose pas.
Lumière de l'écran : deux groupes de radiations, déviés différemment ; on observe deux taches séparées, une verte et une rouge, et plus aucun jaune.
Le prisme trie les radiations : il révèle ce que la lumière contient vraiment.
d)
Non. Les deux lumières donnent la même sensation de jaune et n'ont aucune radiation en commun.
L'œil additionne la lumière verte et la lumière rouge et perçoit du jaune ; ce mécanisme, la synthèse additive, sera étudié en Première.
C'est le fil du chapitre : une couleur ne dit pas quelle lumière arrive, seul le spectre, lu sur l'axe des longueurs d'onde, le dit.
e)
Elle n'est vraie que pour la lampe à sodium.
Phrase juste : « la lumière du sodium est monochromatique, de longueur d'onde 589nm ; une lumière qui paraît jaune peut aussi être un mélange de radiations vertes et rouges ».
Une longueur d'onde caractérise une RADIATION monochromatique, jamais une couleur perçue.
Exercice 7 : Tests de flamme : le sodium qui cache les autres
On dépose un peu d'un sel dans la flamme d'un bec Bunsen : les atomes métalliques, chauffés, émettent leur spectre de raies. Raies principales, en nanomètres. Lithium : 610 et 671. Sodium : 589. Potassium : 404, 766 et 770.
La raie du sodium est si intense qu'une simple trace de sel de cuisine, laissée par les doigts sur la tige qui porte l'échantillon, colore la flamme en jaune. On analyse deux sels blancs inconnus ; leurs spectres sont sur la figure. Sel 1 : 589, 610, 671. Sel 2 : 404, 589, 766, 770.
a) À l'œil nu, les deux flammes paraissent jaunes. Peut-on en conclure que les deux sels contiennent du sodium, et seulement du sodium ?
b) Quels éléments le sel 1 contient-il ?
c) Quels éléments le sel 2 contient-il ?
d) Les raies du potassium à 766 et 770nm sont-elles dans le domaine visible ? Quel écart les sépare ?
e) Pour voir la couleur propre du potassium malgré le sodium, on regarde la flamme du sel 2 à travers un verre au cobalt, qui arrête la lumière jaune. Combien de raies du sel 2 passent encore ? Quelle couleur la flamme prend-elle alors ?
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Réponses
a)Non : le jaune du sodium masque les autres raies
b)Lithium et sodium, pas de potassium
c)Potassium et sodium, pas de lithium
d)Visibles, au bord du rouge ; écart 4nm
e)3 raies (404, 766, 770nm) : flamme lilas
a)
Non. La couleur jaune prouve seulement qu'il y a du sodium, ou une trace de sodium : sa raie, très intense, domine tout le reste.
Elle ne prouve pas l'absence d'autres éléments, dont les raies peuvent être cachées à l'œil mais pas au spectroscope.
Piège : conclure sur la couleur de la flamme. Seule la liste des raies permet de conclure.
b)
Raie à 589nm : sodium.
Raies à 610 et 671nm : ce sont les deux raies du lithium, toutes deux présentes, donc lithium.
Aucune raie à 404, 766 ni 770nm : pas de potassium.
Le sel 1 contient du lithium et du sodium. Seul, le lithium donnerait une flamme rouge, masquée ici par le jaune du sodium.
c)
Raies à 404, 766 et 770nm : les trois raies du potassium, donc potassium.
Raie à 589nm : sodium, sans doute une simple trace.
Aucune raie à 610 ni 671nm : pas de lithium.
Le sel 2 contient du potassium et du sodium.
d)
400<766<800 et 400<770<800 : les deux raies sont dans le visible, tout près de sa limite rouge, là où l'œil est très peu sensible.
Écart : 770−766=4nm.
Sur la figure, ces deux raies sont si proches qu'elles se touchent presque : un spectroscope peu dispersif les montre comme un seul trait rouge sombre.
e)
Le verre au cobalt arrête la raie à 589nm ; passent les raies à 404, 766 et 770nm, soit 3 raies.
L'œil reçoit un peu de violet et un peu de rouge profond : la flamme paraît lilas, la couleur caractéristique du potassium.
Le verre au cobalt fait à la main ce que fait le spectroscope : il enlève la raie qui masquait les autres.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites où est l'erreur et donnez l'énoncé correct.
a) « Une lumière colorée est forcément monochromatique. »
b) « Plus un corps chaud est chaud, plus le maximum de son spectre se déplace vers le rouge. »
c) « Le prisme colore la lumière blanche : les couleurs sont fabriquées par le verre. »
d) « Le prisme dévie davantage le rouge que le violet, parce que le rouge a la plus grande longueur d'onde. »
e) « Une radiation de 600nm a une longueur d'onde de 6,00×10−9m. »
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Réponses
a)Une lumière colorée peut être polychromatique (LED)
b)Le maximum se déplace vers le violet
c)Le prisme sépare des radiations déjà présentes
d)Le violet est le plus dévié
e)600nm=6,00×10−7m
a)
Faux. Une lumière colorée peut être monochromatique, comme celle d'un laser rouge, ou polychromatique, comme celle d'une LED rouge, dont le spectre est une bande de plusieurs dizaines de nanomètres (exercice 1).
Énoncé correct : une lumière est monochromatique quand son spectre ne contient qu'une seule radiation, quelle que soit sa couleur.
b)
Faux, c'est l'inverse. Quand la température augmente, le maximum se déplace vers les petites longueurs d'onde, et le spectre s'enrichit vers le violet (exercice 3).
Énoncé correct : plus un corps chaud est chaud, plus son spectre s'étend vers le violet ; rouge sombre, puis orangé, puis blanc.
c)
Faux. Toutes les radiations sont déjà dans la lumière blanche ; le prisme les sépare, parce que son indice, donc la déviation, dépend de la longueur d'onde.
Preuve : un laser monochromatique ressort du prisme sans aucune couleur nouvelle.
Énoncé correct : le prisme disperse la lumière blanche, il sépare les radiations qu'elle contient.
d)
Faux. L'indice du verre est plus grand pour le violet que pour le rouge : c'est le violet qui est le plus dévié (exercice 2, le bleu à 52,0∘ contre 49,7∘ pour le rouge).
Énoncé correct : plus la longueur d'onde est petite, plus la radiation est déviée par le prisme.
e)
Faux. 600nm=600×10−9m=6,00×10−7m.
L'erreur est d'avoir gardé l'exposant −9 en déplaçant la virgule : une valeur cent fois trop petite.
Énoncé correct : 600nm=6,00×10−7m.
Exercice 9 : Problème : l'éclairage des rues et le filtre de l'astronome
Autour d'un observatoire, l'éclairage des rues éclaircit le ciel et gêne l'observation. Les anciens lampadaires au sodium émettent une lumière presque monochromatique, à 589nm. Les astronomes équipent leurs instruments d'un filtre qui arrête toute la lumière comprise entre 585 et 595nm et laisse passer le reste ; il arrête 98% de la lumière d'un lampadaire au sodium.
La ville veut remplacer ses lampadaires par des LED blanches, qui émettraient la même puissance lumineuse. On modélise le spectre d'une LED blanche par une émission répartie uniformément de 420 à 720nm (figure).
a) Quel type de spectre émet chacun des deux lampadaires ?
b) Quel pourcentage de la lumière d'un lampadaire au sodium traverse le filtre ?
c) Quel pourcentage de la lumière d'une LED blanche le filtre arrête-t-il ? Quel pourcentage le traverse ?
d) Par combien la lumière parasite qui atteint l'instrument est-elle multipliée si la ville remplace tous ses lampadaires au sodium par des LED blanches ?
e) Les astronomes proposent des LED « ambrées », dont la lumière s'étale uniformément de 580 à 600nm. Quel pourcentage de leur lumière le filtre arrête-t-il ? Pourquoi est-il impossible de concevoir un filtre qui arrête toute la lumière d'une LED blanche sans gêner l'observation du ciel ?
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Réponses
a)Sodium : spectre de raies (une raie) ; LED blanche : spectre continu
b)2%
c)3,3% arrêtés, 96,7% traversent
d)Environ 48 fois plus de lumière parasite
e)50% ; un spectre continu couvre le visible, comme la lumière des étoiles
a)
Le lampadaire au sodium émet un spectre de raies, réduit pratiquement à une seule raie à 589nm.
La LED blanche émet un spectre continu, qui couvre presque tout le visible.
Tout le problème vient de cette différence : une raie se filtre, une bande large ne se filtre pas.
b)
Le filtre en arrête 98% : il en laisse passer 100−98=2%.
La raie de 589nm tombe en plein dans la bande arrêtée, de 585 à 595nm ; les 2% qui passent sont la faible émission de la lampe en dehors de sa raie.
c)
La LED émet uniformément sur 720−420=300nm.
Le filtre arrête une bande de 595−585=10nm, entièrement comprise dans l'émission de la LED.
Part arrêtée : 30010≈0,033, soit environ 3,3%.
Part qui traverse : 100−3,3=96,7%.
Piège : croire qu'un filtre « jaune » arrête toute lumière qui paraît jaune ou blanche. Il n'arrête que les radiations de sa bande.
d)
Avant : 2% de la lumière traverse ; après : 96,7%, pour la même puissance émise.
296,7≈48 : la lumière parasite est multipliée par environ 48.
Le changement d'éclairage, pourtant économe en énergie, est une catastrophe pour l'observatoire : c'est la forme du SPECTRE, pas la puissance, qui décide.
e)
Les LED ambrées émettent sur 600−580=20nm, dont 10nm dans la bande du filtre : 2010=0,5, soit 50% arrêtés.
C'est beaucoup mieux que 3,3% : plus le spectre est étroit, mieux il se filtre.
Un filtre qui arrêterait toute la lumière d'une LED blanche devrait arrêter de 420 à 720nm, c'est-à-dire presque tout le visible. Or la lumière des étoiles et des galaxies a elle aussi un spectre étendu sur tout le visible : on ne verrait plus rien. Une lumière à spectre continu ne se sépare pas de celle du ciel.
Exercice 10 : Problème : trois lampes blanches dans l'analyseur de spectre
Un musée choisit l'éclairage d'une salle de peintures. Trois lampes paraissent toutes blanches : une lampe à incandescence (filament à 2700K), un tube fluorescent et une LED blanche. Le tube fluorescent contient de la vapeur de mercure, dont les raies visibles sont à 405, 436, 546 et 577nm ; elle émet aussi de l'ultraviolet.
Un analyseur de spectre donne, pour chaque lampe, l'intensité en fonction de la longueur d'onde, de 380 à 780nm, chaque courbe étant rapportée à son maximum sur cet intervalle (figure). Les ultraviolets décolorent les pigments ; les infrarouges chauffent et dessèchent les toiles.
a) Associez chaque lampe à son profil : lampe 1, 2 ou 3.
b) Lisez, à 10nm près, la longueur d'onde du pic étroit de la lampe 3. De quelle couleur est cette radiation ?
c) La courbe de la lampe 2 monte encore à 780nm. En vous aidant de l'exercice 3, dites où se trouve le maximum de son spectre, à 100nm près, et ce que cela implique pour les toiles.
d) Laquelle des trois lampes risque le plus d'émettre des ultraviolets ? Appuyez-vous sur son spectre.
e) Quelle lampe recommandez-vous au musée ? Justifiez par les spectres.
c)λmax≈1100nm, infrarouge : la lampe chauffe les toiles
d)Le tube fluorescent : raies du mercure jusqu'au violet, et UV
e)La LED : ni UV ni IR, spectre étendu sur le visible
a)
Lampe 1 : des pics très fins, aux longueurs d'onde du mercure (405, 436, 546, 577nm), plus un pic vers 611nm : c'est le tube fluorescent.
Lampe 2 : une courbe continue qui croît vers le rouge sans atteindre de maximum : c'est le spectre d'origine thermique du filament.
Lampe 3 : un pic bleu étroit et une large bosse dans le vert-jaune : c'est la LED.
Trois lumières que l'œil appelle « blanches », trois spectres sans rapport : seul l'analyseur les distingue.
b)
Le pic étroit de la lampe 3 est vers 450nm : une radiation bleue.
La large bosse, centrée vers 565nm, complète ce bleu ; ensemble, ils donnent une lumière que l'œil perçoit blanche.
c)
C'est un filament à 2700K, celui de l'exercice 3 : le maximum de son spectre est vers 1100nm, dans l'infrarouge.
La figure n'en montre que le pied visible, d'où la courbe qui monte encore à droite.
La plus grande partie de son rayonnement est donc invisible et chauffe ce qu'elle éclaire : mauvais pour des toiles.
d)
Le tube fluorescent, lampe 1.
Son spectre contient les raies du mercure jusqu'à 405nm, au bord du violet, et l'énoncé rappelle que le mercure émet aussi dans l'ultraviolet, hors de la fenêtre de l'analyseur.
La LED n'émet rien en dessous de 420nm environ, et le filament très peu dans le violet.
e)
La LED blanche, lampe 3.
Son spectre est nul en dessous de 420nm environ : pas d'ultraviolet.
Il retombe à presque rien vers 750nm : pas d'infrarouge, donc peu de chaleur.
Il couvre le visible de façon assez continue, ce qui rend mieux les couleurs des tableaux que les raies isolées du tube.
Le choix se fait sur les spectres, pas sur la couleur perçue, identique pour les trois.
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