Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité physique-chimie, Amérique du Nord jour 1 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2025 : Amérique du Nord, jour 1

Épreuve du mercredi 21 mai 2025 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2025, centre Amérique du Nord, jour 1 : l'épreuve du mercredi 21 mai 2025, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points, 9 points sur un vernis à ongles, 5 points sur les raccordements routiers et 6 points sur le traitement des eaux d'un bassin d'orage, avec une annexe à rendre avec la copie. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 suit la synthèse de l'éthanoate d'éthyle, un ester : formule semi-développée et groupe caractéristique, sens d'une flèche courbe entre site donneur et site accepteur, rôle de catalyseur de l'acide sulfurique, extraction par l'eau salée et ampoule à décanter, neutralisation par l'ion hydrogénocarbonate, rendement et déplacement d'un équilibre par le quotient de réaction ; puis le dosage spectrophotométrique de l'oxyde de fer (III) d'un vernis, avec dilution, choix de la longueur d'onde sur le spectre d'absorption, loi de Beer-Lambert et pourcentage massique. L'exercice 2 étudie un véhicule sur un échangeur routier : accélération qui croît linéairement sur une clothoïde, calculée par un programme Python, repère de Frenet et accélération centripète v2r\dfrac{v^2}{r} sur l'arc de cercle, deuxième loi de Newton pour choisir le bon schéma de forces, et vitesse maximale avant dérapage pour choisir une limitation de vitesse. L'exercice 3 traite de la mécanique des fluides : poussée d'Archimède sur une bouée, débit volumique et conservation du débit, effet Venturi, relation de Bernoulli, puis bilan de dioxygène et durée d'aération.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Trois pièges y sont traités en détail : le rendement de l'exercice 1 (Q.7), rapporté à l'éthanol, réactif limitant, et non à l'acide en excès ; la force de frottement de l'exercice 2 (Q.7), dirigée vers le centre du virage et non contre le mouvement, et la limitation de vitesse choisie pour la chaussée humide (Q.8) ; la durée d'aération de l'exercice 3 (Q.12), calculée avec le volume d'eau à brasser et non celui du bassin. Il signale aussi que les positions du programme Python correspondent à une vitesse de 13,3 m/s et non aux 15,0 m/s annoncés.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : Étude d'un vernis à ongles

9 points Synthèse organique et mécanismesStratégies de synthèse et polymèresDéterminer la composition d'un système : lois, spectres et domaines de validitéÉquilibre et quotient de réaction

Les vernis à ongles vont le plus souvent servir à embellir l'ongle en lui conférant plus de brillance et en le colorant. La formulation d'un vernis est pensée en amont pour en faciliter l'usage pour le consommateur, en permettant une application facile, avec un séchage rapide par polymérisation ou évaporation.

Pour cela, les fabricants utilisent plusieurs types de substances :
- un agent filmogène, le plus souvent de la nitrocellulose, inflammable ;
- des résines qui donnent le brillant et l'adhérence ;
- des plastifiants pour rendre la matière flexible ;
- pour la couleur, des pigments minéraux ou organiques et des nacres naturelles ou synthétiques ;
- des solvants pour solubiliser les composants et diminuer le temps de séchage par évaporation du vernis.

Serrero, Chloé. Vernis cosmétiques : substances dangereuses pour la santé et formulations alternatives. Thèse de doctorat en pharmacie, Université de Bordeaux, 2023.

L'objectif de cet exercice est d'étudier la synthèse de l'éthanoate d'éthyle, couramment utilisé comme solvant dans la formulation des vernis, puis de déterminer le pourcentage massique d'un pigment dans un vernis.

1. Étude d'une synthèse au laboratoire d'un solvant pour vernis

Dans les vernis classiques, l'éthanoate de butyle et l'éthanoate d'éthyle sont majoritairement utilisés comme solvant.

La formule topologique de l'éthanoate d'éthyle est représentée ci-dessous :

Formule topologique de l'éthanoate d'éthyle : une chaîne carbonée à gauche portant un carbone lié par une double liaison à un atome d'oxygène et par une liaison simple à un second atome d'oxygène, lui-même lié à une chaîne de deux carbones.
Figure 1. Formule de l'éthanoate d'éthyle
  • Q.1. Représenter la formule semi-développée de l'éthanoate d'éthyle. Entourer le groupe caractéristique présent dans cette molécule et nommer la famille fonctionnelle associée.
  • L'éthanoate d'éthyle est formé à partir de l'acide éthanoïque et de l'éthanol, selon la transformation chimique modélisée par la réaction dont l'équation est donnée ci-dessous :
  • Équation en formules topologiques : acide éthanoïque plus éthanol, double flèche d'équilibre, éthanoate d'éthyle plus eau H2O.
  • Le mécanisme réactionnel de la synthèse de l'acétate d'éthyle est modélisé par plusieurs actes élémentaires, dont le premier est représenté sur la figure 2.
  • Première étape du mécanisme : la molécule d'acide éthanoïque, dont l'oxygène doublement lié au carbone porte deux doublets non liants, réagit avec l'ion H+. Une flèche courbe part d'un doublet non liant de cet oxygène et pointe vers H+. Double flèche, puis l'acide protoné : l'oxygène porte désormais l'hydrogène et une charge positive.
    Figure 2. Première étape du mécanisme réactionnel
  • Q.2. Justifier le sens de la flèche courbe de la figure 2.
  • L'éthanoate d'éthyle peut être synthétisé dans un laboratoire au lycée en suivant les étapes du protocole expérimental décrit ci-dessous :
  • Étape 1 : Introduire dans un ballon un volume d'éthanol V1=11,7V_1=11{,}7 mL. Sous la hotte, ajouter V2=14,3V_2=14{,}3 mL d'acide éthanoïque et 5 gouttes d'acide sulfurique concentré. Mettre quelques grains de pierre ponce dans le ballon et chauffer à reflux pendant environ 15 minutes, en surveillant le chauffage.
  • Étape 2 : Laisser refroidir le mélange réactionnel à l'air ambiant puis dans un bain d'eau froide. Verser le contenu du ballon dans une ampoule à décanter puis ajouter environ 50 mL d'eau salée. Agiter prudemment en dégazant régulièrement. Laisser décanter, puis éliminer la phase aqueuse.
  • Étape 3 : Pour neutraliser le reste d'acide, ajouter à la phase organique 60 mL d'une solution aqueuse d'hydrogénocarbonate de sodium (Na+(aq)+HCO3−(aq)\mathrm{Na^+(aq)+HCO_3^-(aq)}) de concentration en quantité de matière de 1 mol⋅L−1\mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Laisser dégazer et décanter puis éliminer la phase aqueuse. Recueillir la phase organique dans un bécher. Sécher cette phase avec du chlorure de calcium anhydre puis filtrer. Recueillir le filtrat dans un erlenmeyer propre et sec.
  • Données :
  • Acide éthanoïque CH3COOH\mathrm{CH_3COOH}Éthanol C2H5OH\mathrm{C_2H_5OH}Éthanoate d'éthyle CH3COOC2H5\mathrm{CH_3COOC_2H_5}Acide sulfurique H2SO4\mathrm{H_2SO_4}Eau salée utilisée
    Pictogrammes de sécuritécorrosif ; inflammableinflammable ; point d'exclamation (nocif, irritant)point d'exclamation (nocif, irritant) ; inflammablecorrosif
    Masse molaire (g⋅mol−1\mathrm{g\cdot mol^{-1}})60,046,188,198,0
    Masse volumique (g⋅mL−1\mathrm{g\cdot mL^{-1}}) à 20 °C1,050,7890,9021,15
    Température d'ébullition (°C)11878,477,1
    Température de fusion (°C)16,6−117-117−83,6-83{,}6
    Solubilité dans l'eauTrès grandeTrès grande87 g⋅L−1\mathrm{g\cdot L^{-1}} à 20 °CTrès grande
    Solubilité dans l'eau saléeTrès grandeTrès grandePresque nulleTrès grande
    Données physico-chimiques de quelques espèces impliquées dans le protocole expérimental (les pictogrammes du sujet sont nommés en toutes lettres)
  • - Couples acido-basiques : CO2,H2O(aq)/HCO3−(aq)\mathrm{CO_2,H_2O(aq)/HCO_3^-(aq)}, CH3COOH(aq)/CH3COO−(aq)\mathrm{CH_3COOH(aq)/CH_3COO^-(aq)}.
  • Q.3. Définir un catalyseur et justifier le fait que l'acide sulfurique ajouté dans l'étape 1 peut jouer ce rôle.
  • Q.4. Indiquer l'étape qui, parmi les trois étapes du protocole expérimental, correspond à une extraction.
  • Q.5. Schématiser l'ampoule à décanter après la décantation de l'étape 2, et indiquer les espèces chimiques présentes dans chacune des deux phases. Justifier.
  • Q.6. Écrire l'équation de la réaction modélisant la transformation acido-basique entre les ions hydrogénocarbonate HCO3−(aq)\mathrm{HCO_3^-(aq)} et l'acide éthanoïque qui se déroule dans l'étape 3 du protocole expérimental et nommer le gaz formé.
  • La synthèse réalisée a permis d'obtenir un volume de filtrat égal à Vester=12,0V_{\text{ester}}=12{,}0 mL.
  • Q.7. Déterminer la valeur du rendement de cette synthèse, sachant que l'acide éthanoïque est en excès.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter sa démarche, même si elle n'a pas abouti. La démarche suivie est évaluée et doit donc être correctement présentée.
  • Q.8. Choisir la ou les bonne(s) proposition(s) permettant d'augmenter le rendement de cette synthèse. Justifier.
    Proposition A : ajouter de l'éthanol en excès aux 14,3 mL d'acide éthanoïque.
    Proposition B : doubler le volume d'acide sulfurique.
    Proposition C : éliminer l'eau produite au cours de la réaction.
  • 2. Détermination du pourcentage massique du pigment dans un vernis
  • Parmi les pigments couramment utilisés pour colorer les vernis à ongles, on trouve l'oxyde de fer (III), de formule Fe2O3\mathrm{Fe_2O_3}. Ce composé minéral de couleur rouge doit être présent avec un pourcentage massique de 5 % pour avoir un pouvoir couvrant optimal.
  • L'étude quantitative permettant de déterminer le pourcentage massique d'oxyde de fer (III) dans un vernis à ongles est réalisée à l'aide d'un dosage spectrophotométrique. Dans les conditions de l'expérience, on transforme les ions Fe3+\mathrm{Fe^{3+}}(aq) en ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}(aq) que l'on dose.
  • Le dosage se déroule en trois étapes :
    Étape 1 : préparation de la gamme d'étalonnage ;
    Étape 2 : réalisation de la courbe d'étalonnage à l'aide de mesures spectrophotométriques ;
    Étape 3 : préparation de l'échantillon et mesure de son absorbance.
  • Étape 1 : préparation de la gamme d'étalonnage des solutions en ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}(aq).
  • La gamme d'étalonnage est réalisée à partir d'une solution mère S0\mathrm{S_0}, de concentration en quantité de matière en ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}(aq) : C0=3,58×10−4 mol⋅L−1C_0=3{,}58\times 10^{-4}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • Pour obtenir une gamme d'étalonnage colorée, une solution d'orthophénantroline a été ajoutée aux solutions d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}(aq).
  • Pour préparer chaque solution étalon Si\mathrm{S}_i, un volume ViV_i est prélevé de la solution mère S0\mathrm{S_0} auquel sont ajoutés une solution d'orthophénantroline et de l'eau distillée jusqu'à atteindre un volume total de 50,0 mL.
  • Solution étalon Si\mathrm{S}_iS1\mathrm{S_1}S2\mathrm{S_2}S3\mathrm{S_3}S4\mathrm{S_4}S5\mathrm{S_5}S6\mathrm{S_6}
    ViV_i en mL de solution S0\mathrm{S_0}2,04,06,08,010,012,0
  • Q.9. Indiquer la verrerie nécessaire à la préparation de la solution étalon S5\mathrm{S_5} à partir de la solution mère S0\mathrm{S_0}, puis calculer la valeur de sa concentration en quantité de matière C5C_5.
  • Étape 2 : réalisation de la courbe d'étalonnage.
  • Données :
  • Spectre d'absorption : absorbance (de 0 à 1,0) en fonction de la longueur d'onde (de 300 à 600 nm). La courbe part de 0,15 à 350 nm, monte avec un épaulement vers 0,82 à 460 nm, atteint son maximum de 1,0 vers 505 à 510 nm, puis redescend rapidement jusqu'à 0,1 vers 590 nm.
    Spectre d'absorption d'une solution d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}(aq) en présence d'orthophénantroline. Source : d'après Vakh, C., et al. (2015). Simultaneous determination of iron (II) and ascorbic acid in pharmaceuticals. Journal of Pharmacological and Toxicological Methods, 73(1), 56-62.
  • Q.10. Indiquer, en justifiant la réponse, la valeur de la longueur d'onde à laquelle il faut régler le spectrophotomètre pour réaliser les mesures d'absorbance.
  • On mesure l'absorbance des solutions Si\mathrm{S}_i à l'aide d'un spectrophotomètre réglé sur la longueur d'onde choisie précédemment. La courbe d'étalonnage de la figure 3 représente l'absorbance des solutions étalons en fonction de la concentration en quantité de matière des ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}(aq).
  • Courbe d'étalonnage : absorbance (de 0 à 1,2) en fonction de la concentration des ions Fe2+ en micromoles par litre (de 0 à 100). Sept points alignés sur une droite passant par l'origine, jusqu'à environ 86 micromoles par litre pour une absorbance de 0,98. Modélisation affichée : y = 0,0113x, R² = 0,9992.
    Figure 3. Courbe d'étalonnage
  • Q.11. Justifier que la courbe d'étalonnage de la figure 3 vérifie la loi de Beer-Lambert.
  • Étape 3 : préparation de l'échantillon de vernis et mesure de son absorbance.
  • Données :
    - Masse molaire : M(Fe2O3)=159,7 g⋅mol−1M(\mathrm{Fe_2O_3})=159{,}7\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}
  • Un échantillon de vernis de masse m=0,0103m=0{,}0103 g est introduit dans une fiole jaugée de 50,0 mL. Il subit les étapes suivantes :
  • - Quelques millilitres d'acide chlorhydrique en excès sont ajoutés. La transformation chimique entre l'acide chlorhydrique et l'oxyde de fer Fe2O3\mathrm{Fe_2O_3} est modélisée par la réaction représentée par l'équation suivante :
    Fe2O3(s)+6 H3O+(aq)→2 Fe3+(aq)+9 H2O(ℓ)\mathrm{Fe_2O_3(s)+6\,H_3O^+(aq)\rightarrow 2\,Fe^{3+}(aq)+9\,H_2O(\ell)}
    - Une solution d'ions hydroxylammonium est ajoutée. Les ions hydroxylammonium réduisent ensuite une mole d'ions Fe3+\mathrm{Fe^{3+}}(aq) en une mole d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}(aq).
    - Quelques gouttes d'orthophénantroline sont ajoutés. L'orthophénantroline réagit avec les ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}}(aq), permettant d'obtenir une solution colorée comparable à celles de la gamme d'étalonnage.
  • Le tout est complété avec de l'eau distillée jusqu'au trait de jauge. On obtient la solution S. L'absorbance mesurée de la solution S est As=0,360A_s=0{,}360.
  • Q.12. À partir de l'absorbance mesurée de la solution S, de la courbe d'étalonnage et des données fournies, montrer que la valeur de la quantité de matière de Fe2O3\mathrm{Fe_2O_3} dans l'échantillon de vernis vaut 0,80×10−60{,}80\times 10^{-6} mol.
  • Q.13. En déduire si le vernis étudié possède un pouvoir couvrant optimal.

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Q.4
Q.5
Q.6
Q.7
Q.8
Q.9
Q.10
Q.12
Q.13
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Réponses

  • Q.1 CH3−C(=O)−O−CH2−CH3\mathrm{CH_3{-}C({=}O){-}O{-}CH_2{-}CH_3} ; groupe ester −COO−\mathrm{{-}COO{-}}, famille des esters
  • Q.2 La flèche part d'un doublet non liant de l'oxygène (site donneur) vers H+\mathrm{H^+} (site accepteur, lacune électronique)
  • Q.3 Accélère sans être consommé ; H+\mathrm{H^+} est consommé à l'étape 1 puis régénéré, absent de l'équation
  • Q.4 Étape 2 (extraction par l'eau salée)
  • Q.5 Phase supérieure organique : éthanoate d'éthyle (ρ=0,902\rho=0{,}902) ; phase inférieure aqueuse : eau salée, éthanol, acides
  • Q.6 CH3COOH+HCO3−→CH3COO−+CO2,H2O\mathrm{CH_3COOH+HCO_3^-\rightarrow CH_3COO^-+CO_2,H_2O} ; dioxyde de carbone
  • Q.7 η=0,1230,200≈61\eta=\dfrac{0{,}123}{0{,}200}\approx 61 %
  • Q.8 Propositions A et C ; B ne modifie que la vitesse
  • Q.9 Pipette jaugée de 10,0 mL et fiole jaugée de 50,0 mL ; C5=7,16×10−5 mol⋅L−1C_5=7{,}16\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}
  • Q.10 λ≈510\lambda\approx 510 nm, maximum d'absorption
  • Q.11 Droite passant par l'origine : A=0,0113 CA=0{,}0113\,C, absorbance proportionnelle à la concentration
  • Q.12 CS=31,9 μmol⋅L−1C_S=31{,}9\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}}, n(Fe2+)=1,59×10−6n(\mathrm{Fe^{2+}})=1{,}59\times 10^{-6} mol, n(Fe2O3)=0,80×10−6n(\mathrm{Fe_2O_3})=0{,}80\times 10^{-6} mol
  • Q.13 P≈1,2P\approx 1{,}2 % <5<5 % : pouvoir couvrant pas optimal

Q.1. La formule semi-développée fait apparaître toutes les liaisons sauf celles des atomes d'hydrogène : CH3−C(=O)−O−CH2−CH3\mathrm{CH_3{-}C({=}O){-}O{-}CH_2{-}CH_3}, la double liaison C=O\mathrm{C{=}O} étant dessinée vers le haut à partir du deuxième carbone. Le groupe caractéristique à entourer est le groupe ester, −C(=O)−O−\mathrm{{-}C({=}O){-}O{-}} : le carbone lié à la fois par une double liaison à un oxygène et par une liaison simple à un second oxygène, lui-même lié à une chaîne carbonée. La famille fonctionnelle associée est celle des esters.

Erreur fréquente : n'entourer que le C=O\mathrm{C{=}O} (on lirait alors une cétone) ou que le −O−\mathrm{{-}O{-}} (un éther). Le groupe ester comprend les deux oxygènes et le carbone qui les porte. Le nom confirme la famille : un nom en « -oate de ... » désigne toujours un ester.

Q.2. Une flèche courbe modélise le déplacement d'un doublet d'électrons : elle part toujours d'un site donneur de doublet d'électrons et pointe vers un site accepteur. Ici, elle part d'un doublet non liant de l'atome d'oxygène doublement lié au carbone. Cet oxygène est un site donneur : il porte deux doublets non liants et, plus électronégatif que le carbone, il porte une charge partielle négative δ−\delta^-. Elle pointe vers l'ion H+\mathrm{H^+}, site accepteur : il porte une charge positive et une lacune électronique, il peut recevoir un doublet. Le doublet devient la liaison O−H\mathrm{O{-}H} du produit, et l'oxygène, qui a mis en commun un de ses doublets, porte la charge ++ : c'est bien ce que montre le membre de droite de la figure 2.

Erreur fréquente : faire partir la flèche de H+\mathrm{H^+} vers l'oxygène, au motif que le proton « se fixe » sur l'oxygène. La flèche suit les électrons, pas les atomes, et H+\mathrm{H^+} n'a aucun électron à céder.

Q.3. Un catalyseur est une espèce chimique qui augmente la vitesse d'une transformation chimique sans être consommée par celle-ci : elle n'apparaît pas dans l'équation de la réaction et ne modifie pas l'état final du système.

L'acide sulfurique est un acide fort : il apporte les ions H+\mathrm{H^+} (ou H3O+\mathrm{H_3O^+}) au milieu. La figure 2 montre que H+\mathrm{H^+} est un réactif de la première étape du mécanisme ; il est régénéré dans une étape ultérieure, puisqu'il n'apparaît pas dans l'équation de la synthèse, ni parmi les réactifs, ni parmi les produits. Il intervient donc dans le mécanisme sans être consommé au bilan : l'acide sulfurique joue le rôle de catalyseur. Les cinq gouttes suffisent précisément parce qu'il n'est pas consommé.

Q.4. Une extraction consiste à faire passer une espèce chimique d'une phase dans une autre, où elle est plus soluble, ou à la séparer des autres espèces grâce à une différence de solubilité. C'est l'étape 2 : l'ajout d'eau salée dans l'ampoule à décanter sépare l'ester, presque insoluble dans l'eau salée, de toutes les autres espèces, très solubles dans l'eau salée. L'étape 1 est la transformation chimique, l'étape 3 un lavage (neutralisation de l'acide restant) suivi d'un séchage.

Le sel n'est pas là par hasard : l'éthanoate d'éthyle est assez soluble dans l'eau pure (87 g⋅L−1\mathrm{g\cdot L^{-1}}), mais presque insoluble dans l'eau salée. C'est le relargage, qui limite la perte d'ester dans la phase aqueuse.

Q.5. Schéma attendu : l'ampoule à décanter, robinet fermé, contient deux phases liquides séparées par une interface horizontale. La phase supérieure est la phase organique, qui contient l'éthanoate d'éthyle (avec un peu d'acide éthanoïque, que l'étape 3 neutralisera). La phase inférieure est la phase aqueuse : l'eau salée (eau, ions sodium et chlorure), l'eau formée par la réaction, l'éthanol, l'acide éthanoïque et l'acide sulfurique.

Justification, en deux temps. D'abord la répartition des espèces : l'éthanoate d'éthyle a une solubilité presque nulle dans l'eau salée, il forme donc une phase à part ; l'éthanol, l'acide éthanoïque et l'acide sulfurique sont très solubles dans l'eau salée, ils passent dans la phase aqueuse. Ensuite la position des phases : la masse volumique de l'éthanoate d'éthyle, 0,902 g⋅mL−10{,}902\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}}, est inférieure à celle de l'eau salée, 1,15 g⋅mL−11{,}15\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}} ; la phase organique, moins dense, surnage.

Erreur fréquente : placer la phase aqueuse en haut parce qu'elle contient l'éthanol, moins dense que l'eau. C'est la masse volumique de chaque PHASE qui décide, et la phase aqueuse est composée majoritairement d'eau salée.

Q.6. L'acide éthanoïque, acide du couple CH3COOH/CH3COO−\mathrm{CH_3COOH/CH_3COO^-}, cède un proton à l'ion hydrogénocarbonate, base du couple CO2,H2O/HCO3−\mathrm{CO_2,H_2O/HCO_3^-} :

CH3COOH(aq)+HCO3−(aq)→CH3COO−(aq)+CO2,H2O(aq)\mathrm{CH_3COOH(aq)+HCO_3^-(aq)\rightarrow CH_3COO^-(aq)+CO_2,H_2O(aq)}

Le gaz formé est le dioxyde de carbone CO2\mathrm{CO_2}, peu soluble, qui se dégage : c'est pourquoi le protocole demande de laisser dégazer, et de dégazer régulièrement l'ampoule pour éviter une surpression. Vérification : l'équation est équilibrée en éléments (2 C + 1 C, 4 H + 1 H, 2 O + 3 O de chaque côté) et en charges (−1-1 de chaque côté).

Q.7. Le rendement est le rapport de la quantité de matière de produit obtenue à la quantité maximale attendue : η=nesternmax⁡\eta=\dfrac{n_{\text{ester}}}{n_{\max}}. L'acide éthanoïque étant en excès et les nombres stœchiométriques valant tous 1, l'éthanol est le réactif limitant et nmax⁡=neˊthanoln_{\max}=n_{\text{éthanol}}.

Quantités de matière initiales, par n=ρ VMn=\dfrac{\rho\,V}{M} : neˊthanol=0,789×11,746,1=0,200n_{\text{éthanol}}=\dfrac{0{,}789\times 11{,}7}{46{,}1}=0{,}200 mol et nacide=1,05×14,360,0=0,250n_{\text{acide}}=\dfrac{1{,}05\times 14{,}3}{60{,}0}=0{,}250 mol. On vérifie au passage que l'acide est bien en excès, ce que l'énoncé affirme.

Quantité d'ester obtenue, en supposant le filtrat constitué d'éthanoate d'éthyle pur : nester=0,902×12,088,1=0,123n_{\text{ester}}=\dfrac{0{,}902\times 12{,}0}{88{,}1}=0{,}123 mol.

Donc η=0,1230,200=0,614\eta=\dfrac{0{,}123}{0{,}200}=0{,}614, soit un rendement d'environ 61 %, avec trois chiffres significatifs dans les données mais une hypothèse (ester pur, sans eau ni éthanol résiduels) qui ne justifie pas mieux que deux. Ce rendement inférieur à 100 % est attendu : l'estérification est une transformation limitée, qui conduit à un état d'équilibre (double flèche de l'équation), et une partie de l'ester est perdue lors des lavages.

Erreur fréquente : calculer le rendement par rapport à l'acide éthanoïque (0,123/0,250=490{,}123/0{,}250=49 %), alors qu'on rapporte toujours au réactif LIMITANT ; ou comparer des volumes (12,0/11,712{,}0/11{,}7), alors que les deux espèces n'ont ni la même masse volumique ni la même masse molaire.

Q.8. Bonnes propositions : A et C. Le rendement est limité parce que la transformation conduit à un équilibre, de constante K=[ester]eˊq [eau]eˊq[acide]eˊq [alcool]eˊqK=\dfrac{[\text{ester}]_{\text{éq}}\,[\text{eau}]_{\text{éq}}}{[\text{acide}]_{\text{éq}}\,[\text{alcool}]_{\text{éq}}}. Pour l'améliorer, il faut déplacer l'état final dans le sens direct, en rendant le quotient de réaction QrQ_r inférieur à KK.

Proposition A : ajouter un réactif en excès, l'éthanol, augmente le dénominateur de QrQ_r ; QrQ_r devient inférieur à KK et le système évolue dans le sens direct, en consommant davantage d'acide éthanoïque, devenu le réactif limitant. Plus de produit par rapport au limitant : le rendement augmente.

Proposition C : éliminer l'eau, un produit, diminue le numérateur de QrQ_r, qui reste inférieur à KK tant qu'on retire l'eau : la transformation se poursuit dans le sens direct et peut devenir quasi totale. En pratique, c'est le rôle d'un appareil de Dean-Stark ou d'un desséchant.

Proposition B : l'acide sulfurique est un catalyseur (question Q.3). Il accélère la transformation, donc l'équilibre est atteint plus tôt, mais il ne modifie pas l'état final : le rendement ne change pas. Erreur fréquente : confondre « atteindre plus vite l'état final » et « obtenir plus de produit ».

Q.9. La solution S5\mathrm{S_5} se prépare par dilution : on prélève V5=10,0V_5=10{,}0 mL de solution mère avec une pipette jaugée de 10,0 mL munie d'une propipette, à partir d'un bécher contenant un peu de S0\mathrm{S_0}, on les verse dans une fiole jaugée de 50,0 mL, on ajoute l'orthophénantroline puis l'eau distillée jusqu'au trait de jauge, et on homogénéise.

Conservation de la quantité de matière d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} lors de la dilution : C0 V5=C5 VtotaleC_0\,V_5=C_5\,V_{\text{totale}}, d'où C5=C0 V5Vtotale=3,58×10−4×10,050,0=7,16×10−5 mol⋅L−1C_5=\dfrac{C_0\,V_5}{V_{\text{totale}}}=\dfrac{3{,}58\times 10^{-4}\times 10{,}0}{50{,}0}=7{,}16\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, soit 71,6 μmol⋅L−171{,}6\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}}. Vérification : le cinquième point non nul de la figure 3 est bien placé vers 72 μmol⋅L−1\mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}}. Le facteur de dilution vaut 5. Erreur fréquente : diviser par le volume d'eau ajouté (40 mL) au lieu du volume total de la solution (50,0 mL).

Q.10. On règle le spectrophotomètre à la longueur d'onde du maximum d'absorption, lue sur le spectre : λmax⁡≈510\lambda_{\max}\approx 510 nm (le sommet de la courbe est entre 505 et 510 nm). À cette longueur d'onde, l'absorbance est la plus grande pour une concentration donnée : la mesure est la plus sensible, une petite variation de concentration donne la plus grande variation d'absorbance, et l'incertitude relative sur la concentration est la plus faible.

Cohérence : une solution qui absorbe vers 510 nm, dans le vert, prend la couleur complémentaire, rouge-orangé ; c'est la couleur bien connue du complexe fer(II)-orthophénantroline.

Q.11. La loi de Beer-Lambert s'écrit A=ε ℓ CA=\varepsilon\,\ell\,C : l'absorbance est proportionnelle à la concentration. La courbe d'étalonnage est une droite passant par l'origine, modélisée par A=0,0113×CA=0{,}0113\times C (avec CC en μmol⋅L−1\mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}}), et le coefficient de détermination R2=0,9992R^2=0{,}9992, très proche de 1, montre que les points sont bien alignés sur ce modèle. L'absorbance est donc proportionnelle à la concentration : la loi de Beer-Lambert est vérifiée dans ce domaine de concentrations, avec k=ε ℓ=0,0113 L⋅μmol−1k=\varepsilon\,\ell=0{,}0113\ \mathrm{L\cdot\mu mol^{-1}}. Une droite qui ne passerait pas par l'origine serait affine, pas linéaire, et ne suffirait pas.

Q.12. Concentration de la solution S, par la relation d'étalonnage : CS=As0,0113=0,3600,0113=31,9 μmol⋅L−1C_S=\dfrac{A_s}{0{,}0113}=\dfrac{0{,}360}{0{,}0113}=31{,}9\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}}, soit 3,19×10−5 mol⋅L−13{,}19\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Cette absorbance est dans le domaine de la gamme (entre 0 et 0,98) : la relation s'applique. Lecture graphique de contrôle : A=0,36A=0{,}36 correspond à environ 32 μmol⋅L−1\mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}} sur la figure 3.

Quantité d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} dans la fiole de 50,0 mL : n(Fe2+)=CS×V=3,19×10−5×50,0×10−3=1,59×10−6n(\mathrm{Fe^{2+}})=C_S\times V=3{,}19\times 10^{-5}\times 50{,}0\times 10^{-3}=1{,}59\times 10^{-6} mol. Chaque mole d'ions Fe3+\mathrm{Fe^{3+}} donne une mole d'ions Fe2+\mathrm{Fe^{2+}} : n(Fe3+)=n(Fe2+)n(\mathrm{Fe^{3+}})=n(\mathrm{Fe^{2+}}). D'après l'équation de la dissolution, une mole de Fe2O3\mathrm{Fe_2O_3} donne deux moles d'ions Fe3+\mathrm{Fe^{3+}} (l'acide chlorhydrique étant en excès, Fe2O3\mathrm{Fe_2O_3} est entièrement dissous) : n(Fe2O3)=n(Fe3+)2=1,59×10−62=0,80×10−6n(\mathrm{Fe_2O_3})=\dfrac{n(\mathrm{Fe^{3+}})}{2}=\dfrac{1{,}59\times 10^{-6}}{2}=0{,}80\times 10^{-6} mol, la valeur annoncée.

Erreur fréquente : oublier le facteur 2 de la stœchiométrie (on trouverait 1,6×10−61{,}6\times 10^{-6} mol), ou multiplier CSC_S en μmol⋅L−1\mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}} par un volume en mL sans convertir.

Q.13. Masse d'oxyde de fer (III) dans l'échantillon : m(Fe2O3)=n×M=0,80×10−6×159,7=1,3×10−4m(\mathrm{Fe_2O_3})=n\times M=0{,}80\times 10^{-6}\times 159{,}7=1{,}3\times 10^{-4} g. Pourcentage massique : P=m(Fe2O3)m×100=1,28×10−40,0103×100=1,2P=\dfrac{m(\mathrm{Fe_2O_3})}{m}\times 100=\dfrac{1{,}28\times 10^{-4}}{0{,}0103}\times 100=1{,}2 %.

Ce pourcentage est environ quatre fois plus faible que les 5 % requis : le vernis étudié ne possède pas un pouvoir couvrant optimal (si Fe2O3\mathrm{Fe_2O_3} est son seul pigment). Erreur fréquente : comparer la masse de pigment à 5 % de la masse de la fiole ou de la solution, alors que le pourcentage massique se rapporte à la masse de l'échantillon de vernis, m=0,0103m=0{,}0103 g.

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Exercice 2 : Physique et raccordements routiers

5 points Satellites et lois de KeplerMouvement, Newton et champsRésolution de problème et exploitation de documents

Lors de la création d'un nouveau raccordement routier, les ingénieurs en génie civil doivent déterminer la trajectoire la plus sûre pour les usagers. La réussite de leur travail tient alors beaucoup à une courbe plane remarquable appelée clothoïde (figure 1) qui permet de raccorder une ligne droite à un cercle.

Ce raccordement permet de réduire les risques en assurant une augmentation linéaire dans le temps de l'accélération jusqu'à une valeur constante et maximale dans l'arc de cercle.

Clothoïde tracée dans un repère gradué de 0 à 8 : la courbe part de l'origine presque à l'horizontale, se courbe de plus en plus en remontant, puis s'enroule en spirale vers un point limite situé vers (5 ; 5), le rayon de courbure diminuant le long de la courbe.
Figure 1. Représentation graphique d'une clothoïde
Accélération en fonction du temps, sans graduation : nulle sur la ligne droite, elle augmente linéairement sur l'arc de clothoïde, puis reste constante à sa valeur maximale sur l'arc de cercle.
Figure 2. Évolution de l'accélération sur un raccordement routier
  • On illustre la situation en considérant un véhicule roulant sur l'échangeur de Cronenbourg qui raccorde l'A351 à l'autoroute A35. L'étude est menée dans le référentiel terrestre supposé galliléen.
  • Vue aérienne de l'échangeur : la bretelle part de O, passe par P en ligne droite, décrit un arc de clothoïde jusqu'à S, puis un arc de cercle de centre C de S à Q ; les rayons CS et CQ sont tracés. Les autoroutes A351 et A35 sont repérées.
    Figure 3. Vue aérienne partielle de l'échangeur de Cronenbourg, Bas-Rhin ; coordonnées : 48°35'02.9"N, 7°43'31.8"E. Source : ©2020 CNES/Airbus, GeoBasis-DE/BKG, GeoContent, Maxar Technologies, données cartographiques.
  • Sur la vue aérienne partielle de l'échangeur de Cronenbourg, on distingue un arc de clothoïde suivi d'un arc de cercle. Cette modélisation est reproduite en Annexe à rendre avec la copie (page 14). Un repère orthonormé (O, xx, yy), dont l'origine O est placée au début de l'arc de clothoïde, permet le repérage des positions.
  • 1. Mouvement sur l'arc de clothoïde (entre O et S)
  • La partie OP de l'échangeur au début de l'arc de clothoïde est considérée comme une ligne droite horizontale.
  • Q.1. Déterminer la valeur de l'accélération du véhicule sur la portion OP à partir de la figure 2 et caractériser le mouvement du véhicule.
  • On s'intéresse à un véhicule parcourant la trajectoire plane et horizontale entre O et S. Ce véhicule est assimilé à un point matériel M, d'accélération initiale nulle et animé d'une vitesse de norme constante vv égale à 15,0 m⋅s−115{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}. Ses coordonnées xx et yy, prises à intervalle de temps régulier, sont introduites dans le programme Python ci-dessous :
  • Programme Python de 22 lignes. Ligne 2 : from math import *. Lignes 4 à 6 : t=[0.00, 1.50, 3.00, 4.50, 6.00, 7.50, 9.00, 10.5, 12.0, 13.5, 15.0], x=[0.00, 0.0624, 0.4818, 1.625, 3.849, 7.500, 12.91, 20.37, 30.11, 42.25, 56.80], y=[0.00, 20.00, 39.99, 59.96, 79.83, 99.49, 118.7, 137.3, 154.7, 170.6, 184.3]. Lignes 7 à 12 : vx et vy listes vides, dt = 1.50, puis pour i dans range(0, len(t)-1) : vx.append((x[i+1]-x[i])/dt) et vy.append((y[i+1]-y[i])/dt). Ligne 13 : t.pop(0), qui supprime t[0] et décale la liste t pour coïncider avec l'accélération. Lignes 14 à 16 : ax, ay et a listes vides. Ligne 17 : pour i dans range(0, len(t)-1). Lignes 18 et 19 : ax. et ay. suivis d'une zone grisée à compléter. Ligne 20 : a.append(sqrt(ax[i]**2+ay[i]**2)), norme du vecteur accélération. Lignes 21 et 22 : print(t) et print(a).
  • Les valeurs successives de la norme de l'accélération du véhicule calculées à l'aide du programme figurent dans le tableau suivant :
  • tt (s)1,503,004,506,007,509,00
    aa (m⋅s−2\mathrm{m\cdot s^{-2}})0,15870,32180,48240,64110,80700,9506
  • Q.2. Sur la copie, écrire les lignes de programme permettant de calculer les coordonnées axa_x et aya_y du vecteur accélération.
  • Q.3. À l'aide des valeurs données dans le tableau, vérifier l'information du texte introductif indiquant que la clothoïde permet « une augmentation linéaire dans le temps de l'accélération » en justifiant la méthode utilisée.
  • 2. Mouvement sur l'arc de cercle (entre S et Q)
  • Le véhicule, assimilé à un point matériel M, poursuit sa trajectoire en décrivant l'arc de cercle, de rayon r=75,0r=75{,}0 m, entre les points S et Q. La norme de la vitesse garde une valeur constante vv égale à 15,0 m⋅s−115{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}.
  • Annexe : trajectoire dans le repère (O, x, y) en mètres, x de 0 à 150 et y de 0 à 200. Ligne droite verticale de O à P (y voisin de 43 m), arc de clothoïde jusqu'à S (environ 73 ; 194), arc de cercle de centre C (environ 108 ; 130) passant par M, au sommet (environ 106 ; 203), jusqu'à Q (environ 158 ; 183). Les rayons CS et CQ sont notés r. Échelle : un segment de 50 m.
    Annexe à rendre avec la copie
  • Q.4. Sur le schéma de l'Annexe à rendre avec la copie (page 14), tracer les vecteurs unitaires uN→\overrightarrow{u_N} et uT→\overrightarrow{u_T} du repère de Frenet au point M de la trajectoire en arc de cercle.
  • Q.5. Justifier que le vecteur accélération du véhicule entre les points S et Q s'exprime ainsi :
    a⃗=v2r uN→\vec{a}=\dfrac{v^2}{r}\,\overrightarrow{u_N}
  • Q.6. Sur le schéma de l'Annexe à rendre avec la copie (page 14), représenter à l'échelle 1,0 cm pour 1,0 m⋅s−21{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}, le vecteur accélération a⃗\vec{a} au point M.
  • Un véhicule immobile sur une route est soumis à deux actions mécaniques, modélisées par son poids P⃗\vec{P} et la réaction R⃗\vec{R} exercée par la chaussée. En mouvement uniforme dans un virage, le véhicule est aussi soumis à une action, modélisée par une force f⃗\vec{f} appelée force de frottement.
  • Les forces qui s'appliquent au véhicule sont contenues dans le plan vertical perpendiculaire à la route. Le point C est le centre de la trajectoire circulaire. Le véhicule est assimilé au point M. Les cinq schémas suivants représentent le poids P⃗\vec{P}, la réaction R⃗\vec{R} et la force de frottement f⃗\vec{f}.
  • Cinq schémas des forces au point M, le centre C étant à gauche. Schéma 1 : R vers le haut plus court que P vers le bas, f horizontale vers C. Schéma 2 : R et P de même longueur, f verticale vers le haut. Schéma 3 : R et P de même longueur, f horizontale dirigée à l'opposé de C. Schéma 4 : R plus court que P, f opposée à C. Schéma 5 : R et P de même longueur et opposées, f horizontale dirigée vers C.
  • Q.7. Indiquer, en justifiant, le numéro du schéma qui représente correctement ces trois forces, en s'appuyant sur les caractéristiques du vecteur accélération.
  • Dans la pratique, la sécurité dans les virages dépend aussi de la qualité des pneus, de la suspension des roues et de l'adhérence de la chaussée. Pour un véhicule de masse 1 200 kg, la valeur de la force de frottement ne peut pas dépasser 10 400 N sur chaussée sèche et 7 200 N sur chaussée humide. Si ces valeurs sont atteintes alors l'adhérence à la route n'est plus assurée et le véhicule dérape.
  • Q.8. Dans le cas du virage étudié précédemment, choisir parmi les panneaux de limitations de vitesse ci-dessous celui qui devrait être placé avant le point O. Expliquer le raisonnement.
  • Quatre panneaux de limitation de vitesse : 50, 70, 90 et 110 (km/h).
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.

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Q.1
Q.3
Q.6
Q.7
Q.8
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Réponses

  • Q.1 a=0a=0 : mouvement rectiligne uniforme
  • Q.2 ax.append((vx[i+1]-vx[i])/dt) et ay.append((vy[i+1]-vy[i])/dt)
  • Q.3 a/t≈0,107 m⋅s−3a/t\approx 0{,}107\ \mathrm{m\cdot s^{-3}} constant : aa proportionnelle à tt
  • Q.4 uT→\overrightarrow{u_T} tangent, sens du mouvement (vers la droite) ; uN→\overrightarrow{u_N} vers C (vers le bas)
  • Q.5 a⃗=dvdtuT→+v2ruN→\vec{a}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\overrightarrow{u_T}+\dfrac{v^2}{r}\overrightarrow{u_N} avec dvdt=0\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=0
  • Q.6 a=3,00 m⋅s−2a=3{,}00\ \mathrm{m\cdot s^{-2}} : flèche de 3,0 cm de M vers C
  • Q.7 Schéma 5 : R⃗=−P⃗\vec{R}=-\vec{P}, f⃗\vec{f} horizontale vers C
  • Q.8 Panneau 70 : vmax⁡=21,2 m⋅s−1=76 km⋅h−1v_{\max}=21{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}=76\ \mathrm{km\cdot h^{-1}} sur chaussée humide

Q.1. Sur la figure 2, la portion « ligne droite » est tracée au niveau de l'axe des temps : l'accélération y est nulle, a=0 m⋅s−2a=0\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}. Un vecteur accélération nul signifie que le vecteur vitesse est constant, en direction, en sens et en norme. La trajectoire OP étant une droite, le mouvement du véhicule sur OP est rectiligne uniforme. C'est la traduction du principe d'inertie : les forces qui s'exercent sur le véhicule se compensent.

Erreur fréquente : écrire « uniforme » seul. Un mouvement uniforme a une vitesse de norme constante, ce qui est aussi le cas sur l'arc de cercle, où l'accélération n'est pourtant pas nulle ; c'est le mot « rectiligne » qui traduit a⃗=0⃗\vec{a}=\vec{0} ici.

Q.2. Le vecteur accélération est la dérivée du vecteur vitesse par rapport au temps. Le programme approche cette dérivée comme il l'a fait pour la vitesse aux lignes 11 et 12 : par le taux de variation de la vitesse entre deux instants successifs, ax≈vx(ti+1)−vx(ti)Δta_x\approx\dfrac{v_x(t_{i+1})-v_x(t_i)}{\Delta t}. Les deux lignes à écrire (bloc de code en fin de corrigé) sont donc les mêmes que celles de la vitesse, en remplaçant les positions par les vitesses.

Le décalage de la ligne 13 s'explique ainsi : chaque accélération utilise trois positions consécutives, et la liste tt raccourcie fait correspondre la première accélération à t=1,50t=1{,}50 s, la date de la position du milieu. La liste vxv_x compte dix valeurs, la boucle de la ligne 17 en produit neuf, et l'indice i+1i+1 ne sort jamais de la liste. Erreur fréquente : écrire (x[i+1]−x[i])/dt(x[i+1]-x[i])/dt une seconde fois, ce qui recalcule la vitesse.

Q.3. Méthode : une grandeur augmente linéairement avec le temps si elle est de la forme a=k ta=k\,t (ou a=k t+ba=k\,t+b avec bb faible), ce qui se vérifie en calculant le quotient at\dfrac{a}{t} pour chaque colonne du tableau : s'il est constant, aa est proportionnelle à tt.

Calcul : 0,15871,50=0,106\dfrac{0{,}1587}{1{,}50}=0{,}106 ; 0,32183,00=0,107\dfrac{0{,}3218}{3{,}00}=0{,}107 ; 0,48244,50=0,107\dfrac{0{,}4824}{4{,}50}=0{,}107 ; 0,64116,00=0,107\dfrac{0{,}6411}{6{,}00}=0{,}107 ; 0,80707,50=0,108\dfrac{0{,}8070}{7{,}50}=0{,}108 ; 0,95069,00=0,106\dfrac{0{,}9506}{9{,}00}=0{,}106. Le quotient vaut 0,107 m⋅s−30{,}107\ \mathrm{m\cdot s^{-3}} à 1,5 % près : l'accélération est proportionnelle au temps, a≈0,107×ta\approx 0{,}107\times t, donc elle augmente linéairement dans le temps, comme l'annonce le texte. L'accélération initiale nulle est cohérente avec ce modèle, qui donne a=0a=0 à t=0t=0.

Autre méthode, tout aussi valable : tracer aa en fonction de tt (au tableur ou à la calculatrice) et constater que les points sont alignés sur une droite passant presque par l'origine ; la régression linéaire donne une pente de 0,106 m⋅s−30{,}106\ \mathrm{m\cdot s^{-3}} et une ordonnée à l'origine de 0,003 m⋅s−20{,}003\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}, négligeable. Erreur fréquente : constater seulement que « aa augmente », ce qui ne prouve pas la linéarité ; il faut un critère, quotient constant ou points alignés.

Remarque : les positions du programme sont espacées d'environ 20,0 m toutes les 1,50 s, ce qui correspond à une vitesse de 13,3 m⋅s−113{,}3\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} et non aux 15,0 m⋅s−115{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} annoncés par l'énoncé ; cet écart du sujet n'a aucune incidence sur la linéarité demandée.

Q.4. Le repère de Frenet est attaché au point mobile M. Le vecteur uT→\overrightarrow{u_T} est tangent à la trajectoire en M et orienté dans le sens du mouvement : le véhicule va de S vers Q, donc au point M, au sommet de l'arc, uT→\overrightarrow{u_T} est quasiment horizontal et dirigé vers la droite (vers les xx croissants). Le vecteur uN→\overrightarrow{u_N} est perpendiculaire à uT→\overrightarrow{u_T} et dirigé vers le centre C de la trajectoire : au point M, il est quasiment vertical et dirigé vers le bas, le long du rayon MC. Les deux vecteurs ont la même longueur, choisie librement, puisqu'ils sont unitaires (la figure du corrigé les dessine sur le modèle de l'annexe).

Erreur fréquente : orienter uN→\overrightarrow{u_N} vers l'extérieur du virage, ou uT→\overrightarrow{u_T} dans le sens contraire du mouvement.

Q.5. Dans le repère de Frenet, le vecteur accélération d'un point en mouvement circulaire de rayon rr s'écrit a⃗=dvdt uT→+v2r uN→\vec{a}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\,\overrightarrow{u_T}+\dfrac{v^2}{r}\,\overrightarrow{u_N}. Entre S et Q, la norme de la vitesse est constante : dvdt=0\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=0, la composante tangentielle est nulle et il reste a⃗=v2r uN→\vec{a}=\dfrac{v^2}{r}\,\overrightarrow{u_N}. Le mouvement est circulaire uniforme, et l'accélération est centripète : dirigée vers le centre C, de norme constante v2r\dfrac{v^2}{r}.

Q.6. Norme de l'accélération : a=v2r=15,0275,0=3,00 m⋅s−2a=\dfrac{v^2}{r}=\dfrac{15{,}0^2}{75{,}0}=3{,}00\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}. À l'échelle 1,0 cm pour 1,0 m⋅s−21{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}, on trace en M un vecteur de 3,0 cm, de même direction et de même sens que uN→\overrightarrow{u_N}, c'est-à-dire porté par le rayon MC et dirigé vers C. Le vecteur a⃗\vec{a} part du point M, pas du centre. Vérification sur la figure 2 : c'est la valeur constante et maximale atteinte sur l'arc de cercle.

Q.7. Deuxième loi de Newton appliquée au véhicule, dans le référentiel terrestre supposé galiléen : P⃗+R⃗+f⃗=m a⃗\vec{P}+\vec{R}+\vec{f}=m\,\vec{a}. D'après Q.5, a⃗\vec{a} est horizontal (la trajectoire est dans un plan horizontal) et dirigé vers le centre C. Projetée sur la verticale, la loi donne R−P=0R-P=0 : la réaction et le poids ont la même norme et se compensent. Projetée sur l'horizontale dirigée vers C, elle donne f=m af=m\,a : la force de frottement est horizontale, dirigée vers C.

On élimine : le schéma 1 et le schéma 4 ont R⃗\vec{R} plus courte que P⃗\vec{P}, donc une résultante qui aurait une composante verticale vers le bas ; le schéma 2 a une force f⃗\vec{f} verticale, donc aucune force horizontale pour rendre l'accélération centripète ; les schémas 3 et 4 ont f⃗\vec{f} dirigée à l'opposé de C. Seul le schéma 5 réunit les deux conditions : R⃗\vec{R} et P⃗\vec{P} opposées et de même longueur, f⃗\vec{f} horizontale vers C. La somme des forces y est bien colinéaire à a⃗\vec{a} et de même sens.

Erreur fréquente : penser que la force de frottement s'oppose au mouvement, donc vers l'extérieur ou vers l'arrière. Dans un virage, c'est l'adhérence des pneus qui empêche la voiture de partir tout droit : elle est dirigée vers l'intérieur du virage.

Q.8. Démarche : la force de frottement nécessaire pour suivre le virage est fixée par la deuxième loi de Newton, f=m a=m v2rf=m\,a=\dfrac{m\,v^2}{r}. Elle croît avec la vitesse ; le véhicule dérape si elle atteint la valeur maximale permise par l'adhérence. La vitesse maximale dans le virage de rayon r=75,0r=75{,}0 m vaut donc vmax⁡=fmax⁡ rmv_{\max}=\sqrt{\dfrac{f_{\max}\,r}{m}}. C'est sur l'arc de cercle que l'accélération est maximale (figure 2) : c'est lui qui fixe la limite.

Chaussée humide : vmax⁡=7 200×75,01 200=21,2 m⋅s−1v_{\max}=\sqrt{\dfrac{7\,200\times 75{,}0}{1\,200}}=21{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, soit 21,2×3,6=76 km⋅h−121{,}2\times 3{,}6=76\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}. Chaussée sèche : vmax⁡=10 400×75,01 200=25,5 m⋅s−1v_{\max}=\sqrt{\dfrac{10\,400\times 75{,}0}{1\,200}}=25{,}5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, soit 92 km⋅h−192\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}.

Un panneau doit garantir la sécurité par tous les temps, donc sur chaussée humide : la vitesse limite doit être inférieure à 76 km⋅h−176\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}. Le panneau 70 convient. Vérification : à 70 km⋅h−170\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}, soit 19,4 m⋅s−119{,}4\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, f=1 200×19,4275,0=6,0×103f=\dfrac{1\,200\times 19{,}4^2}{75{,}0}=6{,}0\times 10^{3} N, sous les 7 200 N. Le panneau 90 serait dangereux : à 25,0 m⋅s−125{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, il faudrait f=1,0×104f=1{,}0\times 10^{4} N, au-delà de la limite sur chaussée humide et à la limite sur chaussée sèche ; le 110 encore plus. Le panneau 50 serait sûr mais inutilement contraignant. Pour comparaison, le véhicule de l'énoncé, à 15,0 m⋅s−115{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} (54 km⋅h−154\ \mathrm{km\cdot h^{-1}}), n'a besoin que de 3 6003\,600 N.

Erreur fréquente : oublier de convertir, et comparer des m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}} aux km⋅h−1\mathrm{km\cdot h^{-1}} des panneaux, ou ne retenir que la chaussée sèche et choisir 90.

        ax.append((vx[i+1]-vx[i])/dt)
        ay.append((vy[i+1]-vy[i])/dt)
MCSQuTuNa : 3,0 cm

Exercice 3 : Traitement des eaux d'un bassin d'orage

6 points Modéliser l'écoulement d'un fluide : Archimède et Bernoulli

En France, les eaux pluviales excédentaires produites par les orages sont parfois stockées dans des bassins de rétention. Mais, sous l'effet de la chaleur, ces eaux de bassin voient leur taux de dioxygène diminuer. Pour assurer le rejet des eaux de bassin en milieu naturel, le taux de dioxygène est surveillé. Cette fonction peut être assurée par des capteurs installés sur une bouée autonome. Quant à l'oxygénation, elle peut être assurée par un aérateur à jet.

L'objectif de cet exercice est d'étudier la flottabilité d'une telle bouée, puis d'évaluer le temps nécessaire à l'amélioration de la qualité de l'eau par un aérateur à jet.

1. Surveillance de la qualité de l'eau

Une bouée autonome instrumentée est constituée de deux parties principales : le capteur et le flotteur qui contient les instruments de communication. L'immersion de la bouée ne doit pas dépasser 20 % de son volume total pour maintenir les instruments hors de l'eau et faciliter la communication avec l'extérieur.

Dessin de la bouée, verticale : en haut le flotteur, large et court, surmonté d'une antenne, qui contient les instruments de communication ; en dessous le capteur, long et fin.
Figure 1. Bouée autonome instrumentée. Source : d'après ijinus.com
  • Données :
    - Volume de la bouée Vboueˊe=6,7×10−3 m3V_{\text{bouée}}=6{,}7\times 10^{-3}\ \mathrm{m^3} ;
    - Masse totale de la bouée m=1,0m=1{,}0 kg ;
    - Masse volumique de l'eau ρeau=1,00×103 kg⋅m−3\rho_{\text{eau}}=1{,}00\times 10^{3}\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}} ;
    - Intensité de la pesanteur terrestre g=9,81 N⋅kg−1g=9{,}81\ \mathrm{N\cdot kg^{-1}} ;
    - Expression de la poussée d'Archimède : πA=ρf⋅Vf⋅g\pi_A=\rho_f\cdot V_f\cdot g
    avec VfV_f le volume de fluide déplacé et ρf\rho_f la masse volumique du fluide déplacé.
  • Q.1. Nommer les deux forces exercées sur la bouée supposée à l'équilibre puis les représenter sans souci d'échelle sur un schéma annoté.
  • Q.2. Déterminer la valeur de VimmV_{\text{imm}}, le volume immergé de la bouée à l'équilibre.
  • Q.3. En déduire la proportion du volume immergé par rapport au volume total de la bouée. Commenter.
  • 2. Traitement de l'eau
  • La bouée autonome mesure le taux de dioxygène dissous dans l'eau dans l'eau du bassin d'orage. La norme impose que le taux en dioxygène soit compris entre 6 et 8 mg⋅L−1\mathrm{mg\cdot L^{-1}}. Sous l'effet de la chaleur, ce taux diminue et atteint 4 mg⋅L−1\mathrm{mg\cdot L^{-1}} : il faut l'augmenter. Pour cela, un aérateur à jet immergé est utilisé pour injecter de l'air (et donc du dioxygène) dans l'eau. L'aérateur aspire de l'eau et la fait circuler dans une conduite horizontale présentant un rétrécissement d'une section circulaire de diamètre dAd_A vers une section de diamètre dBd_B. C'est au niveau de cette partie rétrécie que l'eau et l'air (aspiré depuis l'entrée d'air) se mélangent.
  • Plan de l'aérateur immergé : une pompe aspire l'eau (entrée d'eau) et la refoule dans une conduite horizontale ; une conduite verticale amène l'air depuis la surface (entrée d'air) jusqu'au rétrécissement. Le zoom montre la conduite de diamètre dA au point A qui se rétrécit en un diamètre dB, plus petit, au point B, où débouche l'arrivée d'air ; un jet d'eau et de bulles sort à gauche.
    Figure 2. Plan de l'aérateur à jet immergé et zoom sur le rétrécissement (Source : sulzer.com)
  • Données :
    - Diamètre de la canalisation en A, dA=55d_A=55 mm ;
    - Diamètre de la canalisation en B, dB=33d_B=33 mm ;
    - Vitesse de l'eau en A, vA=5,6 m⋅s−1v_A=5{,}6\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} ;
    - Volume d'eau dans le bassin d'orage, Veau=172 m3V_{\text{eau}}=172\ \mathrm{m^3} ;
    - Masse volumique de l'eau dans le bassin d'orage ρeau=1,00×103 kg⋅m−3\rho_{\text{eau}}=1{,}00\times 10^{3}\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}} ;
    - Relation de Bernoulli dans la conduite horizontale :
    p+12⋅ρ⋅v2+ρ⋅g⋅z=constantep+\dfrac{1}{2}\cdot\rho\cdot v^2+\rho\cdot g\cdot z=\text{constante}
    avec pp : pression ; ρ\rho : masse volumique du fluide ; gg : intensité de la pesanteur ; zz : coordonnée verticale de la position ; vv : valeur de la vitesse du fluide.
  • On considère que l'eau est un fluide incompressible et que le régime est permanent.
  • Le débit volumique DVD_V d'un fluide dans une canalisation dépend de la vitesse vv de déplacement du fluide et de la section S de la canalisation.
  • Q.4. Recopier la formule permettant de calculer le débit volumique DVD_V, en justifiant la réponse par une analyse dimensionnelle ou une analyse des unités.
    DV=vSD_V=\dfrac{v}{S} ; DV=S⋅vD_V=S\cdot v ; DV=v2⋅SD_V=v^2\cdot S
  • Q.5. Montrer, par un calcul, que la valeur du débit volumique de l'eau dans la canalisation est DV=1,3×10−2 m3⋅s−1D_V=1{,}3\times 10^{-2}\ \mathrm{m^3\cdot s^{-1}}.
  • Q.6. Exploiter la conservation du débit volumique pour montrer que la valeur de la vitesse de l'eau au point B vaut 16 m⋅s−116\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}.
  • Q.7. Nommer le phénomène physique observé au point B responsable de l'aspiration de l'air.
  • Q.8. Montrer que l'expression de la variation de la pression entre les points A et B Δp=pB−pA\Delta p=p_B-p_A peut s'exprimer :
    Δp=12⋅ρ⋅(vA2−vB2)\Delta p=\dfrac{1}{2}\cdot\rho\cdot(v_A^2-v_B^2)
  • Q.9. Calculer la valeur numérique de Δp\Delta p. Commenter.
  • L'eau contenue dans ce bassin d'orage, dont le taux en dioxygène est de 4 mg⋅L−1\mathrm{mg\cdot L^{-1}}, doit être évacuée, en moins de deux heures, dans une rivière voisine. Elle doit être traitée avant son évacuation. L'aérateur est mis en marche. On considère que l'oxygénation est constante tout au long du processus et que le bassin est un système fermé (pas d'échanges avec l'extérieur).
  • Q.10. Montrer qu'il faut ajouter 344 g de dioxygène à l'eau du bassin pour atteindre un taux de dioxygène de 6 mg⋅L−1\mathrm{mg\cdot L^{-1}}.
  • L'aérateur permet l'assimilation de 6 mg de dioxygène par litre d'eau brassé.
  • Q.11. Calculer le volume d'eau qui doit être brassé par l'aérateur pour assimiler la masse de dioxygène nécessaire.
  • Q.12. Déterminer si l'oxygénation de l'eau peut être faite en moins de deux heures dans ces conditions.

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Q.2
Q.3
Q.4
Q.5
Q.6
Q.7
Q.9
Q.11
Q.12
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Réponses

  • Q.1 Poids P⃗\vec{P} vers le bas et poussée d'Archimède π⃗A\vec{\pi}_A vers le haut, de même norme
  • Q.2 Vimm=mρeau=1,0×10−3 m3V_{\text{imm}}=\dfrac{m}{\rho_{\text{eau}}}=1{,}0\times 10^{-3}\ \mathrm{m^3}
  • Q.3 1515 % <20<20 % : la bouée convient
  • Q.4 DV=S⋅vD_V=S\cdot v (m2×m⋅s−1=m3⋅s−1\mathrm{m^2\times m\cdot s^{-1}=m^3\cdot s^{-1}})
  • Q.5 DV=π(dA/2)2 vA=1,3×10−2 m3⋅s−1D_V=\pi(d_A/2)^2\,v_A=1{,}3\times 10^{-2}\ \mathrm{m^3\cdot s^{-1}}
  • Q.6 vB=vA(dA/dB)2=15,6≈16 m⋅s−1v_B=v_A(d_A/d_B)^2=15{,}6\approx 16\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}
  • Q.7 Effet Venturi
  • Q.8 Bernoulli avec zA=zBz_A=z_B : Δp=12ρ(vA2−vB2)\Delta p=\dfrac{1}{2}\rho(v_A^2-v_B^2)
  • Q.9 Δp≈−1,1×105\Delta p\approx -1{,}1\times 10^{5} Pa : forte dépression en B
  • Q.10 m=(6−4)×172×103m=(6-4)\times 172\times 10^{3} mg =344=344 g
  • Q.11 V=5,73×104V=5{,}73\times 10^{4} L =57,3 m3=57{,}3\ \mathrm{m^3}
  • Q.12 Δt=V/DV≈4,3×103\Delta t=V/D_V\approx 4{,}3\times 10^{3} s ≈72\approx 72 min <2<2 h : oui

Q.1. Le système {bouée} est soumis à deux forces : son poids P⃗\vec{P}, vertical, vers le bas, appliqué au centre de gravité de la bouée, et la poussée d'Archimède π⃗A\vec{\pi}_A, verticale, vers le haut, exercée par l'eau sur la partie immergée et appliquée au centre de la partie immergée. Schéma attendu : la bouée dessinée à la surface de l'eau, une flèche vers le bas notée P⃗\vec{P} et une flèche vers le haut notée π⃗A\vec{\pi}_A, de même longueur puisque la bouée est à l'équilibre (première loi de Newton : P⃗+π⃗A=0⃗\vec{P}+\vec{\pi}_A=\vec{0}). On néglige la poussée d'Archimède de l'air sur la partie émergée, environ mille fois plus faible.

Q.2. À l'équilibre, d'après le principe d'inertie dans le référentiel terrestre supposé galiléen, les deux forces se compensent : πA=P\pi_A=P, soit ρeau⋅Vimm⋅g=m⋅g\rho_{\text{eau}}\cdot V_{\text{imm}}\cdot g=m\cdot g. Le volume de fluide déplacé est le volume immergé de la bouée. L'intensité de la pesanteur se simplifie : Vimm=mρeau=1,01,00×103=1,0×10−3 m3V_{\text{imm}}=\dfrac{m}{\rho_{\text{eau}}}=\dfrac{1{,}0}{1{,}00\times 10^{3}}=1{,}0\times 10^{-3}\ \mathrm{m^3}, soit 1,0 L.

Erreur fréquente : prendre pour VfV_f le volume total de la bouée, ce qui reviendrait à la supposer entièrement immergée.

Q.3. Proportion immergée : VimmVboueˊe=1,0×10−36,7×10−3=0,15\dfrac{V_{\text{imm}}}{V_{\text{bouée}}}=\dfrac{1{,}0\times 10^{-3}}{6{,}7\times 10^{-3}}=0{,}15, soit environ 15 % du volume total. Cette proportion est inférieure aux 20 % imposés : les instruments restent hors de l'eau, la bouée remplit son cahier des charges, avec une petite marge (un supplément de charge de 0,340{,}34 kg, par exemple un dépôt ou des algues, ferait atteindre 20 %).

Q.4. Analyse des unités : un débit volumique est un volume par unité de temps, en m3⋅s−1\mathrm{m^3\cdot s^{-1}}. La section S s'exprime en m2\mathrm{m^2} et la vitesse en m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}. Pour vS\dfrac{v}{S} : m⋅s−1m2=m−1⋅s−1\dfrac{\mathrm{m\cdot s^{-1}}}{\mathrm{m^2}}=\mathrm{m^{-1}\cdot s^{-1}}, ce n'est pas un débit. Pour S⋅vS\cdot v : m2×m⋅s−1=m3⋅s−1\mathrm{m^2}\times\mathrm{m\cdot s^{-1}}=\mathrm{m^3\cdot s^{-1}}, c'est bien un débit. Pour v2⋅Sv^2\cdot S : m2⋅s−2×m2=m4⋅s−2\mathrm{m^2\cdot s^{-2}}\times\mathrm{m^2}=\mathrm{m^4\cdot s^{-2}}, non. La bonne formule est donc DV=S⋅vD_V=S\cdot v.

Interprétation : pendant Δt\Delta t, l'eau avance de v Δtv\,\Delta t et le volume qui traverse la section est celui d'un cylindre de base S et de longueur v Δtv\,\Delta t, d'où DV=S v ΔtΔt=S⋅vD_V=\dfrac{S\,v\,\Delta t}{\Delta t}=S\cdot v.

Q.5. La section en A est un disque de diamètre dAd_A : SA=π(dA2)2=π×(55×10−32)2=2,38×10−3 m2S_A=\pi\left(\dfrac{d_A}{2}\right)^2=\pi\times\left(\dfrac{55\times 10^{-3}}{2}\right)^2=2{,}38\times 10^{-3}\ \mathrm{m^2}. Donc DV=SA⋅vA=2,38×10−3×5,6=1,3×10−2 m3⋅s−1D_V=S_A\cdot v_A=2{,}38\times 10^{-3}\times 5{,}6=1{,}3\times 10^{-2}\ \mathrm{m^3\cdot s^{-1}} (plus précisément 1,33×10−21{,}33\times 10^{-2}), la valeur annoncée, avec deux chiffres significatifs comme dAd_A et vAv_A. Erreur fréquente : utiliser le diamètre à la place du rayon dans πr2\pi r^2, ce qui donne un débit quatre fois trop grand, ou oublier de convertir les millimètres.

Q.6. L'eau est incompressible et le régime permanent : le débit volumique se conserve le long de la conduite, DV=SA vA=SB vBD_V=S_A\,v_A=S_B\,v_B. D'où vB=vA×SASB=vA×(dAdB)2=5,6×(5533)2=15,6 m⋅s−1v_B=v_A\times\dfrac{S_A}{S_B}=v_A\times\left(\dfrac{d_A}{d_B}\right)^2=5{,}6\times\left(\dfrac{55}{33}\right)^2=15{,}6\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, soit 16 m⋅s−116\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} avec deux chiffres significatifs. Le rapport des sections est le CARRÉ du rapport des diamètres : réduire le diamètre d'un facteur 5/35/3 multiplie la vitesse par 25/9≈2,825/9\approx 2{,}8. Erreur fréquente : écrire vB=vA dAdBv_B=v_A\,\dfrac{d_A}{d_B}, ce qui donne 9,3 m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}.

Q.7. C'est l'effet Venturi : dans le rétrécissement, la vitesse de l'eau augmente et sa pression diminue. En B, la pression devient inférieure à celle de l'air à l'entrée de la conduite verticale, et l'air est aspiré vers le rétrécissement, où il se mélange à l'eau.

Q.8. Relation de Bernoulli entre A et B, sur une même ligne de courant, pour un fluide incompressible en régime permanent : pA+12ρ vA2+ρ g zA=pB+12ρ vB2+ρ g zBp_A+\dfrac{1}{2}\rho\,v_A^2+\rho\,g\,z_A=p_B+\dfrac{1}{2}\rho\,v_B^2+\rho\,g\,z_B. La conduite est horizontale : zA=zBz_A=z_B, et les termes de pesanteur se simplifient. Il reste pB−pA=12ρ vA2−12ρ vB2p_B-p_A=\dfrac{1}{2}\rho\,v_A^2-\dfrac{1}{2}\rho\,v_B^2, soit Δp=12⋅ρ⋅(vA2−vB2)\Delta p=\dfrac{1}{2}\cdot\rho\cdot(v_A^2-v_B^2).

Q.9. Avec la valeur non arrondie vB=15,6 m⋅s−1v_B=15{,}6\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} : Δp=12×1,00×103×(5,62−15,62)=−1,1×105\Delta p=\dfrac{1}{2}\times 1{,}00\times 10^{3}\times(5{,}6^2-15{,}6^2)=-1{,}1\times 10^{5} Pa (−1,05×105-1{,}05\times 10^{5} Pa avant arrondi ; avec vB=16 m⋅s−1v_B=16\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, on trouverait −1,1×105-1{,}1\times 10^{5} Pa aussi).

Commentaire : Δp\Delta p est négatif, la pression en B est inférieure à la pression en A, ce qui confirme l'effet Venturi de Q.7. La chute de pression, de l'ordre de 10510^{5} Pa, est comparable à la pression atmosphérique : en B, l'eau est en forte dépression par rapport à l'air de l'entrée, qui est à la pression atmosphérique, et l'air est aspiré avec force. Erreur fréquente : oublier le signe, ou conclure que la pression augmente parce que la vitesse augmente.

Q.10. Le taux de dioxygène doit passer de 4 à 6 mg⋅L−1\mathrm{mg\cdot L^{-1}}, soit une augmentation de 2 mg⋅L−12\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}}, dans tout le volume du bassin, Veau=172 m3=172×103V_{\text{eau}}=172\ \mathrm{m^3}=172\times 10^{3} L (le bassin est un système fermé, son volume ne change pas). Masse de dioxygène à ajouter : m=(6−4)×172×103=344×103m=(6-4)\times 172\times 10^{3}=344\times 10^{3} mg =344=344 g. Erreur fréquente : oublier de convertir les m3\mathrm{m^3} en litres, un mètre cube valant mille litres.

Q.11. Chaque litre d'eau brassé assimile 6 mg de dioxygène. Volume à brasser : V=344×103 mg6 mg⋅L−1=5,73×104V=\dfrac{344\times 10^{3}\ \mathrm{mg}}{6\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}}}=5{,}73\times 10^{4} L, soit 57,3 m357{,}3\ \mathrm{m^3}, un tiers environ du bassin.

Q.12. L'eau brassée est celle qui traverse l'aérateur, au débit DV=1,33×10−2 m3⋅s−1D_V=1{,}33\times 10^{-2}\ \mathrm{m^3\cdot s^{-1}} (Q.5). Durée nécessaire : Δt=VDV=57,31,33×10−2=4,3×103\Delta t=\dfrac{V}{D_V}=\dfrac{57{,}3}{1{,}33\times 10^{-2}}=4{,}3\times 10^{3} s, soit environ 72 minutes, 1,2 heure. Avec la valeur arrondie DV=1,3×10−2 m3⋅s−1D_V=1{,}3\times 10^{-2}\ \mathrm{m^3\cdot s^{-1}}, on trouve 4,4×1034{,}4\times 10^{3} s, 74 minutes : la conclusion ne change pas.

Cette durée est inférieure à deux heures : l'oxygénation peut être faite à temps, avec une marge d'environ trois quarts d'heure. Erreur fréquente : diviser le volume du bassin entier, 172 m3\mathrm{m^3}, par le débit (on trouverait 3,6 h et une conclusion fausse) ; seule l'eau qui doit être brassée compte, chaque litre brassé apportant 6 mg de dioxygène.

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