Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité physique-chimie, Polynésie jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2025 : Polynésie, jour 2

Épreuve du mercredi 18 juin 2025 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2025, centre Polynésie, jour 2 : l'épreuve du mercredi 18 juin 2025, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points : 11 points sur le télescope spatial James Webb, 5 points sur un produit ménager « fait maison » et 4 points sur un soin capillaire. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 étudie le mouvement du télescope James Webb au point de Lagrange L2 : loi de la gravitation universelle, somme de deux forces colinéaires, distance effective, deuxième loi de Newton dans le repère de Frenet, mouvement circulaire uniforme et période de révolution, puis, dans sa seconde partie, le décalage vers le rouge d'une galaxie par effet Doppler et sa distance par la loi de Hubble-Lemaître. L'exercice 2 porte sur le vinaigre et le bicarbonate de soude : titre massique et quantité de matière, réaction d'un acide faible avec l'eau, constante d'acidité KAK_{A}, pKApK_{A} lu sur un diagramme de distribution, réaction totale, réactif limitant et équation d'état du gaz parfait. L'exercice 3 étudie l'acide glycolique : nomenclature, groupes caractéristiques, spectroscopie infrarouge, protocole de dilution, choix d'un indicateur coloré, titrage colorimétrique, équivalence et quotient ∣x−xreˊf∣/u(x)|x-x_{\text{réf}}|/u(x).

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Trois pièges y sont traités en détail : la conversion des kilomètres en mètres et le sens des deux forces, qui s'additionnent parce que la Terre et le Soleil sont du même côté du télescope (exercice 1, Q3 et Q5) ; le réactif limitant de la question à prise d'initiative, l'acide éthanoïque et non l'hydrogénocarbonate (exercice 2, Q9) ; la bande C=O, présente dans les deux spectres infrarouges, qui ne départage rien, seules les bandes O-H larges désignent l'acide glycolique (exercice 3, Q3). Il signale aussi que l'ombre de la Terre, présentée par le texte comme abritant le télescope, s'arrête en réalité un peu avant L2.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : Exploration du ciel profond par le télescope James Webb

11 points Satellites et lois de KeplerOndes, Doppler et interférencesMouvement, Newton et champs

Le télescope spatial James Webb (noté JWST) est un télescope développé par la NASA avec la participation de l'Agence Spatiale Européenne et de l'Agence Spatiale Canadienne. Ce télescope JWST se trouve en permanence à une distance de 1,5 millions de kilomètres du centre de la Terre au point de Lagrange noté L2.

Pour le système Terre-Soleil, il existe 5 positions appelées points de Lagrange notés de L1 à L5 (voir figure 1). Sous l'effet de l'action du Soleil et de la Terre, un satellite placé sur l'un de ces points a un mouvement de rotation autour du Soleil de même période que celle de la Terre. Les positions relatives du satellite, du Soleil et de la Terre restent alors inchangées au cours du temps.

Cette position assure au télescope JWST de demeurer pendant toute l'année dans l'ombre portée de la Terre et donc à l'abri du rayonnement thermique du Soleil.

Orbite circulaire de la Terre autour du Soleil, placé au centre. Les cinq points de Lagrange : L1 sur la droite Soleil-Terre, entre le Soleil et la Terre, tout près de la Terre ; L2 sur la même droite, juste au-delà de la Terre, du côté opposé au Soleil ; L3 sur l'orbite, à l'opposé de la Terre par rapport au Soleil ; L4 et L5 sur l'orbite, aux sommets de deux triangles équilatéraux (angles de 60°) construits sur le segment Soleil-Terre.
Figure 1. Les points de Lagrange.
  • Les objectifs de cet exercice sont de déterminer la période de révolution du télescope JWST et d'analyser une méthode de détermination de la distance à laquelle se trouve une galaxie.
  • Données :
    • distance Terre-Soleil : DT-S=149,6×106D_{T\text{-}S}=149{,}6\times 10^{6} km ;
    • distance Terre-JWST : DT-J=1,511×106D_{T\text{-}J}=1{,}511\times 10^{6} km ;
    • masse de JWST : mJ=6,17×103m_{J}=6{,}17\times 10^{3} kg ;
    • masse de la Terre : MT=5,97×1024M_{T}=5{,}97\times 10^{24} kg ;
    • masse du Soleil : MS=1,99×1030M_{S}=1{,}99\times 10^{30} kg ;
    • constante de gravitation universelle : G=6,67×10−11 N⋅m2⋅kg−2G=6{,}67\times 10^{-11}\ \mathrm{N\cdot m^{2}\cdot kg^{-2}}.
  • Mouvement orbital du télescope JWST.
  • Q1. Indiquer les raisons pour lesquelles il n'aurait pas été judicieux de placer le télescope JWST au point de Lagrange L1 (voir figure 1).
  • Q2. Représenter, sans souci d'échelle, l'alignement du Soleil, de la Terre et du télescope JWST situé en L2. Ces trois corps seront représentés par des points notés S, T et J. Faire apparaître sur la figure la distance Terre-Soleil notée DT-SD_{T\text{-}S} et la distance Terre-JWST notée DT-JD_{T\text{-}J}. Calculer la distance DS-JD_{S\text{-}J} du Soleil au télescope JWST.
  • Q3. Exprimer la force d'attraction gravitationnelle, notée FT-JF_{T\text{-}J}, qu'exerce la Terre sur le télescope JWST en fonction de GG, mJm_{J}, MTM_{T} et DT-JD_{T\text{-}J} puis la calculer.
  • La force d'attraction gravitationnelle, notée FS-J→\overrightarrow{F_{S\text{-}J}}, qu'exerce le Soleil sur le télescope JWST a pour valeur FS-J=35,9F_{S\text{-}J}=35{,}9 N.
  • Q4. Représenter, sur le schéma réalisé à la question Q2 et sans souci d'échelle, le vecteur FT-J→\overrightarrow{F_{T\text{-}J}} représentant la force exercée par la Terre sur le télescope JWST et le vecteur FS-J→\overrightarrow{F_{S\text{-}J}} représentant la force exercée par le Soleil sur le télescope JWST.
  • On note F⃗\vec{F} la force correspondant à la résultante des forces FT-J→\overrightarrow{F_{T\text{-}J}} et FS-J→\overrightarrow{F_{S\text{-}J}} agissant sur le télescope JWST ; on a donc F⃗=FT-J→+FS-J→\vec{F}=\overrightarrow{F_{T\text{-}J}}+\overrightarrow{F_{S\text{-}J}}.
  • Q5. Vérifier que la valeur de la force F⃗\vec{F} vaut approximativement F=37,0F=37{,}0 N.
  • On admet que le centre de masse du télescope JWST a une trajectoire circulaire de rayon DS-J=151,1×106D_{S\text{-}J}=151{,}1\times 10^{6} km centrée sur le Soleil. La Terre, le Soleil et le télescope JWST restent alignés en permanence.
  • La force de gravitation totale exercée sur le télescope JWST peut s'exprimer à l'aide de la relation : F=G mJ⋅(MSDS-J2+MTDT-J2)F=G\,m_{J}\cdot\left(\dfrac{M_{S}}{D_{S\text{-}J}^{2}}+\dfrac{M_{T}}{D_{T\text{-}J}^{2}}\right)
  • Pour simplifier les calculs, on introduit la distance effective DeffD_{\text{eff}} entre le Soleil et le télescope JWST, définie par la relation : F=G mJ⋅(MSDeff2)F=G\,m_{J}\cdot\left(\dfrac{M_{S}}{D_{\text{eff}}^{2}}\right)
  • Q6. Exprimer la distance effective DeffD_{\text{eff}} en fonction de MSM_{S}, MTM_{T}, DS-JD_{S\text{-}J} et DT-JD_{T\text{-}J} et vérifier que cette distance effective a pour valeur Deff=1,49×1011D_{\text{eff}}=1{,}49\times 10^{11} m.
  • Q7. Sur un schéma représentant la trajectoire circulaire du télescope JSWT, représenter, sans souci d'échelle, les vecteurs un→\overrightarrow{u_{n}} et ut→\overrightarrow{u_{t}} du repère de Frenet, respectivement normal et tangent à la trajectoire, au niveau du télescope JWST. Représenter également la force F⃗\vec{F}.
  • L'accélération du télescope JWST s'écrit a⃗=an un→+at ut→\vec{a}=a_{n}\,\overrightarrow{u_{n}}+a_{t}\,\overrightarrow{u_{t}}.
  • Q8. Donner l'expression de l'accélération normale ana_{n} du télescope JWST en fonction de la vitesse vv et du rayon de la trajectoire DS-JD_{S\text{-}J}.
  • Dans la situation particulière étudiée, la force d'attraction gravitationnelle F⃗\vec{F} qu'exercent le Soleil et la Terre sur le télescope JWST peut s'écrire : F⃗=G⋅mJ⋅MSDeff2⋅un→\vec{F}=G\cdot\dfrac{m_{J}\cdot M_{S}}{D_{\text{eff}}^{2}}\cdot\overrightarrow{u_{n}}
  • Q9. En appliquant la deuxième loi de Newton dans le référentiel d'étude, supposé galiléen, déterminer l'expression du vecteur accélération a⃗\vec{a} du centre de masse du télescope JWST en fonction de GG, MSM_{S}, DeffD_{\text{eff}} et un→\overrightarrow{u_{n}}.
  • Q10. Montrer que la vitesse vv du télescope JWST s'écrit : v=G⋅MS⋅DS-JDeff2v=\sqrt{\dfrac{G\cdot M_{S}\cdot D_{S\text{-}J}}{D_{\text{eff}}^{2}}}
  • Q11. En déduire que la période de révolution TT du télescope JWST est donnée par la relation T=2πDS-J⋅Deff2G⋅MST=2\pi\sqrt{\dfrac{D_{S\text{-}J}\cdot D_{\text{eff}}^{2}}{G\cdot M_{S}}}. Calculer sa valeur en jours et vérifier la cohérence avec la valeur attendue.
  • Vitesse d'éloignement de la galaxie TGS153Z170.
  • La mesure du déplacement vers le rouge, par effet Doppler, de raies caractéristiques des spectres émis par des sources lointaines (galaxies, quasars, etc.) est la preuve d'un univers en expansion, aussi bien que le moyen de mesurer la vitesse d'éloignement de ces objets lointains. En faisant appel à des modèles cosmologiques, on peut tirer des informations sur la distance de ces sources à la Terre.
  • D'après Boratav & R. Kerner, Relativité, Ellipse, 1991
  • Intensité relative en fonction de la longueur d'onde en nm : trois raies de l'hydrogène repérées, H gamma à 434 nm, H bêta à 486 nm (la plus intense) et H alpha à 656 nm.
    Spectre d'émission de l'hydrogène acquis sur Terre à l'aide d'une source immobile présente au laboratoire.
  • Spectre de la galaxie TGS153Z170, intensité relative en fonction de la longueur d'onde de 380 à 760 nm environ : H gamma repérée à 451 nm, H bêta à 507 nm, H alpha, la raie la plus intense, à 683 nm.
    Spectre de la galaxie TGS153Z170 avec indexage des raies Hα\mathrm{H_{\alpha}}, Hβ\mathrm{H_{\beta}} et Hγ\mathrm{H_{\gamma}} de l'hydrogène. Source M. Colless et al. The 2dF Galaxy Redshift Survey
  • Le télescope JWST est sensible aux longueurs d'onde comprises entre 0,6 µm et 28 µm.
  • Q12. Indiquer, en justifiant, la raison pour laquelle seule la raie Hα\mathrm{H_{\alpha}} de l'atome d'hydrogène émise par la galaxie TGS153Z170 peut être observée par le télescope JWST.
  • La longueur d'onde de la raie Hα\mathrm{H_{\alpha}} dans le cas d'une source présente au laboratoire est notée λH\lambda_{H} et sa fréquence associée fHf_{H}. Dans le cas d'une source présente dans la galaxie TGS153Z170 la longueur d'onde apparente de la raie Hα\mathrm{H_{\alpha}} et notée λH′\lambda'_{H} et sa fréquence fH′f'_{H}.
  • Q13. Préciser si la valeur de fH′f'_{H} est plus grande ou plus petite que la valeur de fHf_{H} et indiquer si la galaxie TGS153Z170 d'éloigne ou se rapproche de la Terre.
  • On souhaite déterminer la vitesse de déplacement vGalv_{Gal} de la galaxie TGS153Z170 par rapport à la Terre. Dans ce cas particulier, la relation entre les longueurs d'onde λH\lambda_{H} et λH′\lambda'_{H} est donnée par la formule (1) ci-dessous.
  • λH′=λH⋅(1+vGalc)\lambda'_{H}=\lambda_{H}\cdot\left(1+\dfrac{v_{Gal}}{c}\right) (1)
  • avec vGalv_{Gal} la vitesse de déplacement de la galaxie TGS153Z170 par rapport à la Terre et cc la célérité de la lumière dans le vide.
  • Donnée : célérité de la lumière dans le vide : c=3,00×108 m⋅s−1c=3{,}00\times 10^{8}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}.
  • Q14. À l'aide de la formule (1) ci-dessus, exprimer puis calculer la vitesse de déplacement vGalv_{Gal} de la galaxie TGS153Z170 par rapport à la Terre.
  • En astrophysique, la loi de Hubble-Lemaître énonce que les galaxies s'éloignent les unes des autres à une vitesse approximativement proportionnelle à leur distance. Autrement dit, plus une galaxie est loin de nous, plus elle semble s'éloigner rapidement.
  • La loi de Hubble-Lemaître a pour expression : vGal=H0⋅Dv_{Gal}=H_{0}\cdot D, où :
    - vGalv_{Gal} est la vitesse d'éloignement de la galaxie en m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}} par rapport à la Terre ;
    - H0H_{0} est la constante de Hubble avec H0=70×103 m⋅s−1⋅Mpc−1H_{0}=70\times 10^{3}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}\cdot Mpc^{-1}} ;
    - DD est la distance entre la Terre et la galaxie en Mpc (Mégaparsec).
  • Donnée : unité de distance le Mégaparsec : 1 Mpc=3,1×10221\ \mathrm{Mpc}=3{,}1\times 10^{22} m.
  • Q15. Calculer, en Mégaparsec puis en mètres, la distance DD à laquelle la galaxie TGS153Z170 se trouve de la Terre.

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Q2
Q3
Q8
Q11
Q13
Q14
Q15
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Réponses

  • Q1 En L1, entre le Soleil et la Terre, le télescope ne serait jamais dans l'ombre de la Terre : le rayonnement solaire le chaufferait et éblouirait ses détecteurs infrarouges
  • Q2 S, T, J alignés dans cet ordre ; DS-J=DT-S+DT-J=151,1×106D_{S\text{-}J}=D_{T\text{-}S}+D_{T\text{-}J}=151{,}1\times 10^{6} km
  • Q3 FT-J=G mJMTDT-J2=1,08F_{T\text{-}J}=G\,\dfrac{m_{J}M_{T}}{D_{T\text{-}J}^{2}}=1{,}08 N
  • Q4 Deux vecteurs d'origine J, dirigés vers S, FS-J→\overrightarrow{F_{S\text{-}J}} bien plus long que FT-J→\overrightarrow{F_{T\text{-}J}}
  • Q5 Forces colinéaires de même sens : F=1,08+35,9≈37,0F=1{,}08+35{,}9\approx 37{,}0 N
  • Q6 Deff=MSMS/DS-J2+MT/DT-J2=1,49×1011D_{\text{eff}}=\sqrt{\dfrac{M_{S}}{M_{S}/D_{S\text{-}J}^{2}+M_{T}/D_{T\text{-}J}^{2}}}=1{,}49\times 10^{11} m
  • Q7 un→\overrightarrow{u_{n}} de J vers S, ut→\overrightarrow{u_{t}} tangent dans le sens du mouvement, F⃗\vec{F} selon un→\overrightarrow{u_{n}}
  • Q8 an=v2DS-Ja_{n}=\dfrac{v^{2}}{D_{S\text{-}J}}
  • Q9 a⃗=G MSDeff2 un→\vec{a}=\dfrac{G\,M_{S}}{D_{\text{eff}}^{2}}\,\overrightarrow{u_{n}}
  • Q10 at=0a_{t}=0 et v2DS-J=GMSDeff2\dfrac{v^{2}}{D_{S\text{-}J}}=\dfrac{G M_{S}}{D_{\text{eff}}^{2}}, d'où v=GMSDS-JDeff2v=\sqrt{\dfrac{G M_{S} D_{S\text{-}J}}{D_{\text{eff}}^{2}}} ; v≈3,0×104 m⋅s−1v\approx 3{,}0\times 10^{4}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}
  • Q11 T=2πDS-Jv=3,16×107T=\dfrac{2\pi D_{S\text{-}J}}{v}=3{,}16\times 10^{7} s ≈366\approx 366 jours, une année comme la Terre
  • Q12 Seule Hα\mathrm{H_{\alpha}} est reçue entre 0,6 µm et 28 µm : 0,6830{,}683 µm ; Hβ\mathrm{H_{\beta}} et Hγ\mathrm{H_{\gamma}} sont sous 0,60{,}6 µm
  • Q13 fH′<fHf'_{H}<f_{H} : la galaxie s'éloigne de la Terre
  • Q14 vGal=c(λH′λH−1)=1,23×107 m⋅s−1v_{Gal}=c\left(\dfrac{\lambda'_{H}}{\lambda_{H}}-1\right)=1{,}23\times 10^{7}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}
  • Q15 D=vGalH0=1,8×102D=\dfrac{v_{Gal}}{H_{0}}=1{,}8\times 10^{2} Mpc =5,5×1024=5{,}5\times 10^{24} m

Q1. Le point L1 est situé sur la droite Soleil-Terre, ENTRE le Soleil et la Terre (figure 1). Un télescope placé en L1 serait donc tourné vers un Soleil qu'aucun corps ne lui cache : il ne serait jamais dans l'ombre portée de la Terre et recevrait en permanence tout le rayonnement solaire.

Deux raisons en découlent. D'abord, ce rayonnement chaufferait le télescope : or JWST observe dans l'infrarouge (0,6 µm à 28 µm, donnée de la deuxième partie), et un instrument chaud émet lui-même de l'infrarouge qui noie le signal très faible des galaxies lointaines ; ses détecteurs doivent rester très froids. Ensuite, le Soleil, et la Terre éclairée juste derrière le télescope, seraient deux sources intenses et proches dans son environnement, alors que pour observer le ciel profond il faut que ces sources restent du même côté, derrière lui, comme en L2 où Soleil et Terre sont tous deux « dans le dos » du télescope.

Précision : l'ombre portée de la Terre ne s'étend en réalité qu'à environ 1,4 million de kilomètres derrière elle, un peu avant L2, et le vrai JWST se protège du Soleil par un grand pare-soleil. L'énoncé simplifie ; la réponse attendue s'appuie sur son texte : en L1, pas d'ombre de la Terre, donc exposition directe au rayonnement thermique du Soleil.

Q2. Le point L2 est sur la droite Soleil-Terre, au-delà de la Terre. Dans l'ordre sur la droite : S, puis T, puis J, avec DT-SD_{T\text{-}S} entre S et T et DT-JD_{T\text{-}J} entre T et J (schéma en fin de corrigé, à gauche, sans souci d'échelle).

La Terre étant entre le Soleil et le télescope, les distances s'ajoutent : DS-J=DT-S+DT-J=149,6×106+1,511×106=151,111×106D_{S\text{-}J}=D_{T\text{-}S}+D_{T\text{-}J}=149{,}6\times 10^{6}+1{,}511\times 10^{6}=151{,}111\times 10^{6} km. Dans une somme, le résultat garde la précision de la donnée la moins précise : DT-SD_{T\text{-}S} est connue au dixième de million de kilomètres, donc DS-J=151,1×106D_{S\text{-}J}=151{,}1\times 10^{6} km, la valeur que l'énoncé reprend plus loin.

Erreur fréquente : soustraire les distances, comme si J était en L1. Le schéma, fait AVANT le calcul, évite ce piège.

Q3. Loi de la gravitation universelle de Newton : deux corps à répartition sphérique de masse s'attirent avec une force de valeur proportionnelle au produit des masses et inversement proportionnelle au carré de la distance entre leurs centres. Ici : FT-J=G mJ MTDT-J2F_{T\text{-}J}=G\,\dfrac{m_{J}\,M_{T}}{D_{T\text{-}J}^{2}}.

Application numérique, distance convertie en mètres, DT-J=1,511×106 km=1,511×109D_{T\text{-}J}=1{,}511\times 10^{6}\ \mathrm{km}=1{,}511\times 10^{9} m : FT-J=6,67×10−11×6,17×103×5,97×1024(1,511×109)2=2,457×10182,283×1018=1,08F_{T\text{-}J}=6{,}67\times 10^{-11}\times\dfrac{6{,}17\times 10^{3}\times 5{,}97\times 10^{24}}{(1{,}511\times 10^{9})^{2}}=\dfrac{2{,}457\times 10^{18}}{2{,}283\times 10^{18}}=1{,}08 N, avec trois chiffres significatifs comme les données.

Erreur fréquente : laisser la distance en kilomètres, ce qui multiplie le résultat par 10610^{6} et donne plus d'un million de newtons sur un télescope de six tonnes. Ordre de grandeur rassurant : la force est environ 33 fois plus faible que celle du Soleil, 35,935{,}9 N.

Q4. Une force d'attraction gravitationnelle exercée sur J est dirigée de J VERS le centre du corps attracteur. La Terre et le Soleil sont tous deux du même côté de J sur la droite (S, T, J dans cet ordre) : les deux vecteurs ont pour origine le point J, la direction de la droite (SJ), et le sens de J vers S (et T).

Sans souci d'échelle, on respecte tout de même la hiérarchie des valeurs : FS-J→\overrightarrow{F_{S\text{-}J}}, de valeur 35,935{,}9 N, se dessine bien plus long que FT-J→\overrightarrow{F_{T\text{-}J}}, de valeur 1,081{,}08 N. Sur le schéma en fin de corrigé, les deux flèches sont légèrement décalées l'une de l'autre pour rester lisibles ; sur la copie, elles partent toutes deux de J, l'une recouvrant l'autre.

Q5. Les deux vecteurs ont même direction et même sens : la valeur de leur somme est la somme de leurs valeurs, F=FT-J+FS-J=1,08+35,9=36,98≈37,0F=F_{T\text{-}J}+F_{S\text{-}J}=1{,}08+35{,}9=36{,}98\approx 37{,}0 N. C'est la valeur annoncée.

Vérification avec la relation donnée juste après : G mJ(MSDS-J2+MTDT-J2)=36,9G\,m_{J}\left(\dfrac{M_{S}}{D_{S\text{-}J}^{2}}+\dfrac{M_{T}}{D_{T\text{-}J}^{2}}\right)=36{,}9 N avec DS-J=151,1×109D_{S\text{-}J}=151{,}1\times 10^{9} m, même valeur à l'arrondi près. Erreur fréquente : appliquer le théorème de Pythagore, qui ne vaut que pour deux forces perpendiculaires ; il donnerait 35,935{,}9 N, presque la seule force du Soleil.

Q6. Les deux expressions de FF décrivent la même force : G mJ MSDeff2=G mJ(MSDS-J2+MTDT-J2)G\,m_{J}\,\dfrac{M_{S}}{D_{\text{eff}}^{2}}=G\,m_{J}\left(\dfrac{M_{S}}{D_{S\text{-}J}^{2}}+\dfrac{M_{T}}{D_{T\text{-}J}^{2}}\right). On simplifie par G mJG\,m_{J}, on isole Deff2D_{\text{eff}}^{2}, puis on prend la racine (distance positive) :

Deff=MSMSDS-J2+MTDT-J2D_{\text{eff}}=\sqrt{\dfrac{M_{S}}{\dfrac{M_{S}}{D_{S\text{-}J}^{2}}+\dfrac{M_{T}}{D_{T\text{-}J}^{2}}}}, ce qui s'écrit aussi Deff=DS-J1+MTMS(DS-JDT-J)2D_{\text{eff}}=\dfrac{D_{S\text{-}J}}{\sqrt{1+\dfrac{M_{T}}{M_{S}}\left(\dfrac{D_{S\text{-}J}}{D_{T\text{-}J}}\right)^{2}}}.

La seconde forme se calcule presque de tête : MTMS=5,97×10241,99×1030=3,00×10−6\dfrac{M_{T}}{M_{S}}=\dfrac{5{,}97\times 10^{24}}{1{,}99\times 10^{30}}=3{,}00\times 10^{-6} et DS-JDT-J=151,1×1061,511×106=100,0\dfrac{D_{S\text{-}J}}{D_{T\text{-}J}}=\dfrac{151{,}1\times 10^{6}}{1{,}511\times 10^{6}}=100{,}0, d'où 1+3,00×10−6×104=1,0301+3{,}00\times 10^{-6}\times 10^{4}=1{,}030 et Deff=1,511×10111,030=1,49×1011D_{\text{eff}}=\dfrac{1{,}511\times 10^{11}}{\sqrt{1{,}030}}=1{,}49\times 10^{11} m. C'est la valeur annoncée. Vérification de bon sens : DeffD_{\text{eff}} est un peu plus petite que DS-JD_{S\text{-}J}, puisque l'attraction de la Terre s'ajoute à celle du Soleil, comme si le Soleil était un peu plus proche.

Q7. Schéma en fin de corrigé, à droite. On trace un cercle de centre S, la trajectoire, et le point J dessus. Le vecteur un→\overrightarrow{u_{n}}, unitaire, part de J et pointe vers le CENTRE S de la trajectoire. Le vecteur ut→\overrightarrow{u_{t}}, unitaire, part de J, est tangent au cercle (perpendiculaire à un→\overrightarrow{u_{n}}) et orienté dans le sens du mouvement.

La force F⃗\vec{F} part de J, a la direction et le sens de un→\overrightarrow{u_{n}} : elle est centripète, dirigée vers le Soleil, puisque ses deux composantes FS-J→\overrightarrow{F_{S\text{-}J}} et FT-J→\overrightarrow{F_{T\text{-}J}} le sont (question Q4). Sa longueur est quelconque (sans souci d'échelle), mais elle n'a aucune composante selon ut→\overrightarrow{u_{t}}. Erreur fréquente : orienter un→\overrightarrow{u_{n}} vers l'extérieur du cercle ; le vecteur normal du repère de Frenet pointe toujours vers le centre de courbure.

Q8. Dans le repère de Frenet, pour un mouvement circulaire de rayon DS-JD_{S\text{-}J}, l'accélération normale vaut an=v2DS-Ja_{n}=\dfrac{v^{2}}{D_{S\text{-}J}} (et l'accélération tangentielle at=dvdta_{t}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}).

Q9. Système : le télescope JWST, de masse mJm_{J} constante ; référentiel héliocentrique, supposé galiléen ; seule force prise en compte : la résultante gravitationnelle F⃗\vec{F} du Soleil et de la Terre.

Deuxième loi de Newton : mJ a⃗=F⃗=G mJ MSDeff2 un→m_{J}\,\vec{a}=\vec{F}=G\,\dfrac{m_{J}\,M_{S}}{D_{\text{eff}}^{2}}\,\overrightarrow{u_{n}}. La masse mJm_{J} se simplifie : a⃗=G MSDeff2 un→\vec{a}=\dfrac{G\,M_{S}}{D_{\text{eff}}^{2}}\,\overrightarrow{u_{n}}. Le mouvement ne dépend donc pas de la masse du télescope, ce qui explique qu'un télescope de six tonnes et un caillou placés en L2 tournent ensemble.

Q10. On identifie les coordonnées de a⃗\vec{a} dans le repère de Frenet avec celles trouvées à la question Q9. Selon ut→\overrightarrow{u_{t}} : at=dvdt=0a_{t}=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}=0, donc la valeur de la vitesse est constante, le mouvement circulaire est uniforme. Selon un→\overrightarrow{u_{n}} : v2DS-J=G MSDeff2\dfrac{v^{2}}{D_{S\text{-}J}}=\dfrac{G\,M_{S}}{D_{\text{eff}}^{2}}, soit v2=G MS DS-JDeff2v^{2}=\dfrac{G\,M_{S}\,D_{S\text{-}J}}{D_{\text{eff}}^{2}}.

La vitesse étant positive : v=G⋅MS⋅DS-JDeff2v=\sqrt{\dfrac{G\cdot M_{S}\cdot D_{S\text{-}J}}{D_{\text{eff}}^{2}}}, la relation annoncée. Valeur numérique, utile pour la suite : v=6,67×10−11×1,99×1030×1,511×1011(1,49×1011)2=3,0×104 m⋅s−1v=\sqrt{\dfrac{6{,}67\times 10^{-11}\times 1{,}99\times 10^{30}\times 1{,}511\times 10^{11}}{(1{,}49\times 10^{11})^{2}}}=3{,}0\times 10^{4}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, environ 30 km/s, la vitesse orbitale de la Terre elle-même.

Q11. Le mouvement est circulaire uniforme : pendant une période TT, le télescope parcourt une fois la circonférence 2π DS-J2\pi\,D_{S\text{-}J} à la vitesse constante vv. Donc T=2π DS-Jv=2π DS-JDeff2G MS DS-J=2πDS-J2 Deff2G MS DS-JT=\dfrac{2\pi\,D_{S\text{-}J}}{v}=2\pi\,D_{S\text{-}J}\sqrt{\dfrac{D_{\text{eff}}^{2}}{G\,M_{S}\,D_{S\text{-}J}}}=2\pi\sqrt{\dfrac{D_{S\text{-}J}^{2}\,D_{\text{eff}}^{2}}{G\,M_{S}\,D_{S\text{-}J}}}, et après simplification par DS-JD_{S\text{-}J} : T=2πDS-J⋅Deff2G⋅MST=2\pi\sqrt{\dfrac{D_{S\text{-}J}\cdot D_{\text{eff}}^{2}}{G\cdot M_{S}}}.

Application numérique, toutes les distances en mètres : DS-J⋅Deff2=1,511×1011×(1,49×1011)2=3,355×1033 m3D_{S\text{-}J}\cdot D_{\text{eff}}^{2}=1{,}511\times 10^{11}\times(1{,}49\times 10^{11})^{2}=3{,}355\times 10^{33}\ \mathrm{m^{3}} et G MS=6,67×10−11×1,99×1030=1,327×1020 m3⋅s−2G\,M_{S}=6{,}67\times 10^{-11}\times 1{,}99\times 10^{30}=1{,}327\times 10^{20}\ \mathrm{m^{3}\cdot s^{-2}}. D'où T=2π2,527×1013=2π×5,027×106=3,159×107T=2\pi\sqrt{2{,}527\times 10^{13}}=2\pi\times 5{,}027\times 10^{6}=3{,}159\times 10^{7} s, soit 3,159×10786 400=366\dfrac{3{,}159\times 10^{7}}{86\,400}=366 jours (365,6 jours ; 365,3 jours avec la valeur non arrondie de DeffD_{\text{eff}}).

Cohérence : par définition d'un point de Lagrange (texte d'introduction), le télescope tourne autour du Soleil avec la même période que la Terre, une année, soit 365,25 jours. L'écart est inférieur à 0,1 %, dû aux arrondis. Remarque éclairante : sans l'attraction de la Terre (Deff=DS-JD_{\text{eff}}=D_{S\text{-}J}), on trouverait environ 371 jours, puisqu'un corps plus éloigné du Soleil tourne plus lentement. C'est précisément le petit supplément de force dû à la Terre qui ramène la période du télescope à une année et le garde aligné avec elle. Erreur fréquente : diviser par 3 600 seulement, ou oublier de convertir les kilomètres de DS-JD_{S\text{-}J}.

Q12. Sur le spectre de la galaxie, les trois raies de l'hydrogène sont reçues aux longueurs d'onde 451451 nm (Hγ\mathrm{H_{\gamma}}), 507507 nm (Hβ\mathrm{H_{\beta}}) et 683683 nm (Hα\mathrm{H_{\alpha}}). On convertit dans l'unité du domaine de sensibilité de JWST : 683 nm=0,683683\ \mathrm{nm}=0{,}683 µm, 507 nm=0,507507\ \mathrm{nm}=0{,}507 µm, 451 nm=0,451451\ \mathrm{nm}=0{,}451 µm.

Seule 0,6830{,}683 µm appartient au domaine de sensibilité, de 0,6 µm à 28 µm ; les deux autres sont inférieures à 0,60{,}6 µm. Seule la raie Hα\mathrm{H_{\alpha}} reçue de la galaxie peut donc être observée par JWST. Piège : raisonner sur les longueurs d'onde du laboratoire (434, 486, 656 nm). La conclusion serait ici la même, mais le télescope reçoit les longueurs d'onde décalées, et c'est sur elles qu'il faut raisonner.

Q13. Sur les deux spectres, λH=656\lambda_{H}=656 nm au laboratoire et λH′=683\lambda'_{H}=683 nm pour la galaxie : λH′>λH\lambda'_{H}>\lambda_{H}, c'est le décalage vers le rouge. La fréquence et la longueur d'onde dans le vide sont liées par f=cλf=\dfrac{c}{\lambda} : une longueur d'onde plus grande correspond à une fréquence plus petite, donc fH′<fHf'_{H}<f_{H}.

Par effet Doppler, une source qui s'éloigne de l'observateur est reçue avec une fréquence plus faible que celle qu'elle émet : la galaxie TGS153Z170 s'éloigne de la Terre. Vérification : les raies Hβ\mathrm{H_{\beta}} (486 nm devenu 507 nm) et Hγ\mathrm{H_{\gamma}} (434 nm devenu 451 nm) sont elles aussi décalées vers les grandes longueurs d'onde.

Q14. On isole vGalv_{Gal} dans la formule (1) : λH′λH=1+vGalc\dfrac{\lambda'_{H}}{\lambda_{H}}=1+\dfrac{v_{Gal}}{c}, donc vGal=c(λH′λH−1)=c⋅λH′−λHλHv_{Gal}=c\left(\dfrac{\lambda'_{H}}{\lambda_{H}}-1\right)=c\cdot\dfrac{\lambda'_{H}-\lambda_{H}}{\lambda_{H}}.

Application numérique : vGal=3,00×108×683−656656=3,00×108×4,12×10−2=1,23×107 m⋅s−1v_{Gal}=3{,}00\times 10^{8}\times\dfrac{683-656}{656}=3{,}00\times 10^{8}\times 4{,}12\times 10^{-2}=1{,}23\times 10^{7}\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, environ 4 % de la célérité de la lumière. Les longueurs d'onde n'interviennent que par leur rapport : inutile de les convertir en mètres. vGal>0v_{Gal}>0 confirme l'éloignement trouvé à la question Q13.

Vérification avec une autre raie : le même facteur 1,04121{,}0412 appliqué à Hβ\mathrm{H_{\beta}} donne 486×1,0412=506486\times 1{,}0412=506 nm, et le spectre de la galaxie indique 507507 nm ; l'accord, à la précision de lecture, confirme la valeur.

Q15. Loi de Hubble-Lemaître : vGal=H0⋅Dv_{Gal}=H_{0}\cdot D, donc D=vGalH0D=\dfrac{v_{Gal}}{H_{0}}. La vitesse est en m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}} et H0H_{0} en m⋅s−1⋅Mpc−1\mathrm{m\cdot s^{-1}\cdot Mpc^{-1}} : le quotient est directement en Mpc. D=1,23×10770×103=1,8×102D=\dfrac{1{,}23\times 10^{7}}{70\times 10^{3}}=1{,}8\times 10^{2} Mpc (176 Mpc avant arrondi, deux chiffres significatifs comme H0H_{0}).

En mètres : D=176×3,1×1022=5,5×1024D=176\times 3{,}1\times 10^{22}=5{,}5\times 10^{24} m. Ordre de grandeur : la lumière met 5,5×10243,00×108≈1,8×1016\dfrac{5{,}5\times 10^{24}}{3{,}00\times 10^{8}}\approx 1{,}8\times 10^{16} s, environ 580 millions d'années, pour nous parvenir. Erreur fréquente : diviser une vitesse exprimée en km/s par H0H_{0} exprimée en m/s/Mpc, ce qui donne une distance mille fois trop petite.

STJF S-JF T-JD T-SD T-JSJunutF
Schémas sans souci d'échelle. À gauche, questions Q2 et Q4 : S, T et J alignés, et les deux forces exercées sur J, dirigées vers le Soleil (dessinées légèrement décalées pour rester lisibles). À droite, question Q7 : trajectoire circulaire de centre S, repère de Frenet en J et force F⃗\vec{F} selon un→\overrightarrow{u_{n}}.

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Exercice 2 : Étude d'un produit ménager « fait maison »

5 points Acide-base, pKa et titragesDéterminer la composition d'un système : lois, spectres et domaines de validitéAvancement et dosages

Les tâches ménagères nécessitent l'usage de produits d'entretien. Pourtant, ces produits ménagers ne sont pas sans risque sanitaire. Il existe de nombreuses alternatives à l'eau de Javel ou autres produits qui, peuvent engendrer la formation d'espèces chimiques toxiques. Pour fabriquer un spray nettoyant multi-usages écologique et économique, on peut réaliser un mélange de deux produits ménagers simples : le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude. La mousse obtenue permet de décoller les impuretés présentes sur une surface.

L'objectif de cet exercice est d'étudier la transformation chimique entre le vinaigre et le bicarbonate de soude.

  • Le vinaigre blanc.
  • Le vinaigre blanc peut être utilisé en tant que détartrant, désinfectant et anticalcaire. Ce liquide incolore est composé d'eau et d'acide éthanoïque obtenu la plupart du temps à partir de sucre de betterave.
  • Pour fabriquer un produit ménager, il est conseillé d'utiliser du vinaigre blanc à 8,0 % en masse.
  • Données :
    • masse volumique du vinaigre : ρ=1,01 g⋅mL−1\rho=1{,}01\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}} ;
    • masse molaire de l'acide éthanoïque : M=60 g⋅mol−1M=60\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • concentration standard : c∘=1,0 mol⋅L−1c^{\circ}=1{,}0\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • Formule topologique de l'acide éthanoïque : un trait pour le groupe méthyle relié à un carbone qui porte une double liaison vers O et une liaison simple vers HO.
    Figure 1. Formule topologique de l'acide éthanoïque.
  • Q1. À partir de la formule topologique donnée sur la figure 1, représenter la formule semi-développée de l'acide éthanoïque.
  • Q2. À l'aide des données présentes dans le texte descriptif du vinaigre blanc ci-dessus, montrer que la quantité de matière en acide éthanoïque nn contenue dans un volume VV égal à 1,0 L de vinaigre blanc à 8,0 % en masse est voisine de 1,3 mol.
  • Dans la suite de l'exercice, on utilisera la notation AH(aq)\mathrm{AH(aq)} pour représenter l'acide éthanoïque et A−(aq)\mathrm{A^{-}(aq)} pour l'ion éthanoate. L'acide éthanoïque est un acide faible. On désire modéliser la transformation entre l'acide éthanoïque contenu dans le vinaigre et l'eau.
  • Q3. Écrire l'équation de la réaction modélisant cette transformation chimique.
  • Q4. Donner l'expression littérale de la constante d'acidité KAK_{A} du couple acide éthanoïque / ion éthanoate, noté AH(aq)/A−(aq)\mathrm{AH(aq)/A^{-}(aq)}, en fonction de la concentration standard c∘c^{\circ} et des concentrations en quantité de matière des espèces H3O+\mathrm{H_{3}O^{+}}, AH et A−\mathrm{A^{-}} observées à l'équilibre.
  • On donne, figure 2, le diagramme de distribution du couple acide éthanoïque / ion éthanoate.
  • Proportion en pourcentage en fonction du pH, de 0 à 7. Courbe 1, en trait plein : proche de 0 % jusqu'à pH 3, elle croît, passe par 50 % vers pH 4,75 et tend vers 100 % au-delà de pH 6,5. Courbe 2, en pointillés : proche de 100 % jusqu'à pH 3, elle décroît, passe par 50 % au même pH 4,75 et tend vers 0 % au-delà de pH 6,5. Les deux courbes se croisent à 50 % vers pH 4,75.
    Figure 2. Diagramme de distribution du couple acide éthanoïque/ion éthanoate.
  • Q5. À l'aide du diagramme de la figure 2, déterminer la valeur du pKApK_{A} du couple acide éthanoïque / ion éthanoate. Justifier votre réponse.
  • Q6. Attribuer chaque courbe du diagramme de la figure 2 à l'espèce, AH(aq)\mathrm{AH(aq)} ou A−(aq)\mathrm{A^{-}(aq)}, qui lui correspond. Justifier votre réponse.
  • Réaction entre l'acide éthanoïque et le bicarbonate de soude.
  • Le bicarbonate de soude est un solide ionique de formule brute NaHCO3\mathrm{NaHCO_{3}} et de masse molaire M′=84 g⋅mol−1M'=84\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}. Lorsqu'il est dissous en solution aqueuse les ions présents en solution sont les ions sodium Na+(aq)\mathrm{Na^{+}(aq)} et les ions hydrogénocarbonate HCO3−(aq)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)}.
  • Le couple acide/base associé aux ions hydrogénocarbonate pris en compte par la suite est CO2(aq)/HCO3−(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)/HCO_{3}^{-}(aq)}.
  • On souhaite modéliser la transformation chimique entre l'acide éthanoïque AH(aq)\mathrm{AH(aq)} et les ions hydrogénocarbonate.
  • Q7. Écrire l'équation de la réaction modélisant cette transformation chimique. On suppose que cette réaction est totale.
  • Q8. Le texte introductif fait état de la formation de mousse lors de la réaction entre l'acide éthanoïque et le bicarbonate de soude. Expliquer ce phénomène.
  • Dans un erlenmeyer, on introduit un volume Vvinaigre=100V_{vinaigre}=100 mL de vinaigre à 8,0 % en masse et on ajoute une quantité de matière n′=0,20n'=0{,}20 mol d'ion hydrogénocarbonate en solution. La transformation chimique qui se produit dans l'erlenmeyer produit un gaz que l'on recueille par déplacement d'eau. Le gaz recueilli est considéré comme un gaz parfait. Dans les conditions de l'expérience, la valeur de la pression dans le tube est P=1020P=1020 hPa et la valeur de la température est θ=25\theta=25 °C.
  • Données :
    • la température exprimée en kelvin TT se calcule à partir de la température exprimée en degré Celsius θ\theta par T=θ+273,15T=\theta+273{,}15 ;
    • la valeur de la constante des gaz parfaits est R=8,314 Pa⋅m3⋅mol−1⋅K−1R=8{,}314\ \mathrm{Pa\cdot m^{3}\cdot mol^{-1}\cdot K^{-1}}.
  • Pour la question suivante, le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.
  • Q9. À l'aide de l'équation d'état du gaz parfait, déterminer le volume VgV_{g} de gaz libéré par la réaction chimique décrite précédemment.

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Q2
Q5
Q6
Q9
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Réponses

  • Q1 CH3−C(=O)−OH\mathrm{CH_{3}{-}C({=}O){-}OH}
  • Q2 n=w ρ VM=0,080×101060=1,35n=\dfrac{w\,\rho\,V}{M}=\dfrac{0{,}080\times 1010}{60}=1{,}35 mol, voisine de 1,3 mol
  • Q3 AH(aq)+H2O(ℓ)⇄A−(aq)+H3O+(aq)\mathrm{AH(aq)+H_{2}O(\ell)\rightleftarrows A^{-}(aq)+H_{3}O^{+}(aq)}
  • Q4 KA=[A−]eˊq [H3O+]eˊq[AH]eˊq c∘K_{A}=\dfrac{[\mathrm{A^{-}}]_{\text{éq}}\,[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{AH}]_{\text{éq}}\,c^{\circ}}
  • Q5 Croisement des courbes à pH≈4,75pH\approx 4{,}75 : pKA≈4,8pK_{A}\approx 4{,}8
  • Q6 Courbe 1 : A−(aq)\mathrm{A^{-}(aq)} ; courbe 2 : AH(aq)\mathrm{AH(aq)}
  • Q7 AH(aq)+HCO3−(aq)⟶A−(aq)+CO2(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{AH(aq)+HCO_{3}^{-}(aq)\longrightarrow A^{-}(aq)+CO_{2}(aq)+H_{2}O(\ell)}
  • Q8 Le dioxyde de carbone formé, peu soluble, se dégage en bulles de gaz piégées dans le liquide : c'est la mousse
  • Q9 AH limitant, n(CO2)=0,135n(\mathrm{CO_{2}})=0{,}135 mol ; Vg=nRTP≈3,3V_{g}=\dfrac{nRT}{P}\approx 3{,}3 L

Q1. Dans une formule topologique, chaque extrémité ou sommet de la ligne brisée sans symbole est un atome de carbone, porteur d'autant d'atomes d'hydrogène qu'il faut pour qu'il forme quatre liaisons. Le trait de gauche se termine par un carbone lié à un seul autre atome : c'est un groupe CH3\mathrm{CH_{3}}. Le carbone central porte =O\mathrm{{=}O} et −OH\mathrm{{-}OH} : il forme déjà ses quatre liaisons et ne porte aucun hydrogène.

Formule semi-développée, où toutes les liaisons sont écrites sauf celles qui partent des atomes d'hydrogène : CH3−C(=O)−OH\mathrm{CH_{3}{-}C({=}O){-}OH}, le carbone de droite étant relié vers le haut à l'oxygène par une double liaison et vers la droite au groupe OH. On l'écrit aussi en abrégé CH3−COOH\mathrm{CH_{3}{-}COOH}, mais la formule semi-développée attendue montre la double liaison C=O\mathrm{C{=}O}. Erreur fréquente : donner la formule brute C2H4O2\mathrm{C_{2}H_{4}O_{2}}, qui ne dit rien de l'enchaînement des atomes.

Q2. Un vinaigre « à 8,0 % en masse » contient 8,0 g d'acide éthanoïque pour 100 g de vinaigre : le titre massique est w=0,080w=0{,}080. Trois étapes.

Masse de 1,0 L de vinaigre, par la masse volumique : mvinaigre=ρ×V=1,01 g⋅mL−1×1000 mL=1,01×103m_{vinaigre}=\rho\times V=1{,}01\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}}\times 1000\ \mathrm{mL}=1{,}01\times 10^{3} g. Masse d'acide qu'elle contient : m=w×mvinaigre=0,080×1,01×103=80,8m=w\times m_{vinaigre}=0{,}080\times 1{,}01\times 10^{3}=80{,}8 g. Quantité de matière : n=mM=80,860=1,35n=\dfrac{m}{M}=\dfrac{80{,}8}{60}=1{,}35 mol.

En une seule expression : n=w ρ VM=1,35n=\dfrac{w\,\rho\,V}{M}=1{,}35 mol, valeur voisine de 1,3 mol (1,3 mol avec les deux chiffres significatifs de MM et de VV). Erreur fréquente : oublier la masse volumique et prendre 1,0 L pour 1,0 kg sans le dire ; ici l'écart n'est que de 1 %, mais le raisonnement doit passer par ρ\rho.

Q3. L'acide éthanoïque cède un proton à l'eau, qui joue le rôle de base (couple H3O+/H2O\mathrm{H_{3}O^{+}/H_{2}O}). C'est un acide faible : sa réaction avec l'eau n'est pas totale et conduit à un équilibre, d'où la double flèche :

AH(aq)+H2O(ℓ)⇄A−(aq)+H3O+(aq)\mathrm{AH(aq)+H_{2}O(\ell)\rightleftarrows A^{-}(aq)+H_{3}O^{+}(aq)}.

Vérification : conservation des éléments (le H transféré passe de AH à H3O+\mathrm{H_{3}O^{+}}) et de la charge (0 à gauche, −1+1=0-1+1=0 à droite). Erreur fréquente : une flèche simple, qui décrirait un acide fort.

Q4. La constante d'acidité est la constante d'équilibre de la réaction de l'acide avec l'eau écrite à la question Q3, l'eau, solvant, n'apparaissant pas :

KA=[A−]eˊqc∘×[H3O+]eˊqc∘[AH]eˊqc∘=[A−]eˊq×[H3O+]eˊq[AH]eˊq×c∘K_{A}=\dfrac{\dfrac{[\mathrm{A^{-}}]_{\text{éq}}}{c^{\circ}}\times\dfrac{[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}}}{c^{\circ}}}{\dfrac{[\mathrm{AH}]_{\text{éq}}}{c^{\circ}}}=\dfrac{[\mathrm{A^{-}}]_{\text{éq}}\times[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{AH}]_{\text{éq}}\times c^{\circ}}.

Chaque concentration est divisée par c∘c^{\circ}, ce qui rend KAK_{A} sans unité. Erreur fréquente : inverser le quotient, en mettant l'acide au numérateur ; les produits de la réaction vont toujours au numérateur.

Q5. La relation pH=pKA+log⁡[A−]eˊq[AH]eˊqpH=pK_{A}+\log\dfrac{[\mathrm{A^{-}}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{AH}]_{\text{éq}}}, qui découle de l'expression de KAK_{A}, montre que lorsque les deux formes sont en même proportion, [A−]=[AH][\mathrm{A^{-}}]=[\mathrm{AH}], le logarithme vaut 0 et pH=pKApH=pK_{A}.

Sur la figure 2, les deux courbes se coupent à 50 %, à l'abscisse pH≈4,75pH\approx 4{,}75, lue entre les graduations 4 et 5, un peu avant le milieu de la maille. Donc pKA≈4,8pK_{A}\approx 4{,}8 (une lecture entre 4,7 et 4,8 est acceptée ; la valeur tabulée est 4,76).

Q6. D'après la même relation, si pH<pKApH<pK_{A}, alors log⁡[A−][AH]<0\log\dfrac{[\mathrm{A^{-}}]}{[\mathrm{AH}]}<0 et [AH]>[A−][\mathrm{AH}]>[\mathrm{A^{-}}] : la forme acide prédomine aux pH faibles ; si pH>pKApH>pK_{A}, la forme basique prédomine.

La courbe 2, en pointillés, vaut presque 100 % aux pH faibles et décroît quand le pH augmente : c'est AH(aq)\mathrm{AH(aq)}. La courbe 1, en trait plein, presque nulle aux pH faibles, tend vers 100 % aux pH élevés : c'est A−(aq)\mathrm{A^{-}(aq)}. Vérification : à chaque pH, les deux proportions ont pour somme 100 %, ce que montre la symétrie des courbes autour du point de croisement.

Q7. Deux couples acide/base sont en présence : AH(aq)/A−(aq)\mathrm{AH(aq)/A^{-}(aq)}, dont on met en jeu l'acide, et CO2(aq)/HCO3−(aq)\mathrm{CO_{2}(aq)/HCO_{3}^{-}(aq)}, dont on met en jeu la base. Demi-équations : AH(aq)=A−(aq)+H+\mathrm{AH(aq)=A^{-}(aq)+H^{+}} et HCO3−(aq)+H+=CO2(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{HCO_{3}^{-}(aq)+H^{+}=CO_{2}(aq)+H_{2}O(\ell)} (la seconde s'équilibre en oxygène et en hydrogène avec une molécule d'eau). En les additionnant, le proton s'élimine :

AH(aq)+HCO3−(aq)⟶A−(aq)+CO2(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{AH(aq)+HCO_{3}^{-}(aq)\longrightarrow A^{-}(aq)+CO_{2}(aq)+H_{2}O(\ell)}, avec une flèche simple puisque la réaction est supposée totale.

Vérification : à gauche, C2H4O2+HCO3−\mathrm{C_{2}H_{4}O_{2}}+\mathrm{HCO_{3}^{-}}, soit 3 C, 5 H, 5 O et une charge −1-1 ; à droite, C2H3O2−+CO2+H2O\mathrm{C_{2}H_{3}O_{2}^{-}}+\mathrm{CO_{2}}+\mathrm{H_{2}O}, soit 3 C, 5 H, 5 O et une charge −1-1. Erreur fréquente : oublier la molécule d'eau, ce qui laisse l'équation déséquilibrée en hydrogène et en oxygène.

Q8. La réaction produit du dioxyde de carbone. Il est peu soluble dans l'eau : dès que la solution en est saturée, l'excès quitte la solution sous forme gazeuse, CO2(aq)⟶CO2(g)\mathrm{CO_{2}(aq)\longrightarrow CO_{2}(g)}. Il se forme ainsi de nombreuses bulles de gaz, une effervescence, qui restent prisonnières du liquide et constituent la mousse. C'est la même effervescence que celle d'un comprimé effervescent, lui aussi à base d'hydrogénocarbonate de sodium et d'un acide.

Q9. La démarche : déterminer la quantité de dioxyde de carbone formée par un bilan de matière, puis la convertir en volume par l'équation d'état du gaz parfait.

Étape 1, quantités initiales. Par le calcul de la question Q2, 100 mL de vinaigre ont une masse ρ Vvinaigre=1,01×100=101\rho\,V_{vinaigre}=1{,}01\times 100=101 g, et contiennent 0,080×101=8,080{,}080\times 101=8{,}08 g d'acide éthanoïque, soit n0(AH)=8,0860=0,135n_{0}(\mathrm{AH})=\dfrac{8{,}08}{60}=0{,}135 mol, le dixième de la quantité contenue dans 1,0 L. Les ions hydrogénocarbonate : n′=0,20n'=0{,}20 mol.

Étape 2, réactif limitant. Les nombres stœchiométriques de AH et de HCO3−\mathrm{HCO_{3}^{-}} valent 1 dans l'équation de la question Q7 : le réactif limitant est celui dont la quantité initiale est la plus petite. 0,135<0,200{,}135<0{,}20 : l'acide éthanoïque est limitant, et la réaction étant totale, xmax=0,135x_{max}=0{,}135 mol. On en déduit n(CO2)=xmax=0,135n(\mathrm{CO_{2}})=x_{max}=0{,}135 mol (il reste 0,20−0,135=0,0650{,}20-0{,}135=0{,}065 mol d'ions hydrogénocarbonate). On suppose que tout le dioxyde de carbone formé se dégage.

Étape 3, équation d'état du gaz parfait P Vg=n R TP\,V_{g}=n\,R\,T, en unités du système international : P=1020 hPa=1,020×105P=1020\ \mathrm{hPa}=1{,}020\times 10^{5} Pa et T=25+273,15=298,15T=25+273{,}15=298{,}15 K. D'où Vg=n R TP=0,135×8,314×298,151,020×105=3,3×10−3 m3V_{g}=\dfrac{n\,R\,T}{P}=\dfrac{0{,}135\times 8{,}314\times 298{,}15}{1{,}020\times 10^{5}}=3{,}3\times 10^{-3}\ \mathrm{m^{3}}, soit Vg≈3,3V_{g}\approx 3{,}3 L (3,2 L si l'on part de la valeur arrondie de 1,3 mol par litre, soit 0,13 mol).

Regard critique : une partie du dioxyde de carbone reste dissoute dans l'eau, de sorte que le volume réellement recueilli sera un peu plus faible. Erreurs fréquentes : garder la pression en hectopascals ou la température en degrés Celsius, et lire le volume en litres alors que la formule le donne en m3\mathrm{m^{3}} ; ou prendre l'hydrogénocarbonate, en excès, pour calculer la quantité de gaz, ce qui donnerait 4,9 L.

Exercice 3 : Étude d'un soin capillaire

4 points Déterminer la composition d'un système : lois, spectres et domaines de validitéAvancement et dosagesChimie organique et synthèseMesure, incertitudes et chiffres significatifs

L'acide glycolique est connu pour ses utilisations en dermatologie afin de lutter contre l'acné mais il entre aussi dans la composition de soins capillaires. C'est une molécule qui, grâce à sa petite taille, pénètre facilement les cheveux et se fixe sur la kératine pour renforcer la fibre capillaire et réduire les cassures.

Dans l'industrie chimique, on le synthétise à partir d'une réaction catalysée faisant intervenir du formaldéhyde et du monoxyde de carbone en présence d'eau selon l'équation de réaction suivante :

Équation de synthèse : formaldéhyde (formule développée, un carbone lié à deux H et doublement lié à O) plus CO, monoxyde de carbone, plus H2O, eau, donnent, avec une double flèche d'équilibre, l'acide glycolique : un carbone portant deux H et un groupe O-H, lié à un second carbone qui porte une double liaison C=O et un groupe O-H.
  • L'objectif de cet exercice est d'étudier la molécule d'acide glycolique puis de vérifier le pourcentage en masse ou titre massique d'un soin capillaire indiqué par le fabriquant.
  • Étude de la synthèse de la molécule d'acide glycolique.
  • Données :
    • préfixes utilisés pour la nomenclature systématique :
  • Nombre d'atomes de carbone12345
    Préfixeméth-éth-prop-but-pent-
    Préfixes utilisés pour la nomenclature systématique
  • • en nomenclature systématique, les aldéhydes sont désignés par le suffixe -al.
  • Q1. À l'aide des données, indiquer le nom du formaldéhyde en nomenclature systématique.
  • Q2. Recopier sur la copie la formule semi-développée de la molécule d'acide glycolique puis entourer et nommer les groupes caractéristiques présents dans la molécule en précisant les familles fonctionnelles associées.
  • La figure 1 présente les spectres infrarouge de deux espèces chimiques. L'un des spectres est celui de l'acide glycolique.
  • Spectre A, transmittance de 0 à 100 en fonction du nombre d'onde de 4000 à 400 cm⁻¹ : aucune bande large entre 2500 et 3500 cm⁻¹, seulement une faible bande vers 3600-3400 et une bande fine vers 3000 cm⁻¹ ; une bande très forte et fine vers 1720 cm⁻¹ ; deux bandes fortes vers 1360 et 1220 cm⁻¹ ; une bande fine vers 530 cm⁻¹.
    Figure 1. Spectres infrarouge de deux espèces chimiques : spectre A
  • Spectre B, transmittance de 0 à 100 en fonction du nombre d'onde de 4000 à 400 cm⁻¹ : une bande forte et large centrée vers 3350 cm⁻¹, suivie d'une large bande irrégulière qui s'étend jusque vers 2550 cm⁻¹ ; une bande très forte vers 1740 cm⁻¹ ; plusieurs bandes fortes entre 1450 et 1100 cm⁻¹.
    Figure 1. Spectres infrarouge de deux espèces chimiques : spectre B
  • Données :
    • table simplifiée de données de spectroscopie IR :
  • LiaisonNombre d'onde (cm⁻¹)Intensité
    O-H alcool libre3500 - 3700forte, fine
    O-H alcool lié3200 - 3400forte, large
    O-H acide carboxylique2500 - 3200forte à moyenne, large
    C = O ester1700 - 1740forte
    C = O aldéhyde et cétone1650 - 1730forte
    C = O acide carboxylique1680 - 1710forte
    Table simplifiée de données de spectroscopie IR
  • Q3. À l'aide des données, identifier parmi les spectres A et B de la figure 1 celui qui correspond à la molécule d'acide glycolique. Justifier la réponse.
  • Étude d'un sérum capillaire.
  • Sur le flacon d'un sérum réparateur de cheveux, le fabriquant indique 7,0 % en masse d'acide glycolique. On souhaite vérifier ce pourcentage en masse ou titre massique grâce à un titrage colorimétrique.
  • Pour cela, après avoir dilué 10 fois le sérum, on titre un prélèvement de volume V1=20,0V_{1}=20{,}0 mL de solution diluée par une solution titrante d'hydroxyde de sodium (Na+(aq) ; HO−(aq))\mathrm{(Na^{+}(aq)\ ;\ HO^{-}(aq))} de concentration en quantité de matière C2=2,0×10−1 mol⋅L−1C_{2}=2{,}0\times 10^{-1}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} en présence d'un indicateur coloré. La valeur du volume de solution titrante versé à l'équivalence est VE=9,4V_{E}=9{,}4 mL.
  • Données :
    • principaux indicateurs colorés :
  • NomTeinte acideZone de virageTeinte basique
    Hélianthinerouge3,1 - 4,4jaune
    Rouge de méthylerouge4,2 - 6,2jaune
    Bleu de bromothymol (BBT)jaune6,0 - 7,6bleu
    Phénolphtaléineincolore8,2 - 10,0rose-violet
    Principaux indicateurs colorés
  • • masse molaire de l'acide glycolique : M=76,0 g⋅mol−1M=76{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • masse volumique du sérum capillaire ρ=1,0 g⋅mL−1\rho=1{,}0\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}} ;
    • des études montrent que lors du titrage d'une solution d'acide glycolique par une solution d'hydroxyde de sodium, le pHpH à l'équivalence est voisin de 8,5.
  • Q4. Rédiger le protocole expérimental permettant de préparer un volume V=50,0V=50{,}0 mL de solution de sérum capillaire dilué 10 fois.
  • Q5. Indiquer, en justifiant à l'aide des données, l'indicateur coloré que l'on peut utiliser lors de ce titrage.
  • On souhaite modéliser la transformation chimique mise en jeu lors de ce titrage. Pour cela, on notera AH l'acide glycolique et A−\mathrm{A^{-}} l'ion glycolate.
  • Q6. Écrire l'équation de la réaction support du titrage réalisé.
  • Q7. Définir l'équivalence d'un titrage.
  • Q8. En déduire l'expression puis calculer la valeur de la concentration en quantité de matière en acide glycolique C1C_{1} du sérum dilué puis la concentration en quantité de matière en acide glycolique du sérum commercial notée CC.
  • Données :
    • pour discuter de l'accord du résultat d'une mesure avec une valeur de référence, on utilise le quotient ∣x−xreˊf∣u(x)\dfrac{|x-x_{\text{réf}}|}{u(x)} avec xx, la valeur mesurée, xreˊfx_{\text{réf}} la valeur de référence et u(x)u(x), l'incertitude-type associée à la valeur mesurée xx.
  • On estime l'incertitude-type sur la détermination de la concentration en quantité de matière en acide glycolique u(C)=0,05 mol⋅L−1u(C)=0{,}05\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • Q9. À l'aide des données, indiquer si le pourcentage en masse ou titre massique indiqué par le fabriquant est correct.

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Q1
Q3
Q5
Q8
Q9
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Réponses

  • Q1 Méthanal
  • Q2 HO−CH2−COOH\mathrm{HO{-}CH_{2}{-}COOH} : groupe hydroxyle (alcool) et groupe carboxyle (acide carboxylique)
  • Q3 Spectre B : bandes larges O-H d'alcool lié (vers 3350 cm⁻¹) et O-H d'acide carboxylique (2500 à 3200 cm⁻¹), absentes du spectre A
  • Q4 Pipette jaugée de 5,00 mL de sérum, fiole jaugée de 50,0 mL, eau distillée jusqu'au trait de jauge, homogénéiser
  • Q5 Phénolphtaléine : sa zone de virage, 8,2 à 10,0, contient le pH à l'équivalence, 8,5
  • Q6 AH(aq)+HO−(aq)⟶A−(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{AH(aq)+HO^{-}(aq)\longrightarrow A^{-}(aq)+H_{2}O(\ell)}
  • Q7 Réactifs titré et titrant introduits dans les proportions stœchiométriques : changement de réactif limitant
  • Q8 C1=C2VEV1=9,4×10−2 mol⋅L−1C_{1}=\dfrac{C_{2}V_{E}}{V_{1}}=9{,}4\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} ; C=10 C1=0,94 mol⋅L−1C=10\,C_{1}=0{,}94\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}
  • Q9 Creˊf=0,92 mol⋅L−1C_{\text{réf}}=0{,}92\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, quotient 0,4<20{,}4<2 : le titre de 7,0 % est correct

Q1. La formule du formaldéhyde, H−CHO\mathrm{H{-}CHO}, montre un seul atome de carbone, porteur du groupe carbonyle en bout de chaîne : c'est un aldéhyde. Préfixe pour un carbone : méth- ; suffixe des aldéhydes : -al. Le formaldéhyde est le méthanal. Piège : « méthanol », avec un o, désigne l'alcool CH3OH\mathrm{CH_{3}OH}, une autre molécule.

Q2. Formule semi-développée : HO−CH2−C(=O)−OH\mathrm{HO{-}CH_{2}{-}C({=}O){-}OH}, le carbone de droite portant la double liaison vers un oxygène et le groupe OH.

Deux groupes caractéristiques à entourer. Le groupe hydroxyle −OH\mathrm{{-}OH}, porté par le carbone CH2\mathrm{CH_{2}}, carbone tétragonal qui n'est lié à aucun autre oxygène : famille des alcools. Le groupe carboxyle −C(=O)−OH\mathrm{{-}C({=}O){-}OH}, en bout de chaîne : famille des acides carboxyliques. L'acide glycolique est donc à la fois un alcool et un acide carboxylique (son nom systématique est l'acide 2-hydroxyéthanoïque).

Erreur fréquente : entourer séparément le C=O\mathrm{C{=}O} et le OH\mathrm{OH} du groupe carboxyle et annoncer une cétone et un alcool. Les deux, sur le même carbone, forment UN seul groupe, le carboxyle ; le seul groupe hydroxyle d'alcool est celui du CH2\mathrm{CH_{2}}.

Q3. On cherche dans chaque spectre les bandes des liaisons que possède l'acide glycolique : C=O\mathrm{C{=}O} du groupe carboxyle, O−H\mathrm{O{-}H} du groupe carboxyle (bande forte à moyenne, très large, entre 2500 et 3200 cm−1\mathrm{cm^{-1}}) et O−H\mathrm{O{-}H} de l'alcool, lié par liaisons hydrogène en phase condensée (bande forte et large entre 3200 et 3400 cm−1\mathrm{cm^{-1}}).

Les deux spectres présentent une bande très forte et fine vers 1720 à 1740 cm−1\mathrm{cm^{-1}}, celle d'une liaison C=O\mathrm{C{=}O} : ce critère ne permet pas de les départager.

Le spectre B présente une bande forte et large centrée vers 3350 cm−1\mathrm{cm^{-1}}, caractéristique de l'O-H d'un alcool lié, prolongée d'une large bande irrégulière jusque vers 2550 cm−1\mathrm{cm^{-1}}, caractéristique de l'O-H d'un acide carboxylique. Le spectre A ne présente aucune de ces bandes larges : seulement une bande fine vers 3000 cm−1\mathrm{cm^{-1}} (liaisons C-H) et une faible bande vers 3400 à 3600 cm−1\mathrm{cm^{-1}}, bien trop peu intense pour un O-H. Le spectre A est celui d'une espèce à C=O\mathrm{C{=}O} sans O-H, une cétone ou un ester par exemple.

Conclusion : le spectre B est celui de l'acide glycolique. Remarque : sa bande C=O\mathrm{C{=}O}, lue vers 1740 cm−1\mathrm{cm^{-1}}, tombe un peu au-dessus de l'intervalle de la table pour un acide carboxylique ; la table est simplifiée et c'est bien la présence des deux bandes O-H qui tranche. Piège : conclure sur la seule bande C=O, présente dans les deux spectres.

Q4. Diluer 10 fois, c'est diviser la concentration par le facteur de dilution F=10F=10 en conservant la quantité de soluté prélevée : CmVm=CfVfC_{m}V_{m}=C_{f}V_{f}, d'où le volume de solution mère à prélever Vm=VF=50,010=5,00V_{m}=\dfrac{V}{F}=\dfrac{50{,}0}{10}=5{,}00 mL.

Protocole : verser un peu de sérum dans un bécher (on ne pipette jamais dans le flacon) ; prélever 5,00 mL de sérum avec une pipette jaugée de 5,00 mL munie d'une propipette ; les verser dans une fiole jaugée de 50,0 mL ; ajouter de l'eau distillée jusqu'aux deux tiers environ, boucher et agiter pour homogénéiser ; compléter avec de l'eau distillée jusqu'au trait de jauge, en finissant à la pipette simple, le bas du ménisque sur le trait ; boucher et agiter de nouveau.

Erreur fréquente : prélever avec une éprouvette graduée ou un bécher, verrerie trop peu précise pour une solution qui sera titrée ; la pipette jaugée et la fiole jaugée sont indispensables.

Q5. Pour un titrage colorimétrique, on choisit un indicateur dont la zone de virage contient le pH à l'équivalence : le changement de teinte se produit alors à l'équivalence. Le pH à l'équivalence est voisin de 8,5, qui appartient à la zone de virage de la phénolphtaléine, 8,2 à 10,0, et à aucune autre zone du tableau. On utilise la phénolphtaléine : la solution, incolore au départ, devient rose-violet à la goutte qui suit l'équivalence.

Piège : choisir le bleu de bromothymol par réflexe, en pensant qu'un titrage acide-base a son équivalence à pH 7. C'est vrai pour un acide fort ; l'acide glycolique est faible, et l'ion glycolate formé rend la solution basique à l'équivalence.

Q6. L'acide glycolique AH réagit avec la base forte HO−\mathrm{HO^{-}} (couple H2O/HO−\mathrm{H_{2}O/HO^{-}}) ; la réaction support d'un titrage doit être totale et rapide, d'où la flèche simple : AH(aq)+HO−(aq)⟶A−(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{AH(aq)+HO^{-}(aq)\longrightarrow A^{-}(aq)+H_{2}O(\ell)}. Les ions sodium sont spectateurs.

Q7. À l'équivalence d'un titrage, les réactifs titré et titrant ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de l'équation de la réaction support : ils sont alors entièrement consommés tous les deux. Avant l'équivalence, le réactif titrant est limitant ; après, c'est le réactif titré : l'équivalence correspond au changement de réactif limitant.

Q8. L'équation de la question Q6 a des nombres stœchiométriques égaux à 1. À l'équivalence : n(AH)initiale=n(HO−)verseˊen(\mathrm{AH})_{\text{initiale}}=n(\mathrm{HO^{-}})_{\text{versée}}, soit C1×V1=C2×VEC_{1}\times V_{1}=C_{2}\times V_{E}, d'où C1=C2×VEV1C_{1}=\dfrac{C_{2}\times V_{E}}{V_{1}}.

Application numérique, les volumes en mL se simplifiant : C1=2,0×10−1×9,420,0=9,4×10−2 mol⋅L−1C_{1}=\dfrac{2{,}0\times 10^{-1}\times 9{,}4}{20{,}0}=9{,}4\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Le sérum commercial a été dilué 10 fois : C=10×C1=0,94 mol⋅L−1C=10\times C_{1}=0{,}94\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, avec deux chiffres significatifs comme C2C_{2} et VEV_{E}. Erreur fréquente : oublier de remultiplier par le facteur de dilution, ce qui donne au sérum une concentration dix fois trop faible.

Q9. On convertit d'abord l'indication du fabricant en concentration, valeur de référence. Un litre de sérum a une masse ρ×V=1,0 g⋅mL−1×1000 mL=1,0×103\rho\times V=1{,}0\ \mathrm{g\cdot mL^{-1}}\times 1000\ \mathrm{mL}=1{,}0\times 10^{3} g, dont 7,0 % d'acide glycolique, soit 7070 g, c'est-à-dire 7076,0=0,92\dfrac{70}{76{,}0}=0{,}92 mol. Donc Creˊf=w ρM=0,92 mol⋅L−1C_{\text{réf}}=\dfrac{w\,\rho}{M}=0{,}92\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.

Quotient : ∣C−Creˊf∣u(C)=∣0,94−0,921∣0,05=0,4\dfrac{|C-C_{\text{réf}}|}{u(C)}=\dfrac{|0{,}94-0{,}921|}{0{,}05}=0{,}4. Il est inférieur à 2 : la valeur mesurée est compatible avec la valeur de référence, l'écart représentant moins de deux incertitudes-types. Le titre massique indiqué par le fabricant, 7,0 %, est correct.

Vérification dans l'autre sens : le titrage donne un titre massique w=C Mρ=0,94×76,01000=0,071w=\dfrac{C\,M}{\rho}=\dfrac{0{,}94\times 76{,}0}{1000}=0{,}071, soit 7,17{,}1 %, très proche des 7,0 % annoncés. Attention aux unités de cette dernière formule : ρ\rho en g⋅L−1\mathrm{g\cdot L^{-1}}, soit 1,0×103 g⋅L−11{,}0\times 10^{3}\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}.

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