Calcul différentiel 201-NYA • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal
Fiche de révision : les applications de la dérivée
Cette fiche ne réénonce pas les théorèmes : ils tiennent en trois lignes dans vos notes. Elle traite ce qui décide de la note, c'est-à-dire la vérification des hypothèses, la distinction entre ce qu'un théorème donne et ce qu'il ne donne pas, et la rédaction exacte que le correcteur cherche du regard avant de lire le calcul.
Elle s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature à Montréal, et aux élèves de Terminale des lycées français qui suivent le complément québécois de mathématiques. La série d'exercices corrigés du même chapitre met ensuite chaque réflexe à l'épreuve.
Le fil du chapitre
Les théorèmes de ce chapitre ne calculent rien, ils GARANTISSENT : Rolle et les accroissements finis affirment qu'un point existe sans jamais le donner. Leurs hypothèses ne sont pas décoratives, et une copie qui applique le théorème sans les vérifier ne vaut rien, même quand sa conclusion est vraie.
Rolle et les accroissements finis : mêmes hypothèses, une conclusion
•Hypothèses communes : f CONTINUE sur [a,b] fermé, et DÉRIVABLE sur ]a,b[ ouvert. Les deux intervalles sont différents, et ce n'est pas un détail.
•Rolle ajoute f(a)=f(b) et conclut : il existe c∈]a,b[ tel que f′(c)=0.
•Accroissements finis (Lagrange) : il existe c∈]a,b[ tel que f′(c)=b−af(b)−f(a).
•Traduction : il existe un instant où la vitesse instantanée égale la vitesse moyenne.
•Les deux théorèmes donnent l'EXISTENCE de c, jamais sa valeur. Chercher c est une question distincte.
La corde joint (0;0) à (2;2) et a pour pente 1; la tangente en c=32 lui est PARALLÈLE. C'est exactement ce que le théorème des accroissements finis affirme, et il n'affirme rien de plus.
Rolle est le cas particulier de Lagrange où la corde est horizontale. Retenir un seul théorème suffit.
Les conséquences, celles qu'on utilise vraiment
•f′>0 sur un intervalle ⇒f strictement croissante. C'est une CONSÉQUENCE de Lagrange, pas une définition.
•f′=0 sur un intervalle ⇒f constante sur cet intervalle.
•f′=g′ sur un intervalle ⇒f−g est constante. C'est ce qui justifie le +C des primitives.
•Croissance stricte ⇒ injectivité ⇒ UNICITÉ d'une racine, quand le théorème des valeurs intermédiaires en a déjà donné l'existence.
« Sur un INTERVALLE » est obligatoire : f(x)=x1 a une dérivée strictement négative et n'est pas décroissante sur R∖{0}.
Mouvement rectiligne : les six mots à ne pas confondre
•Le mobile CHANGE DE SENS là où v change de SIGNE, pas là où v=0 sans changer de signe.
•Il ACCÉLÈRE quand v et a ont le MÊME signe, il ralentit quand ils sont de signes contraires.
•Déplacement sur [t1,t2] : s(t2)−s(t1), une différence signée.
•Distance parcourue : somme des ∣s(ti+1)−s(ti)∣ entre les instants de changement de sens.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Appliquer Rolle sans vérifier la dérivabilité
toute la question, la conclusion étant d'ailleurs fausse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« f(x)=∣x∣ sur [−1,1] est continue et f(−1)=f(1), donc il existe c tel que f′(c)=0. »
Ce qu'il faut écrire
« f n'est pas dérivable en 0, qui appartient à ]−1,1[ : l'hypothèse de dérivabilité tombe et le théorème ne s'applique pas. »
Pourquoi : ∣x∣ a une dérivée valant −1 à gauche et +1 à droite, jamais 0. C'est le contre-exemple qui prouve que l'hypothèse de dérivabilité n'est pas décorative, et c'est celui que le correcteur attend si l'énoncé demande de discuter les hypothèses.
2.Prendre un nombre critique pour un extremum
2 points, et un tableau de variations faux
Ce qu'il ne faut pas écrire
« f(x)=x3 vérifie f′(0)=0, donc f a un extremum en 0. »
Ce qu'il faut écrire
« f′(x)=3x2≥0 ne change PAS de signe en 0 : il n'y a pas d'extremum, mais un point d'inflexion à tangente horizontale. »
Deux tangentes horizontales, deux situations opposées : en 0, x3 continue de monter et il n'y a aucun extremum; en 3, la parabole change de sens et le minimum est réel.
Pourquoi : Un nombre critique est un CANDIDAT, jamais une conclusion. C'est le CHANGEMENT DE SIGNE de f′ qui décide, et le test de la dérivée seconde reste muet quand f′′(c)=0, comme ici. Le seul test qui tranche toujours est celui de la dérivée première.
3.Confondre déplacement et distance parcourue
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« s(t)=t2−4t sur [0,5] : la distance parcourue est s(5)−s(0)=5. »
Ce qu'il faut écrire
« Le mobile change de sens en t=2 où v=2t−4=0. Distance =∣s(2)−s(0)∣+∣s(5)−s(2)∣=4+9=13. »
Pourquoi : Le déplacement vaut bien 5, mais le mobile est d'abord parti de 4 unités dans l'autre sens. Le mot « distance parcourue » impose le découpage aux instants où v change de signe, exactement comme l'aire impose le découpage aux zéros de la fonction.
4.Confondre accélérer et avoir une accélération positive
1 point, et l'interprétation finale du problème
Ce qu'il ne faut pas écrire
« a(t)>0, donc le mobile accélère. »
Ce qu'il faut écrire
« Le mobile accélère quand v et a sont de MÊME signe. Avec v<0 et a>0, il ralentit. »
Pourquoi : L'accélération augmente la vitesse ALGÉBRIQUE, pas nécessairement sa valeur absolue. Un mobile qui recule et dont l'accélération est positive freine avant de repartir en avant. C'est la question d'interprétation la plus fréquente en fin de problème de mouvement.
5.Appliquer L'Hospital à une forme qui n'est pas indéterminée
toute la question, la réponse étant fausse
Ce qu'il ne faut pas écrire
limx→0x+1cosx=limx→01−sinx=0
Ce qu'il faut écrire
La forme vaut 11=1 : elle n'est PAS indéterminée, on substitue et la limite vaut 1.
Pourquoi : La règle de L'Hospital n'est valable que pour 00 et ∞∞. L'appliquer ailleurs donne un nombre qui n'a aucun rapport avec la limite. Écrire la forme indéterminée AVANT de dériver, en toutes lettres, est ce qui protège de cette erreur et rapporte un demi-point.
6.Croire que Rolle ou Lagrange donnent la valeur de c
2 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Le théorème des accroissements finis donne c=2a+b. »
Ce qu'il faut écrire
« Le théorème garantit l'EXISTENCE d'un tel c; le trouver demande de résoudre f′(c)=b−af(b)−f(a), ce qui est une question distincte. »
Pourquoi : Le milieu ne convient que pour une parabole, par hasard. Sur f(x)=x3−3x et [0,2], la pente moyenne vaut 1 et c=32≈1,155, qui n'est pas 1. Un théorème d'existence ne fournit jamais de formule.
7.Lancer Newton depuis n'importe quel point de départ
toute la question, ou une boucle infinie à la calculatrice
Ce qu'il ne faut pas écrire
« x0=0 pour f(x)=x3−2x+2, la méthode va converger. »
Ce qu'il faut écrire
« En x0=0, la suite oscille entre 0 et 1 sans jamais converger : il faut choisir x0 dans un intervalle où f′ ne s'annule pas et où le signe de f change. »
Pourquoi : xn+1=xn−f′(xn)f(xn) diverge dès que f′(xn) est proche de zéro, et peut entrer en cycle. Le choix du point de départ se justifie par le théorème des valeurs intermédiaires sur un petit intervalle, pas par intuition.
Quelle méthode choisir
Quel théorème, selon le verbe de l'énoncé
Les questions de ce chapitre se ressemblent toutes. Le VERBE désigne l'outil, et il n'y a pas d'ambiguïté.
Si « montrer qu'il existe une solution » sur un intervalle → théorème des valeurs intermédiaires, avec continuité et changement de signe explicités
Exemple : x3+x−1=0 a une racine dans [0,1]
Si l'énoncé ajoute « une UNIQUE solution » → valeurs intermédiaires pour l'existence, PUIS stricte monotonie pour l'unicité, en deux phrases séparées
Exemple : f′(x)=3x2+1>0 donne l'unicité
Si « montrer qu'il existe c tel que f′(c)=0 » avec f(a)=f(b) → théorème de Rolle, hypothèses vérifiées une par une
Exemple : montrer qu'une équation polynomiale a au plus trois racines
Si « montrer qu'il existe un instant où la vitesse instantanée égale la vitesse moyenne » → théorème des accroissements finis
Exemple : un trajet de 200 km en 2 h impose un instant à exactement 100 km/h
Si « approcher » ou « donner une valeur approchée d'une racine » → méthode de Newton, avec justification du point de départ
Exemple : xn+1=xn−f′(xn)f(xn) depuis x0=1
Si une limite de forme 00 ou ∞∞ → règle de L'Hospital, après avoir ÉCRIT la forme indéterminée
Exemple : limx→0xsinx redonne 1
« Montrer qu'il existe » appelle toujours un théorème d'existence; « calculer » appelle un calcul. Confondre les deux fait écrire un calcul là où l'on attendait des hypothèses vérifiées.
Distance ou déplacement, dans un problème de mouvement
Deux questions très proches, deux réponses différentes dès que le mobile change de sens.
Si l'énoncé dit « déplacement », « variation de position » ou « où se trouve-t-il » → calculer s(t2)−s(t1), une simple différence signée
Exemple : s(5)−s(0)=5−0=5
Si l'énoncé dit « distance parcourue », « chemin total » ou « combien de kilomètres » → trouver les instants où v CHANGE de signe, découper, et sommer les valeurs absolues
Exemple : ∣s(2)−s(0)∣+∣s(5)−s(2)∣=4+9=13
Si l'énoncé demande si le mobile accélère → comparer les SIGNES de v et de a : même signe, il accélère
Exemple : v<0 et a>0 : il ralentit
Le découpage se fait aux changements de SIGNE de v, pas à ses zéros : v(t)=t2 s'annule en 0 sans que le mobile fasse demi-tour.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Vérifier les hypothèses d'un théorème, rédigé pour le correcteur
Quand l'utiliser : Toute application de Rolle, des accroissements finis ou des valeurs intermédiaires.
1Nommer la fonction et l'intervalle : « Posons f(x)=x3−3x sur [0,2]. »
2Justifier la continuité par sa RAISON : « f est un polynôme, donc continue sur R, en particulier sur [0,2]. »
3Justifier la dérivabilité sur l'intervalle OUVERT, en le nommant : « f est dérivable sur ]0,2[. »
4Vérifier l'hypothèse spécifique : égalité des valeurs aux bornes pour Rolle, rien de plus pour Lagrange.
5Conclure en citant le théorème par son nom et en écrivant ce qu'il donne, sans plus.
Phrase de conclusion
f étant continue sur [0,2] et dérivable sur ]0,2[, le théorème des accroissements finis garantit l'existence d'un réel c∈]0,2[ tel que f′(c)=2−0f(2)−f(0)=1.
Le piège : Écrire « dérivable sur [0,2] ». L'intervalle fermé pour la continuité, l'intervalle OUVERT pour la dérivabilité : c'est ce qui permet au théorème de s'appliquer à x sur [0,1], dont la dérivée est infinie en 0.
Barème : En général 1 point pour la continuité justifiée, 1 point pour la dérivabilité sur l'ouvert, 1 point pour la conclusion nommant le théorème.
Rédiger un problème de mouvement rectiligne
Quand l'utiliser : L'énoncé donne une position s(t) et pose plusieurs questions sur le mouvement.
1Dériver une fois pour v, deux fois pour a, et écrire les trois expressions groupées.
2Résoudre v(t)=0 et faire le TABLEAU DE SIGNES de v sur l'intervalle demandé.
3Lire le tableau : sens du mouvement, instants de demi-tour, positions correspondantes.
4Répondre à chaque question en citant la ligne du tableau qui la justifie.
Phrase de conclusion
Le mobile recule sur [0,2], fait demi-tour en t=2 à la position s(2)=−4, puis avance sur [2,5] : il parcourt donc 4+9=13 unités pour un déplacement net de 5.
Le piège : Répondre aux questions dans l'ordre sans construire le tableau. Le tableau de signes de v répond à lui seul aux quatre questions habituelles, et le construire une fois coûte moins que quatre raisonnements séparés.
Barème : Le tableau de signes vaut souvent autant que toutes les réponses qu'il permet.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Vérifier que le c trouvé est dans l'intervalle OUVERT
Rolle et Lagrange garantissent c∈]a,b[, bornes exclues. Un c égal à a ou à b signale une erreur de résolution.
Sur [0,2], c=32≈1,155 est bien strictement entre 0 et 2 ✓. Une solution c=2 aurait été à écarter.
Contrôler un extremum par le tableau de signes, pas par f′(c)=0
Évaluer f′ juste avant et juste après le nombre critique. Un changement de signe donne un extremum, l'absence de changement n'en donne aucun.
Pour x3 en 0 : f′(−0,1)=0,03>0 et f′(0,1)=0,03>0. Pas de changement, donc pas d'extremum.
Comparer distance et déplacement
La distance parcourue est toujours SUPÉRIEURE OU ÉGALE à la valeur absolue du déplacement. Une distance plus petite est impossible.
Distance 13, déplacement 5 : cohérent ✓. Une distance de 3 pour un déplacement de 5 serait une contradiction immédiate.
Vérifier une racine approchée en substituant
Après Newton, substituer la valeur trouvée dans f : le résultat doit être proche de zéro, et le nombre de décimales exactes doit à peu près doubler à chaque itération.
f(0,6823)=0,68233+0,6823−1≈0,00003 ✓, ce qui confirme quatre décimales exactes.
Écrire la forme indéterminée avant d'appliquer L'Hospital
Substituer d'abord. Si le résultat n'est ni 00 ni ∞∞, la règle est interdite et la limite se lit directement.
x+1cosx en 0 donne 11 : forme déterminée, limite 1, aucune dérivation.
L'exercice type décortiqué
Existence, unicité, puis valeur approchée
Soit f(x)=x3+x−1.
Montrer que l'équation f(x)=0 admet une solution unique dans [0,1], puis en donner une valeur approchée à 10−3 près par la méthode de Newton.
La courbe passe du négatif au positif entre 0 et 1 et ne remonte jamais : c'est le dessin des deux arguments, changement de signe pour l'existence, monotonie pour l'unicité.
Étape 1
f est un polynôme, donc continue sur R, en particulier sur [0,1]. De plus f(0)=−1 et f(1)=1.
Pourquoi
La continuité se justifie par sa RAISON, jamais par « c'est évident ». C'est l'hypothèse la plus importante du théorème des valeurs intermédiaires et celle qui rapporte le premier point.
Étape 2
0 est compris entre f(0)=−1 et f(1)=1, donc le théorème des valeurs intermédiaires garantit l'existence d'un réel α∈]0,1[ tel que f(α)=0.
Pourquoi
Le théorème donne l'EXISTENCE et rien d'autre. S'arrêter ici serait incomplet si l'énoncé dit « unique », et le mot « unique » est presque toujours là.
Étape 3
f′(x)=3x2+1, strictement positif pour tout réel. Donc f est strictement croissante sur [0,1], donc injective, donc la solution est UNIQUE.
Pourquoi
L'unicité est une phrase SÉPARÉE, appuyée sur la monotonie et non sur le théorème précédent. C'est la conséquence des accroissements finis rappelée dans l'essentiel, et le correcteur la compte à part.
Étape 4
Méthode de Newton : xn+1=xn−3xn2+1xn3+xn−1. On part de x0=1, où f′(1)=4 est loin de zéro.
Pourquoi
Le point de départ se justifie : f′ ne s'annule pas sur [0,1], donc aucun risque de division par un nombre proche de zéro. Une copie qui part au hasard perd le point de justification même si le calcul converge.
On s'arrête quand deux itérations coïncident sur les décimales demandées. Le nombre de décimales exactes double à peu près à chaque tour, ce qui explique qu'il en faille si peu.
Étape 6
Contrôle : f(0,682)≈−0,0007 et f(0,683)≈0,0016, donc α∈]0,682;0,683[ ✓, ce qui confirme l'arrondi à 10−3.
Pourquoi
Encadrer par un changement de signe est le seul contrôle qui prouve la précision annoncée. Substituer une seule valeur montre que le résultat est petit, pas qu'il est assez précis.
Conclusion rédigée
L'équation x3+x−1=0 admet une solution unique α dans ]0,1[, et α≈0,682 à 10−3 près.
L'erreur classique sur cet exercice : Conclure à l'unicité par le théorème des valeurs intermédiaires. Ce théorème ne donne QUE l'existence; l'unicité vient de la stricte monotonie, et elle doit faire l'objet d'une phrase distincte avec sa propre justification.
À savoir par cœur
•Rolle et Lagrange : CONTINUE sur le fermé, DÉRIVABLE sur l'ouvert. Deux intervalles différents.
•Les deux théorèmes donnent l'EXISTENCE de c, jamais sa valeur.
•f′>0 sur un INTERVALLE donne la croissance stricte, donc l'unicité d'une racine.
•Un nombre critique est un candidat : c'est le changement de SIGNE de f′ qui décide.
•Mouvement : v et a de même signe, le mobile accélère; de signes contraires, il ralentit.
•Distance parcourue : découper aux changements de signe de v et sommer les valeurs absolues.
•L'Hospital ne s'applique qu'à 00 et ∞∞ : écrire la forme avant de dériver.
•Newton : xn+1=xn−f′(xn)f(xn), avec un x0 où f′ ne s'annule pas.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre le théorème de Rolle et celui des accroissements finis ?
Ce sont les mêmes hypothèses, continuité sur l'intervalle fermé et dérivabilité sur l'ouvert. Rolle ajoute que la fonction prend la même valeur aux deux bornes et conclut qu'une dérivée s'annule quelque part. Les accroissements finis suppriment cette égalité et concluent qu'une dérivée égale la pente de la corde. Rolle est donc le cas particulier à corde horizontale.
Pourquoi faut-il la dérivabilité sur l'intervalle ouvert seulement ?
Parce que le théorème doit rester applicable à des fonctions dont la dérivée est infinie aux bornes. La racine carrée sur zéro un est continue partout et dérivable seulement sur l'ouvert, et le théorème s'y applique parfaitement. Écrire dérivable sur le fermé exclut inutilement ce cas et coûte un point.
Comment montrer qu'une équation a une solution unique ?
En deux phrases séparées. La première utilise le théorème des valeurs intermédiaires, avec la continuité justifiée et le changement de signe entre les bornes, pour obtenir l'existence. La seconde utilise la stricte monotonie, prouvée par le signe de la dérivée, pour obtenir l'unicité. Le théorème des valeurs intermédiaires ne donne jamais l'unicité à lui seul.
Quelle est la différence entre distance parcourue et déplacement ?
Le déplacement est la différence entre la position finale et la position initiale, et il peut être négatif. La distance parcourue compte tout le chemin, y compris les allers-retours. Dès que la vitesse change de signe, il faut découper à cet instant et additionner les valeurs absolues des variations de position.
Quand un mobile accélère-t-il vraiment ?
Quand la vitesse et l'accélération ont le même signe. Une accélération positive sur un mobile qui recule le fait freiner, pas accélérer, car elle ramène sa vitesse algébrique vers zéro. C'est la valeur absolue de la vitesse qui doit augmenter pour que l'on parle d'accélération au sens courant.
Quand peut-on appliquer la règle de L'Hospital ?
Uniquement sur une forme indéterminée zéro sur zéro ou infini sur infini. Sur toute autre forme, la règle donne un nombre sans rapport avec la limite cherchée. Le réflexe qui protège est de substituer d'abord et d'écrire la forme obtenue en toutes lettres avant de dériver quoi que ce soit.
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Exercices corrigés : Applications de la dérivée
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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