Maths Première, tronc commun • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : modélisation quadratique (Première, tronc commun)

Voici une série d'exercices corrigés sur la modélisation quadratique pour la Première générale, enseignement de mathématiques intégré à l'enseignement scientifique, c'est-à-dire pour les élèves qui n'ont pas pris la spécialité maths. Elle suit le programme de 2026 et prépare l'épreuve anticipée de fin de Première, qui se passe sans calculatrice. Elle s'adresse aux élèves des lycées français, dont le Lycée Marie de France et le Collège Stanislas à Montréal, et à tout élève de Première qui veut reprendre les paraboles pas à pas.

Le fil de la série tient en une phrase : deux points à la même hauteur, l'axe est au milieu. Les racines sont deux points à la hauteur 00 ; le point (0 ;c)(0\,;c) et son symétrique, que l'on trouve en résolvant f(x)=cf(x)=c, sont deux points à la hauteur cc. Le sommet est sur l'axe, et sa hauteur est une simple image. Aucune formule n'est à apprendre.

Conformément au programme, le discriminant n'est jamais utilisé, et la forme canonique n'est pas demandée. Les problèmes insistent sur ce que le programme appelle modéliser : choisir la forme d'écriture selon ce que la situation donne, lire les paramètres dans la situation, et dire où le modèle cesse d'avoir un sens.

Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.

Série autocorrigée Tape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.

Ce chapitre fait partie de Maths du tronc commun en Première, sans spécialité
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (6 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Multiplication et division de relatifsQuatrième, Mathématiques
  2. 2Puissances et écriture scientifiqueQuatrième, Mathématiques
  3. 3Les trois identités remarquablesTroisième, Mathématiques
  4. 4Les trois identités remarquablesSeconde, Mathématiques
  5. 5Nombres et calcul littéralSeconde, Mathématiques
  6. 6Le second degréSeconde, Mathématiques

Rappel de cours

  • • Le coefficient aa de x2x^2 donne le SENS : a>0a>0, parabole tournée vers le haut, sommet minimum ; a<0a<0, tournée vers le bas, sommet maximum. Plus ∣a∣|a| est grand, plus la parabole est resserrée.
  • • x↦ax2x\mapsto ax^2 : sommet à l'origine. x↦ax2+cx\mapsto ax^2+c : axe = axe des ordonnées, sommet (0 ;c)(0\,;c).
  • • x↦a(x−x1)(x−x2)x\mapsto a(x-x_1)(x-x_2) : racines x1x_1 et x2x_2 ; axe x=x1+x22x=\frac{x_1+x_2}{2}. Attention : (x+6)(x+6) s'annule en −6-6.
  • • x↦ax2+bx+cx\mapsto ax^2+bx+c : on résout f(x)=cf(x)=c, on factorise par xx, on obtient 00 et une autre solution ; l'axe passe au milieu.
  • • SOMMET : il est sur l'axe, son ordonnée est l'image de l'abscisse de l'axe.
  • • SIGNE d'une forme factorisée : le signe de aa à l'extérieur des racines, le signe contraire entre elles. En cas de doute, un tableau de signes, une ligne par facteur, y compris la ligne de aa.
  • • MODÉLISER : choisir la forme selon les données (deux passages à zéro : forme factorisée ; sommet sur l'axe des ordonnées : ax2+cax^2+c), puis fixer aa avec une troisième information.
  • • Un modèle n'a de sens que sur un intervalle : toujours relire une réponse dans la situation.
  • • Le discriminant n'est pas au programme du tronc commun, et il n'est jamais nécessaire.

Partie A : les bases (/50)

Exercice 1 : Quatre paraboles, quatre expressions

Les quatre paraboles C1C_1, C2C_2, C3C_3 et C4C_4 ci-dessous représentent, dans le désordre, les fonctions ff, gg, hh et kk définies sur R\mathbb{R} par :

f(x)=2x2f(x)=2x^2, g(x)=−x2+4\quad g(x)=-x^2+4, h(x)=0,5(x+1)(x−3)\quad h(x)=0{,}5(x+1)(x-3), k(x)=−(x−1)(x−5)\quad k(x)=-(x-1)(x-5).

Aucun calcul de tableau de valeurs n'est demandé : chaque forme d'écriture donne tout de suite une information sur sa courbe, et c'est cette information qu'il faut apprendre à lire.

-3-2-1123456-3-2-112345C2C4C1C3
  • a) Associez chaque fonction à sa courbe, en justifiant par le signe de aa et par un point caractéristique lu dans l'expression.
  • b) Sans lire le graphique, donnez l'ordonnée du sommet de la courbe de gg, puis les deux racines de kk.
  • c) Donnez l'équation de l'axe de symétrie de la courbe de hh, puis l'ordonnée de son sommet. Même travail pour kk.
  • d) On considère aussi p(x)=0,5x2p(x)=0{,}5x^2. Des courbes de ff et de pp, laquelle est la plus resserrée autour de son axe ? Calculez p(2)p(2) pour le confirmer.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) f↔C2f\leftrightarrow C_2, g↔C4g\leftrightarrow C_4, h↔C1h\leftrightarrow C_1, k↔C3k\leftrightarrow C_3
  • b) Sommet de gg : ordonnée 44 ; racines de kk : 11 et 55
  • c) hh : axe x=1x=1, sommet (1 ;−2)(1\,;-2) ; kk : axe x=3x=3, sommet (3 ;4)(3\,;4)
  • d) La courbe de ff ; p(2)=2p(2)=2 contre f(2)=8f(2)=8

a) Le premier tri se fait sur le signe du coefficient de x2x^2 : ff et hh ont un coefficient positif (22 et 0,50{,}5), leurs courbes sont tournées vers le haut ; gg et kk ont un coefficient négatif (−1-1 dans les deux cas, car −(x−1)(x−5)-(x-1)(x-5) développé commence par −x2-x^2), leurs courbes sont tournées vers le bas. Parmi les courbes vers le haut, C2C_2 passe par l'origine avec son sommet en (0 ;0)(0\,;0) : c'est f(x)=2x2f(x)=2x^2, puisque f(0)=0f(0)=0 et que x↦ax2x\mapsto ax^2 a TOUJOURS son sommet à l'origine. C1C_1 coupe l'axe des abscisses en −1-1 et en 33 : ce sont les nombres qui annulent un facteur de hh. Parmi les courbes vers le bas, C4C_4 a son sommet sur l'axe des ordonnées, en (0 ;4)(0\,;4) : c'est gg, car une fonction x↦ax2+cx\mapsto ax^2+c est paire et son axe est l'axe des ordonnées. C3C_3 coupe l'axe des abscisses en 11 et 55 : c'est kk. Chaque forme a donc son point de reconnaissance : l'origine pour ax2ax^2, le point (0 ;c)(0\,;c) pour ax2+cax^2+c, les deux racines pour la forme factorisée.

b) Pour g(x)=−x2+4g(x)=-x^2+4, le sommet est sur l'axe des ordonnées, donc en x=0x=0, et g(0)=4g(0)=4 : l'ordonnée du sommet est 44, le nombre cc de l'écriture. Pour k(x)=−(x−1)(x−5)k(x)=-(x-1)(x-5), un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul : x−1=0x-1=0 ou x−5=0x-5=0, d'où les racines 11 et 55. Attention au signe : le facteur (x−5)(x-5) s'annule en +5+5, pas en −5-5. C'est le premier point perdu sur ce chapitre.

c) Les deux racines de hh sont deux points de la courbe à la MÊME hauteur, 00. Une parabole étant symétrique par rapport à son axe, l'axe passe au milieu : x=−1+32=1x=\frac{-1+3}{2}=1. Le sommet est sur l'axe, donc son ordonnée est h(1)=0,5×(1+1)×(1−3)=0,5×2×(−2)=−2h(1)=0{,}5\times(1+1)\times(1-3)=0{,}5\times 2\times(-2)=-2 : sommet (1 ;−2)(1\,;-2), ce que confirme C1C_1. Pour kk : axe x=1+52=3x=\frac{1+5}{2}=3 et k(3)=−(3−1)(3−5)=−(2)(−2)=4k(3)=-(3-1)(3-5)=-(2)(-2)=4, sommet (3 ;4)(3\,;4). Aucune formule n'a servi : seulement la symétrie et un calcul d'image.

d) p(2)=0,5×4=2p(2)=0{,}5\times 4=2 alors que f(2)=2×4=8f(2)=2\times 4=8. Pour un même écart de 22 unités à l'axe, la courbe de ff est déjà montée à 88, celle de pp seulement à 22 : la courbe de ff est bien plus resserrée. Plus ∣a∣|a| est grand, plus la parabole est étroite ; plus il est proche de 00, plus elle s'aplatit. Le signe de aa dit le sens, sa taille dit l'ouverture.

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Exercice 2 : Trouver l'axe en résolvant f(x) = c

Pour une fonction x↦ax2+bx+cx\mapsto ax^2+bx+c donnée sous forme développée, le programme ne demande aucune formule : on trouve l'axe de symétrie en résolvant l'équation f(x)=cf(x)=c. Le nombre cc est l'ordonnée à l'origine, f(0)=cf(0)=c, et l'équation f(x)=cf(x)=c cherche tous les points de la courbe situés à cette même hauteur.

On considère f(x)=2x2−8x+3f(x)=2x^2-8x+3, g(x)=−x2+5x+1g(x)=-x^2+5x+1 et h(x)=3x2+12x−1h(x)=3x^2+12x-1, définies sur R\mathbb{R}.

  • a) Résolvez f(x)=3f(x)=3. Déduisez-en l'axe de symétrie de la courbe de ff, puis les coordonnées de son sommet.
  • b) Même travail pour gg, en résolvant g(x)=1g(x)=1.
  • c) Même travail pour hh. Attention au signe de l'axe.
  • d) Expliquez pourquoi l'axe passe au milieu des deux solutions trouvées. Dressez le tableau de variations de ff : son sommet est-il un minimum ou un maximum ?

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) f(x)=3  ⟺  2x(x−4)=0  ⟺  x=0f(x)=3\iff 2x(x-4)=0\iff x=0 ou x=4x=4 ; axe x=2x=2 ; sommet (2 ;−5)(2\,;-5)
  • b) g(x)=1  ⟺  x(5−x)=0  ⟺  x=0g(x)=1\iff x(5-x)=0\iff x=0 ou x=5x=5 ; axe x=2,5x=2{,}5 ; sommet (2,5 ;7,25)(2{,}5\,;7{,}25)
  • c) h(x)=−1  ⟺  3x(x+4)=0  ⟺  x=0h(x)=-1\iff 3x(x+4)=0\iff x=0 ou x=−4x=-4 ; axe x=−2x=-2 ; sommet (−2 ;−13)(-2\,;-13)
  • d) Deux points à la même hauteur sont symétriques par rapport à l'axe ; ff décroît sur ]−∞ ;2]]-\infty\,;2], croît sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, minimum −5-5

a) f(x)=3  ⟺  2x2−8x+3=3  ⟺  2x2−8x=0f(x)=3\iff 2x^2-8x+3=3\iff 2x^2-8x=0. Le terme constant a disparu, et c'est tout l'intérêt de la méthode : il reste une expression qui se factorise par xx, sans aucune formule. 2x2−8x=2x(x−4)2x^2-8x=2x(x-4), et un produit est nul si l'un de ses facteurs l'est : x=0x=0 ou x=4x=4. Les points (0 ;3)(0\,;3) et (4 ;3)(4\,;3) sont sur la courbe à la même hauteur, donc l'axe passe au milieu : x=0+42=2x=\frac{0+4}{2}=2. Le sommet est sur l'axe : f(2)=2×4−16+3=−5f(2)=2\times 4-16+3=-5, sommet (2 ;−5)(2\,;-5).

b) g(x)=1  ⟺  −x2+5x=0  ⟺  x(−x+5)=0  ⟺  x=0g(x)=1\iff -x^2+5x=0\iff x(-x+5)=0\iff x=0 ou x=5x=5. Axe : x=0+52=2,5x=\frac{0+5}{2}=2{,}5. Sommet : g(2,5)=−6,25+12,5+1=7,25g(2{,}5)=-6{,}25+12{,}5+1=7{,}25. Sans calculatrice, 2,52=6,252{,}5^2=6{,}25 se fait de tête : 2,5×2,5=5+1,252{,}5\times 2{,}5=5+1{,}25. Une vérification rapide : g(2)=−4+10+1=7g(2)=-4+10+1=7 et g(3)=−9+15+1=7g(3)=-9+15+1=7, deux points à la même hauteur de part et d'autre de 2,52{,}5, ce qui confirme l'axe.

c) h(x)=−1  ⟺  3x2+12x=0  ⟺  3x(x+4)=0  ⟺  x=0h(x)=-1\iff 3x^2+12x=0\iff 3x(x+4)=0\iff x=0 ou x=−4x=-4. L'erreur classique est d'écrire x=4x=4 pour le facteur (x+4)(x+4) : il s'annule en −4-4. Axe : x=0+(−4)2=−2x=\frac{0+(-4)}{2}=-2. Sommet : h(−2)=3×4−24−1=−13h(-2)=3\times 4-24-1=-13. Le carré d'un nombre négatif est positif : (−2)2=4(-2)^2=4, pas −4-4. Sommet (−2 ;−13)(-2\,;-13).

d) La parabole est symétrique par rapport à son axe : deux points de la courbe qui ont la même ordonnée sont symétriques l'un de l'autre, donc à égale distance de l'axe, et l'axe passe au milieu de leurs abscisses. Pour ff, le coefficient de x2x^2 vaut 2>02>0 : la parabole est tournée vers le haut. ff est donc décroissante sur ]−∞ ;2]]-\infty\,;2], croissante sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, et son sommet est un MINIMUM, égal à −5-5. Le tableau de variations porte une flèche descendante jusqu'à −5-5 en x=2x=2, puis une flèche montante. La méthode marche pour n'importe quelle valeur de départ, mais cc est la seule qui fasse disparaître le terme constant et rende la factorisation immédiate.

-112345-8-6-4-2246810y = 3S(2 ; −5)x = 2

Exercice 3 : Forme factorisée : racines, signe et variations

On considère les fonctions pp et qq définies sur R\mathbb{R} par p(x)=−2(x−1)(x−7)p(x)=-2(x-1)(x-7) et q(x)=0,5(x+6)(x−2)q(x)=0{,}5(x+6)(x-2).

Une forme factorisée en produit de facteurs du premier degré donne directement les racines, et avec elles le signe et l'axe de symétrie. Il n'y a rien à développer pour répondre aux questions a) à c).

  • a) Donnez les racines de pp, puis dressez le tableau de signes de p(x)p(x). Sur quel intervalle p(x)p(x) est-il strictement positif ?
  • b) Déterminez l'axe de symétrie de la courbe de pp et les coordonnées de son sommet. Dressez le tableau de variations de pp.
  • c) Donnez les racines de qq, l'ordonnée de son sommet, et l'ensemble des réels xx tels que q(x)≤0q(x)\le 0.
  • d) Un élève affirme : « un polynôme de degré 2 est toujours positif à l'extérieur de ses racines ». Calculez p(10)p(10) et corrigez son affirmation. Développez enfin p(x)p(x) et contrôlez avec p(0)p(0).

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a)
p(x)>0p(x)>0 sur ;
b)
c)
q(x)≤0q(x)\le 0 sur ;
d)
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Réponses

  • a) Racines 11 et 77 ; p(x)>0p(x)>0 sur ]1 ;7[]1\,;7[, p(x)<0p(x)<0 sur ]−∞ ;1[ ∪ ]7 ;+∞[]-\infty\,;1[\,\cup\,]7\,;+\infty[
  • b) Axe x=4x=4, sommet (4 ;18)(4\,;18) ; pp croissante sur ]−∞ ;4]]-\infty\,;4], décroissante sur [4 ;+∞[[4\,;+\infty[, maximum 1818
  • c) Racines −6-6 et 22, sommet (−2 ;−8)(-2\,;-8) ; q(x)≤0q(x)\le 0 sur [−6 ;2][-6\,;2]
  • d) p(10)=−54<0p(10)=-54<0 : à l'extérieur des racines, p(x)p(x) a le signe de aa ; p(x)=−2x2+16x−14p(x)=-2x^2+16x-14 et p(0)=−14p(0)=-14

a) p(x)=0  ⟺  x−1=0p(x)=0\iff x-1=0 ou x−7=0x-7=0, donc les racines sont 11 et 77 ; le facteur −2-2 ne s'annule jamais. Pour le signe, on étudie chaque facteur : x−1x-1 est positif à droite de 11, x−7x-7 à droite de 77, et −2-2 est toujours négatif. Le tableau à trois lignes donne, par la règle des signes : sur ]−∞ ;1[]-\infty\,;1[, (−)×(−)×(−)(-)\times(-)\times(-), négatif ; sur ]1 ;7[]1\,;7[, (−)×(+)×(−)(-)\times(+)\times(-), positif ; sur ]7 ;+∞[]7\,;+\infty[, (−)×(+)×(+)(-)\times(+)\times(+), négatif. Donc p(x)>0p(x)>0 exactement sur ]1 ;7[]1\,;7[. On oublie souvent la ligne du −2-2 : elle retourne tous les signes, et l'oublier inverse toute la réponse.

b) Les racines 11 et 77 sont deux points de la courbe à la hauteur 00 : l'axe passe au milieu, x=1+72=4x=\frac{1+7}{2}=4. Sommet : p(4)=−2×(4−1)×(4−7)=−2×3×(−3)=18p(4)=-2\times(4-1)\times(4-7)=-2\times 3\times(-3)=18. Le coefficient de x2x^2 est −2<0-2<0, la parabole est tournée vers le bas : pp est croissante sur ]−∞ ;4]]-\infty\,;4], décroissante sur [4 ;+∞[[4\,;+\infty[, et 1818 est son MAXIMUM. Cohérence avec a) : la courbe monte au-dessus de l'axe des abscisses entre les racines, jusqu'au sommet (4 ;18)(4\,;18).

c) q(x)=0  ⟺  x=−6q(x)=0\iff x=-6 ou x=2x=2 : le facteur (x+6)(x+6) s'annule en −6-6. Axe : x=−6+22=−2x=\frac{-6+2}{2}=-2, et q(−2)=0,5×4×(−4)=−8q(-2)=0{,}5\times 4\times(-4)=-8. Ici a=0,5>0a=0{,}5>0 : la parabole est tournée vers le haut, −8-8 est un minimum, et la courbe est SOUS l'axe des abscisses entre les racines. Donc q(x)≤0q(x)\le 0 sur [−6 ;2][-6\,;2], crochets fermés car l'inégalité est large et les racines donnent q(x)=0q(x)=0.

d) p(10)=−2×9×3=−54p(10)=-2\times 9\times 3=-54 : 1010 est à l'extérieur des racines et p(10)p(10) est négatif, l'affirmation est fausse. La règle juste : à l'extérieur des racines, p(x)p(x) a le signe du coefficient aa ; entre les racines, le signe contraire. Pour qq, a>0a>0, l'élève aurait eu raison par hasard. Développement : (x−1)(x−7)=x2−8x+7(x-1)(x-7)=x^2-8x+7, donc p(x)=−2x2+16x−14p(x)=-2x^2+16x-14. Contrôle : la forme développée donne p(0)=−14p(0)=-14, la forme factorisée −2×(−1)×(−7)=−14-2\times(-1)\times(-7)=-14. Les deux formes décrivent bien la même fonction ; la factorisée sert au signe, la développée à l'ordonnée à l'origine.

Exercice 4 : Une arche de viaduc, deux repères

Une arche de viaduc en pierre a la forme d'une parabole. Au niveau du sol, ses deux pieds sont distants de 4040 m, et son point le plus haut est à 1616 m au-dessus du sol. Le tablier du viaduc repose sur l'arche par des piliers verticaux.

On mesure les longueurs en mètres. Le choix du repère est libre, et c'est lui qui décide de la forme d'écriture la plus commode : l'exercice compare deux choix.

16 m40 mtablier
  • a) Repère 1 : origine au pied gauche de l'arche, axe des abscisses au sol. Quelles sont les racines de la fonction A1A_1 qui décrit l'arche ? Écrivez A1(x)=a x(x−40)A_1(x)=a\,x(x-40) et déterminez aa grâce au sommet.
  • b) Repère 2 : origine au sol, à la verticale du sommet. Justifiez que l'arche est décrite par une fonction de la forme A2(x)=a′x2+16A_2(x)=a'x^2+16, puis déterminez a′a'.
  • c) Calculez la hauteur de l'arche à 55 m de son pied gauche, dans chacun des deux repères. Commentez.
  • d) Une route de 1212 m de large passe sous l'arche, centrée sur son axe. Quelle est la hauteur de l'arche au-dessus des bords de la route ? Pourquoi aa et a′a' sont-ils égaux ?

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) Racines 00 et 4040 ; a×20×(−20)=16a\times 20\times(-20)=16, donc a=−0,04a=-0{,}04
  • b) Sommet sur l'axe des ordonnées, en (0 ;16)(0\,;16) ; A2(20)=0A_2(20)=0 donne a′=−0,04a'=-0{,}04
  • c) A1(5)=A2(−15)=7A_1(5)=A_2(-15)=7 m : même point de l'arche, lu dans deux repères
  • d) A2(6)=14,56A_2(6)=14{,}56 m ; changer de repère décale la courbe sans changer son ouverture

a) Dans le repère 1, les pieds de l'arche sont les points (0 ;0)(0\,;0) et (40 ;0)(40\,;0) : ce sont deux points de hauteur nulle, donc les racines 00 et 4040. La forme factorisée s'impose : A1(x)=a(x−0)(x−40)=a x(x−40)A_1(x)=a(x-0)(x-40)=a\,x(x-40). Les racines ne fixent pas aa : il faut une troisième information, la hauteur. Le sommet est au milieu des racines, en x=20x=20, et il est à 1616 m : A1(20)=a×20×(−20)=−400a=16A_1(20)=a\times 20\times(-20)=-400a=16, donc a=−16400=−0,04a=-\frac{16}{400}=-0{,}04. Le signe est cohérent : une arche est tournée vers le bas, a<0a<0.

b) Dans le repère 2, l'axe de symétrie de l'arche est l'axe des ordonnées et le sommet est en (0 ;16)(0\,;16). Une fonction x↦a′x2+cx\mapsto a'x^2+c est exactement une parabole d'axe l'axe des ordonnées, de sommet (0 ;c)(0\,;c) : ici c=16c=16. Les pieds sont en x=−20x=-20 et x=20x=20. A2(20)=0  ⟺  400a′+16=0  ⟺  a′=−0,04A_2(20)=0\iff 400a'+16=0\iff a'=-0{,}04. On pouvait aussi partir des racines : A2(x)=a′(x+20)(x−20)=a′(x2−400)A_2(x)=a'(x+20)(x-20)=a'(x^2-400), et A2(0)=−400a′=16A_2(0)=-400a'=16 redonne la même valeur.

c) Repère 1 : le point est à x=5x=5, et A1(5)=−0,04×5×(5−40)=−0,04×(−175)=7A_1(5)=-0{,}04\times 5\times(5-40)=-0{,}04\times(-175)=7. Repère 2 : le pied gauche est en x=−20x=-20, donc le point est à x=−15x=-15, et A2(−15)=−0,04×225+16=−9+16=7A_2(-15)=-0{,}04\times 225+16=-9+16=7. Les deux repères donnent 77 m, heureusement : la hauteur est une grandeur physique, elle ne dépend pas de l'endroit où l'on a posé l'origine. La seule difficulté est de TRADUIRE la position « 55 m du pied gauche » dans chaque repère, et c'est là que se perdent les points.

d) Dans le repère 2, les bords de la route sont en x=−6x=-6 et x=6x=6, et par symétrie la hauteur y est la même : A2(6)=−0,04×36+16=−1,44+16=14,56A_2(6)=-0{,}04\times 36+16=-1{,}44+16=14{,}56 m. Le repère 2 était le bon choix ici, parce que la route est centrée sur l'axe. Enfin, a=a′a=a' : passer du repère 1 au repère 2 revient à décaler la courbe de 2020 m vers la gauche, ce qui ne change ni sa forme ni son ouverture. Le coefficient de x2x^2 mesure l'ouverture, il est le même dans tous les repères obtenus par translation. Développer A1(x)=−0,04x2+1,6xA_1(x)=-0{,}04x^2+1{,}6x le confirme.

Exercice 5 : Un impôt quadratique : juste, puis absurde

Pour un débat en classe, on étudie un modèle simple de fiscalité. Le revenu annuel RR est exprimé en milliers de dollars, et l'impôt dû, dans la même unité, vaut I(R)=0,005R2I(R)=0{,}005R^2 pour R≥0R\ge 0.

Le TAUX MOYEN d'imposition est la part du revenu versée en impôt, t(R)=I(R)Rt(R)=\dfrac{I(R)}{R} pour R>0R>0 ; le REVENU NET est ce qui reste après l'impôt, N(R)=R−I(R)N(R)=R-I(R).

  • a) Calculez l'impôt pour des revenus de 2020, 4040 et 8080 milliers de dollars.
  • b) Quand le revenu double, par combien l'impôt est-il multiplié ? Justifiez à partir de la forme x↦ax2x\mapsto ax^2.
  • c) Exprimez t(R)t(R) en fonction de RR, puis donnez le taux moyen, en pourcentage, pour R=40R=40 et pour R=80R=80. En quoi cet impôt est-il progressif ?
  • d) Montrez que N(R)=−0,005R(R−200)N(R)=-0{,}005R(R-200). Déduisez-en le revenu brut pour lequel le revenu net est maximal, et ce maximum. Critiquez le modèle au-delà.

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a)
b)
c)
d)
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Réponses

  • a) I(20)=2I(20)=2, I(40)=8I(40)=8, I(80)=32I(80)=32 milliers de dollars
  • b) Par 44 : I(2R)=0,005×4R2=4I(R)I(2R)=0{,}005\times 4R^2=4I(R)
  • c) t(R)=0,005Rt(R)=0{,}005R ; t(40)=20 %t(40)=20\ \%, t(80)=40 %t(80)=40\ \% : le taux moyen augmente avec le revenu
  • d) Racines 00 et 200200, axe R=100R=100 ; N(100)=50N(100)=50 ; au-delà de 100100, gagner plus fait baisser le revenu net : modèle à limiter à [0 ;100][0\,;100]

a) I(20)=0,005×400=2I(20)=0{,}005\times 400=2, I(40)=0,005×1 600=8I(40)=0{,}005\times 1\,600=8, I(80)=0,005×6 400=32I(80)=0{,}005\times 6\,400=32, en milliers de dollars. Sans calculatrice, 0,005×4000{,}005\times 400 se lit « cinq millièmes de quatre cents », soit 400×51 000=2\frac{400\times 5}{1\,000}=2. On pose le carré D'ABORD, puis on multiplie par 0,0050{,}005 : écrire (0,005×20)2(0{,}005\times 20)^2 donnerait 0,010{,}01, un impôt de dix dollars.

b) I(2R)=0,005×(2R)2=0,005×4R2=4×I(R)I(2R)=0{,}005\times(2R)^2=0{,}005\times 4R^2=4\times I(R) : quand le revenu double, l'impôt est multiplié par 44. Les nombres de a) le montrent : de 2020 à 4040, l'impôt passe de 22 à 88 ; de 4040 à 8080, de 88 à 3232. C'est la signature de toute fonction x↦ax2x\mapsto ax^2, et ce qui la distingue d'une fonction linéaire, où doubler l'entrée double la sortie. Répondre « par 22 » confond les deux modèles.

c) Pour R>0R>0, t(R)=0,005R2R=0,005Rt(R)=\dfrac{0{,}005R^2}{R}=0{,}005R. Donc t(40)=0,2t(40)=0{,}2, soit 20 %20\ \%, et t(80)=0,4t(80)=0{,}4, soit 40 %40\ \%. Le taux moyen n'est pas constant : il est proportionnel au revenu. Un contribuable qui gagne deux fois plus ne paie pas seulement plus d'impôt, il en paie une PART plus grande de son revenu : c'est la définition d'un impôt progressif. Un impôt proportionnel, à l'inverse, serait de la forme I(R)=kRI(R)=kR, avec un taux moyen constant égal à kk.

d) N(R)=R−0,005R2=−0,005R2+RN(R)=R-0{,}005R^2=-0{,}005R^2+R. En factorisant par −0,005R-0{,}005R : −0,005R(R−200)=−0,005R2+R-0{,}005R(R-200)=-0{,}005R^2+R, c'est bien N(R)N(R) puisque 0,005×200=10{,}005\times 200=1. Les racines sont 00 et 200200, l'axe est au milieu, R=100R=100, et a=−0,005<0a=-0{,}005<0 : le sommet est un maximum, N(100)=100−0,005×10 000=100−50=50N(100)=100-0{,}005\times 10\,000=100-50=50. Au-delà de 100100 milliers de dollars, le revenu net DÉCROÎT : gagner plus rapporte moins, et à R=200R=200 l'impôt prend tout, taux moyen 100 %100\ \%. Aucun système fiscal réel ne fonctionne ainsi. Le modèle n'est acceptable que sur un intervalle restreint, ici [0 ;100][0\,;100], où le taux moyen reste sous 50 %50\ \% ; les barèmes réels passent par des tranches à taux marginal constant.

20406080100120140160180200220102030405060maximum (100 ; 50)RN(R)

Partie B : problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Le jet d'une fontaine : choisir la forme

Dans un jardin public, un jet d'eau part d'une buse placée au ras du sol et retombe dans un bassin, 44 m plus loin, lui aussi au ras du sol. Le jet monte à 22 m au plus haut. On repère un point du jet par sa distance horizontale xx à la buse et par sa hauteur h(x)h(x), en mètres, et l'on admet que le jet a la forme d'une parabole.

-1123456-0,50,511,522,52 mbassinx (m)h (m)
  • a) Parmi les écritures ax2ax^2, ax2+cax^2+c et a(x−x1)(x−x2)a(x-x_1)(x-x_2), laquelle choisir dans ce repère ? Justifiez par les données de l'énoncé.
  • b) Déterminez aa et écrivez h(x)h(x).
  • c) Sans recalculer, que vaut h(3)h(3) sachant que h(1)=1,5h(1)=1{,}5 ? Vérifiez ensuite par le calcul.
  • d) Un enfant tend la main à 1,51{,}5 m de hauteur sous le jet. Montrez que h(x)−1,5=−0,5(x−1)(x−3)h(x)-1{,}5=-0{,}5(x-1)(x-3), puis déterminez les positions xx où l'eau passe au moins à cette hauteur.
  • e) Que vaut h(5)h(5) ? Quel sens donner à ce résultat, et sur quel intervalle le modèle est-il valable ?

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a)
b)
c)
d)
h(x)≥1,5h(x)\ge 1{,}5 pour xx dans ;
e)
Modèle valable pour xx dans ;
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Réponses

  • a) La forme factorisée a(x−0)(x−4)a(x-0)(x-4) : les deux racines 00 et 44 sont données
  • b) h(2)=−4a=2h(2)=-4a=2, donc a=−0,5a=-0{,}5 et h(x)=−0,5x(x−4)h(x)=-0{,}5x(x-4)
  • c) h(3)=h(1)=1,5h(3)=h(1)=1{,}5 par symétrie autour de x=2x=2
  • d) h(x)≥1,5  ⟺  x∈[1 ;3]h(x)\ge 1{,}5\iff x\in[1\,;3]
  • e) h(5)=−2,5h(5)=-2{,}5 : hauteur négative, point hors du jet ; modèle valable sur [0 ;4][0\,;4]

a) L'énoncé donne deux points au ras du sol, la buse en x=0x=0 et le point de chute en x=4x=4 : ce sont deux racines. La forme qui les affiche est a(x−x1)(x−x2)a(x-x_1)(x-x_2), avec x1=0x_1=0 et x2=4x_2=4, donc h(x)=a x(x−4)h(x)=a\,x(x-4). La forme ax2ax^2 exigerait un sommet à l'origine, or l'origine est la buse, au ras du sol, pas au sommet ; la forme ax2+cax^2+c exigerait un axe vertical passant par la buse, or le sommet est 22 m plus loin. Choisir la forme, c'est regarder ce que la situation donne : deux passages au sol, donc deux racines.

b) Il reste une inconnue, aa, et une information non utilisée : la hauteur maximale. Le sommet est sur l'axe, au milieu des racines, en x=2x=2, et h(2)=2h(2)=2. Or h(2)=a×2×(2−4)=−4ah(2)=a\times 2\times(2-4)=-4a, donc −4a=2-4a=2 et a=−0,5a=-0{,}5. Ainsi h(x)=−0,5x(x−4)h(x)=-0{,}5x(x-4). Le signe négatif est attendu : le jet monte puis redescend, la parabole est tournée vers le bas.

c) 11 et 33 sont symétriques par rapport à l'axe x=2x=2, puisque 1+32=2\frac{1+3}{2}=2 : les deux points sont à la même hauteur, donc h(3)=h(1)=1,5h(3)=h(1)=1{,}5. Vérification : h(3)=−0,5×3×(−1)=1,5h(3)=-0{,}5\times 3\times(-1)=1{,}5. La symétrie économise un calcul, et surtout elle sert de contrôle : si h(1)h(1) et h(3)h(3) différaient, l'axe serait faux.

d) h(x)−1,5=−0,5x2+2x−1,5h(x)-1{,}5=-0{,}5x^2+2x-1{,}5, et −0,5(x−1)(x−3)=−0,5(x2−4x+3)=−0,5x2+2x−1,5-0{,}5(x-1)(x-3)=-0{,}5(x^2-4x+3)=-0{,}5x^2+2x-1{,}5 : l'égalité est vraie. On cherche h(x)≥1,5h(x)\ge 1{,}5, soit −0,5(x−1)(x−3)≥0-0{,}5(x-1)(x-3)\ge 0. Le produit a pour racines 11 et 33 et un coefficient −0,5<0-0{,}5<0 : il est positif ENTRE les racines. L'eau passe donc à 1,51{,}5 m ou plus pour x∈[1 ;3]x\in[1\,;3], sur une bande de 22 m de large centrée sous le sommet. Les bornes sont celles de la question c) : on y avait déjà trouvé les deux points à 1,51{,}5 m.

e) h(5)=−0,5×5×1=−2,5h(5)=-0{,}5\times 5\times 1=-2{,}5 : une hauteur de −2,5-2{,}5 m, sous le sol. Le calcul est juste, mais il ne décrit rien : l'eau s'arrête dans le bassin en x=4x=4. La fonction hh est définie sur R\mathbb{R}, le MODÈLE ne l'est que sur [0 ;4][0\,;4], là où le jet existe. Toute réponse tirée du modèle doit être relue avec cette question : la valeur trouvée a-t-elle un sens dans la situation ?

Exercice 7 : Le câble d'un pont suspendu

Le tablier horizontal d'un pont suspendu est soutenu par des câbles verticaux, les SUSPENTES, accrochées à un câble porteur. Le câble porteur est fixé au sommet de deux pylônes distants de 200200 m, à 5050 m au-dessus du tablier ; son point le plus bas, au milieu du pont, est à 1010 m au-dessus du tablier. Neuf suspentes sont placées tous les 2020 m, la première au milieu du pont.

On se place dans un repère d'origine le point du tablier situé sous le point le plus bas du câble, l'axe des abscisses le long du tablier ; les longueurs sont en mètres. On admet que le câble a la forme d'une parabole.

50 m200 m entre les pylônes
  • a) Justifiez que le câble est décrit par une fonction c(x)=ax2+10c(x)=ax^2+10, puis déterminez aa.
  • b) Calculez la longueur des suspentes situées à 2020 m et à 6060 m du milieu du pont.
  • c) En utilisant la symétrie, calculez la longueur totale des neuf suspentes.
  • d) À quelle distance du milieu du pont le câble est-il à 2020 m au-dessus du tablier ?
  • e) Un câble libre, sans tablier à porter, pend en prenant la forme d'une courbe appelée chaînette, qui n'est pas une parabole. Pourquoi le modèle parabolique est-il pourtant raisonnable ici ? Que vaut c(150)c(150), et pourquoi ce nombre n'a-t-il pas de sens ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Sommet (0 ;10)(0\,;10) sur l'axe des ordonnées ; c(100)=50c(100)=50 donne a=0,004a=0{,}004
  • b) c(20)=11,6c(20)=11{,}6 m et c(60)=24,4c(60)=24{,}4 m
  • c) 10+2×(11,6+16,4+24,4+35,6)=18610+2\times(11{,}6+16{,}4+24{,}4+35{,}6)=186 m
  • d) 0,004x2=10  ⟺  x=±500{,}004x^2=10\iff x=\pm 50 : à 5050 m du milieu, de chaque côté
  • e) Le tablier charge le câble uniformément le long de l'horizontale ; c(150)=100c(150)=100 est hors des pylônes, où il n'y a plus de câble

a) Le point le plus bas du câble est son sommet, et il est sur l'axe des ordonnées, en (0 ;10)(0\,;10). L'axe de symétrie est donc l'axe des ordonnées, et une parabole de sommet (0 ;c)(0\,;c) s'écrit x↦ax2+cx\mapsto ax^2+c : ici c(x)=ax2+10c(x)=ax^2+10. Les pylônes sont à 100100 m de part et d'autre du milieu, et le câble y est à 5050 m : c(100)=10 000a+10=50c(100)=10\,000a+10=50, donc a=4010 000=0,004a=\frac{40}{10\,000}=0{,}004. Le repère a été choisi pour que la forme la plus simple suffise ; il n'y a rien à factoriser, le câble ne touche jamais le tablier.

b) La suspente à 2020 m relie le tablier au câble : sa longueur est c(20)=0,004×400+10=1,6+10=11,6c(20)=0{,}004\times 400+10=1{,}6+10=11{,}6 m. À 6060 m : c(60)=0,004×3 600+10=14,4+10=24,4c(60)=0{,}004\times 3\,600+10=14{,}4+10=24{,}4 m. Sans calculatrice, 0,004×4000{,}004\times 400 se lit « quatre millièmes de quatre cents », soit 1,61{,}6. Pour contrôler, on compare au 1010 m du milieu et aux 5050 m des pylônes : les suspentes s'allongent de plus en plus vite quand on s'éloigne du centre, ce qui est la signature d'un carré.

c) Les suspentes sont en x=0x=0, ±20\pm 20, ±40\pm 40, ±60\pm 60 et ±80\pm 80. Par symétrie, c(−x)=c(x)c(-x)=c(x) : les deux suspentes à 2020 m ont la même longueur, et ainsi de suite. On calcule donc seulement c(40)=6,4+10=16,4c(40)=6{,}4+10=16{,}4 et c(80)=25,6+10=35,6c(80)=25{,}6+10=35{,}6, en plus de b). Total : 10+2×(11,6+16,4+24,4+35,6)=10+2×88=18610+2\times(11{,}6+16{,}4+24{,}4+35{,}6)=10+2\times 88=186 m. Oublier la suspente du milieu, ou la compter deux fois, est l'erreur de ce calcul : elle n'a pas de jumelle.

d) c(x)=20  ⟺  0,004x2+10=20  ⟺  x2=100,004=2 500  ⟺  x=50c(x)=20\iff 0{,}004x^2+10=20\iff x^2=\frac{10}{0{,}004}=2\,500\iff x=50 ou x=−50x=-50. Le câble est à 2020 m au-dessus du tablier à 5050 m du milieu, de chaque côté. Les deux solutions sont physiques : ce sont deux points du câble, symétriques par rapport à l'axe. Rejeter −50-50 parce qu'il est négatif serait une faute : dans ce repère, un xx négatif désigne simplement la moitié gauche du pont.

e) Un câble libre ne porte que son propre poids, réparti le long de la courbe ; un câble porteur de pont porte surtout le tablier, dont le poids est réparti régulièrement le long de l'HORIZONTALE, par les suspentes. Dans ce second cas, la forme obtenue est une parabole, d'où la validité du modèle. Enfin c(150)=0,004×22 500+10=100c(150)=0{,}004\times 22\,500+10=100 : le calcul existe, mais x=150x=150 est au-delà des pylônes, où il n'y a plus de câble. Le modèle n'a de sens que sur [−100 ;100][-100\,;100].

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Elles viennent de copies réelles d'élèves. Pour chacune, repérez l'erreur, donnez la réponse juste et écrivez la phrase correcte.

Rappel : le discriminant n'est pas au programme, et il n'est jamais nécessaire ici.

  • a) « La parabole de f(x)=−2x2+3f(x)=-2x^2+3 est tournée vers le haut, car 3>03>0. »
  • b) « L'axe de symétrie de la courbe de u(x)=(x−2)(x+6)u(x)=(x-2)(x+6) est la droite x=4x=4, milieu de 22 et 66. »
  • c) « Le sommet de la courbe de v(x)=x2−10x+7v(x)=x^2-10x+7 a pour ordonnée 77. »
  • d) « (x−1)(x−5)(x-1)(x-5) est positif sur ]1 ;5[]1\,;5[, puisque xx est plus grand que 11. »
  • e) « On ne peut pas trouver les racines de 3x2−12x3x^2-12x sans le discriminant, qui n'est pas au programme. »

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) Tournée vers le BAS : le sens dépend du coefficient a=−2<0a=-2<0, pas de cc
  • b) Racines 22 et −6-6 ; axe x=−2x=-2
  • c) v(x)=7  ⟺  x=0v(x)=7\iff x=0 ou x=10x=10 ; axe x=5x=5 ; ordonnée du sommet v(5)=−18v(5)=-18
  • d) Négatif sur ]1 ;5[]1\,;5[ : un facteur positif, un facteur négatif
  • e) 3x2−12x=3x(x−4)3x^2-12x=3x(x-4) : racines 00 et 44

a) Le sens d'une parabole est donné par le coefficient de x2x^2, ici a=−2<0a=-2<0 : elle est tournée vers le BAS, et son sommet (0 ;3)(0\,;3) est un maximum. Le nombre c=3c=3 donne seulement l'ordonnée du point sur l'axe des ordonnées, ici le sommet. Phrase juste : « a=−2<0a=-2<0, donc la parabole est tournée vers le bas ; son sommet est (0 ;3)(0\,;3) ». Confondre le rôle de aa et celui de cc fait perdre tout le tableau de variations.

b) u(x)=0  ⟺  x−2=0u(x)=0\iff x-2=0 ou x+6=0  ⟺  x=2x+6=0\iff x=2 ou x=−6x=-6. Le facteur (x+6)(x+6) s'annule en −6-6, pas en 66. L'axe passe au milieu des racines : x=2+(−6)2=−2x=\frac{2+(-6)}{2}=-2. Contrôle : u(0)=−12u(0)=-12 et u(−4)=(−6)(2)=−12u(-4)=(-6)(2)=-12, deux points à la même hauteur, symétriques par rapport à x=−2x=-2. Phrase juste : « les racines sont 22 et −6-6, donc l'axe est la droite x=−2x=-2 ».

c) 77 est l'ordonnée à l'origine, v(0)=7v(0)=7, pas l'ordonnée du sommet : le sommet n'est en x=0x=0 que pour une fonction ax2+cax^2+c, sans terme en xx. Méthode du programme : v(x)=7  ⟺  x2−10x=0  ⟺  x(x−10)=0  ⟺  x=0v(x)=7\iff x^2-10x=0\iff x(x-10)=0\iff x=0 ou x=10x=10. L'axe est au milieu, x=5x=5, et v(5)=25−50+7=−18v(5)=25-50+7=-18. Sommet (5 ;−18)(5\,;-18).

d) Pour xx dans ]1 ;5[]1\,;5[, x−1>0x-1>0 mais x−5<0x-5<0 : le produit d'un positif et d'un négatif est NÉGATIF. Exemple : en x=3x=3, (2)(−2)=−4(2)(-2)=-4. Le coefficient de x2x^2 vaut 1>01>0, donc le produit est positif à l'extérieur des racines et négatif entre elles. L'élève n'a regardé qu'un facteur ; un tableau de signes à deux lignes l'aurait évité.

e) Le discriminant n'est pas au programme, et il n'est pas utile : 3x2−12x3x^2-12x n'a pas de terme constant, on factorise par 3x3x : 3x2−12x=3x(x−4)3x^2-12x=3x(x-4). Un produit est nul si l'un de ses facteurs l'est : les racines sont 00 et 44. C'est exactement le calcul qui donne l'axe par la méthode f(x)=cf(x)=c : après avoir retiré cc, il reste toujours une expression de ce type. Phrase juste : « 3x(x−4)=0  ⟺  x=03x(x-4)=0\iff x=0 ou x=4x=4 ».

Exercice 9 : Problème : la recette d'une salle de cinéma associative

Une salle de cinéma associative de 400400 places vend la séance du samedi 88 dollars et accueille en moyenne 300300 spectateurs. Une enquête auprès des habitués laisse prévoir que chaque dollar d'augmentation du prix fait perdre 2525 spectateurs, et que chaque dollar de baisse en fait gagner 2525.

On note pp le prix de la séance, en dollars, N(p)N(p) le nombre de spectateurs prévu et R(p)R(p) la recette de la séance, en dollars.

  • a) Justifiez que N(p)=500−25pN(p)=500-25p. Combien de spectateurs le modèle prévoit-il pour un prix de 1212 dollars ?
  • b) Montrez que R(p)=−25p(p−20)R(p)=-25p(p-20). Donnez les racines de RR et interprétez chacune dans la situation.
  • c) Déterminez le prix qui rend la recette maximale, et cette recette maximale.
  • d) Calculez la recette actuelle R(8)R(8). Vérifiez que R(p)−2 400=−25(p−8)(p−12)R(p)-2\,400=-25(p-8)(p-12), puis déterminez les prix qui donnent une recette au moins égale à la recette actuelle.
  • e) La salle n'a que 400400 places. À partir de quel prix le modèle respecte-t-il cette contrainte ? Sur quel intervalle de prix le modèle a-t-il un sens ?

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a)
b)
c)
d)
R(p)≥2 400R(p)\ge 2\,400 pour pp dans ;
e)
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Réponses

  • a) N(p)=300−25(p−8)=500−25pN(p)=300-25(p-8)=500-25p ; N(12)=200N(12)=200 spectateurs
  • b) R(p)=p(500−25p)=−25p(p−20)R(p)=p(500-25p)=-25p(p-20) ; racines 00 (séance gratuite) et 2020 (plus aucun spectateur)
  • c) Prix 1010 dollars, recette maximale R(10)=2 500R(10)=2\,500 dollars
  • d) R(8)=2 400R(8)=2\,400 dollars ; R(p)≥2 400  ⟺  p∈[8 ;12]R(p)\ge 2\,400\iff p\in[8\,;12]
  • e) N(p)≤400  ⟺  p≥4N(p)\le 400\iff p\ge 4 ; modèle valable pour p∈[4 ;20]p\in[4\,;20]

a) Le prix s'écarte de 88 de p−8p-8 dollars, et chaque dollar coûte 2525 spectateurs : N(p)=300−25(p−8)=300−25p+200=500−25pN(p)=300-25(p-8)=300-25p+200=500-25p. La formule marche aussi pour une baisse : si p<8p<8, p−8p-8 est négatif et −25(p−8)-25(p-8) AJOUTE des spectateurs. Contrôle : N(8)=500−200=300N(8)=500-200=300. Pour 1212 dollars : N(12)=500−300=200N(12)=500-300=200 spectateurs. Le nombre de spectateurs est une fonction AFFINE du prix ; c'est la recette qui sera du second degré.

b) La recette est le prix multiplié par le nombre de spectateurs : R(p)=p(500−25p)R(p)=p(500-25p). En factorisant 500−25p=−25(p−20)500-25p=-25(p-20), on obtient R(p)=−25p(p−20)R(p)=-25p(p-20). Les racines se lisent : p=0p=0 et p=20p=20. À 00 dollar, la séance est gratuite, la salle se remplit mais ne rapporte rien. À 2020 dollars, N(20)=0N(20)=0 : plus personne ne vient. Les deux racines sont les deux façons de ne rien gagner, et la recette maximale est quelque part entre les deux.

c) Les racines 00 et 2020 sont deux prix pour lesquels la recette est la même, nulle : l'axe est au milieu, p=10p=10. Le coefficient de p2p^2 est −25<0-25<0, le sommet est un maximum : R(10)=10×(500−250)=10×250=2 500R(10)=10\times(500-250)=10\times 250=2\,500 dollars, pour 250250 spectateurs. Augmenter le prix de 88 à 1010 dollars fait perdre 5050 spectateurs mais gagner 100100 dollars de recette : c'est tout l'intérêt de la modélisation, que l'intuition « plus cher, donc plus de recette » ou « moins cher, donc plus de monde » ne tranche pas.

d) R(8)=8×300=2 400R(8)=8\times 300=2\,400 dollars. D'une part R(p)−2 400=−25p2+500p−2 400R(p)-2\,400=-25p^2+500p-2\,400 ; d'autre part −25(p−8)(p−12)=−25(p2−20p+96)=−25p2+500p−2 400-25(p-8)(p-12)=-25(p^2-20p+96)=-25p^2+500p-2\,400 : l'égalité est vraie. Le produit −25(p−8)(p−12)-25(p-8)(p-12) a pour racines 88 et 1212 et un coefficient négatif : il est positif ou nul ENTRE ses racines. Donc R(p)≥2 400R(p)\ge 2\,400 pour p∈[8 ;12]p\in[8\,;12]. On pouvait prévoir le 1212 sans calcul : c'est le symétrique de 88 par rapport à l'axe p=10p=10.

e) Il faut N(p)≤400N(p)\le 400, soit 500−25p≤400500-25p\le 400, soit 25p≥10025p\ge 100, soit p≥4p\ge 4. En dessous de 44 dollars, le modèle prévoit plus de spectateurs que de places, ce qui est impossible ; au-dessus de 2020 dollars, il prévoit un nombre négatif de spectateurs et une recette négative. Le modèle n'a de sens que pour p∈[4 ;20]p\in[4\,;20], et même là il repose sur une hypothèse forte, la perte régulière de 2525 spectateurs par dollar, qu'il faudrait vérifier loin du prix actuel.

Exercice 10 : Problème : une population de coccinelles au fil d'une saison

Des jardiniers comptent chaque semaine les coccinelles d'une parcelle, du début du printemps à la fin de l'été. Les relevés suggèrent le modèle P(t)=−20t2+240t+560P(t)=-20t^2+240t+560, où tt est le nombre de semaines écoulées depuis le premier comptage et P(t)P(t) le nombre de coccinelles. La population croît, puis décroît quand les pucerons dont elles se nourrissent se raréfient.

  • a) Combien de coccinelles compte-t-on au premier comptage ?
  • b) Résolvez P(t)=560P(t)=560. Déduisez-en la semaine où la population est maximale, et ce maximum.
  • c) Vérifiez que P(t)=−20(t+2)(t−14)P(t)=-20(t+2)(t-14). Donnez les racines de PP et interprétez celle qui a un sens.
  • d) Les jardiniers estiment la parcelle bien protégée tant qu'elle compte au moins 1 1001\,100 coccinelles. Vérifiez que P(t)−1 100=−20(t−3)(t−9)P(t)-1\,100=-20(t-3)(t-9) et déterminez la période concernée.
  • e) Critiquez le modèle : sur quel intervalle de temps peut-on l'utiliser, et que prédit-il qui soit douteux ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

a)
b)
c)
d)
P(t)≥1 100P(t)\ge 1\,100 pour tt dans ;
e)
Intervalle de validité ;
Voir la correction

Réponses

  • a) P(0)=560P(0)=560 coccinelles
  • b) P(t)=560  ⟺  −20t(t−12)=0  ⟺  t=0P(t)=560\iff -20t(t-12)=0\iff t=0 ou t=12t=12 ; maximum en semaine 66, P(6)=1 280P(6)=1\,280
  • c) Racines −2-2 (rejetée, avant le premier comptage) et 1414 : disparition prévue à la semaine 1414
  • d) P(t)≥1 100  ⟺  t∈[3 ;9]P(t)\ge 1\,100\iff t\in[3\,;9], de la semaine 33 à la semaine 99
  • e) Modèle utilisable sur [0 ;14][0\,;14] ; il impose une décroissance symétrique de la croissance et une disparition totale

a) Le premier comptage a lieu à t=0t=0 : P(0)=560P(0)=560 coccinelles. C'est le terme constant de l'écriture développée, l'ordonnée à l'origine de la courbe. Cette valeur va servir tout de suite : c'est elle qui donne l'axe de symétrie par la méthode P(t)=cP(t)=c.

b) P(t)=560  ⟺  −20t2+240t=0  ⟺  −20t(t−12)=0  ⟺  t=0P(t)=560\iff -20t^2+240t=0\iff -20t(t-12)=0\iff t=0 ou t=12t=12. Aux semaines 00 et 1212, la population est la même, 560560 coccinelles : ces deux instants sont symétriques par rapport à l'axe, qui est donc t=0+122=6t=\frac{0+12}{2}=6. Le coefficient de t2t^2 est −20<0-20<0, le sommet est un maximum : P(6)=−20×36+240×6+560=−720+1 440+560=1 280P(6)=-20\times 36+240\times 6+560=-720+1\,440+560=1\,280. La population culmine à la semaine 66, avec 1 2801\,280 coccinelles.

c) (t+2)(t−14)=t2−12t−28(t+2)(t-14)=t^2-12t-28, donc −20(t+2)(t−14)=−20t2+240t+560=P(t)-20(t+2)(t-14)=-20t^2+240t+560=P(t). Les racines sont −2-2 et 1414. La racine −2-2 désigne un instant AVANT le premier comptage, en dehors de la période étudiée : le modèle n'a pas été construit pour elle, on la rejette. La racine 1414 dit que le modèle prévoit la disparition des coccinelles de la parcelle à la semaine 1414. Contrôle par symétrie : −2+142=6\frac{-2+14}{2}=6, on retrouve l'axe de b).

d) P(t)−1 100=−20t2+240t−540P(t)-1\,100=-20t^2+240t-540 et −20(t−3)(t−9)=−20(t2−12t+27)=−20t2+240t−540-20(t-3)(t-9)=-20(t^2-12t+27)=-20t^2+240t-540 : l'égalité est vraie. On cherche P(t)≥1 100P(t)\ge 1\,100, soit −20(t−3)(t−9)≥0-20(t-3)(t-9)\ge 0 : coefficient négatif, donc positif ENTRE les racines. La parcelle est bien protégée de la semaine 33 à la semaine 99, soit t∈[3 ;9]t\in[3\,;9]. Cohérence : l'intervalle est centré sur 66, la semaine du maximum.

e) Le modèle n'a de sens que sur [0 ;14][0\,;14] : avant 00 il n'y a pas de données, après 1414 il donne une population négative, par exemple P(16)=−20×18×2=−720P(16)=-20\times 18\times 2=-720. Même sur cet intervalle, il a deux défauts : une parabole impose une décroissance exactement SYMÉTRIQUE de la croissance, ce que rien ne garantit dans la nature, et elle fait tomber la population à zéro, alors qu'en réalité quelques coccinelles restent ou partent ailleurs. Le programme le dit : ce type de modèle ne vaut que sur un intervalle de temps restreint.

2468101214162004006008001000120014001 100S(6 ; 1 280)t (semaines)P(t)
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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/1mtc-modelisation-quadratique. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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