Voici une série d'exercices corrigés sur la modélisation quadratique pour la Première générale, enseignement de mathématiques intégré à l'enseignement scientifique, c'est-à-dire pour les élèves qui n'ont pas pris la spécialité maths. Elle suit le programme de 2026 et prépare l'épreuve anticipée de fin de Première, qui se passe sans calculatrice. Elle s'adresse aux élèves des lycées français, dont le Lycée Marie de France et le Collège Stanislas à Montréal, et à tout élève de Première qui veut reprendre les paraboles pas à pas.
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix lectures directes sur des fonctions polynômes de degré 2, comme dans les listes des manuels : racines d'une forme factorisée comme 3(x−2)(x+5) ou −(x+4)(2x−3), racines et sommet d'une forme ax2+c, axe de symétrie trouvé par le milieu des racines ou en résolvant f(x)=c sur x2+6x+2, ordonnée du sommet, orientation de la parabole et signe à l'extérieur des racines. Chaque ligne a sa valeur à trouver, sans calculatrice ni discriminant, vérifiée en direct.
Le fil de la série tient en une phrase : deux points à la même hauteur, l'axe est au milieu. Les racines sont deux points à la hauteur 0 ; le point (0;c) et son symétrique, que l'on trouve en résolvant f(x)=c, sont deux points à la hauteur c. Le sommet est sur l'axe, et sa hauteur est une simple image. Aucune formule n'est à apprendre.
Conformément au programme, le discriminant n'est jamais utilisé, et la forme canonique n'est pas demandée. Les problèmes insistent sur ce que le programme appelle modéliser : choisir la forme d'écriture selon ce que la situation donne, lire les paramètres dans la situation, et dire où le modèle cesse d'avoir un sens.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•Le coefficient a de x2 donne le SENS : a>0, parabole tournée vers le haut, sommet minimum ; a<0, tournée vers le bas, sommet maximum. Plus ∣a∣ est grand, plus la parabole est resserrée.
•x↦ax2 : sommet à l'origine. x↦ax2+c : axe = axe des ordonnées, sommet (0;c).
•x↦a(x−x1)(x−x2) : racines x1 et x2 ; axe x=2x1+x2. Attention : (x+6) s'annule en −6.
•x↦ax2+bx+c : on résout f(x)=c, on factorise par x, on obtient 0 et une autre solution ; l'axe passe au milieu.
•SOMMET : il est sur l'axe, son ordonnée est l'image de l'abscisse de l'axe.
•SIGNE d'une forme factorisée : le signe de a à l'extérieur des racines, le signe contraire entre elles. En cas de doute, un tableau de signes, une ligne par facteur, y compris la ligne de a.
•MODÉLISER : choisir la forme selon les données (deux passages à zéro : forme factorisée ; sommet sur l'axe des ordonnées : ax2+c), puis fixer a avec une troisième information.
•Un modèle n'a de sens que sur un intervalle : toujours relire une réponse dans la situation.
•Le discriminant n'est pas au programme du tronc commun, et il n'est jamais nécessaire.
Calculs : racines, axe et sommet à lire
Exercice 0.1 : Lire racines, axe et sommet d'une parabole : dix calculs directs
Pour chaque fonction polynôme de degré 2, définie sur R, donnez l'élément demandé : une racine, l'abscisse de l'axe de symétrie, l'ordonnée du sommet, l'orientation de la parabole ou une image. Tout se fait de tête ou à la main, sans calculatrice et sans discriminant.
Une seule méthode : lire d'abord la FORME d'écriture. Une forme factorisée donne les racines en annulant chaque facteur, et l'axe passe au milieu des deux racines ; une forme ax2+c a pour axe l'axe des ordonnées ; une forme développée ax2+bx+c donne deux points à la même hauteur en résolvant f(x)=c, et l'axe passe au milieu. Le sommet est sur l'axe, son ordonnée est donc une simple image, et le signe de a dit si la parabole est tournée vers le haut ou vers le bas.
a) f(x)=3(x−2)(x+5) : la plus grande racine.
b) g(x)=−(x+4)(2x−3) : la plus grande racine.
c) h(x)=2x2−18 : la plus grande racine.
d) k(x)=7−41x2 : l'ordonnée du sommet.
e) p(x)=2(x+1)(x−7) : l'abscisse de l'axe de symétrie.
f) q(x)=−3(x−1)(x+3) : l'ordonnée du sommet.
g) r(x)=x2+6x+2 : l'abscisse de l'axe de symétrie, en résolvant r(x)=2.
h) s(x)=−2x2+12x−7 : l'ordonnée du sommet.
i) t(x)=(1−x)(x+2) : la parabole est-elle tournée vers le haut ou vers le bas ?
j) v(x)=−21(x−2)(x−6) : la valeur de v(8).
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Réponses
a)Racines −5 et 2 ; plus grande racine 2
b)Racines −4 et 23 ; plus grande racine 23
c)h(x)=2(x−3)(x+3) ; plus grande racine 3
d)Sommet (0;7) ; ordonnée 7
e)Racines −1 et 7 ; axe x=3
f)Axe x=−1 ; ordonnée du sommet q(−1)=12
g)r(x)=2 pour x=0 ou x=−6 ; axe x=−3
h)Axe x=3 ; ordonnée du sommet s(3)=11
i)a=−1<0 ; tournée vers le bas
j)v(8)=−6, négatif hors des racines
Le geste qui décide de tout se fait AVANT de calculer : reconnaître la forme d'écriture. Une forme factorisée se lit facteur par facteur, un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul ; une forme ax2+c est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées ; une forme développée se traite en cherchant deux points à la même hauteur. Le coefficient placé devant un produit ne s'annule jamais : il ne change pas les racines, seulement l'orientation.
a)
3(x−2)(x+5)=0 équivaut à x−2=0 ou x+5=0, soit x=2 ou x=−5. La plus grande racine est 2. Piège : lire 5 comme une racine ; le facteur x+5 s'annule en −5.
b)
x+4=0 donne x=−4, et 2x−3=0 donne x=23=1,5. La plus grande racine est 23. Piège : répondre 3 ; dans le facteur 2x−3, le coefficient 2 de x divise.
c)
2x2−18=0 équivaut à x2=9, donc x=−3 ou x=3, et l'on peut écrire h(x)=2(x−3)(x+3). La plus grande racine est 3. Piège : écrire x2=16 en retranchant 2 au lieu de diviser par 2, ou oublier la racine négative.
d)
k(x)=−41x2+7 est de la forme ax2+c avec a=−41 et c=7. Comme k(−x)=k(x), l'axe est l'axe des ordonnées et le sommet a pour abscisse 0 : son ordonnée est k(0)=7. Comme a<0, c'est un maximum. Piège : le terme constant est écrit en premier, mais c'est bien lui, 7, et non −41.
e)
Les racines sont −1 et 7. L'axe passe au milieu : x=2−1+7=3. Piège : prendre le milieu de 1 et 7, soit 4 ; le facteur x+1 s'annule en −1.
f)
Les racines sont 1 et −3, l'axe est x=21+(−3)=−1, et l'ordonnée du sommet est q(−1)=−3×(−1−1)×(−1+3)=−3×(−2)×2=12. Comme a=−3<0, c'est un maximum. Piège : les signes du produit ; deux facteurs négatifs sur trois donnent un résultat positif.
g)
r(x)=2 équivaut à x2+6x=0, soit x(x+6)=0 : x=0 ou x=−6. Les points d'abscisses 0 et −6 sont à la même hauteur 2, l'axe passe au milieu : x=20+(−6)=−3. Piège : répondre 3 ; le facteur x+6 s'annule en −6.
h)
s(x)=−7 équivaut à −2x2+12x=0, soit −2x(x−6)=0 : x=0 ou x=6. L'axe est x=3 et l'ordonnée du sommet vaut s(3)=−2×9+12×3−7=−18+36−7=11. Piège : répondre −7 ; c'est l'ordonnée à l'origine s(0), pas celle du sommet.
i)
En développant seulement le terme de plus haut degré : (1−x)(x+2) contient (−x)×x=−x2, donc a=−1<0 et la parabole est tournée vers le bas. On peut aussi écrire t(x)=−(x−1)(x+2). Piège : conclure « vers le haut » parce qu'aucun signe moins n'est écrit devant le produit.
j)
v(8)=−21×(8−2)×(8−6)=−21×6×2=−6. Le nombre 8 est à l'extérieur des racines 2 et 6 : v(x) y a le signe de a=−21, négatif. Piège : croire qu'un polynôme de degré 2 est toujours positif à l'extérieur de ses racines.
Contrôle : une racine annule la fonction, on la remplace pour vérifier, par exemple g(23)=−211×0=0 ; un axe se contrôle par deux images égales de part et d'autre, par exemple p(2)=p(4)=−30 ; et l'ordonnée du sommet est plus grande que toutes les autres images quand a<0, plus petite quand a>0, ce qu'on vérifie avec s(2)=9<11.
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Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Quatre paraboles, quatre expressions
Les quatre paraboles C1, C2, C3 et C4 ci-dessous représentent, dans le désordre, les fonctions f, g, h et k définies sur R par :
Aucun calcul de tableau de valeurs n'est demandé : chaque forme d'écriture donne tout de suite une information sur sa courbe, et c'est cette information qu'il faut apprendre à lire.
a) Associez chaque fonction à sa courbe, en justifiant par le signe de a et par un point caractéristique lu dans l'expression.
b) Sans lire le graphique, donnez l'ordonnée du sommet de la courbe de g, puis les deux racines de k.
c) Donnez l'équation de l'axe de symétrie de la courbe de h, puis l'ordonnée de son sommet. Même travail pour k.
d) On considère aussi p(x)=0,5x2. Des courbes de f et de p, laquelle est la plus resserrée autour de son axe ? Calculez p(2) pour le confirmer.
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Réponses
a)f↔C2, g↔C4, h↔C1, k↔C3
b)Sommet de g : ordonnée 4 ; racines de k : 1 et 5
Le premier tri se fait sur le signe du coefficient de x2 : f et h ont un coefficient positif (2 et 0,5), leurs courbes sont tournées vers le haut ; g et k ont un coefficient négatif (−1 dans les deux cas, car −(x−1)(x−5) développé commence par −x2), leurs courbes sont tournées vers le bas. Parmi les courbes vers le haut, C2 passe par l'origine avec son sommet en (0;0) : c'est f(x)=2x2, puisque f(0)=0 et que x↦ax2 a TOUJOURS son sommet à l'origine. C1 coupe l'axe des abscisses en −1 et en 3 : ce sont les nombres qui annulent un facteur de h. Parmi les courbes vers le bas, C4 a son sommet sur l'axe des ordonnées, en (0;4) : c'est g, car une fonction x↦ax2+c est paire et son axe est l'axe des ordonnées. C3 coupe l'axe des abscisses en 1 et 5 : c'est k. Chaque forme a donc son point de reconnaissance : l'origine pour ax2, le point (0;c) pour ax2+c, les deux racines pour la forme factorisée.
b)
Pour g(x)=−x2+4, le sommet est sur l'axe des ordonnées, donc en x=0, et g(0)=4 : l'ordonnée du sommet est 4, le nombre c de l'écriture. Pour k(x)=−(x−1)(x−5), un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul : x−1=0 ou x−5=0, d'où les racines 1 et 5. Attention au signe : le facteur (x−5) s'annule en +5, pas en −5. C'est le premier point perdu sur ce chapitre.
c)
Les deux racines de h sont deux points de la courbe à la MÊME hauteur, 0. Une parabole étant symétrique par rapport à son axe, l'axe passe au milieu : x=2−1+3=1. Le sommet est sur l'axe, donc son ordonnée est h(1)=0,5×(1+1)×(1−3)=0,5×2×(−2)=−2 : sommet (1;−2), ce que confirme C1. Pour k : axe x=21+5=3 et k(3)=−(3−1)(3−5)=−(2)(−2)=4, sommet (3;4). Aucune formule n'a servi : seulement la symétrie et un calcul d'image.
d)
p(2)=0,5×4=2 alors que f(2)=2×4=8. Pour un même écart de 2 unités à l'axe, la courbe de f est déjà montée à 8, celle de p seulement à 2 : la courbe de f est bien plus resserrée. Plus ∣a∣ est grand, plus la parabole est étroite ; plus il est proche de 0, plus elle s'aplatit. Le signe de a dit le sens, sa taille dit l'ouverture.
Exercice 2 : Trouver l'axe en résolvant f(x) = c
Pour une fonction x↦ax2+bx+c donnée sous forme développée, le programme ne demande aucune formule : on trouve l'axe de symétrie en résolvant l'équation f(x)=c. Le nombre c est l'ordonnée à l'origine, f(0)=c, et l'équation f(x)=c cherche tous les points de la courbe situés à cette même hauteur.
On considère f(x)=2x2−8x+3, g(x)=−x2+5x+1 et h(x)=3x2+12x−1, définies sur R.
a) Résolvez f(x)=3. Déduisez-en l'axe de symétrie de la courbe de f, puis les coordonnées de son sommet.
b) Même travail pour g, en résolvant g(x)=1.
c) Même travail pour h. Attention au signe de l'axe.
d) Expliquez pourquoi l'axe passe au milieu des deux solutions trouvées. Dressez le tableau de variations de f : son sommet est-il un minimum ou un maximum ?
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Réponses
a)f(x)=3⟺2x(x−4)=0⟺x=0 ou x=4 ; axe x=2 ; sommet (2;−5)
b)g(x)=1⟺x(5−x)=0⟺x=0 ou x=5 ; axe x=2,5 ; sommet (2,5;7,25)
c)h(x)=−1⟺3x(x+4)=0⟺x=0 ou x=−4 ; axe x=−2 ; sommet (−2;−13)
d)Deux points à la même hauteur sont symétriques par rapport à l'axe ; f décroît sur ]−∞;2], croît sur [2;+∞[, minimum −5
a)
f(x)=3⟺2x2−8x+3=3⟺2x2−8x=0. Le terme constant a disparu, et c'est tout l'intérêt de la méthode : il reste une expression qui se factorise par x, sans aucune formule. 2x2−8x=2x(x−4), et un produit est nul si l'un de ses facteurs l'est : x=0 ou x=4. Les points (0;3) et (4;3) sont sur la courbe à la même hauteur, donc l'axe passe au milieu : x=20+4=2. Le sommet est sur l'axe : f(2)=2×4−16+3=−5, sommet (2;−5).
b)
g(x)=1⟺−x2+5x=0⟺x(−x+5)=0⟺x=0 ou x=5. Axe : x=20+5=2,5. Sommet : g(2,5)=−6,25+12,5+1=7,25. Sans calculatrice, 2,52=6,25 se fait de tête : 2,5×2,5=5+1,25. Une vérification rapide : g(2)=−4+10+1=7 et g(3)=−9+15+1=7, deux points à la même hauteur de part et d'autre de 2,5, ce qui confirme l'axe.
c)
h(x)=−1⟺3x2+12x=0⟺3x(x+4)=0⟺x=0 ou x=−4. L'erreur classique est d'écrire x=4 pour le facteur (x+4) : il s'annule en −4. Axe : x=20+(−4)=−2. Sommet : h(−2)=3×4−24−1=−13. Le carré d'un nombre négatif est positif : (−2)2=4, pas −4. Sommet (−2;−13).
d)
La parabole est symétrique par rapport à son axe : deux points de la courbe qui ont la même ordonnée sont symétriques l'un de l'autre, donc à égale distance de l'axe, et l'axe passe au milieu de leurs abscisses. Pour f, le coefficient de x2 vaut 2>0 : la parabole est tournée vers le haut. f est donc décroissante sur ]−∞;2], croissante sur [2;+∞[, et son sommet est un MINIMUM, égal à −5. Le tableau de variations porte une flèche descendante jusqu'à −5 en x=2, puis une flèche montante. La méthode marche pour n'importe quelle valeur de départ, mais c est la seule qui fasse disparaître le terme constant et rende la factorisation immédiate.
Exercice 3 : Forme factorisée : racines, signe et variations
On considère les fonctions p et q définies sur R par p(x)=−2(x−1)(x−7) et q(x)=0,5(x+6)(x−2).
Une forme factorisée en produit de facteurs du premier degré donne directement les racines, et avec elles le signe et l'axe de symétrie. Il n'y a rien à développer pour répondre aux questions a) à c).
a) Donnez les racines de p, puis dressez le tableau de signes de p(x). Sur quel intervalle p(x) est-il strictement positif ?
b) Déterminez l'axe de symétrie de la courbe de p et les coordonnées de son sommet. Dressez le tableau de variations de p.
c) Donnez les racines de q, l'ordonnée de son sommet, et l'ensemble des réels x tels que q(x)≤0.
d) Un élève affirme : « un polynôme de degré 2 est toujours positif à l'extérieur de ses racines ». Calculez p(10) et corrigez son affirmation. Développez enfin p(x) et contrôlez avec p(0).
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Réponses
a)Racines 1 et 7 ; p(x)>0 sur ]1;7[, p(x)<0 sur ]−∞;1[∪]7;+∞[
b)Axe x=4, sommet (4;18) ; p croissante sur ]−∞;4], décroissante sur [4;+∞[, maximum 18
c)Racines −6 et 2, sommet (−2;−8) ; q(x)≤0 sur [−6;2]
d)p(10)=−54<0 : à l'extérieur des racines, p(x) a le signe de a ; p(x)=−2x2+16x−14 et p(0)=−14
a)
p(x)=0⟺x−1=0 ou x−7=0, donc les racines sont 1 et 7 ; le facteur −2 ne s'annule jamais. Pour le signe, on étudie chaque facteur : x−1 est positif à droite de 1, x−7 à droite de 7, et −2 est toujours négatif. Le tableau à trois lignes donne, par la règle des signes : sur ]−∞;1[, (−)×(−)×(−), négatif ; sur ]1;7[, (−)×(+)×(−), positif ; sur ]7;+∞[, (−)×(+)×(+), négatif. Donc p(x)>0 exactement sur ]1;7[. On oublie souvent la ligne du −2 : elle retourne tous les signes, et l'oublier inverse toute la réponse.
b)
Les racines 1 et 7 sont deux points de la courbe à la hauteur 0 : l'axe passe au milieu, x=21+7=4. Sommet : p(4)=−2×(4−1)×(4−7)=−2×3×(−3)=18. Le coefficient de x2 est −2<0, la parabole est tournée vers le bas : p est croissante sur ]−∞;4], décroissante sur [4;+∞[, et 18 est son MAXIMUM. Cohérence avec a) : la courbe monte au-dessus de l'axe des abscisses entre les racines, jusqu'au sommet (4;18).
c)
q(x)=0⟺x=−6 ou x=2 : le facteur (x+6) s'annule en −6. Axe : x=2−6+2=−2, et q(−2)=0,5×4×(−4)=−8. Ici a=0,5>0 : la parabole est tournée vers le haut, −8 est un minimum, et la courbe est SOUS l'axe des abscisses entre les racines. Donc q(x)≤0 sur [−6;2], crochets fermés car l'inégalité est large et les racines donnent q(x)=0.
d)
p(10)=−2×9×3=−54 : 10 est à l'extérieur des racines et p(10) est négatif, l'affirmation est fausse. La règle juste : à l'extérieur des racines, p(x) a le signe du coefficient a ; entre les racines, le signe contraire. Pour q, a>0, l'élève aurait eu raison par hasard. Développement : (x−1)(x−7)=x2−8x+7, donc p(x)=−2x2+16x−14. Contrôle : la forme développée donne p(0)=−14, la forme factorisée −2×(−1)×(−7)=−14. Les deux formes décrivent bien la même fonction ; la factorisée sert au signe, la développée à l'ordonnée à l'origine.
Exercice 4 : Une arche de viaduc, deux repères
Une arche de viaduc en pierre a la forme d'une parabole. Au niveau du sol, ses deux pieds sont distants de 40 m, et son point le plus haut est à 16 m au-dessus du sol. Le tablier du viaduc repose sur l'arche par des piliers verticaux.
On mesure les longueurs en mètres. Le choix du repère est libre, et c'est lui qui décide de la forme d'écriture la plus commode : l'exercice compare deux choix.
a) Repère 1 : origine au pied gauche de l'arche, axe des abscisses au sol. Quelles sont les racines de la fonction A1 qui décrit l'arche ? Écrivez A1(x)=ax(x−40) et déterminez a grâce au sommet.
b) Repère 2 : origine au sol, à la verticale du sommet. Justifiez que l'arche est décrite par une fonction de la forme A2(x)=a′x2+16, puis déterminez a′.
c) Calculez la hauteur de l'arche à 5 m de son pied gauche, dans chacun des deux repères. Commentez.
d) Une route de 12 m de large passe sous l'arche, centrée sur son axe. Quelle est la hauteur de l'arche au-dessus des bords de la route ? Pourquoi a et a′ sont-ils égaux ?
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Réponses
a)Racines 0 et 40 ; a×20×(−20)=16, donc a=−0,04
b)Sommet sur l'axe des ordonnées, en (0;16) ; A2(20)=0 donne a′=−0,04
c)A1(5)=A2(−15)=7 m : même point de l'arche, lu dans deux repères
d)A2(6)=14,56 m ; changer de repère décale la courbe sans changer son ouverture
a)
Dans le repère 1, les pieds de l'arche sont les points (0;0) et (40;0) : ce sont deux points de hauteur nulle, donc les racines 0 et 40. La forme factorisée s'impose : A1(x)=a(x−0)(x−40)=ax(x−40). Les racines ne fixent pas a : il faut une troisième information, la hauteur. Le sommet est au milieu des racines, en x=20, et il est à 16 m : A1(20)=a×20×(−20)=−400a=16, donc a=−40016=−0,04. Le signe est cohérent : une arche est tournée vers le bas, a<0.
b)
Dans le repère 2, l'axe de symétrie de l'arche est l'axe des ordonnées et le sommet est en (0;16). Une fonction x↦a′x2+c est exactement une parabole d'axe l'axe des ordonnées, de sommet (0;c) : ici c=16. Les pieds sont en x=−20 et x=20. A2(20)=0⟺400a′+16=0⟺a′=−0,04. On pouvait aussi partir des racines : A2(x)=a′(x+20)(x−20)=a′(x2−400), et A2(0)=−400a′=16 redonne la même valeur.
c)
Repère 1 : le point est à x=5, et A1(5)=−0,04×5×(5−40)=−0,04×(−175)=7. Repère 2 : le pied gauche est en x=−20, donc le point est à x=−15, et A2(−15)=−0,04×225+16=−9+16=7. Les deux repères donnent 7 m, heureusement : la hauteur est une grandeur physique, elle ne dépend pas de l'endroit où l'on a posé l'origine. La seule difficulté est de TRADUIRE la position « 5 m du pied gauche » dans chaque repère, et c'est là que se perdent les points.
d)
Dans le repère 2, les bords de la route sont en x=−6 et x=6, et par symétrie la hauteur y est la même : A2(6)=−0,04×36+16=−1,44+16=14,56 m. Le repère 2 était le bon choix ici, parce que la route est centrée sur l'axe. Enfin, a=a′ : passer du repère 1 au repère 2 revient à décaler la courbe de 20 m vers la gauche, ce qui ne change ni sa forme ni son ouverture. Le coefficient de x2 mesure l'ouverture, il est le même dans tous les repères obtenus par translation. Développer A1(x)=−0,04x2+1,6x le confirme.
Exercice 5 : Un impôt quadratique : juste, puis absurde
Pour un débat en classe, on étudie un modèle simple de fiscalité. Le revenu annuel R est exprimé en milliers de dollars, et l'impôt dû, dans la même unité, vaut I(R)=0,005R2 pour R≥0.
Le TAUX MOYEN d'imposition est la part du revenu versée en impôt, t(R)=RI(R) pour R>0 ; le REVENU NET est ce qui reste après l'impôt, N(R)=R−I(R).
a) Calculez l'impôt pour des revenus de 20, 40 et 80 milliers de dollars.
b) Quand le revenu double, par combien l'impôt est-il multiplié ? Justifiez à partir de la forme x↦ax2.
c) Exprimez t(R) en fonction de R, puis donnez le taux moyen, en pourcentage, pour R=40 et pour R=80. En quoi cet impôt est-il progressif ?
d) Montrez que N(R)=−0,005R(R−200). Déduisez-en le revenu brut pour lequel le revenu net est maximal, et ce maximum. Critiquez le modèle au-delà.
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Réponses
a)I(20)=2, I(40)=8, I(80)=32 milliers de dollars
b)Par 4 : I(2R)=0,005×4R2=4I(R)
c)t(R)=0,005R ; t(40)=20%, t(80)=40% : le taux moyen augmente avec le revenu
d)Racines 0 et 200, axe R=100 ; N(100)=50 ; au-delà de 100, gagner plus fait baisser le revenu net : modèle à limiter à [0;100]
a)
I(20)=0,005×400=2, I(40)=0,005×1600=8, I(80)=0,005×6400=32, en milliers de dollars. Sans calculatrice, 0,005×400 se lit « cinq millièmes de quatre cents », soit 1000400×5=2. On pose le carré D'ABORD, puis on multiplie par 0,005 : écrire (0,005×20)2 donnerait 0,01, un impôt de dix dollars.
b)
I(2R)=0,005×(2R)2=0,005×4R2=4×I(R) : quand le revenu double, l'impôt est multiplié par 4. Les nombres de a) le montrent : de 20 à 40, l'impôt passe de 2 à 8 ; de 40 à 80, de 8 à 32. C'est la signature de toute fonction x↦ax2, et ce qui la distingue d'une fonction linéaire, où doubler l'entrée double la sortie. Répondre « par 2 » confond les deux modèles.
c)
Pour R>0, t(R)=R0,005R2=0,005R. Donc t(40)=0,2, soit 20%, et t(80)=0,4, soit 40%. Le taux moyen n'est pas constant : il est proportionnel au revenu. Un contribuable qui gagne deux fois plus ne paie pas seulement plus d'impôt, il en paie une PART plus grande de son revenu : c'est la définition d'un impôt progressif. Un impôt proportionnel, à l'inverse, serait de la forme I(R)=kR, avec un taux moyen constant égal à k.
d)
N(R)=R−0,005R2=−0,005R2+R. En factorisant par −0,005R : −0,005R(R−200)=−0,005R2+R, c'est bien N(R) puisque 0,005×200=1. Les racines sont 0 et 200, l'axe est au milieu, R=100, et a=−0,005<0 : le sommet est un maximum, N(100)=100−0,005×10000=100−50=50. Au-delà de 100 milliers de dollars, le revenu net DÉCROÎT : gagner plus rapporte moins, et à R=200 l'impôt prend tout, taux moyen 100%. Aucun système fiscal réel ne fonctionne ainsi. Le modèle n'est acceptable que sur un intervalle restreint, ici [0;100], où le taux moyen reste sous 50% ; les barèmes réels passent par des tranches à taux marginal constant.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Le jet d'une fontaine : choisir la forme
Dans un jardin public, un jet d'eau part d'une buse placée au ras du sol et retombe dans un bassin, 4 m plus loin, lui aussi au ras du sol. Le jet monte à 2 m au plus haut. On repère un point du jet par sa distance horizontale x à la buse et par sa hauteur h(x), en mètres, et l'on admet que le jet a la forme d'une parabole.
a) Parmi les écritures ax2, ax2+c et a(x−x1)(x−x2), laquelle choisir dans ce repère ? Justifiez par les données de l'énoncé.
b) Déterminez a et écrivez h(x).
c) Sans recalculer, que vaut h(3) sachant que h(1)=1,5 ? Vérifiez ensuite par le calcul.
d) Un enfant tend la main à 1,5 m de hauteur sous le jet. Montrez que h(x)−1,5=−0,5(x−1)(x−3), puis déterminez les positions x où l'eau passe au moins à cette hauteur.
e) Que vaut h(5) ? Quel sens donner à ce résultat, et sur quel intervalle le modèle est-il valable ?
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Réponses
a)La forme factorisée a(x−0)(x−4) : les deux racines 0 et 4 sont données
b)h(2)=−4a=2, donc a=−0,5 et h(x)=−0,5x(x−4)
c)h(3)=h(1)=1,5 par symétrie autour de x=2
d)h(x)≥1,5⟺x∈[1;3]
e)h(5)=−2,5 : hauteur négative, point hors du jet ; modèle valable sur [0;4]
a)
L'énoncé donne deux points au ras du sol, la buse en x=0 et le point de chute en x=4 : ce sont deux racines. La forme qui les affiche est a(x−x1)(x−x2), avec x1=0 et x2=4, donc h(x)=ax(x−4). La forme ax2 exigerait un sommet à l'origine, or l'origine est la buse, au ras du sol, pas au sommet ; la forme ax2+c exigerait un axe vertical passant par la buse, or le sommet est 2 m plus loin. Choisir la forme, c'est regarder ce que la situation donne : deux passages au sol, donc deux racines.
b)
Il reste une inconnue, a, et une information non utilisée : la hauteur maximale. Le sommet est sur l'axe, au milieu des racines, en x=2, et h(2)=2. Or h(2)=a×2×(2−4)=−4a, donc −4a=2 et a=−0,5. Ainsi h(x)=−0,5x(x−4). Le signe négatif est attendu : le jet monte puis redescend, la parabole est tournée vers le bas.
c)
1 et 3 sont symétriques par rapport à l'axe x=2, puisque 21+3=2 : les deux points sont à la même hauteur, donc h(3)=h(1)=1,5. Vérification : h(3)=−0,5×3×(−1)=1,5. La symétrie économise un calcul, et surtout elle sert de contrôle : si h(1) et h(3) différaient, l'axe serait faux.
d)
h(x)−1,5=−0,5x2+2x−1,5, et −0,5(x−1)(x−3)=−0,5(x2−4x+3)=−0,5x2+2x−1,5 : l'égalité est vraie. On cherche h(x)≥1,5, soit −0,5(x−1)(x−3)≥0. Le produit a pour racines 1 et 3 et un coefficient −0,5<0 : il est positif ENTRE les racines. L'eau passe donc à 1,5 m ou plus pour x∈[1;3], sur une bande de 2 m de large centrée sous le sommet. Les bornes sont celles de la question c) : on y avait déjà trouvé les deux points à 1,5 m.
e)
h(5)=−0,5×5×1=−2,5 : une hauteur de −2,5 m, sous le sol. Le calcul est juste, mais il ne décrit rien : l'eau s'arrête dans le bassin en x=4. La fonction h est définie sur R, le MODÈLE ne l'est que sur [0;4], là où le jet existe. Toute réponse tirée du modèle doit être relue avec cette question : la valeur trouvée a-t-elle un sens dans la situation ?
Exercice 7 : Le câble d'un pont suspendu
Le tablier horizontal d'un pont suspendu est soutenu par des câbles verticaux, les SUSPENTES, accrochées à un câble porteur. Le câble porteur est fixé au sommet de deux pylônes distants de 200 m, à 50 m au-dessus du tablier ; son point le plus bas, au milieu du pont, est à 10 m au-dessus du tablier. Neuf suspentes sont placées tous les 20 m, la première au milieu du pont.
On se place dans un repère d'origine le point du tablier situé sous le point le plus bas du câble, l'axe des abscisses le long du tablier ; les longueurs sont en mètres. On admet que le câble a la forme d'une parabole.
a) Justifiez que le câble est décrit par une fonction c(x)=ax2+10, puis déterminez a.
b) Calculez la longueur des suspentes situées à 20 m et à 60 m du milieu du pont.
c) En utilisant la symétrie, calculez la longueur totale des neuf suspentes.
d) À quelle distance du milieu du pont le câble est-il à 20 m au-dessus du tablier ?
e) Un câble libre, sans tablier à porter, pend en prenant la forme d'une courbe appelée chaînette, qui n'est pas une parabole. Pourquoi le modèle parabolique est-il pourtant raisonnable ici ? Que vaut c(150), et pourquoi ce nombre n'a-t-il pas de sens ?
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Réponses
a)Sommet (0;10) sur l'axe des ordonnées ; c(100)=50 donne a=0,004
b)c(20)=11,6 m et c(60)=24,4 m
c)10+2×(11,6+16,4+24,4+35,6)=186 m
d)0,004x2=10⟺x=±50 : à 50 m du milieu, de chaque côté
e)Le tablier charge le câble uniformément le long de l'horizontale ; c(150)=100 est hors des pylônes, où il n'y a plus de câble
a)
Le point le plus bas du câble est son sommet, et il est sur l'axe des ordonnées, en (0;10). L'axe de symétrie est donc l'axe des ordonnées, et une parabole de sommet (0;c) s'écrit x↦ax2+c : ici c(x)=ax2+10. Les pylônes sont à 100 m de part et d'autre du milieu, et le câble y est à 50 m : c(100)=10000a+10=50, donc a=1000040=0,004. Le repère a été choisi pour que la forme la plus simple suffise ; il n'y a rien à factoriser, le câble ne touche jamais le tablier.
b)
La suspente à 20 m relie le tablier au câble : sa longueur est c(20)=0,004×400+10=1,6+10=11,6 m. À 60 m : c(60)=0,004×3600+10=14,4+10=24,4 m. Sans calculatrice, 0,004×400 se lit « quatre millièmes de quatre cents », soit 1,6. Pour contrôler, on compare au 10 m du milieu et aux 50 m des pylônes : les suspentes s'allongent de plus en plus vite quand on s'éloigne du centre, ce qui est la signature d'un carré.
c)
Les suspentes sont en x=0, ±20, ±40, ±60 et ±80. Par symétrie, c(−x)=c(x) : les deux suspentes à 20 m ont la même longueur, et ainsi de suite. On calcule donc seulement c(40)=6,4+10=16,4 et c(80)=25,6+10=35,6, en plus de b). Total : 10+2×(11,6+16,4+24,4+35,6)=10+2×88=186 m. Oublier la suspente du milieu, ou la compter deux fois, est l'erreur de ce calcul : elle n'a pas de jumelle.
d)
c(x)=20⟺0,004x2+10=20⟺x2=0,00410=2500⟺x=50 ou x=−50. Le câble est à 20 m au-dessus du tablier à 50 m du milieu, de chaque côté. Les deux solutions sont physiques : ce sont deux points du câble, symétriques par rapport à l'axe. Rejeter −50 parce qu'il est négatif serait une faute : dans ce repère, un x négatif désigne simplement la moitié gauche du pont.
e)
Un câble libre ne porte que son propre poids, réparti le long de la courbe ; un câble porteur de pont porte surtout le tablier, dont le poids est réparti régulièrement le long de l'HORIZONTALE, par les suspentes. Dans ce second cas, la forme obtenue est une parabole, d'où la validité du modèle. Enfin c(150)=0,004×22500+10=100 : le calcul existe, mais x=150 est au-delà des pylônes, où il n'y a plus de câble. Le modèle n'a de sens que sur [−100;100].
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Elles viennent de copies réelles d'élèves. Pour chacune, repérez l'erreur, donnez la réponse juste et écrivez la phrase correcte.
Rappel : le discriminant n'est pas au programme, et il n'est jamais nécessaire ici.
a) « La parabole de f(x)=−2x2+3 est tournée vers le haut, car 3>0. »
b) « L'axe de symétrie de la courbe de u(x)=(x−2)(x+6) est la droite x=4, milieu de 2 et 6. »
c) « Le sommet de la courbe de v(x)=x2−10x+7 a pour ordonnée 7. »
d) « (x−1)(x−5) est positif sur ]1;5[, puisque x est plus grand que 1. »
e) « On ne peut pas trouver les racines de 3x2−12x sans le discriminant, qui n'est pas au programme. »
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Réponses
a)Tournée vers le BAS : le sens dépend du coefficient a=−2<0, pas de c
b)Racines 2 et −6 ; axe x=−2
c)v(x)=7⟺x=0 ou x=10 ; axe x=5 ; ordonnée du sommet v(5)=−18
d)Négatif sur ]1;5[ : un facteur positif, un facteur négatif
e)3x2−12x=3x(x−4) : racines 0 et 4
a)
Le sens d'une parabole est donné par le coefficient de x2, ici a=−2<0 : elle est tournée vers le BAS, et son sommet (0;3) est un maximum. Le nombre c=3 donne seulement l'ordonnée du point sur l'axe des ordonnées, ici le sommet. Phrase juste : « a=−2<0, donc la parabole est tournée vers le bas ; son sommet est (0;3) ». Confondre le rôle de a et celui de c fait perdre tout le tableau de variations.
b)
u(x)=0⟺x−2=0 ou x+6=0⟺x=2 ou x=−6. Le facteur (x+6) s'annule en −6, pas en 6. L'axe passe au milieu des racines : x=22+(−6)=−2. Contrôle : u(0)=−12 et u(−4)=(−6)(2)=−12, deux points à la même hauteur, symétriques par rapport à x=−2. Phrase juste : « les racines sont 2 et −6, donc l'axe est la droite x=−2 ».
c)
7 est l'ordonnée à l'origine, v(0)=7, pas l'ordonnée du sommet : le sommet n'est en x=0 que pour une fonction ax2+c, sans terme en x. Méthode du programme : v(x)=7⟺x2−10x=0⟺x(x−10)=0⟺x=0 ou x=10. L'axe est au milieu, x=5, et v(5)=25−50+7=−18. Sommet (5;−18).
d)
Pour x dans ]1;5[, x−1>0 mais x−5<0 : le produit d'un positif et d'un négatif est NÉGATIF. Exemple : en x=3, (2)(−2)=−4. Le coefficient de x2 vaut 1>0, donc le produit est positif à l'extérieur des racines et négatif entre elles. L'élève n'a regardé qu'un facteur ; un tableau de signes à deux lignes l'aurait évité.
e)
Le discriminant n'est pas au programme, et il n'est pas utile : 3x2−12x n'a pas de terme constant, on factorise par 3x : 3x2−12x=3x(x−4). Un produit est nul si l'un de ses facteurs l'est : les racines sont 0 et 4. C'est exactement le calcul qui donne l'axe par la méthode f(x)=c : après avoir retiré c, il reste toujours une expression de ce type. Phrase juste : « 3x(x−4)=0⟺x=0 ou x=4 ».
Exercice 9 : Problème : la recette d'une salle de cinéma associative
Une salle de cinéma associative de 400 places vend la séance du samedi 8 dollars et accueille en moyenne 300 spectateurs. Une enquête auprès des habitués laisse prévoir que chaque dollar d'augmentation du prix fait perdre 25 spectateurs, et que chaque dollar de baisse en fait gagner 25.
On note p le prix de la séance, en dollars, N(p) le nombre de spectateurs prévu et R(p) la recette de la séance, en dollars.
a) Justifiez que N(p)=500−25p. Combien de spectateurs le modèle prévoit-il pour un prix de 12 dollars ?
b) Montrez que R(p)=−25p(p−20). Donnez les racines de R et interprétez chacune dans la situation.
c) Déterminez le prix qui rend la recette maximale, et cette recette maximale.
d) Calculez la recette actuelle R(8). Vérifiez que R(p)−2400=−25(p−8)(p−12), puis déterminez les prix qui donnent une recette au moins égale à la recette actuelle.
e) La salle n'a que 400 places. À partir de quel prix le modèle respecte-t-il cette contrainte ? Sur quel intervalle de prix le modèle a-t-il un sens ?
Le prix s'écarte de 8 de p−8 dollars, et chaque dollar coûte 25 spectateurs : N(p)=300−25(p−8)=300−25p+200=500−25p. La formule marche aussi pour une baisse : si p<8, p−8 est négatif et −25(p−8) AJOUTE des spectateurs. Contrôle : N(8)=500−200=300. Pour 12 dollars : N(12)=500−300=200 spectateurs. Le nombre de spectateurs est une fonction AFFINE du prix ; c'est la recette qui sera du second degré.
b)
La recette est le prix multiplié par le nombre de spectateurs : R(p)=p(500−25p). En factorisant 500−25p=−25(p−20), on obtient R(p)=−25p(p−20). Les racines se lisent : p=0 et p=20. À 0 dollar, la séance est gratuite, la salle se remplit mais ne rapporte rien. À 20 dollars, N(20)=0 : plus personne ne vient. Les deux racines sont les deux façons de ne rien gagner, et la recette maximale est quelque part entre les deux.
c)
Les racines 0 et 20 sont deux prix pour lesquels la recette est la même, nulle : l'axe est au milieu, p=10. Le coefficient de p2 est −25<0, le sommet est un maximum : R(10)=10×(500−250)=10×250=2500 dollars, pour 250 spectateurs. Augmenter le prix de 8 à 10 dollars fait perdre 50 spectateurs mais gagner 100 dollars de recette : c'est tout l'intérêt de la modélisation, que l'intuition « plus cher, donc plus de recette » ou « moins cher, donc plus de monde » ne tranche pas.
d)
R(8)=8×300=2400 dollars. D'une part R(p)−2400=−25p2+500p−2400 ; d'autre part −25(p−8)(p−12)=−25(p2−20p+96)=−25p2+500p−2400 : l'égalité est vraie. Le produit −25(p−8)(p−12) a pour racines 8 et 12 et un coefficient négatif : il est positif ou nul ENTRE ses racines. Donc R(p)≥2400 pour p∈[8;12]. On pouvait prévoir le 12 sans calcul : c'est le symétrique de 8 par rapport à l'axe p=10.
e)
Il faut N(p)≤400, soit 500−25p≤400, soit 25p≥100, soit p≥4. En dessous de 4 dollars, le modèle prévoit plus de spectateurs que de places, ce qui est impossible ; au-dessus de 20 dollars, il prévoit un nombre négatif de spectateurs et une recette négative. Le modèle n'a de sens que pour p∈[4;20], et même là il repose sur une hypothèse forte, la perte régulière de 25 spectateurs par dollar, qu'il faudrait vérifier loin du prix actuel.
Exercice 10 : Problème : une population de coccinelles au fil d'une saison
Des jardiniers comptent chaque semaine les coccinelles d'une parcelle, du début du printemps à la fin de l'été. Les relevés suggèrent le modèle P(t)=−20t2+240t+560, où t est le nombre de semaines écoulées depuis le premier comptage et P(t) le nombre de coccinelles. La population croît, puis décroît quand les pucerons dont elles se nourrissent se raréfient.
a) Combien de coccinelles compte-t-on au premier comptage ?
b) Résolvez P(t)=560. Déduisez-en la semaine où la population est maximale, et ce maximum.
c) Vérifiez que P(t)=−20(t+2)(t−14). Donnez les racines de P et interprétez celle qui a un sens.
d) Les jardiniers estiment la parcelle bien protégée tant qu'elle compte au moins 1100 coccinelles. Vérifiez que P(t)−1100=−20(t−3)(t−9) et déterminez la période concernée.
e) Critiquez le modèle : sur quel intervalle de temps peut-on l'utiliser, et que prédit-il qui soit douteux ?
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Réponses
a)P(0)=560 coccinelles
b)P(t)=560⟺−20t(t−12)=0⟺t=0 ou t=12 ; maximum en semaine 6, P(6)=1280
c)Racines −2 (rejetée, avant le premier comptage) et 14 : disparition prévue à la semaine 14
d)P(t)≥1100⟺t∈[3;9], de la semaine 3 à la semaine 9
e)Modèle utilisable sur [0;14] ; il impose une décroissance symétrique de la croissance et une disparition totale
a)
Le premier comptage a lieu à t=0 : P(0)=560 coccinelles. C'est le terme constant de l'écriture développée, l'ordonnée à l'origine de la courbe. Cette valeur va servir tout de suite : c'est elle qui donne l'axe de symétrie par la méthode P(t)=c.
b)
P(t)=560⟺−20t2+240t=0⟺−20t(t−12)=0⟺t=0 ou t=12. Aux semaines 0 et 12, la population est la même, 560 coccinelles : ces deux instants sont symétriques par rapport à l'axe, qui est donc t=20+12=6. Le coefficient de t2 est −20<0, le sommet est un maximum : P(6)=−20×36+240×6+560=−720+1440+560=1280. La population culmine à la semaine 6, avec 1280 coccinelles.
c)
(t+2)(t−14)=t2−12t−28, donc −20(t+2)(t−14)=−20t2+240t+560=P(t). Les racines sont −2 et 14. La racine −2 désigne un instant AVANT le premier comptage, en dehors de la période étudiée : le modèle n'a pas été construit pour elle, on la rejette. La racine 14 dit que le modèle prévoit la disparition des coccinelles de la parcelle à la semaine 14. Contrôle par symétrie : 2−2+14=6, on retrouve l'axe de b).
d)
P(t)−1100=−20t2+240t−540 et −20(t−3)(t−9)=−20(t2−12t+27)=−20t2+240t−540 : l'égalité est vraie. On cherche P(t)≥1100, soit −20(t−3)(t−9)≥0 : coefficient négatif, donc positif ENTRE les racines. La parcelle est bien protégée de la semaine 3 à la semaine 9, soit t∈[3;9]. Cohérence : l'intervalle est centré sur 6, la semaine du maximum.
e)
Le modèle n'a de sens que sur [0;14] : avant 0 il n'y a pas de données, après 14 il donne une population négative, par exemple P(16)=−20×18×2=−720. Même sur cet intervalle, il a deux défauts : une parabole impose une décroissance exactement SYMÉTRIQUE de la croissance, ce que rien ne garantit dans la nature, et elle fait tomber la population à zéro, alors qu'en réalité quelques coccinelles restent ou partent ailleurs. Le programme le dit : ce type de modèle ne vaut que sur un intervalle de temps restreint.
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