Maths Première tronc commun, programme français • Exercices corrigés à Montréal

Exercices corrigés : variation linéaire, suites arithmétiques et fonctions affines (Première, tronc commun)

Voici une série d'exercices corrigés sur la variation linéaire pour la classe de Première, enseignement de mathématiques du tronc commun, programme français de 2026. Elle s'adresse aux élèves qui n'ont pas pris la spécialité mathématiques, dans tous les lycées français, dont le Lycée Marie de France et le Collège Stanislas à Montréal, et qui passeront l'épreuve anticipée de mathématiques en fin de Première, sans calculatrice.

Le fil de la série tient en une phrase : linéaire, c'est un ÉCART constant. On le reconnaît aux écarts entre deux valeurs successives, jamais à l'impression que « ça augmente », puis on repère le départ, on COMPTE LES PAS, et la valeur cherchée vaut départ plus nombre de pas fois écart. Presque toutes les erreurs du chapitre sont un pas de trop, un départ mal placé ou un nombre appliqué à ce qu'il ne concerne pas.

Conformément au programme, les suites sont d'abord écrites u(n)u(n), comme une fonction du rang, puis unu_{n}. Tous les calculs se font à la main. Les suites géométriques et les croissances exponentielles relèvent du chapitre suivant.

Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.

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Ce chapitre fait partie de Maths du tronc commun en Première, sans spécialité
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (8 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Calcul littéral et équationsQuatrième, Mathématiques
  2. 2Proportionnalité, pourcentages et vitessesQuatrième, Mathématiques
  3. 3La notion de fonctionTroisième, Mathématiques
  4. 4Les fonctions linéairesTroisième, Mathématiques
  5. 5Les fonctions affinesTroisième, Mathématiques
  6. 6Développer et factoriserTroisième, Mathématiques
  7. 7Équations, équations produit et inéquationsTroisième, Mathématiques
  8. 8Fonctions affines et systèmesSeconde, Mathématiques

Rappel de cours

  • • SUITE ARITHMÉTIQUE : on passe d'un terme au suivant en ajoutant toujours le même nombre rr, la raison : u(n+1)=u(n)+ru(n+1)=u(n)+r.
  • • On la RECONNAÎT aux écarts : u(1)−u(0)u(1)-u(0), u(2)−u(1)u(2)-u(1), ... sont tous égaux. Une suite qui augmente n'est pas forcément arithmétique.
  • • TERME DE RANG nn : u(n)=u(0)+n×ru(n)=u(0)+n\times r. Si la suite commence au rang 11 : u(n)=u(1)+(n−1)×ru(n)=u(1)+(n-1)\times r. Entre le rang pp et le rang nn, il y a n−pn-p pas.
  • • SENS DE VARIATION : croissante si r>0r>0, décroissante si r<0r<0, constante si r=0r=0.
  • • REPRÉSENTATION GRAPHIQUE : les points (n ;u(n))(n\,;u(n)) sont ALIGNÉS mais isolés ; on ne les relie pas.
  • • FONCTION AFFINE f(x)=ax+bf(x)=ax+b : le taux d'accroissement f(x2)−f(x1)x2−x1\frac{f(x_{2})-f(x_{1})}{x_{2}-x_{1}} vaut toujours aa, le coefficient directeur. Croissante si a>0a>0, décroissante si a<0a<0.
  • • Un ÉCART se transforme par le seul coefficient directeur : si xx augmente de hh, f(x)f(x) augmente de a×ha\times h, et bb ne joue aucun rôle.
  • • PROBLÈME DE SEUIL : on résout l'inéquation, puis on choisit l'entier qui convient selon le verbe (« dépasser » : inégalité stricte ; « ne pas dépasser » : inégalité large) et on calcule les deux termes voisins du seuil pour le prouver.
  • • FONCTION AFFINE PAR MORCEAUX : un barème par tranches ; chaque morceau a pour coefficient directeur le taux de sa tranche, le taux MARGINAL. Le taux MOYEN est I(R)R\frac{I(R)}{R}.

Partie A : les bases (/50)

Exercice 1 : Reconnaître une croissance linéaire : on regarde les écarts

Quatre grandeurs évoluent d'étape en étape. On note u(n)u(n), v(n)v(n), w(n)w(n) et t(n)t(n) leur valeur à l'étape nn, en commençant à n=0n=0. L'écriture u(n)u(n) se lit « uu de nn » : comme pour une fonction, nn est le numéro de l'étape et u(n)u(n) la valeur obtenue.

Une suite est ARITHMÉTIQUE quand on passe d'un terme au suivant en ajoutant toujours le même nombre rr, appelé raison : u(n+1)=u(n)+ru(n+1)=u(n)+r. Le tableau donne les cinq premières valeurs.

n = 0n = 1n = 2n = 3n = 4u(n)1215182124v(n)2481632w(n)4035302520t(n)5681115
  • a) Calculez les quatre écarts successifs de chaque suite : u(1)−u(0)u(1)-u(0), u(2)−u(1)u(2)-u(1), et ainsi de suite. Lesquelles sont arithmétiques ?
  • b) Pour chaque suite arithmétique, écrivez la relation de récurrence, puis calculez le terme de rang 55.
  • c) Exprimez u(n)u(n) et w(n)w(n) en fonction de nn. Calculez u(20)u(20), puis le rang nn pour lequel w(n)=0w(n)=0.
  • d) Donnez le sens de variation de uu et de ww, en le justifiant par le signe de la raison.

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a)
b)
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Réponses

  • a) Écarts de uu : 33 ; de ww : −5-5 ; vv (2,4,8,162, 4, 8, 16) et tt (1,2,3,41, 2, 3, 4) ne sont pas arithmétiques
  • b) u(n+1)=u(n)+3u(n+1)=u(n)+3, u(5)=27u(5)=27 ; w(n+1)=w(n)−5w(n+1)=w(n)-5, w(5)=15w(5)=15
  • c) u(n)=12+3nu(n)=12+3n, u(20)=72u(20)=72 ; w(n)=40−5nw(n)=40-5n, w(8)=0w(8)=0
  • d) uu croissante car 3>03>0 ; ww décroissante car −5<0-5<0

a) On soustrait chaque valeur de la suivante. Pour uu : 15−12=315-12=3, 18−15=318-15=3, 21−18=321-18=3, 24−21=324-21=3, l'écart est constant, uu est arithmétique de raison 33. Pour ww : 35−40=−535-40=-5, puis −5-5, −5-5, −5-5 : arithmétique de raison −5-5. Pour vv : 22, 44, 88, 1616, les écarts grandissent, vv n'est pas arithmétique ; elle DOUBLE à chaque étape, c'est un autre modèle, celui de la variation exponentielle. Pour tt : 11, 22, 33, 44, les écarts augmentent aussi. Le piège est de conclure « elle augmente régulièrement, donc elle est arithmétique » : uu, vv et tt augmentent toutes les trois, une seule ajoute toujours la même quantité. On juge sur les ÉCARTS, jamais sur l'impression d'ensemble.

b) u(n+1)=u(n)+3u(n+1)=u(n)+3 et u(5)=u(4)+3=24+3=27u(5)=u(4)+3=24+3=27. De même w(n+1)=w(n)−5w(n+1)=w(n)-5 et w(5)=w(4)−5=20−5=15w(5)=w(4)-5=20-5=15. La relation de récurrence dit comment on passe d'une étape à la suivante ; elle suffit pour le terme suivant, mais pour u(20)u(20) il faudrait l'appliquer seize fois de plus à partir de u(4)u(4). D'où l'intérêt de la question suivante.

c) De l'étape 00 à l'étape nn, on fait nn PAS, et chaque pas ajoute la raison. Donc u(n)=u(0)+n×3=12+3nu(n)=u(0)+n\times 3=12+3n et w(n)=40−5nw(n)=40-5n. Contrôle sur une valeur du tableau : u(4)=12+12=24u(4)=12+12=24 et w(4)=40−20=20w(4)=40-20=20, c'est bon. Alors u(20)=12+60=72u(20)=12+60=72. Pour w(n)=0w(n)=0 : 40−5n=040-5n=0, soit 5n=405n=40 et n=8n=8. Vérification : huit pas de −5-5 font bien descendre de 4040 à 00. La formule « départ plus nombre de pas fois raison » est tout le chapitre : il suffit de bien identifier le départ et de compter les pas.

d) u(n+1)−u(n)=3u(n+1)-u(n)=3, qui est positif : chaque terme dépasse le précédent, uu est croissante. w(n+1)−w(n)=−5w(n+1)-w(n)=-5, négatif : ww est décroissante. Pour une suite arithmétique, le sens de variation se lit donc sur le SIGNE de la raison, exactement comme celui d'une fonction affine se lit sur le signe de son coefficient directeur. Sur le graphique de la correction, les points de uu sont alignés, ceux de vv ne le sont pas : c'est la traduction graphique d'un écart constant.

1234548121620242832u(n)v(n)n

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Exercice 2 : Un motif en T qui grandit : de la récurrence à la formule

On construit des motifs en forme de T avec des carreaux carrés identiques. La figure montre les motifs 11, 22 et 33 ; on passe d'un motif au suivant en suivant toujours la même règle.

On note u(n)u(n) le nombre de carreaux du motif numéro nn, pour n≥1n\geq 1. Attention : la suite commence ici au rang 11, pas au rang 00.

motif 1motif 2motif 3
  • a) Comptez les carreaux des motifs 11, 22 et 33. Combien de carreaux faut-il pour le motif 44 ?
  • b) Expliquez sur le dessin pourquoi on ajoute toujours le même nombre de carreaux d'un motif au suivant, et écrivez la relation de récurrence.
  • c) Montrez que u(n)=3n+1u(n)=3n+1 de deux façons : en comptant les pas depuis le motif 11, puis en comptant la barre et la jambe du motif nn. Calculez u(20)u(20).
  • d) Avec une boîte de 150150 carreaux, quel est le plus grand motif que l'on peut construire entièrement ? Combien de carreaux reste-t-il ?
  • e) Un motif peut-il compter exactement 100100 carreaux ? Exactement 200200 carreaux ?

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a)
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c)
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Réponses

  • a) u(1)=4u(1)=4, u(2)=7u(2)=7, u(3)=10u(3)=10 et u(4)=13u(4)=13
  • b) Un carreau à chaque bout de la barre et un sous la jambe : u(n+1)=u(n)+3u(n+1)=u(n)+3
  • c) u(n)=4+(n−1)×3=3n+1u(n)=4+(n-1)\times 3=3n+1 ; barre 2n+12n+1 et jambe nn ; u(20)=61u(20)=61
  • d) Motif 4949, qui utilise 148148 carreaux ; il en reste 22
  • e) 100100 : oui, c'est le motif 3333 ; 200200 : non, 3n=1993n=199 n'a pas de solution entière

a) Motif 11 : une barre de 33 carreaux et une jambe de 11, soit 44 carreaux. Motif 22 : 5+2=75+2=7. Motif 33 : 7+3=107+3=10. Les écarts valent 33 et 33 : si la règle se poursuit, le motif 44 compte 10+3=1310+3=13 carreaux. On peut le vérifier en le dessinant : une barre de 99 carreaux et une jambe de 44.

b) Pour passer du motif nn au motif n+1n+1, on ajoute un carreau à CHAQUE bout de la barre, soit 22 carreaux, et un carreau au bas de la jambe : 33 carreaux en tout, quel que soit nn. La suite est donc arithmétique de raison 33 : u(n+1)=u(n)+3u(n+1)=u(n)+3, avec u(1)=4u(1)=4. C'est la justification qui est demandée : constater que 44, 77, 1010 augmentent de 33 ne prouve pas que la règle continue, le dessin, lui, le montre pour tous les motifs.

c) Première façon : du motif 11 au motif nn, on fait n−1n-1 pas, et non nn. Donc u(n)=u(1)+(n−1)×3=4+3n−3=3n+1u(n)=u(1)+(n-1)\times 3=4+3n-3=3n+1. Deuxième façon : la barre du motif nn compte 2n+12n+1 carreaux (motif 11 : 33, motif 22 : 55) et la jambe nn carreaux, d'où 2n+1+n=3n+12n+1+n=3n+1. Les deux méthodes concordent, ce qui vaut vérification. Alors u(20)=60+1=61u(20)=60+1=61. L'erreur classique est d'écrire u(20)=4+20×3=64u(20)=4+20\times 3=64 : on a compté 2020 pas alors qu'il n'y en a que 1919 entre le motif 11 et le motif 2020. Contrôle rapide : la formule doit redonner u(1)=4u(1)=4, et 3×1+1=43\times 1+1=4.

d) On cherche le plus grand nn tel que 3n+1≤1503n+1\leq 150, soit 3n≤1493n\leq 149 et n≤49,66…n\leq 49{,}66\ldots Comme nn est un entier, n=49n=49. Le motif 4949 utilise 3×49+1=1483\times 49+1=148 carreaux, il en reste 150−148=2150-148=2, trop peu pour le motif 5050 qui en demande 151151. On arrondit ici vers le BAS, parce que le motif doit tenir dans la boîte : arrondir 49,6649{,}66 à 5050 serait réclamer un carreau de plus que ce qu'on a.

e) 3n+1=1003n+1=100 donne 3n=993n=99 et n=33n=33 : le motif 3333 compte exactement 100100 carreaux. En revanche 3n+1=2003n+1=200 donne 3n=1993n=199, et 199199 n'est pas un multiple de 33 : aucun motif ne compte 200200 carreaux, on passe de 199199 (motif 6666) à 202202 (motif 6767). Un nombre est un terme de la suite seulement si, une fois le départ retiré, il reste un nombre entier de pas.

Exercice 3 : Intérêts simples : retrouver le dépôt et le taux à partir de deux relevés

Un livret rapporte des intérêts SIMPLES : chaque année, la banque verse le même montant d'intérêts, calculé sur la somme déposée à l'ouverture ; les intérêts déjà versés ne rapportent rien à leur tour. Après l'ouverture, on ne fait ni dépôt ni retrait.

On note C(n)C(n) le capital, en dollars, au bout de nn années. On écrit aussi CnC_{n} : les deux notations désignent le même nombre, la seconde est simplement plus courte. Deux relevés indiquent C3=2 180C_{3}=2\,180 et C7=2 420C_{7}=2\,420.

  • a) Pourquoi la suite (Cn)(C_{n}) est-elle arithmétique ? Combien d'années séparent les deux relevés ? Déduisez-en le montant des intérêts versés chaque année.
  • b) Retrouvez le capital déposé C0C_{0}, puis le taux d'intérêt annuel.
  • c) Exprimez CnC_{n} en fonction de nn et calculez C10C_{10}.
  • d) Au bout de combien d'années le capital dépasse-t-il 3 0003\,000 dollars pour la première fois ? Justifiez par un calcul de CnC_{n} de part et d'autre du seuil.

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Réponses

  • a) Même intérêt chaque année, donc écart constant ; 44 années ; 2404=60\frac{240}{4}=60 dollars par an
  • b) C0=2 180−3×60=2 000C_{0}=2\,180-3\times 60=2\,000 dollars ; taux 602 000=3 %\frac{60}{2\,000}=3\ \%
  • c) Cn=2 000+60nC_{n}=2\,000+60n et C10=2 600C_{10}=2\,600 dollars
  • d) n>16,6…n>16{,}6\ldots, donc au bout de 1717 ans : C16=2 960C_{16}=2\,960 et C17=3 020C_{17}=3\,020

a) Chaque année, le capital augmente du même montant, puisque les intérêts sont calculés sur la somme de départ, qui ne change pas : l'écart entre deux années consécutives est constant, la suite est arithmétique et sa raison rr est l'intérêt annuel. Entre le relevé de l'année 33 et celui de l'année 77, il y a 7−3=47-3=4 années, donc 44 pas. Le capital a augmenté de 2 420−2 180=2402\,420-2\,180=240 dollars, soit r=2404=60r=\frac{240}{4}=60 dollars par an. Le piège est de diviser par 77 ou par 33 : on divise l'augmentation par le nombre de PAS entre les deux relevés.

b) De l'année 00 à l'année 33, il y a trois pas de 6060 dollars : C0=C3−3×60=2 180−180=2 000C_{0}=C_{3}-3\times 60=2\,180-180=2\,000 dollars. Le taux est la part que représente l'intérêt annuel dans le dépôt : 602 000=3100\frac{60}{2\,000}=\frac{3}{100}, soit 3 %3\ \%. Contrôle : 3 %3\ \% de 2 0002\,000 font bien 6060. On remarque que c'est toujours sur 2 0002\,000 dollars que se calculent les 3 %3\ \%, jamais sur le capital de l'année : c'est la définition des intérêts simples, et c'est elle qui rend la croissance linéaire.

c) Cn=C0+n×r=2 000+60nC_{n}=C_{0}+n\times r=2\,000+60n. Vérification sur les relevés : C3=2 000+180=2 180C_{3}=2\,000+180=2\,180 et C7=2 000+420=2 420C_{7}=2\,000+420=2\,420, les deux sont retrouvés. Alors C10=2 000+600=2 600C_{10}=2\,000+600=2\,600 dollars. En dix ans, le livret a rapporté 600600 dollars, soit 30 %30\ \% du dépôt : avec des intérêts simples, les pourcentages annuels s'additionnent, ce qui n'est plus vrai quand les intérêts produisent eux-mêmes des intérêts (c'est le chapitre de la variation exponentielle).

d) On cherche le premier entier nn tel que 2 000+60n>3 0002\,000+60n>3\,000, soit 60n>1 00060n>1\,000 et n>1 00060=503=16,6…n>\frac{1\,000}{60}=\frac{50}{3}=16{,}6\ldots Le premier entier qui convient est n=17n=17. On le confirme de part et d'autre du seuil : C16=2 000+960=2 960C_{16}=2\,000+960=2\,960, encore en dessous, et C17=2 000+1 020=3 020C_{17}=2\,000+1\,020=3\,020, au-dessus. Le capital dépasse donc 3 0003\,000 dollars pour la première fois au bout de 1717 ans. Répondre 1616 en arrondissant 16,616{,}6 au plus proche est faux : au bout de 1616 ans, le seuil n'est pas atteint. Pour un seuil à DÉPASSER, on prend l'entier au-dessus, et le calcul des deux termes voisins le prouve.

Exercice 4 : Un poste budgétaire sur son graphique : des points alignés, pas une droite

Une ville consacre chaque année une partie de son budget au transport en commun. On note unu_{n} ce poste budgétaire, en millions de dollars, l'année nn, l'année de référence étant n=0n=0. Le graphique représente les six premiers termes de la suite (un)(u_{n}).

12345672468101214161820222426nmillions de dollars
  • a) Lisez u0u_{0} et u5u_{5} sur le graphique. Pourquoi ne faut-il pas relier les points par un trait ?
  • b) Les points sont alignés : que peut-on en conjecturer ? Calculez la raison de deux façons, entre deux années consécutives puis entre l'année 00 et l'année 55, et exprimez unu_{n} en fonction de nn.
  • c) Calculez u10u_{10}.
  • d) À partir de quelle année le poste budgétaire dépasse-t-il 3030 millions de dollars ?
  • e) On constate que u6=2u0u_{6}=2u_{0}. Un conseiller en conclut que le poste double tous les six ans et vaudra 4848 millions l'année 1212. Qu'en pensez-vous ?

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Réponses

  • a) u0=12u_{0}=12 et u5=22u_{5}=22 ; nn est un entier, entre deux années il n'y a pas de valeur
  • b) Suite arithmétique de raison 22 (ou 22−125=2\frac{22-12}{5}=2) ; un=12+2nu_{n}=12+2n
  • c) u10=32u_{10}=32 millions de dollars
  • d) 12+2n>3012+2n>30 donne n>9n>9 : l'année 1010 (u9=30u_{9}=30 ne dépasse pas)
  • e) Faux : u12=36u_{12}=36 et non 4848 ; une suite arithmétique ajoute, elle ne multiplie pas

a) On lit u0=12u_{0}=12, le premier point étant sur l'axe des ordonnées, et u5=22u_{5}=22. Les points ne se relient pas : nn est un numéro d'année, un nombre entier, et une valeur « à l'année 2,52{,}5 » n'a pas de sens pour un budget voté une fois par an. La représentation graphique d'une suite est un NUAGE de points isolés, celle d'une fonction affine une droite continue. Relier les points ne coûte rien au calcul, mais c'est une faute de lecture du modèle que le correcteur relève.

b) Des points alignés, régulièrement espacés, suggèrent un écart constant, donc une suite arithmétique. Entre deux années consécutives, on monte de 22 carreaux, soit 22 millions : r=u1−u0=14−12=2r=u_{1}-u_{0}=14-12=2. Entre l'année 00 et l'année 55, il y a 55 pas : r=u5−u05=22−125=2r=\frac{u_{5}-u_{0}}{5}=\frac{22-12}{5}=2. C'est la même idée que le coefficient directeur d'une droite, la variation de la valeur divisée par la variation du rang. Donc un=u0+n×r=12+2nu_{n}=u_{0}+n\times r=12+2n. Contrôle : u3=12+6=18u_{3}=12+6=18, c'est bien le point lu.

c) u10=12+2×10=32u_{10}=12+2\times 10=32 millions de dollars. Le graphique ne va pas jusque-là : la formule permet de prolonger le modèle, à condition que la ville garde la même politique, ce que rien ne garantit. Une prévision tirée d'un modèle se présente toujours avec cette réserve.

d) On cherche le premier entier nn tel que 12+2n>3012+2n>30, soit 2n>182n>18 et n>9n>9. Pour n=9n=9, u9=12+18=30u_{9}=12+18=30 : le poste vaut exactement 3030 millions, il ne les DÉPASSE pas. Le premier rang qui convient est n=10n=10, avec u10=32u_{10}=32. Le piège est de répondre 99 en résolvant une égalité au lieu d'une inégalité stricte : lire le mot de l'énoncé, « dépasse » ou « atteint », décide du rang, et c'est là que se joue le point.

e) C'est faux. u6=12+12=24=2×12u_{6}=12+12=24=2\times 12 est une coïncidence du point de départ, pas une propriété du modèle : l'année 1212, u12=12+24=36u_{12}=12+24=36 millions, et non 4848. Une suite arithmétique AJOUTE 22 millions chaque année ; elle ne multiplie pas. Doubler une deuxième fois demanderait de passer de 2424 à 4848, soit 2424 millions de plus, donc 1212 années et non 66. Le raisonnement « double tous les six ans » appartient à une croissance exponentielle, où l'on multiplie par un même nombre à chaque pas.

Exercice 5 : Celsius et Fahrenheit : la règle du voyageur et son erreur

La température F(c)F(c) en degrés Fahrenheit s'obtient à partir de la température cc en degrés Celsius par la fonction affine F(c)=1,8c+32F(c)=1{,}8c+32 : l'eau gèle à F(0)=32F(0)=32 °F et bout à F(100)=212F(100)=212 °F.

Faute de calculatrice, beaucoup de voyageurs retiennent une règle plus simple : « on double et on ajoute 3030 ». Elle correspond à la fonction R(c)=2c+30R(c)=2c+30. On étudie ici ce que vaut cette règle, et ce que signifie le coefficient 1,81{,}8.

  • a) Calculez le taux d'accroissement de FF entre 00 et 100100, à partir de F(0)F(0) et F(100)F(100). Quel nombre retrouvez-vous ? Traduisez-le par une phrase.
  • b) La météo annonce qu'il fera 1010 °C de plus demain qu'aujourd'hui. De combien de degrés Fahrenheit la température va-t-elle monter ?
  • c) Calculez F(10)F(10) et R(10)R(10), puis F(30)F(30) et R(30)R(30).
  • d) On note E(c)=R(c)−F(c)E(c)=R(c)-F(c) l'erreur commise avec la règle du voyageur. Montrez que E(c)=0,2c−2E(c)=0{,}2c-2, puis calculez E(40)E(40) et E(−10)E(-10).
  • e) Pour quelles températures Celsius l'erreur est-elle comprise entre −2-2 et 22 degrés Fahrenheit ?

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a)
b)
c)
d)
e)
Intervalle des températures ;
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  • a) 212−32100−0=1,8\frac{212-32}{100-0}=1{,}8 : chaque degré Celsius de plus fait 1,81{,}8 °F de plus
  • b) 1,8×10=181{,}8\times 10=18 °F de plus (le 3232 ne sert pas pour un écart)
  • c) F(10)=R(10)=50F(10)=R(10)=50 ; F(30)=86F(30)=86 et R(30)=90R(30)=90
  • d) E(c)=2c+30−1,8c−32=0,2c−2E(c)=2c+30-1{,}8c-32=0{,}2c-2 ; E(40)=6E(40)=6 et E(−10)=−4E(-10)=-4
  • e) −2≤0,2c−2≤2-2\le 0{,}2c-2\le 2 donne c∈[0 ;20]c\in[0\,;20]

a) Le taux d'accroissement de FF entre 00 et 100100 vaut F(100)−F(0)100−0=212−32100=180100=1,8\frac{F(100)-F(0)}{100-0}=\frac{212-32}{100}=\frac{180}{100}=1{,}8. On retrouve le coefficient directeur de FF : pour une fonction affine, le taux d'accroissement est le même entre deux valeurs quelconques, et il est égal au coefficient de cc. En français : chaque fois que la température monte de 11 °C, elle monte de 1,81{,}8 °F. Entre la glace fondante et l'eau bouillante, il y a 100100 degrés d'un côté et 180180 de l'autre, d'où ce rapport.

b) Une hausse de 1010 °C est un ÉCART, pas une température : elle se traduit par une hausse de 1,8×10=181{,}8\times 10=18 °F. Le calcul 1,8×10+32=501{,}8\times 10+32=50 donne la température qui correspond à 1010 °C, pas la variation. Vérification sur deux valeurs : passer de 2020 °C à 3030 °C, c'est passer de F(20)=68F(20)=68 à F(30)=86F(30)=86, soit 1818 °F de plus. Le +32+32 décale toutes les températures de la même quantité, il disparaît dans une différence : seul le coefficient directeur agit sur les écarts.

c) F(10)=18+32=50F(10)=18+32=50 et R(10)=20+30=50R(10)=20+30=50 : à 1010 °C, la règle est exacte. F(30)=54+32=86F(30)=54+32=86 et R(30)=60+30=90R(30)=60+30=90 : à 3030 °C, la règle donne 44 °F de trop. Les deux fonctions sont affines, leurs droites se coupent au point d'abscisse 1010, et s'écartent l'une de l'autre des deux côtés parce que leurs coefficients directeurs diffèrent : 22 pour la règle, 1,81{,}8 pour la formule exacte.

d) E(c)=(2c+30)−(1,8c+32)=2c−1,8c+30−32=0,2c−2E(c)=(2c+30)-(1{,}8c+32)=2c-1{,}8c+30-32=0{,}2c-2. La différence de deux fonctions affines est encore affine, et son coefficient est la différence des coefficients, 2−1,8=0,22-1{,}8=0{,}2 : l'erreur grandit de 0,20{,}2 °F par degré Celsius. E(40)=8−2=6E(40)=8-2=6 : à 4040 °C, la règle annonce 110110 °F au lieu de 104104. E(−10)=−2−2=−4E(-10)=-2-2=-4 : par grand froid, la règle donne 1010 °F au lieu de 1414, elle sous-estime. Le signe de EE change en c=10c=10, là où les droites se croisent.

e) On résout −2≤0,2c−2≤2-2\le 0{,}2c-2\le 2. En ajoutant 22 : 0≤0,2c≤40\le 0{,}2c\le 4. En divisant par 0,20{,}2, positif, donc sans changer le sens : 0≤c≤200\le c\le 20. La règle du voyageur se trompe de 22 °F au plus entre 00 et 2020 °C, c'est-à-dire pour les températures d'une journée tempérée ; hors de cet intervalle, l'erreur grandit régulièrement. Contrôle aux bornes : E(0)=−2E(0)=-2 et E(20)=2E(20)=2.

Partie B : problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Offre, demande et prix d'équilibre

Sur le marché d'un jeu de société, on modélise la quantité demandée par les acheteurs et la quantité offerte par les fabricants en fonction du prix unitaire pp, en dollars, pour 12≤p≤6012\le p\le 60. Les quantités sont exprimées en milliers de boîtes par mois.

La demande D(p)D(p) est une fonction affine, représentée ci-dessous. L'offre est donnée par O(p)=25p−300O(p)=25p-300.

51015202530354045505560100200300400500600700800900demande Dprix p (dollars)milliers de boîtes
  • a) Lisez D(20)D(20) et D(40)D(40) sur le graphique. Calculez le taux d'accroissement de DD entre 2020 et 4040, et interprétez-le.
  • b) Justifiez que D(p)=900−15pD(p)=900-15p. Donnez le sens de variation de DD et celui de OO, et traduisez-les par une phrase sur le comportement des acheteurs et des fabricants.
  • c) Au prix de 2020 dollars, calculez l'offre. L'offre suffit-elle à satisfaire la demande ? De combien de milliers de boîtes est le manque ?
  • d) Le prix d'équilibre est le prix pour lequel l'offre est égale à la demande. Calculez-le, ainsi que la quantité échangée à ce prix, puis tracez la droite de l'offre.

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  • a) D(20)=600D(20)=600, D(40)=300D(40)=300 ; taux 300−60040−20=−15\frac{300-600}{40-20}=-15 : 1515 milliers de boîtes demandées en moins par dollar
  • b) D(p)=600−15(p−20)=900−15pD(p)=600-15(p-20)=900-15p ; DD décroissante (−15<0-15<0), OO croissante (25>025>0)
  • c) O(20)=200O(20)=200 contre D(20)=600D(20)=600 : il manque 400400 milliers de boîtes
  • d) 900−15p=25p−300900-15p=25p-300 donne p=30p=30 dollars et 450450 milliers de boîtes

a) Sur le graphique, le point d'abscisse 2020 est à 600600 et celui d'abscisse 4040 à 300300 : D(20)=600D(20)=600 et D(40)=300D(40)=300. Le taux d'accroissement vaut D(40)−D(20)40−20=300−60020=−30020=−15\frac{D(40)-D(20)}{40-20}=\frac{300-600}{20}=\frac{-300}{20}=-15. Interprétation : chaque dollar de plus sur le prix fait perdre 1515 milliers de boîtes vendues par mois. Le signe compte : un taux négatif dit que la demande BAISSE quand le prix monte. Écrire 1515 sans le signe fait perdre l'interprétation, et souvent le point.

b) DD est affine de coefficient directeur −15-15, et D(20)=600D(20)=600. En partant de p=20p=20 et en faisant p−20p-20 pas de −15-15 : D(p)=600−15(p−20)=600−15p+300=900−15pD(p)=600-15(p-20)=600-15p+300=900-15p. Contrôle : D(40)=900−600=300D(40)=900-600=300, c'est bien la valeur lue. Le coefficient de DD est négatif, donc DD est décroissante : plus le jeu est cher, moins les acheteurs en veulent. Le coefficient de OO est 2525, positif, donc OO est croissante : plus le prix est élevé, plus les fabricants ont intérêt à produire. Le sens de variation d'une fonction affine se lit sur le signe de son coefficient directeur, sans tableau de valeurs.

c) O(20)=25×20−300=500−300=200O(20)=25\times 20-300=500-300=200 milliers de boîtes. La demande, elle, vaut 600600 : l'offre ne suffit pas, il manque 600−200=400600-200=400 milliers de boîtes par mois. On parle de pénurie. À ce prix trop bas, les acheteurs se disputent les boîtes, ce qui pousse le prix vers le haut ; c'est le mécanisme qui ramène le marché vers l'équilibre.

d) On résout D(p)=O(p)D(p)=O(p) : 900−15p=25p−300900-15p=25p-300, soit 900+300=25p+15p900+300=25p+15p, 1 200=40p1\,200=40p et p=30p=30 dollars. La quantité échangée vaut D(30)=900−450=450D(30)=900-450=450 milliers de boîtes, et l'on vérifie avec l'autre fonction : O(30)=750−300=450O(30)=750-300=450. Les deux calculs doivent donner le même nombre, c'est le contrôle obligatoire d'un point d'intersection. Pour tracer OO, deux points suffisent, par exemple (12 ;0)(12\,;0) et (48 ;900)(48\,;900) ; la droite coupe celle de la demande au point (30 ;450)(30\,;450), qui est le point d'équilibre. Au-dessus de 3030 dollars l'offre dépasse la demande (excédent), en dessous c'est l'inverse (pénurie).

51015202530354045505560100200300400500600700800900demande Doffre O(30 ; 450)prix p (dollars)milliers de boîtes

Exercice 7 : Un barème d'impôt par tranches : taux marginal et taux moyen

Dans un pays imaginaire, l'impôt sur le revenu annuel se calcule par tranches. La part du revenu jusqu'à 10 00010\,000 dollars n'est pas imposée ; la part comprise entre 10 00010\,000 et 30 00030\,000 dollars est imposée à 10 %10\ \% ; la part au-delà de 30 00030\,000 dollars est imposée à 30 %30\ \%.

On note RR le revenu et I(R)I(R) l'impôt, en dollars. Le graphique représente la fonction II, les deux axes étant gradués en milliers de dollars : c'est une fonction affine PAR MORCEAUX.

510152025303540455055601234567891011120 %10 %30 %revenu R (milliers)impôt (milliers)
  • a) Calculez l'impôt dû pour un revenu de 25 00025\,000 dollars, puis de 50 00050\,000 dollars.
  • b) Montrez que I(R)=0,1R−1 000I(R)=0{,}1R-1\,000 pour 10 000≤R≤30 00010\,000\le R\le 30\,000 et I(R)=0,3R−7 000I(R)=0{,}3R-7\,000 pour R≥30 000R\ge 30\,000. Vérifiez que les deux formules donnent la même valeur en R=30 000R=30\,000.
  • c) Le taux marginal est le taux appliqué au dernier dollar gagné ; le taux moyen est I(R)R\frac{I(R)}{R}. Donnez les deux pour R=50 000R=50\,000.
  • d) Une salariée gagne 29 00029\,000 dollars. Elle refuse une augmentation à 31 00031\,000 dollars « parce qu'elle passerait dans la tranche à 30 %30\ \% ». Calculez son revenu après impôt dans les deux cas. A-t-elle raison ?
  • e) Quel revenu correspond à un impôt de 5 0005\,000 dollars ? Quel est alors le taux moyen ?

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  • a) I(25 000)=1 500I(25\,000)=1\,500 dollars ; I(50 000)=2 000+6 000=8 000I(50\,000)=2\,000+6\,000=8\,000 dollars
  • b) 0,1(R−10 000)=0,1R−1 0000{,}1(R-10\,000)=0{,}1R-1\,000 ; 2 000+0,3(R−30 000)=0,3R−7 0002\,000+0{,}3(R-30\,000)=0{,}3R-7\,000 ; les deux valent 2 0002\,000 en 30 00030\,000
  • c) Taux marginal 30 %30\ \% ; taux moyen 8 00050 000=16 %\frac{8\,000}{50\,000}=16\ \%
  • d) 29 000−1 900=27 10029\,000-1\,900=27\,100 contre 31 000−2 300=28 70031\,000-2\,300=28\,700 dollars : elle a tort
  • e) 0,3R−7 000=5 0000{,}3R-7\,000=5\,000 donne R=40 000R=40\,000 dollars ; taux moyen 12,5 %12{,}5\ \%

a) Pour 25 00025\,000 dollars : les 10 00010\,000 premiers ne paient rien, les 15 00015\,000 suivants paient 10 %10\ \%, soit 1 5001\,500 dollars. Pour 50 00050\,000 dollars : rien sur les 10 00010\,000 premiers, 10 %10\ \% de 20 00020\,000, soit 2 0002\,000, sur la deuxième tranche, et 30 %30\ \% des 20 00020\,000 au-delà de 30 00030\,000, soit 6 0006\,000 : I(50 000)=8 000I(50\,000)=8\,000 dollars. Chaque taux ne s'applique qu'à la PART du revenu qui tombe dans sa tranche, jamais au revenu entier. On lit ces deux valeurs sur le graphique : 1,51{,}5 et 88 milliers.

b) Sur [10 000 ;30 000][10\,000\,;30\,000], l'impôt est 10 %10\ \% de ce qui dépasse 10 00010\,000 : I(R)=0,1(R−10 000)=0,1R−1 000I(R)=0{,}1(R-10\,000)=0{,}1R-1\,000. Au-delà de 30 00030\,000, on paie les 2 0002\,000 dollars de la deuxième tranche entière plus 30 %30\ \% de ce qui dépasse 30 00030\,000 : I(R)=2 000+0,3(R−30 000)=0,3R−7 000I(R)=2\,000+0{,}3(R-30\,000)=0{,}3R-7\,000. En R=30 000R=30\,000 : 3 000−1 000=2 0003\,000-1\,000=2\,000 et 9 000−7 000=2 0009\,000-7\,000=2\,000, les deux morceaux se raccordent, la courbe ne fait pas de saut. Chaque morceau est une droite dont le coefficient directeur est le TAUX de la tranche : 00, 0,10{,}1 puis 0,30{,}3, d'où des segments de plus en plus pentus.

c) Pour R=50 000R=50\,000, le dernier dollar tombe dans la troisième tranche : le taux marginal est 30 %30\ \%, c'est le coefficient directeur du morceau, le taux d'accroissement de l'impôt. Gagner 1 0001\,000 dollars de plus coûte 300300 dollars d'impôt. Le taux moyen, lui, vaut 8 00050 000=16100=16 %\frac{8\,000}{50\,000}=\frac{16}{100}=16\ \% : l'impôt représente 16 %16\ \% du revenu. Le taux moyen est toujours inférieur au taux marginal dans ce barème, parce que les premières tranches sont moins imposées. Dire « je paie 30 %30\ \% d'impôt » confond les deux, et conduit à annoncer 15 00015\,000 dollars au lieu de 8 0008\,000.

d) À 29 00029\,000 dollars : I=0,1×29 000−1 000=1 900I=0{,}1\times 29\,000-1\,000=1\,900, revenu après impôt 29 000−1 900=27 10029\,000-1\,900=27\,100 dollars. À 31 00031\,000 dollars : I=0,3×31 000−7 000=2 300I=0{,}3\times 31\,000-7\,000=2\,300, revenu après impôt 31 000−2 300=28 70031\,000-2\,300=28\,700 dollars. Elle gagne donc 1 6001\,600 dollars de plus après impôt : elle a tort. Le taux de 30 %30\ \% ne frappe que les 1 0001\,000 dollars qui dépassent 30 00030\,000, pas tout son salaire. Comme II est continue et que son coefficient reste inférieur à 11, une hausse de revenu fait toujours augmenter le revenu après impôt.

e) Un impôt de 5 0005\,000 dollars dépasse 2 0002\,000, donc le revenu est dans la troisième tranche : on résout 0,3R−7 000=5 0000{,}3R-7\,000=5\,000, soit 0,3R=12 0000{,}3R=12\,000 et R=40 000R=40\,000 dollars. Contrôle : 2 000+30 %2\,000+30\ \% de 10 00010\,000 font bien 5 0005\,000. Le taux moyen vaut 5 00040 000=18=12,5 %\frac{5\,000}{40\,000}=\frac{1}{8}=12{,}5\ \%. Choisir le bon morceau AVANT de résoudre est le geste décisif : avec la formule de la deuxième tranche, on trouverait 60 00060\,000 dollars, hors de l'intervalle où elle est valable.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Elles reprennent les situations des exercices 1, 2, 4, 7 et 5. Pour chacune, dites où est l'erreur, donnez la valeur correcte et écrivez l'énoncé juste.

Presque toutes viennent du même oubli : une croissance linéaire ajoute un ÉCART constant, et il faut compter correctement les pas, le départ et ce à quoi s'applique chaque nombre.

  • a) « La suite vv de l'exercice 1, qui vaut 22, 44, 88, 1616, 3232, est arithmétique, puisqu'elle augmente à chaque étape. »
  • b) « Pour le motif en T de l'exercice 2 : u(20)=u(1)+20×3=64u(20)=u(1)+20\times 3=64 carreaux. »
  • c) « Le poste budgétaire de l'exercice 4 dépasse 3030 millions de dollars dès l'année 99. »
  • d) « Avec le barème de l'exercice 7, un revenu de 50 00050\,000 dollars est imposé à 30 %30\ \%, donc l'impôt vaut 15 00015\,000 dollars. »
  • e) « Il fait 1010 °C de plus qu'hier, donc 1,8×10+32=501{,}8\times 10+32=50 °F de plus. »

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  • a) Écarts 22, 44, 88, 1616 non constants : vv n'est pas arithmétique (elle double)
  • b) 1919 pas du motif 11 au motif 2020 : u(20)=4+19×3=61u(20)=4+19\times 3=61
  • c) u9=30u_{9}=30 ne dépasse pas 3030 : c'est l'année 1010, avec u10=32u_{10}=32
  • d) 30 %30\ \% est le taux marginal ; l'impôt vaut 8 0008\,000 dollars (taux moyen 16 %16\ \%)
  • e) Un écart se convertit sans le 3232 : 1,8×10=181{,}8\times 10=18 °F de plus

a) Faux : augmenter à chaque étape ne suffit pas, il faut augmenter toujours de la MÊME quantité. Les écarts de vv valent 4−2=24-2=2, 8−4=48-4=4, 16−8=816-8=8, 32−16=1632-16=16 : ils ne sont pas constants. Énoncé juste : « la suite vv n'est pas arithmétique ; ses écarts doublent, et c'est elle-même qui double à chaque étape ». Ce modèle multiplicatif est celui de la variation exponentielle. Un seul écart différent suffit à réfuter « arithmétique ».

b) Faux : la suite commence au rang 11, et du motif 11 au motif 2020 il y a 20−1=1920-1=19 pas. Donc u(20)=u(1)+19×3=4+57=61u(20)=u(1)+19\times 3=4+57=61, ce que confirme la formule 3×20+1=613\times 20+1=61. Énoncé juste : « u(20)=u(1)+(20−1)×3=61u(20)=u(1)+(20-1)\times 3=61 carreaux ». Le contrôle qui attrape l'erreur : une formule du terme de rang nn doit redonner le premier terme, et « u(1)+n×3u(1)+n\times 3 » donnerait u(1)=7u(1)=7 au lieu de 44.

c) Faux : u9=12+2×9=30u_{9}=12+2\times 9=30, le poste vaut exactement 3030 millions l'année 99, il ne les dépasse pas. L'inéquation stricte 12+2n>3012+2n>30 donne n>9n>9, donc le premier rang est n=10n=10, avec u10=32u_{10}=32. Énoncé juste : « le poste atteint 3030 millions l'année 99 et les dépasse à partir de l'année 1010 ». Lire le verbe de la question, « atteindre » ou « dépasser », avant de choisir le rang.

d) Faux : 30 %30\ \% est le taux MARGINAL, celui qui frappe la part du revenu au-delà de 30 00030\,000 dollars. L'impôt vaut 0+10 %×20 000+30 %×20 000=2 000+6 000=8 0000+10\ \%\times 20\,000+30\ \%\times 20\,000=2\,000+6\,000=8\,000 dollars, soit un taux moyen de 8 00050 000=16 %\frac{8\,000}{50\,000}=16\ \%. Énoncé juste : « ce revenu a un taux marginal de 30 %30\ \% et un taux moyen de 16 %16\ \% ; l'impôt vaut 8 0008\,000 dollars ». Appliquer le taux de la dernière tranche au revenu entier presque double l'impôt.

e) Faux : 1,8×10+32=501{,}8\times 10+32=50 est la température Fahrenheit qui correspond à 1010 °C, pas une variation. Une hausse de 1010 °C se traduit par 1,8×10=181{,}8\times 10=18 °F de plus, car le terme 3232 s'ajoute aux deux températures et disparaît dans la différence : par exemple de F(15)=59F(15)=59 à F(25)=77F(25)=77, l'écart est 1818. Énoncé juste : « une hausse de 1010 °C correspond à une hausse de 1818 °F ». Seul le coefficient directeur agit sur les écarts.

Exercice 9 : Problème : le niveau moyen des océans, deux modèles linéaires

Depuis 1993, des satellites mesurent le niveau moyen des océans. Le graphique donne l'élévation NN, en millimètres, par rapport au niveau moyen de 1993, relevée tous les cinq ans ; les valeurs ont été arrondies et simplifiées. On note tt le nombre d'années écoulées depuis 1993 : t=0t=0 en 1993, t=30t=30 en 2023.

Relevés : 00 ; 1515 ; 3030 ; 4545 ; 6060 ; 8080 ; 100100 millimètres pour t=0t=0 ; 55 ; 1010 ; 1515 ; 2020 ; 2525 ; 3030.

5101520253035102030405060708090100110t (années depuis 1993)élévation N (mm)
  • a) Calculez les écarts entre deux relevés successifs. L'évolution est-elle linéaire sur toute la période ? Donnez la hausse annuelle de 1993 à 2013, puis de 2013 à 2023.
  • b) Le modèle A, construit sur la période 1993-2013, est NA(t)=3tN_{A}(t)=3t. Quelle élévation prévoit-il pour 2023 ? De combien se trompe-t-il ?
  • c) Le modèle B est la fonction affine dont la droite passe par les relevés de 2013 et de 2023. Montrez que NB(t)=4t−20N_{B}(t)=4t-20. Que vaut NB(0)N_{B}(0), et que faut-il en penser ?
  • d) En quelle année chaque modèle prévoit-il une élévation de 180180 mm ?
  • e) Au vu des relevés, comment évolue la hausse annuelle ? Quel modèle vous paraît le plus prudent pour préparer l'avenir, et pourquoi même lui doit-il être utilisé avec précaution ?

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Réponses

  • a) Écarts 1515, 1515, 1515, 1515, 2020, 2020 : pas linéaire sur toute la période ; 33 mm par an puis 44 mm par an
  • b) NA(30)=90N_{A}(30)=90 mm contre 100100 mesurés : 1010 mm de moins
  • c) Coefficient 100−6030−20=4\frac{100-60}{30-20}=4, NB(t)=60+4(t−20)=4t−20N_{B}(t)=60+4(t-20)=4t-20 ; NB(0)=−20N_{B}(0)=-20 : le modèle B ne vaut pas pour 1993
  • d) Modèle A : t=60t=60, soit 2053 ; modèle B : t=50t=50, soit 2043
  • e) La hausse annuelle augmente ; le modèle B est le plus prudent, mais s'il accélère encore, même B sous-estimera

a) Les écarts successifs valent 15−0=1515-0=15, 1515, 1515, 1515, puis 80−60=2080-60=20 et 100−80=20100-80=20. Ils sont constants de 1993 à 2013 (1515 mm tous les cinq ans), puis constants à une autre valeur de 2013 à 2023 (2020 mm). L'évolution n'est donc PAS linéaire sur toute la période : sur le graphique, les cinq premiers points sont alignés, les deux derniers montent plus vite. Hausse annuelle : 155=3\frac{15}{5}=3 mm par an jusqu'en 2013, puis 205=4\frac{20}{5}=4 mm par an. On retiendra que sur des données réelles, on vérifie la linéarité sur les écarts, période par période, avant de tracer une droite.

b) NA(t)=3tN_{A}(t)=3t est la fonction affine de coefficient directeur 33 qui passe par l'origine : elle traduit 33 mm par an depuis 1993 et redonne bien NA(20)=60N_{A}(20)=60. Pour 2023, t=30t=30 et NA(30)=90N_{A}(30)=90 mm, alors que l'on a mesuré 100100 mm : le modèle A sous-estime de 1010 mm. Un modèle construit sur une période ne vaut que tant que le phénomène garde le même rythme ; ici, le rythme a changé après 2013.

c) La droite passe par (20 ;60)(20\,;60) et (30 ;100)(30\,;100). Son coefficient directeur est le taux d'accroissement 100−6030−20=4010=4\frac{100-60}{30-20}=\frac{40}{10}=4. En partant du point de 2013 : NB(t)=60+4(t−20)=60+4t−80=4t−20N_{B}(t)=60+4(t-20)=60+4t-80=4t-20. Contrôle : NB(30)=120−20=100N_{B}(30)=120-20=100. Mais NB(0)=−20N_{B}(0)=-20 : le modèle B « prévoit » pour 1993 un niveau 2020 mm SOUS la référence, alors que la mesure vaut 00. Ce n'est pas une contradiction, c'est la preuve que le modèle B ne décrit que la période récente : l'ordonnée à l'origine d'un modèle n'a de sens que si t=0t=0 est dans sa zone de validité.

d) Modèle A : 3t=1803t=180 donne t=60t=60, soit l'année 1993+60=20531993+60=2053. Modèle B : 4t−20=1804t-20=180 donne 4t=2004t=200 et t=50t=50, soit 1993+50=20431993+50=2043. Les deux modèles, qui ne diffèrent que d'un millimètre par an, donnent des échéances séparées de dix ans. C'est l'effet d'une extrapolation lointaine : un petit écart de coefficient directeur, multiplié par des décennies, devient un grand écart de date. Le piège de calcul est d'oublier d'ajouter 19931993 : tt compte des années ÉCOULÉES, pas une date.

e) Les relevés montrent une hausse annuelle qui AUGMENTE, de 33 à 44 mm par an : le phénomène accélère. Le modèle B, construit sur la période récente, prévoit une élévation plus rapide : pour une commune qui doit protéger une côte, c'est le plus prudent. Mais c'est encore un modèle linéaire, qui suppose que le rythme de 44 mm par an restera constant. Si l'accélération se poursuit, même le modèle B sous-estimera l'élévation, et les 180180 mm arriveront avant 2043. Reconnaître quand un modèle linéaire cesse d'être adapté fait partie du travail de modélisation, au même titre que le calcul.

510152025303540455055606520406080100120140160180200ABt (années depuis 1993)élévation N (mm)

Exercice 10 : Problème : la bordure d'un bassin carré

Un paysagiste construit des bassins carrés et les entoure d'une bordure faite d'une seule rangée de dalles carrées identiques. Le bassin numéro nn mesure nn longueurs de dalle de côté ; le bassin lui-même n'est pas dallé. La figure montre les bassins 11, 22 et 33 avec leur bordure, la lettre B marquant le bassin.

On note d(n)d(n) le nombre de dalles de la bordure du bassin nn.

BBBbassin 1bassin 2bassin 3
  • a) Comptez d(1)d(1), d(2)d(2) et d(3)d(3) sur la figure.
  • b) Justifiez géométriquement que d(n)=4n+4d(n)=4n+4, puis calculez d(10)d(10).
  • c) La surface d'un bassin, mesurée en carrés de la taille d'une dalle, vaut 11, 44, 99 pour les trois premiers bassins. Est-ce une croissance linéaire ?
  • d) Un client veut une bordure d'exactement 100100 dalles : quel bassin lui faut-il ? Une bordure d'exactement 9090 dalles est-elle possible ?
  • e) Chaque dalle de bordure coûte 1212 dollars, et le paysagiste facture en plus 8080 dollars de déplacement. Montrez que le coût est C(n)=48n+128C(n)=48n+128, puis trouvez le plus grand bassin que l'on peut border avec un budget de 2 0002\,000 dollars.

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Réponses

  • a) d(1)=8d(1)=8, d(2)=12d(2)=12, d(3)=16d(3)=16
  • b) Quatre côtés de nn dalles plus les 44 coins : d(n)=4n+4d(n)=4n+4 ; d(10)=44d(10)=44
  • c) Écarts 33 puis 55 : non, la surface ne croît pas linéairement
  • d) 4n+4=1004n+4=100 donne le bassin 2424 ; 4n+4=904n+4=90 donne n=21,5n=21{,}5 : impossible
  • e) C(n)=80+12(4n+4)=48n+128C(n)=80+12(4n+4)=48n+128 ; 48n+128≤2 00048n+128\le 2\,000 donne n≤39n\le 39 : bassin 3939

a) Bassin 11 : un carré de 33 dalles sur 33 dont on retire la case centrale, soit 88 dalles. Bassin 22 : 1212 dalles. Bassin 33 : 1616 dalles. Les écarts valent 44 et 44 : on conjecture une suite arithmétique de raison 44, que la question suivante va justifier.

b) Le long de chaque côté du bassin, on pose nn dalles, soit 4n4n pour les quatre côtés ; il faut encore une dalle dans chacun des 44 coins, qui ne touchent aucun côté du bassin. Donc d(n)=4n+4d(n)=4n+4. Autre façon de compter : le carré extérieur mesure n+2n+2 dalles de côté, et chaque côté de ce carré compte n+2n+2 dalles, mais les coins sont comptés deux fois : 4(n+2)−4=4n+44(n+2)-4=4n+4. L'erreur classique est d'écrire 4(n+2)=4n+84(n+2)=4n+8 sans retirer les coins, ce que le bassin 11 réfute aussitôt, 1212 au lieu de 88. Alors d(10)=40+4=44d(10)=40+4=44 dalles. Chaque bassin a un côté de plus que le précédent, donc une dalle de plus sur chacun des quatre côtés : c'est la raison 44.

c) Les surfaces 11, 44, 99 ont pour écarts 4−1=34-1=3 et 9−4=59-4=5 : les écarts ne sont pas constants, la surface ne croît PAS linéairement. Pour le bassin nn elle vaut n×nn\times n, et chaque agrandissement ajoute une bande de plus en plus longue. Dans le même dessin, la bordure croît linéairement et la surface non : reconnaître un modèle linéaire, c'est vérifier les écarts de la grandeur étudiée, pas se fier à la forme de la figure.

d) 4n+4=1004n+4=100 donne 4n=964n=96 et n=24n=24 : le bassin 2424 a une bordure d'exactement 100100 dalles. En revanche 4n+4=904n+4=90 donne 4n=864n=86 et n=21,5n=21{,}5, qui n'est pas un numéro de bassin : aucune bordure ne compte 9090 dalles. On passe de 8888 dalles (bassin 2121) à 9292 (bassin 2222). Tous les termes de la suite sont des multiples de 44, et 9090 n'en est pas un.

e) Le coût est le déplacement plus le prix des dalles : C(n)=80+12×(4n+4)=80+48n+48=48n+128C(n)=80+12\times(4n+4)=80+48n+48=48n+128. C'est encore une fonction affine de nn : chaque bassin de plus coûte 44 dalles de plus, soit 4848 dollars. On cherche le plus grand nn tel que 48n+128≤2 00048n+128\le 2\,000, soit 48n≤1 87248n\le 1\,872. Or 48×40=1 92048\times 40=1\,920, trop, et 48×39=1 87248\times 39=1\,872 : n≤39n\le 39. Le bassin 3939 coûte exactement C(39)=1 872+128=2 000C(39)=1\,872+128=2\,000 dollars, le budget est respecté puisque l'inégalité est large. Le bassin 4040 coûterait 2 0482\,048 dollars.

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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/1mtc-variation-lineaire. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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