Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité maths, Amérique du Sud jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2025 : Amérique du Sud, jour 2

Épreuve du vendredi 14 novembre 2025 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025, centre Amérique du Sud, jour 2 : vendredi 14 novembre 2025, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 6, 4, 4 et 6 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, tableau du tableur et programme Python compris, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 porte sur les probabilités conditionnelles (arbre pondéré, formule des probabilités totales, indépendance de deux évènements), puis sur la loi binomiale, la moyenne d'un échantillon de variables de Bernoulli et l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev. L'exercice 2 est un QCM de géométrie dans l'espace : droites sécantes, droite parallèle à un plan, points coplanaires, intersection de deux plans. L'exercice 3 étudie une suite définie par le logarithme népérien : formule de tableur, raisonnement par récurrence, suite géométrique auxiliaire, limite et terminaison d'un algorithme de seuil en Python. L'exercice 4 enchaîne un dénombrement sur le discriminant d'une équation du second degré, une équation différentielle y′+10y=g(x)y'+10y=g(x) avec solution particulière, l'étude d'une fonction de la forme polynôme fois exponentielle avec le théorème des valeurs intermédiaires, puis une primitive et une intégrale.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : à l'exercice 1, « au moins deux balles non conformes » se traduit par X⩽18X\leqslant 18 ; à l'exercice 4, le « sans remise » retire les couples (a ;a)(a\,;a) et donne 30×2930\times 29 couples de même signe, pas 30×3030\times 30 ; et à la dernière question, F(0,2)=0F(0{,}2)=0 fait de ImI_{m} un simple F(m)F(m), qui reste négatif pour tout m>0,2m>0{,}2.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Probabilités : le service d'un joueur de tennis, loi binomiale et inégalité de Bienaymé-Tchebychev

6 points Arbres pondérés et probabilités totalesLoi binomiale et concentrationSommes de variables aléatoires et concentration

Dans cet exercice, tous les résultats seront arrondis à 10−310^{-3} près en cas de besoin.

Les deux parties de cet exercice sont indépendantes l'une de l'autre.

  • Partie A
  • Au tennis, le joueur qui est au service peut, en cas d'échec lors du premier service, servir une deuxième balle.
  • En match, Abel réussit son premier service dans 70 %70\,\% des cas. Lorsque le premier service est réussi, il gagne le point dans 80 %80\,\% des cas.
  • En revanche, après un échec à son premier service, Abel gagne le point dans 45 %45\,\% des cas.
  • Abel est au service.
  • On considère les évènements suivants :
    • SS : « Abel réussit son premier service »
    • GG : « Abel gagne le point ».
  • A.1. Décrire l'évènement SS puis traduire la situation par un arbre pondéré.
  • A.2. Calculer P(S∩G)P(S\cap G).
  • A.3. Justifier que la probabilité de l'évènement GG est égale à 0,6950{,}695.
  • A.4. Abel a gagné le point. Quelle est la probabilité qu'il ait réussi son premier service ?
  • A.5. Les évènements SS et GG sont-ils indépendants ? Justifier.
  • Partie B
  • À la sortie d'une usine de fabrication de balles de tennis, une balle est jugée conforme dans 85 %85\,\% des cas.
  • 1. On teste successivement 2020 balles. On considère que le nombre de balles est suffisamment grand pour assimiler ces tests à un tirage avec remise. On note XX la variable aléatoire qui compte le nombre de balles conformes parmi les 2020 testées.
  • B.1.a. Quelle est la loi suivie par XX et quels sont ses paramètres ? Justifier.
  • B.1.b. Calculer P(X⩽18)P(X\leqslant 18).
  • B.1.c. Quelle est la probabilité qu'au moins deux balles ne soient pas conformes parmi les 2020 balles testées ?
  • B.1.d. Déterminer l'espérance de XX.
  • 2. On teste maintenant nn balles successivement. On considère les nn tests comme un échantillon de nn variables aléatoires XX indépendantes suivant la loi de Bernoulli de paramètre 0,850{,}85.
  • On considère la variable aléatoire Mn=∑i=1nXin=X1n+X2n+X3n+…+XnnM_{n}=\displaystyle\sum_{i=1}^{n}\dfrac{X_{i}}{n}=\dfrac{X_{1}}{n}+\dfrac{X_{2}}{n}+\dfrac{X_{3}}{n}+\ldots+\dfrac{X_{n}}{n}
  • B.2.a. Déterminer l'espérance et la variance de MnM_{n}.
  • B.2.b. Après avoir rappelé l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que, pour tout entier naturel nn, P(0,75<Mn<0,95)⩾1−12,75nP(0{,}75<M_{n}<0{,}95)\geqslant 1-\dfrac{12{,}75}{n}.
  • B.2.c. En déduire un entier nn tel que la moyenne du nombre de balles conformes pour un échantillon de taille nn appartienne à l'intervalle ]0,75 ;0,95[]0{,}75\,;0{,}95[ avec une probabilité supérieure à 0,90{,}9.

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A.2
A.4
A.5
B.1.a
B.1.b
B.1.c
B.1.d
B.2.a
B.2.c
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Réponses

  • A.1 SS : le premier service d'Abel est bon (contraire S‾\overline{S} : il le rate et sert une deuxième balle) ; arbre P(S)=0,7P(S)=0{,}7, PS(G)=0,8P_{S}(G)=0{,}8, PS‾(G)=0,45P_{\overline{S}}(G)=0{,}45
  • A.2 P(S∩G)=0,7×0,8=0,56P(S\cap G)=0{,}7\times 0{,}8=0{,}56
  • A.3 P(G)=0,56+0,3×0,45=0,56+0,135=0,695P(G)=0{,}56+0{,}3\times 0{,}45=0{,}56+0{,}135=0{,}695 (probabilités totales)
  • A.4 PG(S)=0,560,695≈0,806P_{G}(S)=\dfrac{0{,}56}{0{,}695}\approx 0{,}806
  • A.5 Non : P(S)×P(G)=0,486 5≠P(S∩G)=0,56P(S)\times P(G)=0{,}486\,5\neq P(S\cap G)=0{,}56
  • B.1.a XX suit la loi binomiale B(20 ;0,85)\mathcal{B}(20\,;0{,}85)
  • B.1.b P(X⩽18)=1−P(X=19)−P(X=20)≈0,824P(X\leqslant 18)=1-P(X=19)-P(X=20)\approx 0{,}824
  • B.1.c P(X⩽18)≈0,824P(X\leqslant 18)\approx 0{,}824
  • B.1.d E(X)=20×0,85=17\mathrm{E}(X)=20\times 0{,}85=17
  • B.2.a E(Mn)=0,85\mathrm{E}(M_{n})=0{,}85 ; V(Mn)=0,127 5n\mathrm{V}(M_{n})=\dfrac{0{,}127\,5}{n}
  • B.2.b Bienaymé-Tchebychev avec δ=0,1\delta=0{,}1 : P(∣Mn−0,85∣⩾0,1)⩽12,75nP(|M_{n}-0{,}85|\geqslant 0{,}1)\leqslant\dfrac{12{,}75}{n}, puis passage au contraire
  • B.2.c n=128n=128 convient (tout entier n⩾128n\geqslant 128 convient)

A.1. L'évènement SS est « Abel réussit son premier service » : sa première balle est bonne, et le point se joue sur ce premier service. Son évènement contraire S‾\overline{S} est « Abel rate son premier service » : il doit alors servir une deuxième balle. L'énoncé ayant déjà défini SS, la question vise sans doute surtout cette lecture de S‾\overline{S}, indispensable pour placer les 45 %45\,\% dans l'arbre.

Traduction des données. « Abel réussit son premier service dans 70 %70\,\% des cas » : P(S)=0,7P(S)=0{,}7, donc P(S‾)=1−0,7=0,3P(\overline{S})=1-0{,}7=0{,}3. « Lorsque le premier service est réussi, il gagne le point dans 80 %80\,\% des cas » : c'est une probabilité conditionnée par SS, PS(G)=0,8P_{S}(G)=0{,}8, d'où PS(G‾)=0,2P_{S}(\overline{G})=0{,}2. « Après un échec à son premier service, Abel gagne le point dans 45 %45\,\% des cas » : PS‾(G)=0,45P_{\overline{S}}(G)=0{,}45, d'où PS‾(G‾)=0,55P_{\overline{S}}(\overline{G})=0{,}55.

L'arbre pondéré a donc un premier niveau SS (0,70{,}7) et S‾\overline{S} (0,30{,}3), puis, sous chacun, GG et G‾\overline{G} avec les probabilités conditionnelles ci-dessus ; il est dessiné en fin de corrigé, avec la probabilité de chaque chemin. Contrôle : sur chaque nœud, les branches ont pour somme 11. Erreur fréquente : écrire 0,80{,}8 sur la branche qui mène à GG depuis la racine, alors que les 80 %80\,\% ne concernent que les points où le premier service est bon.

A.2. Formule des probabilités composées, lue sur le chemin SS puis GG : P(S∩G)=P(S)×PS(G)=0,7×0,8=0,56P(S\cap G)=P(S)\times P_{S}(G)=0{,}7\times 0{,}8=0{,}56.

Contrôle : une intersection est plus petite que chacun des deux évènements, et 0,56⩽P(S)=0,70{,}56\leqslant P(S)=0{,}7. Le piège est de répondre 0,80{,}8, qui est la probabilité de gagner le point SACHANT que le premier service est bon, et non celle de « premier service bon ET point gagné ».

A.3. Formule des probabilités totales, avec la partition {S ;S‾}\{S\,;\overline{S}\} de l'univers : P(G)=P(S∩G)+P(S‾∩G)=P(S)×PS(G)+P(S‾)×PS‾(G)P(G)=P(S\cap G)+P(\overline{S}\cap G)=P(S)\times P_{S}(G)+P(\overline{S})\times P_{\overline{S}}(G).

Numériquement : P(G)=0,56+0,3×0,45=0,56+0,135=0,695P(G)=0{,}56+0{,}3\times 0{,}45=0{,}56+0{,}135=0{,}695. On retrouve la valeur annoncée.

Vérification de vraisemblance : P(G)P(G) est une moyenne de 0,80{,}8 et de 0,450{,}45 pondérée par 0,70{,}7 et 0,30{,}3, donc comprise entre les deux et plus proche de 0,80{,}8 : c'est bien le cas. La rédaction attendue nomme la formule des probabilités totales et la partition ; une simple somme de produits sans justification perd une partie des points.

A.4. On sait qu'Abel a gagné le point : on cherche une probabilité conditionnée par GG, soit PG(S)P_{G}(S). L'arbre commence par SS, la question part de GG : on revient à la définition d'une probabilité conditionnelle (démarche de la formule de Bayes).

PG(S)=P(S∩G)P(G)=0,560,695≈0,806P_{G}(S)=\dfrac{P(S\cap G)}{P(G)}=\dfrac{0{,}56}{0{,}695}\approx 0{,}806 arrondi à 10−310^{-3}. Quand Abel gagne le point, il avait réussi son premier service dans environ 80,6 %80{,}6\,\% des cas.

Le piège est de confondre PG(S)P_{G}(S) et PS(G)=0,8P_{S}(G)=0{,}8 : les deux nombres sont ici voisins, mais c'est une coïncidence, et la démarche n'est pas la même. Le dénominateur est la probabilité de l'évènement DONNÉ, GG.

A.5. Deux évènements SS et GG sont indépendants si et seulement si P(S∩G)=P(S)×P(G)P(S\cap G)=P(S)\times P(G). Ici P(S)×P(G)=0,7×0,695=0,486 5P(S)\times P(G)=0{,}7\times 0{,}695=0{,}486\,5, alors que P(S∩G)=0,56P(S\cap G)=0{,}56. Les deux nombres diffèrent : les évènements SS et GG ne sont PAS indépendants.

Autre façon, plus parlante : PS(G)=0,8P_{S}(G)=0{,}8 alors que P(G)=0,695P(G)=0{,}695. Savoir que le premier service est réussi modifie la probabilité de gagner le point, ce qui est exactement la définition de la dépendance. Erreur fréquente : confondre « indépendants » et « incompatibles ». Des évènements incompatibles vérifient P(S∩G)=0P(S\cap G)=0, ce qui n'a rien à voir.

B.1.a. Schéma de Bernoulli : on répète 2020 fois, de façon identique et indépendante (tirage assimilé à un tirage avec remise), une épreuve à deux issues, « la balle est conforme », succès de probabilité p=0,85p=0{,}85, ou non. La variable XX compte le nombre de succès : elle suit la loi binomiale de paramètres n=20n=20 et p=0,85p=0{,}85, notée B(20 ;0,85)\mathcal{B}(20\,;0{,}85).

Les quatre éléments de la justification sont attendus : deux issues, même probabilité à chaque test, indépendance des tests (c'est le rôle de l'hypothèse « tirage avec remise »), et XX compte les succès. Le paramètre pp est celui du succès que XX compte, ici la conformité : 0,850{,}85, pas 0,150{,}15.

B.1.b. Méthode : l'évènement contraire de X⩽18X\leqslant 18 est X∈{19 ;20}X\in\{19\,;20\}, qui ne compte que deux valeurs. Avec la formule P(X=k)=(20k)0,85k 0,1520−kP(X=k)=\binom{20}{k}0{,}85^{k}\,0{,}15^{20-k} :

P(X=20)=0,8520≈0,038 76P(X=20)=0{,}85^{20}\approx 0{,}038\,76 et P(X=19)=(2019)×0,8519×0,15=20×0,8519×0,15≈0,136 80P(X=19)=\binom{20}{19}\times 0{,}85^{19}\times 0{,}15=20\times 0{,}85^{19}\times 0{,}15\approx 0{,}136\,80.

Donc P(X⩽18)=1−P(X=19)−P(X=20)≈1−0,136 80−0,038 76≈0,824P(X\leqslant 18)=1-P(X=19)-P(X=20)\approx 1-0{,}136\,80-0{,}038\,76\approx 0{,}824. La calculatrice le donne directement par la fonction de répartition de la loi binomiale (paramètres 2020, 0,850{,}85, borne 1818).

Pièges : on arrondit à la FIN, pas les deux probabilités intermédiaires à 10−310^{-3} ; et « ⩽18\leqslant 18 » inclut 1818 : la fonction de répartition doit être appelée avec 1818, pas 1717.

B.1.c. On traduit l'évènement en nombre de balles CONFORMES, que compte XX. Parmi 2020 balles, « au moins deux balles non conformes » signifie « au plus 20−2=1820-2=18 balles conformes », c'est-à-dire X⩽18X\leqslant 18.

La probabilité cherchée est donc celle de la question précédente : P(X⩽18)≈0,824P(X\leqslant 18)\approx 0{,}824. Le piège coûte la question : calculer P(X⩾2)P(X\geqslant 2), qui compte les balles conformes et vaut presque 11, ou poser X⩽2X\leqslant 2. On peut aussi introduire Y=20−XY=20-X, nombre de balles non conformes, qui suit B(20 ;0,15)\mathcal{B}(20\,;0{,}15) : P(Y⩾2)=P(X⩽18)P(Y\geqslant 2)=P(X\leqslant 18), même résultat.

B.1.d. L'espérance d'une loi binomiale B(n ;p)\mathcal{B}(n\,;p) vaut npnp : E(X)=20×0,85=17\mathrm{E}(X)=20\times 0{,}85=17. Sur un grand nombre de séries de 2020 tests, on compte en moyenne 1717 balles conformes par série.

B.2.a. Chaque XiX_{i} suit la loi de Bernoulli de paramètre p=0,85p=0{,}85 : E(Xi)=p=0,85\mathrm{E}(X_{i})=p=0{,}85 et V(Xi)=p(1−p)=0,85×0,15=0,127 5\mathrm{V}(X_{i})=p(1-p)=0{,}85\times 0{,}15=0{,}127\,5.

Espérance, par linéarité, sans aucune hypothèse : E(Mn)=1n(E(X1)+⋯+E(Xn))=1n×n×0,85=0,85\mathrm{E}(M_{n})=\dfrac{1}{n}\left(\mathrm{E}(X_{1})+\cdots+\mathrm{E}(X_{n})\right)=\dfrac{1}{n}\times n\times 0{,}85=0{,}85.

Variance : V(aY)=a2V(Y)\mathrm{V}(aY)=a^{2}\mathrm{V}(Y), donc V(Mn)=1n2V(X1+⋯+Xn)\mathrm{V}(M_{n})=\dfrac{1}{n^{2}}\mathrm{V}(X_{1}+\cdots+X_{n}). Les XiX_{i} étant INDÉPENDANTES, la variance de la somme est la somme des variances, soit n×0,127 5n\times 0{,}127\,5. D'où V(Mn)=n×0,127 5n2=0,127 5n\mathrm{V}(M_{n})=\dfrac{n\times 0{,}127\,5}{n^{2}}=\dfrac{0{,}127\,5}{n}.

Erreurs fréquentes : sortir 1n\dfrac{1}{n} de la variance sans le carré, ce qui donnerait 0,127 50{,}127\,5 quel que soit nn ; ou additionner les variances sans citer l'indépendance, seule raison qui l'autorise.

B.2.b. Rappel de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev : pour toute variable aléatoire YY d'espérance E(Y)\mathrm{E}(Y) et de variance V(Y)\mathrm{V}(Y), et pour tout réel δ>0\delta>0, P(∣Y−E(Y)∣⩾δ)⩽V(Y)δ2P\left(|Y-\mathrm{E}(Y)|\geqslant\delta\right)\leqslant\dfrac{\mathrm{V}(Y)}{\delta^{2}}.

L'intervalle ]0,75 ;0,95[]0{,}75\,;0{,}95[ est centré en 0,85=E(Mn)0{,}85=\mathrm{E}(M_{n}) et a pour demi-largeur 0,10{,}1 : 0,75<Mn<0,95  ⟺  ∣Mn−0,85∣<0,10{,}75<M_{n}<0{,}95\iff|M_{n}-0{,}85|<0{,}1. On applique l'inégalité à MnM_{n} avec δ=0,1\delta=0{,}1 : P(∣Mn−0,85∣⩾0,1)⩽0,127 5/n0,12=0,127 50,01 n=12,75nP\left(|M_{n}-0{,}85|\geqslant 0{,}1\right)\leqslant\dfrac{0{,}127\,5/n}{0{,}1^{2}}=\dfrac{0{,}127\,5}{0{,}01\,n}=\dfrac{12{,}75}{n}.

On passe à l'évènement contraire, ce qui renverse le sens de l'inégalité : P(0,75<Mn<0,95)=1−P(∣Mn−0,85∣⩾0,1)⩾1−12,75nP(0{,}75<M_{n}<0{,}95)=1-P\left(|M_{n}-0{,}85|\geqslant 0{,}1\right)\geqslant 1-\dfrac{12{,}75}{n}. C'est l'inégalité demandée, valable pour tout entier n⩾1n\geqslant 1 (MnM_{n} n'a pas de sens pour n=0n=0, où l'on diviserait par zéro ; l'énoncé écrit « pour tout entier naturel nn », il faut lire non nul).

Pièges : prendre δ=0,2\delta=0{,}2, la largeur entière de l'intervalle, au lieu de la demi-largeur ; et oublier de diviser par δ2=0,01\delta^{2}=0{,}01 et non par δ=0,1\delta=0{,}1.

B.2.c. Il suffit, d'après B.2.b, que 1−12,75n>0,91-\dfrac{12{,}75}{n}>0{,}9, c'est-à-dire 12,75n<0,1\dfrac{12{,}75}{n}<0{,}1, soit, nn étant positif, n>12,750,1=127,5n>\dfrac{12{,}75}{0{,}1}=127{,}5. Tout entier n⩾128n\geqslant 128 convient, et n=128n=128 est le plus petit que l'inégalité garantisse.

Vérification aux bords : pour n=128n=128, 1−12,75128≈0,900 4>0,91-\dfrac{12{,}75}{128}\approx 0{,}900\,4>0{,}9 ; pour n=127n=127, 1−12,75127≈0,899 6<0,91-\dfrac{12{,}75}{127}\approx 0{,}899\,6<0{,}9.

Interprétation : en testant 128128 balles ou plus, la proportion de balles conformes de l'échantillon est strictement comprise entre 0,750{,}75 et 0,950{,}95 avec une probabilité supérieure à 0,90{,}9. La question demande « un entier » : 128128, ou tout entier plus grand, est une réponse juste. Ce n'est pas un nombre de tests NÉCESSAIRE : l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev est grossière, et un échantillon plus petit suffit déjà en réalité.

S0,7G0,80,56non G0,20,14non S0,3G0,450,135non G0,550,165

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Exercice 2 : QCM de géométrie dans l'espace : droites, plans, points coplanaires et intersection de deux plans

4 points Géométrie dans l'espace

Cet exercice est un questionnaire à choix multiple. Pour chaque question, une seule des trois propositions est exacte.

Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie.

Aucune justification n'est demandée.

Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse ne rapporte ni n'enlève de point.

Dans toutes les questions suivantes, l'espace est rapporté à un repère orthonormé.

  • 1. On considère la droite Δ1\Delta_{1} de représentation paramétrique {x=1−3ty=4+2tz=t\begin{cases}x=1-3t\\y=4+2t\\z=t\end{cases}, où t∈Rt\in\mathbb{R} ainsi que la droite Δ2\Delta_{2} de représentation paramétrique {x=−4+sy=2+2sz=−1+s\begin{cases}x=-4+s\\y=2+2s\\z=-1+s\end{cases}, où s∈Rs\in\mathbb{R}.
    a. Les droites Δ1\Delta_{1} et Δ2\Delta_{2} sont parallèles.
    b. Les droites Δ1\Delta_{1} et Δ2\Delta_{2} sont orthogonales.
    c. Les droites Δ1\Delta_{1} et Δ2\Delta_{2} sont sécantes.
  • 2. On considère la droite dd de représentation paramétrique {x=1+ty=3−tz=1+2t\begin{cases}x=1+t\\y=3-t\\z=1+2t\end{cases}, où t∈Rt\in\mathbb{R}, et le plan PP d'équation cartésienne : 4x+2y−z+3=04x+2y-z+3=0.
    a. La droite dd est incluse dans le plan PP.
    b. La droite dd est parallèle strictement au plan PP.
    c. La droite dd est sécante au plan PP.
  • 3. On considère les points A(3 ;2 ;1)\mathrm{A}(3\,;2\,;1), B(7 ;3 ;1)\mathrm{B}(7\,;3\,;1), C(−1 ;4 ;5)\mathrm{C}(-1\,;4\,;5) et D(−3 ;3 ;5)\mathrm{D}(-3\,;3\,;5).
    a. Les points A, B, C et D ne sont pas coplanaires.
    b. Les points A, B et C sont alignés.
    c. AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et CD→\overrightarrow{\mathrm{CD}} sont colinéaires.
  • 4. On considère les plans QQ et Q′Q' d'équation cartésienne respective 3x−2y+z+1=03x-2y+z+1=0 et 4x+y−z+3=04x+y-z+3=0.
    a. Le point R(1 ;1 ;−2)\mathrm{R}(1\,;1\,;-2) appartient aux deux plans.
    b. Les deux plans sont orthogonaux.
    c. Les deux plans sont sécants avec pour intersection la droite de représentation paramétrique {x=ty=7t+4z=11t+7\begin{cases}x=t\\y=7t+4\\z=11t+7\end{cases}, où t∈Rt\in\mathbb{R}.

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Réponses

  • 1 Réponse c : les droites sont sécantes en (−2 ;6 ;1)(-2\,;6\,;1) (t=1t=1, s=2s=2)
  • 2 Réponse b : u⃗⋅n⃗=0\vec{u}\cdot\vec{n}=0 et le point (1 ;3 ;1)(1\,;3\,;1) de dd n'est pas dans PP
  • 3 Réponse a : AD→\overrightarrow{\mathrm{AD}} n'est pas combinaison linéaire de AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}}
  • 4 Réponse c : la droite donnée est contenue dans QQ et dans Q′Q', plans non parallèles

1. Méthode : on compare d'abord les vecteurs directeurs, lus sur les coefficients du paramètre, puis on cherche un point commun. u⃗1(−321)\vec{u}_{1}\begin{pmatrix}-3\\2\\1\end{pmatrix} dirige Δ1\Delta_{1} et u⃗2(121)\vec{u}_{2}\begin{pmatrix}1\\2\\1\end{pmatrix} dirige Δ2\Delta_{2}.

Proposition a : si u⃗1=ku⃗2\vec{u}_{1}=k\vec{u}_{2}, la première coordonnée impose k=−3k=-3 et la deuxième k=1k=1 : les vecteurs ne sont pas colinéaires, les droites ne sont pas parallèles. Proposition b : u⃗1⋅u⃗2=−3×1+2×2+1×1=2≠0\vec{u}_{1}\cdot\vec{u}_{2}=-3\times 1+2\times 2+1\times 1=2\neq 0 : les droites ne sont pas orthogonales.

Proposition c : on cherche (t ;s)(t\,;s), avec deux paramètres DISTINCTS, tel que 1−3t=−4+s1-3t=-4+s, 4+2t=2+2s4+2t=2+2s et t=−1+st=-1+s. La troisième équation donne s=t+1s=t+1 ; reportée dans la première : 1−3t=−4+t+11-3t=-4+t+1, soit 4=4t4=4t, donc t=1t=1 et s=2s=2. On vérifie la deuxième équation, celle qui n'a pas servi : 4+2×1=64+2\times 1=6 et 2+2×2=62+2\times 2=6. Elle est satisfaite : les droites ont le point commun (−2 ;6 ;1)(-2\,;6\,;1). Contrôle : t=1t=1 dans Δ1\Delta_{1} donne (1−3 ;4+2 ;1)=(−2 ;6 ;1)(1-3\,;4+2\,;1)=(-2\,;6\,;1) et s=2s=2 dans Δ2\Delta_{2} donne (−4+2 ;2+4 ;−1+2)=(−2 ;6 ;1)(-4+2\,;2+4\,;-1+2)=(-2\,;6\,;1).

Réponse c : les droites sont sécantes. Le piège est d'oublier de vérifier l'équation restante : dans l'espace, deux droites non parallèles sont le plus souvent non coplanaires, et seul ce contrôle distingue « sécantes » de « non coplanaires ».

2. Méthode : position relative d'une droite et d'un plan par le produit scalaire d'un vecteur directeur u⃗\vec{u} de la droite et d'un vecteur normal n⃗\vec{n} du plan. Ici u⃗(1−12)\vec{u}\begin{pmatrix}1\\-1\\2\end{pmatrix} et n⃗(42−1)\vec{n}\begin{pmatrix}4\\2\\-1\end{pmatrix}, lu sur les coefficients de l'équation de PP.

u⃗⋅n⃗=1×4+(−1)×2+2×(−1)=4−2−2=0\vec{u}\cdot\vec{n}=1\times 4+(-1)\times 2+2\times(-1)=4-2-2=0 : u⃗\vec{u} est orthogonal à n⃗\vec{n}, donc la droite dd est parallèle au plan PP, ce qui élimine la proposition c. Reste à savoir si elle est incluse : on teste le point (1 ;3 ;1)(1\,;3\,;1) de dd, obtenu pour t=0t=0. 4×1+2×3−1+3=12≠04\times 1+2\times 3-1+3=12\neq 0 : ce point n'appartient pas à PP.

Une droite parallèle à un plan et qui a un point hors du plan est strictement parallèle : réponse b. Autre façon de tout voir d'un coup : en remplaçant, 4(1+t)+2(3−t)−(1+2t)+3=124(1+t)+2(3-t)-(1+2t)+3=12 pour tout tt, l'équation 12=012=0 n'a aucune solution, donc aucun point commun. Erreur fréquente : conclure « incluse » dès que u⃗⋅n⃗=0\vec{u}\cdot\vec{n}=0, sans tester de point.

3. On calcule les vecteurs utiles : AB→(410)\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}4\\1\\0\end{pmatrix}, AC→(−424)\overrightarrow{\mathrm{AC}}\begin{pmatrix}-4\\2\\4\end{pmatrix}, AD→(−614)\overrightarrow{\mathrm{AD}}\begin{pmatrix}-6\\1\\4\end{pmatrix} et CD→(−2−10)\overrightarrow{\mathrm{CD}}\begin{pmatrix}-2\\-1\\0\end{pmatrix}.

Proposition c : si CD→=kAB→\overrightarrow{\mathrm{CD}}=k\overrightarrow{\mathrm{AB}}, la première coordonnée impose k=−12k=-\dfrac{1}{2} et la deuxième k=−1k=-1 : pas colinéaires. Proposition b : si AC→=kAB→\overrightarrow{\mathrm{AC}}=k\overrightarrow{\mathrm{AB}}, la troisième coordonnée donne 4=0×k4=0\times k, impossible : A, B et C ne sont pas alignés, ils définissent donc un plan.

Proposition a : les quatre points sont coplanaires si et seulement s'il existe des réels α\alpha et β\beta tels que AD→=αAB→+βAC→\overrightarrow{\mathrm{AD}}=\alpha\overrightarrow{\mathrm{AB}}+\beta\overrightarrow{\mathrm{AC}}. Le système s'écrit −6=4α−4β-6=4\alpha-4\beta, 1=α+2β1=\alpha+2\beta et 4=4β4=4\beta. La troisième équation donne β=1\beta=1, la deuxième α=1−2=−1\alpha=1-2=-1, et la première donnerait alors 4×(−1)−4×1=−8≠−64\times(-1)-4\times 1=-8\neq -6. Le système n'a pas de solution : A, B, C et D ne sont pas coplanaires.

Réponse a. Vérification par un vecteur normal au plan (ABC) : n⃗(1−43)\vec{n}\begin{pmatrix}1\\-4\\3\end{pmatrix} est orthogonal à AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} (4−4+0=04-4+0=0) et à AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}} (−4−8+12=0-4-8+12=0), mais n⃗⋅AD→=−6−4+12=2≠0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AD}}=-6-4+12=2\neq 0 : D n'est pas dans le plan (ABC). Dans un QCM, deux propositions éliminées ne suffisent pas à valider la troisième par élimination si l'on a fait une erreur de calcul : la vérification directe protège.

4. Vecteurs normaux : n⃗(3−21)\vec{n}\begin{pmatrix}3\\-2\\1\end{pmatrix} pour QQ et n⃗′(41−1)\vec{n}'\begin{pmatrix}4\\1\\-1\end{pmatrix} pour Q′Q'. Ils ne sont pas colinéaires (rapports 43\dfrac{4}{3} et −12-\dfrac{1}{2} sur les deux premières coordonnées), donc les plans sont sécants selon une droite.

Proposition a : R vérifie l'équation de QQ, 3−2−2+1=03-2-2+1=0, mais pas celle de Q′Q', 4+1+2+3=10≠04+1+2+3=10\neq 0. Proposition b : n⃗⋅n⃗′=12−2−1=9≠0\vec{n}\cdot\vec{n}'=12-2-1=9\neq 0, les plans ne sont pas orthogonaux.

Proposition c : on remplace la représentation paramétrique dans chaque équation. Dans QQ : 3t−2(7t+4)+(11t+7)+1=3t−14t+11t−8+7+1=03t-2(7t+4)+(11t+7)+1=3t-14t+11t-8+7+1=0 pour tout tt. Dans Q′Q' : 4t+(7t+4)−(11t+7)+3=4t+7t−11t+4−7+3=04t+(7t+4)-(11t+7)+3=4t+7t-11t+4-7+3=0 pour tout tt. Tous les points de la droite sont dans les deux plans : la droite est contenue dans leur intersection, et comme les plans sont sécants, leur intersection est une droite, c'est donc elle. Réponse c.

Contrôle : le vecteur directeur (1711)\begin{pmatrix}1\\7\\11\end{pmatrix} est bien orthogonal aux deux normales, 3−14+11=03-14+11=0 et 4+7−11=04+7-11=0. Le piège de la proposition a : un point qui vérifie la première équation donne envie de conclure trop vite ; il faut tester les deux.

Exercice 3 : Suites : une suite définie par un logarithme, une suite géométrique auxiliaire et un algorithme de seuil

4 points Suites et récurrenceExponentielle et logarithme

On considère les suites (vn)(v_{n}) et (wn)(w_{n}) définies pour tout entier naturel nn par :

{v0=ln⁡(4)vn+1=ln⁡(−1+2evn)\begin{cases}v_{0}=\ln(4)\\v_{n+1}=\ln\left(-1+2\mathrm{e}^{v_{n}}\right)\end{cases} et wn=−1+evnw_{n}=-1+\mathrm{e}^{v_{n}}.

On admet que la suite (vn)(v_{n}) est bien définie et strictement positive.

  • 1. Donner les valeurs exactes de v1v_{1} et w0w_{0}.
  • ABC
    1nnvnv_{n}wnw_{n}
    2001,386 294 361{,}386\,294\,3633
    3111,945 910 151{,}945\,910\,1566
    4222,564 949 362{,}564\,949\,361212
    5333,218 875 823{,}218\,875\,822424
    6443,891 820 33{,}891\,820\,34848
    7554,574 710 984{,}574\,710\,989696
    8665,262 690 195{,}262\,690\,19192192
    9775,953 243 335{,}953\,243\,33384384
    10886,645 090 976{,}645\,090\,97768768
    11997,337 587 747{,}337\,587\,741 5361\,536
    1210108,030 409 568{,}030\,409\,563 0723\,072
    1311118,723 394 028{,}723\,394\,026 1446\,144
    1412129,416 459 839{,}416\,459\,8312 28812\,288
    15131310,109 566 310{,}109\,566\,324 57624\,576
    16141410,802 693 210{,}802\,693\,249 15249\,152
    17151511,495 830 211{,}495\,830\,298 30498\,304
    18161612,188 972 312{,}188\,972\,3196 608196\,608
    19171712,882 116 912{,}882\,116\,9393 216393\,216
  • 2.a. Une partie d'une feuille de calcul où figurent les indices et les termes des suites (vn)(v_{n}) et (wn)(w_{n}) est reproduite ci-contre. Parmi les trois formules ci-dessous, choisir la formule qui, saisie dans la cellule B3 puis recopiée vers le bas, permettra d'obtenir les valeurs de la suite (vn)(v_{n}) dans la colonne B.
    Formule 1 : LN(−1 + 2 * EXP(B2))
    Formule 2 : = LN(−1 + 2 * EXP(B2))
    Formule 3 : = LN(−1 + 2 * EXP(A2))
  • 2.b. Conjecturer le sens de variation de la suite (vn)(v_{n}).
  • 2.c. À l'aide d'un raisonnement par récurrence, valider votre conjecture concernant le sens de variation de la suite (vn)(v_{n}).
  • 3.a. Démontrer que la suite (wn)(w_{n}) est géométrique.
  • 3.b. En déduire que pour tout entier naturel nn, vn=ln⁡(1+3×2n)v_{n}=\ln\left(1+3\times 2^{n}\right).
  • 3.c. Déterminer la limite de la suite (vn)(v_{n}).
  • Programme Python de huit lignes. from math import* ; def seuil(S): ; puis, indentées : V=ln(4) ; n=0 ; while V < S : ; dans la boucle, n=n+1 et V=ln(2*exp(V)-1) ; enfin return(n), au niveau de la boucle.
  • 4. Justifier que l'algorithme suivant écrit en langage Python renvoie un résultat quel que soit le choix de la valeur du nombre S.

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2.b
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Réponses

  • 1 v1=ln⁡7v_{1}=\ln 7 ; w0=3w_{0}=3
  • 2.a Formule 2 : = LN(−1 + 2 * EXP(B2))
  • 2.b La suite (vn)(v_{n}) semble croissante
  • 2.c Par récurrence : vn⩽vn+1v_{n}\leqslant v_{n+1} entraîne vn+1⩽vn+2v_{n+1}\leqslant v_{n+2} (croissance de exp⁡\exp puis de ln⁡\ln) ; la suite est croissante
  • 3.a wn+1=2wnw_{n+1}=2w_{n} : géométrique de raison 22 et de premier terme w0=3w_{0}=3
  • 3.b wn=3×2nw_{n}=3\times 2^{n} et evn=1+wn\mathrm{e}^{v_{n}}=1+w_{n}, donc vn=ln⁡(1+3×2n)v_{n}=\ln(1+3\times 2^{n})
  • 3.c lim⁡n→+∞vn=+∞\lim\limits_{n\to+\infty}v_{n}=+\infty
  • 4 vn→+∞v_{n}\to+\infty : pour tout S, la condition V < S finit par être fausse, la boucle s'arrête

1. On applique la relation de récurrence avec n=0n=0, en utilisant eln⁡a=a\mathrm{e}^{\ln a}=a pour a>0a>0 : v1=ln⁡(−1+2ev0)=ln⁡(−1+2eln⁡4)=ln⁡(−1+2×4)=ln⁡7v_{1}=\ln\left(-1+2\mathrm{e}^{v_{0}}\right)=\ln\left(-1+2\mathrm{e}^{\ln 4}\right)=\ln(-1+2\times 4)=\ln 7.

De même w0=−1+ev0=−1+eln⁡4=−1+4=3w_{0}=-1+\mathrm{e}^{v_{0}}=-1+\mathrm{e}^{\ln 4}=-1+4=3. Contrôle avec le tableur : ln⁡7≈1,945 910\ln 7\approx 1{,}945\,910, c'est la cellule B3, et C2 affiche 33. La question demande des valeurs EXACTES : ln⁡7\ln 7, et non 1,9461{,}946.

2.a. Deux critères. D'abord, dans un tableur, une formule commence par le signe = : sans lui, la formule 1 serait saisie comme un simple texte. Ensuite, vn+1v_{n+1} se calcule à partir de vnv_{n}, le terme précédent, qui est dans la colonne B, une ligne au-dessus : en B3, on fait donc référence à B2, et non à A2, qui contient l'indice n=0n=0.

La bonne formule est la formule 2, = LN(−1 + 2 * EXP(B2)). La référence B2, relative, devient B3, B4... quand on recopie vers le bas, ce qui calcule chaque terme à partir du précédent. La formule 3 calculerait ln⁡(−1+2en)\ln(-1+2\mathrm{e}^{n}), une autre suite : pour n=0n=0, elle donnerait ln⁡1=0\ln 1=0 en B3.

2.b. Les valeurs de la colonne B augmentent de ligne en ligne, de 1,3861{,}386 pour v0v_{0} à 12,88212{,}882 pour v17v_{17} : on conjecture que la suite (vn)(v_{n}) est croissante. On remarque au passage que l'écart entre deux termes consécutifs se stabilise vers 0,693≈ln⁡20{,}693\approx\ln 2, ce que la question 3 expliquera.

2.c. On démontre par récurrence la propriété P(n)\mathcal{P}(n) : « vn⩽vn+1v_{n}\leqslant v_{n+1} ».

Initialisation : v0=ln⁡4v_{0}=\ln 4 et v1=ln⁡7v_{1}=\ln 7 ; la fonction ln⁡\ln est strictement croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ et 4<74<7, donc v0<v1v_{0}<v_{1} et P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que vn⩽vn+1v_{n}\leqslant v_{n+1} ; montrons que vn+1⩽vn+2v_{n+1}\leqslant v_{n+2}. La fonction exponentielle est croissante sur R\mathbb{R}, donc evn⩽evn+1\mathrm{e}^{v_{n}}\leqslant\mathrm{e}^{v_{n+1}}. On multiplie par 2>02>0 et on ajoute −1-1 : −1+2evn⩽−1+2evn+1-1+2\mathrm{e}^{v_{n}}\leqslant-1+2\mathrm{e}^{v_{n+1}}. Ces deux nombres sont strictement positifs : comme vn>0v_{n}>0 (admis), evn>1\mathrm{e}^{v_{n}}>1 et −1+2evn>1>0-1+2\mathrm{e}^{v_{n}}>1>0. La fonction ln⁡\ln étant croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, on obtient ln⁡(−1+2evn)⩽ln⁡(−1+2evn+1)\ln\left(-1+2\mathrm{e}^{v_{n}}\right)\leqslant\ln\left(-1+2\mathrm{e}^{v_{n+1}}\right), c'est-à-dire vn+1⩽vn+2v_{n+1}\leqslant v_{n+2}. P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.

Conclusion : par le principe de récurrence, vn⩽vn+1v_{n}\leqslant v_{n+1} pour tout entier naturel nn, et la suite (vn)(v_{n}) est croissante ; la conjecture est validée. Le même raisonnement avec des inégalités strictes montre qu'elle est même strictement croissante.

Deux points de rigueur font la différence. On applique ln⁡\ln à des nombres dont on a vérifié qu'ils sont strictement positifs, c'est là que sert l'hypothèse vn>0v_{n}>0 admise. Et l'hérédité suppose la propriété au rang nn seulement, jamais « pour tout nn ». On peut aussi raisonner avec la fonction g:x↦ln⁡(−1+2ex)g:x\mapsto\ln(-1+2\mathrm{e}^{x}), croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ comme composée de fonctions croissantes, et écrire vn+1=g(vn)⩽g(vn+1)=vn+2v_{n+1}=g(v_{n})\leqslant g(v_{n+1})=v_{n+2}.

3.a. On exprime wn+1w_{n+1} en fonction de wnw_{n}. Par définition, wn+1=−1+evn+1w_{n+1}=-1+\mathrm{e}^{v_{n+1}}, et evn+1=eln⁡(−1+2evn)=−1+2evn\mathrm{e}^{v_{n+1}}=\mathrm{e}^{\ln(-1+2\mathrm{e}^{v_{n}})}=-1+2\mathrm{e}^{v_{n}}, puisque −1+2evn>0-1+2\mathrm{e}^{v_{n}}>0.

Donc wn+1=−1+(−1+2evn)=−2+2evn=2(−1+evn)=2wnw_{n+1}=-1+\left(-1+2\mathrm{e}^{v_{n}}\right)=-2+2\mathrm{e}^{v_{n}}=2\left(-1+\mathrm{e}^{v_{n}}\right)=2w_{n} pour tout entier naturel nn. La suite (wn)(w_{n}) est géométrique de raison q=2q=2 et de premier terme w0=3w_{0}=3.

Le tableur confirme : la colonne C double à chaque ligne, 33, 66, 1212, 2424... Erreur fréquente : écrire eln⁡(−1+2evn)=−1+2evn\mathrm{e}^{\ln(-1+2\mathrm{e}^{v_{n}})}=-1+2\mathrm{e}^{v_{n}} sans avoir vérifié que l'argument du logarithme est positif, ou se contenter d'observer le tableur, qui ne prouve rien.

3.b. Terme général d'une suite géométrique : wn=w0×qn=3×2nw_{n}=w_{0}\times q^{n}=3\times 2^{n}. Par définition de wnw_{n}, evn=1+wn=1+3×2n\mathrm{e}^{v_{n}}=1+w_{n}=1+3\times 2^{n}. Ce nombre est strictement positif ; on compose par la fonction ln⁡\ln, réciproque de exp⁡\exp : vn=ln⁡(1+3×2n)v_{n}=\ln\left(1+3\times 2^{n}\right) pour tout entier naturel nn.

Vérification : n=0n=0 donne ln⁡(1+3)=ln⁡4=v0\ln(1+3)=\ln 4=v_{0} et n=1n=1 donne ln⁡7=v1\ln 7=v_{1}, comme à la question 1.

3.c. Limite d'une suite géométrique : 2>12>1, donc lim⁡n→+∞2n=+∞\lim\limits_{n\to+\infty}2^{n}=+\infty, puis lim⁡n→+∞(1+3×2n)=+∞\lim\limits_{n\to+\infty}\left(1+3\times 2^{n}\right)=+\infty. Par composition avec lim⁡X→+∞ln⁡X=+∞\lim\limits_{X\to+\infty}\ln X=+\infty, on obtient lim⁡n→+∞vn=+∞\lim\limits_{n\to+\infty}v_{n}=+\infty.

Ce résultat explique l'observation de la question 2.b : vn=ln⁡(2n(3+2−n))=nln⁡2+ln⁡(3+2−n)v_{n}=\ln\left(2^{n}\left(3+2^{-n}\right)\right)=n\ln 2+\ln\left(3+2^{-n}\right), donc vnv_{n} croît à peu près de ln⁡2≈0,693\ln 2\approx 0{,}693 à chaque rang. Le piège serait de conclure de la seule croissance que la suite tend vers +∞+\infty : une suite croissante peut converger. C'est la formule explicite qui donne la limite.

4. Ce que fait le programme : V vaut d'abord ln⁡4=v0\ln 4=v_{0} et n vaut 00 ; chaque passage dans la boucle augmente n de 11 et remplace V par ln⁡(2eV−1)\ln(2\mathrm{e}^{V}-1), qui est exactement la relation de récurrence. Après kk passages, V contient donc vkv_{k} et n vaut kk. La boucle tourne tant que V < S et le programme renvoie le premier rang nn tel que vn⩾Sv_{n}\geqslant S.

Terminaison : d'après la question 3.c, lim⁡n→+∞vn=+∞\lim\limits_{n\to+\infty}v_{n}=+\infty. Par définition de cette limite, pour tout réel S, tous les termes de la suite sont supérieurs ou égaux à S à partir d'un certain rang NN. La condition V < S devient donc fausse au plus tard au rang NN : la boucle while s'arrête après un nombre fini de passages et le programme renvoie un résultat, quel que soit S. Si S⩽ln⁡4S\leqslant\ln 4, la boucle ne tourne même pas et le programme renvoie 00.

Exemple : pour S=10S=10, vn⩾10  ⟺  1+3×2n⩾e10  ⟺  2n⩾e10−13≈7 341,8v_{n}\geqslant 10\iff 1+3\times 2^{n}\geqslant\mathrm{e}^{10}\iff 2^{n}\geqslant\dfrac{\mathrm{e}^{10}-1}{3}\approx 7\,341{,}8, soit n⩾13n\geqslant 13 puisque 212=4 0962^{12}=4\,096 et 213=8 1922^{13}=8\,192 ; le tableur confirme v12≈9,416<10v_{12}\approx 9{,}416<10 et v13≈10,110⩾10v_{13}\approx 10{,}110\geqslant 10, donc seuil(10) renvoie 1313.

L'argument attendu est la limite infinie, pas la croissance seule : une suite croissante qui convergerait vers ℓ\ell ne dépasserait jamais un seuil S supérieur à ℓ\ell, et la boucle tournerait sans fin. Remarque sur l'écriture : le module math de Python nomme log le logarithme népérien, et la fonction ln n'y existe pas ; le programme de l'énoncé se lit comme un algorithme, ln désignant le logarithme népérien. Écrit tel quel, il s'arrêterait sur une erreur de nom à la ligne V=ln(4).

Exercice 4 : Dénombrement, équation différentielle et étude d'une fonction exponentielle avec intégrale

6 points Les équations différentiellesCombinatoire et dénombrementLimites et continuitéPrimitives et intégration

  • Partie A : dénombrement
  • On considère l'ensemble des nombres entiers relatifs non nuls compris entre −30-30 et 3030 ; cet ensemble peut s'écrire ainsi : {−30 ;−29 ;−28 ;…−1 ;1 ;… ;28 ;29 ;30}\{-30\,;-29\,;-28\,;\ldots-1\,;1\,;\ldots\,;28\,;29\,;30\}. Il comporte 6060 éléments.
  • On choisit dans cet ensemble successivement et sans remise un entier relatif aa puis un entier relatif cc.
  • A.1. Combien de couples (a ;c)(a\,;c) différents peut-on ainsi obtenir ?
  • On considère l'évènement MM : « l'équation ax2+2x+c=0ax^{2}+2x+c=0 possède deux solutions réelles distinctes », où aa et cc sont les entiers relatifs précédemment choisis.
  • A.2. Montrer que l'évènement MM a lieu si et seulement si ac<1ac<1.
  • A.3. Expliquer pourquoi l'évènement contraire M‾\overline{M} comporte 1 7401\,740 issues.
  • A.4. Quelle est la probabilité de l'évènement MM ? On arrondira le résultat à 10−210^{-2}.
  • Partie B : équation différentielle
  • On considère l'équation différentielle (E) :y′+10y=(30x2+22x−8)e−5x+1(E)\,:\quad y'+10y=\left(30x^{2}+22x-8\right)\mathrm{e}^{-5x+1} avec x∈Rx\in\mathbb{R}, où yy est une fonction définie et dérivable sur R\mathbb{R}.
  • B.1. Résoudre sur R\mathbb{R} l'équation différentielle : y′+10y=0y'+10y=0.
  • Soit la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=(6x2+2x−2)e−5x+1f(x)=\left(6x^{2}+2x-2\right)\mathrm{e}^{-5x+1}. On admet que ff est dérivable sur R\mathbb{R} et on note f′f' la fonction dérivée de la fonction ff.
  • B.2. Justifier que ff est une solution particulière de (E)(E).
  • B.3. Donner l'expression de toutes les solutions de (E)(E).
  • Partie C : étude de fonction
  • On propose d'étudier dans cette partie la fonction ff rencontrée à la partie B question 2.
  • On rappelle que, pour tout réel xx, f(x)=(6x2+2x−2)e−5x+1f(x)=\left(6x^{2}+2x-2\right)\mathrm{e}^{-5x+1}.
  • On note f′f' la fonction dérivée de la fonction ff. On appelle Cf\mathcal{C}_{f} la courbe représentative de ff dans un repère du plan.
  • On admet que lim⁡x→+∞f(x)=0\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0.
  • C.1. Déterminer la limite de la fonction ff en −∞-\infty
  • C.2. En utilisant la partie A, montrer que Cf\mathcal{C}_{f} coupe l'axe des abscisses en deux points (les coordonnées de ces points ne sont pas attendues).
  • C.3. En utilisant les parties A et B, montrer que Cf\mathcal{C}_{f} possède deux tangentes horizontales.
  • C.4. Dresser le tableau de variation complet de la fonction ff.
  • C.5. Déterminer en justifiant le nombre de solution(s) de l'équation f(x)=1f(x)=1.
  • 6. Pour tout réel mm strictement supérieur à 0,20{,}2, on définit ImI_{m} par Im=∫0,2mf(x) dxI_{m}=\displaystyle\int_{0{,}2}^{m}f(x)\,\mathrm{d}x.
  • C.6.a. Vérifier que la fonction FF définie sur R\mathbb{R} par F(x)=(−65x2−2225x+28125)e−5x+1F(x)=\left(-\dfrac{6}{5}x^{2}-\dfrac{22}{25}x+\dfrac{28}{125}\right)\mathrm{e}^{-5x+1} est une primitive de la fonction ff sur R\mathbb{R}.
  • C.6.b. Existe-t-il une valeur de mm pour laquelle Im=0I_{m}=0 ? Interpréter graphiquement ce résultat.

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A.1
A.4
C.1
C.4
C.5
C.6.b
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Réponses

  • A.1 60×59=3 54060\times 59=3\,540 couples
  • A.2 a≠0a\neq 0 et Δ=4−4ac>0  ⟺  ac<1\Delta=4-4ac>0\iff ac<1
  • A.3 ac⩾1  ⟺  aac\geqslant 1\iff a et cc de même signe : 30×29+30×29=1 74030\times 29+30\times 29=1\,740
  • A.4 P(M)=1 8003 540=3059≈0,51P(M)=\dfrac{1\,800}{3\,540}=\dfrac{30}{59}\approx 0{,}51
  • B.1 y(x)=Ke−10xy(x)=K\mathrm{e}^{-10x}, K∈RK\in\mathbb{R}
  • B.2 f′(x)=(−30x2+2x+12)e−5x+1f'(x)=\left(-30x^{2}+2x+12\right)\mathrm{e}^{-5x+1} et f′(x)+10f(x)=(30x2+22x−8)e−5x+1f'(x)+10f(x)=\left(30x^{2}+22x-8\right)\mathrm{e}^{-5x+1}
  • B.3 y(x)=Ke−10x+(6x2+2x−2)e−5x+1y(x)=K\mathrm{e}^{-10x}+\left(6x^{2}+2x-2\right)\mathrm{e}^{-5x+1}, K∈RK\in\mathbb{R}
  • C.1 lim⁡x→−∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty
  • C.2 f(x)=0  ⟺  6x2+2x−2=0f(x)=0\iff 6x^{2}+2x-2=0 ; a=6a=6, c=−2c=-2, ac=−12<1ac=-12<1 : deux solutions
  • C.3 f′(x)=0  ⟺  −30x2+2x+12=0f'(x)=0\iff-30x^{2}+2x+12=0 ; a=−30a=-30, c=12c=12, ac=−360<1ac=-360<1 : deux solutions
  • C.4 ff décroissante sur ]−∞ ;−0,6]]-\infty\,;-0{,}6], croissante sur [−0,6 ;23]\left[-0{,}6\,;\frac{2}{3}\right], décroissante sur [23 ;+∞[\left[\frac{2}{3}\,;+\infty\right[ ; f(−0,6)=−1,04e4≈−56,782f(-0{,}6)=-1{,}04\mathrm{e}^{4}\approx-56{,}782, f(23)=2e−7/3≈0,194f\left(\frac{2}{3}\right)=2\mathrm{e}^{-7/3}\approx 0{,}194
  • C.5 Une seule solution, dans ]−∞ ;−0,6[]-\infty\,;-0{,}6[ (x≈−0,769x\approx-0{,}769)
  • C.6.a F′(x)=(6x2+2x−2)e−5x+1=f(x)F'(x)=\left(6x^{2}+2x-2\right)\mathrm{e}^{-5x+1}=f(x)
  • C.6.b Non : Im=F(m)<0I_{m}=F(m)<0 pour tout m>0,2m>0{,}2 ; l'aire sous l'axe entre 0,20{,}2 et α≈0,434\alpha\approx 0{,}434 n'est jamais compensée

A.1. On choisit successivement et sans remise deux éléments d'un ensemble à 6060 éléments, et l'ordre compte, puisque aa et cc jouent des rôles différents : un couple (a ;c)(a\,;c) est un arrangement de 22 éléments parmi 6060. Il y a 6060 choix pour aa, puis 5959 pour cc, qui doit être différent de aa : 60×59=3 54060\times 59=3\,540 couples.

Erreurs fréquentes : 602=3 60060^{2}=3\,600, qui compterait les couples (a ;a)(a\,;a) exclus par le « sans remise » ; ou (602)=1 770\binom{60}{2}=1\,770, qui oublie que (3 ;−5)(3\,;-5) et (−5 ;3)(-5\,;3) sont deux couples différents.

A.2. Comme a≠0a\neq 0 (l'ensemble ne contient que des entiers non nuls), l'équation ax2+2x+c=0ax^{2}+2x+c=0 est une équation du second degré. Elle possède deux solutions réelles distinctes si et seulement si son discriminant est strictement positif : Δ=22−4ac=4−4ac\Delta=2^{2}-4ac=4-4ac.

Δ>0  ⟺  4−4ac>0  ⟺  4>4ac  ⟺  ac<1\Delta>0\iff 4-4ac>0\iff 4>4ac\iff ac<1. L'évènement MM a donc lieu si et seulement si ac<1ac<1. Le rôle de « non nuls » est à citer : si aa pouvait être nul, l'équation deviendrait 2x+c=02x+c=0, du premier degré, avec une seule solution, et l'équivalence serait fausse.

A.3. L'évènement M‾\overline{M} est réalisé si et seulement si ac⩾1ac\geqslant 1. Comme aa et cc sont des entiers non nuls, leur produit est un entier non nul ; ac⩾1ac\geqslant 1 équivaut donc à ac>0ac>0, c'est-à-dire à « aa et cc sont de même signe ».

On compte les couples de même signe. Deux entiers strictement positifs distincts, ordonnés : 3030 choix pour aa parmi 11, ..., 3030, puis 2929 pour cc, soit 30×29=87030\times 29=870 couples. De même 870870 couples de deux entiers strictement négatifs distincts. Au total, 870+870=1 740870+870=1\,740 issues réalisent M‾\overline{M}.

Contrôle par le complémentaire : les couples de signes contraires sont au nombre de 30×30+30×30=1 80030\times 30+30\times 30=1\,800 (là, aa et cc sont automatiquement distincts), et 1 740+1 800=3 5401\,740+1\,800=3\,540. Le piège est de compter 30×3030\times 30 couples positifs : le « sans remise » interdit a=ca=c, ce qui retire les 3030 couples (k ;k)(k\,;k) dans chaque signe.

A.4. Les couples sont choisis au hasard, donc équiprobables : P(M)=1−P(M‾)=1−1 7403 540=1 8003 540=3059≈0,508P(M)=1-P(\overline{M})=1-\dfrac{1\,740}{3\,540}=\dfrac{1\,800}{3\,540}=\dfrac{30}{59}\approx 0{,}508, soit P(M)≈0,51P(M)\approx 0{,}51 arrondi à 10−210^{-2}.

Lecture : un peu plus d'une fois sur deux, l'équation a deux solutions réelles distinctes ; c'est exactement la probabilité que aa et cc soient de signes contraires.

B.1. L'équation y′+10y=0y'+10y=0 s'écrit y′=−10yy'=-10y : c'est une équation y′=ayy'=ay avec a=−10a=-10, dont les solutions sur R\mathbb{R} sont les fonctions x↦Ke−10xx\mapsto K\mathrm{e}^{-10x}, où KK est un réel quelconque.

Erreur fréquente : écrire Ke10xK\mathrm{e}^{10x} en lisant le coefficient sans repasser à la forme y′=ayy'=ay ; le signe change en passant 10y10y de l'autre côté.

B.2. On calcule f′f' avec la formule (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv', où u(x)=6x2+2x−2u(x)=6x^{2}+2x-2, u′(x)=12x+2u'(x)=12x+2, v(x)=e−5x+1v(x)=\mathrm{e}^{-5x+1} et v′(x)=−5e−5x+1v'(x)=-5\mathrm{e}^{-5x+1} (dérivée de ew\mathrm{e}^{w}, égale à w′eww'\mathrm{e}^{w}).

f′(x)=(12x+2)e−5x+1−5(6x2+2x−2)e−5x+1=(12x+2−30x2−10x+10)e−5x+1=(−30x2+2x+12)e−5x+1f'(x)=(12x+2)\mathrm{e}^{-5x+1}-5\left(6x^{2}+2x-2\right)\mathrm{e}^{-5x+1}=\left(12x+2-30x^{2}-10x+10\right)\mathrm{e}^{-5x+1}=\left(-30x^{2}+2x+12\right)\mathrm{e}^{-5x+1}.

Puis f′(x)+10f(x)=(−30x2+2x+12+60x2+20x−20)e−5x+1=(30x2+22x−8)e−5x+1f'(x)+10f(x)=\left(-30x^{2}+2x+12+60x^{2}+20x-20\right)\mathrm{e}^{-5x+1}=\left(30x^{2}+22x-8\right)\mathrm{e}^{-5x+1} pour tout réel xx. La fonction ff vérifie (E)(E) : c'est une solution particulière.

On garde précieusement l'expression de f′f', qui sert à la partie C. Le piège du calcul est le facteur −5-5 de la dérivée de l'exponentielle, à distribuer sur les trois termes du polynôme.

B.3. Théorème de structure : les solutions de (E)(E) sont les sommes d'une solution particulière de (E)(E) et des solutions de l'équation homogène associée y′+10y=0y'+10y=0. D'après B.1 et B.2, ce sont les fonctions x↦Ke−10x+(6x2+2x−2)e−5x+1x\mapsto K\mathrm{e}^{-10x}+\left(6x^{2}+2x-2\right)\mathrm{e}^{-5x+1}, où KK est un réel quelconque.

Erreur fréquente : ne donner que ff, ou que Ke−10xK\mathrm{e}^{-10x}, alors qu'il faut la SOMME des deux.

C.1. En −∞-\infty, aucune forme indéterminée : un polynôme du second degré a la limite de son terme de plus haut degré, lim⁡x→−∞6x2=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}6x^{2}=+\infty, donc lim⁡x→−∞(6x2+2x−2)=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}\left(6x^{2}+2x-2\right)=+\infty. Par ailleurs lim⁡x→−∞(−5x+1)=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}(-5x+1)=+\infty et lim⁡X→+∞eX=+∞\lim\limits_{X\to+\infty}\mathrm{e}^{X}=+\infty, donc, par composition, lim⁡x→−∞e−5x+1=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}\mathrm{e}^{-5x+1}=+\infty.

Par produit, lim⁡x→−∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty. Le piège est le signe de −5x-5x : quand xx tend vers −∞-\infty, −5x-5x tend vers +∞+\infty et l'exponentielle explose, elle ne tend pas vers 00.

C.2. La courbe coupe l'axe des abscisses aux points d'abscisse xx tels que f(x)=0f(x)=0. Une exponentielle est strictement positive, donc f(x)=0  ⟺  6x2+2x−2=0f(x)=0\iff 6x^{2}+2x-2=0.

Cette équation est de la forme ax2+2x+c=0ax^{2}+2x+c=0 de la partie A, avec a=6a=6 et c=−2c=-2, deux entiers relatifs non nuls distincts compris entre −30-30 et 3030. Comme ac=−12<1ac=-12<1, la partie A assure qu'elle possède deux solutions réelles distinctes : Cf\mathcal{C}_{f} coupe l'axe des abscisses en exactement deux points.

Vérification directe : Δ=4+48=52>0\Delta=4+48=52>0. Les deux abscisses sont −1±136\dfrac{-1\pm\sqrt{13}}{6}, soit environ −0,768-0{,}768 et 0,4340{,}434 (non demandées). Le piège : oublier de dire que l'exponentielle ne s'annule pas, seule raison pour laquelle on peut se ramener au polynôme.

C.3. La tangente à Cf\mathcal{C}_{f} au point d'abscisse xx est horizontale si et seulement si f′(x)=0f'(x)=0. D'après la partie B, f′(x)=(−30x2+2x+12)e−5x+1f'(x)=\left(-30x^{2}+2x+12\right)\mathrm{e}^{-5x+1}, et l'exponentielle ne s'annule pas : f′(x)=0  ⟺  −30x2+2x+12=0f'(x)=0\iff-30x^{2}+2x+12=0.

C'est encore une équation ax2+2x+c=0ax^{2}+2x+c=0 de la partie A, avec a=−30a=-30 et c=12c=12, entiers non nuls distincts de l'ensemble, et ac=−360<1ac=-360<1 : elle a deux solutions réelles distinctes. La courbe Cf\mathcal{C}_{f} possède donc exactement deux tangentes horizontales. Le coefficient de xx, égal à 22 dans les deux polynômes, est ce qui permet d'utiliser la partie A sans rien diviser.

C.4. Signe de f′f' : il est celui de −30x2+2x+12-30x^{2}+2x+12, l'exponentielle étant positive. Discriminant : Δ=22−4×(−30)×12=4+1 440=1 444=382\Delta=2^{2}-4\times(-30)\times 12=4+1\,440=1\,444=38^{2}. Racines : x1=−2+38−60=−0,6x_{1}=\dfrac{-2+38}{-60}=-0{,}6 et x2=−2−38−60=23x_{2}=\dfrac{-2-38}{-60}=\dfrac{2}{3}.

Le coefficient de x2x^{2} est −30<0-30<0 : le trinôme est négatif à l'extérieur des racines et positif entre elles. Donc f′(x)<0f'(x)<0 sur ]−∞ ;−0,6[]-\infty\,;-0{,}6[, f′(x)>0f'(x)>0 sur ]−0,6 ;23[\left]-0{,}6\,;\frac{2}{3}\right[ et f′(x)<0f'(x)<0 sur ]23 ;+∞[\left]\frac{2}{3}\,;+\infty\right[.

Valeurs aux extremums : f(−0,6)=(6×0,36−1,2−2)e3+1=−1,04e4≈−56,782f(-0{,}6)=\left(6\times 0{,}36-1{,}2-2\right)\mathrm{e}^{3+1}=-1{,}04\mathrm{e}^{4}\approx-56{,}782 et f(23)=(6×49+43−2)e−103+1=(83+43−2)e−73=2e−73≈0,194f\left(\frac{2}{3}\right)=\left(6\times\frac{4}{9}+\frac{4}{3}-2\right)\mathrm{e}^{-\frac{10}{3}+1}=\left(\frac{8}{3}+\frac{4}{3}-2\right)\mathrm{e}^{-\frac{7}{3}}=2\mathrm{e}^{-\frac{7}{3}}\approx 0{,}194.

Tableau de variation complet : ff décroît de +∞+\infty (limite en −∞-\infty, question C.1) jusqu'au minimum local f(−0,6)=−1,04e4f(-0{,}6)=-1{,}04\mathrm{e}^{4}, croît jusqu'au maximum local f(23)=2e−7/3f\left(\frac{2}{3}\right)=2\mathrm{e}^{-7/3}, puis décroît vers 00 (limite admise en +∞+\infty). « Complet » veut dire avec les deux limites et les deux valeurs exactes ; un tableau sans limites perd des points.

Cohérence avec C.2 : ff passe de +∞+\infty à une valeur négative, puis remonte à une valeur positive, ce qui fait bien deux passages par 00, l'un avant −0,6-0{,}6, l'autre entre −0,6-0{,}6 et 23\frac{2}{3}.

C.5. On découpe R\mathbb{R} selon les variations. Sur ]−∞ ;−0,6]]-\infty\,;-0{,}6], ff est continue (car dérivable) et strictement décroissante, de +∞+\infty à −1,04e4<1-1{,}04\mathrm{e}^{4}<1 ; comme 11 est compris entre ces deux bornes, le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas strictement monotone) donne une unique solution α\alpha dans cet intervalle.

Sur [−0,6 ;+∞[\left[-0{,}6\,;+\infty\right[, le maximum de ff est f(23)=2e−7/3≈0,194<1f\left(\frac{2}{3}\right)=2\mathrm{e}^{-7/3}\approx 0{,}194<1 (sur [23 ;+∞[\left[\frac{2}{3}\,;+\infty\right[, ff décroît depuis cette valeur) : f(x)<1f(x)<1, aucune solution. L'équation f(x)=1f(x)=1 a donc exactement une solution sur R\mathbb{R} ; la calculatrice donne α≈−0,769\alpha\approx-0{,}769.

Le piège est de croire, à la vue des trois intervalles du tableau, qu'il y a trois solutions : il faut comparer 11 au maximum local, qui est bien plus petit.

C.6.a. On dérive FF comme un produit, avec u(x)=−65x2−2225x+28125u(x)=-\dfrac{6}{5}x^{2}-\dfrac{22}{25}x+\dfrac{28}{125}, u′(x)=−125x−2225u'(x)=-\dfrac{12}{5}x-\dfrac{22}{25} et v(x)=e−5x+1v(x)=\mathrm{e}^{-5x+1}, v′(x)=−5e−5x+1v'(x)=-5\mathrm{e}^{-5x+1}.

F′(x)=(−125x−2225+6x2+225x−2825)e−5x+1=(6x2+105x−5025)e−5x+1=(6x2+2x−2)e−5x+1=f(x)F'(x)=\left(-\dfrac{12}{5}x-\dfrac{22}{25}+6x^{2}+\dfrac{22}{5}x-\dfrac{28}{25}\right)\mathrm{e}^{-5x+1}=\left(6x^{2}+\dfrac{10}{5}x-\dfrac{50}{25}\right)\mathrm{e}^{-5x+1}=\left(6x^{2}+2x-2\right)\mathrm{e}^{-5x+1}=f(x).

FF est dérivable sur R\mathbb{R} et F′=fF'=f : FF est une primitive de ff sur R\mathbb{R}. « Vérifier » demande ce calcul de dérivée, pas une recherche de primitive.

C.6.b. Par le théorème fondamental, Im=F(m)−F(0,2)I_{m}=F(m)-F(0{,}2). Or F(0,2)=(−65×0,04−2225×0,2+28125)e0=−0,048−0,176+0,224=0F(0{,}2)=\left(-\dfrac{6}{5}\times 0{,}04-\dfrac{22}{25}\times 0{,}2+\dfrac{28}{125}\right)\mathrm{e}^{0}=-0{,}048-0{,}176+0{,}224=0. Donc Im=F(m)I_{m}=F(m) pour tout m>0,2m>0{,}2.

Im=0  ⟺  F(m)=0  ⟺  −65m2−2225m+28125=0I_{m}=0\iff F(m)=0\iff-\dfrac{6}{5}m^{2}-\dfrac{22}{25}m+\dfrac{28}{125}=0 (l'exponentielle ne s'annule pas)   ⟺  150m2+110m−28=0\iff 150m^{2}+110m-28=0 (en multipliant par −125-125)   ⟺  75m2+55m−14=0\iff 75m^{2}+55m-14=0. Discriminant : 552+4×75×14=3 025+4 200=7 225=85255^{2}+4\times 75\times 14=3\,025+4\,200=7\,225=85^{2} ; racines −55+85150=0,2\dfrac{-55+85}{150}=0{,}2 et −55−85150=−1415\dfrac{-55-85}{150}=-\dfrac{14}{15}.

Aucune de ces deux valeurs n'est strictement supérieure à 0,20{,}2 : il n'existe PAS de valeur de mm pour laquelle Im=0I_{m}=0. Plus précisément, le trinôme −65m2−2225m+28125-\dfrac{6}{5}m^{2}-\dfrac{22}{25}m+\dfrac{28}{125} a un coefficient dominant négatif et est négatif à l'extérieur de ses racines : Im<0I_{m}<0 pour tout m>0,2m>0{,}2.

Interprétation graphique : ff est négative entre 0,20{,}2 et β=−1+136≈0,434\beta=\dfrac{-1+\sqrt{13}}{6}\approx 0{,}434 (sa racine positive, question C.2), puis positive au-delà. ImI_{m} est l'aire algébrique entre Cf\mathcal{C}_{f}, l'axe des abscisses et les droites x=0,2x=0{,}2 et x=mx=m : l'aire du domaine situé sous l'axe, entre 0,20{,}2 et β\beta, compte négativement, celle du domaine au-dessus, entre β\beta et mm, positivement. Pour aucun mm la seconde n'égale la première : la partie positive ne compense jamais la partie négative. Elle ne la compense qu'à la limite, puisque Im=F(m)I_{m}=F(m) tend vers 00 quand mm tend vers +∞+\infty.

Vérification numérique : Iβ=F(β)≈−0,119I_{\beta}=F(\beta)\approx-0{,}119 est le minimum de ImI_{m}, et I1=F(1)≈−0,034I_{1}=F(1)\approx-0{,}034, toujours négatif. Le piège est de trouver m=0,2m=0{,}2 et de conclure « oui » : l'énoncé impose m>0,2m>0{,}2, et I0,2=0I_{0{,}2}=0 est l'intégrale sur un intervalle réduit à un point, sans intérêt graphique.

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