Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité maths, Amérique du Nord jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2026 : Amérique du Nord, jour 2

Épreuve du jeudi 21 mai 2026 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2026, centre Amérique du Nord, jour 2 : jeudi 21 mai 2026, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 4, 6, 5 et 5 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, arbre et script compris, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 porte sur les probabilités conditionnelles (arbre pondéré, formule des probabilités totales, probabilité « sachant » inversée), puis sur la loi binomiale et sur l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée à une fréquence d'échantillon. L'exercice 2 étudie la fonction x↦2x1+x2x\mapsto\dfrac{2x}{\sqrt{1+x^{2}}} (dérivée d'un quotient et d'une racine), puis une suite récurrente un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_{n}) : raisonnement par récurrence, théorème de convergence monotone, suite auxiliaire géométrique, script Python et théorème des gendarmes. L'exercice 3 est de la géométrie dans l'espace : représentation paramétrique d'une droite, équation cartésienne d'un plan, projeté orthogonal d'un point sur un plan et sur une droite, produit scalaire, volume d'un tétraèdre et distance d'un point à un plan. L'exercice 4 étudie x(ln⁡x)2x(\ln x)^{2} : croissances comparées, dérivée d'un produit, théorème des valeurs intermédiaires et deux intégrations par parties successives.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : l'hérédité de l'exercice 2, où la croissance de ff et le point fixe 3\sqrt{3} trouvé à la partie A font tout le travail ; la question A.2.c de l'exercice 1, où l'on compare les probabilités de provenance d'une tomate abîmée, 13\dfrac{1}{3} contre 23\dfrac{2}{3}, et non les taux de tomates abîmées de chaque fournisseur ; et la question 4.c de l'exercice 3, où la distance au plan sort du volume calculé deux fois au lieu d'un nouveau projeté.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Probabilités : tomates de deux fournisseurs, loi binomiale et inégalité de Bienaymé-Tchebychev

4 points Arbres pondérés et probabilités totalesLoi binomiale et concentrationSommes de variables aléatoires et concentration

Un supermarché dispose d'un stock de tomates provenant de deux fournisseurs A et B.

Il a été constaté que :
• 91 %91\,\% du stock de tomates est commercialisable ;
• 60 %60\,\% du stock de tomates provient du fournisseur A ;
• parmi les tomates provenant du fournisseur A, la proportion de tomates commercialisables est de 95 %95\,\%.

On choisit au hasard une tomate dans le stock.

On désigne par :
• AA l'évènement « La tomate provient du fournisseur A » ;
• BB l'évènement « La tomate provient du fournisseur B » ;
• CC l'évènement « La tomate est commercialisable ».

Pour un évènement quelconque EE, on note P(E)P(E) la probabilité de EE.

  • Partie A
  • A.1. Recopier l'arbre ci-dessous en complétant les pointillés.
  • Arbre pondéré à deux niveaux. La racine mène à A et à B ; A mène à C et à C barre, B mène à C et à C barre. Quatre pointillés à compléter : sur la branche vers A, sur la branche vers B, et sur les deux branches issues de A. Les deux branches issues de B ne portent rien.
  • A.2.a. Déterminer la probabilité que la tomate choisie soit commercialisable et provienne du fournisseur A.
  • A.2.b. Démontrer que PB(C)=0,85P_{B}(C)=0{,}85.
  • A.2.c. La tomate choisie est non commercialisable. Le responsable des achats estime qu'il y a deux fois moins de chance qu'elle provienne du fournisseur A que du fournisseur B. A-t-il raison ?
  • Partie B
  • On rappelle que 9 %9\,\% des tomates du stock ne sont pas commercialisables.
  • 1. On prend 1515 tomates dans le stock au hasard et de manière indépendante. On considère que le stock est suffisamment important pour qu'on puisse assimiler ce prélèvement à un tirage aléatoire avec remise.
  • On note XX la variable aléatoire égale au nombre de tomates non commercialisables dans cet échantillon de 1515 tomates.
  • B.1.a. On admet que la variable aléatoire XX suit une loi binomiale. En préciser les paramètres.
  • B.1.b. Déterminer la probabilité qu'exactement deux tomates soient non commercialisables. On donnera la valeur arrondie au millième.
  • B.1.c. Déterminer la probabilité qu'au plus deux tomates soient non commercialisables. On donnera la valeur arrondie au millième.
  • 2. On constitue désormais un échantillon de nn tomates, toujours dans les mêmes conditions, où nn désigne un entier naturel non nul.
  • On note XnX_{n}, la variable aléatoire égale au nombre de tomates non commercialisables et FnF_{n} la variable aléatoire égale à la fréquence de tomates non commercialisables dans cet échantillon de nn tomates.
  • On a donc Fn=XnnF_{n}=\dfrac{X_{n}}{n}.
  • On admet que la variable aléatoire XnX_{n}, suit la loi binomiale de paramètres nn et 0,090{,}09.
  • B.2.a. Calculer l'espérance E(Fn)E(F_{n}) et exprimer la variance V(Fn)V(F_{n}) en fonction de nn.
  • B.2.b. Démontrer que P(0,04<Fn<0,14)⩾1−32,76nP(0{,}04<F_{n}<0{,}14)\geqslant 1-\dfrac{32{,}76}{n}.
  • B.2.c. Le responsable des achats prélève dans le stock un échantillon de 500500 tomates. Il s'aperçoit que 5555 tomates ne sont pas commercialisables. Est-ce conforme à ce qu'il pouvait attendre ? Justifier la réponse.

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A.1
A.2.a
A.2.c
B.1.a
B.1.b
B.1.c
B.2.a
B.2.c
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Réponses

  • A.1 P(A)=0,6P(A)=0{,}6 ; PA(C)=0,95P_{A}(C)=0{,}95 ; PA(C‾)=0,05P_{A}(\overline{C})=0{,}05 ; P(B)=0,4P(B)=0{,}4
  • A.2.a P(A∩C)=0,6×0,95=0,57P(A\cap C)=0{,}6\times 0{,}95=0{,}57
  • A.2.b P(B∩C)=0,91−0,57=0,34P(B\cap C)=0{,}91-0{,}57=0{,}34, donc PB(C)=0,340,4=0,85P_{B}(C)=\dfrac{0{,}34}{0{,}4}=0{,}85
  • A.2.c Oui : PC‾(A)=13P_{\overline{C}}(A)=\dfrac{1}{3} et PC‾(B)=23P_{\overline{C}}(B)=\dfrac{2}{3}, deux fois plus grande
  • B.1.a XX suit la loi binomiale B(15 ;0,09)\mathcal{B}(15\,;0{,}09)
  • B.1.b P(X=2)=(152)0,092×0,9113≈0,250P(X=2)=\dbinom{15}{2}0{,}09^{2}\times 0{,}91^{13}\approx 0{,}250
  • B.1.c P(X⩽2)≈0,853P(X\leqslant 2)\approx 0{,}853
  • B.2.a E(Fn)=0,09E(F_{n})=0{,}09 ; V(Fn)=0,0819nV(F_{n})=\dfrac{0{,}0819}{n}
  • B.2.b Bienaymé-Tchebychev avec δ=0,05\delta=0{,}05 : P(∣Fn−0,09∣⩾0,05)⩽32,76nP(|F_{n}-0{,}09|\geqslant 0{,}05)\leqslant\dfrac{32{,}76}{n}, puis l'événement contraire
  • B.2.c Oui : F500=0,11∈ ]0,04 ;0,14[F_{500}=0{,}11\in\,]0{,}04\,;0{,}14[, événement de probabilité au moins 1−32,76500≈0,9341-\dfrac{32{,}76}{500}\approx 0{,}934

A.1. On traduit chaque pourcentage de l'énoncé en se demandant à quelle POPULATION il se rapporte. « 60 %60\,\% du stock provient de A » porte sur tout le stock : P(A)=0,6P(A)=0{,}6, et comme une tomate provient soit de A soit de B, P(B)=1−0,6=0,4P(B)=1-0{,}6=0{,}4. « Parmi les tomates provenant du fournisseur A, 95 %95\,\% sont commercialisables » porte sur les seules tomates de A : c'est une probabilité conditionnelle, PA(C)=0,95P_{A}(C)=0{,}95, d'où PA(C‾)=1−0,95=0,05P_{A}(\overline{C})=1-0{,}95=0{,}05.

Les quatre pointillés valent donc P(A)=0,6P(A)=0{,}6, P(B)=0,4P(B)=0{,}4, PA(C)=0,95P_{A}(C)=0{,}95 et PA(C‾)=0,05P_{A}(\overline{C})=0{,}05. Contrôle : les probabilités issues d'un même nœud ont pour somme 11.

Le piège : les 91 %91\,\% de tomates commercialisables ne vont sur AUCUNE branche. C'est P(C)P(C), une probabilité non conditionnelle qui ne se lit pas sur une seule branche mais sur la somme de deux chemins ; elle sert à la question A.2.b. Les branches issues de BB restent vides dans l'arbre de l'énoncé, c'est justement ce que A.2.b calcule. L'arbre complet figure en fin de corrigé.

A.2.a. On cherche la probabilité de l'intersection A∩CA\cap C. Formule des probabilités composées, lue sur le chemin de l'arbre qui passe par AA puis par CC : P(A∩C)=P(A)×PA(C)=0,6×0,95=0,57P(A\cap C)=P(A)\times P_{A}(C)=0{,}6\times 0{,}95=0{,}57.

La probabilité que la tomate choisie soit commercialisable ET provienne du fournisseur A vaut 0,570{,}57. Contrôle : une intersection est plus petite que chacun des deux événements, et 0,57⩽P(A)=0,60{,}57\leqslant P(A)=0{,}6, 0,57⩽P(C)=0,910{,}57\leqslant P(C)=0{,}91. Erreur fréquente : répondre 0,950{,}95, qui est la probabilité d'être commercialisable SACHANT que la tomate vient de A.

A.2.b. Formule des probabilités totales : AA et BB forment une partition de l'univers (une tomate vient d'un fournisseur et d'un seul), donc P(C)=P(A∩C)+P(B∩C)P(C)=P(A\cap C)+P(B\cap C).

On en tire P(B∩C)=P(C)−P(A∩C)=0,91−0,57=0,34P(B\cap C)=P(C)-P(A\cap C)=0{,}91-0{,}57=0{,}34. Puis, par définition d'une probabilité conditionnelle, PB(C)=P(B∩C)P(B)=0,340,4=0,85P_{B}(C)=\dfrac{P(B\cap C)}{P(B)}=\dfrac{0{,}34}{0{,}4}=0{,}85, ce qu'il fallait démontrer.

Vérification en sens inverse : avec PB(C)=0,85P_{B}(C)=0{,}85, la formule des probabilités totales redonne 0,6×0,95+0,4×0,85=0,57+0,34=0,910{,}6\times 0{,}95+0{,}4\times 0{,}85=0{,}57+0{,}34=0{,}91. Mais ce calcul n'est qu'une vérification : on ne peut pas « démontrer » le résultat en partant de lui, c'est le raisonnement circulaire que le correcteur sanctionne. Erreur fréquente : diviser 0,340{,}34 par 0,910{,}91, ce qui donne PC(B)P_{C}(B) et non PB(C)P_{B}(C).

A.2.c. La tomate est non commercialisable : on sait que C‾\overline{C} est réalisé, et l'on compare les deux probabilités conditionnées par C‾\overline{C}, PC‾(A)P_{\overline{C}}(A) et PC‾(B)P_{\overline{C}}(B). « Deux fois moins de chance de provenir de A que de B » se traduit par PC‾(A)=12PC‾(B)P_{\overline{C}}(A)=\dfrac{1}{2}P_{\overline{C}}(B).

Numérateurs, sur les chemins de l'arbre : P(A∩C‾)=0,6×0,05=0,03P(A\cap\overline{C})=0{,}6\times 0{,}05=0{,}03 et P(B∩C‾)=0,4×0,15=0,06P(B\cap\overline{C})=0{,}4\times 0{,}15=0{,}06, avec PB(C‾)=1−0,85=0,15P_{B}(\overline{C})=1-0{,}85=0{,}15. Dénominateur : P(C‾)=1−0,91=0,09P(\overline{C})=1-0{,}91=0{,}09, et l'on vérifie que 0,03+0,06=0,090{,}03+0{,}06=0{,}09.

D'où PC‾(A)=0,030,09=13P_{\overline{C}}(A)=\dfrac{0{,}03}{0{,}09}=\dfrac{1}{3} et PC‾(B)=0,060,09=23P_{\overline{C}}(B)=\dfrac{0{,}06}{0{,}09}=\dfrac{2}{3}. On a bien PC‾(A)=12PC‾(B)P_{\overline{C}}(A)=\dfrac{1}{2}P_{\overline{C}}(B) : le responsable des achats a raison. Une tomate non commercialisable a deux fois moins de chance de venir de A que de B.

Remarque : le même dénominateur P(C‾)P(\overline{C}) apparaît dans les deux quotients, donc il suffit en fait de comparer P(A∩C‾)=0,03P(A\cap\overline{C})=0{,}03 et P(B∩C‾)=0,06P(B\cap\overline{C})=0{,}06. Le piège est de comparer PA(C‾)=0,05P_{A}(\overline{C})=0{,}05 et PB(C‾)=0,15P_{B}(\overline{C})=0{,}15, qui donnerait « trois fois moins » : ce sont les probabilités qu'une tomate de A, ou de B, soit abîmée, pas la provenance d'une tomate abîmée. A fournit plus de tomates, ce qui compense en partie sa meilleure qualité.

B.1.a. On reconnaît un schéma de Bernoulli : on répète 1515 fois, de façon indépendante (tirage assimilé à un tirage avec remise), la même épreuve à deux issues, dont le « succès » est « la tomate n'est pas commercialisable », de probabilité p=0,09p=0{,}09 (rappel de la partie B). XX compte le nombre de succès : XX suit la loi binomiale de paramètres n=15n=15 et p=0,09p=0{,}09.

Erreur fréquente : prendre p=0,91p=0{,}91. Le succès est toujours ce que la variable COMPTE, ici les tomates non commercialisables.

B.1.b. Formule de la loi binomiale : P(X=k)=(nk)pk(1−p)n−kP(X=k)=\dbinom{n}{k}p^{k}(1-p)^{n-k}. Avec k=2k=2 : P(X=2)=(152)×0,092×0,9113P(X=2)=\dbinom{15}{2}\times 0{,}09^{2}\times 0{,}91^{13}, où (152)=15×142=105\dbinom{15}{2}=\dfrac{15\times 14}{2}=105. Donc P(X=2)=105×0,0081×0,9113≈0,249 6P(X=2)=105\times 0{,}0081\times 0{,}91^{13}\approx 0{,}249\,6, soit 0,2500{,}250 arrondi au millième.

À la calculatrice, c'est la fonction de probabilité binomiale (binomFdp, ou Binomiale FdP selon le modèle) avec les arguments 1515, 0,090{,}09 et 22. Erreur fréquente : oublier le coefficient binomial (152)\dbinom{15}{2}, ce qui donne la probabilité d'UN seul ordre (deux tomates abîmées en premier, puis treize bonnes), environ 0,002 40{,}002\,4.

B.1.c. « Au plus deux » signifie X⩽2X\leqslant 2, c'est-à-dire X=0X=0, X=1X=1 ou X=2X=2, trois événements incompatibles : P(X⩽2)=P(X=0)+P(X=1)+P(X=2)P(X\leqslant 2)=P(X=0)+P(X=1)+P(X=2).

P(X=0)=0,9115≈0,243 0P(X=0)=0{,}91^{15}\approx 0{,}243\,0 et P(X=1)=15×0,09×0,9114≈0,360 5P(X=1)=15\times 0{,}09\times 0{,}91^{14}\approx 0{,}360\,5, donc P(X⩽2)≈0,243 0+0,360 5+0,249 6≈0,853P(X\leqslant 2)\approx 0{,}243\,0+0{,}360\,5+0{,}249\,6\approx 0{,}853 arrondi au millième. Directement à la calculatrice : fonction de répartition binomiale (binomFRép) avec 1515, 0,090{,}09 et 22.

Piège d'arrondi : on additionne les valeurs non arrondies (ou on utilise directement la répartition), sinon les erreurs d'arrondi des trois termes peuvent décaler le millième. Autre erreur : calculer P(X<2)P(X<2), qui oublie le cas X=2X=2, environ 0,6040{,}604.

B.2.a. Pour une variable qui suit la loi binomiale B(n ;p)\mathcal{B}(n\,;p) : E(Xn)=npE(X_{n})=np et V(Xn)=np(1−p)V(X_{n})=np(1-p). Ici E(Xn)=0,09nE(X_{n})=0{,}09n et V(Xn)=n×0,09×0,91=0,081 9nV(X_{n})=n\times 0{,}09\times 0{,}91=0{,}081\,9n.

Comme Fn=1nXnF_{n}=\dfrac{1}{n}X_{n}, par linéarité de l'espérance, E(Fn)=1nE(Xn)=0,09nn=0,09E(F_{n})=\dfrac{1}{n}E(X_{n})=\dfrac{0{,}09n}{n}=0{,}09. Pour la variance, V(aX)=a2V(X)V(aX)=a^{2}V(X) : V(Fn)=1n2V(Xn)=0,081 9nn2=0,081 9nV(F_{n})=\dfrac{1}{n^{2}}V(X_{n})=\dfrac{0{,}081\,9n}{n^{2}}=\dfrac{0{,}081\,9}{n}.

Lecture : en moyenne, la fréquence observée vaut la proportion 0,090{,}09 du stock, et sa dispersion diminue quand l'échantillon grandit. Erreur fréquente : écrire V(Fn)=V(Xn)n=0,081 9V(F_{n})=\dfrac{V(X_{n})}{n}=0{,}081\,9, en sortant 1n\dfrac{1}{n} sans le carré.

B.2.b. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev, appliquée à FnF_{n}, d'espérance 0,090{,}09 et de variance 0,081 9n\dfrac{0{,}081\,9}{n} : pour tout réel δ>0\delta>0, P(∣Fn−0,09∣⩾δ)⩽V(Fn)δ2P\left(\left|F_{n}-0{,}09\right|\geqslant\delta\right)\leqslant\dfrac{V(F_{n})}{\delta^{2}}.

L'intervalle ]0,04 ;0,14[]0{,}04\,;0{,}14[ est centré en 0,090{,}09, l'espérance, et de demi-largeur 0,050{,}05 : 0,04<Fn<0,14  ⟺  ∣Fn−0,09∣<0,050{,}04<F_{n}<0{,}14\iff\left|F_{n}-0{,}09\right|<0{,}05. On prend donc δ=0,05\delta=0{,}05, d'où δ2=0,002 5\delta^{2}=0{,}002\,5 et P(∣Fn−0,09∣⩾0,05)⩽0,081 90,002 5 n=32,76nP\left(\left|F_{n}-0{,}09\right|\geqslant 0{,}05\right)\leqslant\dfrac{0{,}081\,9}{0{,}002\,5\,n}=\dfrac{32{,}76}{n}.

L'événement ∣Fn−0,09∣<0,05\left|F_{n}-0{,}09\right|<0{,}05 est le contraire de ∣Fn−0,09∣⩾0,05\left|F_{n}-0{,}09\right|\geqslant 0{,}05, donc P(0,04<Fn<0,14)=1−P(∣Fn−0,09∣⩾0,05)⩾1−32,76nP(0{,}04<F_{n}<0{,}14)=1-P\left(\left|F_{n}-0{,}09\right|\geqslant 0{,}05\right)\geqslant 1-\dfrac{32{,}76}{n} : en passant à l'opposé, l'inégalité change de sens. C'est le résultat demandé.

Les deux pièges : prendre pour δ\delta la largeur 0,14−0,04=0,10{,}14-0{,}04=0{,}1 au lieu de la DEMI-largeur 0,050{,}05, qui donnerait 8,19n\dfrac{8{,}19}{n} ; et oublier de vérifier que l'intervalle est bien centré sur l'espérance, sans quoi l'inégalité ne s'applique pas sous cette forme.

B.2.c. On applique B.2.b avec n=500n=500 : P(0,04<F500<0,14)⩾1−32,76500=1−0,065 52=0,934 48P(0{,}04<F_{500}<0{,}14)\geqslant 1-\dfrac{32{,}76}{500}=1-0{,}065\,52=0{,}934\,48. La fréquence de tomates non commercialisables dans un échantillon de 500500 tomates est donc strictement comprise entre 0,040{,}04 et 0,140{,}14 avec une probabilité d'au moins 0,9340{,}934, environ 93 %93\,\%.

La fréquence observée vaut f=55500=0,11f=\dfrac{55}{500}=0{,}11, et 0,04<0,11<0,140{,}04<0{,}11<0{,}14. Le résultat observé appartient à l'intervalle dans lequel la fréquence tombe avec une probabilité d'au moins 93 %93\,\% : il est conforme à ce que le responsable pouvait attendre, sans raison de soupçonner que la proportion de tomates non commercialisables du stock ait changé.

Vérification d'ordre de grandeur : sur 500500 tomates, on attend en moyenne 500×0,09=45500\times 0{,}09=45 tomates non commercialisables ; 5555 s'en écarte de 1010, alors que l'intervalle tolère jusqu'à 0,05×500=250{,}05\times 500=25 d'écart. Erreur fréquente : conclure « non conforme » parce que 0,11≠0,090{,}11\neq 0{,}09. Une fréquence d'échantillon fluctue toujours autour de la proportion ; la question est seulement de savoir si l'écart est plausible, et l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev y répond.

A0,6C0,950,57non C0,050,03B0,4C0,850,34non C0,150,06

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Exercice 2 : Fonction et suites : une suite récurrente, une suite auxiliaire géométrique et une somme de carrés

6 points Suites et récurrenceDérivation et trigonométriePython et méthodes numériques

  • Partie A : étude du sens de variation d'une fonction
  • On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=2x1+x2f(x)=\dfrac{2x}{\sqrt{1+x^{2}}}.
  • A.1. Résoudre l'équation f(x)=xf(x)=x.
  • A.2.a. On admet que la fonction ff est dérivable sur R\mathbb{R}. Vérifier que, pour tout réel xx, on a f′(x)=2(1+x2)1+x2f'(x)=\dfrac{2}{(1+x^{2})\sqrt{1+x^{2}}}.
  • A.2.b. En déduire le sens de variation de la fonction ff sur R\mathbb{R}.
  • Partie B : étude de la convergence d'une suite récurrente
  • La suite (un)(u_{n}) est définie par u0=1u_{0}=1 et, pour tout entier naturel nn, un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_{n}).
  • B.1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, on a 1⩽un⩽un+1<31\leqslant u_{n}\leqslant u_{n+1}<\sqrt{3}.
  • B.2. En déduire que la suite (un)(u_{n}) converge et déterminer sa limite.
  • 3. Le but de cette question est de retrouver par une autre méthode les résultats de la question 2. de la partie B.
  • Pour tout entier naturel nn, on pose : vn=un23−un2v_{n}=\dfrac{u_{n}^{2}}{3-u_{n}^{2}}.
  • On admet que la suite (vn)(v_{n}) est bien définie.
  • B.3.a. Démontrer que la suite (vn)(v_{n}) est une suite géométrique de raison 44 dont on précisera le premier terme.
  • B.3.b. En déduire une expression de vnv_{n} en fonction de nn puis que un=1,5×4n1+0,5×4nu_{n}=\sqrt{\dfrac{1{,}5\times 4^{n}}{1+0{,}5\times 4^{n}}} pour tout entier naturel nn.
  • B.3.c. En déduire la limite de la suite (un)(u_{n}).
  • Partie C : étude de la convergence de la somme de termes
  • Pour tout entier naturel nn non nul, on pose Sn=u02+u12+…+un−12S_{n}=u_{0}^{2}+u_{1}^{2}+\ldots+u_{n-1}^{2}.
  • C.1. Recopier et compléter le script Python ci-dessous afin que celui-ci permette de lister les pp premiers termes de la suite (Sn)(S_{n}).
  • Script Python encadré. from math import*, puis def termes(p) : ; dans la fonction, u = pointillés, S=0, L= [ ], puis une boucle for i in range(p) contenant S= pointillés, u= pointillés et L.append(S) ; enfin return L.
  • Remarque : on rappelle qu'en langage Python,
    • la commande L= [ ] crée une liste vide ;
    • la commande L.append (S) ajoute, à la fin de la liste L, l'élément supplémentaire S.
  • 2. On rappelle que, pour tout entier naturel kk, on a 1⩽uk⩽31\leqslant u_{k}\leqslant\sqrt{3}.
  • C.2. Démontrer que, pour tout entier naturel nn non nul, on a n⩽Sn⩽3nn\leqslant S_{n}\leqslant 3n.
  • C.3. En déduire les limites respectives de SnS_{n} et de Snn2\dfrac{S_{n}}{n^{2}} lorsque nn tend vers +∞+\infty.

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A.1
A.2.b
B.2
B.3.a
B.3.b
B.3.c
C.3
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  • A.1 S={−3 ;0 ;3}\mathcal{S}=\{-\sqrt{3}\,;0\,;\sqrt{3}\}
  • A.2.a Dérivée d'un quotient avec (1+x2)′=x1+x2(\sqrt{1+x^{2}})'=\dfrac{x}{\sqrt{1+x^{2}}} : f′(x)=2(1+x2)1+x2f'(x)=\dfrac{2}{(1+x^{2})\sqrt{1+x^{2}}}
  • A.2.b f′(x)>0f'(x)>0 pour tout réel xx : ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}
  • B.1 Initialisation 1⩽1⩽2<31\leqslant 1\leqslant\sqrt{2}<\sqrt{3} ; hérédité en appliquant ff, strictement croissante, avec f(1)=2f(1)=\sqrt{2} et f(3)=3f(\sqrt{3})=\sqrt{3}
  • B.2 (un)(u_{n}) croissante et majorée par 3\sqrt{3} : elle converge vers ℓ=3\ell=\sqrt{3}
  • B.3.a vn+1=4vnv_{n+1}=4v_{n} ; premier terme v0=12v_{0}=\dfrac{1}{2}
  • B.3.b vn=0,5×4nv_{n}=0{,}5\times 4^{n}, puis un2=3vn1+vnu_{n}^{2}=\dfrac{3v_{n}}{1+v_{n}} et un>0u_{n}>0
  • B.3.c un2=1,54−n+0,5→3u_{n}^{2}=\dfrac{1{,}5}{4^{-n}+0{,}5}\to 3, donc un→3u_{n}\to\sqrt{3}
  • C.1 u = 1 ; S = S + u**2 ; u = 2*u/sqrt(1 + u**2) (et les deux-points après range(p))
  • C.2 1⩽uk2⩽31\leqslant u_{k}^{2}\leqslant 3 pour chacun des nn termes, on somme : n⩽Sn⩽3nn\leqslant S_{n}\leqslant 3n
  • C.3 lim⁡Sn=+∞\lim S_{n}=+\infty ; lim⁡Snn2=0\lim\dfrac{S_{n}}{n^{2}}=0

A.1. La fonction ff est définie sur R\mathbb{R} car 1+x2⩾1>01+x^{2}\geqslant 1>0, et l'on résout 2x1+x2=x\dfrac{2x}{\sqrt{1+x^{2}}}=x. On ne divise pas par xx, qui peut être nul : on factorise. L'équation équivaut à x(21+x2−1)=0x\left(\dfrac{2}{\sqrt{1+x^{2}}}-1\right)=0, et un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs l'est.

Premier cas, x=0x=0. Second cas, 21+x2=1\dfrac{2}{\sqrt{1+x^{2}}}=1, c'est-à-dire 1+x2=2\sqrt{1+x^{2}}=2 ; les deux membres étant positifs, cela équivaut à 1+x2=41+x^{2}=4, soit x2=3x^{2}=3, donc x=3x=\sqrt{3} ou x=−3x=-\sqrt{3}.

L'ensemble des solutions est S={−3 ;0 ;3}\mathcal{S}=\{-\sqrt{3}\,;0\,;\sqrt{3}\}. Vérification : f(3)=234=3f(\sqrt{3})=\dfrac{2\sqrt{3}}{\sqrt{4}}=\sqrt{3}, et ff est impaire, donc f(−3)=−3f(-\sqrt{3})=-\sqrt{3}. Ces trois réels sont les points fixes de ff, et c'est parmi eux que la partie B cherchera la limite de la suite.

Erreur fréquente : diviser les deux membres par xx dès la première ligne, ce qui fait perdre la solution x=0x=0, ou ne garder que x=3x=\sqrt{3} en oubliant que x2=3x^{2}=3 a deux solutions.

A.2.a. Dérivée d'un quotient (uv)′=u′v−uv′v2\left(\dfrac{u}{v}\right)'=\dfrac{u'v-uv'}{v^{2}}, avec u(x)=2xu(x)=2x, u′(x)=2u'(x)=2 et v(x)=1+x2v(x)=\sqrt{1+x^{2}}. La fonction vv est la composée de x↦1+x2x\mapsto 1+x^{2}, strictement positive, par la racine carrée : (w)′=w′2w\left(\sqrt{w}\right)'=\dfrac{w'}{2\sqrt{w}} donne v′(x)=2x21+x2=x1+x2v'(x)=\dfrac{2x}{2\sqrt{1+x^{2}}}=\dfrac{x}{\sqrt{1+x^{2}}}. Enfin v(x)2=1+x2v(x)^{2}=1+x^{2}.

Donc f′(x)=21+x2−2x×x1+x21+x2f'(x)=\dfrac{2\sqrt{1+x^{2}}-2x\times\dfrac{x}{\sqrt{1+x^{2}}}}{1+x^{2}}. On multiplie numérateur et dénominateur par 1+x2\sqrt{1+x^{2}} pour chasser la fraction du numérateur : f′(x)=2(1+x2)−2x2(1+x2)1+x2=2(1+x2)1+x2f'(x)=\dfrac{2(1+x^{2})-2x^{2}}{(1+x^{2})\sqrt{1+x^{2}}}=\dfrac{2}{(1+x^{2})\sqrt{1+x^{2}}}, l'expression annoncée.

Vérification en un point : en x=0x=0, la formule donne f′(0)=2f'(0)=2, et le taux d'accroissement f(h)−f(0)h=21+h2\dfrac{f(h)-f(0)}{h}=\dfrac{2}{\sqrt{1+h^{2}}} tend bien vers 22. Piège : oublier la dérivée de l'intérieur, 2x2x, dans la dérivée de la racine, ou écrire v2=1+x2 2v^{2}=\sqrt{1+x^{2}}^{\,2} sans le simplifier en 1+x21+x^{2}.

A.2.b. Pour tout réel xx, 1+x2>01+x^{2}>0 et 1+x2>0\sqrt{1+x^{2}}>0 : le dénominateur de f′(x)f'(x) est strictement positif, et le numérateur vaut 2>02>0. Donc f′(x)>0f'(x)>0 pour tout réel xx, et la fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

Cohérence : f(−3)=−3<f(0)=0<f(3)=3f(-\sqrt{3})=-\sqrt{3}<f(0)=0<f(\sqrt{3})=\sqrt{3}. Le mot « strictement » n'est pas décoratif : c'est lui qui donnera l'inégalité stricte un+1<3u_{n+1}<\sqrt{3} dans l'hérédité de la partie B.

B.1. Raisonnement par récurrence. Pour tout entier naturel nn, on note P(n)\mathcal{P}(n) la propriété « 1⩽un⩽un+1<31\leqslant u_{n}\leqslant u_{n+1}<\sqrt{3} ».

Initialisation, n=0n=0 : u0=1u_{0}=1 et u1=f(1)=22=2≈1,414u_{1}=f(1)=\dfrac{2}{\sqrt{2}}=\sqrt{2}\approx 1{,}414. On a bien 1⩽1⩽2<31\leqslant 1\leqslant\sqrt{2}<\sqrt{3} : P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que P(n)\mathcal{P}(n) est vraie, c'est-à-dire 1⩽un⩽un+1<31\leqslant u_{n}\leqslant u_{n+1}<\sqrt{3}. La fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R} (A.2.b) : appliquer ff conserve les inégalités larges et les inégalités strictes. On obtient f(1)⩽f(un)⩽f(un+1)<f(3)f(1)\leqslant f(u_{n})\leqslant f(u_{n+1})<f(\sqrt{3}), c'est-à-dire 2⩽un+1⩽un+2<3\sqrt{2}\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}<\sqrt{3}, puisque f(3)=3f(\sqrt{3})=\sqrt{3} (A.1). Comme 1⩽21\leqslant\sqrt{2}, on a 1⩽un+1⩽un+2<31\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}<\sqrt{3} : P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.

Conclusion : la propriété est vraie au rang 00 et héréditaire ; par le principe de récurrence, pour tout entier naturel nn, 1⩽un⩽un+1<31\leqslant u_{n}\leqslant u_{n+1}<\sqrt{3}.

Les pièges de l'hérédité : appliquer ff en oubliant de citer sa CROISSANCE, sans laquelle les inégalités pourraient s'inverser ; et ne pas savoir que faire de f(1)f(1) et de f(3)f(\sqrt{3}). C'est là que servent les deux questions de la partie A : 3\sqrt{3} est un point fixe, et f(1)=2⩾1f(1)=\sqrt{2}\geqslant 1 rétablit la borne de gauche.

B.2. D'après B.1, pour tout nn, un⩽un+1u_{n}\leqslant u_{n+1} : la suite (un)(u_{n}) est croissante. Et un<3u_{n}<\sqrt{3} : elle est majorée par 3\sqrt{3}. Par le théorème de convergence monotone, toute suite croissante et majorée converge : (un)(u_{n}) converge vers un réel ℓ\ell.

Pour identifier ℓ\ell : la fonction ff est continue sur R\mathbb{R} (elle y est dérivable) et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_{n}). En passant à la limite des deux côtés, ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell) : ℓ\ell est solution de l'équation f(x)=xf(x)=x résolue en A.1, donc ℓ∈{−3 ;0 ;3}\ell\in\{-\sqrt{3}\,;0\,;\sqrt{3}\}. Par ailleurs, 1⩽un<31\leqslant u_{n}<\sqrt{3} pour tout nn, et les inégalités larges passent à la limite : 1⩽ℓ⩽31\leqslant\ell\leqslant\sqrt{3}. La seule possibilité est ℓ=3\ell=\sqrt{3}.

Donc lim⁡n→+∞un=3≈1,73\lim\limits_{n\to+\infty}u_{n}=\sqrt{3}\approx 1{,}73. Deux pièges : conclure « la suite converge vers 3\sqrt{3} » parce qu'elle est majorée par 3\sqrt{3}, alors qu'un majorant n'est pas forcément la limite (la suite est aussi majorée par 1010) ; et oublier la CONTINUITÉ de ff, seule justification du passage de un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_{n}) à ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell).

B.3.a. On exprime vn+1v_{n+1} en fonction de unu_{n}. D'abord un+12=4un21+un2u_{n+1}^{2}=\dfrac{4u_{n}^{2}}{1+u_{n}^{2}}, en élevant au carré un+1=2un1+un2u_{n+1}=\dfrac{2u_{n}}{\sqrt{1+u_{n}^{2}}}. Ensuite, en réduisant au même dénominateur, 3−un+12=3(1+un2)−4un21+un2=3−un21+un23-u_{n+1}^{2}=\dfrac{3(1+u_{n}^{2})-4u_{n}^{2}}{1+u_{n}^{2}}=\dfrac{3-u_{n}^{2}}{1+u_{n}^{2}}.

D'où vn+1=un+123−un+12=4un21+un2×1+un23−un2=4un23−un2=4vnv_{n+1}=\dfrac{u_{n+1}^{2}}{3-u_{n+1}^{2}}=\dfrac{4u_{n}^{2}}{1+u_{n}^{2}}\times\dfrac{1+u_{n}^{2}}{3-u_{n}^{2}}=\dfrac{4u_{n}^{2}}{3-u_{n}^{2}}=4v_{n}. Les facteurs 1+un21+u_{n}^{2} se simplifient, ce qui est la raison d'être de cette suite auxiliaire.

Pour tout entier naturel nn, vn+1=4vnv_{n+1}=4v_{n} : la suite (vn)(v_{n}) est géométrique de raison 44, de premier terme v0=u023−u02=13−1=12v_{0}=\dfrac{u_{0}^{2}}{3-u_{0}^{2}}=\dfrac{1}{3-1}=\dfrac{1}{2}. Vérification numérique : v1=u123−u12=23−2=2=4v0v_{1}=\dfrac{u_{1}^{2}}{3-u_{1}^{2}}=\dfrac{2}{3-2}=2=4v_{0}. Erreur fréquente : calculer v1÷v0v_{1}\div v_{0} et v2÷v1v_{2}\div v_{1} et conclure ; deux quotients égaux ne démontrent rien pour tout nn.

B.3.b. Terme général d'une suite géométrique : vn=v0×qn=0,5×4nv_{n}=v_{0}\times q^{n}=0{,}5\times 4^{n} pour tout entier naturel nn.

On isole ensuite un2u_{n}^{2} dans la définition de vnv_{n}. De vn=un23−un2v_{n}=\dfrac{u_{n}^{2}}{3-u_{n}^{2}}, on tire vn(3−un2)=un2v_{n}(3-u_{n}^{2})=u_{n}^{2}, puis 3vn=un2+vnun2=un2(1+vn)3v_{n}=u_{n}^{2}+v_{n}u_{n}^{2}=u_{n}^{2}(1+v_{n}), et comme 1+vn>01+v_{n}>0, un2=3vn1+vn=3×0,5×4n1+0,5×4n=1,5×4n1+0,5×4nu_{n}^{2}=\dfrac{3v_{n}}{1+v_{n}}=\dfrac{3\times 0{,}5\times 4^{n}}{1+0{,}5\times 4^{n}}=\dfrac{1{,}5\times 4^{n}}{1+0{,}5\times 4^{n}}.

Enfin, un⩾1>0u_{n}\geqslant 1>0 d'après B.1, donc unu_{n} est la racine carrée POSITIVE de un2u_{n}^{2} : un=1,5×4n1+0,5×4nu_{n}=\sqrt{\dfrac{1{,}5\times 4^{n}}{1+0{,}5\times 4^{n}}}. Vérification : pour n=0n=0, 1,51,5=1=u0\sqrt{\dfrac{1{,}5}{1{,}5}}=1=u_{0} ; pour n=1n=1, 63=2=u1\sqrt{\dfrac{6}{3}}=\sqrt{2}=u_{1}. Piège : oublier de justifier le signe de unu_{n} avant de prendre la racine, puisque un2=au_{n}^{2}=a donne aussi un=−au_{n}=-\sqrt{a} en général.

B.3.c. Forme indéterminée ∞∞\dfrac{\infty}{\infty} sous la racine : on divise numérateur et dénominateur par 4n4^{n}, le terme prépondérant. 1,5×4n1+0,5×4n=1,54−n+0,5=1,5(14)n+0,5\dfrac{1{,}5\times 4^{n}}{1+0{,}5\times 4^{n}}=\dfrac{1{,}5}{4^{-n}+0{,}5}=\dfrac{1{,}5}{\left(\frac{1}{4}\right)^{n}+0{,}5}.

Comme −1<14<1-1<\dfrac{1}{4}<1, lim⁡(14)n=0\lim\left(\dfrac{1}{4}\right)^{n}=0, donc l'expression sous la racine tend vers 1,50,5=3\dfrac{1{,}5}{0{,}5}=3. La fonction racine carrée étant continue en 33, lim⁡n→+∞un=3\lim\limits_{n\to+\infty}u_{n}=\sqrt{3}, le résultat de B.2 retrouvé sans le théorème de convergence monotone. Erreur fréquente : écrire « 4n→+∞4^{n}\to+\infty, donc le quotient tend vers +∞+∞=1\dfrac{+\infty}{+\infty}=1 », une forme indéterminée traitée comme un nombre.

C.1. La variable u doit contenir le terme courant de la suite, donc au départ u = 1, c'est-à-dire u0u_{0}. À chaque tour de boucle, on ajoute à S le carré du terme courant, S = S + u**2, PUIS on passe au terme suivant par la relation de récurrence, u = 2*u/sqrt(1 + u**2). La fonction sqrt vient du module math, déjà importé en première ligne.

Suivi de l'exécution : au premier tour, S prend la valeur u02=1=S1u_{0}^{2}=1=S_{1}, et u devient u1=2u_{1}=\sqrt{2} ; au deuxième tour, S vaut 1+2=3=S21+2=3=S_{2} ; au troisième, 3+83=173=S33+\dfrac{8}{3}=\dfrac{17}{3}=S_{3}, puisque u22=1,5×161+0,5×16=83u_{2}^{2}=\dfrac{1{,}5\times 16}{1+0{,}5\times 16}=\dfrac{8}{3}. Après pp tours, la liste L contient S1S_{1}, S2S_{2}, ..., SpS_{p}, les pp premiers termes de (Sn)(S_{n}). Le script complété figure en fin de corrigé ; la ligne de la boucle, sans deux-points dans l'énoncé reproduit, les retrouve : for i in range(p) :.

Le piège est l'ORDRE des deux affectations : si l'on calcule u avant S, la somme commence à u12u_{1}^{2} et la liste renvoie u12+…+un2u_{1}^{2}+\ldots+u_{n}^{2}, décalée d'un rang. Autre erreur : écrire S = u**2, qui écrase la somme au lieu de l'accumuler.

C.2. Pour tout entier naturel kk, 1⩽uk⩽31\leqslant u_{k}\leqslant\sqrt{3}. Ces trois nombres sont positifs et la fonction carré est croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : 1⩽uk2⩽31\leqslant u_{k}^{2}\leqslant 3.

Soit nn un entier naturel non nul. On écrit cet encadrement pour k=0k=0, 11, ..., n−1n-1, soit nn inégalités, et on les additionne membre à membre : 1+1+⋯+1⏟n termes⩽u02+u12+⋯+un−12⩽3+3+⋯+3⏟n termes\underbrace{1+1+\cdots+1}_{n\text{ termes}}\leqslant u_{0}^{2}+u_{1}^{2}+\cdots+u_{n-1}^{2}\leqslant\underbrace{3+3+\cdots+3}_{n\text{ termes}}, c'est-à-dire n⩽Sn⩽3nn\leqslant S_{n}\leqslant 3n.

Vérification avec les valeurs de C.1 : S3=173≈5,67S_{3}=\dfrac{17}{3}\approx 5{,}67 est bien entre 33 et 99. Piège : élever au carré sans dire que les termes sont POSITIFS (le carré n'est pas croissant sur R\mathbb{R}), ou compter n+1n+1 termes au lieu de nn, l'indice allant de 00 à n−1n-1.

C.3. Limite de SnS_{n}, par le théorème de comparaison : Sn⩾nS_{n}\geqslant n pour tout n⩾1n\geqslant 1 et lim⁡n=+∞\lim n=+\infty, donc lim⁡n→+∞Sn=+∞\lim\limits_{n\to+\infty}S_{n}=+\infty.

Limite de Snn2\dfrac{S_{n}}{n^{2}}, par le théorème des gendarmes : en divisant l'encadrement de C.2 par n2>0n^{2}>0, 1n⩽Snn2⩽3n\dfrac{1}{n}\leqslant\dfrac{S_{n}}{n^{2}}\leqslant\dfrac{3}{n}. Les deux suites qui encadrent tendent vers 00, donc lim⁡n→+∞Snn2=0\lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{S_{n}}{n^{2}}=0.

Lecture : la somme grandit sans limite, mais à peu près comme nn, et pas plus vite. Comme uk2u_{k}^{2} tend vers 33, SnS_{n} se comporte d'ailleurs comme 3n3n pour nn grand. Pièges : utiliser la majoration Sn⩽3nS_{n}\leqslant 3n pour la limite infinie, alors qu'un majorant qui tend vers +∞+\infty ne dit rien ; c'est le MINORANT qui conclut. Et pour la seconde limite, invoquer les gendarmes sans écrire l'encadrement divisé par n2n^{2}.

python
from math import *

def termes(p) :
    u = 1
    S = 0
    L = [ ]
    for i in range(p) :
        S = S + u**2
        u = 2*u/sqrt(1 + u**2)
        L.append(S)
    return L

Exercice 3 : Géométrie dans l'espace : plan orthogonal à une droite, projetés orthogonaux et volume d'un tétraèdre

5 points Géométrie dans l'espace

L'espace est muni d'un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right).

On considère :
• les points A(4 ;2 ;2)(4\,;2\,;2), B(5 ;−2 ;3)(5\,;-2\,;3) et C(1 ;1 ;1)(1\,;1\,;1) ;
• la droite Δ\Delta dont une représentation paramétrique est donnée par {x=1+2ty=1+tz=1+2t\left\{\begin{array}{l}x=1+2t\\y=1+t\\z=1+2t\end{array}\right. avec t∈Rt\in\mathbb{R} ;
• le plan P\mathcal{P} contenant le point A et perpendiculaire à la droite Δ\Delta.

  • 1. Vérifier que la droite Δ\Delta contient le point C(1 ;1 ;1)(1\,;1\,;1) mais pas le point A.
  • 2.a. Démontrer qu'une équation cartésienne du plan P\mathcal{P} est 2x+y+2z−14=02x+y+2z-14=0.
  • 2.b. Vérifier que le plan P\mathcal{P} contient le point B mais pas le point C.
  • 3. On considère le point D(3 ;2 ;3)(3\,;2\,;3).
  • 3.a. Démontrer que le point D est le projeté orthogonal du point C sur le plan P\mathcal{P}.
  • 3.b. Justifier que les points A, B, C et D ne sont pas coplanaires.
  • 3.c. Calculer le produit scalaire AB→⋅AD→\overrightarrow{\mathrm{AB}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AD}}.
  • 3.d. Calculer le volume du tétraèdre ABCD. On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par V=13×B×hV=\dfrac{1}{3}\times B\times h où BB est l'aire d'une base du tétraèdre et hh la hauteur relative à cette base.
  • 4. On appelle H le projeté orthogonal du point A sur la droite (BC).
  • 4.a. Vérifier que les coordonnées du point H sont (7329 ;−429 ;5129)\left(\dfrac{73}{29}\,;\dfrac{-4}{29}\,;\dfrac{51}{29}\right).
  • 4.b. Démontrer que l'aire du triangle ABC est 3222\dfrac{3\sqrt{22}}{2}.
  • 4.c. En déduire la distance du point D au plan (ABC).

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1
2.b
3.c
3.d
4.c
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  • 1 C : t=0t=0 ; A : x=4x=4 impose t=32t=\dfrac{3}{2}, puis y=52≠2y=\dfrac{5}{2}\neq 2
  • 2.a u⃗(2 ;1 ;2)\vec{u}(2\,;1\,;2) normal à P\mathcal{P} et A∈P\in\mathcal{P} : 2x+y+2z−14=02x+y+2z-14=0
  • 2.b B : 10−2+6−14=010-2+6-14=0 ; C : 2+1+2−14=−9≠02+1+2-14=-9\neq 0
  • 3.a D∈P\in\mathcal{P} et CD→(2 ;1 ;2)=u⃗\overrightarrow{\mathrm{CD}}(2\,;1\,;2)=\vec{u} normal à P\mathcal{P}
  • 3.b A, B, D sont non alignés et dans P\mathcal{P}, alors que C∉P\notin\mathcal{P}
  • 3.c AB→⋅AD→=1×(−1)+(−4)×0+1×1=0\overrightarrow{\mathrm{AB}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AD}}=1\times(-1)+(-4)\times 0+1\times 1=0
  • 3.d V=13×3×3=3V=\dfrac{1}{3}\times 3\times 3=3 unités de volume
  • 4.a BH→=1829BC→\overrightarrow{\mathrm{BH}}=\dfrac{18}{29}\overrightarrow{\mathrm{BC}} et AH→⋅BC→=0\overrightarrow{\mathrm{AH}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BC}}=0
  • 4.b A=12 BC×AH=122919829=1982=3222\mathcal{A}=\dfrac{1}{2}\,\mathrm{BC}\times\mathrm{AH}=\dfrac{1}{2}\sqrt{29}\sqrt{\dfrac{198}{29}}=\dfrac{\sqrt{198}}{2}=\dfrac{3\sqrt{22}}{2}
  • 4.c d=3VA=622=32211≈1,28d=\dfrac{3V}{\mathcal{A}}=\dfrac{6}{\sqrt{22}}=\dfrac{3\sqrt{22}}{11}\approx 1{,}28

1. Un point appartient à Δ\Delta si et seulement s'il existe UN réel tt qui donne ses trois coordonnées à la fois.

Pour C(1 ;1 ;1)(1\,;1\,;1) : t=0t=0 donne x=1x=1, y=1y=1 et z=1z=1. Donc C∈Δ\in\Delta.

Pour A(4 ;2 ;2)(4\,;2\,;2) : l'équation en xx, 1+2t=41+2t=4, impose t=32t=\dfrac{3}{2}. Avec cette valeur, y=1+32=52≠2y=1+\dfrac{3}{2}=\dfrac{5}{2}\neq 2. Aucun réel tt ne convient pour les trois coordonnées : A∉Δ\notin\Delta. Erreur fréquente : trouver un tt par coordonnée (t=32t=\dfrac{3}{2}, t=1t=1, t=12t=\dfrac{1}{2}) sans remarquer qu'ils sont différents, ce qui est précisément la preuve que A n'est pas sur la droite.

2.a. Lecture de la représentation paramétrique : Δ\Delta passe par C et a pour vecteur directeur u⃗(2 ;1 ;2)\vec{u}(2\,;1\,;2), les coefficients de tt. Un plan perpendiculaire à une droite admet pour vecteur normal tout vecteur directeur de cette droite : u⃗\vec{u} est normal à P\mathcal{P}.

Méthode par le produit scalaire : un point M(x ;y ;z)(x\,;y\,;z) appartient à P\mathcal{P} si et seulement si AM→⋅u⃗=0\overrightarrow{\mathrm{AM}}\cdot\vec{u}=0, avec AM→(x−4 ;y−2 ;z−2)\overrightarrow{\mathrm{AM}}(x-4\,;y-2\,;z-2). Cela s'écrit 2(x−4)+(y−2)+2(z−2)=02(x-4)+(y-2)+2(z-2)=0, soit 2x+y+2z−8−2−4=02x+y+2z-8-2-4=0, c'est-à-dire 2x+y+2z−14=02x+y+2z-14=0.

Méthode équivalente : un plan de vecteur normal u⃗(2 ;1 ;2)\vec{u}(2\,;1\,;2) a une équation de la forme 2x+y+2z+d=02x+y+2z+d=0, et A∈P\in\mathcal{P} impose 8+2+4+d=08+2+4+d=0, d'où d=−14d=-14. Piège : prendre pour vecteur normal les coordonnées de C, le point de la représentation paramétrique, au lieu des coefficients de tt.

2.b. On remplace les coordonnées dans l'équation de P\mathcal{P}. Pour B(5 ;−2 ;3)(5\,;-2\,;3) : 2×5+(−2)+2×3−14=10−2+6−14=02\times 5+(-2)+2\times 3-14=10-2+6-14=0, donc B∈P\in\mathcal{P}. Pour C(1 ;1 ;1)(1\,;1\,;1) : 2+1+2−14=−9≠02+1+2-14=-9\neq 0, donc C∉P\notin\mathcal{P}.

3.a. Le projeté orthogonal de C sur P\mathcal{P} est l'unique point D tel que D∈P\in\mathcal{P} et CD→\overrightarrow{\mathrm{CD}} est orthogonal au plan, c'est-à-dire colinéaire à un vecteur normal. Il faut vérifier les DEUX conditions.

D(3 ;2 ;3)(3\,;2\,;3) appartient à P\mathcal{P} : 2×3+2+2×3−14=6+2+6−14=02\times 3+2+2\times 3-14=6+2+6-14=0. Et CD→(3−1 ;2−1 ;3−1)=(2 ;1 ;2)=u⃗\overrightarrow{\mathrm{CD}}(3-1\,;2-1\,;3-1)=(2\,;1\,;2)=\vec{u}, vecteur normal à P\mathcal{P}. Donc D est le projeté orthogonal de C sur P\mathcal{P}.

Autre lecture : D est le point de Δ\Delta de paramètre t=1t=1 ; la droite Δ\Delta passe par C et elle est perpendiculaire à P\mathcal{P}, donc le projeté de C est le point d'intersection de Δ\Delta et de P\mathcal{P}. On le retrouve en injectant la représentation paramétrique dans l'équation : 2(1+2t)+(1+t)+2(1+2t)−14=9t−9=02(1+2t)+(1+t)+2(1+2t)-14=9t-9=0, donc t=1t=1. Erreur fréquente : ne vérifier que l'appartenance de D au plan ; un point quelconque de P\mathcal{P}, B par exemple, n'est pas le projeté de C.

3.b. Les points A, B et D sont dans le plan P\mathcal{P} (A par définition, B d'après 2.b, D d'après 3.a). Ils ne sont pas alignés : AB→(1 ;−4 ;1)\overrightarrow{\mathrm{AB}}(1\,;-4\,;1) et AD→(−1 ;0 ;1)\overrightarrow{\mathrm{AD}}(-1\,;0\,;1) ne sont pas colinéaires, puisque la deuxième coordonnée de AD→\overrightarrow{\mathrm{AD}} est nulle sans que celle de AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} le soit.

Trois points non alignés définissent un unique plan : le plan (ABD) est donc P\mathcal{P}. Si A, B, C et D étaient coplanaires, C appartiendrait au plan (ABD), c'est-à-dire à P\mathcal{P}, ce qui est faux d'après 2.b. Les quatre points ne sont donc pas coplanaires, et ABCD est un vrai tétraèdre. Piège : oublier de vérifier que A, B, D ne sont pas alignés ; trois points alignés sont contenus dans une infinité de plans et l'argument tombe.

3.c. Expression analytique du produit scalaire dans un repère orthonormé : AB→⋅AD→=1×(−1)+(−4)×0+1×1=−1+0+1=0\overrightarrow{\mathrm{AB}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AD}}=1\times(-1)+(-4)\times 0+1\times 1=-1+0+1=0. Les vecteurs AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et AD→\overrightarrow{\mathrm{AD}} sont orthogonaux : le triangle ABD est rectangle en A. C'est ce qui prépare le calcul de volume.

3.d. On choisit la base qui rend le calcul simple : le triangle ABD, contenu dans P\mathcal{P}. La hauteur relative à cette base est la distance de C au plan P\mathcal{P}, c'est-à-dire CD, puisque D est le projeté orthogonal de C sur P\mathcal{P} (3.a).

Aire de la base : le triangle ABD est rectangle en A (3.c), donc son aire vaut AB×AD2\dfrac{\mathrm{AB}\times\mathrm{AD}}{2}, avec AB=12+(−4)2+12=18=32\mathrm{AB}=\sqrt{1^{2}+(-4)^{2}+1^{2}}=\sqrt{18}=3\sqrt{2} et AD=(−1)2+02+12=2\mathrm{AD}=\sqrt{(-1)^{2}+0^{2}+1^{2}}=\sqrt{2}. D'où B=32×22=62=3B=\dfrac{3\sqrt{2}\times\sqrt{2}}{2}=\dfrac{6}{2}=3.

Hauteur : h=CD=∥CD→∥=22+12+22=9=3h=\mathrm{CD}=\left\|\overrightarrow{\mathrm{CD}}\right\|=\sqrt{2^{2}+1^{2}+2^{2}}=\sqrt{9}=3. Volume : V=13×3×3=3V=\dfrac{1}{3}\times 3\times 3=3 unités de volume.

Vérification par la formule de la distance d'un point à un plan : ∣2×1+1+2×1−14∣22+12+22=93=3\dfrac{|2\times 1+1+2\times 1-14|}{\sqrt{2^{2}+1^{2}+2^{2}}}=\dfrac{9}{3}=3, la même hauteur. Erreur fréquente : oublier le facteur 12\dfrac{1}{2} de l'aire du triangle, ce qui double le volume ; ou prendre une hauteur qui n'est pas perpendiculaire à la base choisie.

4.a. « Vérifier » : on contrôle que le point H(7329 ;−429 ;5129)\left(\dfrac{73}{29}\,;\dfrac{-4}{29}\,;\dfrac{51}{29}\right) annoncé a les deux propriétés qui définissent le projeté orthogonal de A sur (BC) : H appartient à (BC), et AH→\overrightarrow{\mathrm{AH}} est orthogonal à BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}}.

Appartenance : BC→(1−5 ;1+2 ;1−3)=(−4 ;3 ;−2)\overrightarrow{\mathrm{BC}}(1-5\,;1+2\,;1-3)=(-4\,;3\,;-2) et BH→(73−14529 ;−4+5829 ;51−8729)=(−7229 ;5429 ;−3629)=1829(−4 ;3 ;−2)\overrightarrow{\mathrm{BH}}\left(\dfrac{73-145}{29}\,;\dfrac{-4+58}{29}\,;\dfrac{51-87}{29}\right)=\left(\dfrac{-72}{29}\,;\dfrac{54}{29}\,;\dfrac{-36}{29}\right)=\dfrac{18}{29}(-4\,;3\,;-2). Donc BH→=1829BC→\overrightarrow{\mathrm{BH}}=\dfrac{18}{29}\overrightarrow{\mathrm{BC}} : les vecteurs sont colinéaires et H∈\in(BC).

Orthogonalité : AH→(73−11629 ;−4−5829 ;51−5829)=(−4329 ;−6229 ;−729)\overrightarrow{\mathrm{AH}}\left(\dfrac{73-116}{29}\,;\dfrac{-4-58}{29}\,;\dfrac{51-58}{29}\right)=\left(\dfrac{-43}{29}\,;\dfrac{-62}{29}\,;\dfrac{-7}{29}\right), et AH→⋅BC→=(−43)(−4)+(−62)×3+(−7)(−2)29=172−186+1429=0\overrightarrow{\mathrm{AH}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BC}}=\dfrac{(-43)(-4)+(-62)\times 3+(-7)(-2)}{29}=\dfrac{172-186+14}{29}=0. Les deux conditions sont remplies : H est bien le projeté orthogonal de A sur (BC).

Pour qui veut le TROUVER plutôt que le vérifier : on cherche H==B+kBC→+k\overrightarrow{\mathrm{BC}}, et AH→⋅BC→=0\overrightarrow{\mathrm{AH}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BC}}=0 donne l'équation 29k−18=029k-18=0, soit k=1829k=\dfrac{18}{29}. Piège : se contenter de l'orthogonalité, alors que tous les points du plan passant par A et orthogonal à (BC) la vérifient.

4.b. Dans le triangle ABC, H est le pied de la hauteur issue de A (4.a). Aire d'un triangle : A=12×BC×AH\mathcal{A}=\dfrac{1}{2}\times\mathrm{BC}\times\mathrm{AH}.

BC=(−4)2+32+(−2)2=29\mathrm{BC}=\sqrt{(-4)^{2}+3^{2}+(-2)^{2}}=\sqrt{29}. AH2=432+622+72292=1 849+3 844+49841=5 742841\mathrm{AH}^{2}=\dfrac{43^{2}+62^{2}+7^{2}}{29^{2}}=\dfrac{1\,849+3\,844+49}{841}=\dfrac{5\,742}{841}, et comme 5 742=29×1985\,742=29\times 198, AH2=19829\mathrm{AH}^{2}=\dfrac{198}{29}.

Donc A=1229×19829=12198=129×22=3222≈7,04\mathcal{A}=\dfrac{1}{2}\sqrt{29}\times\sqrt{\dfrac{198}{29}}=\dfrac{1}{2}\sqrt{198}=\dfrac{1}{2}\sqrt{9\times 22}=\dfrac{3\sqrt{22}}{2}\approx 7{,}04. C'est le résultat annoncé. Le calcul se simplifie en gardant AH2\mathrm{AH}^{2} sous forme de fraction : le facteur 2929 disparaît dans le produit. Erreur fréquente : arrondir AH trop tôt, ce qui empêche de retrouver la valeur exacte demandée.

4.c. On calcule le volume du même tétraèdre de deux façons. Avec la base ABC, la hauteur relative à cette base est la distance dd de D au plan (ABC) : V=13×AABC×dV=\dfrac{1}{3}\times\mathcal{A}_{\mathrm{ABC}}\times d. Or V=3V=3 d'après 3.d.

Donc 3=13×3222×d=222 d3=\dfrac{1}{3}\times\dfrac{3\sqrt{22}}{2}\times d=\dfrac{\sqrt{22}}{2}\,d, d'où d=622=62222=32211≈1,28d=\dfrac{6}{\sqrt{22}}=\dfrac{6\sqrt{22}}{22}=\dfrac{3\sqrt{22}}{11}\approx 1{,}28.

Vérification de cohérence : d≈1,28d\approx 1{,}28 est plus petit que DA=2≈1,41\mathrm{DA}=\sqrt{2}\approx 1{,}41, distance de D à un point du plan (ABC) ; une distance à un plan est la plus courte des distances à ses points, c'est rassurant. Le piège est de chercher une équation du plan (ABC) et un nouveau projeté orthogonal : c'est faisable, mais l'énoncé dit « en déduire », et le double calcul du volume règle la question en deux lignes.

Exercice 4 : Fonction logarithme : étude de x(ln x)², valeurs intermédiaires et double intégration par parties

5 points Exponentielle et logarithmePrimitives et intégrationLimites et continuité

On considère la fonction ff définie sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par f(x)=x(ln⁡x)2f(x)=x(\ln x)^{2}.

On admet que la fonction ff est dérivable sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[. On note f′f' sa fonction dérivée.

  • 1. Déterminer la limite de la fonction ff en +∞+\infty.
  • 2. Pour tout réel x>0x>0, on pose g(x)=xln⁡xg(x)=x\ln x.
  • 2.a. Démontrer que pour tout réel x>0x>0, on a f(x)=4(g(x))2f(x)=4\left(g\left(\sqrt{x}\right)\right)^{2}.
  • 2.b. En déduire lim⁡x→0f(x)\displaystyle\lim_{x\to 0}f(x).
  • 3. Dans cette question, on étudie les variations de la fonction ff sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.
  • 3.a. Démontrer que sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, f′(x)=(ln⁡x)(2+ln⁡x)f'(x)=(\ln x)(2+\ln x).
  • 3.b. En déduire les variations de la fonction ff sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.
  • 3.c. Donner la valeur exacte du maximum de la fonction ff sur l'intervalle ]0 ;1]]0\,;1].
  • 4. On considère l'équation f(x)=2f(x)=2.
  • 4.a. Justifier que, sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, cette équation admet une unique solution. On note α\alpha cette solution.
  • 4.b. Donner un encadrement de α\alpha d'amplitude 0,10{,}1.
  • 5. Soit aa un nombre réel appartenant à l'intervalle ]0 ;1]]0\,;1].
  • 5.a. Donner une interprétation géométrique de ∫a1f(x) dx\displaystyle\int_{a}^{1}f(x)\,\mathrm{d}x.
  • 5.b. À l'aide d'une intégration par parties, justifier que : ∫a1f(x) dx=−a22(ln⁡a)2−∫a1xln⁡x dx\displaystyle\int_{a}^{1}f(x)\,\mathrm{d}x=-\dfrac{a^{2}}{2}(\ln a)^{2}-\displaystyle\int_{a}^{1}x\ln x\,\mathrm{d}x.
  • 5.c. En utilisant à nouveau une intégration par parties, démontrer que : ∫a1f(x) dx=−a22(ln⁡a)2+a22ln⁡a+14−a24\displaystyle\int_{a}^{1}f(x)\,\mathrm{d}x=-\dfrac{a^{2}}{2}(\ln a)^{2}+\dfrac{a^{2}}{2}\ln a+\dfrac{1}{4}-\dfrac{a^{2}}{4}.
  • 5.d. Déterminer la limite de ∫a1f(x) dx\displaystyle\int_{a}^{1}f(x)\,\mathrm{d}x quand aa tend vers 00.

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1
2.b
3.b
3.c
4.b
5.d
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Réponses

  • 1 lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty (produit de deux limites infinies)
  • 2.a 4(xln⁡x)2=4(12xln⁡x)2=x(ln⁡x)24\left(\sqrt{x}\ln\sqrt{x}\right)^{2}=4\left(\dfrac{1}{2}\sqrt{x}\ln x\right)^{2}=x(\ln x)^{2}
  • 2.b lim⁡x→0f(x)=0\lim\limits_{x\to 0}f(x)=0, car x→0\sqrt{x}\to 0 et lim⁡X→0Xln⁡X=0\lim\limits_{X\to 0}X\ln X=0
  • 3.a f′(x)=(ln⁡x)2+x×2ln⁡x×1x=(ln⁡x)(2+ln⁡x)f'(x)=(\ln x)^{2}+x\times 2\ln x\times\dfrac{1}{x}=(\ln x)(2+\ln x)
  • 3.b ff croissante sur ]0 ;e−2]]0\,;\mathrm{e}^{-2}], décroissante sur [e−2 ;1][\mathrm{e}^{-2}\,;1], croissante sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[
  • 3.c Maximum f(e−2)=4e−2≈0,541f(\mathrm{e}^{-2})=4\mathrm{e}^{-2}\approx 0{,}541
  • 4.a Pas de solution sur ]0 ;1]]0\,;1] (f⩽4e−2<2f\leqslant 4\mathrm{e}^{-2}<2) ; une seule sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[ par le théorème des valeurs intermédiaires, cas strictement monotone
  • 4.b 2,4<α<2,52{,}4<\alpha<2{,}5
  • 5.a Aire, en unités d'aire, du domaine entre la courbe, l'axe des abscisses et les droites x=ax=a et x=1x=1
  • 5.b Intégration par parties avec u=(ln⁡x)2u=(\ln x)^{2}, v′=xv'=x ; le crochet vaut −a22(ln⁡a)2-\dfrac{a^{2}}{2}(\ln a)^{2}
  • 5.c ∫a1xln⁡x dx=−a22ln⁡a−14+a24\displaystyle\int_{a}^{1}x\ln x\,\mathrm{d}x=-\dfrac{a^{2}}{2}\ln a-\dfrac{1}{4}+\dfrac{a^{2}}{4}, à reporter
  • 5.d lim⁡a→0∫a1f(x) dx=14\lim\limits_{a\to 0}\displaystyle\int_{a}^{1}f(x)\,\mathrm{d}x=\dfrac{1}{4}

1. En +∞+\infty : lim⁡x→+∞x=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}x=+\infty et lim⁡x→+∞ln⁡x=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}\ln x=+\infty, donc lim⁡x→+∞(ln⁡x)2=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}(\ln x)^{2}=+\infty. Par produit de deux limites infinies, lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty. Il n'y a pas de forme indéterminée ici : la difficulté du sujet est en 00.

2.a. Pour x>0x>0, x>0\sqrt{x}>0, donc g(x)=xln⁡xg\left(\sqrt{x}\right)=\sqrt{x}\ln\sqrt{x} est bien défini. Propriété algébrique du logarithme : ln⁡x=ln⁡(x12)=12ln⁡x\ln\sqrt{x}=\ln\left(x^{\frac{1}{2}}\right)=\dfrac{1}{2}\ln x. Donc g(x)=12xln⁡xg\left(\sqrt{x}\right)=\dfrac{1}{2}\sqrt{x}\ln x.

On élève au carré, avec (x)2=x\left(\sqrt{x}\right)^{2}=x : (g(x))2=14x(ln⁡x)2\left(g\left(\sqrt{x}\right)\right)^{2}=\dfrac{1}{4}x(\ln x)^{2}, et donc 4(g(x))2=x(ln⁡x)2=f(x)4\left(g\left(\sqrt{x}\right)\right)^{2}=x(\ln x)^{2}=f(x).

Vérification en x=e2x=\mathrm{e}^{2} : f(e2)=4e2f(\mathrm{e}^{2})=4\mathrm{e}^{2}, et g(e)=eg(\mathrm{e})=\mathrm{e}, d'où 4e24\mathrm{e}^{2}. Piège : écrire ln⁡x=ln⁡x\ln\sqrt{x}=\sqrt{\ln x}, confusion entre le logarithme d'une racine et la racine d'un logarithme.

2.b. En 00, f(x)=x(ln⁡x)2f(x)=x(\ln x)^{2} est une forme indéterminée « 0×∞0\times\infty » : x→0x\to 0 et (ln⁡x)2→+∞(\ln x)^{2}\to+\infty. La forme de 2.a permet de la lever par une limite de cours.

Composition de limites : quand x→0x\to 0 (avec x>0x>0), X=x→0X=\sqrt{x}\to 0 ; et par croissances comparées, lim⁡X→0Xln⁡X=0\lim\limits_{X\to 0}X\ln X=0, donc lim⁡x→0g(x)=0\lim\limits_{x\to 0}g\left(\sqrt{x}\right)=0. Par produit, lim⁡x→04(g(x))2=4×02=0\lim\limits_{x\to 0}4\left(g\left(\sqrt{x}\right)\right)^{2}=4\times 0^{2}=0. Donc lim⁡x→0f(x)=0\lim\limits_{x\to 0}f(x)=0.

Ordre de grandeur : f(0,001)=0,001×(ln⁡0,001)2≈0,048f(0{,}001)=0{,}001\times(\ln 0{,}001)^{2}\approx 0{,}048, petit, et f(10−6)≈0,000 19f(10^{-6})\approx 0{,}000\,19. Erreur fréquente : conclure « 0×∞=00\times\infty=0 », ou appliquer directement la limite xln⁡x→0x\ln x\to 0 à x(ln⁡x)2x(\ln x)^{2}, où le logarithme est au CARRÉ ; c'est précisément pour cela que l'énoncé passe par g(x)g\left(\sqrt{x}\right).

3.a. Dérivée d'un produit (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv', avec u(x)=xu(x)=x, u′(x)=1u'(x)=1, et v(x)=(ln⁡x)2v(x)=(\ln x)^{2}. Pour vv, dérivée de w2w^{2}, soit 2ww′2ww' : v′(x)=2ln⁡x×1xv'(x)=2\ln x\times\dfrac{1}{x}.

Donc f′(x)=1×(ln⁡x)2+x×2ln⁡xx=(ln⁡x)2+2ln⁡xf'(x)=1\times(\ln x)^{2}+x\times\dfrac{2\ln x}{x}=(\ln x)^{2}+2\ln x, et en factorisant par ln⁡x\ln x : f′(x)=(ln⁡x)(ln⁡x+2)=(ln⁡x)(2+ln⁡x)f'(x)=(\ln x)(\ln x+2)=(\ln x)(2+\ln x). Vérification : f′(1)=0f'(1)=0, ce qui est cohérent avec f(1)=0f(1)=0 et f⩾0f\geqslant 0, puisque 11 est alors un minimum.

3.b. On étudie le signe de chaque facteur sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, la fonction ln⁡\ln étant strictement croissante. ln⁡x>0  ⟺  x>1\ln x>0\iff x>1. Et 2+ln⁡x>0  ⟺  ln⁡x>−2  ⟺  x>e−22+\ln x>0\iff\ln x>-2\iff x>\mathrm{e}^{-2}, avec e−2≈0,135<1\mathrm{e}^{-2}\approx 0{,}135<1.

Règle des signes d'un produit : sur ]0 ;e−2[]0\,;\mathrm{e}^{-2}[, les deux facteurs sont négatifs, f′(x)>0f'(x)>0 ; sur ]e−2 ;1[]\mathrm{e}^{-2}\,;1[, ln⁡x<0\ln x<0 et 2+ln⁡x>02+\ln x>0, f′(x)<0f'(x)<0 ; sur ]1 ;+∞[]1\,;+\infty[, les deux sont positifs, f′(x)>0f'(x)>0. Donc ff est strictement croissante sur ]0 ;e−2]]0\,;\mathrm{e}^{-2}], strictement décroissante sur [e−2 ;1][\mathrm{e}^{-2}\,;1] et strictement croissante sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[.

Valeurs remarquables : f(e−2)=e−2×(−2)2=4e−2f(\mathrm{e}^{-2})=\mathrm{e}^{-2}\times(-2)^{2}=4\mathrm{e}^{-2} et f(1)=1×02=0f(1)=1\times 0^{2}=0. Avec les limites de 1 et de 2.b, le tableau de variation complet figure en fin de corrigé. Piège : résoudre 2+ln⁡x=02+\ln x=0 en x=e2x=\mathrm{e}^{2} ; un réel dont le logarithme vaut −2-2 est e−2\mathrm{e}^{-2}, plus petit que 11.

3.c. D'après le tableau de variation, sur ]0 ;1]]0\,;1], ff croît de 00 (en limite) jusqu'à f(e−2)f(\mathrm{e}^{-2}), puis décroît jusqu'à f(1)=0f(1)=0. Le maximum de ff sur ]0 ;1]]0\,;1] est atteint en x=e−2x=\mathrm{e}^{-2} et vaut f(e−2)=4e−2=4e2≈0,541f(\mathrm{e}^{-2})=4\mathrm{e}^{-2}=\dfrac{4}{\mathrm{e}^{2}}\approx 0{,}541.

La valeur EXACTE est 4e−24\mathrm{e}^{-2} ; 0,5410{,}541 n'en est qu'une valeur approchée, qui ne répond pas à la consigne. Calcul de f(e−2)f(\mathrm{e}^{-2}) : ln⁡(e−2)=−2\ln\left(\mathrm{e}^{-2}\right)=-2, et (−2)2=4(-2)^{2}=4 ; l'oubli du carré donne la valeur négative −2e−2-2\mathrm{e}^{-2}, impossible pour une fonction positive.

4.a. On sépare l'intervalle en deux. Sur ]0 ;1]]0\,;1] : d'après 3.c, f(x)⩽4e−2≈0,54<2f(x)\leqslant 4\mathrm{e}^{-2}\approx 0{,}54<2, donc l'équation f(x)=2f(x)=2 n'a aucune solution sur ]0 ;1]]0\,;1].

Sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[ : corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, cas strictement monotone. La fonction ff y est continue (car dérivable) et strictement croissante (3.b), avec f(1)=0f(1)=0 et lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty. Comme 2∈[0 ;+∞[2\in[0\,;+\infty[, l'équation f(x)=2f(x)=2 admet une unique solution sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[.

Conclusion : sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, l'équation f(x)=2f(x)=2 admet une unique solution α\alpha, et α>1\alpha>1. Piège : appliquer le théorème sur tout ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, où ff n'est pas monotone ; l'unicité vient du découpage, la partie ]0 ;1]]0\,;1] étant écartée par la valeur du maximum.

4.b. Par balayage à la calculatrice, de pas 0,10{,}1 à partir de 11 : f(2,4)=2,4×(ln⁡2,4)2≈1,839<2f(2{,}4)=2{,}4\times(\ln 2{,}4)^{2}\approx 1{,}839<2 et f(2,5)=2,5×(ln⁡2,5)2≈2,099>2f(2{,}5)=2{,}5\times(\ln 2{,}5)^{2}\approx 2{,}099>2. Comme ff est strictement croissante sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[, 2,4<α<2,52{,}4<\alpha<2{,}5, un encadrement d'amplitude 0,10{,}1.

Pour information, α≈2,463\alpha\approx 2{,}463. Erreur fréquente : donner un encadrement sans les deux valeurs de ff qui le justifient, ou un encadrement d'amplitude 0,010{,}01 quand on en demande un d'amplitude 0,10{,}1, ce qui ne répond pas à la question posée (même s'il n'est pas faux).

5.a. Sur [a ;1][a\,;1], la fonction ff est continue et positive : x>0x>0 et (ln⁡x)2⩾0(\ln x)^{2}\geqslant 0, donc f(x)⩾0f(x)\geqslant 0. L'intégrale ∫a1f(x) dx\displaystyle\int_{a}^{1}f(x)\,\mathrm{d}x est alors l'aire, en unités d'aire, du domaine délimité par la courbe représentative de ff, l'axe des abscisses et les droites d'équations x=ax=a et x=1x=1.

La positivité de ff fait partie de la réponse : sans elle, l'intégrale serait une aire algébrique et non une aire. Le domaine est la « bosse » de la courbe entre aa et 11, de hauteur au plus 4e−2≈0,544\mathrm{e}^{-2}\approx 0{,}54 (3.c).

5.b. Formule d'intégration par parties : ∫a1u(x)v′(x) dx=[u(x)v(x)]a1−∫a1u′(x)v(x) dx\displaystyle\int_{a}^{1}u(x)v'(x)\,\mathrm{d}x=\Big[u(x)v(x)\Big]_{a}^{1}-\int_{a}^{1}u'(x)v(x)\,\mathrm{d}x, pour uu et vv dérivables à dérivées continues sur [a ;1][a\,;1].

Choix : on DÉRIVE le logarithme, qui se simplifie en se dérivant, et on primitive le facteur xx. u(x)=(ln⁡x)2u(x)=(\ln x)^{2}, u′(x)=2ln⁡xxu'(x)=\dfrac{2\ln x}{x} ; v′(x)=xv'(x)=x, v(x)=x22v(x)=\dfrac{x^{2}}{2}.

Crochet : [x22(ln⁡x)2]a1=12(ln⁡1)2−a22(ln⁡a)2=−a22(ln⁡a)2\left[\dfrac{x^{2}}{2}(\ln x)^{2}\right]_{a}^{1}=\dfrac{1}{2}(\ln 1)^{2}-\dfrac{a^{2}}{2}(\ln a)^{2}=-\dfrac{a^{2}}{2}(\ln a)^{2}. Intégrale restante : ∫a12ln⁡xx×x22 dx=∫a1xln⁡x dx\displaystyle\int_{a}^{1}\dfrac{2\ln x}{x}\times\dfrac{x^{2}}{2}\,\mathrm{d}x=\int_{a}^{1}x\ln x\,\mathrm{d}x. D'où ∫a1f(x) dx=−a22(ln⁡a)2−∫a1xln⁡x dx\displaystyle\int_{a}^{1}f(x)\,\mathrm{d}x=-\dfrac{a^{2}}{2}(\ln a)^{2}-\displaystyle\int_{a}^{1}x\ln x\,\mathrm{d}x.

Piège : le choix inverse, u(x)=xu(x)=x et v′(x)=(ln⁡x)2v'(x)=(\ln x)^{2}, demande une primitive de (ln⁡x)2(\ln x)^{2}, que l'on ne connaît pas : la règle est de dériver ce qui se simplifie.

5.c. Seconde intégration par parties, sur ∫a1xln⁡x dx\displaystyle\int_{a}^{1}x\ln x\,\mathrm{d}x, avec le même choix : u(x)=ln⁡xu(x)=\ln x, u′(x)=1xu'(x)=\dfrac{1}{x} ; v′(x)=xv'(x)=x, v(x)=x22v(x)=\dfrac{x^{2}}{2}.

∫a1xln⁡x dx=[x22ln⁡x]a1−∫a11x×x22 dx=−a22ln⁡a−∫a1x2 dx=−a22ln⁡a−[x24]a1=−a22ln⁡a−14+a24\displaystyle\int_{a}^{1}x\ln x\,\mathrm{d}x=\left[\dfrac{x^{2}}{2}\ln x\right]_{a}^{1}-\int_{a}^{1}\dfrac{1}{x}\times\dfrac{x^{2}}{2}\,\mathrm{d}x=-\dfrac{a^{2}}{2}\ln a-\int_{a}^{1}\dfrac{x}{2}\,\mathrm{d}x=-\dfrac{a^{2}}{2}\ln a-\left[\dfrac{x^{2}}{4}\right]_{a}^{1}=-\dfrac{a^{2}}{2}\ln a-\dfrac{1}{4}+\dfrac{a^{2}}{4}.

On reporte dans 5.b, en distribuant le signe moins devant l'intégrale : ∫a1f(x) dx=−a22(ln⁡a)2−(−a22ln⁡a−14+a24)=−a22(ln⁡a)2+a22ln⁡a+14−a24\displaystyle\int_{a}^{1}f(x)\,\mathrm{d}x=-\dfrac{a^{2}}{2}(\ln a)^{2}-\left(-\dfrac{a^{2}}{2}\ln a-\dfrac{1}{4}+\dfrac{a^{2}}{4}\right)=-\dfrac{a^{2}}{2}(\ln a)^{2}+\dfrac{a^{2}}{2}\ln a+\dfrac{1}{4}-\dfrac{a^{2}}{4}, la formule annoncée.

Vérification en a=1a=1 : la formule donne 0+0+14−14=00+0+\dfrac{1}{4}-\dfrac{1}{4}=0, l'intégrale d'une borne à elle-même. Vérification en a=12a=\dfrac{1}{2} : la formule donne environ 0,040 80{,}040\,8, et une valeur approchée de l'intégrale par la calculatrice donne la même. Erreur fréquente : oublier de distribuer le signe moins sur les trois termes, ce qui change les signes de 14\dfrac{1}{4} et de a24\dfrac{a^{2}}{4}.

5.d. Quand a→0a\to 0, on étudie les termes un par un. a22(ln⁡a)2=12(aln⁡a)2\dfrac{a^{2}}{2}(\ln a)^{2}=\dfrac{1}{2}(a\ln a)^{2}, et lim⁡a→0aln⁡a=0\lim\limits_{a\to 0}a\ln a=0 par croissances comparées, donc ce terme tend vers 00. a22ln⁡a=12 a×(aln⁡a)\dfrac{a^{2}}{2}\ln a=\dfrac{1}{2}\,a\times(a\ln a), produit de deux facteurs qui tendent vers 00 : il tend vers 00. Enfin a24→0\dfrac{a^{2}}{4}\to 0.

Par somme, lim⁡a→0∫a1f(x) dx=14\lim\limits_{a\to 0}\displaystyle\int_{a}^{1}f(x)\,\mathrm{d}x=\dfrac{1}{4}. Interprétation avec 5.a : l'aire du domaine compris entre la courbe, l'axe des abscisses et les droites x=0x=0 et x=1x=1 vaut 14\dfrac{1}{4} unité d'aire, une aire finie alors que (ln⁡x)2(\ln x)^{2} explose en 00.

Cohérence : cette aire est inférieure à celle du rectangle de base 11 et de hauteur 4e−2≈0,544\mathrm{e}^{-2}\approx 0{,}54, qui contient le domaine. Pièges : traiter a2(ln⁡a)2a^{2}(\ln a)^{2} comme « 0×∞0\times\infty » sans le réécrire (aln⁡a)2(a\ln a)^{2}, et oublier que la limite 14\dfrac{1}{4} ne vient que du terme constant.

xx00e−2\mathrm{e}^{-2}11+∞+\infty
signe de ln⁡x\ln x−-−-00++
signe de 2+ln⁡x2+\ln x−-00++++
signe de f′(x)f'(x)++00−-00++
variations de ff00↗\nearrow4e−24\mathrm{e}^{-2}↘\searrow00↗\nearrow+∞+\infty
Tableau de variation de ff sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ (questions 1, 2.b et 3.b)
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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2026-maths-amerique-nord-j2. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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