Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité physique-chimie, Centres étrangers jour 1 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2026 : Centres étrangers, jour 1

Épreuve du mercredi 10 juin 2026 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2026 donné dans les centres étrangers, jour 1, en juin 2026 : trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points, 11 points sur une harpe électrique qui protège les ruches des frelons asiatiques, 5 points sur l'extraction du nickel par des plantes et 4 points sur l'analyse d'un comprimé d'aspirine. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 traverse trois chapitres : la diffraction de la lumière par un fil, avec la relation θ=λ/a\theta=\lambda/a, l'approximation des petits angles, un étalonnage L=k/aL=k/a et une incertitude-type composée, jugée par le quotient ∣x−xref∣/u(x)|x-x_{ref}|/u(x) ; l'effet photovoltaïque, le rendement d'un panneau solaire et la capacité d'une batterie en A⋅h\mathrm{A\cdot h} ; puis la charge d'un condensateur dans un circuit RC (équation différentielle, constante de temps τ=RC\tau=RC, méthode des 63 %), l'énergie 12CU2\frac{1}{2}CU^{2} et un bilan d'énergie sur l'autonomie de la batterie. L'exercice 2 porte sur la photosynthèse écrite par ses demi-équations d'oxydoréduction, puis sur l'électrolyse d'une solution d'ions nickel : réduction à la cathode, sens du courant et des électrons, durée par la constante de Faraday, et une résolution de problème sur le nombre de batteries Li-NMC. L'exercice 3 identifie l'aspirine par ses groupes caractéristiques (ester, acide carboxylique) et son spectre infrarouge, puis la dose par un titrage pH-métrique : dilution, réaction support, équivalence, méthode de la dérivée et contrôle d'une tolérance de ±15 %.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Trois pièges y sont traités en détail : la demi-largeur L/2L/2 dans tan⁡θ\tan\theta, que la figure impose et que beaucoup remplacent par LL (exercice 1, Q.2) ; la tension de 1 500 V du module, et non les 5,0 V du laboratoire, dans l'énergie du condensateur (exercice 1, Q.16) ; le dépôt de nickel, qui se forme sur l'électrode reliée à la borne moins du générateur, la cathode d'un électrolyseur (exercice 2, Q.6). Il montre aussi pourquoi le comprimé saisi, à environ 396 mg, sort de la tolérance quelle que soit la lecture du volume équivalent (exercice 3, Q.7).

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : Étude d'une harpe électrique au service des abeilles domestiques

11 points Le dipôle RC : charge, décharge et constante de tempsOndes, Doppler et interférencesMesure, incertitudes et chiffres significatifsL'effet photoélectrique : photon, seuil et cellule photovoltaïque

Depuis quelques années, les apiculteurs sont confrontés à l'invasion de frelons asiatiques, qui s'attaquent aux abeilles de leur rucher. Pour s'en protéger, ils peuvent placer à proximité de la ruche une harpe électrique (figure 1) alimentée par un panneau solaire. Au contact de deux fils de la harpe, le frelon s'électrocute puis se noie dans un bac d'eau disposé en dessous de la harpe.

  • Photographie annotée de la harpe électrique : un support métallique sur lequel sont tendus des fils inox verticaux et parallèles, un bac d'eau posé en dessous, et sur le côté un petit panneau solaire qui alimente la harpe, relié à un boîtier électrique.
    Figure 1. Harpe électrique
  • Cet exercice étudie la taille du fil en inox présent sur la harpe, le système d'alimentation de la harpe et le module électrique permettant de créer les décharges électriques neutralisant les frelons asiatiques.
  • 1. Taille du fil en inox présent sur la harpe
  • La harpe électrique est composée de fils en inox verticaux espacés de 2,7 cm, largeur suffisante pour laisser passer les abeilles, mais pas les frelons asiatiques. Néanmoins, pour ne pas être vus par les frelons, les fils doivent avoir un diamètre maximum de l'ordre de grandeur de 0,5 mm.
  • Pour s'assurer de la valeur du diamètre d'un fil affichée à 0,45 mm sur une bobine pressentie pour fabriquer une harpe électrique, on utilise le dispositif schématisé sur la figure 2. Un fil de diamètre aa est positionné sur le trajet d'un faisceau laser de longueur d'onde λ\lambda et un écran est placé à une distance DD du fil. Une série de taches lumineuses apparaît sur l'écran.
  • Schéma en perspective : un laser envoie un faisceau incident sur un fil vertical de diamètre a ; sur un écran placé à la distance D du fil apparaît une série de taches alignées, la tache centrale ayant la largeur L. Le faisceau émergent qui vise une extrémité de la tache centrale fait l'angle θ avec la direction du faisceau incident, un angle θ de chaque côté.
    Figure 2. Schéma du montage expérimental
  • La largeur LL de la tache lumineuse centrale est directement mesurée sur l'écran. Les extrémités de cette tache centrale sont repérées par un angle θ\theta défini par rapport à la direction du faisceau incident et celle du faisceau émergent.
  • Données :
    Pour des angles θ\theta très petits (exprimés en radians) :
    - tan⁡θ=θ\tan\theta=\theta ;
    - l'angle θ\theta dépend de la longueur d'onde λ\lambda du laser et du diamètre aa du fil : θ=λa\theta=\dfrac{\lambda}{a}.
  • Q.1. Nommer le phénomène physique observé sur l'écran.
  • Q.2. Exprimer l'angle caractéristique θ\theta en fonction de la largeur LL de la tache centrale et de la distance DD, à l'aide de la figure 2 et en utilisant l'approximation des petits angles.
  • Q.3. En déduire la relation qui donne la largeur LL de la tache centrale en fonction de la longueur d'onde λ\lambda, du diamètre aa du fil et de la distance DD entre le fil et l'écran. Montrer qu'il y a proportionnalité entre LL et 1a\dfrac{1}{a}.
  • Pour déterminer précisément la valeur du diamètre du fil pressenti pour fabriquer la harpe, on réalise un étalonnage à l'aide de six fils calibrés de diamètre connu. Pour chacun d'eux, on mesure la largeur de la tache centrale LL observée sur l'écran. On obtient le tableau de mesures suivant :
  • aa (μ\mum)4050100120280400
    LL (cm)9,507,403,953,201,351,00
  • On trace le graphe L=f(1/a)L=f(1/a) :
  • Six points de mesure de L (en 10⁻² m, axe de 0 à 9) en fonction de 1/a (en 10³ m⁻¹, axe de 0 à 25) : environ (2,5 ; 1,00), (3,6 ; 1,35), (8,3 ; 3,20), (10 ; 3,95), (20 ; 7,40) et (25 ; 9,50). Les points sont alignés le long d'une droite qui passerait près de l'origine ; aucune droite n'est tracée.
    Figure 3. Représentation graphique de LL en fonction de 1/a1/a
  • Q.4. Justifier que les résultats expérimentaux de la figure 3 sont compatibles avec la modélisation L=k×1aL=k\times\dfrac{1}{a} où kk est une constante.
  • Q.5. Déterminer la valeur de kk en précisant la méthode utilisée.
  • Une modélisation de la série de mesures permet d'obtenir k=3,85×10−6 m2k=3{,}85\times 10^{-6}\ \mathrm{m^{2}} et u(k)=0,05×10−6 m2u(k)=0{,}05\times 10^{-6}\ \mathrm{m^{2}}.
  • Le montage expérimental de la figure 2 est utilisé avec le fil dont on cherche à vérifier le diamètre aa. La mesure de la largeur de la tache centrale pour ce fil est L=8,0L=8{,}0 mm avec une incertitude-type u(L)=0,5u(L)=0{,}5 mm.
  • Q.6. Calculer la valeur du diamètre aa de ce fil à partir de la modélisation.
  • L'incertitude-type u(a)u(a) sur la valeur aa du diamètre expérimental du fil est donnée, dans les conditions de la série de mesures, par la relation suivante : u(a)=a×(u(k)k)2+(u(L)L)2u(a)=a\times\sqrt{\left(\dfrac{u(k)}{k}\right)^{2}+\left(\dfrac{u(L)}{L}\right)^{2}}.
  • Pour décider de la compatibilité du résultat d'une mesure avec une valeur de référence, on peut utiliser le quotient ∣x−xref∣u(x)\dfrac{|x-x_{ref}|}{u(x)} où xx est la valeur mesurée, xrefx_{ref} la valeur de référence et u(x)u(x) l'incertitude-type associée à la valeur mesurée xx.
  • Q.7. Calculer la valeur de l'incertitude-type u(a)u(a) associée à la valeur expérimentale de aa.
  • Q.8. Vérifier que le résultat de la mesure est compatible avec la valeur de référence affichée sur la bobine (aref=0,45a_{ref}=0{,}45 mm). Conclure quant à l'usage ou non de ce fil pour construire une harpe électrique.
  • 2. Alimentation électrique de la harpe : le panneau solaire
  • Associé à une batterie, un panneau solaire photovoltaïque alimente électriquement la harpe. Le panneau solaire est constitué de cellules photovoltaïques qui convertissent l'énergie lumineuse en énergie électrique. On se propose de vérifier les performances du panneau photovoltaïque alimentant la harpe et la batterie.
  • Données :
    - Panneau solaire photovoltaïque :
    • dimensions : 640 mm x 550 mm ;
    • puissance lumineuse reçue : Plum=E×SP_{lum}=E\times S avec EE l'éclairement en W⋅m−2\mathrm{W\cdot m^{-2}} et SS la surface utile du convertisseur en m2\mathrm{m^{2}} ;
    • rendement annoncé : 14 %.
    - Éclairement moyen au cours de l'été (période d'invasion du frelon asiatique) sur le rucher où est placée la harpe : E=1 000 W⋅m−2E=1\,000\ \mathrm{W\cdot m^{-2}} ;
    - Capacité de la batterie : Qbatterie=18,0 A⋅hQ_{batterie}=18{,}0\ \mathrm{A\cdot h}.
    - Relation entre la capacité (ou quantité d'électricité transférée) QQ (en A⋅h\mathrm{A\cdot h}) et la durée de transfert Δt\Delta t (en h), pour une intensité électrique II (en A) : Q=I×ΔtQ=I\times\Delta t.
  • Afin de vérifier le rendement du panneau photovoltaïque, on réalise le montage électrique suivant :
  • Circuit : le panneau solaire photovoltaïque, éclairé par le flux lumineux incident, débite un courant I qui traverse un ampèremètre A puis un conducteur ohmique de résistance R variable ; un voltmètre V, branché en dérivation, mesure la tension U aux bornes du panneau.
    Figure 4. Schéma électrique du montage
  • L'intensité II du courant électrique ainsi que la tension électrique UU aux bornes du panneau sont mesurées.
  • Q.9. Nommer le phénomène qui intervient dans la conversion d'énergie lumineuse en énergie électrique lors du fonctionnement du panneau photovoltaïque et le décrire en une ou deux phrases.
  • Dans les conditions d'éclairement du panneau photovoltaïque l'été, la puissance électrique maximale fournie et mesurée est Pm=50P_{m}=50 W.
  • Q.10. Calculer la valeur du rendement η\eta du panneau photovoltaïque. Commenter.
  • L'énergie électrique produite par le panneau photovoltaïque est envoyée vers un régulateur solaire qui la répartit vers la harpe et/ou vers la batterie pour la charger. Cette dernière alimente la harpe en l'absence de lumière ou d'un ensoleillement insuffisant. L'intensité électrique fournie par le panneau photovoltaïque est I=2,8I=2{,}8 A dans les conditions d'ensoleillement de la harpe.
  • Q.11. Estimer la valeur de la durée de charge Δtcharge\Delta t_{charge} de la batterie si toute l'intensité du courant électrique provenant du panneau photovoltaïque est intégralement fournie à la batterie. Commenter la valeur obtenue.
  • 3. Module électronique
  • Le module électronique de la harpe contient un condensateur. Celui-ci est chargé sous une tension U1=1 500U_{1}=1\,500 V. Lorsqu'un frelon s'approche et touche deux fils de la harpe, le condensateur délivre en un bref instant l'énergie accumulée : il se décharge dans le frelon asiatique considéré alors comme un conducteur ohmique de résistance rr.
  • On cherche à retrouver la valeur de la capacité CC du condensateur dans le but de déterminer ensuite l'énergie libérée vers le frelon lors de la décharge. Pour cela, au laboratoire, à l'aide d'un système d'acquisition, on réalise le montage schématisé figure 5, constitué du condensateur étudié, d'un conducteur ohmique de résistance R=2,00 kΩR=2{,}00\ \mathrm{k\Omega}, d'un interrupteur initialement ouvert et d'un générateur idéal délivrant une tension continue E=5,0E=5{,}0 V.
  • Circuit série : générateur de tension E = 5,0 V (borne + en haut), interrupteur K, conducteur ohmique R et condensateur C. Le courant i est fléché vers R ; la tension uR est fléchée aux bornes de R en sens inverse de i ; la tension uC est fléchée vers le haut aux bornes de C.
    Figure 5. Schéma du montage électrique
  • On étudie la charge du condensateur (initialement déchargé) de capacité CC à partir de la date t=0t=0 s, date à laquelle l'interrupteur est fermé. Le système d'acquisition fournit alors l'évolution temporelle de la tension uc(t)u_{c}(t) aux bornes du condensateur présentée en figure 6.
  • Courbe de uC (en V, de 0 à 5) en fonction de t (en µs, de 0 à 350) : la tension part de 0, monte vite (2 V vers 24 µs, 4 V vers 76 µs) puis tend vers 5,0 V, atteinte à peu près au-delà de 250 µs. Quadrillage : 20 µs et 0,2 V par petite division.
    Figure 6. Évolution de la tension uc(t)u_{c}(t) aux bornes du condensateur en fonction du temps
  • Q.12. Montrer que l'équation différentielle modélisant l'évolution de la tension uc(t)u_{c}(t) aux bornes du condensateur lors de sa charge peut s'écrire : ducdt+1τuc=Eτ\dfrac{\mathrm{d}u_{c}}{\mathrm{d}t}+\dfrac{1}{\tau}u_{c}=\dfrac{E}{\tau} où τ\tau est le temps caractéristique, avec τ=R⋅C\tau=R\cdot C
  • La solution de l'équation différentielle est de la forme uc(t)=A⋅e−t/τ+Eu_{c}(t)=A\cdot e^{-t/\tau}+E
  • Q.13. Déterminer la valeur de AA.
  • Q.14. Déterminer la valeur de la constante de temps τ\tau en expliquant la méthode graphique employée.
  • Q.15. En déduire la valeur expérimentale de la capacité CC du condensateur.
  • L'énergie emmagasinée EcondE_{cond} dans un condensateur de capacité CC, soumis à une tension à ses bornes UU vaut : Econd=12×C×U2E_{cond}=\dfrac{1}{2}\times C\times U^{2}
  • Q.16. Calculer une valeur de l'énergie libérée par le condensateur lorsqu'un frelon touche la harpe électrique.
  • Parfois, la météo ne permet pas de production d'énergie grâce au panneau solaire. Néanmoins, le module électronique de la harpe consomme toujours une énergie de 98,8 J par minute le jour (en l'absence de frelon) et 72,1 J par minute la nuit (du fait de la mise en veille du module électronique).
  • Durant la saison apicole où les harpes électriques sont utilisées, on estime que la durée moyenne du jour est de 14 h 17 min et celle de la nuit à 9 h 43 min.
  • Q.17. Calculer l'énergie consommée par le module électronique sur une journée. Comparer cette énergie avec celle délivrée par le condensateur pour électrocuter un frelon.
  • Données concernant la batterie :
    - Tension : Ubatterie=12,0U_{batterie}=12{,}0 V ;
    - Capacité : Qbatterie=18,0 A⋅hQ_{batterie}=18{,}0\ \mathrm{A\cdot h} ;
    - Conversion : 1 A⋅h1\ \mathrm{A\cdot h} équivaut à 3 600 C ;
    - Relation entre l'énergie EE (en J) emmagasiné dans une batterie, la capacité QQ (en C) et la tension UU (en V) : E=Q×UE=Q\times U.
  • L'autonomie de la batterie est d'environ 6 jours. On observe que ce dispositif peut piéger au moins 1 000 frelons par jour en période d'invasion.
  • Q.18. Indiquer, en justifiant la réponse, si le nombre de frelons électrocutés influence beaucoup l'autonomie de la batterie.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/14

Q.1
Q.5
Q.6
Q.7
Q.8
Q.10
Q.11
Q.13
Q.14
Q.15
Q.16
Q.17
Q.18
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Réponses

  • Q.1 La diffraction de la lumière par le fil
  • Q.2 tan⁡θ=L/2D\tan\theta=\dfrac{L/2}{D}, donc θ=L2D\theta=\dfrac{L}{2D}
  • Q.3 L=2λDa=k×1aL=\dfrac{2\lambda D}{a}=k\times\dfrac{1}{a} avec k=2λDk=2\lambda D constante
  • Q.4 Points alignés sur une droite passant par l'origine : proportionnalité
  • Q.5 Coefficient directeur de la droite par l'origine : k≈3,85×10−6 m2k\approx 3{,}85\times 10^{-6}\ \mathrm{m^{2}}
  • Q.6 a=kL=4,8×10−4a=\dfrac{k}{L}=4{,}8\times 10^{-4} m =0,48=0{,}48 mm
  • Q.7 u(a)=0,031u(a)=0{,}031 mm, soit 0,030{,}03 mm
  • Q.8 Quotient =1,0<2=1{,}0<2 : compatible ; le fil convient pour la harpe
  • Q.9 Effet photovoltaïque : un photon absorbé libère un électron du semi-conducteur, mis en mouvement dans le circuit
  • Q.10 η=501 000×0,352=14\eta=\dfrac{50}{1\,000\times 0{,}352}=14 %, conforme à l'annonce
  • Q.11 Δtcharge=18,02,8=6,4\Delta t_{charge}=\dfrac{18{,}0}{2{,}8}=6{,}4 h, possible en une journée d'été, optimiste
  • Q.12 E=uR+ucE=u_{R}+u_{c} et uR=RC ducdtu_{R}=RC\,\dfrac{\mathrm{d}u_{c}}{\mathrm{d}t}, puis division par τ=RC\tau=RC
  • Q.13 A=−E=−5,0A=-E=-5{,}0 V
  • Q.14 Méthode des 63 % (3,163{,}16 V) ou tangente à l'origine : τ≈47 μ\tau\approx 47\ \mus
  • Q.15 C=τR≈2,4×10−8C=\dfrac{\tau}{R}\approx 2{,}4\times 10^{-8} F (24 nF)
  • Q.16 Econd=12CU12≈2,6×10−2E_{cond}=\dfrac{1}{2}CU_{1}^{2}\approx 2{,}6\times 10^{-2} J (26 mJ)
  • Q.17 1,27×1051{,}27\times 10^{5} J par jour, environ 5×1065\times 10^{6} fois l'énergie d'une décharge
  • Q.18 Non : 1 000 frelons coûtent 26 J par jour, 0,02 % de la consommation ; autonomie 6,16{,}1 jours inchangée

Q.1. Le fil est un obstacle de petite dimension, aa de quelques dizaines à quelques centaines de micromètres, éclairé par une onde lumineuse de longueur d'onde λ\lambda inférieure au micromètre : la lumière ne se propage plus en ligne droite derrière lui, elle s'étale de part et d'autre de la direction du faisceau incident. Le phénomène observé sur l'écran est la diffraction de la lumière, et la série de taches est la figure de diffraction du fil. Erreur fréquente : répondre « interférences ». Il n'y a ici qu'un seul obstacle et aucune superposition de deux ondes issues de deux sources : c'est la signature de la diffraction, avec une tache centrale deux fois plus large que les autres.

Q.2. Sur la figure 2, l'angle θ\theta est compté entre le faisceau incident, qui arrive au centre de la tache centrale, et la direction d'UNE extrémité de cette tache. Dans le triangle rectangle formé par le fil, le centre de la tache et cette extrémité, le côté opposé à θ\theta est la demi-largeur L2\dfrac{L}{2} et le côté adjacent est la distance DD : tan⁡θ=L/2D=L2D\tan\theta=\dfrac{L/2}{D}=\dfrac{L}{2D}.

Avec l'approximation des petits angles donnée, tan⁡θ=θ\tan\theta=\theta en radians, donc θ=L2D\theta=\dfrac{L}{2D}. Erreur fréquente : écrire tan⁡θ=LD\tan\theta=\dfrac{L}{D} en prenant toute la largeur de la tache. La figure trace deux angles θ\theta, un de chaque côté : chacun ne voit que la moitié de LL.

Q.3. On égale les deux expressions de θ\theta, celle de la question Q.2 et celle des données : L2D=λa\dfrac{L}{2D}=\dfrac{\lambda}{a}, d'où L=2 λ DaL=\dfrac{2\,\lambda\, D}{a}.

Pour un montage donné, la longueur d'onde λ\lambda (même laser) et la distance DD (écran fixe) ne changent pas d'un fil à l'autre : L=k×1aL=k\times\dfrac{1}{a} avec k=2 λ Dk=2\,\lambda\, D constante. La largeur de la tache centrale est donc proportionnelle à 1a\dfrac{1}{a} : plus le fil est fin, plus la tache est large. Vérification d'unité : k=2λDk=2\lambda D est le produit de deux longueurs, il s'exprime en m2\mathrm{m^{2}}, l'unité que l'énoncé donne plus loin pour kk.

Q.4. Les points de la figure 3 sont alignés, aux incertitudes de mesure près, sur une droite qui passe par l'origine du repère. C'est la représentation d'une fonction linéaire, donc d'une relation de proportionnalité L=k×1aL=k\times\dfrac{1}{a}. Les deux critères se citent tous les deux sur la copie : l'alignement ET le passage par l'origine. Un alignement seul décrirait une fonction affine, qui n'est pas une proportionnalité.

Vérification par le tableau : le produit L×aL\times a, qui doit valoir kk, vaut successivement 3,803{,}80 ; 3,703{,}70 ; 3,953{,}95 ; 3,843{,}84 ; 3,783{,}78 et 4,004{,}00 en 10−6 m210^{-6}\ \mathrm{m^{2}}. Il est constant à 4 % près autour de sa moyenne, 3,85×10−6 m23{,}85\times 10^{-6}\ \mathrm{m^{2}} : les mesures sont compatibles avec le modèle.

Q.5. Méthode : kk est le coefficient directeur de la droite qui passe par l'origine et au plus près des points de mesure. On trace cette droite (voir le graphe du corrigé), puis on lit les coordonnées d'un point de la DROITE, pas d'un point de mesure, choisi loin de l'origine pour réduire l'erreur relative de lecture : la droite passe par le point d'abscisse 1a=20×103 m−1\dfrac{1}{a}=20\times 10^{3}\ \mathrm{m^{-1}} et d'ordonnée L=7,7×10−2L=7{,}7\times 10^{-2} m.

D'où k=L1/a=7,7×10−220×103=3,85×10−6 m2k=\dfrac{L}{1/a}=\dfrac{7{,}7\times 10^{-2}}{20\times 10^{3}}=3{,}85\times 10^{-6}\ \mathrm{m^{2}}, soit k≈3,9×10−6 m2k\approx 3{,}9\times 10^{-6}\ \mathrm{m^{2}} avec deux chiffres significatifs. Selon la droite tracée à la règle, on trouve entre 3,83{,}8 et 3,9×10−6 m23{,}9\times 10^{-6}\ \mathrm{m^{2}} ; la suite de l'énoncé retient 3,85×10−6 m23{,}85\times 10^{-6}\ \mathrm{m^{2}}. Autres méthodes acceptées : une régression linéaire à la calculatrice ou au tableur, ou la moyenne des produits L×aL\times a calculés à la question Q.4.

Erreur fréquente : oublier les puissances de dix portées par les axes, LL en 10−210^{-2} m et 1a\dfrac{1}{a} en 103 m−110^{3}\ \mathrm{m^{-1}}, et annoncer k=0,385k=0{,}385 sans unité.

Q.6. Du modèle L=kaL=\dfrac{k}{a}, on tire a=kLa=\dfrac{k}{L}, avec LL converti en mètres : L=8,0 mm=8,0×10−3L=8{,}0\ \mathrm{mm}=8{,}0\times 10^{-3} m. Donc a=3,85×10−68,0×10−3=4,8×10−4a=\dfrac{3{,}85\times 10^{-6}}{8{,}0\times 10^{-3}}=4{,}8\times 10^{-4} m, soit a=0,48a=0{,}48 mm, avec deux chiffres significatifs comme LL (valeur non arrondie 0,4810{,}481 mm, gardée pour la suite).

Vérification : 1a=2,1×103 m−1\dfrac{1}{a}=2{,}1\times 10^{3}\ \mathrm{m^{-1}} et L=0,80×10−2L=0{,}80\times 10^{-2} m prolongent la droite de la figure 3 vers l'origine, un peu en dessous du premier point d'étalonnage (2,5 ; 1,00)(2{,}5\ ;\ 1{,}00). Le résultat est du même ordre que la valeur affichée sur la bobine, 0,450{,}45 mm.

Q.7. On calcule d'abord les deux incertitudes relatives, sans unité : u(k)k=0,053,85=0,013\dfrac{u(k)}{k}=\dfrac{0{,}05}{3{,}85}=0{,}013, soit 1,3 %, et u(L)L=0,58,0=0,0625\dfrac{u(L)}{L}=\dfrac{0{,}5}{8{,}0}=0{,}0625, soit 6,3 %. Alors u(a)=0,481×0,0132+0,06252=0,481×0,064=0,031u(a)=0{,}481\times\sqrt{0{,}013^{2}+0{,}0625^{2}}=0{,}481\times 0{,}064=0{,}031 mm.

Une incertitude-type s'écrit avec un ou deux chiffres significatifs : u(a)=0,03u(a)=0{,}03 mm, et le résultat de la mesure s'écrit a=0,48a=0{,}48 mm avec u(a)=0,03u(a)=0{,}03 mm. Commentaire : l'incertitude relative sur LL est près de cinq fois celle sur kk ; c'est la mesure à l'écran d'une tache de 8 mm seulement qui limite la précision, pas l'étalonnage. Erreur fréquente : ajouter les incertitudes relatives au lieu de les combiner sous la racine, ou écrire u(L)/Lu(L)/L avec u(L)u(L) en mm et LL en m.

Q.8. Quotient de compatibilité : ∣a−aref∣u(a)=∣0,481−0,45∣0,031=1,0\dfrac{|a-a_{ref}|}{u(a)}=\dfrac{|0{,}481-0{,}45|}{0{,}031}=1{,}0. Ce quotient est inférieur à 2 : l'écart entre la mesure et la valeur affichée est de l'ordre de l'incertitude-type, le résultat de la mesure est compatible avec la valeur de référence aref=0,45a_{ref}=0{,}45 mm (avec les valeurs arrondies, 0,030,03=1\dfrac{0{,}03}{0{,}03}=1, même conclusion).

Conclusion : le diamètre du fil, voisin de 0,45 à 0,48 mm, est bien de l'ordre de grandeur de 0,5 mm exigé pour que les frelons ne voient pas les fils. Ce fil peut être utilisé pour construire la harpe électrique. Erreur fréquente : conclure sur la seule différence 0,48≠0,450{,}48\neq 0{,}45 ; deux valeurs mesurées ne sont jamais rigoureusement égales, c'est l'écart rapporté à l'incertitude-type qui décide.

Q.9. Le phénomène est l'effet photovoltaïque. Un photon absorbé par le matériau semi-conducteur de la cellule, le plus souvent du silicium, lui cède son énergie E=hνE=h\nu ; si cette énergie dépasse l'énergie nécessaire (le gap), un électron est libéré de sa liaison et devient mobile dans le matériau. La structure de la cellule sépare ces électrons des charges positives laissées derrière eux, ce qui crée une tension aux bornes de la cellule et un courant dans le circuit extérieur : l'énergie lumineuse est convertie directement en énergie électrique.

À ne pas confondre avec l'effet photoélectrique étudié sur un métal, où l'électron est arraché et éjecté hors du matériau : dans l'effet photovoltaïque, il reste dans le semi-conducteur et circule dans le circuit.

Q.10. Le rendement est le rapport de la puissance utile, électrique, à la puissance reçue, lumineuse : η=PmPlum=PmE×S\eta=\dfrac{P_{m}}{P_{lum}}=\dfrac{P_{m}}{E\times S}. Surface du panneau, dimensions converties en mètres : S=0,640×0,550=0,352 m2S=0{,}640\times 0{,}550=0{,}352\ \mathrm{m^{2}}. Puissance lumineuse reçue : Plum=1 000×0,352=352P_{lum}=1\,000\times 0{,}352=352 W. Donc η=50352=0,14\eta=\dfrac{50}{352}=0{,}14, soit η=14\eta=14 %.

Commentaire : la valeur mesurée est en accord avec le rendement annoncé de 14 %, valeur courante pour un panneau au silicium. Les 86 % restants de la puissance lumineuse ne sont pas convertis en électricité : ils sont réfléchis ou chauffent le panneau. On a pris pour SS la surface du panneau entier, cadre compris ; la surface utile des cellules est un peu plus petite, donc le rendement des cellules elles-mêmes est un peu supérieur. Erreur fréquente : calculer SS en mm2\mathrm{mm^{2}} (352 000 mm2352\,000\ \mathrm{mm^{2}}) et trouver un rendement absurde.

Q.11. La relation donnée Q=I×ΔtQ=I\times\Delta t, avec QQ en A⋅h\mathrm{A\cdot h}, II en A et Δt\Delta t en h, donne Δtcharge=QbatterieI=18,02,8=6,4\Delta t_{charge}=\dfrac{Q_{batterie}}{I}=\dfrac{18{,}0}{2{,}8}=6{,}4 h, soit environ 6 h 26 min.

Commentaire : c'est moins de la moitié d'une journée d'été, qui dure environ 14 h d'après la partie 3 ; en principe, une seule journée ensoleillée suffit à recharger complètement une batterie vide. L'estimation est cependant optimiste : l'intensité de 2,8 A suppose l'éclairement de plein été, qui n'est atteint qu'en milieu de journée ; une partie du courant alimente aussi la harpe ; et la charge d'une batterie n'a pas un rendement de 100 %. En pratique, la charge complète prend plus longtemps, et plusieurs jours par temps couvert. Cohérence : PmI=502,8=18\dfrac{P_{m}}{I}=\dfrac{50}{2{,}8}=18 V, tension typique d'un panneau prévu pour charger une batterie de 12 V.

Q.12. Interrupteur fermé, le circuit forme une seule maille : générateur, conducteur ohmique et condensateur. Loi des mailles : E=uR+ucE=u_{R}+u_{c}. Loi d'Ohm, uRu_{R} et ii étant fléchés en convention récepteur sur la figure 5 (flèches de sens opposés) : uR=R iu_{R}=R\,i. Pour le condensateur, q=C ucq=C\,u_{c} pour l'armature sur laquelle arrive le courant ii, et i=dqdt=C ducdti=\dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t}=C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{c}}{\mathrm{d}t}.

En remplaçant : E=R C ducdt+ucE=R\,C\,\dfrac{\mathrm{d}u_{c}}{\mathrm{d}t}+u_{c}. En divisant chaque terme par τ=R C\tau=R\,C : ducdt+1τuc=Eτ\dfrac{\mathrm{d}u_{c}}{\mathrm{d}t}+\dfrac{1}{\tau}u_{c}=\dfrac{E}{\tau}, l'équation annoncée.

Q.13. Condition initiale : le condensateur est initialement déchargé et la tension aux bornes d'un condensateur ne subit pas de discontinuité, donc uc(0)=0u_{c}(0)=0. Or la solution donne uc(0)=A e0+E=A+Eu_{c}(0)=A\,e^{0}+E=A+E. D'où A+E=0A+E=0, soit A=−E=−5,0A=-E=-5{,}0 V, et uc(t)=E (1−e−t/τ)u_{c}(t)=E\,(1-e^{-t/\tau}).

Vérification sur la figure 6 : la courbe part bien de 0 et tend vers 5,0 V. Ici la valeur finale EE est déjà dans la forme proposée, c'est la condition initiale qui fixe AA ; ne pas oublier le signe moins.

Q.14. Méthode des 63 % : à la date t=τt=\tau, uc(τ)=E (1−e−1)=0,63×E=0,63×5,0=3,16u_{c}(\tau)=E\,(1-e^{-1})=0{,}63\times E=0{,}63\times 5{,}0=3{,}16 V. On trace l'horizontale uc=3,16u_{c}=3{,}16 V ; elle coupe la courbe en un point dont l'abscisse est τ\tau. Lecture sur la figure 6, où une petite division vaut 20 µs : τ≈47 μ\tau\approx 47\ \mus (une lecture entre 45 et 50 µs est correcte).

Autre méthode : la tangente à la courbe à l'origine coupe l'asymptote uc=E=5,0u_{c}=E=5{,}0 V à la date t=τt=\tau ; elle donne la même valeur aux erreurs de tracé près. Le graphe du corrigé montre les deux constructions. Erreur fréquente : lire τ\tau à la moitié de la valeur finale, 2,5 V, ce qui donne τln⁡2≈33 μ\tau\ln 2\approx 33\ \mus, ou oublier que l'axe est gradué en microsecondes.

Q.15. De τ=R C\tau=R\,C, on tire C=τR=47×10−62,00×103=2,35×10−8C=\dfrac{\tau}{R}=\dfrac{47\times 10^{-6}}{2{,}00\times 10^{3}}=2{,}35\times 10^{-8} F, soit C≈2,4×10−8C\approx 2{,}4\times 10^{-8} F, environ 24 nF, avec deux chiffres significatifs comme la lecture de τ\tau. Erreur fréquente : laisser τ\tau en microsecondes ou RR en kilohms, ce qui fausse CC d'un facteur mille.

Q.16. Le condensateur du module est chargé sous U1=1 500U_{1}=1\,500 V, pas sous les 5,0 V du montage de laboratoire, qui ne servait qu'à mesurer CC. Énergie emmagasinée : Econd=12×C×U12=12×2,35×10−8×(1 500)2=2,6×10−2E_{cond}=\dfrac{1}{2}\times C\times U_{1}^{2}=\dfrac{1}{2}\times 2{,}35\times 10^{-8}\times(1\,500)^{2}=2{,}6\times 10^{-2} J, soit environ 26 mJ. En se déchargeant dans le frelon, le condensateur lui libère cette énergie.

Erreur fréquente : prendre U=E=5,0U=E=5{,}0 V. On trouverait 2,9×10−72{,}9\times 10^{-7} J, quatre-vingt-dix mille fois moins, puisque l'énergie varie comme le carré de la tension : (1 5005,0)2=9,0×104\left(\dfrac{1\,500}{5{,}0}\right)^{2}=9{,}0\times 10^{4}.

Q.17. Les consommations sont données par minute : on convertit les durées en minutes. Jour : 14 h 17 min=14×60+17=85714\ \mathrm{h}\ 17\ \mathrm{min}=14\times 60+17=857 min ; nuit : 9 h 43 min=9×60+43=5839\ \mathrm{h}\ 43\ \mathrm{min}=9\times 60+43=583 min. Vérification : 857+583=1 440857+583=1\,440 min, soit 24 h.

Énergie consommée le jour : 857×98,8=8,47×104857\times 98{,}8=8{,}47\times 10^{4} J ; la nuit : 583×72,1=4,20×104583\times 72{,}1=4{,}20\times 10^{4} J. Sur une journée : Ejourneˊe=8,47×104+4,20×104=1,27×105E_{journée}=8{,}47\times 10^{4}+4{,}20\times 10^{4}=1{,}27\times 10^{5} J.

Comparaison : EjourneˊeEcond=1,27×1052,64×10−2=4,8×106\dfrac{E_{journée}}{E_{cond}}=\dfrac{1{,}27\times 10^{5}}{2{,}64\times 10^{-2}}=4{,}8\times 10^{6}. L'énergie que le module consomme en une journée vaut près de cinq millions de fois celle d'une décharge : l'énergie libérée pour électrocuter un frelon est négligeable devant la consommation propre du module. Erreur fréquente : écrire 14 h 17 min =14,17=14{,}17 h ; c'est 14+1760=14,2814+\dfrac{17}{60}=14{,}28 h.

Q.18. Démarche : comparer l'énergie consacrée chaque jour aux frelons à la consommation journalière du module, qui fixe l'autonomie. Énergie stockée dans la batterie : Qbatterie=18,0 A⋅h=18,0×3 600=6,48×104Q_{batterie}=18{,}0\ \mathrm{A\cdot h}=18{,}0\times 3\,600=6{,}48\times 10^{4} C, et Ebatterie=Q×U=6,48×104×12,0=7,78×105E_{batterie}=Q\times U=6{,}48\times 10^{4}\times 12{,}0=7{,}78\times 10^{5} J.

Sans aucun frelon, l'autonomie vaut EbatterieEjourneˊe=7,78×1051,27×105=6,1\dfrac{E_{batterie}}{E_{journée}}=\dfrac{7{,}78\times 10^{5}}{1{,}27\times 10^{5}}=6{,}1 jours : on retrouve les 6 jours annoncés, entièrement dus à la consommation propre du module.

Pour 1 000 frelons par jour, l'énergie des décharges vaut 1 000×2,6×10−2=261\,000\times 2{,}6\times 10^{-2}=26 J par jour, soit 261,27×105=2×10−4\dfrac{26}{1{,}27\times 10^{5}}=2\times 10^{-4}, c'est-à-dire 0,02 % de la consommation journalière. L'autonomie passerait de 6,137 à 6,136 jours, moins de deux minutes de perdues sur six jours.

Conclusion : le nombre de frelons électrocutés n'influence pas l'autonomie de la batterie, même en pleine invasion ; c'est la consommation du module électronique en fonctionnement et en veille qui la détermine. Hypothèse faite : l'énergie prise à la batterie pour recharger le condensateur est égale à celle libérée dans le frelon. Même avec un rendement de recharge de 50 %, la part des frelons resterait de l'ordre de 0,04 %, et la conclusion ne changerait pas.

246810121416182022242612345678910point lu : (20 ; 7,7)pente k = 7,7×10⁻² / 20×10³k ≈ 3,85×10⁻⁶ m²1/a (10³ m⁻¹)L (10⁻² m)
Q.5 : droite passant par l'origine et au plus près des points, et lecture d'un point de la droite
204060801001201401601802002202402602803001234560,63 × E = 3,16 Vτ ≈ 47 µsasymptote uc = E = 5,0 Vt (µs)uc (V)
Q.14 : méthode des 63 % et tangente à l'origine, τ≈47 μ\tau\approx 47\ \mus

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Exercice 2 : La dépollution par les plantes pour extraire du nickel

5 points Piles et électrolyseOxydo-réduction et titragesRésolution de problème et exploitation de documents

La restauration de la qualité des sols et des eaux grâce aux végétaux, notamment dans les anciens sites industriels, devient une alternative sérieuse à la production de nickel par extraction de minerais. Une nouvelle filière a ainsi vu le jour. Elle récupère des métaux biosourcés comme le nickel grâce à des plantes « hyperaccumulatrices » comme Phyllanthus rufuschaneyi capables d'absorber, accumuler et stocker des quantités importantes de nickel.

Cet exercice traite de la photosynthèse dans une plante, puis de l'extraction du nickel obtenu grâce aux plantes hyperaccumulatrices ainsi que de sa purification par électrolyse, et enfin de son utilisation dans les batteries de trottinettes électriques.

  • 1. Photosynthèse dans la plante
  • Lors de la photosynthèse, les plantes vertes synthétisent des matières organiques. Grâce à l'énergie lumineuse, elles transforment le dioxyde de carbone de l'air et l'eau puisée par le système racinaire, en glucose C6H12O6(aq)\mathrm{C_{6}H_{12}O_{6}(aq)} et en dioxygène.
  • Données : couples oxydant-réducteur : O2(g)/H2O(ℓ)\mathrm{O_{2}(g)/H_{2}O(\ell)} ; CO2(g)/C6H12O6(aq)\mathrm{CO_{2}(g)/C_{6}H_{12}O_{6}(aq)}
  • Q.1. Écrire les demi-équations électroniques associées aux couples oxydant-réducteur mis en jeu lors de la photosynthèse.
  • Q.2. En déduire l'équation de la réaction modélisant la transformation ayant lieu lors de la photosynthèse.
  • Q.3. Nommer la forme d'énergie produite lors de la photosynthèse.
  • 2. Extraction et purification du nickel Ni par électrolyse
  • Après la récolte, les plantes sont calcinées et broyées. Le nickel est alors extrait des cendres obtenues puis purifié. Le pourcentage en masse de nickel peut atteindre 12,7 % d'une plante séchée de Phyllanthus rufuschaneyi.
  • Sur un terrain de 100 m2100\ \mathrm{m^{2}}, jusqu'à 1,0 kg de plante séchée de Phyllanthus rufuschaneyi peut être récolté.
  • Q.4. Déterminer la masse maximale de nickel récupérée sur un terrain de 100 m2100\ \mathrm{m^{2}}.
  • Pour récupérer le nickel solide, on dissout les cendres issues des plantes séchées dans l'eau et on obtient une solution aqueuse qui contient des ions Ni2+(aq)\mathrm{Ni^{2+}(aq)}.
  • On effectue une électrolyse permettant de déposer le nickel sur une électrode afin d'obtenir du nickel de grande pureté.
  • Pour ce faire, la cuve à électrolyse contient une solution aqueuse acidifiée contenant les ions nickel Ni2+(aq)\mathrm{Ni^{2+}(aq)} et deux électrodes inattaquables. L'une est en titane et l'autre en carbone.
  • Données :
    - Charge électrique élémentaire : e=1,6×10−19e=1{,}6\times 10^{-19} C ;
    - Constante d'Avogadro : NA=6,02×1023 mol−1N_{A}=6{,}02\times 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}} ;
    - Constante de Faraday : F=NA×e=96 500 C⋅mol−1F=N_{A}\times e=96\,500\ \mathrm{C\cdot mol^{-1}} ;
    - Masse molaire atomique du nickel (Ni) : M(Ni)=58,7 g⋅mol−1M(\mathrm{Ni})=58{,}7\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    - Relation entre la capacité QQ, l'intensité II et la durée d'utilisation Δt\Delta t d'une pile Q=I⋅ΔtQ=I\cdot\Delta t.
  • La cuve à électrolyse est représentée dans le montage suivant :
  • Cuve à électrolyse posée sur un agitateur magnétique, avec un barreau aimanté au fond, remplie d'une solution aqueuse d'ions nickel acidifiée. Deux électrodes y plongent : à gauche l'électrode de titane, reliée par l'ampèremètre A à la borne + du générateur G ; à droite l'électrode de carbone, reliée à la borne − du générateur.
    Figure 1. Schéma du montage
  • Sous l'effet d'un courant électrique, les ions nickel Ni2+(aq)\mathrm{Ni^{2+}(aq)} se transforment en nickel métallique à l'une des électrodes, selon la réaction électrochimique d'équation : Ni2+(aq)+2e−→Ni(s)\mathrm{Ni^{2+}(aq)+2e^{-}\rightarrow Ni(s)}
  • Q.5. Indiquer s'il s'agit d'une réaction d'oxydation ou de réduction.
  • Q.6. Reproduire un schéma simplifié du montage de la figure 1 et indiquer sur ce schéma :
    - le sens de déplacement des électrons ;
    - le sens conventionnel du courant électrique ;
    - le dépôt de nickel.
  • L'électrolyseur est parcouru par un courant électrique constant d'intensité I=2,0I=2{,}0 A. On supposera qu'il n'y a pas de réactions parasites aux électrodes.
  • Q.7. Déterminer la durée de l'électrolyse permettant de purifier 1,3×1021{,}3\times 10^{2} g de nickel.
  • Q.8. Commenter la durée de l'électrolyse. Proposer une solution pour réduire cette durée.
  • Ce procédé permet d'obtenir du nickel pur à 99,9 % adapté aux applications industrielles.
  • 3. Utilisation dans les batteries de trottinettes électriques
  • Les batteries utilisées dans les trottinettes électriques sont en majorité des batteries lithium-ion type NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt) : elles présentent un bon équilibre entre la performance et le coût.
  • On s'intéressera à une batterie Li-NMC 622 dont une électrode contient 60 % de nickel, 20 % de manganèse et 20 % de cobalt en masse.
  • Données :
    - Schéma d'une cellule de la batterie :
  • Schéma d'une cellule de batterie : à gauche l'électrode reliée à la borne +, en rouge, formée de nickel (la plus grande part), de cobalt et de manganèse ; à droite l'électrode reliée à la borne −, en noir ; entre les deux, un séparateur en pointillés et des ions Li+ de part et d'autre.
  • - Masse totale de l'électrode contenant du nickel meˊlectrode=0,53m_{\text{électrode}}=0{,}53 kg ;
    - 1 hectare (ha) : 1 ha=1,0×104 m21\ \mathrm{ha}=1{,}0\times 10^{4}\ \mathrm{m^{2}}.
  • On estime les pertes à 45 % en nickel, suite aux trois étapes de l'extraction à la purification.
  • Q.9. Calculer, en s'appuyant sur le résultat obtenu à la question Q4, le nombre de batteries qu'il serait possible de produire avec le nickel extrait à partir des plantes séchées, en supposant de pouvoir effectuer une récolte sur 1 millier d'hectares. Commenter.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.

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Q.3
Q.4
Q.5
Q.7
Q.9
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Réponses

  • Q.1 O2+4H++4e−=2H2O\mathrm{O_{2}+4H^{+}+4e^{-}=2H_{2}O} ; 6CO2+24H++24e−=C6H12O6+6H2O\mathrm{6CO_{2}+24H^{+}+24e^{-}=C_{6}H_{12}O_{6}+6H_{2}O}
  • Q.2 6CO2+6H2O→C6H12O6+6O2\mathrm{6CO_{2}+6H_{2}O\rightarrow C_{6}H_{12}O_{6}+6O_{2}}
  • Q.3 L'énergie chimique (stockée dans le glucose)
  • Q.4 m(Ni)=0,127×1,0=0,13m(\mathrm{Ni})=0{,}127\times 1{,}0=0{,}13 kg =1,3×102=1{,}3\times 10^{2} g
  • Q.5 Une réduction (gain de deux électrons)
  • Q.6 Courant : de la borne + vers le titane, puis du carbone vers la borne − ; électrons en sens inverse dans les fils ; dépôt de nickel sur le carbone (cathode)
  • Q.7 Δt=2 m FM I=2,1×105\Delta t=\dfrac{2\,m\,F}{M\,I}=2{,}1\times 10^{5} s, environ 59 h
  • Q.8 Très long (deux jours et demi) ; augmenter l'intensité, avec des électrodes plus grandes
  • Q.9 0,55×1,27×1040,60×0,53≈2,2×104\dfrac{0{,}55\times 1{,}27\times 10^{4}}{0{,}60\times 0{,}53}\approx 2{,}2\times 10^{4} batteries pour 1 000 ha : peu, un complément à la mine

Q.1. Une demi-équation s'équilibre dans l'ordre : les éléments autres que H et O, puis l'oxygène avec des molécules d'eau, l'hydrogène avec des ions H+\mathrm{H^{+}}, enfin les charges avec des électrons.

Couple O2/H2O\mathrm{O_{2}/H_{2}O} : O2(g)+4H+(aq)+4e−=2H2O(ℓ)\mathrm{O_{2}(g)+4H^{+}(aq)+4e^{-}=2H_{2}O(\ell)}.

Couple CO2/C6H12O6\mathrm{CO_{2}/C_{6}H_{12}O_{6}} : six CO2\mathrm{CO_{2}} pour les six atomes de carbone du glucose ; à gauche 12 atomes d'oxygène, dans le glucose 6, donc 6 H2O6\,\mathrm{H_{2}O} à droite ; à droite 12+12=2412+12=24 atomes d'hydrogène, donc 24 H+24\,\mathrm{H^{+}} à gauche ; enfin 24 électrons pour équilibrer les charges : 6CO2(g)+24H+(aq)+24e−=C6H12O6(aq)+6H2O(ℓ)\mathrm{6CO_{2}(g)+24H^{+}(aq)+24e^{-}=C_{6}H_{12}O_{6}(aq)+6H_{2}O(\ell)}. Vérification : 6 C, 12 O et 24 H de chaque côté, charge nulle des deux côtés.

Q.2. La photosynthèse produit du dioxygène et du glucose. Le dioxygène vient de l'eau, qui est oxydée : 2H2O=O2+4H++4e−\mathrm{2H_{2}O=O_{2}+4H^{+}+4e^{-}} ; le glucose vient du dioxyde de carbone, qui est réduit. Les électrons cédés par l'eau doivent être exactement ceux que capte le dioxyde de carbone : on multiplie la première demi-équation par 6 pour avoir 24 électrons de chaque côté.

12H2O=6O2+24H++24e−\mathrm{12H_{2}O=6O_{2}+24H^{+}+24e^{-}} et 6CO2+24H++24e−=C6H12O6+6H2O\mathrm{6CO_{2}+24H^{+}+24e^{-}=C_{6}H_{12}O_{6}+6H_{2}O}. En additionnant et en simplifiant les 24 électrons, les 24 ions H+\mathrm{H^{+}} et six molécules d'eau présentes des deux côtés : 6CO2(g)+6H2O(ℓ)→C6H12O6(aq)+6O2(g)\mathrm{6CO_{2}(g)+6H_{2}O(\ell)\rightarrow C_{6}H_{12}O_{6}(aq)+6O_{2}(g)}.

Vérification : 6 C, 18 O et 12 H de chaque côté. Erreur fréquente : laisser des électrons ou des ions H+\mathrm{H^{+}} dans l'équation bilan, ou garder 12H2O\mathrm{12H_{2}O} à gauche et 6H2O\mathrm{6H_{2}O} à droite sans simplifier.

Q.3. La photosynthèse convertit l'énergie lumineuse absorbée par la plante en énergie chimique, stockée dans le glucose formé (et libérée plus tard par la respiration ou la combustion, qui sont la réaction inverse). La forme d'énergie produite est l'énergie chimique.

Q.4. La masse de nickel est le pourcentage massique appliqué à la masse de plante séchée : m(Ni)=12,7100×1,0=0,127m(\mathrm{Ni})=\dfrac{12{,}7}{100}\times 1{,}0=0{,}127 kg, soit m(Ni)=1,3×102m(\mathrm{Ni})=1{,}3\times 10^{2} g sur un terrain de 100 m2100\ \mathrm{m^{2}}. C'est une valeur maximale, puisque la teneur de 12,7 % et la récolte de 1,0 kg sont toutes deux des maxima. On retrouve la masse que la question Q.7 propose de purifier.

Q.5. Les ions Ni2+\mathrm{Ni^{2+}} captent deux électrons : un gain d'électrons est une réduction (une oxydation est une perte d'électrons). La réduction a lieu à l'électrode appelée cathode.

Q.6. On repère d'abord les pôles du générateur G : sa borne + est reliée, à travers l'ampèremètre A, à l'électrode de titane ; sa borne − est reliée à l'électrode de carbone. Le schéma simplifié ci-dessous garde le générateur, les deux électrodes et la cuve.

Sens conventionnel du courant : il sort du générateur par la borne +, parcourt le fil jusqu'à l'électrode de titane, traverse la solution, puis revient de l'électrode de carbone vers la borne −. Sens de déplacement des électrons : dans les fils seulement, en sens inverse du courant ; ils sortent du générateur par la borne −, arrivent sur l'électrode de carbone, et partent de l'électrode de titane vers la borne +. Dans la solution, le courant est porté par les ions, pas par des électrons.

Dépôt de nickel : la réduction Ni2++2e−→Ni\mathrm{Ni^{2+}+2e^{-}\rightarrow Ni} consomme des électrons, elle a donc lieu là où ils arrivent, sur l'électrode de carbone, reliée à la borne −, qui est la cathode. Le nickel se dépose sur l'électrode de carbone. À l'électrode de titane, inattaquable et reliée à la borne +, l'anode, a lieu une oxydation, celle de l'eau en dioxygène dans cette solution acidifiée. Erreur fréquente : placer le dépôt sur l'électrode reliée à la borne +, par analogie avec une pile où la cathode est le pôle + ; dans un électrolyseur, c'est le générateur qui impose le sens, et la cathode est reliée à sa borne −.

Q.7. Méthode : relier la masse de nickel à la charge électrique par les quantités de matière. Quantité de nickel : n(Ni)=mM(Ni)=1,3×10258,7=2,21n(\mathrm{Ni})=\dfrac{m}{M(\mathrm{Ni})}=\dfrac{1{,}3\times 10^{2}}{58{,}7}=2{,}21 mol. D'après la demi-équation Ni2++2e−→Ni\mathrm{Ni^{2+}+2e^{-}\rightarrow Ni}, il faut deux moles d'électrons par mole de nickel déposé : n(e−)=2 n(Ni)=4,43n(e^{-})=2\,n(\mathrm{Ni})=4{,}43 mol.

Charge électrique correspondante : Q=n(e−)×F=4,43×96 500=4,27×105Q=n(e^{-})\times F=4{,}43\times 96\,500=4{,}27\times 10^{5} C. Durée, à intensité constante : Δt=QI=4,27×1052,0=2,1×105\Delta t=\dfrac{Q}{I}=\dfrac{4{,}27\times 10^{5}}{2{,}0}=2{,}1\times 10^{5} s, soit environ 59 h, près de deux jours et demi d'électrolyse continue. Relation littérale à retenir : Δt=2 m FM(Ni) I\Delta t=\dfrac{2\,m\,F}{M(\mathrm{Ni})\,I}.

Erreur fréquente : oublier le facteur 2 des électrons, ce qui donne une durée deux fois trop courte, ou multiplier par ee au lieu de FF : la constante de Faraday est la charge d'une MOLE d'électrons.

Q.8. Près de 60 heures d'électrolyse sans interruption pour purifier 130 g de nickel, la récolte maximale d'un terrain de 100 m2100\ \mathrm{m^{2}} : c'est long, et l'énergie électrique consommée pendant tout ce temps pèse sur le coût du nickel obtenu.

La durée est inversement proportionnelle à l'intensité, Δt=2 m FM(Ni) I\Delta t=\dfrac{2\,m\,F}{M(\mathrm{Ni})\,I} : pour la réduire, on augmente l'intensité du courant. Avec I=20I=20 A, elle tombe à environ 6 h. Pour que cette intensité reste supportable par le dispositif, on prend des électrodes de plus grande surface ; on peut aussi répartir la solution dans plusieurs cuves qui fonctionnent en même temps.

Q.9. Démarche : masse de nickel récoltée sur 1 000 hectares, puis masse restant après les pertes, puis masse de nickel contenue dans une batterie, enfin le quotient des deux.

1. Surface : 1 millier d'hectares, c'est 1 000 ha=1 000×1,0×104=1,0×107 m21\,000\ \mathrm{ha}=1\,000\times 1{,}0\times 10^{4}=1{,}0\times 10^{7}\ \mathrm{m^{2}}, soit 1,0×107100=1,0×105\dfrac{1{,}0\times 10^{7}}{100}=1{,}0\times 10^{5} terrains de 100 m2100\ \mathrm{m^{2}}.

2. Nickel récolté au maximum, avec 0,127 kg par terrain de 100 m2100\ \mathrm{m^{2}} (question Q.4) : 1,0×105×0,127=1,27×1041{,}0\times 10^{5}\times 0{,}127=1{,}27\times 10^{4} kg, soit 12,7 tonnes.

3. Pertes de 45 % sur l'ensemble des trois étapes : il en reste 55 %, soit 0,55×1,27×104=6,99×1030{,}55\times 1{,}27\times 10^{4}=6{,}99\times 10^{3} kg de nickel pur.

4. Nickel dans une batterie : l'électrode de 0,53 kg contient 60 % de nickel en masse, 0,60×0,53=0,3180{,}60\times 0{,}53=0{,}318 kg par batterie.

5. Nombre de batteries : N=6,99×1030,318=2,2×104N=\dfrac{6{,}99\times 10^{3}}{0{,}318}=2{,}2\times 10^{4}, soit environ 22 000 batteries.

Commentaire : il faut cultiver 1,0×107 m21{,}0\times 10^{7}\ \mathrm{m^{2}}, soit 10 km², pour fournir le nickel d'environ 22 000 batteries de trottinettes, et c'est une estimation haute, faite avec la teneur et le rendement de récolte maximaux. À l'échelle d'un marché qui se compte en millions de batteries, c'est peu : la phytoextraction ne remplace pas l'extraction minière. Elle la complète en valorisant des sols pollués ou d'anciens sites miniers impropres à l'agriculture, qu'elle dépollue en même temps.

Pièges : appliquer les 45 % de pertes trois fois, alors que le sujet les donne pour l'ensemble des trois étapes ; oublier que seuls 60 % de l'électrode sont du nickel ; ou confondre l'hectare (104 m210^{4}\ \mathrm{m^{2}}) et le terrain de 100 m2100\ \mathrm{m^{2}} de la question Q.4.

G+−Ie⁻e⁻IIdépôt de nickeltitane : anodecarbone : cathode
Q.6 : schéma simplifié, sens du courant II et des électrons, dépôt de nickel sur la cathode

Exercice 3 : Analyse d'un comprimé

4 points Acide-base, pKa et titragesChimie organique et synthèseAvancement et dosagesRésolution de problème et exploitation de documents

D'après des travaux de recherche menés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), on estime qu'un médicament sur dix en circulation dans le monde n'a pas la qualité attendue.

Cet exercice s'intéresse successivement à l'identification et au dosage du principe actif contenu dans un médicament d'aspirine 500 mg intercepté par les douanes.

  • 1. Identification du principe actif
  • La formule topologique de la molécule d'aspirine est donnée ci-dessous :
  • Formule topologique de l'aspirine : un cycle benzénique qui porte, sur deux carbones voisins, d'une part un carbone doublement lié à un oxygène et lié à un groupe OH, d'autre part un oxygène lié à un carbone qui porte un oxygène doublement lié et un groupe méthyle.
  • Q.1. Recopier la formule topologique de la molécule sur la copie. Entourer les groupes caractéristiques de la molécule puis nommer la famille fonctionnelle associée à chaque groupe.
  • Pour vérifier la nature de l'espèce chimique contenue dans un comprimé, différents contrôles sont effectués parmi lesquels une analyse par spectroscopie infrarouge (IR).
  • Données :
  • Liaisonσ\sigma (cm−1\mathrm{cm^{-1}})Intensité
    O – H alcool3200 – 3400Forte et large
    O – H acide carboxylique2500 – 3200Forte à moyenne, large
    C = O ester1700 – 1740Forte et fine
    C = O aldéhyde1720 – 1740Forte et fine
    C = O cétone1705 – 1725Forte et fine
    C = O acide carboxylique1680 – 1710Forte et fine
    Table des bandes d'absorption IR
  • Le spectre d'absorption IR de l'échantillon est représenté ci-dessous :
  • Spectre IR, transmittance de 0 à 1 en fonction du nombre d'ondes de 4 000 à environ 650 cm⁻¹ : une bande large et forte d'environ 3 300 à 2 500 cm⁻¹, de transmittance minimale voisine de 0,45 autour de 2 900 cm⁻¹ ; deux bandes fines et intenses vers 1 750 cm⁻¹ (transmittance 0,12) et vers 1 690 cm⁻¹ (0,06) ; de nombreuses bandes en dessous de 1 600 cm⁻¹.
    D'après webbook.nist.gov
  • Q.2. Justifier que le spectre de l'échantillon analysé peut correspondre à celui de l'aspirine.
  • 2. Titrage avec suivi pH-métrique du principe actif contenu dans le comprimé saisi
  • On prépare V=500,0V=500{,}0 mL d'une solution S en dissolvant complètement le comprimé d'aspirine saisi et son principe actif noté AH dans de l'eau distillée.
  • On prélève un échantillon de volume Va=20,0V_{a}=20{,}0 mL de cette solution S pour le titrer par une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium de concentration apportée : Cb=1,00×10−2 mol⋅L−1C_{b}=1{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • On dispose de fioles jaugées (50,0 mL ; 100,0 mL ; 200,0 mL) et de pipettes jaugées (1,0 mL ; 2,0 mL ; 10,0 mL ; 25,0 mL).
  • La solution titrante d'hydroxyde de sodium de concentration en quantité de matière Cb=1,00×10−2 mol⋅L−1C_{b}=1{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} a été préparée à partir d'une solution de concentration C0=5,00×10−2 mol⋅L−1C_{0}=5{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • Q.3. Sélectionner, parmi la verrerie disponible, celle qui est utilisée pour effectuer la dilution de la solution titrante d'hydroxyde de sodium de concentration Cb=1,00×10−2 mol⋅L−1C_{b}=1{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}. Justifier la réponse.
  • Q.4. Écrire l'équation de la réaction support du titrage entre l'ion hydroxyde et l'aspirine. On utilisera la notation AH pour désigner l'aspirine.
  • Q.5. Définir l'équivalence d'un titrage.
  • Donnée :
  • Courbe du pH (en noir, axe de gauche de 0 à 11) et de sa dérivée dpH/dV (en bleu, axe de droite de 0 à 3,9) en fonction du volume de soude versé, de 0 à 20 mL : le pH part de 3,1, monte lentement jusqu'à 4,5 vers 7 mL, fait un saut entre 8 et 10 mL puis se stabilise vers 11. La dérivée présente un pic étroit dont le maximum est vers 8,8 mL.
    Courbe de suivi pH-métrique de la solution S
  • Q.6. Déterminer la valeur du volume à l'équivalence en précisant la méthode utilisée.
  • La pharmacopée européenne admet une limite de ± 15 % de la masse affichée pour commercialiser un médicament.
  • Donnée :
    - Masse molaire de l'aspirine : M(aspirine)=180,2 g⋅mol−1M(\text{aspirine})=180{,}2\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}
  • Q.7. Vérifier, à l'aide du résultat du dosage pH-métrique, si les comprimés d'aspirine interceptés par les douanes sont commercialisables.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.

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Q.3
Q.6
Q.7
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Réponses

  • Q.1 Groupe carboxyle : acide carboxylique ; groupe ester : ester
  • Q.2 Bande large 2 500 à 3 200 cm−1\mathrm{cm^{-1}} (O–H acide) et deux C=O vers 1 750 (ester) et 1 690 cm−1\mathrm{cm^{-1}} (acide) : compatible
  • Q.3 Facteur 5 : pipette jaugée de 10,0 mL et fiole jaugée de 50,0 mL
  • Q.4 AH(aq)+HO−(aq)→A−(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{AH(aq)+HO^{-}(aq)\rightarrow A^{-}(aq)+H_{2}O(\ell)}
  • Q.5 Réactifs titré et titrant introduits dans les proportions stœchiométriques : changement de réactif limitant
  • Q.6 Maximum de dpHdV\dfrac{\mathrm{dpH}}{\mathrm{d}V} : VE=8,8V_{E}=8{,}8 mL
  • Q.7 m=25 CbVE M≈396m=25\,C_{b}V_{E}\,M\approx 396 mg, hors de [425 ; 575][425\ ;\ 575] mg : non commercialisables

Q.1. La molécule porte deux groupes caractéristiques, à entourer chacun. À droite, le carbone lié au cycle qui porte à la fois un oxygène doublement lié et un groupe −OH-\mathrm{OH} : c'est le groupe carboxyle −COOH-\mathrm{COOH}, de la famille des acides carboxyliques. En haut, le carbone doublement lié à un oxygène et simplement lié à un second oxygène, lui-même lié à un carbone du cycle : c'est le groupe ester −O−C(=O)−-\mathrm{O}-\mathrm{C}(=\mathrm{O})-, de la famille des esters. On entoure donc l'ensemble C(=O)OH\mathrm{C(=O)OH} d'une part, l'ensemble O−C(=O)\mathrm{O-C(=O)} d'autre part, l'oxygène du cycle compris.

Erreur fréquente : voir un alcool dans le −OH-\mathrm{OH} et une cétone dans le C=O\mathrm{C=O}. Un −OH-\mathrm{OH} porté par un carbone qui porte aussi un =O=\mathrm{O} fait partie du groupe carboxyle ; un C=O\mathrm{C=O} dont le carbone est lié à un oxygène est un ester, pas une cétone. Le cycle benzénique n'est pas un groupe caractéristique. L'aspirine, ou acide acétylsalicylique, est à la fois un acide et un ester, ce que son nom dit.

Q.2. Méthode : repérer les bandes caractéristiques du spectre, les attribuer avec la table, puis vérifier qu'elles correspondent aux groupes de l'aspirine trouvés à la question Q.1, un groupe carboxyle et un groupe ester.

Une bande large et forte s'étend d'environ 3 300 à 2 500 cm−1\mathrm{cm^{-1}}, de transmittance minimale voisine de 0,45 autour de 2 900 cm−1\mathrm{cm^{-1}} : c'est la liaison O–H d'un acide carboxylique (2 500 à 3 200 cm−1\mathrm{cm^{-1}}, forte à moyenne, large). Il n'y a pas, au-dessus, de bande distincte entre 3 200 et 3 400 cm−1\mathrm{cm^{-1}} qui signerait un O–H d'alcool.

Deux bandes fines et intenses se détachent vers 1 750 cm−1\mathrm{cm^{-1}} et vers 1 690 cm−1\mathrm{cm^{-1}} : la molécule contient deux liaisons C=O différentes. Celle vers 1 690 cm−1\mathrm{cm^{-1}} est dans la plage du C=O d'un acide carboxylique (1 680 à 1 710) ; celle vers 1 750 cm−1\mathrm{cm^{-1}}, à la limite haute de la plage du C=O d'un ester (1 700 à 1 740) compte tenu de la précision de lecture sur un axe gradué tous les 500 cm−1\mathrm{cm^{-1}}, est le C=O de l'ester.

Le spectre présente donc les signatures attendues pour l'aspirine : un O–H d'acide carboxylique et deux C=O distincts, d'acide et d'ester. Il peut correspondre à celui de l'aspirine. Il ne suffit pas à l'identifier avec certitude : il faudrait comparer toute la zone située sous 1 500 cm−1\mathrm{cm^{-1}} au spectre d'une aspirine de référence, d'où la formulation « peut correspondre » de l'énoncé.

Q.3. Lors d'une dilution, la quantité de soluté prélevée se retrouve dans la solution fille : C0×Vpreˊleveˊ=Cb×VfioleC_{0}\times V_{prélevé}=C_{b}\times V_{fiole}. Le facteur de dilution vaut F=C0Cb=5,00×10−21,00×10−2=5,00F=\dfrac{C_{0}}{C_{b}}=\dfrac{5{,}00\times 10^{-2}}{1{,}00\times 10^{-2}}=5{,}00, et il est égal à VfioleVpreˊleveˊ\dfrac{V_{fiole}}{V_{prélevé}}.

Parmi la verrerie disponible, seul le couple pipette jaugée de 10,0 mL et fiole jaugée de 50,0 mL donne un rapport de 5 : 50,010,0=5,00\dfrac{50{,}0}{10{,}0}=5{,}00. Les autres associations donnent 2, 4, 8, 10, 20, 25 ou davantage. On prélève 10,0 mL de la solution mère à la pipette jaugée, on les verse dans la fiole jaugée de 50,0 mL, on complète avec de l'eau distillée jusqu'au trait de jauge et on homogénéise. La verrerie jaugée est celle qui garantit la précision de la concentration d'une solution titrante. Erreur fréquente : prendre la fiole de 100,0 mL avec la pipette de 10,0 mL, ce qui dilue dix fois.

Q.4. L'aspirine AH réagit par son groupe carboxyle avec l'ion hydroxyde, base forte : AH(aq)+HO−(aq)→A−(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{AH(aq)+HO^{-}(aq)\rightarrow A^{-}(aq)+H_{2}O(\ell)}. Les couples mis en jeu sont AH/A−\mathrm{AH/A^{-}} et H2O/HO−\mathrm{H_{2}O/HO^{-}}. La simple flèche traduit une réaction considérée comme totale ; elle est aussi rapide et unique, les trois qualités d'une réaction support de titrage.

Q.5. L'équivalence d'un titrage est l'état du système dans lequel le réactif titré et le réactif titrant ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de l'équation de la réaction support : il y a changement de réactif limitant. Ici, avec des coefficients égaux à 1, à l'équivalence n(AH)initiale=n(HO−)verseˊe=Cb×VEn(\mathrm{AH})_{initiale}=n(\mathrm{HO^{-}})_{versée}=C_{b}\times V_{E}.

Q.6. Méthode de la dérivée : le volume à l'équivalence est l'abscisse du maximum de la courbe dpHdV\dfrac{\mathrm{dpH}}{\mathrm{d}V}, tracée en bleu, qui correspond au point d'inflexion du saut de pH. Le pic culmine vers 8,8 mL : VE=8,8V_{E}=8{,}8 mL. Une lecture entre 8,7 et 9,0 mL est acceptable avec ce quadrillage.

Méthode des tangentes parallèles, qui la confirme : on trace deux tangentes à la courbe de pH, parallèles entre elles, de part et d'autre du saut, puis la parallèle équidistante, qui coupe la courbe au point d'équivalence ; on retrouve environ 8,8 mL. Le pH au point d'équivalence, voisin de 8, est supérieur à 7 : c'est cohérent avec le titrage d'un acide faible par une base forte.

Q.7. Démarche : de VEV_{E} à la quantité d'aspirine dans la prise d'essai, puis dans le comprimé entier, puis à la masse, à comparer à l'intervalle admis par la pharmacopée.

1. À l'équivalence (question Q.5) : n(AH)titreˊe=Cb×VE=1,00×10−2×8,8×10−3=8,8×10−5n(\mathrm{AH})_{titrée}=C_{b}\times V_{E}=1{,}00\times 10^{-2}\times 8{,}8\times 10^{-3}=8{,}8\times 10^{-5} mol dans la prise d'essai Va=20,0V_{a}=20{,}0 mL.

2. Le comprimé entier est dissous dans V=500,0V=500{,}0 mL, soit 500,020,0=25\dfrac{500{,}0}{20{,}0}=25 fois le volume titré : n(AH)comprimeˊ=25×8,8×10−5=2,2×10−3n(\mathrm{AH})_{comprimé}=25\times 8{,}8\times 10^{-5}=2{,}2\times 10^{-3} mol.

3. Masse d'aspirine dans le comprimé : m=n×M=2,2×10−3×180,2=0,396m=n\times M=2{,}2\times 10^{-3}\times 180{,}2=0{,}396 g, soit environ 396 mg, 4,0×1024{,}0\times 10^{2} mg avec deux chiffres significatifs.

4. La pharmacopée admet 15 % d'écart autour des 500 mg affichés : de 500×0,85=425500\times 0{,}85=425 mg à 500×1,15=575500\times 1{,}15=575 mg. Or 396 mg est inférieur à 425 mg : le comprimé contient environ 21 % de principe actif en moins que la masse annoncée.

Conclusion : les comprimés interceptés par les douanes ne sont pas commercialisables. La conclusion ne dépend pas de la précision de la lecture : pour atteindre 425 mg, il faudrait VE=9,4V_{E}=9{,}4 mL, loin du pic de la dérivée ; une lecture à 9,0 mL donne encore 405 mg.

Erreurs fréquentes : oublier le facteur 25 entre la prise d'essai et la solution S, ce qui donne 16 mg, absurde pour un comprimé de 500 mg ; ou comparer la masse trouvée à 500 mg sans construire l'intervalle de tolérance de ±15 %.

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