Exercice 1 : Étude d'une harpe électrique au service des abeilles domestiques
11 points Le dipôle RC : charge, décharge et constante de tempsOndes, Doppler et interférencesMesure, incertitudes et chiffres significatifsL'effet photoélectrique : photon, seuil et cellule photovoltaïque
Depuis quelques années, les apiculteurs sont confrontés à l'invasion de frelons asiatiques, qui s'attaquent aux abeilles de leur rucher. Pour s'en protéger, ils peuvent placer à proximité de la ruche une harpe électrique (figure 1) alimentée par un panneau solaire. Au contact de deux fils de la harpe, le frelon s'électrocute puis se noie dans un bac d'eau disposé en dessous de la harpe.
Figure 1. Harpe électrique - Cet exercice étudie la taille du fil en inox présent sur la harpe, le système d'alimentation de la harpe et le module électrique permettant de créer les décharges électriques neutralisant les frelons asiatiques.
- 1. Taille du fil en inox présent sur la harpe
- La harpe électrique est composée de fils en inox verticaux espacés de 2,7 cm, largeur suffisante pour laisser passer les abeilles, mais pas les frelons asiatiques. Néanmoins, pour ne pas être vus par les frelons, les fils doivent avoir un diamètre maximum de l'ordre de grandeur de 0,5 mm.
- Pour s'assurer de la valeur du diamètre d'un fil affichée à 0,45 mm sur une bobine pressentie pour fabriquer une harpe électrique, on utilise le dispositif schématisé sur la figure 2. Un fil de diamètre est positionné sur le trajet d'un faisceau laser de longueur d'onde et un écran est placé à une distance du fil. Une série de taches lumineuses apparaît sur l'écran.
Figure 2. Schéma du montage expérimental - La largeur de la tache lumineuse centrale est directement mesurée sur l'écran. Les extrémités de cette tache centrale sont repérées par un angle défini par rapport à la direction du faisceau incident et celle du faisceau émergent.
- Données :
Pour des angles très petits (exprimés en radians) :
- ;
- l'angle dépend de la longueur d'onde du laser et du diamètre du fil : . - Q.1. Nommer le phénomène physique observé sur l'écran.
- Q.2. Exprimer l'angle caractéristique en fonction de la largeur de la tache centrale et de la distance , à l'aide de la figure 2 et en utilisant l'approximation des petits angles.
- Q.3. En déduire la relation qui donne la largeur de la tache centrale en fonction de la longueur d'onde , du diamètre du fil et de la distance entre le fil et l'écran. Montrer qu'il y a proportionnalité entre et .
- Pour déterminer précisément la valeur du diamètre du fil pressenti pour fabriquer la harpe, on réalise un étalonnage à l'aide de six fils calibrés de diamètre connu. Pour chacun d'eux, on mesure la largeur de la tache centrale observée sur l'écran. On obtient le tableau de mesures suivant :
(m) 40 50 100 120 280 400 (cm) 9,50 7,40 3,95 3,20 1,35 1,00 - On trace le graphe :
Figure 3. Représentation graphique de en fonction de - Q.4. Justifier que les résultats expérimentaux de la figure 3 sont compatibles avec la modélisation où est une constante.
- Q.5. Déterminer la valeur de en précisant la méthode utilisée.
- Une modélisation de la série de mesures permet d'obtenir et .
- Le montage expérimental de la figure 2 est utilisé avec le fil dont on cherche à vérifier le diamètre . La mesure de la largeur de la tache centrale pour ce fil est mm avec une incertitude-type mm.
- Q.6. Calculer la valeur du diamètre de ce fil à partir de la modélisation.
- L'incertitude-type sur la valeur du diamètre expérimental du fil est donnée, dans les conditions de la série de mesures, par la relation suivante : .
- Pour décider de la compatibilité du résultat d'une mesure avec une valeur de référence, on peut utiliser le quotient où est la valeur mesurée, la valeur de référence et l'incertitude-type associée à la valeur mesurée .
- Q.7. Calculer la valeur de l'incertitude-type associée à la valeur expérimentale de .
- Q.8. Vérifier que le résultat de la mesure est compatible avec la valeur de référence affichée sur la bobine ( mm). Conclure quant à l'usage ou non de ce fil pour construire une harpe électrique.
- 2. Alimentation électrique de la harpe : le panneau solaire
- Associé à une batterie, un panneau solaire photovoltaïque alimente électriquement la harpe. Le panneau solaire est constitué de cellules photovoltaïques qui convertissent l'énergie lumineuse en énergie électrique. On se propose de vérifier les performances du panneau photovoltaïque alimentant la harpe et la batterie.
- Données :
- Panneau solaire photovoltaïque :
• dimensions : 640 mm x 550 mm ;
• puissance lumineuse reçue : avec l'éclairement en et la surface utile du convertisseur en ;
• rendement annoncé : 14 %.
- Éclairement moyen au cours de l'été (période d'invasion du frelon asiatique) sur le rucher où est placée la harpe : ;
- Capacité de la batterie : .
- Relation entre la capacité (ou quantité d'électricité transférée) (en ) et la durée de transfert (en h), pour une intensité électrique (en A) : . - Afin de vérifier le rendement du panneau photovoltaïque, on réalise le montage électrique suivant :
Figure 4. Schéma électrique du montage - L'intensité du courant électrique ainsi que la tension électrique aux bornes du panneau sont mesurées.
- Q.9. Nommer le phénomène qui intervient dans la conversion d'énergie lumineuse en énergie électrique lors du fonctionnement du panneau photovoltaïque et le décrire en une ou deux phrases.
- Dans les conditions d'éclairement du panneau photovoltaïque l'été, la puissance électrique maximale fournie et mesurée est W.
- Q.10. Calculer la valeur du rendement du panneau photovoltaïque. Commenter.
- L'énergie électrique produite par le panneau photovoltaïque est envoyée vers un régulateur solaire qui la répartit vers la harpe et/ou vers la batterie pour la charger. Cette dernière alimente la harpe en l'absence de lumière ou d'un ensoleillement insuffisant. L'intensité électrique fournie par le panneau photovoltaïque est A dans les conditions d'ensoleillement de la harpe.
- Q.11. Estimer la valeur de la durée de charge de la batterie si toute l'intensité du courant électrique provenant du panneau photovoltaïque est intégralement fournie à la batterie. Commenter la valeur obtenue.
- 3. Module électronique
- Le module électronique de la harpe contient un condensateur. Celui-ci est chargé sous une tension V. Lorsqu'un frelon s'approche et touche deux fils de la harpe, le condensateur délivre en un bref instant l'énergie accumulée : il se décharge dans le frelon asiatique considéré alors comme un conducteur ohmique de résistance .
- On cherche à retrouver la valeur de la capacité du condensateur dans le but de déterminer ensuite l'énergie libérée vers le frelon lors de la décharge. Pour cela, au laboratoire, à l'aide d'un système d'acquisition, on réalise le montage schématisé figure 5, constitué du condensateur étudié, d'un conducteur ohmique de résistance , d'un interrupteur initialement ouvert et d'un générateur idéal délivrant une tension continue V.
Figure 5. Schéma du montage électrique - On étudie la charge du condensateur (initialement déchargé) de capacité à partir de la date s, date à laquelle l'interrupteur est fermé. Le système d'acquisition fournit alors l'évolution temporelle de la tension aux bornes du condensateur présentée en figure 6.
Figure 6. Évolution de la tension aux bornes du condensateur en fonction du temps - Q.12. Montrer que l'équation différentielle modélisant l'évolution de la tension aux bornes du condensateur lors de sa charge peut s'écrire : où est le temps caractéristique, avec
- La solution de l'équation différentielle est de la forme
- Q.13. Déterminer la valeur de .
- Q.14. Déterminer la valeur de la constante de temps en expliquant la méthode graphique employée.
- Q.15. En déduire la valeur expérimentale de la capacité du condensateur.
- L'énergie emmagasinée dans un condensateur de capacité , soumis à une tension à ses bornes vaut :
- Q.16. Calculer une valeur de l'énergie libérée par le condensateur lorsqu'un frelon touche la harpe électrique.
- Parfois, la météo ne permet pas de production d'énergie grâce au panneau solaire. Néanmoins, le module électronique de la harpe consomme toujours une énergie de 98,8 J par minute le jour (en l'absence de frelon) et 72,1 J par minute la nuit (du fait de la mise en veille du module électronique).
- Durant la saison apicole où les harpes électriques sont utilisées, on estime que la durée moyenne du jour est de 14 h 17 min et celle de la nuit à 9 h 43 min.
- Q.17. Calculer l'énergie consommée par le module électronique sur une journée. Comparer cette énergie avec celle délivrée par le condensateur pour électrocuter un frelon.
- Données concernant la batterie :
- Tension : V ;
- Capacité : ;
- Conversion : équivaut à 3 600 C ;
- Relation entre l'énergie (en J) emmagasiné dans une batterie, la capacité (en C) et la tension (en V) : . - L'autonomie de la batterie est d'environ 6 jours. On observe que ce dispositif peut piéger au moins 1 000 frelons par jour en période d'invasion.
- Q.18. Indiquer, en justifiant la réponse, si le nombre de frelons électrocutés influence beaucoup l'autonomie de la batterie.
- Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.
Voir la correction
Réponses
- Q.1 La diffraction de la lumière par le fil
- Q.2 , donc
- Q.3 avec constante
- Q.4 Points alignés sur une droite passant par l'origine : proportionnalité
- Q.5 Coefficient directeur de la droite par l'origine :
- Q.6 m mm
- Q.7 mm, soit mm
- Q.8 Quotient : compatible ; le fil convient pour la harpe
- Q.9 Effet photovoltaïque : un photon absorbé libère un électron du semi-conducteur, mis en mouvement dans le circuit
- Q.10 %, conforme à l'annonce
- Q.11 h, possible en une journée d'été, optimiste
- Q.12 et , puis division par
- Q.13 V
- Q.14 Méthode des 63 % ( V) ou tangente à l'origine : s
- Q.15 F (24 nF)
- Q.16 J (26 mJ)
- Q.17 J par jour, environ fois l'énergie d'une décharge
- Q.18 Non : 1 000 frelons coûtent 26 J par jour, 0,02 % de la consommation ; autonomie jours inchangée
Q.1. Le fil est un obstacle de petite dimension, de quelques dizaines à quelques centaines de micromètres, éclairé par une onde lumineuse de longueur d'onde inférieure au micromètre : la lumière ne se propage plus en ligne droite derrière lui, elle s'étale de part et d'autre de la direction du faisceau incident. Le phénomène observé sur l'écran est la diffraction de la lumière, et la série de taches est la figure de diffraction du fil. Erreur fréquente : répondre « interférences ». Il n'y a ici qu'un seul obstacle et aucune superposition de deux ondes issues de deux sources : c'est la signature de la diffraction, avec une tache centrale deux fois plus large que les autres.
Q.2. Sur la figure 2, l'angle est compté entre le faisceau incident, qui arrive au centre de la tache centrale, et la direction d'UNE extrémité de cette tache. Dans le triangle rectangle formé par le fil, le centre de la tache et cette extrémité, le côté opposé à est la demi-largeur et le côté adjacent est la distance : .
Avec l'approximation des petits angles donnée, en radians, donc . Erreur fréquente : écrire en prenant toute la largeur de la tache. La figure trace deux angles , un de chaque côté : chacun ne voit que la moitié de .
Q.3. On égale les deux expressions de , celle de la question Q.2 et celle des données : , d'où .
Pour un montage donné, la longueur d'onde (même laser) et la distance (écran fixe) ne changent pas d'un fil à l'autre : avec constante. La largeur de la tache centrale est donc proportionnelle à : plus le fil est fin, plus la tache est large. Vérification d'unité : est le produit de deux longueurs, il s'exprime en , l'unité que l'énoncé donne plus loin pour .
Q.4. Les points de la figure 3 sont alignés, aux incertitudes de mesure près, sur une droite qui passe par l'origine du repère. C'est la représentation d'une fonction linéaire, donc d'une relation de proportionnalité . Les deux critères se citent tous les deux sur la copie : l'alignement ET le passage par l'origine. Un alignement seul décrirait une fonction affine, qui n'est pas une proportionnalité.
Vérification par le tableau : le produit , qui doit valoir , vaut successivement ; ; ; ; et en . Il est constant à 4 % près autour de sa moyenne, : les mesures sont compatibles avec le modèle.
Q.5. Méthode : est le coefficient directeur de la droite qui passe par l'origine et au plus près des points de mesure. On trace cette droite (voir le graphe du corrigé), puis on lit les coordonnées d'un point de la DROITE, pas d'un point de mesure, choisi loin de l'origine pour réduire l'erreur relative de lecture : la droite passe par le point d'abscisse et d'ordonnée m.
D'où , soit avec deux chiffres significatifs. Selon la droite tracée à la règle, on trouve entre et ; la suite de l'énoncé retient . Autres méthodes acceptées : une régression linéaire à la calculatrice ou au tableur, ou la moyenne des produits calculés à la question Q.4.
Erreur fréquente : oublier les puissances de dix portées par les axes, en m et en , et annoncer sans unité.
Q.6. Du modèle , on tire , avec converti en mètres : m. Donc m, soit mm, avec deux chiffres significatifs comme (valeur non arrondie mm, gardée pour la suite).
Vérification : et m prolongent la droite de la figure 3 vers l'origine, un peu en dessous du premier point d'étalonnage . Le résultat est du même ordre que la valeur affichée sur la bobine, mm.
Q.7. On calcule d'abord les deux incertitudes relatives, sans unité : , soit 1,3 %, et , soit 6,3 %. Alors mm.
Une incertitude-type s'écrit avec un ou deux chiffres significatifs : mm, et le résultat de la mesure s'écrit mm avec mm. Commentaire : l'incertitude relative sur est près de cinq fois celle sur ; c'est la mesure à l'écran d'une tache de 8 mm seulement qui limite la précision, pas l'étalonnage. Erreur fréquente : ajouter les incertitudes relatives au lieu de les combiner sous la racine, ou écrire avec en mm et en m.
Q.8. Quotient de compatibilité : . Ce quotient est inférieur à 2 : l'écart entre la mesure et la valeur affichée est de l'ordre de l'incertitude-type, le résultat de la mesure est compatible avec la valeur de référence mm (avec les valeurs arrondies, , même conclusion).
Conclusion : le diamètre du fil, voisin de 0,45 à 0,48 mm, est bien de l'ordre de grandeur de 0,5 mm exigé pour que les frelons ne voient pas les fils. Ce fil peut être utilisé pour construire la harpe électrique. Erreur fréquente : conclure sur la seule différence ; deux valeurs mesurées ne sont jamais rigoureusement égales, c'est l'écart rapporté à l'incertitude-type qui décide.
Q.9. Le phénomène est l'effet photovoltaïque. Un photon absorbé par le matériau semi-conducteur de la cellule, le plus souvent du silicium, lui cède son énergie ; si cette énergie dépasse l'énergie nécessaire (le gap), un électron est libéré de sa liaison et devient mobile dans le matériau. La structure de la cellule sépare ces électrons des charges positives laissées derrière eux, ce qui crée une tension aux bornes de la cellule et un courant dans le circuit extérieur : l'énergie lumineuse est convertie directement en énergie électrique.
À ne pas confondre avec l'effet photoélectrique étudié sur un métal, où l'électron est arraché et éjecté hors du matériau : dans l'effet photovoltaïque, il reste dans le semi-conducteur et circule dans le circuit.
Q.10. Le rendement est le rapport de la puissance utile, électrique, à la puissance reçue, lumineuse : . Surface du panneau, dimensions converties en mètres : . Puissance lumineuse reçue : W. Donc , soit %.
Commentaire : la valeur mesurée est en accord avec le rendement annoncé de 14 %, valeur courante pour un panneau au silicium. Les 86 % restants de la puissance lumineuse ne sont pas convertis en électricité : ils sont réfléchis ou chauffent le panneau. On a pris pour la surface du panneau entier, cadre compris ; la surface utile des cellules est un peu plus petite, donc le rendement des cellules elles-mêmes est un peu supérieur. Erreur fréquente : calculer en () et trouver un rendement absurde.
Q.11. La relation donnée , avec en , en A et en h, donne h, soit environ 6 h 26 min.
Commentaire : c'est moins de la moitié d'une journée d'été, qui dure environ 14 h d'après la partie 3 ; en principe, une seule journée ensoleillée suffit à recharger complètement une batterie vide. L'estimation est cependant optimiste : l'intensité de 2,8 A suppose l'éclairement de plein été, qui n'est atteint qu'en milieu de journée ; une partie du courant alimente aussi la harpe ; et la charge d'une batterie n'a pas un rendement de 100 %. En pratique, la charge complète prend plus longtemps, et plusieurs jours par temps couvert. Cohérence : V, tension typique d'un panneau prévu pour charger une batterie de 12 V.
Q.12. Interrupteur fermé, le circuit forme une seule maille : générateur, conducteur ohmique et condensateur. Loi des mailles : . Loi d'Ohm, et étant fléchés en convention récepteur sur la figure 5 (flèches de sens opposés) : . Pour le condensateur, pour l'armature sur laquelle arrive le courant , et .
En remplaçant : . En divisant chaque terme par : , l'équation annoncée.
Q.13. Condition initiale : le condensateur est initialement déchargé et la tension aux bornes d'un condensateur ne subit pas de discontinuité, donc . Or la solution donne . D'où , soit V, et .
Vérification sur la figure 6 : la courbe part bien de 0 et tend vers 5,0 V. Ici la valeur finale est déjà dans la forme proposée, c'est la condition initiale qui fixe ; ne pas oublier le signe moins.
Q.14. Méthode des 63 % : à la date , V. On trace l'horizontale V ; elle coupe la courbe en un point dont l'abscisse est . Lecture sur la figure 6, où une petite division vaut 20 µs : s (une lecture entre 45 et 50 µs est correcte).
Autre méthode : la tangente à la courbe à l'origine coupe l'asymptote V à la date ; elle donne la même valeur aux erreurs de tracé près. Le graphe du corrigé montre les deux constructions. Erreur fréquente : lire à la moitié de la valeur finale, 2,5 V, ce qui donne s, ou oublier que l'axe est gradué en microsecondes.
Q.15. De , on tire F, soit F, environ 24 nF, avec deux chiffres significatifs comme la lecture de . Erreur fréquente : laisser en microsecondes ou en kilohms, ce qui fausse d'un facteur mille.
Q.16. Le condensateur du module est chargé sous V, pas sous les 5,0 V du montage de laboratoire, qui ne servait qu'à mesurer . Énergie emmagasinée : J, soit environ 26 mJ. En se déchargeant dans le frelon, le condensateur lui libère cette énergie.
Erreur fréquente : prendre V. On trouverait J, quatre-vingt-dix mille fois moins, puisque l'énergie varie comme le carré de la tension : .
Q.17. Les consommations sont données par minute : on convertit les durées en minutes. Jour : min ; nuit : min. Vérification : min, soit 24 h.
Énergie consommée le jour : J ; la nuit : J. Sur une journée : J.
Comparaison : . L'énergie que le module consomme en une journée vaut près de cinq millions de fois celle d'une décharge : l'énergie libérée pour électrocuter un frelon est négligeable devant la consommation propre du module. Erreur fréquente : écrire 14 h 17 min h ; c'est h.
Q.18. Démarche : comparer l'énergie consacrée chaque jour aux frelons à la consommation journalière du module, qui fixe l'autonomie. Énergie stockée dans la batterie : C, et J.
Sans aucun frelon, l'autonomie vaut jours : on retrouve les 6 jours annoncés, entièrement dus à la consommation propre du module.
Pour 1 000 frelons par jour, l'énergie des décharges vaut J par jour, soit , c'est-à-dire 0,02 % de la consommation journalière. L'autonomie passerait de 6,137 à 6,136 jours, moins de deux minutes de perdues sur six jours.
Conclusion : le nombre de frelons électrocutés n'influence pas l'autonomie de la batterie, même en pleine invasion ; c'est la consommation du module électronique en fonctionnement et en veille qui la détermine. Hypothèse faite : l'énergie prise à la batterie pour recharger le condensateur est égale à celle libérée dans le frelon. Même avec un rendement de recharge de 50 %, la part des frelons resterait de l'ordre de 0,04 %, et la conclusion ne changerait pas.
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