Exercice 1 : Choix multiple : les gaz
20 points Les propriétés des gazStœchiométrie gazeuse et mélanges de gazLes transformations chimiques
Épreuve de théorie de chimie de secondaire 5 : 2 h 30, calculatrice permise, liste de formules et tableau périodique fournis, démarche complète exigée aux sections B et C. Il n'y a pas d'épreuve ministérielle de chimie en 5e secondaire : cette épreuve d'école suit le gabarit de l'épreuve ministérielle de science de 4e secondaire, soit une section A à choix multiple (60 %), une section B à réponse construite (20 %) et une section C d'analyse (20 %).
Section A : quinze questions à choix multiple à 4 points, une seule bonne réponse chacune. Données : kPa·L/(mol·K) ; .
- a) Un patient reçoit à domicile du dioxygène pur par de fines canules sous le nez. Pourquoi est-il interdit de fumer ou d'allumer une chandelle près de lui ?
A) Le dioxygène est un combustible : il brûle lui-même au contact d'une flamme.
B) Le dioxygène est inerte, mais sa pression peut faire éclater la bouteille.
C) Le dioxygène est un comburant : il active fortement la combustion de tout ce qui peut brûler, cheveux, tissus, crème.
D) Le dioxygène pur est toxique, et la fumée le rend explosif. - b) Un ballon de soccer gonflé dans un gymnase à 21 °C paraît mou sur un terrain à −5 °C, sans aucune fuite. Quelle explication donne la théorie cinétique des gaz ?
A) Les particules d'air se déplacent moins vite : elles frappent la paroi moins souvent et moins fort, et la pression baisse.
B) Les particules d'air rapetissent au froid et occupent moins de place.
C) Une partie des particules traverse la paroi à cause du froid.
D) Le froid rend les particules plus nombreuses, mais plus lentes. - c) Une bombe aérosol rigide contient un gaz propulseur à 300 kPa à 20,0 °C. Oubliée dans une voiture au soleil, elle atteint 60,0 °C. Quelle pression règne alors dans la bombe ?
A) 900 kPa
B) 264 kPa
C) 300 kPa, car le volume ne change pas
D) 341 kPa - d) La cuve rigide d'un digesteur de ferme contient un biogaz à 110 kPa, formé en moles de 60 % de méthane et de 40 % de dioxyde de carbone (figure). On retire tout le dioxyde de carbone par lavage, sans changer le volume ni la température. Quelle est la nouvelle pression ?
A) 110 kPa
B) 66 kPa
C) 44 kPa
D) 183 kPa - e) Deux réservoirs rigides identiques d'une station de ravitaillement sont à la même température et à la même pression : l'un contient du dihydrogène ( g/mol), l'autre du méthane ( g/mol). Quel énoncé est vrai ?
A) Le réservoir de méthane contient environ 8 fois plus de molécules, car elles sont plus lourdes.
B) Le réservoir de dihydrogène contient environ 8 fois plus de molécules, car elles sont plus petites.
C) Les deux contiennent le même nombre de molécules, mais la masse de méthane est environ 8 fois plus grande.
D) Les deux contiennent la même masse de gaz, donc le même nombre de molécules.
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Réponses
- a) C : le dioxygène est un comburant
- b) A : particules plus lentes, chocs moins fréquents et moins forts
- c) D : kPa
- d) B : kPa
- e) C : même nombre de molécules, masse de méthane environ fois plus grande
Réponse C.
Le dioxygène ne brûle pas : c'est un comburant, le gaz qui entretient la combustion d'un combustible.
Dans l'air, il n'y en a que 21 % ; autour des canules, l'air est enrichi, et un tissu, des cheveux ou une crème grasse s'enflamment plus facilement et brûlent beaucoup plus vite.
C'est le test classique de la réactivité des gaz : une tige de bois incandescente se rallume dans le dioxygène, elle s'éteint dans le diazote ou le dioxyde de carbone.
Piège : le choix A confond comburant et combustible. Le dihydrogène ou le méthane sont des combustibles ; le dioxygène, jamais.
Le choix B parle de la bouteille, pas de la flamme ; le choix D invente une toxicité qui n'a rien à voir avec l'interdiction de fumer.
Réponse A.
La température mesure l'agitation des particules. Au froid, elles vont moins vite : chaque choc contre la paroi est moins violent, et les chocs sont moins fréquents.
Le volume du ballon change peu et le nombre de particules ne change pas (aucune fuite) : la pression absolue baisse en proportion de la température absolue.
, soit une baisse de %.
Pour un ballon gonflé à kPa absolus, on passe à kPa : l'excès sur l'atmosphère tombe de à kPa, une baisse de %. C'est cet excès que le pied ressent, d'où l'impression de ballon mou.
Piège : le choix B, des particules qui rapetissent. Les particules gardent leur taille ; c'est leur vitesse qui change. Le choix C invente une fuite que l'énoncé exclut.
Réponse D.
Volume et quantité de gaz constants (bombe rigide et fermée) : la pression est proportionnelle à la température ABSOLUE, .
K et K.
kPa.
Piège : le choix A, 900 kPa, vient du rapport 60/20 en degrés Celsius. Le zéro de l'échelle Celsius n'est pas un zéro d'agitation : tripler les degrés Celsius ne triple rien.
Le choix B inverse le rapport (la pression baisserait en chauffant) ; le choix C oublie que la pression dépend aussi de la température.
C'est pourquoi une bombe aérosol porte la mention « ne pas exposer à plus de 50 °C » : la pression grimpe avec la température, et la paroi a une limite.
Réponse B.
Loi de Dalton : chaque gaz d'un mélange exerce la pression qu'il exercerait seul dans le même volume, et la pression partielle vaut la fraction molaire multipliée par la pression totale.
kPa et kPa.
Une fois le dioxyde de carbone retiré, à volume et température inchangés, il ne reste que le méthane, qui exerce toujours ses kPa.
Piège : le choix D, 183 kPa, divise 110 par 0,60 comme si le méthane devait « remplir » la place laissée libre. À volume constant, aucune particule de méthane ne s'ajoute : sa pression ne bouge pas.
Le choix C est la pression partielle du dioxyde de carbone, celle qu'on a retirée.
Réponse C.
Hypothèse d'Avogadro : des volumes égaux de gaz, à la même température et à la même pression, contiennent le même nombre de molécules, quelle que soit la nature du gaz.
Même nombre de moles dans les deux réservoirs, donc le rapport des masses est celui des masses molaires : , environ .
Piège : les choix A et B font dépendre le nombre de molécules de leur taille ou de leur masse. Dans un gaz, les molécules sont minuscules devant les distances qui les séparent : leur taille ne compte pas.
Le choix D confond nombre de molécules et masse : c'est précisément parce que les molécules de méthane sont huit fois plus lourdes que la masse diffère.
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