Fiche de révision : les systèmes d'équations (SN4)
Cette fiche ne refait pas le cours sur les systèmes : vous l'avez déjà dans vos notes. Elle traite ce que le cours ne dit jamais et qui décide pourtant de la note : l'erreur exacte qui coûte deux points sur une copie, la méthode à choisir selon la FORME du système, et la rédaction qu'un correcteur attend sur un problème mis en équation.
Les systèmes sont le chapitre où les points se perdent à la fin plutôt qu'au milieu : le calcul est souvent juste, mais la réponse s'arrête à une seule inconnue, ou n'est vérifiée que dans une équation sur deux. Les deux dernières lignes d'une copie valent ici autant que les six premières.
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Le fil du chapitre
Résoudre un système, c'est trouver un COUPLE, pas un nombre : une réponse qui s'arrête à x, ou qui ne vérifie qu'une des deux équations, n'est pas une solution.
Trois positions possibles, trois réponses possibles
•Deux droites SÉCANTES, de pentes différentes : un seul point commun, donc un seul couple solution.
•Deux droites PARALLÈLES DISTINCTES, même pente et ordonnées à l'origine différentes : aucun point commun, donc aucune solution.
•Deux droites CONFONDUES, même pente ET même ordonnée à l'origine : tous les points sont communs, donc une infinité de solutions.
•Le calcul le dit avant le dessin : si les inconnues disparaissent en laissant une égalité VRAIE comme 0=0, les droites sont confondues; en laissant une égalité FAUSSE comme 0=5, elles sont parallèles distinctes.
Les trois seules configurations possibles pour deux droites : elles se croisent une fois, jamais, ou partout. Le troisième dessin ne montre qu'un trait parce que les deux droites y sont superposées.
Deux équations qui se ressemblent ne suffisent pas à conclure : 2x+4y=6 et x+2y=3 sont la même droite, écrite deux fois. Il faut réduire avant de comparer.
Trois méthodes, un seul critère de choix
•COMPARAISON : les deux équations sont déjà résolues pour la même variable, du type y=… et y=…. On égale les deux membres de droite.
•SUBSTITUTION : une variable est isolée, ou s'isole en une ligne parce que son coefficient vaut 1. On la remplace dans L'AUTRE équation.
•RÉDUCTION : les coefficients d'une même variable sont opposés, ou le deviennent en multipliant une ligne par un entier. On additionne les deux équations.
•Aucune méthode n'est plus juste qu'une autre : elles donnent le même couple. Le choix se fait sur le temps, et l'examen le note rarement.
Quand aucun coefficient ne vaut 1, la réduction est presque toujours la plus rapide : la substitution fabrique alors des fractions qui font perdre des points de calcul.
Un système semi-linéaire se ramène à une quadratique
•Une droite et une parabole : on substitue l'expression de la droite dans l'équation de la parabole. Il reste une équation du second degré en x.
•Le discriminant de CETTE équation décide : Δ>0 donne deux points d'intersection, Δ=0 un seul point, la droite étant tangente, et Δ<0 aucun.
•Chaque valeur de x trouvée donne son y par la droite, la plus simple des deux équations. Deux racines veulent donc dire DEUX couples.
•L'ensemble-solution s'écrit alors S={(x1;y1);(x2;y2)}, avec les parenthèses de chaque couple.
Avec y=x2 : y=x+2 la coupe deux fois (Δ>0, bleu), y=2x−1 la touche en (1;1) (Δ=0, orange), y=x−1 passe dessous sans la toucher (Δ<0, vert).
Substituer dans la parabole plutôt que dans la droite : l'inverse fabrique une équation de degré 4 inutile.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.S'arrêter à la première inconnue trouvée
1 point à chaque système, soit 3 à 4 points sur une évaluation
Ce qu'il ne faut pas écrire
« x=4, donc la solution du système est 4. »
Ce qu'il faut écrire
« x=4, puis en remplaçant dans la deuxième équation, y=−1. La solution est le couple (4;−1). »
La solution est le POINT commun aux deux droites, (4;−1) (vert) : l'abscisse 4 seule (rouge) désigne toute une verticale, pas un point.
Pourquoi : Un système à deux inconnues a pour solution un COUPLE : c'est un point du plan, pas un nombre. Une réponse à une seule coordonnée ne décrit aucun point.
2.Multiplier une équation d'un seul côté
toute la question, et le couple trouvé ne vérifie plus rien
Ce qu'il ne faut pas écrire
« {2x+3y=12x−y=1 : je multiplie la deuxième par 3, ce qui donne 3x−3y=1. »
Ce qu'il faut écrire
« La deuxième multipliée par 3 donne 3x−3y=3 : on multiplie TOUTE l'équation, les deux membres, sinon l'égalité est détruite. »
Pourquoi : Une équation est une balance : multiplier un seul plateau la déséquilibre. C'est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre, et elle ne se voit qu'à la vérification finale.
3.Substituer dans l'équation dont on vient d'isoler la variable
toute la question, avec une conclusion fausse annoncée avec assurance
Ce qu'il ne faut pas écrire
« De x+y=3 je tire y=3−x, que je remplace dans cette même équation : x+(3−x)=3, donc 3=3, il y a une infinité de solutions. »
Ce qu'il faut écrire
« De la première, y=3−x. Je remplace dans la DEUXIÈME équation, 2x−y=0, ce qui donne 2x−(3−x)=0, donc x=1 et y=2. »
Pourquoi : Remplacer une expression dans l'équation qui l'a produite redonne toujours une identité vraie : on n'a rien appris. L'information du système est dans le CROISEMENT des deux lignes.
4.Lire 0=0 comme une absence de solution
2 points, et la réponse est le contraire exact de la bonne
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Les inconnues ont disparu et j'obtiens 0=0 : le système n'a pas de solution. »
Ce qu'il faut écrire
« 0=0 est une égalité VRAIE : les deux équations décrivent la même droite, elles sont confondues et le système a une INFINITÉ de solutions. »
Pourquoi : C'est 0=5, une égalité fausse, qui signifie qu'aucun couple ne peut satisfaire les deux lignes à la fois. Les deux cas se ressemblent sur la copie et disent l'inverse l'un de l'autre.
5.Ne garder qu'un seul point sur un système semi-linéaire
2 points sur 4, soit la moitié de la réponse
Ce qu'il ne faut pas écrire
« x2=x+2 donne x=−1 ou x=2; la solution est (2;4). »
Ce qu'il faut écrire
« Deux racines, donc DEUX points d'intersection : S={(−1;1);(2;4)}. »
La droite coupe la parabole en DEUX points marqués. Chacun donne un couple, et s'arrêter au premier x trouvé laisse la moitié de la réponse sur la table.
Pourquoi : Une droite peut couper une parabole deux fois; rien dans l'énoncé ne demande de choisir. Le réflexe vient des équations du premier degré, où il n'y a jamais qu'une réponse.
6.Inverser le sens de « de plus que » à la mise en équation
toute la question, souvent 6 points sur un problème
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Marie a 3 ans de plus que Paul : m+3=p. »
Ce qu'il faut écrire
« Marie est la plus âgée, donc m=p+3 : le +3 va du côté du PLUS JEUNE pour rattraper l'autre. »
Pourquoi : L'ordre des mots de la phrase n'est pas l'ordre de l'équation. Le test qui tranche en trois secondes : si Paul a 10 ans, Marie en a 13, et 10+3=13 confirme m=p+3.
7.Oublier de multiplier la cible par la quantité totale dans un problème de mélange
toute la question, 6 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 10 litres à 30 pour cent à partir de solutions à 20 et 50 pour cent : x+y=10 et 20x+50y=30. »
Ce qu'il faut écrire
« La deuxième équation compare des QUANTITÉS de produit pur : 0,20x+0,50y=0,30×10=3. »
Pourquoi : Un pourcentage ne s'additionne pas, une quantité oui. La deuxième ligne d'un problème de mélange est toujours un bilan de la matière pure, jamais un bilan des concentrations.
8.Vérifier le couple dans une seule équation
1 point de vérification, et surtout une erreur de calcul qui passe inaperçue
Ce qu'il ne faut pas écrire
« (2;5) vérifie y=2x+1, donc c'est bien la solution du système. »
Ce qu'il faut écrire
« (2;5) vérifie la première équation. Dans la seconde, 3x−y=1 donnerait 6−5=1 : c'est vrai aussi, donc (2;5) est la solution. »
(1;3) (rouge) est sur la droite bleue mais pas sur l'orange : il ne résout pas le système. Seul (2;5) (vert) est sur les deux.
Pourquoi : Le couple sort d'une manipulation qui utilise les deux lignes; une erreur en cours de route donne souvent un couple qui vérifie encore celle dont on est parti. Seule l'autre équation le démasque.
Quelle méthode choisir
Quelle méthode selon la forme du système
Regardez les coefficients avant de choisir. Le bon choix fait gagner deux minutes et évite les fractions.
Si les deux équations sont de la forme y=… → comparaison : on égale directement les deux membres de droite
Exemple : y=2x+1 et y=−x+7 donnent 2x+1=−x+7, donc x=2
Si une variable a un coefficient de 1 ou de −1 → substitution : on isole cette variable, puis on la remplace dans l'AUTRE équation
Exemple : x−y=1 donne x=y+1, à porter dans la seconde
isoler la variable au coefficient 1 évite toute fraction
Si aucun coefficient ne vaut 1, mais deux sont opposés → réduction directe : on additionne les deux équations telles quelles
Exemple : 3x+2y=7 et 5x−2y=1 s'additionnent en 8x=8
Si aucun coefficient ne vaut 1 et aucun n'est opposé → réduction après multiplication : on multiplie chaque ligne ENTIÈRE pour rendre deux coefficients opposés
Exemple : 2x+3y=12 et 3x+4y=17 : multiplier par 3 et par −2
le plus petit commun multiple des deux coefficients donne le facteur à choisir
Si une droite et une parabole → substitution de la droite dans la parabole, puis discriminant de l'équation obtenue
Exemple : y=x+2 dans y=x2 donne x2−x−2=0
Si un paramètre apparaît dans un coefficient → comparer les pentes : égalité des pentes puis des ordonnées à l'origine décide entre parallèles et confondues
Exemple : y=kx+1 et y=3x+1 sont confondues pour k=3
Si les inconnues disparaissent toutes les deux, la méthode n'est pas en cause : c'est le système qui n'a pas de solution unique. On lit alors l'égalité restante, vraie ou fausse, et on conclut.
Lire la position de deux droites sur leurs équations
Mettez les deux équations sous la forme y=ax+b, puis comparez a d'abord, b ensuite.
Si les pentes a sont différentes → droites sécantes, une solution unique
Exemple : y=2x+1 et y=−x+7 se coupent en (2;5)
Si mêmes pentes, ordonnées à l'origine b différentes → parallèles distinctes, aucune solution, ensemble-solution vide
Exemple : y=2x+1 et y=2x+5 n'ont aucun point commun
Si mêmes pentes et même b → droites confondues, une infinité de solutions
Exemple : 2x+4y=6 et x+2y=3 sont la même droite
Si le produit des pentes vaut −1 → droites perpendiculaires, donc sécantes : une solution, et l'angle droit est une information de plus
Exemple : y=2x+1 et y=−21x+3
Une équation de la forme x=3 n'a pas de pente : c'est une droite verticale. Elle coupe toute droite non verticale, et la comparaison des pentes ne s'y applique pas.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Résoudre un système par réduction, la copie attendue
Quand l'utiliser : Un système de deux équations du premier degré à deux inconnues, sans coefficient égal à 1.
1Réécrire les deux équations alignées, sous la forme ax+by=c, une par ligne.
2Annoncer par écrit la multiplication choisie : « je multiplie la première par 3 et la seconde par −2 ».
3Recopier les deux équations transformées EN ENTIER, second membre compris, puis les additionner.
4Résoudre l'équation à une inconnue obtenue.
5Remplacer la valeur trouvée dans l'une des équations de DÉPART, jamais dans une équation transformée, et calculer la seconde inconnue.
6Vérifier le couple dans les deux équations initiales, puis conclure par une phrase.
Phrase de conclusion
« Le couple (3;2) vérifie les deux équations du système, donc S={(3;2)}. »
Le piège : Reporter la valeur trouvée dans une ligne déjà multipliée. Si cette ligne contient une erreur, la seconde inconnue en hérite et la vérification devient impossible à interpréter.
Barème : 1 point pour la multiplication correcte des deux membres, 1 pour l'addition, 1 pour la seconde inconnue, 1 pour la vérification et la phrase.
Mettre un problème en système : les trois lignes obligatoires
Quand l'utiliser : Un énoncé en français avec deux quantités inconnues et deux informations chiffrées.
1Définir les variables par une phrase complète, avec l'unité : « Soit x le nombre de billets pour adultes et y le nombre de billets pour enfants ».
2Écrire une équation par information de l'énoncé, en vérifiant que les deux membres portent sur la même grandeur : des nombres avec des nombres, des dollars avec des dollars.
3Résoudre le système par la méthode adaptée, en montrant les étapes.
4Vérifier le couple dans les deux équations, puis contrôler qu'il a du sens dans le contexte : un nombre de billets est un entier positif.
5Répondre par une phrase en français qui reprend les mots de la question, avec les unités.
Phrase de conclusion
« Il s'est vendu 120 billets pour adultes et 80 billets pour enfants, ce qui donne bien 200 billets et 2200 dollars de recette. »
Le piège : Écrire les deux équations sur la même grandeur, par exemple deux fois le nombre total de billets. Le système devient alors indéterminé ou impossible, sans que le calcul soit en cause.
Barème : 1 point pour la définition des variables, 2 pour le système, 2 pour la résolution, 1 pour la phrase-réponse.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Substituer le couple dans les DEUX équations de départ
Reprenez les deux lignes telles qu'elles étaient écrites au début de la question, avant toute multiplication, et remplacez x et y par les valeurs trouvées. Les deux égalités doivent tomber juste.
Pour (3;2) dans 2x+3y=12 : 6+6=12, vrai. Dans 3x+4y=17 : 9+8=17, vrai. Une seule des deux qui tombe juste signale une erreur après la multiplication.
Le couple a-t-il un sens dans le contexte ?
Sur un problème, les inconnues comptent des objets, des litres ou des dollars. Un nombre de billets fractionnaire ou négatif est un signal d'erreur, même quand les deux équations sont vérifiées.
Un mélange qui donnerait −2 litres de solution à 20 pour cent dit que les deux équations ont été écrites dans le mauvais sens, pas que le calcul est faux.
Compter les solutions attendues avant de conclure
Deux droites donnent au plus un couple; une droite et une parabole en donnent jusqu'à deux. Comparez le nombre de couples écrits au type de système avant de rendre la copie.
Un système semi-linéaire dont la copie ne porte qu'un seul couple sans avoir justifié Δ=0 a perdu une intersection en route.
L'ordre des coordonnées
Un couple s'écrit toujours (x;y), dans l'ordre où les variables ont été définies. Relisez la ligne de définition des variables, pas votre brouillon.
Si x est le nombre d'adultes, la réponse (80;120) inverse les deux populations et fausse toute la phrase de conclusion, même avec un calcul juste.
Le graphique de la calculatrice
Entrez les deux équations sous la forme y=… en Y1 et Y2, puis cherchez l'intersection. Sur une TI, la fonction INTERSECT du menu CALC; sur une Casio, ISCT dans le menu G-Solve.
Deux droites qui restent parallèles à l'écran confirment qu'il n'y a pas de solution, et évitent de chercher une erreur de calcul là où il n'y en a pas.
L'exercice type décortiqué
Deux forfaits cellulaires : à partir de quand change-t-on ?
Le forfait A coûte 25 dollars par mois, plus 0,10 dollar par minute d'appel.
Le forfait B coûte 40 dollars par mois, plus 0,04 dollar par minute d'appel.
À partir de combien de minutes le forfait B devient-il plus avantageux ?
Le forfait A part plus bas mais monte plus vite, le forfait B part plus haut et monte lentement. La question revient à lire où les deux droites se croisent, et de quel côté chacune passe dessous.
Étape 1
Soit m le nombre de minutes d'appel dans le mois et C le coût mensuel, en dollars. Alors CA=25+0,10m et CB=40+0,04m.
Pourquoi
La définition des variables avec leur unité vaut un point à elle seule, et c'est elle qui empêche de mélanger des dollars avec des minutes à la ligne suivante.
Étape 2
Le point de bascule est celui où les deux forfaits coûtent la même chose : 25+0,10m=40+0,04m.
Pourquoi
Les deux équations sont déjà résolues pour C : la méthode de comparaison s'impose, sans isoler quoi que ce soit. Choisir la substitution ici ferait perdre deux minutes.
Étape 3
0,10m−0,04m=40−25, donc 0,06m=15 et m=0,0615=250.
Pourquoi
On regroupe les termes en m d'un côté et les constantes de l'autre en une seule ligne. Le passage par une fraction décimale est plus sûr que la division mentale.
Étape 4
Coût commun : C=25+0,10×250=25+25=50 dollars. Le point d'intersection est donc (250;50).
Pourquoi
On calcule la seconde coordonnée dans l'équation la plus simple, puis on écrit le COUPLE. Un système qui s'arrête à m=250 perd le point de vérification.
Étape 5
Avant 250 minutes, le forfait A est moins cher : à 200 minutes, CA=45 et CB=48. Après 250 minutes, c'est l'inverse : à 300 minutes, CA=55 et CB=52.
Pourquoi
L'intersection donne l'égalité, pas la réponse. La question demande un COMPARATIF, il faut donc tester un point de chaque côté pour savoir dans quel sens l'avantage bascule.
Étape 6
Vérification dans les deux équations de départ : 25+0,10×250=50 et 40+0,04×250=40+10=50. Les deux donnent bien 50 dollars.
Pourquoi
Le couple sort d'une comparaison qui a utilisé les deux lignes, donc les deux doivent le confirmer. Une seule vérification laisserait passer une erreur sur le 0,04.
Conclusion rédigée
« Les deux forfaits coûtent le même prix, 50 dollars, pour 250 minutes d'appel. Au-delà de 250 minutes par mois, le forfait B devient plus avantageux. »
L'erreur classique sur cet exercice : Répondre « 250 minutes » et s'arrêter là. L'énoncé demande à partir de quand B est plus avantageux, donc la réponse est un intervalle, m>250, et non le point d'égalité lui-même, où les deux forfaits coûtent exactement la même chose.
À savoir par cœur
•La solution d'un système à deux inconnues est un COUPLE (x;y), jamais un nombre seul.
•Multiplier une équation, c'est multiplier les DEUX membres, second membre compris.
•En substitution, on remplace toujours dans l'AUTRE équation, jamais dans celle qui a servi à isoler.
•Inconnues disparues et égalité VRAIE, du type 0=0 : droites confondues, une infinité de solutions.
•Inconnues disparues et égalité FAUSSE, du type 0=5 : parallèles distinctes, aucune solution.
•Système semi-linéaire : Δ>0 donne deux couples, Δ=0 un seul, tangent, et Δ<0 aucun.
•Dans un problème de mélange, la deuxième équation est un bilan de matière pure, jamais une somme de pourcentages.
•La vérification se fait dans les deux équations de DÉPART, avant toute multiplication.
Questions fréquentes
Comment choisir entre comparaison, substitution et réduction ?
On regarde les coefficients. Si les deux équations sont déjà écrites sous la forme y égale quelque chose, on compare les deux membres de droite. Si une variable a un coefficient de un, on l'isole et on substitue dans l'autre équation. Sinon on utilise la réduction, en multipliant chaque ligne entière pour rendre deux coefficients opposés, puis on additionne.
Que signifie zéro égale zéro à la fin d'un système ?
Que les deux équations décrivent la même droite : elles sont confondues et le système a une infinité de solutions. Il ne faut surtout pas conclure qu'il n'y en a aucune. C'est l'égalité fausse, du type zéro égale cinq, qui signale deux droites parallèles distinctes et donc un ensemble-solution vide.
Combien de solutions peut avoir un système avec une droite et une parabole ?
Zéro, une ou deux. On substitue l'expression de la droite dans l'équation de la parabole, ce qui donne une équation du second degré, puis on calcule son discriminant. Positif, il y a deux points d'intersection donc deux couples. Nul, la droite est tangente et il n'y a qu'un point. Négatif, la droite ne touche jamais la parabole.
Comment mettre un problème de billetterie en système d'équations ?
On définit d'abord les deux inconnues par une phrase complète, avec leur unité. On écrit ensuite une équation par information de l'énoncé, en s'assurant que les deux membres portent sur la même grandeur : le nombre total de billets dans une équation, la recette en dollars dans l'autre. Deux équations sur la même grandeur rendent le système impossible à résoudre.
Pourquoi vérifier le couple dans les deux équations et pas une seule ?
Parce qu'une erreur de calcul en cours de résolution produit souvent un couple qui vérifie encore l'équation dont on est parti. Seule l'autre équation la révèle. La vérification se fait dans les deux lignes telles qu'elles étaient écrites au départ, avant toute multiplication, sinon une ligne mal transformée reste invisible.
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Exercices corrigés : Les systèmes d'équations
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