Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal
Bac 2025 de spécialité maths, Asie septembre jour 1 : sujet officiel et corrigé
Sujet officiel du baccalauréat
Spécialité mathématiques, session 2025 : Asie, session de septembre, jour 1
Épreuve du vendredi 5 septembre 2025 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée
• 4 exercices, 20 points
L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème.
Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca.
Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).
En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé.
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Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025, centre Asie, session de septembre, jour 1 : vendredi 5 septembre 2025, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 5, 5, 4,75 et 5,25 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures comprises, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.
L'exercice 1 est un vrai ou faux sur la fonction x↦xe−2x : dérivée d'un produit, solution d'une équation différentielle, convexité par le signe de la dérivée seconde, corollaire du théorème des valeurs intermédiaires et calcul d'aire par une primitive. L'exercice 2 est de la géométrie dans l'espace dans un cube : représentation paramétrique d'une droite, droites sécantes, vecteur normal et équation cartésienne d'un plan, triangle rectangle par le produit scalaire, puis la droite d'Euler, qui relie le centre du cercle circonscrit, le centre de gravité et l'orthocentre. L'exercice 3 porte sur la loi binomiale : un QCM rempli au hasard, son espérance, puis une notation avec points négatifs, Y=1,5X−5. L'exercice 4 mêle probabilités conditionnelles (arbre pondéré, formule des probabilités totales) et suites : une suite arithmético-géométrique, une suite géométrique auxiliaire et un raisonnement par récurrence.
Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : l'affirmation 3 de l'exercice 1, dont l'intervalle ]−∞;1] est exactement celui où f est concave ; la question 4.c de l'exercice 3, où {Y⩽0} devient {X⩽3} et non {X<3} ; et l'exposant n−1 de l'exercice 4, la suite commençant au rang 1, avec une limite à justifier sans le théorème de convergence monotone puisque la raison −0,4 fait osciller (pn).
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
On admet que f est deux fois dérivable sur R et on note f′ la dérivée de la fonction f.
On note Cf la courbe représentative de f dans un repère orthonormé du plan.
Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier la réponse donnée. Toute réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.
Affirmation 1.Pour tout réel x, on a f′(x)=(−2x+1)e−2x.
Affirmation 2.La fonction f est une solution sur R de l'équation différentielle : y′+2y=e−2x.
Affirmation 3.La fonction f est convexe sur ]−∞;1].
Affirmation 4.L'équation f(x)=−1 admet une unique solution sur R.
Affirmation 5.L'aire du domaine délimité par la courbe Cf, l'axe des abscisses et les droites d'équation x=0 et x=1 est égale à 41−43e−2.
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Réponses
Affirmation 1Vrai : f′(x)=e−2x−2xe−2x=(−2x+1)e−2x
Affirmation 2Vrai : f′(x)+2f(x)=e−2x pour tout réel x
Affirmation 3Faux : f′′(x)=4(x−1)e−2x⩽0 sur ]−∞;1], donc f y est concave
Affirmation 4Vrai : aucune solution sur [21;+∞[ où f>0, une seule sur ]−∞;21] (TVI, f strictement croissante), α≈−0,426
Affirmation 1. Méthode : dérivée d'un produit (uv)′=u′v+uv′, avec u(x)=x et v(x)=e−2x. On a u′(x)=1 et, par la dérivée de ew qui vaut w′ew avec w(x)=−2x, v′(x)=−2e−2x.
Pour tout réel x : f′(x)=1×e−2x+x×(−2e−2x)=e−2x−2xe−2x=(−2x+1)e−2x, en factorisant par e−2x. L'affirmation 1 est VRAIE.
Vérification rapide : en x=0, f′(0)=1, et la courbe passe par l'origine avec la pente de la droite y=x, ce qui est cohérent avec f(x)=xe−2x≈x pour x proche de 0. Erreur fréquente : écrire v′(x)=e−2x en oubliant le facteur −2 de la composée, ce qui donnerait (x+1)e−2x.
Affirmation 2. Méthode : une fonction est solution d'une équation différentielle sur R si, une fois remplacée avec sa dérivée dans l'équation, elle donne une égalité vraie pour TOUT réel x. On calcule donc f′(x)+2f(x) avec l'affirmation 1, maintenant démontrée.
Pour tout réel x : f′(x)+2f(x)=(−2x+1)e−2x+2xe−2x=(−2x+1+2x)e−2x=e−2x. L'égalité f′+2f=e−2x est vraie sur R : l'affirmation 2 est VRAIE.
Piège : cette équation n'est PAS de la forme y′=ay+b du cours, son second membre dépend de x. On ne cherche pas à la résoudre, on VÉRIFIE seulement que f convient. Cette relation servira d'ailleurs pour l'affirmation 5.
Affirmation 3. Méthode : f est convexe sur un intervalle si et seulement si f′′ y est positive. On dérive f′(x)=(−2x+1)e−2x, encore un produit, avec u(x)=−2x+1, u′(x)=−2 et v′(x)=−2e−2x.
Comme e−2x>0 pour tout réel x, f′′(x) a le signe de x−1 : f′′(x)⩽0 sur ]−∞;1] et f′′(x)⩾0 sur [1;+∞[. La fonction f est donc CONCAVE sur ]−∞;1] et convexe sur [1;+∞[ ; la courbe a un point d'inflexion d'abscisse 1, le point (1;e−2). L'affirmation 3 est FAUSSE.
Pour justifier « faux », un contre-exemple suffit aussi : f′′(0)=−4<0, donc f n'est pas convexe sur un intervalle contenant 0. Erreur fréquente : conclure sur le signe de f′ au lieu de celui de f′′ ; le signe de f′ donne le sens de variation, pas la convexité. L'intervalle de l'affirmation est exactement celui de la concavité : c'est le piège voulu.
Affirmation 4. Méthode : étudier les variations de f, puis appliquer le théorème des valeurs intermédiaires dans sa version strictement monotone (corollaire) sur l'intervalle où une solution est possible, et montrer qu'il n'y en a pas ailleurs.
Variations : f′(x)=(1−2x)e−2x a le signe de 1−2x, positif pour x⩽21 et négatif pour x⩾21, nul seulement en 21. Donc f est strictement croissante sur ]−∞;21] et strictement décroissante sur [21;+∞[, avec un maximum f(21)=21e−1=2e1≈0,18.
Limite en −∞ : limx→−∞x=−∞ et limx→−∞e−2x=+∞ (car −2x→+∞), donc par produit limx→−∞f(x)=−∞.
Sur [21;+∞[ : x>0 et e−2x>0, donc f(x)>0>−1. L'équation n'a aucune solution sur cet intervalle.
Sur ]−∞;21] : f est continue (car dérivable) et strictement croissante, de −∞ à 2e1. Comme −1 appartient à ]−∞;2e1], le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires assure que l'équation f(x)=−1 admet une unique solution α sur cet intervalle. Au total, l'équation admet une unique solution sur R : l'affirmation 4 est VRAIE.
Vérification à la calculatrice : f(−0,43)≈−1,016<−1 et f(−0,42)≈−0,973>−1, donc −0,43<α<−0,42, et plus finement α≈−0,426. Le piège est de s'arrêter au premier intervalle : « unique sur R » exige aussi de prouver qu'il n'y a pas de solution sur [21;+∞[, ce que donne ici le signe de f (la limite 0 en +∞, par croissance comparée, n'est pas nécessaire). Il faut aussi citer la continuité ET la stricte monotonie : sans la seconde, on n'a que l'existence.
Affirmation 5. Méthode : sur [0;1], x⩾0 et e−2x>0, donc f(x)⩾0 ; f étant continue et positive, l'aire du domaine, en unités d'aire, vaut l'intégrale A=∫01f(x)dx. Il faut une primitive de f.
Première voie, par l'affirmation 2 : pour tout x, 2f(x)=e−2x−f′(x), donc f(x)=21e−2x−21f′(x). Une primitive de 21e−2x est −41e−2x et une primitive de −21f′ est −21f. Une primitive de f est donc F(x)=−41e−2x−21xe−2x=−42x+1e−2x.
Contrôle par dérivation : F′(x)=−42e−2x−42x+1×(−2e−2x)=(−21+22x+1)e−2x=xe−2x=f(x). Deuxième voie possible : une intégration par parties avec u(x)=x et v′(x)=e−2x, qui conduit au même résultat.
Calcul : A=F(1)−F(0)=−43e−2−(−41)=41−43e−2≈0,148 unité d'aire. L'affirmation 5 est VRAIE.
Ordre de grandeur : le maximum de f vaut environ 0,18, donc l'aire sur un intervalle de longueur 1 est inférieure à 0,18 ; 0,148 est cohérent. Piège : calculer l'intégrale sans dire que f est positive sur [0;1] ; c'est cette positivité qui fait de l'intégrale une aire. Le repère étant orthonormé, l'unité d'aire est le carré construit sur les unités des axes.
La figure ci-dessous montre la courbe Cf, son point d'inflexion d'abscisse 1, l'unique point d'ordonnée −1 et le domaine de l'affirmation 5, en couleur.
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Exercice 2 : Géométrie dans l'espace : la droite d'Euler d'un triangle tracé dans un cube
« Dans un triangle non équilatéral, la droite d'Euler est la droite qui passe par les trois points suivants : • le centre du cercle circonscrit à ce triangle (cercle passant par les trois sommets de ce triangle). • le centre de gravité de ce triangle situé à l'intersection des médianes de ce triangle. • l'orthocentre de ce triangle situé à l'intersection des hauteurs de ce triangle ».
Le but de l'exercice est d'étudier un exemple de droite d'Euler.
On considère un cube ABCDEFGH de côté une unité.
L'espace est muni du repère orthonormé (A;AB;AD;AE).
On note I le milieu du segment [AB] et J le milieu du segment [BG].
1.Donner sans justification les coordonnées des points A, B, G, I et J.
2.a.Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AJ).
2.b.Montrer qu'une représentation paramétrique de la droite (IG) est : ⎩⎨⎧x=21+21ty=tz=t avec t∈R.
2.c.Démontrer que les droites (AJ) et (IG) sont sécantes en un point S de coordonnées S(32;31;31).
3.a.Montrer que le vecteur n(0;−1;1) est normal au plan (ABG).
3.b.En déduire une équation cartésienne du plan (ABG).
3.c.On admet qu'une représentation paramétrique de la droite (d) de vecteur directeur n et passant par le point K de coordonnées (21;0;1) est : ⎩⎨⎧x=21y=−tz=1+t avec t∈R. Montrer que cette droite (d) coupe le plan (ABG) en un point L de coordonnées L(21;21;21).
3.d.Montrer que le point L est équidistant des points A, B et G.
4.Montrer que le triangle ABG est rectangle en B.
5.a.Identifier le centre du cercle circonscrit, le centre de gravité et l'orthocentre du triangle ABG (aucune justification n'est attendue).
5.b.Vérifier par un calcul que ces trois points sont effectivement alignés.
2.a(AJ) : x=2k, y=k, z=k, k∈R (dirigée par 2AJ(2;1;1))
2.b(IG) passe par I (t=0) et est dirigée par IG(21;1;1)
2.ck=t=31 : S(32;31;31)
3.an⋅AB=0 et n⋅AG=0, avec AB et AG non colinéaires
3.b(ABG) : −y+z=0
3.ct=−21 : L(21;21;21)
3.dLA=LB=LG=23
4BA⋅BG=0 : ABG est rectangle en B
5.aCercle circonscrit : L ; centre de gravité : S ; orthocentre : B
5.bLB=3LS : L, S, B alignés
1. Dans le repère (A;AB;AD;AE), A est l'origine et les trois arêtes issues de A portent les vecteurs de base. On lit : A(0;0;0), B(1;0;0) et, comme AG=AB+BC+CG=AB+AD+AE, G(1;1;1).
Milieux, par la moyenne des coordonnées : I(20+1;0;0)=(21;0;0) et J(21+1;20+1;20+1)=(1;21;21).
Piège : la figure est en perspective, B est dessiné en bas à gauche, mais c'est le repère qui fixe les coordonnées. G est le sommet opposé à A : ses trois coordonnées valent 1.
2.a. Méthode : une droite est déterminée par un point et un vecteur directeur. La droite (AJ) passe par A(0;0;0) et est dirigée par AJ(1;21;21), ou, pour éviter les fractions, par le vecteur colinéaire 2AJ(2;1;1).
Une représentation paramétrique de (AJ) est donc : ⎩⎨⎧x=2ky=kz=k avec k∈R. Contrôle : k=0 donne A et k=21 donne J(1;21;21).
Une représentation paramétrique n'est pas unique : x=s, y=2s, z=2s est tout aussi juste. Le choix d'une autre lettre que t prépare la question 2.c, où t sera le paramètre de (IG).
2.b. Le système proposé est celui de la droite passant par le point de paramètre t=0, (21;0;0), c'est-à-dire I, et dirigée par le vecteur des coefficients de t, v(21;1;1).
Or IG(1−21;1−0;1−0)=(21;1;1)=v. La droite définie par le système passe donc par I et est dirigée par IG : c'est la droite (IG). Contrôle : t=1 donne (1;1;1), c'est-à-dire G.
Rédaction attendue : vérifier que I ET G sont sur la droite (pour t=0 et t=1) suffit aussi, deux points distincts déterminant une droite. Vérifier un seul point ne suffit pas.
2.c. Méthode : un point commun aux deux droites correspond à un couple de paramètres (k;t) tel que les coordonnées coïncident. On résout le système ⎩⎨⎧2k=21+21tk=tk=t.
Les deux dernières équations donnent k=t ; on reporte dans la première : 2t=21+21t, soit 23t=21, d'où t=31 et k=31. Le système a une unique solution : les droites ont un unique point commun, elles sont sécantes.
Ce point s'obtient avec k=31 dans la représentation de (AJ) : (32;31;31), et on retrouve le même point avec t=31 dans celle de (IG) : x=21+61=32, y=z=31. C'est bien S(32;31;31).
Erreur fréquente : utiliser la même lettre pour les deux paramètres. Ici on tomberait par chance sur la bonne réponse, mais la démarche est fausse : rien n'impose que le point commun soit atteint pour la même valeur du paramètre sur les deux droites.
3.a. Méthode : un vecteur non nul est normal à un plan s'il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan. On prend AB(1;0;0) et AG(1;1;1), qui ne sont pas colinéaires (la deuxième coordonnée de l'un est nulle, pas celle de l'autre).
Dans le repère orthonormé : n⋅AB=0×1+(−1)×0+1×0=0 et n⋅AG=0×1+(−1)×1+1×1=0. Le vecteur n, non nul, est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABG) : il est normal à ce plan.
Piège : oublier de dire que les deux vecteurs ne sont pas colinéaires. Un vecteur orthogonal à AB et à 2AB n'a aucune raison d'être normal au plan.
3.b. Un plan de vecteur normal n(a;b;c) a une équation de la forme ax+by+cz+d=0. Avec n(0;−1;1) : −y+z+d=0. Le point A(0;0;0) appartient au plan, donc d=0.
Une équation cartésienne du plan (ABG) est −y+z=0, autrement dit y=z. Contrôle sur les trois points : A : 0=0 ; B(1;0;0) : −0+0=0 ; G(1;1;1) : −1+1=0. Les trois coordonnées vérifient l'équation.
3.c. Méthode : on cherche le paramètre t pour lequel le point de (d) vérifie l'équation du plan. On remplace x=21, y=−t et z=1+t dans −y+z=0 : −(−t)+(1+t)=0, soit 2t+1=0, d'où t=−21.
L'équation a une unique solution : la droite (d) coupe le plan (ABG) en un unique point, celui de paramètre t=−21 : x=21, y=21, z=1−21=21. C'est L(21;21;21), le centre du cube.
Interprétation : (d) est orthogonale au plan, dirigée par n ; L est donc le projeté orthogonal de K sur le plan (ABG). Erreur fréquente : écrire −t+1+t=0 en oubliant que y=−t donne −y=+t, ce qui conduit à l'égalité impossible 1=0.
3.d. Méthode : distance entre deux points dans un repère orthonormé, MN=(xN−xM)2+(yN−yM)2+(zN−zM)2. On compare les carrés, plus simples.
Donc LA=LB=LG=23 : le point L est équidistant de A, B et G. Comme L appartient au plan (ABG) (question 3.c), c'est le centre du cercle circonscrit au triangle ABG, de rayon 23.
4. Méthode : le triangle est rectangle en B si BA⋅BG=0. On a BA(−1;0;0) et BG(0;1;1), donc BA⋅BG=(−1)×0+0×1+0×1=0. Les droites (BA) et (BG) sont perpendiculaires : le triangle ABG est rectangle en B.
Vérification par la réciproque du théorème de Pythagore : AB2=1, BG2=0+1+1=2 et AG2=1+1+1=3=AB2+BG2. Géométriquement, l'arête [AB] est orthogonale à toute la face BCGF, qui contient [BG]. Les côtés 1, 2 et 3 sont distincts : le triangle n'est pas équilatéral, sa droite d'Euler existe.
5.a. Centre du cercle circonscrit : dans un triangle rectangle, c'est le milieu de l'hypoténuse [AG], soit (21;21;21) : c'est le point L, ce que confirme la question 3.d.
Centre de gravité : (AJ) est la médiane issue de A (J milieu de [BG]) et (IG) la médiane issue de G (I milieu de [AB]). Leur point d'intersection est le centre de gravité : c'est le point S de la question 2.c. Contrôle : (30+1+1;30+0+1;30+0+1)=(32;31;31).
Orthocentre : dans un triangle rectangle en B, la droite (BA) est la hauteur issue de A et (BG) celle issue de G ; elles se coupent en B. L'orthocentre est le sommet de l'angle droit, B.
5.b. Méthode : trois points sont alignés si deux vecteurs qu'ils forment sont colinéaires. LS(32−21;31−21;31−21)=(61;−61;−61) et LB(1−21;0−21;0−21)=(21;−21;−21).
On constate que LB=3LS (chaque coordonnée est multipliée par 3). Les vecteurs sont colinéaires et ont le point L en commun : L, S et B sont alignés. La droite d'Euler du triangle ABG est la droite (LB).
La relation LB=3LS n'est pas un hasard : c'est la relation d'Euler, vraie dans tout triangle, entre le centre du cercle circonscrit, le centre de gravité et l'orthocentre. Piège : comparer des vecteurs qui ne partagent pas de point, par exemple LS et AB ; la colinéarité ne prouve l'alignement que si les deux vecteurs ont une extrémité commune.
Exercice 3 : Loi binomiale : un QCM rempli au hasard et une notation avec points négatifs
Dominique répond à un QCM comportant 10 questions.
Pour chaque question, il est proposé 4 réponses dont une seule est exacte.
Dominique répond au hasard à chacune des 10 questions en cochant, pour chaque question, exactement une case parmi les 4.
Pour chacune des questions, la probabilité qu'il réponde correctement est donc 41.
On note X la variable aléatoire qui compte le nombre de bonnes réponses à ce QCM.
1.Déterminer la loi suivie par la variable aléatoire X et donner les paramètres de cette loi.
2.Quelle est la probabilité que Dominique obtienne exactement 5 bonnes réponses ? Arrondir le résultat à 10−4 près.
3.Donner l'espérance de X et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
4. On suppose dans cette question qu'une bonne réponse rapporte un point et qu'une mauvaise réponse fait perdre 0,5 point. La note finale peut donc être négative.
On note Y la variable aléatoire qui donne le nombre de points obtenus.
4.a.Calculer P(Y=10), on donnera la valeur exacte du résultat.
4.b.À partir de combien de bonnes réponses la note finale de Dominique est-elle positive ? Justifier.
4.c.Calculer P(Y⩽0), on donnera une valeur approchée au centième.
4.d.Montrer que Y=1,5X−5.
4.e.Calculer l'espérance de la variable aléatoire Y.
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Réponses
1X suit la loi binomiale B(10;41)
2P(X=5)=(510)(41)5(43)5=104857661236≈0,0584
3E(X)=10×41=2,5 : en moyenne, sur un grand nombre de QCM remplis au hasard, 2,5 bonnes réponses
4.aP(Y=10)=P(X=10)=(41)10=10485761
4.bÀ partir de 4 bonnes réponses (note 1) ; avec 3, la note vaut −0,5
4.cP(Y⩽0)=P(X⩽3)≈0,78
4.dY=X−0,5(10−X)=1,5X−5
4.eE(Y)=1,5×2,5−5=−1,25
1. Méthode : reconnaître un schéma de Bernoulli. Chaque question est une épreuve à deux issues, le succès « Dominique répond correctement », de probabilité p=41, et l'échec, de probabilité 43. Dominique répond au hasard à chacune des questions, indépendamment des autres : on répète 10 fois, de façon identique et indépendante, la même épreuve de Bernoulli.
La variable X compte le nombre de succès de ce schéma de Bernoulli : X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=41=0,25, notée B(10;41).
Piège : la rédaction compte autant que les paramètres. Les trois mots « identiques », « indépendantes » et « deux issues » sont ce qui autorise la loi binomiale ; donner seulement « B(10;0,25) » ne rapporte qu'une partie des points.
2. Formule de la loi binomiale : P(X=k)=(k10)(41)k(43)10−k. Pour k=5 : P(X=5)=(510)(41)5(43)5=252×41035=1048576252×243=104857661236≈0,058399.
Arrondi à 10−4 près : P(X=5)≈0,0584. La probabilité que Dominique obtienne exactement 5 bonnes réponses vaut environ 0,0584, moins de 6%.
À la calculatrice, c'est la fonction de probabilité binomiale (« binomFdp » ou « Binomiale FdP ») avec n=10, p=0,25 et k=5, et non la fonction cumulative, qui donnerait P(X⩽5)≈0,980. Erreur fréquente : oublier le coefficient (510)=252, qui compte les façons de placer les 5 bonnes réponses parmi les 10 questions ; on trouverait 0,0002.
3. L'espérance d'une loi binomiale vaut E(X)=np=10×41=2,5.
Interprétation : si un très grand nombre de candidats répondaient au hasard à ce QCM (ou si Dominique le passait un très grand nombre de fois), le nombre moyen de bonnes réponses serait proche de 2,5 par QCM. Ce n'est pas une valeur que X peut prendre, X étant entier : l'espérance est une moyenne sur un grand nombre de répétitions, pas un résultat « probable ».
4.a. Une bonne réponse rapporte 1 point : la note 10 n'est atteinte que si les 10 réponses sont justes. Dès qu'il y a au moins une erreur, il y a au plus 9 bonnes réponses et la note vaut au plus 9−0,5=8,5. Donc {Y=10}={X=10}.
P(Y=10)=P(X=10)=(1010)(41)10(43)0=4101=10485761, valeur exacte demandée, soit moins d'une chance sur un million.
4.b. Avec k bonnes réponses, Dominique en a 10−k fausses ; sa note vaut k×1−(10−k)×0,5=k−5+0,5k=1,5k−5.
La note est positive (strictement) si 1,5k−5>0, c'est-à-dire k>1,55=310≈3,33. Comme k est un entier, il faut k⩾4. Vérification aux bords : avec 3 bonnes réponses, la note vaut 3−7×0,5=−0,5<0 ; avec 4 bonnes réponses, 4−6×0,5=1>0.
La note finale de Dominique est positive à partir de 4 bonnes réponses. La note ne vaut jamais exactement 0, car 310 n'est pas entier : la réponse est la même qu'on entende « positive » au sens strict ou au sens large. Piège : oublier que chaque mauvaise réponse est aussi comptée, et chercher k×1⩾0.
4.c. D'après 4.b, la note est négative ou nulle exactement quand Dominique a au plus 3 bonnes réponses : {Y⩽0}={X⩽3}.
P(Y⩽0)=P(X⩽3)=P(X=0)+P(X=1)+P(X=2)+P(X=3)≈0,0563+0,1877+0,2816+0,2503≈0,7759, valeur donnée directement par la fonction cumulative de la calculatrice (« binomFRép » avec n=10, p=0,25, k=3).
Au centième : P(Y⩽0)≈0,78. Répondre au hasard donne donc une note négative ou nulle dans plus de trois cas sur quatre. Erreur fréquente : calculer P(X<3)=P(X⩽2)≈0,53, en oubliant que 3 bonnes réponses donnent encore une note négative.
4.d. Le nombre de mauvaises réponses est 10−X, chaque question recevant exactement une réponse. Les bonnes réponses rapportent X points, les mauvaises en retirent 0,5(10−X). Donc Y=X−0,5(10−X)=X−5+0,5X=1,5X−5.
Contrôle : X=10 donne Y=15−5=10, la note maximale de 4.a ; X=0 donne Y=−5, la note de dix réponses fausses.
4.e. Par linéarité de l'espérance, E(aX+b)=aE(X)+b : E(Y)=1,5E(X)−5=1,5×2,5−5=3,75−5=−1,25.
Interprétation : en répondant au hasard, Dominique obtient en moyenne une note de −1,25 point. C'est le but d'une notation avec points négatifs : elle rend le hasard perdant en moyenne. Avec une pénalité de 31 de point par mauvaise réponse, l'espérance serait nulle : 2,5−31×7,5=0. Piège : écrire E(Y)=1,5×2,5 en oubliant la constante −5.
Exercice 4 : Probabilités et suites : un arbre pondéré, une suite arithmético-géométrique et une récurrence
Dans le cadre d'une expérience aléatoire, on considère une suite d'évènements An et on note pn la probabilité de l'évènement An.
Pour les parties A et B de l'exercice, on considère que : • Si l'évènement An est réalisé alors l'évènement An+1 est réalisé avec une probabilité 0,3. • Si l'évènement An n'est pas réalisé alors l'évènement An+1 est réalisé avec une probabilité 0,7.
On suppose que p1=1.
Partie A
A.1.Recopier et compléter les probabilités sur les branches de l'arbre des probabilités ci-dessous :
A.2.Montrer que p3=0,58.
A.3.Calculer la probabilité conditionnelle PA3(A2), arrondir le résultat à 10−2 près.
Partie B
Dans cette partie, on étudie la suite (pn) avec n⩾1.
B.1.Recopier et compléter les probabilités sur les branches de l'arbre des probabilités ci-dessous :
B.2.a.Montrer que, pour tout entier naturel n non nul : pn+1=−0,4pn+0,7.
On considère la suite (un), définie pour tout entier naturel n non nul par : un=pn−0,5.
B.2.b.Montrer que (un) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.
B.2.c.En déduire l'expression de un, puis de pn en fonction de n.
B.2.d.Déterminer la limite de la suite (pn).
Partie C
Soit x∈]0;1[, on suppose que PAn(An+1)=PAn(An+1)=x. On rappelle que p1=1.
C.1.Montrer que pour tout entier naturel n non nul : pn+1=(1−2x)pn+x.
C.2.Démontrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n non nul : pn=21(1−2x)n−1+21.
C.3.Montrer que la suite (pn) est convergente et donner sa limite.
Voir la correction
Réponses
A.1P(A2)=0,3, P(A2)=0,7 ; depuis A2 : 0,3 et 0,7 ; depuis A2 : 0,7 et 0,3
A.2p3=0,3×0,3+0,7×0,7=0,09+0,49=0,58
A.3PA3(A2)=0,580,09≈0,16
B.1pn et 1−pn ; depuis An : 0,3 et 0,7 ; depuis An : 0,7 et 0,3
B.2.apn+1=0,3pn+0,7(1−pn)=−0,4pn+0,7
B.2.bun+1=−0,4un : suite géométrique de raison −0,4 et de premier terme u1=0,5
A.1. Méthode : sur un arbre, chaque branche de deuxième niveau porte une probabilité CONDITIONNELLE, et les probabilités issues d'un même nœud ont pour somme 1.
Premier niveau : comme p1=1, l'évènement A1 est réalisé, donc A2 est réalisé avec la probabilité 0,3 : la branche A1→A2 porte 0,3, et la branche donnée A1→A2 porte bien 1−0,3=0,7.
Depuis A2 : A3 est réalisé avec la probabilité PA2(A3)=0,3, donc PA2(A3)=0,7. Depuis A2 : PA2(A3)=0,7 et PA2(A3)=0,3. L'arbre complété figure en fin de corrigé.
Piège : les deux phrases de l'énoncé donnent les probabilités de RÉALISATION de An+1 ; celles de An+1 s'obtiennent par complément. Les deux lignes se « croisent » : 0,3 puis 0,7 sous A2, 0,7 puis 0,3 sous A2.
A.2. Formule des probabilités totales avec la partition {A2;A2} : p3=P(A3)=P(A2∩A3)+P(A2∩A3)=P(A2)×PA2(A3)+P(A2)×PA2(A3).
p3=0,3×0,3+0,7×0,7=0,09+0,49=0,58. Erreur fréquente : ne garder que le chemin A2→A3 et répondre 0,09 ; A3 peut se réaliser en passant par A2 ou par A2, et il faut citer la formule des probabilités totales.
A.3. Méthode : on sait A3 réalisé et on remonte l'arbre. Par définition, PA3(A2)=P(A3)P(A2∩A3)=0,580,09=589≈0,1552, soit 0,16 arrondi à 10−2.
Sachant que A3 est réalisé, la probabilité que A2 l'ait été vaut environ 0,16. Piège : répondre PA2(A3)=0,3, lu sur l'arbre ; le conditionnement est inversé, et le dénominateur est la probabilité de l'évènement CONNU, A3.
B.1. Le premier niveau porte P(An)=pn et, par complément, P(An)=1−pn. Le second niveau ne dépend pas de n : depuis An, PAn(An+1)=0,3 et PAn(An+1)=0,7 ; depuis An, PAn(An+1)=0,7 et PAn(An+1)=0,3.
B.2.a. Formule des probabilités totales avec la partition {An;An} : pn+1=P(An∩An+1)+P(An∩An+1)=pn×0,3+(1−pn)×0,7.
Donc pn+1=0,3pn+0,7−0,7pn=−0,4pn+0,7, pour tout entier naturel n non nul. Contrôle avec la partie A : p2=−0,4×1+0,7=0,3 et p3=−0,4×0,3+0,7=0,58, les valeurs trouvées.
B.2.b. Méthode : exprimer un+1 en fonction de un. Pour tout n⩾1 : un+1=pn+1−0,5=−0,4pn+0,7−0,5=−0,4pn+0,2=−0,4(pn−0,5)=−0,4un.
La factorisation −0,4pn+0,2=−0,4(pn−0,5) se vérifie en développant : −0,4×(−0,5)=0,2. La suite (un) est donc géométrique de raison q=−0,4, et de premier terme u1=p1−0,5=1−0,5=0,5.
Piège : calculer un quotient unun+1 sans savoir si un s'annule ; la relation un+1=−0,4un, valable pour tout n, est la bonne rédaction. Autre piège : prendre u0 comme premier terme, alors que la suite n'est définie que pour n⩾1.
B.2.c. Terme général d'une suite géométrique de premier terme u1 : un=u1×qn−1, soit un=0,5×(−0,4)n−1 pour tout n⩾1. Comme pn=un+0,5 : pn=0,5×(−0,4)n−1+0,5.
Vérification : n=1 donne 0,5+0,5=1=p1 ; n=3 donne 0,5×0,16+0,5=0,58=p3. Et par exemple p5=0,5×0,0256+0,5=0,5128. Erreur fréquente : écrire (−0,4)n, qui convient à une suite commençant au rang 0 ; on aurait alors p1=0,3, en contradiction avec p1=1.
B.2.d. Limite d'une suite géométrique : comme −1<−0,4<1, limn→+∞(−0,4)n−1=0. Par opérations sur les limites, limn→+∞pn=0,5×0+0,5=0,5.
Interprétation : à long terme, l'évènement An a une chance sur deux d'être réalisé, quel que soit le point de départ. La suite n'est pas monotone : la raison étant négative, les termes pn sont alternativement au-dessus et au-dessous de 0,5 (1 ; 0,3 ; 0,58 ; 0,468...). Piège : invoquer le théorème de convergence monotone, qui ne s'applique pas ici.
C.1. On a PAn(An+1)=x, donc par complément PAn(An+1)=1−x, et PAn(An+1)=x. La formule des probabilités totales donne, pour tout n⩾1 : pn+1=pn(1−x)+(1−pn)x=pn−xpn+x−xpn=(1−2x)pn+x.
Contrôle : avec x=0,7, on retrouve les probabilités des parties A et B, et (1−2×0,7)pn+0,7=−0,4pn+0,7. Piège : prendre x pour PAn(An+1) ; l'énoncé donne x pour la probabilité de NE PAS réaliser An+1 sachant An.
C.2. Raisonnement par récurrence. Pour tout entier n⩾1, on note P(n) la propriété : « pn=21(1−2x)n−1+21 ».
Initialisation, n=1 : 21(1−2x)0+21=21+21=1=p1. La propriété P(1) est vraie.
Hérédité : soit n⩾1 un entier tel que P(n) est vraie. D'après C.1, pn+1=(1−2x)pn+x=(1−2x)[21(1−2x)n−1+21]+x=21(1−2x)n+21(1−2x)+x.
Or 21(1−2x)+x=21−x+x=21. Donc pn+1=21(1−2x)n+21=21(1−2x)(n+1)−1+21 : la propriété P(n+1) est vraie.
Conclusion : P(1) est vraie et la propriété est héréditaire ; par le principe de récurrence, pour tout entier naturel n non nul, pn=21(1−2x)n−1+21. Contrôle : x=0,7 redonne pn=0,5×(−0,4)n−1+0,5, le résultat de B.2.c. Piège : dans l'hérédité, utiliser ce qu'on veut démontrer au rang n+1 ; on part de la relation C.1 et de l'hypothèse au rang n seulement.
C.3. Comme 0<x<1, on a 0<2x<2, donc −2<−2x<0 et −1<1−2x<1. La suite ((1−2x)n−1) est géométrique de raison comprise strictement entre −1 et 1 : elle converge vers 0. Par opérations sur les limites, (pn) converge et limn→+∞pn=21×0+21=21.
La limite ne dépend pas de x : quelle que soit la probabilité x de « changer d'état », l'évènement An finit par être réalisé une fois sur deux. Les bornes strictes de ]0;1[ sont indispensables : pour x=0, la raison vaudrait 1 et pn=1 pour tout n ; pour x=1, la raison vaudrait −1 et (pn) alternerait entre 1 et 0 sans converger. Pour x=21, la raison est nulle et pn=21 dès n=2.
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