Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité maths, Nouvelle-Calédonie jour 1 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2025 : Nouvelle-Calédonie, jour 1

Épreuve du jeudi 20 novembre 2025 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025, centre Nouvelle-Calédonie, jour 1 : jeudi 20 novembre 2025, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 5, 4, 6 et 5 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures comprises, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 porte sur les probabilités conditionnelles (arbre pondéré, formule des probabilités totales, probabilité conditionnelle « inversée »), puis sur l'espérance et la variance d'une variable aléatoire, la somme de variables aléatoires indépendantes et l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev. L'exercice 2 est un exercice de géométrie dans l'espace : produit scalaire et triangle rectangle, équation cartésienne d'un plan, représentation paramétrique d'une droite, projeté orthogonal d'un point sur un plan et volume d'une pyramide. L'exercice 3 étudie la fonction x↦xne1−xx\mapsto x^n\mathrm{e}^{1-x} avec le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, puis une suite d'intégrales : croissance de l'intégrale, théorème de convergence monotone, intégration par parties, relation de récurrence en Python et théorème des gendarmes. L'exercice 4 est un vrai ou faux : croissance comparée, équation différentielle, suite récurrente et raisonnement par récurrence, convexité par la dérivée seconde, dénombrement d'anagrammes.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : le conditionnement inversé de la question 4 de l'exercice 1, où sachant le billet de 10 euros la boule B monte à 4553≈0,849\frac{45}{53}\approx 0{,}849 ; la borne de la boucle Python de l'exercice 3, range (1, 8) et non range (1, 9) pour obtenir u8u_8 ; et la lettre E répétée de l'affirmation 5 de l'exercice 4, qui donne 6060 anagrammes et non 120120.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Probabilités : un sac, deux urnes et des billets, somme de variables aléatoires et Bienaymé-Tchebychev

5 points Arbres pondérés et probabilités totalesSommes de variables aléatoires et concentration

On dispose d'un sac et de deux urnes A et B.

• Le sac contient 4 boules : 1 boule avec la lettre A et 3 boules avec la lettre B.
• L'urne A contient 5 billets : 3 billets de 50 euros et 2 billets de 10 euros.
• L'urne B contient 4 billets : 1 billet de 50 euros et 3 billets de 10 euros.

Un joueur prend au hasard une boule dans le sac :
• si c'est une boule avec la lettre A, il prend au hasard un billet dans l'urne A.
• si c'est une boule avec la lettre B, il prend au hasard un billet dans l'urne B.

On note les évènements suivants :
• AA : le joueur obtient une boule avec la lettre A.
• CC : le joueur obtient un billet de 50 euros.

  • Arbre pondéré à deux niveaux à compléter. La racine mène à A et à A barre ; chacun de ces deux nœuds mène à C et à C barre. Les six branches portent des pointillés : aucune probabilité n'est donnée.
  • 1. Recopier et compléter l'arbre ci-contre représentant la situation.
  • 2. Quelle est la probabilité de l'évènement « le joueur obtient une boule avec la lettre A et un billet de 50 euros » ?
  • 3. Démontrer que la probabilité P(C)P(C) est égale à 0,337 50{,}337\,5.
  • 4. Le joueur a obtenu un billet de 10 euros.
    L'affirmation « Il y a plus de 80 %80\,\% de chances qu'il ait au préalable obtenu une boule avec la lettre B » est-elle vraie ? Justifier.
  • 5. On note X1X_1 la variable aléatoire qui donne la somme, en euros, obtenue par le joueur.
    Exemple : si le joueur obtient un billet de 50 euros, on a X1=50X_1=50.
    Montrer que l'espérance E(X1)E(X_1) est égale à 23,5023{,}50 et que la variance V(X1)V(X_1) est égale à 357,75357{,}75.
  • 6. Après avoir remis la boule dans le sac et le billet dans l'urne où il a été pris, le joueur joue une deuxième partie. On note X2X_2 la variable aléatoire qui donne la somme obtenue par le joueur lors de cette deuxième partie.
  • On note YY la variable aléatoire ainsi définie : Y=X1+X2Y=X_1+X_2.
  • 6.a. Montrer que E(Y)=47E(Y)=47.
  • 6.b. Expliquer pourquoi on a V(Y)=V(X1)+V(X2)V(Y)=V(X_1)+V(X_2)
  • 7. Le joueur joue de même une troisième, une quatrième, ..., une centième partie.
    On définit donc de la même façon les variables aléatoires X3X_3, X4X_4, ..., X100X_{100}.
    On note ZZ la variable aléatoire définie par Z=X1+X2+…+X100Z=X_1+X_2+\ldots+X_{100}.
    Démontrer que la probabilité que ZZ appartienne à l'intervalle ]1 950 ;2 750[]1\,950\,;2\,750[ est supérieure ou égale à 0,750{,}75.

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Réponses

  • 1 P(A)=0,25P(A)=0{,}25, PA(C)=0,6P_{A}(C)=0{,}6, PA(C‾)=0,4P_{A}(\overline{C})=0{,}4 ; P(A‾)=0,75P(\overline{A})=0{,}75, PA‾(C)=0,25P_{\overline{A}}(C)=0{,}25, PA‾(C‾)=0,75P_{\overline{A}}(\overline{C})=0{,}75
  • 2 P(A∩C)=0,25×0,6=0,15P(A\cap C)=0{,}25\times 0{,}6=0{,}15
  • 3 P(C)=0,15+0,75×0,25=0,15+0,187 5=0,337 5P(C)=0{,}15+0{,}75\times 0{,}25=0{,}15+0{,}187\,5=0{,}337\,5 (probabilités totales)
  • 4 Vrai : PC‾(A‾)=0,562 50,662 5=4553≈0,849>0,8P_{\overline{C}}(\overline{A})=\dfrac{0{,}562\,5}{0{,}662\,5}=\dfrac{45}{53}\approx 0{,}849>0{,}8
  • 5 E(X1)=50×0,337 5+10×0,662 5=23,5E(X_1)=50\times 0{,}337\,5+10\times 0{,}662\,5=23{,}5 ; V(X1)=910−23,52=357,75V(X_1)=910-23{,}5^{2}=357{,}75
  • 6.a E(Y)=E(X1)+E(X2)=2×23,5=47E(Y)=E(X_1)+E(X_2)=2\times 23{,}5=47 (linéarité de l'espérance)
  • 6.b Les deux parties se jouent dans les mêmes conditions après remise : X1X_1 et X2X_2 sont indépendantes
  • 7 E(Z)=2 350E(Z)=2\,350, V(Z)=35 775V(Z)=35\,775, δ=400\delta=400 : P(1 950<Z<2 750)⩾1−35 775160 000≈0,776⩾0,75P(1\,950<Z<2\,750)\geqslant 1-\dfrac{35\,775}{160\,000}\approx 0{,}776\geqslant 0{,}75

1. On lit chaque probabilité dans la composition du sac et des urnes, les tirages se faisant au hasard (équiprobabilité). Premier niveau : le sac contient 11 boule A sur 44 boules, donc P(A)=14=0,25P(A)=\dfrac{1}{4}=0{,}25 et, par l'évènement contraire, P(A‾)=1−0,25=0,75P(\overline{A})=1-0{,}25=0{,}75. Remarque : A‾\overline{A} est l'évènement « obtenir une boule B », puisque le sac ne contient que des boules A et B.

Second niveau : les branches issues de AA portent des probabilités CONDITIONNÉES par AA, c'est-à-dire calculées dans l'urne A. Elle contient 33 billets de 50 euros sur 55 : PA(C)=35=0,6P_{A}(C)=\dfrac{3}{5}=0{,}6 et PA(C‾)=25=0,4P_{A}(\overline{C})=\dfrac{2}{5}=0{,}4. Les branches issues de A‾\overline{A} se calculent dans l'urne B, qui contient 11 billet de 50 euros sur 44 : PA‾(C)=14=0,25P_{\overline{A}}(C)=\dfrac{1}{4}=0{,}25 et PA‾(C‾)=34=0,75P_{\overline{A}}(\overline{C})=\dfrac{3}{4}=0{,}75.

Contrôle : la somme des probabilités issues d'un même nœud vaut 11 (0,25+0,750{,}25+0{,}75, 0,6+0,40{,}6+0{,}4 et 0,25+0,750{,}25+0{,}75). L'arbre complété figure en fin de corrigé, avec la probabilité de chaque chemin. Piège : le C‾\overline{C} ne veut pas dire « pas de billet » mais « un billet de 10 euros », les urnes ne contenant que des billets de 50 et de 10 euros.

2. L'évènement « boule A et billet de 50 euros » est l'intersection A∩CA\cap C. Sa probabilité se lit sur le chemin de l'arbre qui passe par AA puis CC (formule des probabilités composées) : P(A∩C)=P(A)×PA(C)=0,25×0,6=0,15P(A\cap C)=P(A)\times P_{A}(C)=0{,}25\times 0{,}6=0{,}15.

Erreur fréquente : répondre 0,60{,}6, qui est la probabilité d'obtenir un billet de 50 euros SACHANT que la boule tirée porte la lettre A. Le « et » de l'énoncé demande une intersection, donc le produit des probabilités le long du chemin, et le résultat est forcément plus petit que P(A)=0,25P(A)=0{,}25.

3. Formule des probabilités totales, avec la partition {A ;A‾}\{A\,;\overline{A}\} de l'univers : P(C)=P(A∩C)+P(A‾∩C)P(C)=P(A\cap C)+P(\overline{A}\cap C). Le premier terme vient de la question 2 ; le second se lit sur le chemin A‾\overline{A} puis CC : P(A‾∩C)=P(A‾)×PA‾(C)=0,75×0,25=0,187 5P(\overline{A}\cap C)=P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(C)=0{,}75\times 0{,}25=0{,}187\,5.

Donc P(C)=0,15+0,187 5=0,337 5P(C)=0{,}15+0{,}187\,5=0{,}337\,5, ce qu'il fallait démontrer. En fractions : 320+316=1280+1580=2780=0,337 5\dfrac{3}{20}+\dfrac{3}{16}=\dfrac{12}{80}+\dfrac{15}{80}=\dfrac{27}{80}=0{,}337\,5.

La rédaction attendue nomme la formule des probabilités totales ET la partition {A ;A‾}\{A\,;\overline{A}\} : c'est elle qui justifie l'addition. Erreur fréquente : faire la moyenne des deux urnes, 0,6+0,252=0,425\dfrac{0{,}6+0{,}25}{2}=0{,}425, ce qui revient à supposer que chaque urne est choisie avec la probabilité 12\dfrac{1}{2} ; or l'urne B est choisie trois fois plus souvent que l'urne A.

4. On sait que le joueur a obtenu un billet de 10 euros, c'est-à-dire que C‾\overline{C} est réalisé. La probabilité qu'il ait obtenu au préalable une boule B est la probabilité conditionnelle PC‾(A‾)P_{\overline{C}}(\overline{A}). L'arbre est construit dans l'autre sens (de AA vers CC), donc on revient à la définition : PC‾(A‾)=P(A‾∩C‾)P(C‾)P_{\overline{C}}(\overline{A})=\dfrac{P(\overline{A}\cap\overline{C})}{P(\overline{C})}.

Numérateur, sur le chemin A‾\overline{A} puis C‾\overline{C} : P(A‾∩C‾)=0,75×0,75=0,562 5P(\overline{A}\cap\overline{C})=0{,}75\times 0{,}75=0{,}562\,5. Dénominateur, par l'évènement contraire : P(C‾)=1−P(C)=1−0,337 5=0,662 5P(\overline{C})=1-P(C)=1-0{,}337\,5=0{,}662\,5.

Donc PC‾(A‾)=0,562 50,662 5=5 6256 625=4553≈0,849P_{\overline{C}}(\overline{A})=\dfrac{0{,}562\,5}{0{,}662\,5}=\dfrac{5\,625}{6\,625}=\dfrac{45}{53}\approx 0{,}849. Comme 0,849>0,80{,}849>0{,}8, il y a bien plus de 80 %80\,\% de chances que le joueur ait obtenu une boule B : l'affirmation est VRAIE.

Vérification : P(A∩C‾)=0,25×0,4=0,1P(A\cap\overline{C})=0{,}25\times 0{,}4=0{,}1 et 0,1+0,562 5=0,662 5=P(C‾)0{,}1+0{,}562\,5=0{,}662\,5=P(\overline{C}), la même valeur par les probabilités totales. Le piège est de répondre avec P(A‾)=0,75P(\overline{A})=0{,}75 (on oublie l'information « billet de 10 euros ») ou avec PA‾(C‾)=0,75P_{\overline{A}}(\overline{C})=0{,}75 (on inverse le conditionnement) : les deux mènent à « faux », alors que l'information rend la boule B encore plus probable, puisque l'urne B contient proportionnellement plus de billets de 10 euros.

5. La variable X1X_1 prend deux valeurs : 5050 avec la probabilité P(C)=0,337 5P(C)=0{,}337\,5 et 1010 avec la probabilité P(C‾)=0,662 5P(\overline{C})=0{,}662\,5. Loi de X1X_1 : P(X1=50)=0,337 5P(X_1=50)=0{,}337\,5 et P(X1=10)=0,662 5P(X_1=10)=0{,}662\,5, de somme 11.

Espérance, par définition : E(X1)=50×0,337 5+10×0,662 5=16,875+6,625=23,5E(X_1)=50\times 0{,}337\,5+10\times 0{,}662\,5=16{,}875+6{,}625=23{,}5, soit 23,5023{,}50 euros.

Variance, par la formule de König-Huygens V(X1)=E(X12)−E(X1)2V(X_1)=E(X_1^{2})-E(X_1)^{2} : E(X12)=502×0,337 5+102×0,662 5=843,75+66,25=910E(X_1^{2})=50^{2}\times 0{,}337\,5+10^{2}\times 0{,}662\,5=843{,}75+66{,}25=910, donc V(X1)=910−23,52=910−552,25=357,75V(X_1)=910-23{,}5^{2}=910-552{,}25=357{,}75.

Vérification par la définition V(X1)=∑pi(xi−E(X1))2V(X_1)=\sum p_{i}\left(x_{i}-E(X_1)\right)^{2} : 0,337 5×26,52+0,662 5×13,52=237,009 375+120,740 625=357,750{,}337\,5\times 26{,}5^{2}+0{,}662\,5\times 13{,}5^{2}=237{,}009\,375+120{,}740\,625=357{,}75, la même valeur. Erreur fréquente : soustraire E(X1)=23,5E(X_1)=23{,}5 au lieu de son carré, ou oublier d'élever 5050 et 1010 au carré dans E(X12)E(X_1^{2}).

6.a. Après remise de la boule et du billet, la deuxième partie se joue dans les mêmes conditions que la première : X2X_2 suit la même loi que X1X_1, donc E(X2)=23,5E(X_2)=23{,}5. Par linéarité de l'espérance, valable sans aucune hypothèse d'indépendance : E(Y)=E(X1+X2)=E(X1)+E(X2)=23,5+23,5=47E(Y)=E(X_1+X_2)=E(X_1)+E(X_2)=23{,}5+23{,}5=47.

Interprétation : en deux parties, le joueur gagne en moyenne 4747 euros.

6.b. La variance d'une somme n'est égale à la somme des variances que si les variables sont INDÉPENDANTES. C'est le cas ici : la boule et le billet ayant été remis, le sac et les urnes retrouvent leur composition initiale, et le résultat de la première partie n'a aucune influence sur la seconde. Les variables aléatoires X1X_1 et X2X_2 sont donc indépendantes, d'où V(Y)=V(X1)+V(X2)V(Y)=V(X_1)+V(X_2).

Numériquement, V(Y)=2×357,75=715,5V(Y)=2\times 357{,}75=715{,}5. Le piège est de répondre « par linéarité » : la variance n'est pas linéaire (V(2X1)=4V(X1)V(2X_1)=4V(X_1), pas 2V(X1)2V(X_1)), et c'est bien l'indépendance, garantie par la remise, qu'il faut citer.

7. Les cent parties sont jouées dans les mêmes conditions, avec remise : les variables X1X_1, X2X_2, ..., X100X_{100} sont indépendantes et suivent toutes la loi de X1X_1. Par linéarité de l'espérance, E(Z)=100×23,5=2 350E(Z)=100\times 23{,}5=2\,350 ; par indépendance, V(Z)=100×357,75=35 775V(Z)=100\times 357{,}75=35\,775.

Inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée à ZZ : pour tout réel δ>0\delta>0, P(∣Z−E(Z)∣⩾δ)⩽V(Z)δ2P\left(\left|Z-E(Z)\right|\geqslant\delta\right)\leqslant\dfrac{V(Z)}{\delta^{2}}. L'intervalle ]1 950 ;2 750[]1\,950\,;2\,750[ est centré en 2 350=E(Z)2\,350=E(Z) : 2 350−400=1 9502\,350-400=1\,950 et 2 350+400=2 7502\,350+400=2\,750. On prend donc δ=400\delta=400, et Z∈ ]1 950 ;2 750[  ⟺  ∣Z−2 350∣<400Z\in\,]1\,950\,;2\,750[\iff\left|Z-2\,350\right|<400.

L'inégalité donne P(∣Z−2 350∣⩾400)⩽35 7754002=35 775160 000≈0,224P\left(\left|Z-2\,350\right|\geqslant 400\right)\leqslant\dfrac{35\,775}{400^{2}}=\dfrac{35\,775}{160\,000}\approx 0{,}224. On passe à l'évènement contraire, ce qui renverse le sens de l'inégalité : P(1 950<Z<2 750)=1−P(∣Z−2 350∣⩾400)⩾1−35 775160 000≈0,776P\left(1\,950<Z<2\,750\right)=1-P\left(\left|Z-2\,350\right|\geqslant 400\right)\geqslant 1-\dfrac{35\,775}{160\,000}\approx 0{,}776.

Comme 0,776⩾0,750{,}776\geqslant 0{,}75, la probabilité que ZZ appartienne à ]1 950 ;2 750[]1\,950\,;2\,750[ est bien supérieure ou égale à 0,750{,}75. En une phrase : sur cent parties, le joueur gagne au total entre 1 9501\,950 et 2 7502\,750 euros avec une probabilité d'au moins 0,750{,}75.

Pièges : prendre δ=800\delta=800, la largeur de l'intervalle au lieu de sa DEMI-largeur ; multiplier la variance par 1002100^{2} au lieu de 100100 (c'est la somme, pas 100X1100X_1) ; et oublier de passer à l'évènement contraire, en concluant sur 0,2240{,}224.

A0,25C0,60,15non C0,40,1non A0,75C0,250,1875non C0,750,5625

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Exercice 2 : Géométrie dans l'espace : plan, projeté orthogonal et volume d'une pyramide

4 points Géométrie dans l'espace

Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right), on considère les points :

A(4 ;−4 ;4)\mathrm{A}(4\,;-4\,;4), B(5 ;−3 ;2)\mathrm{B}(5\,;-3\,;2), C(6 ;−2 ;3)\mathrm{C}(6\,;-2\,;3), D(5 ;1 ;1)\mathrm{D}(5\,;1\,;1)

  • 1. Démontrer que le triangle ABC est rectangle en BB.
  • 2. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est : x−y−8=0x-y-8=0.
  • 3. On note dd la droite passant par le point DD et orthogonale au plan (ABC).
  • 3.a. Déterminer une représentation paramétrique de la droite dd.
  • 3.b. On note H le projeté orthogonal du point DD sur le plan (ABC)(ABC).
    Déterminer les coordonnées du point H.
  • 3.c. Montrer que DH=22\mathrm{DH}=2\sqrt{2}.
  • 4.a. Montrer que le volume de la pyramide ABCD est égal à 22.
    On rappelle que le volume V d'une pyramide se calcule à l'aide de la formule : V=13×B×hV=\dfrac{1}{3}\times\mathcal{B}\times h
    où B\mathcal{B} est l'aire d'une base de la pyramide et hh la hauteur correspondante.
  • 4.b. On admet que l'aire du triangle BCD est égale à 422\dfrac{\sqrt{42}}{2}.
    En déduire la valeur exacte de la distance du point A au plan (BCD).

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1
3.b
4.a
4.b
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Réponses

  • 1 BA→⋅BC→=−1−1+2=0\overrightarrow{\mathrm{BA}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BC}}=-1-1+2=0 : ABC est rectangle en B
  • 2 A, B, C vérifient x−y−8=0x-y-8=0 et ne sont pas alignés (ou n⃗(1 ;−1 ;0)\vec{n}(1\,;-1\,;0) orthogonal à AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}})
  • 3.a d: x=5+t, y=1−t, z=1d:\ x=5+t,\ y=1-t,\ z=1, t∈Rt\in\mathbb{R}
  • 3.b H(7 ;−1 ;1)\mathrm{H}(7\,;-1\,;1) (paramètre t=2t=2)
  • 3.c DH→(2 ;−2 ;0)\overrightarrow{\mathrm{DH}}(2\,;-2\,;0), DH=8=22\mathrm{DH}=\sqrt{8}=2\sqrt{2}
  • 4.a AABC=322\mathcal{A}_{\mathrm{ABC}}=\dfrac{3\sqrt{2}}{2}, V=13×322×22=2V=\dfrac{1}{3}\times\dfrac{3\sqrt{2}}{2}\times 2\sqrt{2}=2
  • 4.b d(A,(BCD))=3×242/2=1242=2427≈1,85d(\mathrm{A},(\mathrm{BCD}))=\dfrac{3\times 2}{\sqrt{42}/2}=\dfrac{12}{\sqrt{42}}=\dfrac{2\sqrt{42}}{7}\approx 1{,}85

1. Méthode : le triangle ABC est rectangle en B si et seulement si les vecteurs BA→\overrightarrow{\mathrm{BA}} et BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}}, issus du sommet B, sont orthogonaux, c'est-à-dire si leur produit scalaire est nul. Le repère est orthonormé, on peut donc calculer le produit scalaire avec les coordonnées.

Coordonnées : BA→(4−5−4−(−3)4−2)=(−1−12)\overrightarrow{\mathrm{BA}}\begin{pmatrix}4-5\\-4-(-3)\\4-2\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1\\-1\\2\end{pmatrix} et BC→(6−5−2−(−3)3−2)=(111)\overrightarrow{\mathrm{BC}}\begin{pmatrix}6-5\\-2-(-3)\\3-2\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1\\1\\1\end{pmatrix}.

BA→⋅BC→=(−1)×1+(−1)×1+2×1=−1−1+2=0\overrightarrow{\mathrm{BA}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BC}}=(-1)\times 1+(-1)\times 1+2\times 1=-1-1+2=0. Les deux vecteurs sont non nuls et orthogonaux : le triangle ABC est rectangle en B.

Vérification par la réciproque du théorème de Pythagore : BA2=1+1+4=6\mathrm{BA}^{2}=1+1+4=6, BC2=1+1+1=3\mathrm{BC}^{2}=1+1+1=3 et AC→(2 ;2 ;−1)\overrightarrow{\mathrm{AC}}(2\,;2\,;-1) donne AC2=4+4+1=9=6+3\mathrm{AC}^{2}=4+4+1=9=6+3. Le côté le plus long, [AC][\mathrm{AC}], est l'hypoténuse, opposée à B. Piège : calculer AB→⋅AC→\overrightarrow{\mathrm{AB}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}} ou un autre produit qui ne part pas de B ; l'angle droit se teste au sommet annoncé.

2. Deux rédactions sont acceptées. Première méthode, la plus directe : les coordonnées des trois points vérifient l'équation. Pour A : 4−(−4)−8=04-(-4)-8=0 ; pour B : 5−(−3)−8=05-(-3)-8=0 ; pour C : 6−(−2)−8=06-(-2)-8=0. Les points A, B et C ne sont pas alignés, puisqu'ils forment un triangle rectangle (question 1, côtés de longueurs non nulles, vecteurs BA→\overrightarrow{\mathrm{BA}} et BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}} orthogonaux donc non colinéaires). Ils définissent donc un unique plan, et l'équation x−y−8=0x-y-8=0, qui est bien celle d'un plan, en est une équation cartésienne.

Seconde méthode, par un vecteur normal : le vecteur n⃗(1 ;−1 ;0)\vec{n}(1\,;-1\,;0) lu sur l'équation vérifie n⃗⋅BA→=−1+1+0=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BA}}=-1+1+0=0 et n⃗⋅BC→=1−1+0=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BC}}=1-1+0=0. Orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC), il lui est normal ; le plan a donc une équation x−y+e=0x-y+e=0, et A donne 4+4+e=04+4+e=0, soit e=−8e=-8.

Piège : vérifier seulement que deux points sont sur le plan. Une infinité de plans contiennent deux points ; il faut les trois, et rappeler qu'ils ne sont pas alignés.

3.a. La droite dd est orthogonale au plan (ABC) : elle est dirigée par un vecteur normal du plan, n⃗(1 ;−1 ;0)\vec{n}(1\,;-1\,;0), lu sur les coefficients de xx, yy et zz dans l'équation x−y−8=0x-y-8=0. Elle passe par D(5 ;1 ;1)\mathrm{D}(5\,;1\,;1).

Une représentation paramétrique de dd est donc : x=5+tx=5+t, y=1−ty=1-t, z=1z=1, avec t∈Rt\in\mathbb{R}. Contrôle : t=0t=0 redonne D.

Piège : oublier la composante nulle de n⃗\vec{n} et écrire z=1+tz=1+t, ou prendre −8-8 pour une coordonnée du vecteur normal. Le coefficient de zz est 00 : la droite dd reste dans le plan horizontal z=1z=1.

3.b. Le projeté orthogonal H de D sur le plan (ABC) est le point d'intersection de ce plan avec la droite dd, perpendiculaire au plan et passant par D. On cherche donc la valeur de tt pour laquelle le point (5+t ;1−t ;1)(5+t\,;1-t\,;1) de dd vérifie l'équation du plan : (5+t)−(1−t)−8=0  ⟺  2t−4=0  ⟺  t=2(5+t)-(1-t)-8=0\iff 2t-4=0\iff t=2.

En remplaçant dans la représentation paramétrique : x=5+2=7x=5+2=7, y=1−2=−1y=1-2=-1, z=1z=1. Donc H(7 ;−1 ;1)\mathrm{H}(7\,;-1\,;1).

Vérification : 7−(−1)−8=07-(-1)-8=0, H est bien sur le plan, et DH→(2 ;−2 ;0)=2n⃗\overrightarrow{\mathrm{DH}}(2\,;-2\,;0)=2\vec{n} est bien colinéaire au vecteur normal. Erreur fréquente : donner t=2t=2 comme réponse ; on demande les COORDONNÉES de H.

3.c. DH→(7−5−1−11−1)=(2−20)\overrightarrow{\mathrm{DH}}\begin{pmatrix}7-5\\-1-1\\1-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2\\-2\\0\end{pmatrix}, donc, le repère étant orthonormé, DH=22+(−2)2+02=8=22\mathrm{DH}=\sqrt{2^{2}+(-2)^{2}+0^{2}}=\sqrt{8}=2\sqrt{2}.

Interprétation : DH est la distance du point D au plan (ABC), puisque H est le projeté orthogonal de D sur ce plan. C'est aussi la hauteur de la pyramide ABCD issue de D, ce qui sert à la question suivante.

4.a. On prend pour base le triangle ABC et pour hauteur correspondante h=DHh=\mathrm{DH} : H appartient au plan (ABC) et (DH)(\mathrm{DH}) lui est orthogonale. Le triangle ABC étant rectangle en B, son aire est le demi-produit des côtés de l'angle droit : B=BA×BC2=6×32=182=322\mathcal{B}=\dfrac{\mathrm{BA}\times\mathrm{BC}}{2}=\dfrac{\sqrt{6}\times\sqrt{3}}{2}=\dfrac{\sqrt{18}}{2}=\dfrac{3\sqrt{2}}{2}.

Volume : V=13×322×22=13×3×2×22=13×6=2V=\dfrac{1}{3}\times\dfrac{3\sqrt{2}}{2}\times 2\sqrt{2}=\dfrac{1}{3}\times\dfrac{3\times 2\times 2}{2}=\dfrac{1}{3}\times 6=2, car 2×2=2\sqrt{2}\times\sqrt{2}=2. Le volume de la pyramide ABCD est égal à 22 (unités de volume).

Piège : prendre AC×BC\mathrm{AC}\times\mathrm{BC} ou AB×AC\mathrm{AB}\times\mathrm{AC} pour l'aire ; l'hypoténuse [AC][\mathrm{AC}] n'est pas un côté de l'angle droit. Autre piège : oublier de justifier que DH est bien la hauteur relative à la base ABC.

4.b. Le volume d'une pyramide ne dépend pas de la face choisie comme base. En prenant cette fois la base BCD, la hauteur correspondante est la distance h′h' du point A au plan (BCD) : V=13×ABCD×h′V=\dfrac{1}{3}\times\mathcal{A}_{\mathrm{BCD}}\times h', d'où h′=3VABCDh'=\dfrac{3V}{\mathcal{A}_{\mathrm{BCD}}}.

Avec V=2V=2 et ABCD=422\mathcal{A}_{\mathrm{BCD}}=\dfrac{\sqrt{42}}{2} : h′=3×2422=1242=124242=2427≈1,85h'=\dfrac{3\times 2}{\frac{\sqrt{42}}{2}}=\dfrac{12}{\sqrt{42}}=\dfrac{12\sqrt{42}}{42}=\dfrac{2\sqrt{42}}{7}\approx 1{,}85. La distance du point A au plan (BCD) vaut 2427\dfrac{2\sqrt{42}}{7}.

Vérification de l'aire admise : BC→(1 ;1 ;1)\overrightarrow{\mathrm{BC}}(1\,;1\,;1) et BD→(0 ;4 ;−1)\overrightarrow{\mathrm{BD}}(0\,;4\,;-1) donnent BC2=3\mathrm{BC}^{2}=3, BD2=17\mathrm{BD}^{2}=17, BC→⋅BD→=3\overrightarrow{\mathrm{BC}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BD}}=3, et l'aire 12BC2×BD2−(BC→⋅BD→)2=1251−9=422\dfrac{1}{2}\sqrt{\mathrm{BC}^{2}\times\mathrm{BD}^{2}-\left(\overrightarrow{\mathrm{BC}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BD}}\right)^{2}}=\dfrac{1}{2}\sqrt{51-9}=\dfrac{\sqrt{42}}{2}. Les deux écritures 1242\dfrac{12}{\sqrt{42}} et 2427\dfrac{2\sqrt{42}}{7} sont des valeurs exactes ; la seconde, sans racine au dénominateur, est la forme usuelle. Erreur fréquente : oublier le facteur 33 et écrire h′=VAh'=\dfrac{V}{\mathcal{A}}, soit 442\dfrac{4}{\sqrt{42}}, trois fois trop petit.

Exercice 3 : Fonction exponentielle et suite d'intégrales : encadrement, intégration par parties et Python

6 points Primitives et intégrationSuites et récurrenceLimites et continuitéPython et méthodes numériques

On considère nn un entier naturel non nul.

On considère la fonction fnf_n définie sur l'intervalle [0 ;1][0\,;1] par : fn(x)=xne1−xf_n(x)=x^n\mathrm{e}^{1-x}.

On admet que la fonction fnf_n est dérivable sur [0 ;1][0\,;1] et on note fn′f'_n sa fonction dérivée.

  • Partie A
  • Dans cette partie on étudie le cas où n=1n=1.
  • On étudie donc la fonction f1f_1 définie sur [0 ;1][0\,;1] par : f1(x)=xe1−xf_1(x)=x\mathrm{e}^{1-x}.
  • A.1. Montrer que f1′(x)f'_1(x) est strictement positive pour tout réel xx de [0 ;1[[0\,;1[.
  • A.2. En déduire le tableau de variations de la fonction f1f_1 sur l'intervalle [0 ;1][0\,;1]
  • A.3. En déduire que l'équation f1(x)=0,1f_1(x)=0{,}1 admet une unique solution dans l'intervalle [0 ;1][0\,;1]
  • Partie B
  • On considère la suite (un)(u_n) définie pour tout entier naturel nn non nul par un=∫01fn(x) dxu_n=\displaystyle\int_0^1 f_n(x)\,\mathrm{d}x c'est-à-dire un=∫01xne1−x dxu_n=\displaystyle\int_0^1 x^n\mathrm{e}^{1-x}\,\mathrm{d}x.
  • On admet que u1=e−2u_1=\mathrm{e}-2.
  • B.1.a. Justifier que pour tout x∈[0 ;1]x\in[0\,;1] et pour tout entier naturel nn non nul, 0⩽xn+1⩽xn0\leqslant x^{n+1}\leqslant x^n.
  • B.1.b. En déduire que pour tout entier naturel nn non nul, 0⩽un+1⩽un0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n.
  • B.1.c. Montrer que la suite (un)(u_n) est convergente.
  • B.2.a. À l'aide d'une intégration par parties, démontrer que pour tout entier naturel nn non nul on a : un+1=(n+1)un−1u_{n+1}=(n+1)u_n-1.
  • On considère le script Python ci-dessous définissant la fonction suite() :
  • Script Python à compléter. Ligne 1 : from math import exp. Puis def suite(): ; dans la fonction, u = pointillés ; for n in range (1, pointillés): ; dans la boucle, u = pointillés ; enfin return, sans rien après.
  • B.2.b. Recopier et compléter le script Python ci-dessus pour que la fonction suite() renvoie la valeur de ∫01x8e1−x dx\displaystyle\int_0^1 x^8\mathrm{e}^{1-x}\,\mathrm{d}x.
  • B.3.a. Démontrer que pour tout entier naturel nn non nul on a : un⩽en+1u_n\leqslant\dfrac{\mathrm{e}}{n+1}.
  • B.3.b. En déduire la limite de la suite (un)(u_n).

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A.2
B.2.b
B.3.b
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Réponses

  • A.1 f1′(x)=(1−x)e1−x>0f'_1(x)=(1-x)\mathrm{e}^{1-x}>0 sur [0 ;1[[0\,;1[, car 1−x>01-x>0 et e1−x>0\mathrm{e}^{1-x}>0
  • A.2 f1f_1 strictement croissante sur [0 ;1][0\,;1], de f1(0)=0f_1(0)=0 à f1(1)=1f_1(1)=1
  • A.3 f1f_1 continue, strictement croissante, 0<0,1<10<0{,}1<1 : une unique solution α\alpha (TVI), α≈0,038\alpha\approx 0{,}038
  • B.1.a xn⩾0x^n\geqslant 0 et x⩽1x\leqslant 1, donc xn+1=x×xn⩽xnx^{n+1}=x\times x^n\leqslant x^n
  • B.1.b On multiplie par e1−x>0\mathrm{e}^{1-x}>0 puis on intègre sur [0 ;1][0\,;1] (positivité et croissance de l'intégrale)
  • B.1.c (un)(u_n) décroissante et minorée par 00, donc convergente
  • B.2.a IPP avec u=xn+1u=x^{n+1}, v′=e1−xv'=\mathrm{e}^{1-x} : un+1=−1+(n+1)unu_{n+1}=-1+(n+1)u_n
  • B.2.b u = exp(1) - 2 ; range (1, 8) ; u = (n + 1)*u - 1 ; return u. Valeur u8≈0,123u_8\approx 0{,}123
  • B.3.a e1−x⩽e\mathrm{e}^{1-x}\leqslant\mathrm{e} sur [0 ;1][0\,;1], donc un⩽e∫01xn dx=en+1u_n\leqslant\mathrm{e}\displaystyle\int_0^1 x^n\,\mathrm{d}x=\dfrac{\mathrm{e}}{n+1}
  • B.3.b 0⩽un⩽en+1→00\leqslant u_n\leqslant\dfrac{\mathrm{e}}{n+1}\to 0 : lim⁡un=0\lim u_n=0 (théorème des gendarmes)

A.1. Dérivée d'un produit uvuv, avec u(x)=xu(x)=x, u′(x)=1u'(x)=1, et v(x)=e1−xv(x)=\mathrm{e}^{1-x}, de la forme ew\mathrm{e}^{w} avec w(x)=1−xw(x)=1-x, donc v′(x)=w′(x)ew(x)=−e1−xv'(x)=w'(x)\mathrm{e}^{w(x)}=-\mathrm{e}^{1-x}.

f1′(x)=1×e1−x+x×(−e1−x)=(1−x)e1−xf'_1(x)=1\times\mathrm{e}^{1-x}+x\times\left(-\mathrm{e}^{1-x}\right)=(1-x)\mathrm{e}^{1-x}.

Signe : une exponentielle est strictement positive, donc e1−x>0\mathrm{e}^{1-x}>0 ; et pour x∈[0 ;1[x\in[0\,;1[, x<1x<1 donne 1−x>01-x>0. Un produit de deux facteurs strictement positifs est strictement positif : f1′(x)>0f'_1(x)>0 pour tout x∈[0 ;1[x\in[0\,;1[.

Le crochet ouvert en 11 n'est pas un hasard : f1′(1)=0f'_1(1)=0. Erreur fréquente : oublier le signe moins de la dérivée de e1−x\mathrm{e}^{1-x}, ce qui donne (1+x)e1−x(1+x)\mathrm{e}^{1-x}, positif lui aussi, mais faux, et qui ne s'annule pas en 11.

A.2. La dérivée est strictement positive sur [0 ;1[[0\,;1[ et ne s'annule qu'en x=1x=1, borne de l'intervalle : la fonction f1f_1 est donc strictement croissante sur [0 ;1][0\,;1]. Valeurs aux bornes : f1(0)=0×e1=0f_1(0)=0\times\mathrm{e}^{1}=0 et f1(1)=1×e0=1f_1(1)=1\times\mathrm{e}^{0}=1.

Le tableau de variations, reproduit en fin de corrigé, porte la ligne de f1′(x)f'_1(x) (signe ++ sur [0 ;1[[0\,;1[, 00 en 11) et une flèche montante de 00 à 11. Les valeurs aux extrémités des flèches font partie des points attendus : un tableau sans f1(0)f_1(0) ni f1(1)f_1(1) est incomplet, et ce sont elles qui servent à la question suivante.

A.3. Corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas d'une fonction strictement monotone). La fonction f1f_1 est continue sur [0 ;1][0\,;1], car dérivable, et strictement croissante sur cet intervalle. De plus f1(0)=0f_1(0)=0 et f1(1)=1f_1(1)=1, et 0,1∈[0 ;1]0{,}1\in[0\,;1] : 0,10{,}1 est compris entre f1(0)f_1(0) et f1(1)f_1(1).

Donc l'équation f1(x)=0,1f_1(x)=0{,}1 admet une unique solution α\alpha dans l'intervalle [0 ;1][0\,;1]. Les trois hypothèses doivent être écrites : continuité (pour l'existence), stricte monotonie (pour l'unicité), et la valeur 0,10{,}1 entre les images des bornes.

Une valeur approchée, que l'énoncé ne demande pas, se trouve par balayage à la calculatrice : f1(0,038)≈0,099 4<0,1f_1(0{,}038)\approx 0{,}099\,4<0{,}1 et f1(0,039)≈0,102 0>0,1f_1(0{,}039)\approx 0{,}102\,0>0{,}1, donc 0,038<α<0,0390{,}038<\alpha<0{,}039. Piège : citer le théorème des valeurs intermédiaires sans la stricte croissance ; on n'obtient alors que l'EXISTENCE d'une solution, pas son unicité.

B.1.a. Soit x∈[0 ;1]x\in[0\,;1] et nn un entier naturel non nul. D'une part x⩾0x\geqslant 0, donc xn+1⩾0x^{n+1}\geqslant 0. D'autre part xn+1=x×xnx^{n+1}=x\times x^n ; comme x⩽1x\leqslant 1 et xn⩾0x^n\geqslant 0, on peut multiplier l'inégalité x⩽1x\leqslant 1 par xnx^n sans en changer le sens : x×xn⩽1×xnx\times x^n\leqslant 1\times x^n, c'est-à-dire xn+1⩽xnx^{n+1}\leqslant x^n.

Conclusion : 0⩽xn+1⩽xn0\leqslant x^{n+1}\leqslant x^n. Autre rédaction : xn−xn+1=xn(1−x)x^n-x^{n+1}=x^n(1-x), produit de deux nombres positifs. Le point clé est que l'on travaille sur [0 ;1][0\,;1] : pour x>1x>1 l'inégalité serait renversée.

B.1.b. Pour tout x∈[0 ;1]x\in[0\,;1], e1−x>0\mathrm{e}^{1-x}>0 ; en multipliant l'encadrement de B.1.a par ce nombre strictement positif, le sens des inégalités est conservé : 0⩽xn+1e1−x⩽xne1−x0\leqslant x^{n+1}\mathrm{e}^{1-x}\leqslant x^n\mathrm{e}^{1-x}, soit 0⩽fn+1(x)⩽fn(x)0\leqslant f_{n+1}(x)\leqslant f_n(x).

Les fonctions sont continues sur [0 ;1][0\,;1] et les bornes sont dans l'ordre croissant (0⩽10\leqslant 1). Par positivité puis croissance de l'intégrale : 0⩽∫01fn+1(x) dx⩽∫01fn(x) dx0\leqslant\displaystyle\int_0^1 f_{n+1}(x)\,\mathrm{d}x\leqslant\displaystyle\int_0^1 f_n(x)\,\mathrm{d}x, c'est-à-dire 0⩽un+1⩽un0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n.

Piège : oublier de dire que e1−x>0\mathrm{e}^{1-x}>0 avant de multiplier, ou que les bornes sont dans le bon ordre avant d'intégrer ; ce sont les deux justifications que le correcteur cherche.

B.1.c. D'après B.1.b, pour tout n⩾1n\geqslant 1, un+1⩽unu_{n+1}\leqslant u_n : la suite (un)(u_n) est décroissante. Et un+1⩾0u_{n+1}\geqslant 0 pour tout n⩾1n\geqslant 1, avec u1=e−2>0u_1=\mathrm{e}-2>0 : la suite est minorée par 00.

Par le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge : la suite (un)(u_n) est convergente. Attention, ce théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur ; il dit seulement qu'elle est supérieure ou égale à 00. C'est la partie B.3 qui la détermine.

B.2.a. Formule d'intégration par parties : pour uu et vv dérivables à dérivées continues sur [0 ;1][0\,;1], ∫01u(x)v′(x) dx=[u(x)v(x)]01−∫01u′(x)v(x) dx\displaystyle\int_0^1 u(x)v'(x)\,\mathrm{d}x=\big[u(x)v(x)\big]_0^1-\displaystyle\int_0^1 u'(x)v(x)\,\mathrm{d}x.

Dans un+1=∫01xn+1e1−x dxu_{n+1}=\displaystyle\int_0^1 x^{n+1}\mathrm{e}^{1-x}\,\mathrm{d}x, on pose u(x)=xn+1u(x)=x^{n+1}, donc u′(x)=(n+1)xnu'(x)=(n+1)x^n, et v′(x)=e1−xv'(x)=\mathrm{e}^{1-x}, donc v(x)=−e1−xv(x)=-\mathrm{e}^{1-x}. Ces fonctions sont dérivables à dérivées continues sur [0 ;1][0\,;1].

un+1=[−xn+1e1−x]01−∫01(n+1)xn×(−e1−x)dx=(−1×e0+0)+(n+1)∫01xne1−x dxu_{n+1}=\left[-x^{n+1}\mathrm{e}^{1-x}\right]_0^1-\displaystyle\int_0^1 (n+1)x^n\times\left(-\mathrm{e}^{1-x}\right)\mathrm{d}x=\left(-1\times\mathrm{e}^{0}+0\right)+(n+1)\displaystyle\int_0^1 x^n\mathrm{e}^{1-x}\,\mathrm{d}x. Le crochet vaut −1-1, car 0n+1=00^{n+1}=0 pour n⩾1n\geqslant 1. Donc un+1=(n+1)un−1u_{n+1}=(n+1)u_n-1.

Vérification sur un rang : u2=2u1−1=2(e−2)−1=2e−5≈0,437u_2=2u_1-1=2(\mathrm{e}-2)-1=2\mathrm{e}-5\approx 0{,}437, positif et inférieur à u1≈0,718u_1\approx 0{,}718, conformément à B.1.b. Le piège est le choix des rôles : dériver xn+1x^{n+1} (qui perd un degré et fait apparaître xnx^n) et primitiver l'exponentielle, pas l'inverse ; et ne pas oublier le signe moins de la primitive −e1−x-\mathrm{e}^{1-x}, qui transforme la soustraction de la formule en addition.

B.2.b. La valeur demandée est u8u_8. On part de u1=e−2u_1=\mathrm{e}-2, qui s'écrit exp(1) - 2 en Python, puis on applique la relation un+1=(n+1)un−1u_{n+1}=(n+1)u_n-1 : à chaque passage dans la boucle, la variable u contient unu_n au début et un+1u_{n+1} à la fin. Pour obtenir u8u_8, il faut passer de u1u_1 à u2u_2, ..., de u7u_7 à u8u_8, donc faire tourner la boucle pour n=1n=1 à n=7n=7 : range (1, 8), la borne 88 étant exclue.

Le script complété figure ci-dessous : u = exp(1) - 2, puis for n in range (1, 8):, puis u = (n + 1)*u - 1, et la dernière ligne doit devenir return u, sans quoi la fonction renvoie None. La valeur renvoyée est u8≈0,123u_8\approx 0{,}123.

Pièges : écrire range (1, 9), qui calcule un tour de trop et renvoie u9≈0,110u_9\approx 0{,}110 ; ou initialiser u à u0u_0, qui n'est pas défini ici (la suite commence à n=1n=1). Remarque : cette récurrence multiplie toute erreur d'arrondi sur u1u_1 par (n+1)!(n+1)! ; pour n=8n=8 c'est sans effet visible en flottants, mais vers n=18n=18 le résultat affiché devient négatif, alors que un>0u_n>0.

B.3.a. Pour x∈[0 ;1]x\in[0\,;1] : 1−x⩽11-x\leqslant 1, et la fonction exponentielle étant croissante, e1−x⩽e1=e\mathrm{e}^{1-x}\leqslant\mathrm{e}^{1}=\mathrm{e}. Comme xn⩾0x^n\geqslant 0, en multipliant par xnx^n : xne1−x⩽e xnx^n\mathrm{e}^{1-x}\leqslant\mathrm{e}\,x^n.

Par croissance de l'intégrale (bornes 0⩽10\leqslant 1) : un⩽∫01e xn dx=e[xn+1n+1]01=e×1n+1=en+1u_n\leqslant\displaystyle\int_0^1\mathrm{e}\,x^n\,\mathrm{d}x=\mathrm{e}\left[\dfrac{x^{n+1}}{n+1}\right]_0^1=\mathrm{e}\times\dfrac{1}{n+1}=\dfrac{\mathrm{e}}{n+1}.

Vérification : pour n=1n=1, u1=e−2≈0,718⩽e2≈1,359u_1=\mathrm{e}-2\approx 0{,}718\leqslant\dfrac{\mathrm{e}}{2}\approx 1{,}359 ; pour n=8n=8, u8≈0,123⩽e9≈0,302u_8\approx 0{,}123\leqslant\dfrac{\mathrm{e}}{9}\approx 0{,}302. Piège : majorer e1−x\mathrm{e}^{1-x} par 11, ce qui est faux sur [0 ;1[[0\,;1[ puisque 1−x>01-x>0 y donne e1−x>1\mathrm{e}^{1-x}>1.

B.3.b. D'après B.1.b et B.3.a, pour tout n⩾1n\geqslant 1 : 0⩽un⩽en+10\leqslant u_n\leqslant\dfrac{\mathrm{e}}{n+1}. Or lim⁡n→+∞en+1=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\dfrac{\mathrm{e}}{n+1}=0 (e\mathrm{e} est une constante et n+1→+∞n+1\to+\infty). Par le théorème des gendarmes, lim⁡n→+∞un=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=0.

La limite trouvée est bien compatible avec B.1.c, qui la disait positive ou nulle. Erreur fréquente : conclure seulement avec un⩽en+1u_n\leqslant\dfrac{\mathrm{e}}{n+1}, sans la minoration par 00 : une majoration par une suite qui tend vers 00 ne suffit pas, il faut l'encadrement.

python
from math import exp

def suite():
    u = exp(1) - 2
    for n in range (1, 8):
        u = (n + 1)*u - 1
    return u
xx0011
f1′(x)f'_1(x)++00
f1f_100↗\nearrow11
Tableau de variations de f1f_1 sur [0 ;1][0\,;1]

Exercice 4 : Vrai ou faux : limite, équation différentielle, suite récurrente, convexité et anagrammes

5 points Les équations différentiellesSuites et récurrenceLa convexitéCombinatoire et dénombrement

Pour chacune des cinq affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse.
Une réponse non justifiée n'est pas prise en compte.
Une absence de réponse n'est pas pénalisée.

  • 1. On considère la fonction ff définie sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par : f(x)=ln⁡(x)−x2f(x)=\ln(x)-x^2.
  • 1. Affirmation 1 : lim⁡x→+∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=-\infty.
  • 2. On considère l'équation différentielle (E) :−2y′+3y=sin⁡x+8cos⁡x(E)\,:\quad -2y'+3y=\sin x+8\cos x.
  • On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par : f(x)=2cos⁡x−sin⁡xf(x)=2\cos x-\sin x.
  • 2. Affirmation 2 : La fonction ff est solution de l'équation différentielle (E)(E).
  • 3. On considère la fonction gg définie sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par : g(x)=ln⁡(3x+1)+8g(x)=\ln(3x+1)+8.
  • On considère la suite (un)(u_n) définie par u0=25u_0=25 et pour tout entier naturel nn : un+1=g(un)u_{n+1}=g(u_n).
  • On admet que la suite (un)(u_n) est strictement positive.
  • 3. Affirmation 3 : La suite (un)(u_n) est décroissante.
  • 4. On considère une fonction affine hh définie sur R\mathbb{R}.
  • On note kk la fonction définie sur R\mathbb{R} par k(x)=x4+x2+h(x)k(x)=x^4+x^2+h(x).
  • 4. Affirmation 4 : La fonction kk est convexe sur R\mathbb{R}.
  • 5. Une anagramme d'un mot est le résultat d'une permutation des lettres de ce mot.
  • Exemple : le mot BAC est possède 6 anagrammes : BAC, BCA, ABC, ACB, CAB, CBA.
  • 5. Affirmation 5 : Le mot EULER possède 120 anagrammes.

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Réponses

  • 1 Vrai : f(x)=x2(ln⁡xx2−1)f(x)=x^2\left(\dfrac{\ln x}{x^2}-1\right) et ln⁡xx2→0\dfrac{\ln x}{x^2}\to 0 (croissance comparée), donc f(x)→−∞f(x)\to-\infty
  • 2 Vrai : −2f′(x)+3f(x)=4sin⁡x+2cos⁡x+6cos⁡x−3sin⁡x=sin⁡x+8cos⁡x-2f'(x)+3f(x)=4\sin x+2\cos x+6\cos x-3\sin x=\sin x+8\cos x
  • 3 Vrai : u1=ln⁡76+8≈12,33<u0u_1=\ln 76+8\approx 12{,}33<u_0 et gg strictement croissante, donc un+1<unu_{n+1}<u_n par récurrence
  • 4 Vrai : k′′(x)=12x2+2>0k''(x)=12x^2+2>0 sur R\mathbb{R}
  • 5 Faux : 5!2!=60\dfrac{5!}{2!}=60 anagrammes, la lettre E figurant deux fois

Affirmation 1. En +∞+\infty, ln⁡(x)→+∞\ln(x)\to+\infty et −x2→−∞-x^2\to-\infty : la somme est une forme indéterminée du type « ∞−∞\infty-\infty ». On lève l'indétermination en factorisant par le terme dominant x2x^2 : pour x>0x>0, f(x)=x2(ln⁡(x)x2−1)f(x)=x^2\left(\dfrac{\ln(x)}{x^2}-1\right).

Croissance comparée : ln⁡(x)x2=ln⁡(x)x×1x\dfrac{\ln(x)}{x^2}=\dfrac{\ln(x)}{x}\times\dfrac{1}{x}, avec lim⁡x→+∞ln⁡(x)x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{\ln(x)}{x}=0 et lim⁡x→+∞1x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{1}{x}=0, donc lim⁡x→+∞ln⁡(x)x2=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{\ln(x)}{x^2}=0. La parenthèse tend vers −1-1 et x2x^2 vers +∞+\infty : par produit, lim⁡x→+∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=-\infty. L'affirmation 1 est VRAIE.

Ordre de grandeur : f(10)=ln⁡10−100≈−97,7f(10)=\ln 10-100\approx -97{,}7, le terme −x2-x^2 écrase le logarithme. Piège : conclure « +∞−∞=0+\infty-\infty=0 », ou s'arrêter à « forme indéterminée » sans la lever ; c'est la factorisation par x2x^2 et la croissance comparée qui sont notées.

Autre voie, sans factoriser : pour x⩾1x\geqslant 1, on a ln⁡(x)⩽x\ln(x)\leqslant x (la courbe du logarithme reste sous la droite y=xy=x), donc f(x)⩽x−x2=x(1−x)f(x)\leqslant x-x^2=x(1-x), et lim⁡x→+∞x(1−x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}x(1-x)=-\infty ; par comparaison, f(x)→−∞f(x)\to-\infty. Cette rédaction exige de justifier l'inégalité ln⁡(x)⩽x\ln(x)\leqslant x, ce que la factorisation évite.

Affirmation 2. Méthode : on calcule f′f', puis on remplace yy par ff dans le membre de gauche de (E)(E) et on compare au membre de droite, pour tout réel xx.

f(x)=2cos⁡x−sin⁡xf(x)=2\cos x-\sin x est dérivable sur R\mathbb{R} et f′(x)=−2sin⁡x−cos⁡xf'(x)=-2\sin x-\cos x. Alors −2f′(x)+3f(x)=−2(−2sin⁡x−cos⁡x)+3(2cos⁡x−sin⁡x)=4sin⁡x+2cos⁡x+6cos⁡x−3sin⁡x=sin⁡x+8cos⁡x-2f'(x)+3f(x)=-2\left(-2\sin x-\cos x\right)+3\left(2\cos x-\sin x\right)=4\sin x+2\cos x+6\cos x-3\sin x=\sin x+8\cos x.

On retrouve exactement le second membre de (E)(E) pour tout réel xx : la fonction ff est solution de l'équation différentielle (E)(E). L'affirmation 2 est VRAIE.

Contrôle en x=0x=0 : f(0)=2f(0)=2, f′(0)=−1f'(0)=-1, −2×(−1)+3×2=8-2\times(-1)+3\times 2=8 et sin⁡0+8cos⁡0=8\sin 0+8\cos 0=8. Un contrôle en un point ne suffit pas à prouver, il faut l'égalité pour tout xx ; mais un point qui ne marche pas suffirait à réfuter. Pièges : les signes des dérivées, (cos⁡x)′=−sin⁡x(\cos x)'=-\sin x et (sin⁡x)′=cos⁡x(\sin x)'=\cos x, et la distribution du −2-2 sur les deux termes de f′f'.

Pour aller plus loin : (E)(E) est une équation linéaire du premier ordre, qui s'écrit y′=32y−12sin⁡x−4cos⁡xy'=\dfrac{3}{2}y-\dfrac{1}{2}\sin x-4\cos x. Ses solutions sont les fonctions x↦Ce32x+2cos⁡x−sin⁡xx\mapsto C\mathrm{e}^{\frac{3}{2}x}+2\cos x-\sin x, CC réel : ff est la solution particulière obtenue pour C=0C=0. L'affirmation ne demandait pas de résoudre (E)(E), seulement de vérifier ; résoudre serait ici une perte de temps.

Affirmation 3. Méthode : raisonnement par récurrence, en s'appuyant sur le sens de variation de gg. La fonction gg est dérivable sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ et g′(x)=33x+1g'(x)=\dfrac{3}{3x+1}, de la forme u′u\dfrac{u'}{u} ; pour x>0x>0, 3x+1>03x+1>0 donc g′(x)>0g'(x)>0 : gg est strictement croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.

Soit P(n)\mathcal{P}(n) la propriété « un+1<unu_{n+1}<u_n ». Initialisation : u1=g(25)=ln⁡(76)+8≈12,33<25=u0u_1=g(25)=\ln(76)+8\approx 12{,}33<25=u_0, donc P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que un+1<unu_{n+1}<u_n. Ces deux termes sont strictement positifs (admis), donc dans l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ où gg est strictement croissante ; une fonction strictement croissante conserve l'ordre : g(un+1)<g(un)g(u_{n+1})<g(u_n), c'est-à-dire un+2<un+1u_{n+2}<u_{n+1}. P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.

Conclusion : par le principe de récurrence, un+1<unu_{n+1}<u_n pour tout entier naturel nn ; la suite (un)(u_n) est (strictement) décroissante. L'affirmation 3 est VRAIE.

Le rôle de l'hypothèse « suite strictement positive » est de garantir que gg est appliquée là où l'on connaît son sens de variation. Piège : déduire la décroissance de la seule comparaison u1<u0u_1<u_0 ; deux termes ne font pas une suite, c'est la croissance de gg qui propage l'inégalité. Autre piège : croire que gg croissante entraîne (un)(u_n) croissante ; avec gg croissante, la suite est monotone, et c'est la comparaison de u0u_0 et u1u_1 qui fixe le sens.

Affirmation 4. Une fonction affine s'écrit h(x)=ax+bh(x)=ax+b, avec aa et bb réels ; donc h′(x)=ah'(x)=a et h′′(x)=0h''(x)=0. La fonction kk est deux fois dérivable sur R\mathbb{R}, avec k′(x)=4x3+2x+ak'(x)=4x^3+2x+a et k′′(x)=12x2+2k''(x)=12x^2+2.

Pour tout réel xx, 12x2⩾012x^2\geqslant 0, donc k′′(x)⩾2>0k''(x)\geqslant 2>0. Une fonction deux fois dérivable dont la dérivée seconde est positive sur un intervalle est convexe sur cet intervalle : kk est convexe sur R\mathbb{R}, quelle que soit la fonction affine hh. L'affirmation 4 est VRAIE.

Le point de la question est l'indépendance vis-à-vis de hh : une fonction affine a une dérivée seconde nulle, elle ne change rien à la convexité. Autre rédaction : x4x^4 et x2x^2 sont convexes, une fonction affine aussi, et une somme de fonctions convexes est convexe. Piège : chercher le signe de k′k', qui renseigne sur les variations, pas sur la convexité.

Interprétation graphique : k′′(x)⩾2k''(x)\geqslant 2 ne s'annule jamais, donc la courbe de kk n'a aucun point d'inflexion et reste au-dessus de chacune de ses tangentes. Exemple avec h(x)=−6x+1h(x)=-6x+1 : k′(x)=4x3+2x−6k'(x)=4x^3+2x-6 s'annule en x=1x=1, et kk admet en 11 son minimum ; la fonction hh déplace ce minimum, elle ne crée aucun changement de convexité.

Affirmation 5. Si les cinq lettres de EULER étaient toutes différentes, le nombre de permutations serait 5!=1205!=120. Mais la lettre E y figure deux fois : échanger les deux E ne change pas le mot. Chaque anagramme est donc comptée deux fois parmi les 120120 permutations, une fois par ordre des deux E.

Nombre d'anagrammes : 5!2!=1202=60\dfrac{5!}{2!}=\dfrac{120}{2}=60. Autre méthode : on choisit les 22 places des E parmi 55, soit (52)=10\dbinom{5}{2}=10 choix, puis on range U, L, R dans les 33 places restantes, soit 3!=63!=6 façons ; total 10×6=6010\times 6=60. L'affirmation 5 est FAUSSE.

L'exemple de l'énoncé, BAC, a trois lettres distinctes, d'où 3!=63!=6 anagrammes : il tend un piège en suggérant de calculer 5!5! pour EULER. La lettre répétée est tout l'enjeu de la question.

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