Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal
Bac 2025 de spécialité maths, Nouvelle-Calédonie jour 2 : sujet officiel et corrigé
Sujet officiel du baccalauréat
Spécialité mathématiques, session 2025 : Nouvelle-Calédonie, jour 2
Épreuve du vendredi 21 novembre 2025 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée
• 4 exercices, 20 points
L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème.
Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca.
Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).
En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé.
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Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025, centre Nouvelle-Calédonie, jour 2 : vendredi 21 novembre 2025, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 4, 6, 5 et 5 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures comprises, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.
L'exercice 1 est un vrai ou faux de géométrie dans l'espace dans un cube : triangle équilatéral formé de diagonales de faces, droites sécantes par représentations paramétriques, vecteur normal à un plan par le produit scalaire, avec les formules des angles associés, puis un dénombrement de segments par les combinaisons. L'exercice 2 calcule des aires par le calcul intégral entre une droite et une parabole, puis les lit comme des probabilités : arbre pondéré, formule des probabilités totales, formule de Bayes, espérance et variance, et variance d'une somme de variables aléatoires indépendantes. L'exercice 3 étudie une suite définie par un+1=f(un) avec f(x)=ln(e2x+2) : raisonnement par récurrence, théorème de convergence monotone, équation en exponentielle par changement de variable et théorème du point fixe. L'exercice 4 étudie f(x)=x2ln(x)+1 : limites et asymptotes par croissance comparée, dérivée d'un quotient, corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, puis distance de l'origine à la courbe du logarithme népérien.
Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : à l'affirmation 3 de l'exercice 1, sin(π−α)=sin(α) et non −sin(α), ce qui fait d'un vecteur normal un vecteur qui ne l'est pas ; à l'affirmation 2, les droites se coupent HORS du cube alors que les segments ne se rencontrent pas ; et à la question 5.b de l'exercice 4, la factorisation h′(x)=2xf(x), qui ramène le signe de la dérivée au signe de f déjà établi.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
Pour chacune des quatre affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse. Une réponse non justifiée n'est pas prise en compte. Une absence de réponse n'est pas pénalisée.
On considère un cube ABCDEFGH d'arête 1 et le point I défini par FI=31FB.
On pourra se placer dans le repère orthonormé de l'espace (A;AB,AD,AE).
1.On considère le triangle HAC. Affirmation 1 : Le triangle HAC est un triangle rectangle.
2.On considère les droites (HF) et (DI). Affirmation 2 : Les droites (HF) et (DI) sont sécantes.
3.On considère un réel α appartenant à l'intervalle ]0;π[. On considère le vecteur u de coordonnées sin(α)sin(π−α)sin(−α). Affirmation 3 : Le vecteur u est un vecteur normal au plan (FAC).
4.Le cube ABCDEFGH possède 8 sommets. On s'intéresse au nombre N de segments que l'on peut construire en reliant 2 sommets distincts quelconques du cube. Affirmation 4 : N=282.
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Réponses
1Faux : HA=AC=HC=2, le triangle HAC est équilatéral, ses trois angles mesurent 60∘
2Vrai : les deux droites sont dans le plan x+y=1, non parallèles, et se coupent au point (23;−21;1)
3Faux : u=sin(α)11−1 et u⋅AC=2sin(α)=0
4Faux : N=(28)=28, alors que 282=32
Repère et coordonnées. Dans le repère orthonormé (A;AB,AD,AE), le cube étant d'arête 1 : A(0;0;0), B(1;0;0), C(1;1;0), D(0;1;0), E(0;0;1), F(1;0;1), G(1;1;1), H(0;1;1).
Pour I : FB00−1, donc FI=31FB a pour coordonnées 00−31 et I(1;0;1−31)=(1;0;32). Contrôle sur la figure : I est sur l'arête [FB], plus près de F que de B, à la hauteur 32.
1. Méthode : on calcule les trois longueurs du triangle (ou les produits scalaires en chaque sommet). Les trois côtés sont des diagonales de faces du cube : [HA] est une diagonale de la face ADHE, [AC] de la face ABCD, [HC] de la face DCGH.
Avec les coordonnées : AH011, AC110, HC10−1, donc AH=0+1+1=2, AC=1+1+0=2 et HC=1+0+1=2.
Le triangle HAC a ses trois côtés égaux : il est équilatéral, et ses trois angles mesurent 60∘. Aucun n'est droit, donc le triangle n'est pas rectangle. Vérification par la réciproque du théorème de Pythagore : le plus grand côté au carré vaut 2, la somme des carrés des deux autres 2+2=4=2. Ou par le produit scalaire en A : AH⋅AC=0×1+1×1+1×0=1=0. L'affirmation 1 est FAUSSE.
Erreur fréquente : se fier à la perspective cavalière, qui déforme les angles. Sur le dessin, l'angle en A du triangle HAC peut sembler droit ; seul un calcul (longueurs ou produit scalaire) tranche.
2. Méthode : deux droites de l'espace sont sécantes si elles ont un unique point commun. Elles peuvent aussi être parallèles ou non coplanaires ; il faut donc chercher effectivement un point d'intersection.
Représentations paramétriques. La droite (HF) passe par H(0;1;1) et est dirigée par HF1−10 : x=t, y=1−t, z=1, t∈R. La droite (DI) passe par D(0;1;0) et est dirigée par DI1−132 : x=s, y=1−s, z=32s, s∈R, avec un paramètre DIFFÉRENT.
Les vecteurs directeurs ne sont pas colinéaires (même première coordonnée 1, mais troisièmes coordonnées 0 et 32) : les droites ne sont pas parallèles. Un point commun vérifie t=s, 1−t=1−s et 1=32s. La troisième équation donne s=23, la première t=23, et la deuxième est alors vérifiée. Le système a une unique solution : les droites (HF) et (DI) sont sécantes, au point de coordonnées (23;−21;1). L'affirmation 2 est VRAIE.
Vérification géométrique : les quatre points H, F, D et I vérifient tous x+y=1 ; ils sont dans le plan (BDHF), qui coupe le cube en diagonale. Deux droites coplanaires non parallèles sont sécantes. On peut aussi le voir dans ce rectangle : (DI) monte de 32 quand on va de D vers la verticale de B, elle atteint donc la hauteur 1 de (HF) une demi-diagonale plus loin, au-delà de l'arête [BF].
Le piège : le point d'intersection est HORS du cube, puisque x=23>1. Les SEGMENTS [HF] et [DI] ne se coupent pas, mais l'affirmation parle des DROITES. Conclure « faux » parce que les deux segments ne se rencontrent pas sur la figure coûte la question.
3. Méthode : un vecteur non nul est normal à un plan s'il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan.
On simplifie d'abord les coordonnées de u avec les formules des angles associés : sin(π−α)=sin(α) et, la fonction sinus étant impaire, sin(−α)=−sin(α). Donc usin(α)sin(α)−sin(α)=sin(α)11−1. Comme α∈]0;π[, sin(α)>0 et u n'est pas nul.
Deux vecteurs du plan (FAC), non colinéaires : AF101 et AC110. Produits scalaires : u⋅AF=sin(α)(1+0−1)=0, mais u⋅AC=sin(α)(1+1+0)=2sin(α)=0. Le vecteur u n'est pas orthogonal à AC : il n'est pas normal au plan (FAC). L'affirmation 3 est FAUSSE, pour toute valeur de α dans ]0;π[.
Pour comparer : un vecteur normal au plan (FAC) est n1−1−1, car n⋅AF=1+0−1=0 et n⋅AC=1−1+0=0. C'est exactement le piège de la question : qui écrit sin(π−α)=−sin(α) obtient u=sin(α)n et conclut à tort « vrai ». Sur le cercle trigonométrique, α et π−α sont symétriques par rapport à l'axe des ordonnées : ils ont le même sinus et des cosinus opposés.
4. Méthode : un segment est déterminé par la donnée de ses deux extrémités, sans ordre ([AB]=[BA]), et elles doivent être distinctes. Le nombre de segments est donc le nombre de parties à 2 éléments d'un ensemble à 8 éléments : N=(28)=28×7=28.
Or 282=264=32=28. L'affirmation 4 est FAUSSE.
Vérification par le décompte géométrique : 12 arêtes, 6×2=12 diagonales de faces et 4 grandes diagonales, soit 12+12+4=28 segments.
D'où vient le 282 ? Le nombre de couples (P;Q) de sommets est 82=64, mais il compte les 8 couples (P;P) qui ne forment pas de segment. Il reste 64−8=56 couples de sommets distincts, et chaque segment est compté deux fois, (P;Q) et (Q;P) : 256=28. Diviser par 2 sans retirer les 8 « segments réduits à un point » est l'erreur que l'affirmation tend à l'élève.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Intégrales et probabilités : aires de trois zones, jeu de fléchettes, formule de Bayes et somme de variables aléatoires
Dans le repère orthonormé (O;I,J) ci-contre, on a représenté : • la droite d'équation y=x ; • la droite d'équation y=1 ; • la droite d'équation x=1 ; • la parabole d'équation y=x2.
On peut ainsi partager le carré OIKJ en trois zones.
Les parties B et C peuvent être traitées indépendamment l'une de l'autre.
Partie A
A.Démontrer les résultats figurant dans le tableau ci-dessous.
ZONE
ZONE 1
ZONE 2
ZONE 3
AIRE
21
31
61
Partie B : un premier jeu
Un joueur lance une fléchette sur le carré ci-dessus. On admet que la probabilité qu'elle tombe sur une zone est égale à l'aire de cette zone. Ainsi, la probabilité que la fléchette tombe sur la ZONE 3 est égale à 61.
• Si la fléchette tombe sur la ZONE 3, alors le joueur lance une pièce équilibrée. Si la pièce tombe sur PILE, alors le joueur gagne, sinon il perd. • Si la fléchette tombe sur une autre zone que la ZONE 3, alors le joueur lance un dé équilibré à six faces. Si le dé tombe sur la FACE 6, alors le joueur gagne, sinon il perd.
On note les évènements suivants : T : « la fléchette tombe sur la ZONE 3 » ; G : « le joueur gagne ».
B.1.Représenter la situation par un arbre pondéré.
B.2.Démontrer que la probabilité de l'évènement G est égale à 92.
B.3.On sait que le joueur a gagné. Quelle est la probabilité que la fléchette soit tombée sur la ZONE 3 ?
Partie C : un second jeu
Un joueur, appelé joueur n° 1, lance une fléchette sur le carré précédent. Comme dans la partie B, on admet que la probabilité que la fléchette tombe sur chacune des zones est égale à l'aire de cette zone.
Le joueur gagne une somme égale, en euros, au numéro de la zone. Par exemple, si la fléchette tombe sur la ZONE 3, le joueur gagne 3 euros.
On note X1 la variable aléatoire donnant le gain du joueur n° 1.
On note respectivement E(X1) et V(X1) l'espérance et la variance de la variable aléatoire X1.
C.1.a.Calculer E(X1).
C.1.b.Montrer que V(X1)=95.
2. Un joueur n° 2 et un joueur n° 3 jouent à leur tour, dans les mêmes conditions que le joueur n° 1. On admet que les parties de ces trois joueurs sont indépendantes les unes des autres.
On note X2 et X3 les variables aléatoires donnant les gains des joueurs n° 2 et n° 3. On note Y la variable aléatoire définie par Y=X1+X2+X3.
C.2.a.Déterminer la probabilité que l'on ait Y=9.
C.2.b.Calculer E(Y).
C.2.c.Justifier que V(Y)=35.
Voir la correction
Réponses
AZONE 2 : ∫01x2dx=31 ; ZONE 3 : ∫01(x−x2)dx=61 ; ZONE 1 : 1−21=21
B.1P(T)=61, PT(G)=21 ; P(T)=65, PT(G)=61
B.2P(G)=61×21+65×61=363+365=92
B.3PG(T)=2/91/12=83=0,375
C.1.aE(X1)=21+32+21=35
C.1.bE(X12)=310, donc V(X1)=310−925=95
C.2.aP(Y=9)=(61)3=2161
C.2.bE(Y)=3×35=5
C.2.cPar indépendance, V(Y)=3×95=35
A. Méthode : l'aire du domaine compris entre deux courbes, sur un intervalle où l'une reste au-dessus de l'autre, est l'intégrale de la différence « fonction du haut moins fonction du bas ». On commence par la position relative des deux courbes rouges.
Position relative : pour x∈[0;1], x−x2=x(1−x) est un produit de deux facteurs positifs, donc x2⩽x. La parabole est sous la droite y=x sur [0;1], et les deux courbes se rejoignent en O et en K, où x2=x. Les fonctions x↦x2 et x↦x sont de plus positives sur [0;1].
ZONE 2, sous la parabole et au-dessus de l'axe des abscisses : la fonction carré étant continue et positive sur [0;1], A2=∫01x2dx=[3x3]01=31−0=31 unité d'aire.
ZONE 3, entre la droite (au-dessus) et la parabole (au-dessous) : A3=∫01(x−x2)dx=[2x2−3x3]01=21−31=61 unité d'aire.
ZONE 1, au-dessus de la droite y=x dans le carré : c'est le triangle OKJ, rectangle en J, de côtés OJ=JK=1, d'aire 21×1=21. Autre rédaction : le carré a pour aire 1 et la partie située sous la droite y=x (zones 2 et 3) a pour aire ∫01xdx=21, donc A1=1−21=21.
Vérification : 21+31+61=63+2+1=1, l'aire du carré OIKJ. C'est aussi ce qui permettra, aux parties B et C, de lire ces aires comme des probabilités dont la somme vaut 1. Erreur fréquente : calculer ∫01(x2−x)dx=−61 en mettant les fonctions dans le mauvais ordre ; une aire n'est jamais négative, et c'est la position relative établie d'abord qui dit quel terme soustraire.
B.1. Le premier niveau de l'arbre porte la zone : T avec P(T)=61 (aire de la ZONE 3), et T avec P(T)=1−61=65, qui est aussi l'aire des zones 1 et 2 réunies, 21+31.
Le second niveau porte le gain, et ses probabilités sont CONDITIONNELLES. Sachant T, le joueur lance une pièce équilibrée et gagne sur PILE : PT(G)=21 et PT(G)=21. Sachant T, il lance un dé équilibré à six faces et gagne sur la FACE 6 : PT(G)=61 et PT(G)=65. L'arbre complet, avec la probabilité de chaque chemin en bout de branche, figure en fin de corrigé.
Contrôle : les branches issues d'un même nœud ont pour somme 1. Piège : le 61 apparaît deux fois, une fois comme P(T) (une aire) et une fois comme PT(G) (la FACE 6 du dé) ; ce ne sont pas les mêmes événements.
B.2. Formule des probabilités totales, avec la partition {T;T} : P(G)=P(T∩G)+P(T∩G)=P(T)PT(G)+P(T)PT(G).
P(G)=61×21+65×61=121+365=363+365=368=92, ce qu'il fallait démontrer.
Ordre de grandeur : P(G)≈0,222 est compris entre les deux probabilités de gain conditionnelles, 61≈0,167 et 21, et beaucoup plus proche de 61 puisque la fléchette tombe hors de la ZONE 3 cinq fois sur six. Erreur fréquente : additionner 21+61 sans pondérer par les probabilités des zones.
B.3. On sait que G est réalisé : on cherche PG(T), une probabilité « inversée » par rapport à l'arbre, qui part de T. On revient à la définition d'une probabilité conditionnelle (formule de Bayes) : PG(T)=P(G)P(T∩G)=92121=121×29=249=83.
Sachant que le joueur a gagné, la probabilité que la fléchette soit tombée sur la ZONE 3 est 83=0,375.
Interprétation : c'est plus de deux fois P(T)=61≈0,167. Savoir que le joueur a gagné rend la ZONE 3 plus probable, puisque c'est la zone où l'on gagne le plus souvent (une fois sur deux, contre une fois sur six ailleurs). Le piège est de répondre PT(G)=21, qui conditionne dans l'autre sens : le dénominateur est toujours la probabilité de l'événement CONNU, ici G.
C.1.a. Le gain X1 vaut le numéro de la zone atteinte, et la probabilité de chaque zone est son aire (partie A). La loi de X1 est donc : P(X1=1)=21, P(X1=2)=31, P(X1=3)=61, de somme 1.
Par définition de l'espérance : E(X1)=1×21+2×31+3×61=21+32+21=35≈1,67. En moyenne, sur un grand nombre de parties, le joueur gagne environ 1,67 euro par lancer.
Vérification : l'espérance est comprise entre le plus petit et le plus grand gain, 1 et 3, et proche de 1 et 2, qui sont les zones les plus probables. Erreur fréquente : attribuer à la ZONE 3 la probabilité de la plus grande zone ; c'est la plus petite des trois.
C.1.b. Formule de König-Huygens, V(X1)=E(X12)−E(X1)2. D'abord E(X12)=12×21+22×31+32×61=21+34+23=310.
Puis V(X1)=310−(35)2=930−925=95, ce qu'il fallait démontrer.
Vérification par la définition, V(X1)=∑pk(xk−E(X1))2 : 21(−32)2+31(31)2+61(34)2=92+271+278=276+1+8=2715=95. Piège : soustraire E(X1) au lieu de son carré.
C.2.a. Chaque gain vaut au plus 3, donc Y=X1+X2+X3=9 si et seulement si X1=3, X2=3 et X3=3 : les trois fléchettes tombent sur la ZONE 3.
Les parties étant indépendantes, la probabilité de l'intersection est le produit des probabilités : P(Y=9)=P(X1=3)×P(X2=3)×P(X3=3)=(61)3=2161≈0,0046.
Le point de rédaction attendu est l'équivalence : on justifie que 9 est la valeur maximale de Y et qu'elle n'est atteinte que d'une seule façon. Ce raisonnement ne marcherait pas pour Y=8, qui s'obtient de trois façons (un 2 et deux 3, dans un ordre quelconque).
C.2.b. Par linéarité de l'espérance, valable sans hypothèse d'indépendance : E(Y)=E(X1)+E(X2)+E(X3). Les trois joueurs jouent dans les mêmes conditions, donc X2 et X3 suivent la même loi que X1 et ont la même espérance : E(Y)=3×35=5. Les trois joueurs gagnent ensemble, en moyenne, 5 euros.
C.2.c. Les variables X1, X2 et X3 sont INDÉPENDANTES (les parties le sont, d'après l'énoncé) : la variance de leur somme est la somme de leurs variances. Elles ont la même loi, donc la même variance 95 : V(Y)=V(X1)+V(X2)+V(X3)=3×95=35.
Le mot « justifier » appelle la citation de l'indépendance : c'est elle seule qui autorise à additionner les variances, alors que l'espérance s'additionne toujours. Piège voisin : confondre Y=X1+X2+X3, somme de trois variables indépendantes, avec 3X1, le gain triplé d'un seul joueur, dont la variance serait 32×95=5.
Exercice 3 : Suites et logarithme : suite récurrente, raisonnement par récurrence, équation en exponentielle et point fixe
On considère la fonction f définie pour tout réel x par : f(x)=ln(e2x+2)
On admet que la fonction f est dérivable sur R.
On considère la suite (un) définie par u0=ln(9) et, pour tout entier naturel n, un+1=f(un)
1.Montrer que la fonction f est strictement croissante sur R.
2.Montrer que f(2ln(2))=2ln(2).
3.Montrer que u1=ln(5).
4.Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a : 2ln(2)⩽un+1⩽un
5.En déduire que la suite (un) converge.
6.a.Résoudre dans R l'équation X2−X−2=0.
6.b.En déduire l'ensemble des solutions sur R de l'équation : ex−e2x−2=0
6.c.En déduire l'ensemble des solutions sur R de l'équation f(x)=x.
6.d.Déterminer la limite de la suite (un).
Voir la correction
Réponses
1f′(x)=e2x+221e2x>0 sur R : f est strictement croissante
2f(2ln2)=ln(eln2+2)=ln4=2ln2
3u1=ln(e2ln9+2)=ln(3+2)=ln5
4Initialisation ln4⩽ln5⩽ln9 ; hérédité en appliquant f, strictement croissante, et f(2ln2)=2ln2
5(un) est décroissante et minorée par 2ln2 : elle converge (théorème de convergence monotone)
6.aΔ=9 : X=−1 ou X=2
6.bS={2ln2} (avec X=e2x>0, seule X=2 convient)
6.cS={2ln2}
6.dn→+∞limun=2ln2=ln4≈1,386
1. Méthode : signe de la dérivée. La fonction f est de la forme ln(v) avec v(x)=e2x+2, dérivable et strictement positive sur R ; on dérive par (lnv)′=vv′. Or v′(x)=21e2x (dérivée de eax : aeax, ici a=21).
Pour tout réel x : f′(x)=e2x+221e2x=2(e2x+2)e2x. Le numérateur et le dénominateur sont strictement positifs (une exponentielle est toujours strictement positive), donc f′(x)>0 pour tout x : la fonction f est strictement croissante sur R.
Autre rédaction, sans dérivée : par composition, x↦2x, l'exponentielle, l'ajout de 2 et le logarithme népérien sont strictement croissants, donc leur composée f l'est aussi. Erreur fréquente : oublier le facteur 21 de la dérivée de e2x ; ici il ne change pas le signe, mais il compte dans toute autre question.
2. On utilise elna=a pour a>0 : e22ln2=eln2=2. Donc f(2ln2)=ln(2+2)=ln4=ln(22)=2ln2, par la propriété ln(an)=nlna.
Le réel 2ln2=ln4≈1,386 est donc un point fixe de f, un réel qui est sa propre image. C'est ce que la suite de l'exercice exploite : il sert de minorant à la question 4 et sera la limite à la question 6.d.
3. Par définition, u1=f(u0)=f(ln9)=ln(e2ln9+2). Or 2ln9=21ln9=ln(921)=ln9=ln3, donc e2ln9=eln3=3, et u1=ln(3+2)=ln5.
Autre chemin : ln9=2ln3, donc 2ln9=ln3. Contrôle numérique : u0=ln9≈2,197 et u1=ln5≈1,609, la suite commence par descendre. Piège : écrire e2ln9=29 ; l'exposant divisé par 2 donne une RACINE carrée, pas une moitié.
4. Raisonnement par récurrence. Pour tout entier naturel n, on note P(n) la propriété : « 2ln2⩽un+1⩽un ».
Initialisation, n=0 : il s'agit de vérifier 2ln2⩽u1⩽u0, soit ln4⩽ln5⩽ln9. C'est vrai, car 4⩽5⩽9 et la fonction ln est croissante sur ]0;+∞[. Donc P(0) est vraie.
Hérédité : soit n un entier naturel tel que P(n) est vraie, c'est-à-dire 2ln2⩽un+1⩽un. La fonction f est croissante sur R (question 1), donc elle conserve l'ordre : f(2ln2)⩽f(un+1)⩽f(un). Or f(2ln2)=2ln2 (question 2), f(un+1)=un+2 et f(un)=un+1. On obtient 2ln2⩽un+2⩽un+1 : c'est P(n+1).
Conclusion : P(0) est vraie et la propriété est héréditaire ; par le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, 2ln2⩽un+1⩽un.
Le cœur de l'hérédité est d'appliquer f aux TROIS membres de l'inégalité, ce qui n'est permis que parce que f est croissante ; le correcteur attend que la question 1 soit citée. Erreurs fréquentes : n'écrire que un+2⩽un+1 en oubliant le minorant, ou remplacer f(2ln2) par 2ln2 sans renvoyer à la question 2.
5. D'après la question 4, pour tout n, un+1⩽un : la suite (un) est décroissante. Et pour tout n, un+1⩾2ln2, avec aussi u0=ln9⩾2ln2 : la suite est minorée par 2ln2.
Théorème de convergence monotone : toute suite décroissante et minorée converge. La suite (un) converge donc vers un réel ℓ, et ℓ⩾2ln2 par passage à la limite dans l'inégalité. Attention : le théorème donne l'EXISTENCE de la limite, pas sa valeur ; un minorant n'est pas forcément la limite, c'est la question 6 qui le prouvera ici.
6.a. Équation du second degré X2−X−2=0, de discriminant Δ=(−1)2−4×1×(−2)=1+8=9>0. Deux solutions réelles : X1=21−9=21−3=−1 et X2=21+3=2. L'ensemble des solutions est {−1;2}.
Vérification : (−1)2−(−1)−2=1+1−2=0 et 22−2−2=0. On pouvait aussi repérer la racine évidente −1, puis utiliser le produit des racines ac=−2 pour trouver l'autre, 2. Autrement dit, X2−X−2=(X+1)(X−2).
6.b. Changement de variable : on pose X=e2x. Alors X2=(e2x)2=e2×2x=ex, et l'équation ex−e2x−2=0 s'écrit X2−X−2=0. D'après 6.a, X=−1 ou X=2.
On revient à x. Le cas e2x=−1 est impossible, une exponentielle étant strictement positive. Le cas e2x=2 donne 2x=ln2, soit x=2ln2. L'ensemble des solutions est S={2ln2}.
Vérification : e2ln2−eln2−2=4−2−2=0. Le piège est double : garder la racine X=−1 et écrire « x=2ln(−1) », qui n'a pas de sens ; ou oublier de revenir à x et répondre {2}. Une équation d'inconnue x a des solutions en x.
6.c. Pour tout réel x, e2x+2>0 et la fonction exponentielle est une bijection de R sur ]0;+∞[, réciproque de ln : ln(a)=b⟺a=eb pour a>0. Donc f(x)=x⟺ln(e2x+2)=x⟺e2x+2=ex⟺ex−e2x−2=0.
C'est l'équation de la question 6.b, d'où l'ensemble des solutions de f(x)=x : S={2ln2}. La fonction f a donc un seul point fixe, celui que la question 2 avait fait vérifier. Le point de rédaction : écrire des ÉQUIVALENCES, justifiées par la stricte positivité de e2x+2, et pas seulement une implication.
6.d. Méthode : théorème du point fixe. La suite (un) converge vers un réel ℓ (question 5), elle vérifie un+1=f(un), et la fonction f est continue sur R (elle y est dérivable). En passant à la limite dans la relation de récurrence : un+1→ℓ et, par continuité de f en ℓ, f(un)→f(ℓ). Par unicité de la limite, f(ℓ)=ℓ.
La limite ℓ est donc une solution de l'équation f(x)=x, dont la seule solution est 2ln2 (question 6.c). Conclusion : n→+∞limun=2ln2=ln4≈1,386.
Vérification numérique : u0≈2,197, u1≈1,609, u2=f(ln5)=ln(5+2)≈1,444, u3≈1,401 : la suite décroît vers 1,386 en restant au-dessus, comme l'annonçait la question 4. Piège : invoquer « ℓ=f(ℓ) » sans citer la continuité de f, qui est l'hypothèse du théorème.
Exercice 4 : Fonction logarithme : limites et asymptotes, variations, valeurs intermédiaires et distance d'un point à une courbe
On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0;+∞[ par : f(x)=x2ln(x)+1
On note Cf la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthonormé. On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle ]0;+∞[ et on note f′ sa fonction dérivée.
1.Déterminer les limites de la fonction f en 0 et en +∞. En déduire les éventuelles asymptotes à la courbe Cf.
2.Montrer que, pour tout réel x de l'intervalle ]0;+∞[, on a : f′(x)=x31−2ln(x)
3.En déduire le tableau de variation de la fonction f sur l'intervalle ]0;+∞[.
4.a.Montrer que l'équation f(x)=0 possède une unique solution, notée α, sur l'intervalle ]0;+∞[.
4.b.Donner un encadrement du réel α d'amplitude 0,01.
4.c.En déduire le signe de la fonction f sur l'intervalle ]0;+∞[.
5. On considère la fonction g définie sur l'intervalle ]0;+∞[ par : g(x)=ln(x)
On note Cg la courbe représentative de la fonction g dans un repère orthonormé d'origine O. On considère un réel x strictement positif et le point M de la courbe Cg d'abscisse x. On note OM la distance entre les points O et M.
5.a.Exprimer la quantité OM2 en fonction du réel x.
5.b.Montrer que, lorsque le réel x parcourt l'intervalle ]0;+∞[, la quantité OM2 admet un minimum en α.
5.c.La valeur minimale de la distance OM, lorsque le réel x parcourt l'intervalle ]0;+∞[, est appelée distance du point O à la courbe Cg. On note d cette distance. Exprimer d à l'aide de α.
2(vu)′ avec u=lnx, v=x2 : f′(x)=x4x−2xlnx=x31−2lnx
3f croissante sur ]0;e], décroissante sur [e;+∞[, maximum f(e)=1+2e1≈1,184
4.aAucune solution sur [e;+∞[ où f>1 ; une seule sur ]0;e] (valeurs intermédiaires, f continue strictement croissante de −∞ à 1+2e1>0)
4.b0,65<α<0,66
4.cf(x)<0 sur ]0;α[, f(α)=0, f(x)>0 sur ]α;+∞[
5.aOM2=x2+(lnx)2
5.bh(x)=x2+(lnx)2 a pour dérivée h′(x)=2xf(x), du signe de f : h décroît puis croît, minimum en α
5.cd=α2+α4=α1+α2≈0,78
1. Limite en 0 (à droite, puisque f est définie sur ]0;+∞[). On écrit x2lnx=lnx×x21 : x→0limlnx=−∞ et x→0limx21=+∞, donc par produit x→0limx2lnx=−∞, puis par somme x→0limf(x)=−∞. Il n'y a AUCUNE forme indéterminée ici : « −∞×+∞ » donne −∞.
Limite en +∞. Là, lnx→+∞ et x2→+∞ : le quotient est une forme indéterminée, que lève la croissance comparée. On écrit x2lnx=xlnx×x1, avec x→+∞limxlnx=0 (croissance comparée) et x→+∞limx1=0, donc x→+∞limx2lnx=0 et x→+∞limf(x)=0+1=1.
Asymptotes. Comme x→0limf(x)=−∞, la droite d'équation x=0, l'axe des ordonnées, est asymptote verticale à Cf. Comme x→+∞limf(x)=1, la droite d'équation y=1 est asymptote horizontale à Cf en +∞.
Précision utile pour la suite : pour x>1, lnx>0 donc f(x)>1 ; la courbe approche son asymptote horizontale par au-dessus. Erreur fréquente : confondre les deux familles, une limite infinie en un réel donnant une asymptote VERTICALE, une limite finie en l'infini une asymptote HORIZONTALE.
2. Dérivée d'un quotient, (vu)′=v2u′v−uv′, avec u(x)=lnx, u′(x)=x1, v(x)=x2, v′(x)=2x ; la constante 1 a une dérivée nulle.
Pour tout x>0 : f′(x)=(x2)2x1×x2−lnx×2x=x4x−2xlnx=x4x(1−2lnx)=x31−2lnx, en simplifiant par x=0. C'est l'expression demandée.
Pièges : écrire (x2)2=x3 au dénominateur au lieu de x4, ou inverser les termes du numérateur (uv′−u′v), ce qui change le signe de la dérivée et donc tout le tableau de variation.
3. Signe de f′(x) : pour x>0, x3>0, donc f′(x) a le signe de 1−2lnx. Or 1−2lnx>0⟺lnx<21⟺x<e21=e, la fonction exponentielle étant strictement croissante. De même 1−2lnx=0⟺x=e≈1,649.
Donc f est strictement croissante sur ]0;e] et strictement décroissante sur [e;+∞[. Elle admet un maximum en e : f(e)=(e)2lne+1=e21+1=1+2e1≈1,184.
Le tableau de variation complet, avec les limites de la question 1 aux bornes, figure en fin de corrigé. Contrôle : le maximum 1,184 est bien au-dessus de la valeur limite 1, que f approche en décroissant. Piège : lne=21 et non e ; et l'extremum se donne en valeur exacte dans le tableau, la valeur approchée n'étant qu'un contrôle.
4.a. Méthode : corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas strictement monotone), appliqué sur chaque intervalle de monotonie.
Sur [e;+∞[ : pour x⩾e>1, lnx>0, donc x2lnx>0 et f(x)>1>0. L'équation f(x)=0 n'a aucune solution sur cet intervalle. (On peut aussi dire : f y décroît de 1+2e1 vers sa limite 1, sans l'atteindre, donc f(x)>1.)
Sur ]0;e] : f est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec x→0limf(x)=−∞ et f(e)=1+2e1>0. Le réel 0 est compris entre −∞ et 1+2e1 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0 admet une unique solution α dans ]0;e], et même dans ]0;e[ puisque f(e)=0.
En réunissant les deux intervalles, l'équation f(x)=0 possède une unique solution α sur ]0;+∞[. Erreur fréquente : appliquer le théorème sur tout ]0;+∞[, où f n'est pas monotone ; c'est la stricte monotonie qui donne l'unicité, et l'intervalle [e;+∞[ doit être écarté à part.
4.b. Par balayage à la calculatrice (table de valeurs de pas 0,01) : f(0,65)≈−0,0196<0 et f(0,66)≈0,0461>0. Comme f est strictement croissante sur ]0;e] et f(α)=0, on en déduit 0,65<α<0,66, encadrement d'amplitude 0,01.
Une première étape au dixième guide le balayage : f(0,6)≈−0,42<0 et f(0,7)≈0,27>0, donc 0,6<α<0,7. Plus précisément, α≈0,653. Piège : donner un encadrement sans les deux valeurs de f qui le justifient, ou chercher α du côté de e, où l'on a montré qu'il n'y a pas de solution.
4.c. Sur ]0;e], f est strictement croissante et s'annule en α : pour 0<x<α, f(x)<f(α)=0 ; pour α<x⩽e, f(x)>f(α)=0. Sur [e;+∞[, on a vu que f(x)>1>0.
Conclusion : f(x)<0 pour x∈]0;α[, f(α)=0, et f(x)>0 pour x∈]α;+∞[. Ce tableau de signes est la clé de la question 5.b.
5.a. Le point M de Cg d'abscisse x a pour coordonnées (x;lnx), et O est l'origine (0;0). Le repère étant orthonormé, OM2=(x−0)2+(lnx−0)2=x2+(lnx)2.
Piège d'écriture : (lnx)2 n'est pas ln(x2)=2lnx. La formule de la distance n'est valable que dans un repère orthonormé, ce que l'énoncé précise.
5.b. On étudie la fonction h définie sur ]0;+∞[ par h(x)=x2+(lnx)2, dérivable comme somme de fonctions dérivables. Avec (u2)′=2u′u : h′(x)=2x+2×x1×lnx=2x+x2lnx.
On fait apparaître f en factorisant par 2x : h′(x)=2x(1+x2lnx)=2xf(x). Comme 2x>0 sur ]0;+∞[, h′(x) a le signe de f(x), donné à la question 4.c : h′(x)<0 sur ]0;α[, h′(α)=0 et h′(x)>0 sur ]α;+∞[.
La fonction h est donc strictement décroissante sur ]0;α] et strictement croissante sur [α;+∞[ : elle admet un minimum en α. Autrement dit, OM2 est minimal quand M a pour abscisse α. Le point de méthode du sujet est cette factorisation : sans elle, le signe de 2x+x2lnx paraît inaccessible, alors qu'il est déjà connu.
5.c. Une distance est positive et la fonction racine carrée est strictement croissante sur [0;+∞[ : OM=OM2 est minimale exactement quand OM2 l'est, donc en x=α. Ainsi d=h(α)=α2+(lnα)2.
On simplifie avec la définition de α : f(α)=0 s'écrit α2lnα+1=0, soit lnα=−α2. Donc (lnα)2=α4 et d=α2+α4=α2(1+α2)=α1+α2, puisque α>0.
Valeur approchée : avec α≈0,653, d≈0,653×1,426≈0,78. Contrôle par l'encadrement de 4.b : 0,651+0,652≈0,775 et 0,661+0,662≈0,791, et la distance trouvée est bien entre les deux. Elle est aussi plus petite que la distance de O au point (1;0) de la courbe, qui vaut 1. Piège : remplacer α2+α4 par α+α2 ; la racine d'une somme n'est pas la somme des racines.
x
0
α
e
+∞
signe de f′(x)
+
+
0
−
variations de f
−∞
↗
0
↗
1+2e1
↘
1
signe de f(x)
−
0
+
+
Tableau de variation de f (question 3), complété par α et le signe de f (questions 4.a et 4.c)
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