Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité maths, Nouvelle-Calédonie jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2025 : Nouvelle-Calédonie, jour 2

Épreuve du vendredi 21 novembre 2025 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025, centre Nouvelle-Calédonie, jour 2 : vendredi 21 novembre 2025, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 4, 6, 5 et 5 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures comprises, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 est un vrai ou faux de géométrie dans l'espace dans un cube : triangle équilatéral formé de diagonales de faces, droites sécantes par représentations paramétriques, vecteur normal à un plan par le produit scalaire, avec les formules des angles associés, puis un dénombrement de segments par les combinaisons. L'exercice 2 calcule des aires par le calcul intégral entre une droite et une parabole, puis les lit comme des probabilités : arbre pondéré, formule des probabilités totales, formule de Bayes, espérance et variance, et variance d'une somme de variables aléatoires indépendantes. L'exercice 3 étudie une suite définie par un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_{n}) avec f(x)=ln⁡(ex2+2)f(x)=\ln\left(\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}+2\right) : raisonnement par récurrence, théorème de convergence monotone, équation en exponentielle par changement de variable et théorème du point fixe. L'exercice 4 étudie f(x)=ln⁡(x)x2+1f(x)=\dfrac{\ln(x)}{x^{2}}+1 : limites et asymptotes par croissance comparée, dérivée d'un quotient, corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, puis distance de l'origine à la courbe du logarithme népérien.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : à l'affirmation 3 de l'exercice 1, sin⁡(π−α)=sin⁡(α)\sin(\pi-\alpha)=\sin(\alpha) et non −sin⁡(α)-\sin(\alpha), ce qui fait d'un vecteur normal un vecteur qui ne l'est pas ; à l'affirmation 2, les droites se coupent HORS du cube alors que les segments ne se rencontrent pas ; et à la question 5.b de l'exercice 4, la factorisation h′(x)=2x f(x)h'(x)=2x\,f(x), qui ramène le signe de la dérivée au signe de ff déjà établi.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Vrai ou faux : géométrie dans l'espace dans un cube et dénombrement de segments

4 points Géométrie dans l'espaceCombinatoire et dénombrementLa trigonométrie

Pour chacune des quatre affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse. Une réponse non justifiée n'est pas prise en compte. Une absence de réponse n'est pas pénalisée.

On considère un cube ABCDEFGH d'arête 1 et le point I défini par FI→=13FB→\overrightarrow{\mathrm{FI}}=\dfrac{1}{3}\overrightarrow{\mathrm{FB}}.

On pourra se placer dans le repère orthonormé de l'espace (A ;AB→,AD→,AE→)\left(\mathrm{A}\,;\overrightarrow{\mathrm{AB}},\overrightarrow{\mathrm{AD}},\overrightarrow{\mathrm{AE}}\right).

Cube ABCDEFGH en perspective cavalière. Face avant ABFE : A en bas à gauche, B en bas à droite, F en haut à droite, E en haut à gauche. Face arrière DCGH : D et C en bas, H et G en haut. Les arêtes AD, DC et DH sont en pointillés (cachées). Le point I est sur l'arête verticale [FB], au tiers de la longueur en partant de F.
  • 1. On considère le triangle HAC.
    Affirmation 1 : Le triangle HAC est un triangle rectangle.
  • 2. On considère les droites (HF) et (DI).
    Affirmation 2 : Les droites (HF) et (DI) sont sécantes.
  • 3. On considère un réel α\alpha appartenant à l'intervalle ]0 ;π[]0\,;\pi[.
    On considère le vecteur u⃗\vec{u} de coordonnées (sin⁡(α)sin⁡(π−α)sin⁡(−α))\begin{pmatrix}\sin(\alpha)\\ \sin(\pi-\alpha)\\ \sin(-\alpha)\end{pmatrix}.
    Affirmation 3 : Le vecteur u⃗\vec{u} est un vecteur normal au plan (FAC).
  • 4. Le cube ABCDEFGH possède 8 sommets. On s'intéresse au nombre NN de segments que l'on peut construire en reliant 2 sommets distincts quelconques du cube.
    Affirmation 4 : N=822N=\dfrac{8^{2}}{2}.

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Réponses

  • 1 Faux : HA=AC=HC=2\mathrm{HA}=\mathrm{AC}=\mathrm{HC}=\sqrt{2}, le triangle HAC est équilatéral, ses trois angles mesurent 60∘60^{\circ}
  • 2 Vrai : les deux droites sont dans le plan x+y=1x+y=1, non parallèles, et se coupent au point (32 ;−12 ;1)\left(\dfrac{3}{2}\,;-\dfrac{1}{2}\,;1\right)
  • 3 Faux : u⃗=sin⁡(α)(11−1)\vec{u}=\sin(\alpha)\begin{pmatrix}1\\1\\-1\end{pmatrix} et u⃗⋅AC→=2sin⁡(α)≠0\vec{u}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=2\sin(\alpha)\neq 0
  • 4 Faux : N=(82)=28N=\dbinom{8}{2}=28, alors que 822=32\dfrac{8^{2}}{2}=32

Repère et coordonnées. Dans le repère orthonormé (A ;AB→,AD→,AE→)\left(\mathrm{A}\,;\overrightarrow{\mathrm{AB}},\overrightarrow{\mathrm{AD}},\overrightarrow{\mathrm{AE}}\right), le cube étant d'arête 11 : A(0 ;0 ;0)\mathrm{A}(0\,;0\,;0), B(1 ;0 ;0)\mathrm{B}(1\,;0\,;0), C(1 ;1 ;0)\mathrm{C}(1\,;1\,;0), D(0 ;1 ;0)\mathrm{D}(0\,;1\,;0), E(0 ;0 ;1)\mathrm{E}(0\,;0\,;1), F(1 ;0 ;1)\mathrm{F}(1\,;0\,;1), G(1 ;1 ;1)\mathrm{G}(1\,;1\,;1), H(0 ;1 ;1)\mathrm{H}(0\,;1\,;1).

Pour I : FB→(00−1)\overrightarrow{\mathrm{FB}}\begin{pmatrix}0\\0\\-1\end{pmatrix}, donc FI→=13FB→\overrightarrow{\mathrm{FI}}=\dfrac{1}{3}\overrightarrow{\mathrm{FB}} a pour coordonnées (00−13)\begin{pmatrix}0\\0\\-\frac{1}{3}\end{pmatrix} et I(1 ;0 ;1−13)=(1 ;0 ;23)\mathrm{I}\left(1\,;0\,;1-\dfrac{1}{3}\right)=\left(1\,;0\,;\dfrac{2}{3}\right). Contrôle sur la figure : I est sur l'arête [FB][\mathrm{FB}], plus près de F que de B, à la hauteur 23\dfrac{2}{3}.

1. Méthode : on calcule les trois longueurs du triangle (ou les produits scalaires en chaque sommet). Les trois côtés sont des diagonales de faces du cube : [HA][\mathrm{HA}] est une diagonale de la face ADHE, [AC][\mathrm{AC}] de la face ABCD, [HC][\mathrm{HC}] de la face DCGH.

Avec les coordonnées : AH→(011)\overrightarrow{\mathrm{AH}}\begin{pmatrix}0\\1\\1\end{pmatrix}, AC→(110)\overrightarrow{\mathrm{AC}}\begin{pmatrix}1\\1\\0\end{pmatrix}, HC→(10−1)\overrightarrow{\mathrm{HC}}\begin{pmatrix}1\\0\\-1\end{pmatrix}, donc AH=0+1+1=2\mathrm{AH}=\sqrt{0+1+1}=\sqrt{2}, AC=1+1+0=2\mathrm{AC}=\sqrt{1+1+0}=\sqrt{2} et HC=1+0+1=2\mathrm{HC}=\sqrt{1+0+1}=\sqrt{2}.

Le triangle HAC a ses trois côtés égaux : il est équilatéral, et ses trois angles mesurent 60∘60^{\circ}. Aucun n'est droit, donc le triangle n'est pas rectangle. Vérification par la réciproque du théorème de Pythagore : le plus grand côté au carré vaut 22, la somme des carrés des deux autres 2+2=4≠22+2=4\neq 2. Ou par le produit scalaire en A : AH→⋅AC→=0×1+1×1+1×0=1≠0\overrightarrow{\mathrm{AH}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=0\times 1+1\times 1+1\times 0=1\neq 0. L'affirmation 1 est FAUSSE.

Erreur fréquente : se fier à la perspective cavalière, qui déforme les angles. Sur le dessin, l'angle en A du triangle HAC peut sembler droit ; seul un calcul (longueurs ou produit scalaire) tranche.

2. Méthode : deux droites de l'espace sont sécantes si elles ont un unique point commun. Elles peuvent aussi être parallèles ou non coplanaires ; il faut donc chercher effectivement un point d'intersection.

Représentations paramétriques. La droite (HF) passe par H(0 ;1 ;1)\mathrm{H}(0\,;1\,;1) et est dirigée par HF→(1−10)\overrightarrow{\mathrm{HF}}\begin{pmatrix}1\\-1\\0\end{pmatrix} : x=tx=t, y=1−ty=1-t, z=1z=1, t∈Rt\in\mathbb{R}. La droite (DI) passe par D(0 ;1 ;0)\mathrm{D}(0\,;1\,;0) et est dirigée par DI→(1−123)\overrightarrow{\mathrm{DI}}\begin{pmatrix}1\\-1\\\frac{2}{3}\end{pmatrix} : x=sx=s, y=1−sy=1-s, z=23sz=\dfrac{2}{3}s, s∈Rs\in\mathbb{R}, avec un paramètre DIFFÉRENT.

Les vecteurs directeurs ne sont pas colinéaires (même première coordonnée 11, mais troisièmes coordonnées 00 et 23\dfrac{2}{3}) : les droites ne sont pas parallèles. Un point commun vérifie t=st=s, 1−t=1−s1-t=1-s et 1=23s1=\dfrac{2}{3}s. La troisième équation donne s=32s=\dfrac{3}{2}, la première t=32t=\dfrac{3}{2}, et la deuxième est alors vérifiée. Le système a une unique solution : les droites (HF) et (DI) sont sécantes, au point de coordonnées (32 ;−12 ;1)\left(\dfrac{3}{2}\,;-\dfrac{1}{2}\,;1\right). L'affirmation 2 est VRAIE.

Vérification géométrique : les quatre points H, F, D et I vérifient tous x+y=1x+y=1 ; ils sont dans le plan (BDHF), qui coupe le cube en diagonale. Deux droites coplanaires non parallèles sont sécantes. On peut aussi le voir dans ce rectangle : (DI) monte de 23\dfrac{2}{3} quand on va de D vers la verticale de B, elle atteint donc la hauteur 11 de (HF) une demi-diagonale plus loin, au-delà de l'arête [BF].

Le piège : le point d'intersection est HORS du cube, puisque x=32>1x=\dfrac{3}{2}>1. Les SEGMENTS [HF] et [DI] ne se coupent pas, mais l'affirmation parle des DROITES. Conclure « faux » parce que les deux segments ne se rencontrent pas sur la figure coûte la question.

3. Méthode : un vecteur non nul est normal à un plan s'il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan.

On simplifie d'abord les coordonnées de u⃗\vec{u} avec les formules des angles associés : sin⁡(π−α)=sin⁡(α)\sin(\pi-\alpha)=\sin(\alpha) et, la fonction sinus étant impaire, sin⁡(−α)=−sin⁡(α)\sin(-\alpha)=-\sin(\alpha). Donc u⃗(sin⁡(α)sin⁡(α)−sin⁡(α))=sin⁡(α)(11−1)\vec{u}\begin{pmatrix}\sin(\alpha)\\\sin(\alpha)\\-\sin(\alpha)\end{pmatrix}=\sin(\alpha)\begin{pmatrix}1\\1\\-1\end{pmatrix}. Comme α∈]0 ;π[\alpha\in]0\,;\pi[, sin⁡(α)>0\sin(\alpha)>0 et u⃗\vec{u} n'est pas nul.

Deux vecteurs du plan (FAC), non colinéaires : AF→(101)\overrightarrow{\mathrm{AF}}\begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix} et AC→(110)\overrightarrow{\mathrm{AC}}\begin{pmatrix}1\\1\\0\end{pmatrix}. Produits scalaires : u⃗⋅AF→=sin⁡(α)(1+0−1)=0\vec{u}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AF}}=\sin(\alpha)(1+0-1)=0, mais u⃗⋅AC→=sin⁡(α)(1+1+0)=2sin⁡(α)≠0\vec{u}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=\sin(\alpha)(1+1+0)=2\sin(\alpha)\neq 0. Le vecteur u⃗\vec{u} n'est pas orthogonal à AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}} : il n'est pas normal au plan (FAC). L'affirmation 3 est FAUSSE, pour toute valeur de α\alpha dans ]0 ;π[]0\,;\pi[.

Pour comparer : un vecteur normal au plan (FAC) est n⃗(1−1−1)\vec{n}\begin{pmatrix}1\\-1\\-1\end{pmatrix}, car n⃗⋅AF→=1+0−1=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AF}}=1+0-1=0 et n⃗⋅AC→=1−1+0=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=1-1+0=0. C'est exactement le piège de la question : qui écrit sin⁡(π−α)=−sin⁡(α)\sin(\pi-\alpha)=-\sin(\alpha) obtient u⃗=sin⁡(α)n⃗\vec{u}=\sin(\alpha)\vec{n} et conclut à tort « vrai ». Sur le cercle trigonométrique, α\alpha et π−α\pi-\alpha sont symétriques par rapport à l'axe des ordonnées : ils ont le même sinus et des cosinus opposés.

4. Méthode : un segment est déterminé par la donnée de ses deux extrémités, sans ordre ([AB]=[BA][\mathrm{AB}]=[\mathrm{BA}]), et elles doivent être distinctes. Le nombre de segments est donc le nombre de parties à 22 éléments d'un ensemble à 88 éléments : N=(82)=8×72=28N=\dbinom{8}{2}=\dfrac{8\times 7}{2}=28.

Or 822=642=32≠28\dfrac{8^{2}}{2}=\dfrac{64}{2}=32\neq 28. L'affirmation 4 est FAUSSE.

Vérification par le décompte géométrique : 1212 arêtes, 6×2=126\times 2=12 diagonales de faces et 44 grandes diagonales, soit 12+12+4=2812+12+4=28 segments.

D'où vient le 822\dfrac{8^{2}}{2} ? Le nombre de couples (P ;Q)(P\,;Q) de sommets est 82=648^{2}=64, mais il compte les 88 couples (P ;P)(P\,;P) qui ne forment pas de segment. Il reste 64−8=5664-8=56 couples de sommets distincts, et chaque segment est compté deux fois, (P ;Q)(P\,;Q) et (Q ;P)(Q\,;P) : 562=28\dfrac{56}{2}=28. Diviser par 22 sans retirer les 88 « segments réduits à un point » est l'erreur que l'affirmation tend à l'élève.

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Exercice 2 : Intégrales et probabilités : aires de trois zones, jeu de fléchettes, formule de Bayes et somme de variables aléatoires

6 points Primitives et intégrationArbres pondérés et probabilités totalesSommes de variables aléatoires et concentration

Dans le repère orthonormé (O ;I,J)(\mathrm{O}\,;\mathrm{I},\mathrm{J}) ci-contre, on a représenté :
• la droite d'équation y=xy=x ;
• la droite d'équation y=1y=1 ;
• la droite d'équation x=1x=1 ;
• la parabole d'équation y=x2y=x^{2}.

On peut ainsi partager le carré OIKJ en trois zones.

Carré OIKJ de côté 1 : O en bas à gauche, I en bas à droite, K en haut à droite, J en haut à gauche, axes fléchés vers I et vers J. En rouge, le segment [OK] (droite y = x) et l'arc de parabole y = x au carré de O à K, situé sous le segment. ZONE 1 est la partie du carré au-dessus du segment [OK], ZONE 2 la partie sous la parabole, ZONE 3 la lunule étroite entre le segment et la parabole.
  • Les parties B et C peuvent être traitées indépendamment l'une de l'autre.
  • Partie A
  • A. Démontrer les résultats figurant dans le tableau ci-dessous.
  • ZONEZONE 1ZONE 2ZONE 3
    AIRE12\dfrac{1}{2}13\dfrac{1}{3}16\dfrac{1}{6}
  • Partie B : un premier jeu
  • Un joueur lance une fléchette sur le carré ci-dessus. On admet que la probabilité qu'elle tombe sur une zone est égale à l'aire de cette zone. Ainsi, la probabilité que la fléchette tombe sur la ZONE 3 est égale à 16\dfrac{1}{6}.
  • • Si la fléchette tombe sur la ZONE 3, alors le joueur lance une pièce équilibrée. Si la pièce tombe sur PILE, alors le joueur gagne, sinon il perd.
    • Si la fléchette tombe sur une autre zone que la ZONE 3, alors le joueur lance un dé équilibré à six faces. Si le dé tombe sur la FACE 6, alors le joueur gagne, sinon il perd.
  • On note les évènements suivants :
    TT : « la fléchette tombe sur la ZONE 3 » ;
    GG : « le joueur gagne ».
  • B.1. Représenter la situation par un arbre pondéré.
  • B.2. Démontrer que la probabilité de l'évènement GG est égale à 29\dfrac{2}{9}.
  • B.3. On sait que le joueur a gagné. Quelle est la probabilité que la fléchette soit tombée sur la ZONE 3 ?
  • Partie C : un second jeu
  • Un joueur, appelé joueur n° 1, lance une fléchette sur le carré précédent. Comme dans la partie B, on admet que la probabilité que la fléchette tombe sur chacune des zones est égale à l'aire de cette zone.
  • Le joueur gagne une somme égale, en euros, au numéro de la zone. Par exemple, si la fléchette tombe sur la ZONE 3, le joueur gagne 3 euros.
  • On note X1X_{1} la variable aléatoire donnant le gain du joueur n° 1.
  • On note respectivement E(X1)E(X_{1}) et V(X1)V(X_{1}) l'espérance et la variance de la variable aléatoire X1X_{1}.
  • C.1.a. Calculer E(X1)E(X_{1}).
  • C.1.b. Montrer que V(X1)=59V(X_{1})=\dfrac{5}{9}.
  • 2. Un joueur n° 2 et un joueur n° 3 jouent à leur tour, dans les mêmes conditions que le joueur n° 1. On admet que les parties de ces trois joueurs sont indépendantes les unes des autres.
  • On note X2X_{2} et X3X_{3} les variables aléatoires donnant les gains des joueurs n° 2 et n° 3. On note YY la variable aléatoire définie par Y=X1+X2+X3Y=X_{1}+X_{2}+X_{3}.
  • C.2.a. Déterminer la probabilité que l'on ait Y=9Y=9.
  • C.2.b. Calculer E(Y)E(Y).
  • C.2.c. Justifier que V(Y)=53V(Y)=\dfrac{5}{3}.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

B.1
B.3
C.1.a
C.2.a
C.2.b
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Réponses

  • A ZONE 2 : ∫01x2 dx=13\displaystyle\int_{0}^{1}x^{2}\,\mathrm{d}x=\dfrac{1}{3} ; ZONE 3 : ∫01(x−x2) dx=16\displaystyle\int_{0}^{1}(x-x^{2})\,\mathrm{d}x=\dfrac{1}{6} ; ZONE 1 : 1−12=121-\dfrac{1}{2}=\dfrac{1}{2}
  • B.1 P(T)=16P(T)=\dfrac{1}{6}, PT(G)=12P_{T}(G)=\dfrac{1}{2} ; P(T‾)=56P(\overline{T})=\dfrac{5}{6}, PT‾(G)=16P_{\overline{T}}(G)=\dfrac{1}{6}
  • B.2 P(G)=16×12+56×16=336+536=29P(G)=\dfrac{1}{6}\times\dfrac{1}{2}+\dfrac{5}{6}\times\dfrac{1}{6}=\dfrac{3}{36}+\dfrac{5}{36}=\dfrac{2}{9}
  • B.3 PG(T)=1/122/9=38=0,375P_{G}(T)=\dfrac{1/12}{2/9}=\dfrac{3}{8}=0{,}375
  • C.1.a E(X1)=12+23+12=53E(X_{1})=\dfrac{1}{2}+\dfrac{2}{3}+\dfrac{1}{2}=\dfrac{5}{3}
  • C.1.b E(X12)=103E(X_{1}^{2})=\dfrac{10}{3}, donc V(X1)=103−259=59V(X_{1})=\dfrac{10}{3}-\dfrac{25}{9}=\dfrac{5}{9}
  • C.2.a P(Y=9)=(16)3=1216P(Y=9)=\left(\dfrac{1}{6}\right)^{3}=\dfrac{1}{216}
  • C.2.b E(Y)=3×53=5E(Y)=3\times\dfrac{5}{3}=5
  • C.2.c Par indépendance, V(Y)=3×59=53V(Y)=3\times\dfrac{5}{9}=\dfrac{5}{3}

A. Méthode : l'aire du domaine compris entre deux courbes, sur un intervalle où l'une reste au-dessus de l'autre, est l'intégrale de la différence « fonction du haut moins fonction du bas ». On commence par la position relative des deux courbes rouges.

Position relative : pour x∈[0 ;1]x\in[0\,;1], x−x2=x(1−x)x-x^{2}=x(1-x) est un produit de deux facteurs positifs, donc x2⩽xx^{2}\leqslant x. La parabole est sous la droite y=xy=x sur [0 ;1][0\,;1], et les deux courbes se rejoignent en O et en K, où x2=xx^{2}=x. Les fonctions x↦x2x\mapsto x^{2} et x↦xx\mapsto x sont de plus positives sur [0 ;1][0\,;1].

ZONE 2, sous la parabole et au-dessus de l'axe des abscisses : la fonction carré étant continue et positive sur [0 ;1][0\,;1], A2=∫01x2 dx=[x33]01=13−0=13\mathcal{A}_{2}=\displaystyle\int_{0}^{1}x^{2}\,\mathrm{d}x=\left[\dfrac{x^{3}}{3}\right]_{0}^{1}=\dfrac{1}{3}-0=\dfrac{1}{3} unité d'aire.

ZONE 3, entre la droite (au-dessus) et la parabole (au-dessous) : A3=∫01(x−x2)dx=[x22−x33]01=12−13=16\mathcal{A}_{3}=\displaystyle\int_{0}^{1}\left(x-x^{2}\right)\mathrm{d}x=\left[\dfrac{x^{2}}{2}-\dfrac{x^{3}}{3}\right]_{0}^{1}=\dfrac{1}{2}-\dfrac{1}{3}=\dfrac{1}{6} unité d'aire.

ZONE 1, au-dessus de la droite y=xy=x dans le carré : c'est le triangle OKJ, rectangle en J, de côtés OJ=JK=1\mathrm{OJ}=\mathrm{JK}=1, d'aire 1×12=12\dfrac{1\times 1}{2}=\dfrac{1}{2}. Autre rédaction : le carré a pour aire 11 et la partie située sous la droite y=xy=x (zones 2 et 3) a pour aire ∫01x dx=12\displaystyle\int_{0}^{1}x\,\mathrm{d}x=\dfrac{1}{2}, donc A1=1−12=12\mathcal{A}_{1}=1-\dfrac{1}{2}=\dfrac{1}{2}.

Vérification : 12+13+16=3+2+16=1\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{3}+\dfrac{1}{6}=\dfrac{3+2+1}{6}=1, l'aire du carré OIKJ. C'est aussi ce qui permettra, aux parties B et C, de lire ces aires comme des probabilités dont la somme vaut 11. Erreur fréquente : calculer ∫01(x2−x)dx=−16\displaystyle\int_{0}^{1}\left(x^{2}-x\right)\mathrm{d}x=-\dfrac{1}{6} en mettant les fonctions dans le mauvais ordre ; une aire n'est jamais négative, et c'est la position relative établie d'abord qui dit quel terme soustraire.

B.1. Le premier niveau de l'arbre porte la zone : TT avec P(T)=16P(T)=\dfrac{1}{6} (aire de la ZONE 3), et T‾\overline{T} avec P(T‾)=1−16=56P(\overline{T})=1-\dfrac{1}{6}=\dfrac{5}{6}, qui est aussi l'aire des zones 1 et 2 réunies, 12+13\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{3}.

Le second niveau porte le gain, et ses probabilités sont CONDITIONNELLES. Sachant TT, le joueur lance une pièce équilibrée et gagne sur PILE : PT(G)=12P_{T}(G)=\dfrac{1}{2} et PT(G‾)=12P_{T}(\overline{G})=\dfrac{1}{2}. Sachant T‾\overline{T}, il lance un dé équilibré à six faces et gagne sur la FACE 6 : PT‾(G)=16P_{\overline{T}}(G)=\dfrac{1}{6} et PT‾(G‾)=56P_{\overline{T}}(\overline{G})=\dfrac{5}{6}. L'arbre complet, avec la probabilité de chaque chemin en bout de branche, figure en fin de corrigé.

Contrôle : les branches issues d'un même nœud ont pour somme 11. Piège : le 16\dfrac{1}{6} apparaît deux fois, une fois comme P(T)P(T) (une aire) et une fois comme PT‾(G)P_{\overline{T}}(G) (la FACE 6 du dé) ; ce ne sont pas les mêmes événements.

B.2. Formule des probabilités totales, avec la partition {T ;T‾}\left\{T\,;\overline{T}\right\} : P(G)=P(T∩G)+P(T‾∩G)=P(T) PT(G)+P(T‾) PT‾(G)P(G)=P(T\cap G)+P(\overline{T}\cap G)=P(T)\,P_{T}(G)+P(\overline{T})\,P_{\overline{T}}(G).

P(G)=16×12+56×16=112+536=336+536=836=29P(G)=\dfrac{1}{6}\times\dfrac{1}{2}+\dfrac{5}{6}\times\dfrac{1}{6}=\dfrac{1}{12}+\dfrac{5}{36}=\dfrac{3}{36}+\dfrac{5}{36}=\dfrac{8}{36}=\dfrac{2}{9}, ce qu'il fallait démontrer.

Ordre de grandeur : P(G)≈0,222P(G)\approx 0{,}222 est compris entre les deux probabilités de gain conditionnelles, 16≈0,167\dfrac{1}{6}\approx 0{,}167 et 12\dfrac{1}{2}, et beaucoup plus proche de 16\dfrac{1}{6} puisque la fléchette tombe hors de la ZONE 3 cinq fois sur six. Erreur fréquente : additionner 12+16\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{6} sans pondérer par les probabilités des zones.

B.3. On sait que GG est réalisé : on cherche PG(T)P_{G}(T), une probabilité « inversée » par rapport à l'arbre, qui part de TT. On revient à la définition d'une probabilité conditionnelle (formule de Bayes) : PG(T)=P(T∩G)P(G)=11229=112×92=924=38P_{G}(T)=\dfrac{P(T\cap G)}{P(G)}=\dfrac{\frac{1}{12}}{\frac{2}{9}}=\dfrac{1}{12}\times\dfrac{9}{2}=\dfrac{9}{24}=\dfrac{3}{8}.

Sachant que le joueur a gagné, la probabilité que la fléchette soit tombée sur la ZONE 3 est 38=0,375\dfrac{3}{8}=0{,}375.

Interprétation : c'est plus de deux fois P(T)=16≈0,167P(T)=\dfrac{1}{6}\approx 0{,}167. Savoir que le joueur a gagné rend la ZONE 3 plus probable, puisque c'est la zone où l'on gagne le plus souvent (une fois sur deux, contre une fois sur six ailleurs). Le piège est de répondre PT(G)=12P_{T}(G)=\dfrac{1}{2}, qui conditionne dans l'autre sens : le dénominateur est toujours la probabilité de l'événement CONNU, ici GG.

C.1.a. Le gain X1X_{1} vaut le numéro de la zone atteinte, et la probabilité de chaque zone est son aire (partie A). La loi de X1X_{1} est donc : P(X1=1)=12P(X_{1}=1)=\dfrac{1}{2}, P(X1=2)=13P(X_{1}=2)=\dfrac{1}{3}, P(X1=3)=16P(X_{1}=3)=\dfrac{1}{6}, de somme 11.

Par définition de l'espérance : E(X1)=1×12+2×13+3×16=12+23+12=53≈1,67E(X_{1})=1\times\dfrac{1}{2}+2\times\dfrac{1}{3}+3\times\dfrac{1}{6}=\dfrac{1}{2}+\dfrac{2}{3}+\dfrac{1}{2}=\dfrac{5}{3}\approx 1{,}67. En moyenne, sur un grand nombre de parties, le joueur gagne environ 1,671{,}67 euro par lancer.

Vérification : l'espérance est comprise entre le plus petit et le plus grand gain, 11 et 33, et proche de 11 et 22, qui sont les zones les plus probables. Erreur fréquente : attribuer à la ZONE 3 la probabilité de la plus grande zone ; c'est la plus petite des trois.

C.1.b. Formule de König-Huygens, V(X1)=E(X12)−E(X1)2V(X_{1})=E\left(X_{1}^{2}\right)-E(X_{1})^{2}. D'abord E(X12)=12×12+22×13+32×16=12+43+32=103E\left(X_{1}^{2}\right)=1^{2}\times\dfrac{1}{2}+2^{2}\times\dfrac{1}{3}+3^{2}\times\dfrac{1}{6}=\dfrac{1}{2}+\dfrac{4}{3}+\dfrac{3}{2}=\dfrac{10}{3}.

Puis V(X1)=103−(53)2=309−259=59V(X_{1})=\dfrac{10}{3}-\left(\dfrac{5}{3}\right)^{2}=\dfrac{30}{9}-\dfrac{25}{9}=\dfrac{5}{9}, ce qu'il fallait démontrer.

Vérification par la définition, V(X1)=∑pk(xk−E(X1))2V(X_{1})=\sum p_{k}\left(x_{k}-E(X_{1})\right)^{2} : 12(−23)2+13(13)2+16(43)2=29+127+827=6+1+827=1527=59\dfrac{1}{2}\left(-\dfrac{2}{3}\right)^{2}+\dfrac{1}{3}\left(\dfrac{1}{3}\right)^{2}+\dfrac{1}{6}\left(\dfrac{4}{3}\right)^{2}=\dfrac{2}{9}+\dfrac{1}{27}+\dfrac{8}{27}=\dfrac{6+1+8}{27}=\dfrac{15}{27}=\dfrac{5}{9}. Piège : soustraire E(X1)E(X_{1}) au lieu de son carré.

C.2.a. Chaque gain vaut au plus 33, donc Y=X1+X2+X3=9Y=X_{1}+X_{2}+X_{3}=9 si et seulement si X1=3X_{1}=3, X2=3X_{2}=3 et X3=3X_{3}=3 : les trois fléchettes tombent sur la ZONE 3.

Les parties étant indépendantes, la probabilité de l'intersection est le produit des probabilités : P(Y=9)=P(X1=3)×P(X2=3)×P(X3=3)=(16)3=1216≈0,004 6P(Y=9)=P(X_{1}=3)\times P(X_{2}=3)\times P(X_{3}=3)=\left(\dfrac{1}{6}\right)^{3}=\dfrac{1}{216}\approx 0{,}004\,6.

Le point de rédaction attendu est l'équivalence : on justifie que 99 est la valeur maximale de YY et qu'elle n'est atteinte que d'une seule façon. Ce raisonnement ne marcherait pas pour Y=8Y=8, qui s'obtient de trois façons (un 22 et deux 33, dans un ordre quelconque).

C.2.b. Par linéarité de l'espérance, valable sans hypothèse d'indépendance : E(Y)=E(X1)+E(X2)+E(X3)E(Y)=E(X_{1})+E(X_{2})+E(X_{3}). Les trois joueurs jouent dans les mêmes conditions, donc X2X_{2} et X3X_{3} suivent la même loi que X1X_{1} et ont la même espérance : E(Y)=3×53=5E(Y)=3\times\dfrac{5}{3}=5. Les trois joueurs gagnent ensemble, en moyenne, 55 euros.

C.2.c. Les variables X1X_{1}, X2X_{2} et X3X_{3} sont INDÉPENDANTES (les parties le sont, d'après l'énoncé) : la variance de leur somme est la somme de leurs variances. Elles ont la même loi, donc la même variance 59\dfrac{5}{9} : V(Y)=V(X1)+V(X2)+V(X3)=3×59=53V(Y)=V(X_{1})+V(X_{2})+V(X_{3})=3\times\dfrac{5}{9}=\dfrac{5}{3}.

Le mot « justifier » appelle la citation de l'indépendance : c'est elle seule qui autorise à additionner les variances, alors que l'espérance s'additionne toujours. Piège voisin : confondre Y=X1+X2+X3Y=X_{1}+X_{2}+X_{3}, somme de trois variables indépendantes, avec 3X13X_{1}, le gain triplé d'un seul joueur, dont la variance serait 32×59=53^{2}\times\dfrac{5}{9}=5.

T1/6G1/21/12non G1/21/12non T5/6G1/65/36non G5/625/36

Exercice 3 : Suites et logarithme : suite récurrente, raisonnement par récurrence, équation en exponentielle et point fixe

5 points Suites et récurrenceExponentielle et logarithmeLimites et continuitéLe second degré

On considère la fonction ff définie pour tout réel xx par : f(x)=ln⁡(ex2+2)f(x)=\ln\left(\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}+2\right)

On admet que la fonction ff est dérivable sur R\mathbb{R}.

On considère la suite (un)(u_{n}) définie par u0=ln⁡(9)u_{0}=\ln(9) et, pour tout entier naturel nn, un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_{n})

  • 1. Montrer que la fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.
  • 2. Montrer que f(2ln⁡(2))=2ln⁡(2)f(2\ln(2))=2\ln(2).
  • 3. Montrer que u1=ln⁡(5)u_{1}=\ln(5).
  • 4. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel nn, on a : 2ln⁡(2)⩽un+1⩽un2\ln(2)\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n}
  • 5. En déduire que la suite (un)(u_{n}) converge.
  • 6.a. Résoudre dans R\mathbb{R} l'équation X2−X−2=0X^{2}-X-2=0.
  • 6.b. En déduire l'ensemble des solutions sur R\mathbb{R} de l'équation : ex−ex2−2=0\mathrm{e}^{x}-\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}-2=0
  • 6.c. En déduire l'ensemble des solutions sur R\mathbb{R} de l'équation f(x)=xf(x)=x.
  • 6.d. Déterminer la limite de la suite (un)(u_{n}).

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6.b
6.c
6.d
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Réponses

  • 1 f′(x)=12ex2ex2+2>0f'(x)=\dfrac{\frac{1}{2}\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}}{\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}+2}>0 sur R\mathbb{R} : ff est strictement croissante
  • 2 f(2ln⁡2)=ln⁡(eln⁡2+2)=ln⁡4=2ln⁡2f(2\ln 2)=\ln\left(\mathrm{e}^{\ln 2}+2\right)=\ln 4=2\ln 2
  • 3 u1=ln⁡(eln⁡92+2)=ln⁡(3+2)=ln⁡5u_{1}=\ln\left(\mathrm{e}^{\frac{\ln 9}{2}}+2\right)=\ln(3+2)=\ln 5
  • 4 Initialisation ln⁡4⩽ln⁡5⩽ln⁡9\ln 4\leqslant\ln 5\leqslant\ln 9 ; hérédité en appliquant ff, strictement croissante, et f(2ln⁡2)=2ln⁡2f(2\ln 2)=2\ln 2
  • 5 (un)(u_{n}) est décroissante et minorée par 2ln⁡22\ln 2 : elle converge (théorème de convergence monotone)
  • 6.a Δ=9\Delta=9 : X=−1X=-1 ou X=2X=2
  • 6.b S={2ln⁡2}S=\{2\ln 2\} (avec X=ex2>0X=\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}>0, seule X=2X=2 convient)
  • 6.c S={2ln⁡2}S=\{2\ln 2\}
  • 6.d lim⁡n→+∞un=2ln⁡2=ln⁡4≈1,386\lim\limits_{n\to+\infty}u_{n}=2\ln 2=\ln 4\approx 1{,}386

1. Méthode : signe de la dérivée. La fonction ff est de la forme ln⁡(v)\ln(v) avec v(x)=ex2+2v(x)=\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}+2, dérivable et strictement positive sur R\mathbb{R} ; on dérive par (ln⁡v)′=v′v(\ln v)'=\dfrac{v'}{v}. Or v′(x)=12ex2v'(x)=\dfrac{1}{2}\mathrm{e}^{\frac{x}{2}} (dérivée de eax\mathrm{e}^{ax} : a eaxa\,\mathrm{e}^{ax}, ici a=12a=\dfrac{1}{2}).

Pour tout réel xx : f′(x)=12ex2ex2+2=ex22(ex2+2)f'(x)=\dfrac{\frac{1}{2}\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}}{\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}+2}=\dfrac{\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}}{2\left(\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}+2\right)}. Le numérateur et le dénominateur sont strictement positifs (une exponentielle est toujours strictement positive), donc f′(x)>0f'(x)>0 pour tout xx : la fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

Autre rédaction, sans dérivée : par composition, x↦x2x\mapsto\dfrac{x}{2}, l'exponentielle, l'ajout de 22 et le logarithme népérien sont strictement croissants, donc leur composée ff l'est aussi. Erreur fréquente : oublier le facteur 12\dfrac{1}{2} de la dérivée de ex2\mathrm{e}^{\frac{x}{2}} ; ici il ne change pas le signe, mais il compte dans toute autre question.

2. On utilise eln⁡a=a\mathrm{e}^{\ln a}=a pour a>0a>0 : e2ln⁡22=eln⁡2=2\mathrm{e}^{\frac{2\ln 2}{2}}=\mathrm{e}^{\ln 2}=2. Donc f(2ln⁡2)=ln⁡(2+2)=ln⁡4=ln⁡(22)=2ln⁡2f(2\ln 2)=\ln(2+2)=\ln 4=\ln\left(2^{2}\right)=2\ln 2, par la propriété ln⁡(an)=nln⁡a\ln\left(a^{n}\right)=n\ln a.

Le réel 2ln⁡2=ln⁡4≈1,3862\ln 2=\ln 4\approx 1{,}386 est donc un point fixe de ff, un réel qui est sa propre image. C'est ce que la suite de l'exercice exploite : il sert de minorant à la question 4 et sera la limite à la question 6.d.

3. Par définition, u1=f(u0)=f(ln⁡9)=ln⁡(eln⁡92+2)u_{1}=f(u_{0})=f(\ln 9)=\ln\left(\mathrm{e}^{\frac{\ln 9}{2}}+2\right). Or ln⁡92=12ln⁡9=ln⁡(912)=ln⁡9=ln⁡3\dfrac{\ln 9}{2}=\dfrac{1}{2}\ln 9=\ln\left(9^{\frac{1}{2}}\right)=\ln\sqrt{9}=\ln 3, donc eln⁡92=eln⁡3=3\mathrm{e}^{\frac{\ln 9}{2}}=\mathrm{e}^{\ln 3}=3, et u1=ln⁡(3+2)=ln⁡5u_{1}=\ln(3+2)=\ln 5.

Autre chemin : ln⁡9=2ln⁡3\ln 9=2\ln 3, donc ln⁡92=ln⁡3\dfrac{\ln 9}{2}=\ln 3. Contrôle numérique : u0=ln⁡9≈2,197u_{0}=\ln 9\approx 2{,}197 et u1=ln⁡5≈1,609u_{1}=\ln 5\approx 1{,}609, la suite commence par descendre. Piège : écrire eln⁡92=92\mathrm{e}^{\frac{\ln 9}{2}}=\dfrac{9}{2} ; l'exposant divisé par 22 donne une RACINE carrée, pas une moitié.

4. Raisonnement par récurrence. Pour tout entier naturel nn, on note P(n)\mathcal{P}(n) la propriété : « 2ln⁡2⩽un+1⩽un2\ln 2\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n} ».

Initialisation, n=0n=0 : il s'agit de vérifier 2ln⁡2⩽u1⩽u02\ln 2\leqslant u_{1}\leqslant u_{0}, soit ln⁡4⩽ln⁡5⩽ln⁡9\ln 4\leqslant\ln 5\leqslant\ln 9. C'est vrai, car 4⩽5⩽94\leqslant 5\leqslant 9 et la fonction ln⁡\ln est croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[. Donc P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que P(n)\mathcal{P}(n) est vraie, c'est-à-dire 2ln⁡2⩽un+1⩽un2\ln 2\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n}. La fonction ff est croissante sur R\mathbb{R} (question 1), donc elle conserve l'ordre : f(2ln⁡2)⩽f(un+1)⩽f(un)f(2\ln 2)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(u_{n}). Or f(2ln⁡2)=2ln⁡2f(2\ln 2)=2\ln 2 (question 2), f(un+1)=un+2f(u_{n+1})=u_{n+2} et f(un)=un+1f(u_{n})=u_{n+1}. On obtient 2ln⁡2⩽un+2⩽un+12\ln 2\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1} : c'est P(n+1)\mathcal{P}(n+1).

Conclusion : P(0)\mathcal{P}(0) est vraie et la propriété est héréditaire ; par le principe de récurrence, pour tout entier naturel nn, 2ln⁡2⩽un+1⩽un2\ln 2\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n}.

Le cœur de l'hérédité est d'appliquer ff aux TROIS membres de l'inégalité, ce qui n'est permis que parce que ff est croissante ; le correcteur attend que la question 1 soit citée. Erreurs fréquentes : n'écrire que un+2⩽un+1u_{n+2}\leqslant u_{n+1} en oubliant le minorant, ou remplacer f(2ln⁡2)f(2\ln 2) par 2ln⁡22\ln 2 sans renvoyer à la question 2.

5. D'après la question 4, pour tout nn, un+1⩽unu_{n+1}\leqslant u_{n} : la suite (un)(u_{n}) est décroissante. Et pour tout nn, un+1⩾2ln⁡2u_{n+1}\geqslant 2\ln 2, avec aussi u0=ln⁡9⩾2ln⁡2u_{0}=\ln 9\geqslant 2\ln 2 : la suite est minorée par 2ln⁡22\ln 2.

Théorème de convergence monotone : toute suite décroissante et minorée converge. La suite (un)(u_{n}) converge donc vers un réel ℓ\ell, et ℓ⩾2ln⁡2\ell\geqslant 2\ln 2 par passage à la limite dans l'inégalité. Attention : le théorème donne l'EXISTENCE de la limite, pas sa valeur ; un minorant n'est pas forcément la limite, c'est la question 6 qui le prouvera ici.

6.a. Équation du second degré X2−X−2=0X^{2}-X-2=0, de discriminant Δ=(−1)2−4×1×(−2)=1+8=9>0\Delta=(-1)^{2}-4\times 1\times(-2)=1+8=9>0. Deux solutions réelles : X1=1−92=1−32=−1X_{1}=\dfrac{1-\sqrt{9}}{2}=\dfrac{1-3}{2}=-1 et X2=1+32=2X_{2}=\dfrac{1+3}{2}=2. L'ensemble des solutions est {−1 ;2}\{-1\,;2\}.

Vérification : (−1)2−(−1)−2=1+1−2=0(-1)^{2}-(-1)-2=1+1-2=0 et 22−2−2=02^{2}-2-2=0. On pouvait aussi repérer la racine évidente −1-1, puis utiliser le produit des racines ca=−2\dfrac{c}{a}=-2 pour trouver l'autre, 22. Autrement dit, X2−X−2=(X+1)(X−2)X^{2}-X-2=(X+1)(X-2).

6.b. Changement de variable : on pose X=ex2X=\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}. Alors X2=(ex2)2=e2×x2=exX^{2}=\left(\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}\right)^{2}=\mathrm{e}^{2\times\frac{x}{2}}=\mathrm{e}^{x}, et l'équation ex−ex2−2=0\mathrm{e}^{x}-\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}-2=0 s'écrit X2−X−2=0X^{2}-X-2=0. D'après 6.a, X=−1X=-1 ou X=2X=2.

On revient à xx. Le cas ex2=−1\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}=-1 est impossible, une exponentielle étant strictement positive. Le cas ex2=2\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}=2 donne x2=ln⁡2\dfrac{x}{2}=\ln 2, soit x=2ln⁡2x=2\ln 2. L'ensemble des solutions est S={2ln⁡2}S=\{2\ln 2\}.

Vérification : e2ln⁡2−eln⁡2−2=4−2−2=0\mathrm{e}^{2\ln 2}-\mathrm{e}^{\ln 2}-2=4-2-2=0. Le piège est double : garder la racine X=−1X=-1 et écrire « x=2ln⁡(−1)x=2\ln(-1) », qui n'a pas de sens ; ou oublier de revenir à xx et répondre {2}\{2\}. Une équation d'inconnue xx a des solutions en xx.

6.c. Pour tout réel xx, ex2+2>0\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}+2>0 et la fonction exponentielle est une bijection de R\mathbb{R} sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, réciproque de ln⁡\ln : ln⁡(a)=b  ⟺  a=eb\ln(a)=b\iff a=\mathrm{e}^{b} pour a>0a>0. Donc f(x)=x  ⟺  ln⁡(ex2+2)=x  ⟺  ex2+2=ex  ⟺  ex−ex2−2=0f(x)=x\iff\ln\left(\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}+2\right)=x\iff\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}+2=\mathrm{e}^{x}\iff\mathrm{e}^{x}-\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}-2=0.

C'est l'équation de la question 6.b, d'où l'ensemble des solutions de f(x)=xf(x)=x : S={2ln⁡2}S=\{2\ln 2\}. La fonction ff a donc un seul point fixe, celui que la question 2 avait fait vérifier. Le point de rédaction : écrire des ÉQUIVALENCES, justifiées par la stricte positivité de ex2+2\mathrm{e}^{\frac{x}{2}}+2, et pas seulement une implication.

6.d. Méthode : théorème du point fixe. La suite (un)(u_{n}) converge vers un réel ℓ\ell (question 5), elle vérifie un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_{n}), et la fonction ff est continue sur R\mathbb{R} (elle y est dérivable). En passant à la limite dans la relation de récurrence : un+1→ℓu_{n+1}\to\ell et, par continuité de ff en ℓ\ell, f(un)→f(ℓ)f(u_{n})\to f(\ell). Par unicité de la limite, f(ℓ)=ℓf(\ell)=\ell.

La limite ℓ\ell est donc une solution de l'équation f(x)=xf(x)=x, dont la seule solution est 2ln⁡22\ln 2 (question 6.c). Conclusion : lim⁡n→+∞un=2ln⁡2=ln⁡4≈1,386\lim\limits_{n\to+\infty}u_{n}=2\ln 2=\ln 4\approx 1{,}386.

Vérification numérique : u0≈2,197u_{0}\approx 2{,}197, u1≈1,609u_{1}\approx 1{,}609, u2=f(ln⁡5)=ln⁡(5+2)≈1,444u_{2}=f(\ln 5)=\ln\left(\sqrt{5}+2\right)\approx 1{,}444, u3≈1,401u_{3}\approx 1{,}401 : la suite décroît vers 1,3861{,}386 en restant au-dessus, comme l'annonçait la question 4. Piège : invoquer « ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell) » sans citer la continuité de ff, qui est l'hypothèse du théorème.

Exercice 4 : Fonction logarithme : limites et asymptotes, variations, valeurs intermédiaires et distance d'un point à une courbe

5 points Exponentielle et logarithmeLimites et continuitéDérivation et trigonométrie

On considère la fonction ff définie sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par : f(x)=ln⁡(x)x2+1f(x)=\dfrac{\ln(x)}{x^{2}}+1

On note Cf\mathcal{C}_{f} la courbe représentative de la fonction ff dans un repère orthonormé. On admet que la fonction ff est dérivable sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ et on note f′f' sa fonction dérivée.

  • 1. Déterminer les limites de la fonction ff en 00 et en +∞+\infty. En déduire les éventuelles asymptotes à la courbe Cf\mathcal{C}_{f}.
  • 2. Montrer que, pour tout réel xx de l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, on a : f′(x)=1−2ln⁡(x)x3f'(x)=\dfrac{1-2\ln(x)}{x^{3}}
  • 3. En déduire le tableau de variation de la fonction ff sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.
  • 4.a. Montrer que l'équation f(x)=0f(x)=0 possède une unique solution, notée α\alpha, sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.
  • 4.b. Donner un encadrement du réel α\alpha d'amplitude 0,010{,}01.
  • 4.c. En déduire le signe de la fonction ff sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.
  • 5. On considère la fonction gg définie sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par : g(x)=ln⁡(x)g(x)=\ln(x)
  • On note Cg\mathcal{C}_{g} la courbe représentative de la fonction gg dans un repère orthonormé d'origine O. On considère un réel xx strictement positif et le point M de la courbe Cg\mathcal{C}_{g} d'abscisse xx. On note OM la distance entre les points O et M.
  • 5.a. Exprimer la quantité OM2\mathrm{OM}^{2} en fonction du réel xx.
  • 5.b. Montrer que, lorsque le réel xx parcourt l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, la quantité OM2\mathrm{OM}^{2} admet un minimum en α\alpha.
  • 5.c. La valeur minimale de la distance OM, lorsque le réel xx parcourt l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, est appelée distance du point O à la courbe Cg\mathcal{C}_{g}. On note dd cette distance.
    Exprimer dd à l'aide de α\alpha.

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5.c
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Réponses

  • 1 lim⁡x→0f(x)=−∞\lim\limits_{x\to 0}f(x)=-\infty : asymptote verticale x=0x=0 ; lim⁡x→+∞f(x)=1\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=1 : asymptote horizontale y=1y=1 en +∞+\infty
  • 2 (uv)′\left(\dfrac{u}{v}\right)' avec u=ln⁡xu=\ln x, v=x2v=x^{2} : f′(x)=x−2xln⁡xx4=1−2ln⁡xx3f'(x)=\dfrac{x-2x\ln x}{x^{4}}=\dfrac{1-2\ln x}{x^{3}}
  • 3 ff croissante sur ]0 ;e]]0\,;\sqrt{\mathrm{e}}], décroissante sur [e ;+∞[[\sqrt{\mathrm{e}}\,;+\infty[, maximum f(e)=1+12e≈1,184f(\sqrt{\mathrm{e}})=1+\dfrac{1}{2\mathrm{e}}\approx 1{,}184
  • 4.a Aucune solution sur [e ;+∞[[\sqrt{\mathrm{e}}\,;+\infty[ où f>1f>1 ; une seule sur ]0 ;e]]0\,;\sqrt{\mathrm{e}}] (valeurs intermédiaires, ff continue strictement croissante de −∞-\infty à 1+12e>01+\dfrac{1}{2\mathrm{e}}>0)
  • 4.b 0,65<α<0,660{,}65<\alpha<0{,}66
  • 4.c f(x)<0f(x)<0 sur ]0 ;α[]0\,;\alpha[, f(α)=0f(\alpha)=0, f(x)>0f(x)>0 sur ]α ;+∞[]\alpha\,;+\infty[
  • 5.a OM2=x2+(ln⁡x)2\mathrm{OM}^{2}=x^{2}+\left(\ln x\right)^{2}
  • 5.b h(x)=x2+(ln⁡x)2h(x)=x^{2}+(\ln x)^{2} a pour dérivée h′(x)=2x f(x)h'(x)=2x\,f(x), du signe de ff : hh décroît puis croît, minimum en α\alpha
  • 5.c d=α2+α4=α1+α2≈0,78d=\sqrt{\alpha^{2}+\alpha^{4}}=\alpha\sqrt{1+\alpha^{2}}\approx 0{,}78

1. Limite en 00 (à droite, puisque ff est définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[). On écrit ln⁡xx2=ln⁡x×1x2\dfrac{\ln x}{x^{2}}=\ln x\times\dfrac{1}{x^{2}} : lim⁡x→0ln⁡x=−∞\lim\limits_{x\to 0}\ln x=-\infty et lim⁡x→01x2=+∞\lim\limits_{x\to 0}\dfrac{1}{x^{2}}=+\infty, donc par produit lim⁡x→0ln⁡xx2=−∞\lim\limits_{x\to 0}\dfrac{\ln x}{x^{2}}=-\infty, puis par somme lim⁡x→0f(x)=−∞\lim\limits_{x\to 0}f(x)=-\infty. Il n'y a AUCUNE forme indéterminée ici : « −∞×+∞-\infty\times+\infty » donne −∞-\infty.

Limite en +∞+\infty. Là, ln⁡x→+∞\ln x\to+\infty et x2→+∞x^{2}\to+\infty : le quotient est une forme indéterminée, que lève la croissance comparée. On écrit ln⁡xx2=ln⁡xx×1x\dfrac{\ln x}{x^{2}}=\dfrac{\ln x}{x}\times\dfrac{1}{x}, avec lim⁡x→+∞ln⁡xx=0\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\ln x}{x}=0 (croissance comparée) et lim⁡x→+∞1x=0\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{1}{x}=0, donc lim⁡x→+∞ln⁡xx2=0\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\ln x}{x^{2}}=0 et lim⁡x→+∞f(x)=0+1=1\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0+1=1.

Asymptotes. Comme lim⁡x→0f(x)=−∞\lim\limits_{x\to 0}f(x)=-\infty, la droite d'équation x=0x=0, l'axe des ordonnées, est asymptote verticale à Cf\mathcal{C}_{f}. Comme lim⁡x→+∞f(x)=1\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=1, la droite d'équation y=1y=1 est asymptote horizontale à Cf\mathcal{C}_{f} en +∞+\infty.

Précision utile pour la suite : pour x>1x>1, ln⁡x>0\ln x>0 donc f(x)>1f(x)>1 ; la courbe approche son asymptote horizontale par au-dessus. Erreur fréquente : confondre les deux familles, une limite infinie en un réel donnant une asymptote VERTICALE, une limite finie en l'infini une asymptote HORIZONTALE.

2. Dérivée d'un quotient, (uv)′=u′v−uv′v2\left(\dfrac{u}{v}\right)'=\dfrac{u'v-uv'}{v^{2}}, avec u(x)=ln⁡xu(x)=\ln x, u′(x)=1xu'(x)=\dfrac{1}{x}, v(x)=x2v(x)=x^{2}, v′(x)=2xv'(x)=2x ; la constante 11 a une dérivée nulle.

Pour tout x>0x>0 : f′(x)=1x×x2−ln⁡x×2x(x2)2=x−2xln⁡xx4=x(1−2ln⁡x)x4=1−2ln⁡xx3f'(x)=\dfrac{\frac{1}{x}\times x^{2}-\ln x\times 2x}{\left(x^{2}\right)^{2}}=\dfrac{x-2x\ln x}{x^{4}}=\dfrac{x\left(1-2\ln x\right)}{x^{4}}=\dfrac{1-2\ln x}{x^{3}}, en simplifiant par x≠0x\neq 0. C'est l'expression demandée.

Pièges : écrire (x2)2=x3(x^{2})^{2}=x^{3} au dénominateur au lieu de x4x^{4}, ou inverser les termes du numérateur (uv′−u′vuv'-u'v), ce qui change le signe de la dérivée et donc tout le tableau de variation.

3. Signe de f′(x)f'(x) : pour x>0x>0, x3>0x^{3}>0, donc f′(x)f'(x) a le signe de 1−2ln⁡x1-2\ln x. Or 1−2ln⁡x>0  ⟺  ln⁡x<12  ⟺  x<e12=e1-2\ln x>0\iff\ln x<\dfrac{1}{2}\iff x<\mathrm{e}^{\frac{1}{2}}=\sqrt{\mathrm{e}}, la fonction exponentielle étant strictement croissante. De même 1−2ln⁡x=0  ⟺  x=e≈1,6491-2\ln x=0\iff x=\sqrt{\mathrm{e}}\approx 1{,}649.

Donc ff est strictement croissante sur ]0 ;e]]0\,;\sqrt{\mathrm{e}}] et strictement décroissante sur [e ;+∞[[\sqrt{\mathrm{e}}\,;+\infty[. Elle admet un maximum en e\sqrt{\mathrm{e}} : f(e)=ln⁡e(e)2+1=12e+1=1+12e≈1,184f(\sqrt{\mathrm{e}})=\dfrac{\ln\sqrt{\mathrm{e}}}{\left(\sqrt{\mathrm{e}}\right)^{2}}+1=\dfrac{\frac{1}{2}}{\mathrm{e}}+1=1+\dfrac{1}{2\mathrm{e}}\approx 1{,}184.

Le tableau de variation complet, avec les limites de la question 1 aux bornes, figure en fin de corrigé. Contrôle : le maximum 1,1841{,}184 est bien au-dessus de la valeur limite 11, que ff approche en décroissant. Piège : ln⁡e=12\ln\sqrt{\mathrm{e}}=\dfrac{1}{2} et non e\sqrt{\mathrm{e}} ; et l'extremum se donne en valeur exacte dans le tableau, la valeur approchée n'étant qu'un contrôle.

4.a. Méthode : corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas strictement monotone), appliqué sur chaque intervalle de monotonie.

Sur [e ;+∞[[\sqrt{\mathrm{e}}\,;+\infty[ : pour x⩾e>1x\geqslant\sqrt{\mathrm{e}}>1, ln⁡x>0\ln x>0, donc ln⁡xx2>0\dfrac{\ln x}{x^{2}}>0 et f(x)>1>0f(x)>1>0. L'équation f(x)=0f(x)=0 n'a aucune solution sur cet intervalle. (On peut aussi dire : ff y décroît de 1+12e1+\dfrac{1}{2\mathrm{e}} vers sa limite 11, sans l'atteindre, donc f(x)>1f(x)>1.)

Sur ]0 ;e]]0\,;\sqrt{\mathrm{e}}] : ff est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec lim⁡x→0f(x)=−∞\lim\limits_{x\to 0}f(x)=-\infty et f(e)=1+12e>0f(\sqrt{\mathrm{e}})=1+\dfrac{1}{2\mathrm{e}}>0. Le réel 00 est compris entre −∞-\infty et 1+12e1+\dfrac{1}{2\mathrm{e}} : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans ]0 ;e]]0\,;\sqrt{\mathrm{e}}], et même dans ]0 ;e[]0\,;\sqrt{\mathrm{e}}[ puisque f(e)≠0f(\sqrt{\mathrm{e}})\neq 0.

En réunissant les deux intervalles, l'équation f(x)=0f(x)=0 possède une unique solution α\alpha sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[. Erreur fréquente : appliquer le théorème sur tout ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, où ff n'est pas monotone ; c'est la stricte monotonie qui donne l'unicité, et l'intervalle [e ;+∞[[\sqrt{\mathrm{e}}\,;+\infty[ doit être écarté à part.

4.b. Par balayage à la calculatrice (table de valeurs de pas 0,010{,}01) : f(0,65)≈−0,019 6<0f(0{,}65)\approx-0{,}019\,6<0 et f(0,66)≈0,046 1>0f(0{,}66)\approx 0{,}046\,1>0. Comme ff est strictement croissante sur ]0 ;e]]0\,;\sqrt{\mathrm{e}}] et f(α)=0f(\alpha)=0, on en déduit 0,65<α<0,660{,}65<\alpha<0{,}66, encadrement d'amplitude 0,010{,}01.

Une première étape au dixième guide le balayage : f(0,6)≈−0,42<0f(0{,}6)\approx-0{,}42<0 et f(0,7)≈0,27>0f(0{,}7)\approx 0{,}27>0, donc 0,6<α<0,70{,}6<\alpha<0{,}7. Plus précisément, α≈0,653\alpha\approx 0{,}653. Piège : donner un encadrement sans les deux valeurs de ff qui le justifient, ou chercher α\alpha du côté de e\sqrt{\mathrm{e}}, où l'on a montré qu'il n'y a pas de solution.

4.c. Sur ]0 ;e]]0\,;\sqrt{\mathrm{e}}], ff est strictement croissante et s'annule en α\alpha : pour 0<x<α0<x<\alpha, f(x)<f(α)=0f(x)<f(\alpha)=0 ; pour α<x⩽e\alpha<x\leqslant\sqrt{\mathrm{e}}, f(x)>f(α)=0f(x)>f(\alpha)=0. Sur [e ;+∞[[\sqrt{\mathrm{e}}\,;+\infty[, on a vu que f(x)>1>0f(x)>1>0.

Conclusion : f(x)<0f(x)<0 pour x∈]0 ;α[x\in]0\,;\alpha[, f(α)=0f(\alpha)=0, et f(x)>0f(x)>0 pour x∈]α ;+∞[x\in]\alpha\,;+\infty[. Ce tableau de signes est la clé de la question 5.b.

5.a. Le point M de Cg\mathcal{C}_{g} d'abscisse xx a pour coordonnées (x ;ln⁡x)(x\,;\ln x), et O est l'origine (0 ;0)(0\,;0). Le repère étant orthonormé, OM2=(x−0)2+(ln⁡x−0)2=x2+(ln⁡x)2\mathrm{OM}^{2}=(x-0)^{2}+(\ln x-0)^{2}=x^{2}+\left(\ln x\right)^{2}.

Piège d'écriture : (ln⁡x)2\left(\ln x\right)^{2} n'est pas ln⁡(x2)=2ln⁡x\ln\left(x^{2}\right)=2\ln x. La formule de la distance n'est valable que dans un repère orthonormé, ce que l'énoncé précise.

5.b. On étudie la fonction hh définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par h(x)=x2+(ln⁡x)2h(x)=x^{2}+\left(\ln x\right)^{2}, dérivable comme somme de fonctions dérivables. Avec (u2)′=2u′u(u^{2})'=2u'u : h′(x)=2x+2×1x×ln⁡x=2x+2ln⁡xxh'(x)=2x+2\times\dfrac{1}{x}\times\ln x=2x+\dfrac{2\ln x}{x}.

On fait apparaître ff en factorisant par 2x2x : h′(x)=2x(1+ln⁡xx2)=2x f(x)h'(x)=2x\left(1+\dfrac{\ln x}{x^{2}}\right)=2x\,f(x). Comme 2x>02x>0 sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, h′(x)h'(x) a le signe de f(x)f(x), donné à la question 4.c : h′(x)<0h'(x)<0 sur ]0 ;α[]0\,;\alpha[, h′(α)=0h'(\alpha)=0 et h′(x)>0h'(x)>0 sur ]α ;+∞[]\alpha\,;+\infty[.

La fonction hh est donc strictement décroissante sur ]0 ;α]]0\,;\alpha] et strictement croissante sur [α ;+∞[[\alpha\,;+\infty[ : elle admet un minimum en α\alpha. Autrement dit, OM2\mathrm{OM}^{2} est minimal quand M a pour abscisse α\alpha. Le point de méthode du sujet est cette factorisation : sans elle, le signe de 2x+2ln⁡xx2x+\dfrac{2\ln x}{x} paraît inaccessible, alors qu'il est déjà connu.

5.c. Une distance est positive et la fonction racine carrée est strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : OM=OM2\mathrm{OM}=\sqrt{\mathrm{OM}^{2}} est minimale exactement quand OM2\mathrm{OM}^{2} l'est, donc en x=αx=\alpha. Ainsi d=h(α)=α2+(ln⁡α)2d=\sqrt{h(\alpha)}=\sqrt{\alpha^{2}+\left(\ln\alpha\right)^{2}}.

On simplifie avec la définition de α\alpha : f(α)=0f(\alpha)=0 s'écrit ln⁡αα2+1=0\dfrac{\ln\alpha}{\alpha^{2}}+1=0, soit ln⁡α=−α2\ln\alpha=-\alpha^{2}. Donc (ln⁡α)2=α4\left(\ln\alpha\right)^{2}=\alpha^{4} et d=α2+α4=α2(1+α2)=α1+α2d=\sqrt{\alpha^{2}+\alpha^{4}}=\sqrt{\alpha^{2}\left(1+\alpha^{2}\right)}=\alpha\sqrt{1+\alpha^{2}}, puisque α>0\alpha>0.

Valeur approchée : avec α≈0,653\alpha\approx 0{,}653, d≈0,653×1,426≈0,78d\approx 0{,}653\times\sqrt{1{,}426}\approx 0{,}78. Contrôle par l'encadrement de 4.b : 0,651+0,652≈0,7750{,}65\sqrt{1+0{,}65^{2}}\approx 0{,}775 et 0,661+0,662≈0,7910{,}66\sqrt{1+0{,}66^{2}}\approx 0{,}791, et la distance trouvée est bien entre les deux. Elle est aussi plus petite que la distance de O au point (1 ;0)(1\,;0) de la courbe, qui vaut 11. Piège : remplacer α2+α4\sqrt{\alpha^{2}+\alpha^{4}} par α+α2\alpha+\alpha^{2} ; la racine d'une somme n'est pas la somme des racines.

xx00α\alphae\sqrt{\mathrm{e}}+∞+\infty
signe de f′(x)f'(x)++++00−-
variations de ff−∞-\infty↗\nearrow00↗\nearrow1+12e1+\dfrac{1}{2\mathrm{e}}↘\searrow11
signe de f(x)f(x)−-00++++
Tableau de variation de ff (question 3), complété par α\alpha et le signe de ff (questions 4.a et 4.c)
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