Exercice 1 : Tour Montparnasse
11 points Mouvement dans un champ uniformeTransferts thermiquesDécrire un fluide au reposÉnergie et circuits
Du haut de ses 210 m et 59 étages, la tour Montparnasse est le plus grand gratte-ciel de la ville de Paris. Elle fera peau neuve d'ici peu : jardins, façades végétalisées, panneaux photovoltaïques, nouveau vitrage transparent et isolant. La future tour devrait à la fois changer d'aspect et améliorer ses performances énergétiques.
Cet exercice propose d'étudier, dans un premier temps, le mouvement d'un des ascenseurs équipant la tour. Il portera ensuite sur deux des mesures visant à améliorer les performances énergétiques du bâtiment.
1. Mouvement du grand ascenseur
L'objectif de cette première partie est d'étudier le mouvement du plus grand ascenseur de la tour, qui relie le rez-de-chaussée, pris comme référence d'altitude, au 56e étage. On étudie le mouvement, dans le référentiel terrestre supposé galiléen, du centre d'inertie de l'ascenseur dans le champ de pesanteur considéré comme uniforme. Le point O confondu avec le centre de masse de l'ascenseur lorsqu'il se situe au rez-de-chaussée sera pris comme origine d'un axe Oz orienté positivement vers le haut.
- Données :
• loi fondamentale de la statique des fluides :
avec : , : pression du fluide en deux points A et B (en Pa) ;
: masse volumique du fluide (en ) ;
: intensité de la pesanteur (en ) ;
, : altitude des points A et B (en m) ;
• intensité de la pesanteur terrestre : ;
• masse molaire de l'air dans les conditions de l'expérience : ;
• constante des gaz parfaits : ;
• relation entre la température exprimée en kelvin et la température exprimée en degré Celsius : . - On se propose, dans un premier temps, de vérifier la hauteur parcourue par l'ascenseur lors d'un trajet, à partir d'un suivi de la pression atmosphérique réalisé grâce à un smartphone. On considère que l'air suit le modèle du gaz parfait. Les mesures obtenues permettent de tracer la courbe suivante.
Figure 1. Courbe représentant l'évolution de la pression au cours d'un voyage dans le grand ascenseur. Source : mesures réalisées par l'auteur de l'exercice - Q1. À l'aide de la figure 1, justifier qualitativement que l'ascenseur monte lors de l'expérience.
- Q2. Exprimer l'équation d'état d'un gaz parfait, en précisant la signification et les unités des différentes grandeurs.
- Le jour de l'expérience, la température était égale à 25,0 °C.
- Q3. À l'aide de la question précédente, montrer que la valeur de la masse volumique de l'air au pied de la tour le jour de l'expérience est .
- Q4. Montrer que la hauteur atteinte par l'ascenseur à la fin de son trajet est telle que : avec et les pressions respectivement au pied et au sommet de la tour.
- Q5. Calculer la hauteur atteinte par l'ascenseur à la fin du trajet. Commenter.
- En plus de l'altitude finale de l'ascenseur, il peut être utile de connaître son altitude au cours du trajet. Cette donnée permet effectivement d'accéder à la vitesse de l'appareil, puis à son accélération. Les différentes opérations utiles sont réalisées ici à l'aide du programme en langage Python qui suit. Il contient, aux lignes 3 et 4, les 86 couples de valeurs (temps ; pression atmosphérique) enregistrés par le smartphone lors de la montée.
- Q6. Recopier puis compléter la ligne 19 du script Python ci-dessus pour calculer les valeurs de l'accélération.
- Q7. Indiquer, en justifiant, le nombre de valeurs de l'accélération calculées par le programme.
- La suite du programme permet de tracer les courbes des figures 2 et 3, représentant l'évolution de la vitesse et de l'accélération de l'ascenseur au cours du trajet étudié.
Figure 2. Évolution de la vitesse de l'ascenseur lors de la montée étudiée
Figure 3. Évolution de la composante verticale de l'accélération de l'ascenseur lors de la montée étudiée - Q8. Décrire le mouvement de l'ascenseur dans le référentiel terrestre supposé galiléen lors des quatre phases identifiées sur la figure 2.
- Q9. Justifier que la courbe d'accélération donnée en figure 3 est cohérente avec ces quatre phases.
- Les schémas ci-dessous représentent les forces s'exerçant sur l'ascenseur, correspondant au poids et à l'ensemble des autres forces verticales telles que la force élévatrice et les différentes forces de frottement (air, freinage).
- Q10. Associer, en justifiant, un schéma à chaque phase du mouvement identifiée sur la figure 2.
- Q11. À l'aide de la deuxième loi de Newton et de la figure 3, estimer la valeur maximale de , en supposant que l'ascenseur vide pèse 2,0 tonnes et qu'il peut accueillir 21 personnes.
- Le candidat est évalué sur ses capacités à concevoir et à mettre en œuvre une démarche de résolution. Toutes les prises d'initiative et toutes les tentatives de résolution, même partielles, seront valorisées.
- 2. Installation de panneaux solaires
- D'après la mission régionale d'autorité environnementale d'Île-de-France, la tour Montparnasse consomme aujourd'hui au total .
- Lors de la rénovation de la tour, on pourrait envisager de recouvrir la terrasse avec des panneaux photovoltaïques placés horizontalement.
- Données :
• surface de la terrasse : ;
• dimensions du panneau photovoltaïque rectangulaire : m par m ;
• caractéristiques du panneau photovoltaïque pour une irradiance : Tension à la puissance maximale 38,4 V Intensité à la puissance maximale 9,38 A - • puissance du rayonnement lumineux reçue par un panneau : où est l'irradiance de la lumière, en et la surface du panneau, en ;
• le rendement d'un panneau photovoltaïque est égal au quotient de la puissance électrique générée par le panneau par la puissance rayonnante reçue : ;
• - Q12. Montrer que la puissance électrique maximale que peut fournir ce panneau photovoltaïque est proche de 360 W, pour une irradiance .
- Q13. En déduire que le rendement du panneau est .
- À Paris, l'énergie rayonnante solaire annuelle moyenne est d'environ .
- Q14. Estimer, avec la valeur du rendement du panneau déterminée à la question Q13, la valeur de l'énergie électrique que pourrait fournir l'installation de panneaux sur l'ensemble de la terrasse de la tour en une année. Commenter.
- 3. Rénovation énergétique de la tour Montparnasse.
- La surface vitrée de la tour Montparnasse est d'environ . Les fenêtres de la tour sont en simple vitrage dont l'épaisseur est de 4 mm de verre. Elles vont être remplacées par des fenêtres à double vitrage pour augmenter la performance énergétique du bâtiment.
- Données :
• la résistance thermique de conduction (en ) d'un matériau est liée aux grandeurs , et par la relation :
: conductivité thermique du matériau en ;
: épaisseur de la paroi en m ;
: surface de la paroi en ;
• conductivité thermique de divers matériaux : Matériau air au repos verre bois PVC aluminium Conductivité thermique () 0,026 1,0 0,13 0,17 185 - Q15. Citer les trois modes de transfert thermique.
- Dans la modélisation suivante, on considère qu'une fenêtre est exclusivement constituée par son vitrage. La conductivité thermique du cadre est négligée.
- Q16. Calculer la valeur de la résistance thermique de conduction pour une surface de de simple vitrage.
- La résistance thermique globale modélise l'ensemble des transferts thermiques du vitrage. Elle est liée au coefficient de transmission thermique dont la valeur pour ce vitrage est égale à .
- Q17. Calculer la valeur de la résistance thermique globale pour une surface de vitrage de . Commenter.
- On considère que la température à l'intérieur de la tour Montparnasse est maintenue constante à 20,0 °C. L'analyse des données publiques de Météo France montre que la température extérieure a été inférieure à 20,0 °C pendant 279 jours à Paris en 2023. La température extérieure moyenne durant cette période a été de 11,3 °C.
- Q18. Déterminer la valeur du flux thermique à travers une surface de fenêtre à simple vitrage pour une température de 11,3 °C.
- Q19. Estimer la valeur de l'énergie économisée sur une année en si on remplace le simple vitrage par du double vitrage de coefficient de transmission thermique en utilisant les données météorologiques de 2023. Commenter.
- Le candidat est évalué sur ses capacités à concevoir et à mettre en œuvre une démarche de résolution. Toutes les prises d'initiative et toutes les tentatives de résolution, même partielles, seront valorisées.
Voir la correction
Réponses
- Q1 La pression diminue, donc l'altitude augmente : l'ascenseur monte
- Q2 : en Pa, en , en mol, en , en K
- Q3
- Q4 , donc
- Q5 m, cohérent avec le 56e étage d'une tour de 210 m
- Q6 acalcul=(v[i+1]-v[i])/(t[i+1]-t[i])
- Q7 83 valeurs ()
- Q8 Phase 1 immobile ; 2 rectiligne accéléré ; 3 rectiligne uniforme () ; 4 rectiligne ralenti
- Q9 : nulle en 1 et 3, positive en 2 (max ), négative en 4 (min )
- Q10 Phases 1 et 3 : schéma A () ; phase 2 : schéma C () ; phase 4 : schéma B ()
- Q11 N (75 kg par personne)
- Q12 W
- Q13
- Q14 kW·h GW·h, environ 1 % de la consommation
- Q15 Conduction, convection, rayonnement
- Q16
- Q17 , environ 43 fois
- Q18 W, de l'intérieur vers l'extérieur
- Q19 GW·h par an, environ 30 % de la consommation
Q1. La figure 1 montre que la pression mesurée par le smartphone reste constante, voisine de Pa, pendant une trentaine de secondes, puis diminue jusqu'à environ Pa, où elle se stabilise. Or, d'après la loi fondamentale de la statique des fluides appliquée à l'air, la pression d'un fluide au repos diminue quand l'altitude augmente : est négatif si . Une pression qui baisse signifie donc que le smartphone, et l'ascenseur qui le transporte, s'élève : l'ascenseur monte.
Q2. L'équation d'état du gaz parfait s'écrit , avec la pression du gaz en pascals (Pa), le volume qu'il occupe en mètres cubes (), la quantité de matière de gaz en moles (mol), la constante des gaz parfaits, et la température absolue en kelvins (K). Erreur fréquente : écrire la température en degrés Celsius ou le volume en litres ; la relation n'est juste qu'en unités du Système international.
Q3. La masse volumique est , avec pour une quantité de matière d'air de masse molaire . L'équation d'état donne , donc .
Au pied de la tour, la figure 1 donne Pa (le script affiche Pa). La température vaut K, et la masse molaire doit être convertie : . Alors , la valeur annoncée. Erreur fréquente : garder en , ce qui donne , mille fois trop.
Q4. On applique la loi fondamentale de la statique des fluides à l'air, supposé au repos et de masse volumique uniforme sur toute la hauteur de la tour. Point A : le pied de la tour, d'altitude et de pression . Point B : le sommet du trajet, d'altitude et de pression .
La loi donne , soit , d'où . Comme , est bien positif. L'hypothèse à nommer est celle d'une masse volumique constante : l'air est compressible, mais sur 200 m la pression ne varie que d'environ 2 %, donc aussi, et le modèle du fluide incompressible reste acceptable.
Q5. Lecture de la figure 1 : Pa au départ et Pa à l'arrivée, donc Pa. Alors m. Avec les valeurs exactes du script, premier et dernier relevé, Pa et m. On retient m, environ 196 m.
Commentaire : la tour mesure 210 m pour 59 étages, et l'ascenseur s'arrête au 56e. Si les étages avaient tous la même hauteur, le 56e serait à environ m : le résultat est cohérent, à 2 % près. L'écart vient de la lecture de la courbe, de la masse volumique supposée uniforme, et du fait que les étages ne sont pas tous identiques (rez-de-chaussée, étages techniques). La mesure de pression d'un smartphone, qui a la précision de quelques pascals, suffit donc à mesurer une altitude au mètre près.
Q6. L'accélération est la dérivée de la vitesse par rapport au temps, . Le programme l'approche, comme il l'a fait pour la vitesse à la ligne 15, par le taux de variation entre deux instants successifs : . La ligne 19 s'écrit donc :
acalcul=(v[i+1]-v[i])/(t[i+1]-t[i])
Les parenthèses autour du numérateur et du dénominateur sont indispensables : sans elles, Python calcule v[i+1]-v[i]/t[i+1]-t[i], qui n'est pas un taux de variation. Remarque : comme z[0] est calculé à partir de p[1], les indices de temps sont décalés d'un rang ; l'échantillonnage étant régulier (environ une mesure par seconde), cela ne change pas la valeur du quotient.
Q7. On compte les tours de chaque boucle. La liste t contient 86 valeurs. La boucle de la ligne 10 tourne len(t)-1 fois : la liste z contient valeurs. La boucle de la ligne 14 tourne len(z)-1 fois : v contient valeurs. La boucle de la ligne 18 tourne len(v)-1 fois : a contient valeurs. Le programme calcule donc 83 valeurs de l'accélération. Chaque taux de variation consomme deux valeurs consécutives et produit une seule valeur, d'où la perte d'une valeur à chaque étape.
Q8. Dans le référentiel terrestre, l'ascenseur se déplace sur l'axe vertical Oz : son mouvement est rectiligne, et la figure 2 en donne la nature par l'évolution de la valeur de la vitesse.
Phase 1, de 0 à environ 27 s : la vitesse est nulle (aux fluctuations de mesure près), l'ascenseur est immobile au rez-de-chaussée. Phase 2, d'environ 27 à 39 s : la vitesse croît de 0 à environ 4,6 , le mouvement est rectiligne accéléré, vers le haut. Phase 3, d'environ 39 à 71 s : la vitesse reste constante, proche de 4,6 , le mouvement est rectiligne uniforme. Phase 4, d'environ 71 à 85 s : la vitesse diminue jusqu'à presque 0, le mouvement est rectiligne ralenti (décéléré) ; l'ascenseur monte toujours, mais de moins en moins vite, et s'arrête au 56e étage.
Vérification : la distance parcourue est l'aire sous la courbe de vitesse, environ m, du même ordre que les 196 m de Q5 compte tenu des lectures grossières des bornes de phases.
Q9. La composante verticale de l'accélération est la dérivée de la vitesse, : c'est la pente de la courbe de la figure 2. Phases 1 et 3 : la vitesse est constante (nulle puis 4,6 ), la pente est nulle, et la figure 3 donne bien , aux petites fluctuations près (), dues au bruit de mesure amplifié par les deux dérivations numériques successives. Phase 2 : la vitesse croît, la pente est positive, et la figure 3 montre , avec un maximum d'environ vers 33 s, là où la courbe de vitesse est la plus raide. Phase 4 : la vitesse décroît, la pente est négative, et la figure 3 montre , avec un minimum d'environ vers 76 s.
Vérification chiffrée sur la phase 2 : la vitesse gagne 4,6 en environ 12 s, soit une accélération moyenne de , comprise entre 0 et le maximum de , comme il se doit pour une accélération qui monte puis redescend.
Q10. Deuxième loi de Newton appliquée au système {ascenseur} dans le référentiel terrestre supposé galiléen : . En projection sur l'axe Oz orienté vers le haut, étant vers le bas et vers le haut : .
Phases 1 et 3 : , donc , les deux forces se compensent (c'est aussi le principe d'inertie, pour un mouvement rectiligne uniforme ou un repos) : schéma A, où les deux flèches ont la même longueur. Phase 2 : , donc : schéma C, où la flèche de est plus longue que celle de . Phase 4 : , donc : schéma B, où est plus courte que .
Erreur fréquente : associer la phase 4 au schéma C parce que l'ascenseur « monte encore ». Le sens du mouvement ne dit rien du bilan des forces ; c'est le sens de l'accélération, donc de la variation de vitesse, qui le dit. Une montée qui ralentit demande une force résultante vers le bas.
Q11. D'après Q10, : est maximale quand est maximale, c'est-à-dire pendant la phase 2, et aussi quand la masse transportée est maximale, l'ascenseur plein. La figure 3 donne .
Prise d'initiative sur la masse d'un passager : on prend 75 kg, la valeur conventionnelle utilisée pour dimensionner les ascenseurs. Ascenseur plein : kg, soit environ kg (« pèse 2,0 tonnes » désigne ici une masse). Alors N.
Commentaire : ne dépasse le poids N que de 6 %, ce qui explique le confort de la montée ; les schémas de Q10 exagèrent donc l'écart entre les flèches, ils ne sont pas à l'échelle. Avec une masse de 70 ou 80 kg par personne, on trouve ou N : le résultat est un ordre de grandeur, ce qu'attend le verbe « estimer ». Erreur fréquente : oublier le poids et écrire , soit environ N, dix-sept fois trop peu.
Q12. La puissance électrique fournie par un dipôle générateur est . Au point de puissance maximale, W, donc proche de 360 W.
Q13. Surface d'un panneau : . Puissance rayonnante reçue : W. Rendement : , soit . Erreur fréquente : laisser l'irradiance en et trouver un rendement de 180, ce qui est impossible puisqu'un rendement est toujours inférieur à 1.
Q14. Énergie solaire reçue en un an par toute la terrasse : . Avec le rendement de Q13 : , soit par an.
Commentaire : rapportée à la consommation de la tour, . C'est une estimation haute : on ne peut pas couvrir 100 % de la terrasse (accès, espacement, équipements techniques ; il faudrait d'ailleurs un nombre entier de panneaux, ), des panneaux horizontaux ne sont pas orientés de façon optimale, et le rendement baisse quand les panneaux chauffent. Les panneaux solaires ne couvriraient donc qu'environ 1 % des besoins : c'est sur la consommation qu'il faut agir, ce qu'étudie la partie 3.
Q15. Les trois modes de transfert thermique sont la conduction (transfert de proche en proche dans la matière, sans déplacement de matière), la convection (transfert par un fluide en mouvement) et le rayonnement (transfert par ondes électromagnétiques, possible même dans le vide).
Q16. Avec la relation donnée et les unités SI : m, , . Donc . Erreur fréquente : laisser l'épaisseur en millimètres, ce qui donne une résistance mille fois trop grande.
Q17. De on tire .
Commentaire : . La conduction à travers le verre ne représente qu'une très petite partie de la résistance thermique totale du vitrage : l'essentiel vient des échanges aux deux faces de la vitre, par convection avec l'air intérieur et extérieur et par rayonnement. Le verre, bon conducteur à l'échelle d'une fenêtre, isole très peu ; d'où l'idée du double vitrage, qui emprisonne entre deux vitres une lame d'air au repos, environ 38 fois moins conductrice que le verre ().
Q18. Le flux thermique à travers une paroi de résistance thermique soumise à l'écart de température est , orienté du chaud vers le froid. Pour de simple vitrage, on prend la résistance globale , qui modélise l'ensemble des transferts : W.
Ce flux va de l'intérieur vers l'extérieur : c'est la puissance que le chauffage doit fournir en permanence pour compenser les pertes de chaque mètre carré de vitre. Erreur fréquente : utiliser au lieu de , ce qui donne kW par mètre carré, quarante fois trop.
Q19. Démarche : calculer la puissance perdue par l'ensemble des vitrages avec chacun des deux coefficients, en faire la différence, puis multiplier par la durée de la saison froide.
Pertes à travers les de vitrage, avec un écart moyen de °C, soit 8,7 K. Simple vitrage : W. Double vitrage : W. Puissance économisée : W.
Durée : h. Énergie économisée : , soit environ par an (ou J).
Commentaire : c'est environ 30 % de la consommation annuelle de la tour (), et près de 27 fois l'énergie que fourniraient les panneaux solaires de Q14. Remplacer le vitrage est donc de loin la mesure la plus efficace des deux. L'estimation reste grossière : la température moyenne suffit ici parce que le flux est proportionnel à l'écart de température, mais on a négligé les cadres, les apports solaires à travers les vitres et le rendement du système de chauffage, et la tour consomme aussi pour l'éclairage, la ventilation ou la climatisation. Erreur fréquente : oublier de convertir les jours en heures, ou calculer l'énergie perdue avec le seul double vitrage au lieu de la différence.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.