Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité physique-chimie, Amérique du Sud jour 1 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2025 : Amérique du Sud, jour 1

Épreuve du jeudi 13 novembre 2025 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2025, centre Amérique du Sud, jour 1 : l'épreuve du jeudi 13 novembre 2025, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points, 11 points sur la tour Montparnasse, 5 points sur la recharge des voitures électriques et 4 points sur l'étude d'un herbicide, avec deux documents-réponses à rendre avec la copie. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 mesure la hauteur d'un ascenseur avec un smartphone : équation d'état du gaz parfait PV=nRTPV=nRT et masse volumique de l'air, loi fondamentale de la statique des fluides, vitesse et accélération calculées par un script Python, description du mouvement en quatre phases, deuxième loi de Newton et estimation de la force élévatrice. Il continue par le rendement d'un panneau photovoltaïque, puis par les trois modes de transfert thermique, la résistance thermique de conduction Rc=eSλR_{c}=\dfrac{e}{S\lambda}, le coefficient de transmission thermique UgU_{g} et le flux thermique à travers un vitrage, jusqu'à l'énergie économisée par un double vitrage. L'exercice 2 étudie une pile à combustible à oxydes solides alimentée par vaporeformage de l'éthanol : rôle d'un catalyseur, densité et quantité de matière, demi-équations électroniques, anode et cathode, polarité, capacité d'une pile par la constante de Faraday et énergie utile. L'exercice 3 est un titrage pH-métrique de l'acide nonanoïque : nomenclature d'un acide carboxylique, protocole de dilution, équivalence repérée par le maximum de la dérivée, concentration et quotient zz, choix d'un indicateur coloré.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Trois pièges y sont traités en détail : la phase de ralentissement de l'ascenseur, qui monte encore mais où la force élévatrice est inférieure au poids (exercice 1, Q10) ; la résistance thermique globale du vitrage, quarante fois plus grande que celle du verre seul, qui change le flux d'un facteur quarante (exercice 1, Q17 et Q18) ; les facteurs 6 et 2 qui relient une mole d'éthanol aux douze moles d'électrons de la capacité de la pile (exercice 2, Q8).

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : Tour Montparnasse

11 points Mouvement dans un champ uniformeTransferts thermiquesDécrire un fluide au reposÉnergie et circuits

Du haut de ses 210 m et 59 étages, la tour Montparnasse est le plus grand gratte-ciel de la ville de Paris. Elle fera peau neuve d'ici peu : jardins, façades végétalisées, panneaux photovoltaïques, nouveau vitrage transparent et isolant. La future tour devrait à la fois changer d'aspect et améliorer ses performances énergétiques.

Cet exercice propose d'étudier, dans un premier temps, le mouvement d'un des ascenseurs équipant la tour. Il portera ensuite sur deux des mesures visant à améliorer les performances énergétiques du bâtiment.

1. Mouvement du grand ascenseur

L'objectif de cette première partie est d'étudier le mouvement du plus grand ascenseur de la tour, qui relie le rez-de-chaussée, pris comme référence d'altitude, au 56e étage. On étudie le mouvement, dans le référentiel terrestre supposé galiléen, du centre d'inertie de l'ascenseur dans le champ de pesanteur considéré comme uniforme. Le point O confondu avec le centre de masse de l'ascenseur lorsqu'il se situe au rez-de-chaussée sera pris comme origine d'un axe Oz orienté positivement vers le haut.

  • Données :
    • loi fondamentale de la statique des fluides : PB−PA=ρ⋅g⋅(zA−zB)P_{\mathrm{B}}-P_{\mathrm{A}}=\rho\cdot g\cdot(z_{\mathrm{A}}-z_{\mathrm{B}})
    avec : PAP_{\mathrm{A}}, PBP_{\mathrm{B}} : pression du fluide en deux points A et B (en Pa) ;
    ρ\rho : masse volumique du fluide (en kg⋅m−3\mathrm{kg\cdot m^{-3}}) ;
    gg : intensité de la pesanteur (en m⋅s−2\mathrm{m\cdot s^{-2}}) ;
    zAz_{\mathrm{A}}, zBz_{\mathrm{B}} : altitude des points A et B (en m) ;
    • intensité de la pesanteur terrestre : g=9,81 m⋅s−2g=9{,}81\ \mathrm{m\cdot s^{-2}} ;
    • masse molaire de l'air dans les conditions de l'expérience : M=28,98 g⋅mol−1M=28{,}98\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • constante des gaz parfaits : R=8,314 J⋅mol−1⋅K−1R=8{,}314\ \mathrm{J\cdot mol^{-1}\cdot K^{-1}} ;
    • relation entre la température exprimée en kelvin et la température exprimée en degré Celsius : T(K)=θ(°C)+273,15T(\mathrm{K})=\theta(\text{°C})+273{,}15.
  • On se propose, dans un premier temps, de vérifier la hauteur parcourue par l'ascenseur lors d'un trajet, à partir d'un suivi de la pression atmosphérique réalisé grâce à un smartphone. On considère que l'air suit le modèle du gaz parfait. Les mesures obtenues permettent de tracer la courbe suivante.
  • Pression (en Pa) en fonction du temps (en s), de 0 à 87 s : palier à environ 101 300 Pa jusque vers 30 s, puis décroissance presque linéaire jusqu'à environ 99 030 Pa vers 82 s, et nouveau palier jusqu'à la fin.
    Figure 1. Courbe représentant l'évolution de la pression au cours d'un voyage dans le grand ascenseur. Source : mesures réalisées par l'auteur de l'exercice
  • Q1. À l'aide de la figure 1, justifier qualitativement que l'ascenseur monte lors de l'expérience.
  • Q2. Exprimer l'équation d'état d'un gaz parfait, en précisant la signification et les unités des différentes grandeurs.
  • Le jour de l'expérience, la température était égale à 25,0 °C.
  • Q3. À l'aide de la question précédente, montrer que la valeur de la masse volumique de l'air au pied de la tour le jour de l'expérience est ρair=1,184 kg⋅m−3\rho_{air}=1{,}184\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}}.
  • Q4. Montrer que la hauteur hh atteinte par l'ascenseur à la fin de son trajet est telle que : h=P1−P2ρair⋅gh=\dfrac{P_{1}-P_{2}}{\rho_{air}\cdot g} avec P1P_{1} et P2P_{2} les pressions respectivement au pied et au sommet de la tour.
  • Q5. Calculer la hauteur hh atteinte par l'ascenseur à la fin du trajet. Commenter.
  • En plus de l'altitude finale de l'ascenseur, il peut être utile de connaître son altitude au cours du trajet. Cette donnée permet effectivement d'accéder à la vitesse de l'appareil, puis à son accélération. Les différentes opérations utiles sont réalisées ici à l'aide du programme en langage Python qui suit. Il contient, aux lignes 3 et 4, les 86 couples de valeurs (temps ; pression atmosphérique) enregistrés par le smartphone lors de la montée.
  • Script Python de 20 lignes. Ligne 3 : t=[-0.58, 0.43, ---, 86.01, 87.08] # valeurs du temps. Ligne 4 : p=[101302.07, 101302.09, ---, 99028.37, 99028.04] # valeurs de pression. Ligne 7 : z,v,a=[],[],[]. Ligne 8 : rhoair,g=1.184,9.81. Lignes 10 à 12 : for i in range (len(t)-1): zcalcul=(p[0]-p[i+1])/(rhoair*g), puis z.append(zcalcul). Lignes 14 à 16 : for i in range (len(z)-1): vcalcul=(z[i+1]-z[i])/(t[i+1]-t[i]), puis v.append(vcalcul). Lignes 18 à 20 : for i in range (len(v)-1): acalcul=( à compléter ), puis a.append(acalcul).
  • Q6. Recopier puis compléter la ligne 19 du script Python ci-dessus pour calculer les valeurs de l'accélération.
  • Q7. Indiquer, en justifiant, le nombre de valeurs de l'accélération calculées par le programme.
  • La suite du programme permet de tracer les courbes des figures 2 et 3, représentant l'évolution de la vitesse et de l'accélération de l'ascenseur au cours du trajet étudié.
  • Vitesse (en m/s) en fonction du temps (en s), avec quatre phases numérotées : phase 1 de 0 à environ 27 s, vitesse nulle ; phase 2, zone grisée d'environ 27 à 39 s, la vitesse croît de 0 à 4,6 m/s ; phase 3 d'environ 39 à 71 s, vitesse constante proche de 4,6 m/s ; phase 4, zone grisée d'environ 71 à 85 s, la vitesse décroît jusqu'à presque 0.
    Figure 2. Évolution de la vitesse de l'ascenseur lors de la montée étudiée
  • Composante verticale de l'accélération (en m/s²) en fonction du temps : proche de 0 avec de petites fluctuations jusqu'à 27 s ; pic positif d'environ 0,62 m/s² vers 32 à 34 s dans la première zone grisée ; retour vers 0 de 39 à 70 s ; creux négatif d'environ -0,61 m/s² vers 76 s dans la seconde zone grisée, puis retour vers 0.
    Figure 3. Évolution de la composante verticale de l'accélération de l'ascenseur lors de la montée étudiée
  • Q8. Décrire le mouvement de l'ascenseur dans le référentiel terrestre supposé galiléen lors des quatre phases identifiées sur la figure 2.
  • Q9. Justifier que la courbe d'accélération donnée en figure 3 est cohérente avec ces quatre phases.
  • Les schémas ci-dessous représentent les forces s'exerçant sur l'ascenseur, P⃗\vec{P} correspondant au poids et F⃗\vec{F} à l'ensemble des autres forces verticales telles que la force élévatrice et les différentes forces de frottement (air, freinage).
  • Trois schémas de forces appliquées au point A. Schéma A : la force F vers le haut et le poids P vers le bas ont la même longueur. Schéma B : la force F vers le haut est plus courte que le poids P. Schéma C : la force F vers le haut est plus longue que le poids P.
  • Q10. Associer, en justifiant, un schéma à chaque phase du mouvement identifiée sur la figure 2.
  • Q11. À l'aide de la deuxième loi de Newton et de la figure 3, estimer la valeur maximale de FF, en supposant que l'ascenseur vide pèse 2,0 tonnes et qu'il peut accueillir 21 personnes.
  • Le candidat est évalué sur ses capacités à concevoir et à mettre en œuvre une démarche de résolution. Toutes les prises d'initiative et toutes les tentatives de résolution, même partielles, seront valorisées.
  • 2. Installation de panneaux solaires
  • D'après la mission régionale d'autorité environnementale d'Île-de-France, la tour Montparnasse consomme aujourd'hui au total 35,75 GWh⋅an−135{,}75\ \mathrm{GWh\cdot an^{-1}}.
  • Lors de la rénovation de la tour, on pourrait envisager de recouvrir la terrasse avec des panneaux photovoltaïques placés horizontalement.
  • Données :
    • surface de la terrasse : S=1 700 m2S=1\,700\ \mathrm{m^{2}} ;
    • dimensions du panneau photovoltaïque rectangulaire : 1,9801{,}980 m par 1,0021{,}002 m ;
    • caractéristiques du panneau photovoltaïque pour une irradiance I=1,0 kW⋅m−2I=1{,}0\ \mathrm{kW\cdot m^{-2}} :
  • Tension à la puissance maximale UPmax⁡U_{P_{\max}}38,4 V
    Intensité à la puissance maximale IPmax⁡I_{P_{\max}}9,38 A
  • • puissance du rayonnement lumineux reçue par un panneau : Pray=I⋅SP_{\text{ray}}=I\cdot S où II est l'irradiance de la lumière, en W⋅m−2\mathrm{W\cdot m^{-2}} et SS la surface du panneau, en m2\mathrm{m^{2}} ;
    • le rendement rr d'un panneau photovoltaïque est égal au quotient de la puissance électrique PeˊlecP_{\text{élec}} générée par le panneau par la puissance rayonnante PrayP_{\text{ray}} reçue : r=PeˊlecPrayr=\dfrac{P_{\text{élec}}}{P_{\text{ray}}} ;
    • 1 W⋅h=3 600 J1\ \mathrm{W\cdot h}=3\,600\ \mathrm{J}
  • Q12. Montrer que la puissance électrique maximale que peut fournir ce panneau photovoltaïque est proche de 360 W, pour une irradiance I=1,0 kW⋅m−2I=1{,}0\ \mathrm{kW\cdot m^{-2}}.
  • Q13. En déduire que le rendement du panneau est r≈18 %r\approx 18\ \%.
  • À Paris, l'énergie rayonnante solaire annuelle moyenne est d'environ 1 300 kW⋅h⋅m−21\,300\ \mathrm{kW\cdot h\cdot m^{-2}}.
  • Q14. Estimer, avec la valeur du rendement du panneau déterminée à la question Q13, la valeur de l'énergie électrique que pourrait fournir l'installation de panneaux sur l'ensemble de la terrasse de la tour en une année. Commenter.
  • 3. Rénovation énergétique de la tour Montparnasse.
  • La surface vitrée de la tour Montparnasse est d'environ 40 000 m240\,000\ \mathrm{m^{2}}. Les fenêtres de la tour sont en simple vitrage dont l'épaisseur est de 4 mm de verre. Elles vont être remplacées par des fenêtres à double vitrage pour augmenter la performance énergétique du bâtiment.
  • Données :
    • la résistance thermique de conduction RcR_{c} (en K⋅W−1\mathrm{K\cdot W^{-1}}) d'un matériau est liée aux grandeurs ee, λ\lambda et SS par la relation : Rc=eS×λR_{c}=\dfrac{e}{S\times\lambda}
    λ\lambda : conductivité thermique du matériau en W⋅m−1⋅K−1\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}} ;
    ee : épaisseur de la paroi en m ;
    SS : surface de la paroi en m2\mathrm{m^{2}} ;
    • conductivité thermique de divers matériaux :
  • Matériauair au reposverreboisPVCaluminium
    Conductivité thermique λ\lambda (W⋅m−1⋅K−1\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}})0,0261,00,130,17185
  • Q15. Citer les trois modes de transfert thermique.
  • Dans la modélisation suivante, on considère qu'une fenêtre est exclusivement constituée par son vitrage. La conductivité thermique du cadre est négligée.
  • Q16. Calculer la valeur de la résistance thermique de conduction RcR_{c} pour une surface de 1,00 m21{,}00\ \mathrm{m^{2}} de simple vitrage.
  • La résistance thermique globale RgR_{g} modélise l'ensemble des transferts thermiques du vitrage. Elle est liée au coefficient de transmission thermique Ug=1Rg⋅SU_{g}=\dfrac{1}{R_{g}\cdot S} dont la valeur pour ce vitrage est égale à 5,75 W⋅m−2⋅K−15{,}75\ \mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}}.
  • Q17. Calculer la valeur de la résistance thermique globale RgR_{g} pour une surface de vitrage de 1,00 m21{,}00\ \mathrm{m^{2}}. Commenter.
  • On considère que la température à l'intérieur de la tour Montparnasse est maintenue constante à 20,0 °C. L'analyse des données publiques de Météo France montre que la température extérieure a été inférieure à 20,0 °C pendant 279 jours à Paris en 2023. La température extérieure moyenne durant cette période a été de 11,3 °C.
  • Q18. Déterminer la valeur du flux thermique à travers une surface S=1,00 m2S=1{,}00\ \mathrm{m^{2}} de fenêtre à simple vitrage pour une température de 11,3 °C.
  • Q19. Estimer la valeur de l'énergie économisée sur une année en GW⋅h\mathrm{GW\cdot h} si on remplace le simple vitrage par du double vitrage de coefficient de transmission thermique Ug double=1,15 W⋅m−2⋅K−1U_{g\,\text{double}}=1{,}15\ \mathrm{W\cdot m^{-2}\cdot K^{-1}} en utilisant les données météorologiques de 2023. Commenter.
  • Le candidat est évalué sur ses capacités à concevoir et à mettre en œuvre une démarche de résolution. Toutes les prises d'initiative et toutes les tentatives de résolution, même partielles, seront valorisées.

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Q5
Q7
Q8
Q10
Q11
Q14
Q16
Q17
Q18
Q19
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Réponses

  • Q1 La pression diminue, donc l'altitude augmente : l'ascenseur monte
  • Q2 PV=nRTPV=nRT : PP en Pa, VV en m3\mathrm{m^{3}}, nn en mol, RR en J⋅mol−1⋅K−1\mathrm{J\cdot mol^{-1}\cdot K^{-1}}, TT en K
  • Q3 ρair=P1MRT=1,184 kg⋅m−3\rho_{air}=\dfrac{P_{1}M}{RT}=1{,}184\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}}
  • Q4 P2−P1=ρair g (0−h)P_{2}-P_{1}=\rho_{air}\,g\,(0-h), donc h=P1−P2ρair gh=\dfrac{P_{1}-P_{2}}{\rho_{air}\,g}
  • Q5 h≈1,96×102h\approx 1{,}96\times 10^{2} m, cohérent avec le 56e étage d'une tour de 210 m
  • Q6 acalcul=(v[i+1]-v[i])/(t[i+1]-t[i])
  • Q7 83 valeurs (86→85→84→8386\to 85\to 84\to 83)
  • Q8 Phase 1 immobile ; 2 rectiligne accéléré ; 3 rectiligne uniforme (4,6 m⋅s−14{,}6\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}) ; 4 rectiligne ralenti
  • Q9 az=dvz/dta_{z}=\mathrm{d}v_{z}/\mathrm{d}t : nulle en 1 et 3, positive en 2 (max 0,620{,}62), négative en 4 (min −0,61 m⋅s−2-0{,}61\ \mathrm{m\cdot s^{-2}})
  • Q10 Phases 1 et 3 : schéma A (F=PF=P) ; phase 2 : schéma C (F>PF>P) ; phase 4 : schéma B (F<PF<P)
  • Q11 Fmax⁡=m(g+amax⁡)≈3,7×104F_{\max}=m(g+a_{\max})\approx 3{,}7\times 10^{4} N (75 kg par personne)
  • Q12 Pmax⁡=38,4×9,38=360P_{\max}=38{,}4\times 9{,}38=360 W
  • Q13 r=3601,0×103×1,984=0,18r=\dfrac{360}{1{,}0\times 10^{3}\times 1{,}984}=0{,}18
  • Q14 E≈4,0×105E\approx 4{,}0\times 10^{5} kW·h =0,40=0{,}40 GW·h, environ 1 % de la consommation
  • Q15 Conduction, convection, rayonnement
  • Q16 Rc=4,0×10−3 K⋅W−1R_{c}=4{,}0\times 10^{-3}\ \mathrm{K\cdot W^{-1}}
  • Q17 Rg=0,174 K⋅W−1R_{g}=0{,}174\ \mathrm{K\cdot W^{-1}}, environ 43 fois RcR_{c}
  • Q18 Φ=8,70,174=50\Phi=\dfrac{8{,}7}{0{,}174}=50 W, de l'intérieur vers l'extérieur
  • Q19 E≈11E\approx 11 GW·h par an, environ 30 % de la consommation

Q1. La figure 1 montre que la pression mesurée par le smartphone reste constante, voisine de 101 300101\,300 Pa, pendant une trentaine de secondes, puis diminue jusqu'à environ 99 03099\,030 Pa, où elle se stabilise. Or, d'après la loi fondamentale de la statique des fluides appliquée à l'air, la pression d'un fluide au repos diminue quand l'altitude augmente : PB−PA=ρg(zA−zB)P_{\mathrm{B}}-P_{\mathrm{A}}=\rho g(z_{\mathrm{A}}-z_{\mathrm{B}}) est négatif si zB>zAz_{\mathrm{B}}>z_{\mathrm{A}}. Une pression qui baisse signifie donc que le smartphone, et l'ascenseur qui le transporte, s'élève : l'ascenseur monte.

Q2. L'équation d'état du gaz parfait s'écrit P⋅V=n⋅R⋅TP\cdot V=n\cdot R\cdot T, avec PP la pression du gaz en pascals (Pa), VV le volume qu'il occupe en mètres cubes (m3\mathrm{m^{3}}), nn la quantité de matière de gaz en moles (mol), R=8,314 J⋅mol−1⋅K−1R=8{,}314\ \mathrm{J\cdot mol^{-1}\cdot K^{-1}} la constante des gaz parfaits, et TT la température absolue en kelvins (K). Erreur fréquente : écrire la température en degrés Celsius ou le volume en litres ; la relation n'est juste qu'en unités du Système international.

Q3. La masse volumique est ρ=mV\rho=\dfrac{m}{V}, avec m=n⋅Mm=n\cdot M pour une quantité de matière nn d'air de masse molaire MM. L'équation d'état donne nV=PR T\dfrac{n}{V}=\dfrac{P}{R\,T}, donc ρair=n⋅MV=P⋅MR⋅T\rho_{air}=\dfrac{n\cdot M}{V}=\dfrac{P\cdot M}{R\cdot T}.

Au pied de la tour, la figure 1 donne P1≈101 300P_{1}\approx 101\,300 Pa (le script affiche 101 302,07101\,302{,}07 Pa). La température vaut T=25,0+273,15=298,15T=25{,}0+273{,}15=298{,}15 K, et la masse molaire doit être convertie : M=28,98 g⋅mol−1=28,98×10−3 kg⋅mol−1M=28{,}98\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}=28{,}98\times 10^{-3}\ \mathrm{kg\cdot mol^{-1}}. Alors ρair=101 300×28,98×10−38,314×298,15=2 935,72 478,8=1,184 kg⋅m−3\rho_{air}=\dfrac{101\,300\times 28{,}98\times 10^{-3}}{8{,}314\times 298{,}15}=\dfrac{2\,935{,}7}{2\,478{,}8}=1{,}184\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}}, la valeur annoncée. Erreur fréquente : garder MM en g⋅mol−1\mathrm{g\cdot mol^{-1}}, ce qui donne 1 1841\,184, mille fois trop.

Q4. On applique la loi fondamentale de la statique des fluides à l'air, supposé au repos et de masse volumique uniforme ρair\rho_{air} sur toute la hauteur de la tour. Point A : le pied de la tour, d'altitude zA=0z_{\mathrm{A}}=0 et de pression PA=P1P_{\mathrm{A}}=P_{1}. Point B : le sommet du trajet, d'altitude zB=hz_{\mathrm{B}}=h et de pression PB=P2P_{\mathrm{B}}=P_{2}.

La loi donne P2−P1=ρair⋅g⋅(0−h)=−ρair⋅g⋅hP_{2}-P_{1}=\rho_{air}\cdot g\cdot(0-h)=-\rho_{air}\cdot g\cdot h, soit P1−P2=ρair⋅g⋅hP_{1}-P_{2}=\rho_{air}\cdot g\cdot h, d'où h=P1−P2ρair⋅gh=\dfrac{P_{1}-P_{2}}{\rho_{air}\cdot g}. Comme P2<P1P_{2}<P_{1}, hh est bien positif. L'hypothèse à nommer est celle d'une masse volumique constante : l'air est compressible, mais sur 200 m la pression ne varie que d'environ 2 %, donc ρair\rho_{air} aussi, et le modèle du fluide incompressible reste acceptable.

Q5. Lecture de la figure 1 : P1≈101 300P_{1}\approx 101\,300 Pa au départ et P2≈99 030P_{2}\approx 99\,030 Pa à l'arrivée, donc P1−P2≈2 270P_{1}-P_{2}\approx 2\,270 Pa. Alors h=2 2701,184×9,81=1,95×102h=\dfrac{2\,270}{1{,}184\times 9{,}81}=1{,}95\times 10^{2} m. Avec les valeurs exactes du script, premier et dernier relevé, P1−P2=101 302,07−99 028,04=2 274,03P_{1}-P_{2}=101\,302{,}07-99\,028{,}04=2\,274{,}03 Pa et h=1,96×102h=1{,}96\times 10^{2} m. On retient h≈1,96×102h\approx 1{,}96\times 10^{2} m, environ 196 m.

Commentaire : la tour mesure 210 m pour 59 étages, et l'ascenseur s'arrête au 56e. Si les étages avaient tous la même hauteur, le 56e serait à environ 5659×210≈199\dfrac{56}{59}\times 210\approx 199 m : le résultat est cohérent, à 2 % près. L'écart vient de la lecture de la courbe, de la masse volumique supposée uniforme, et du fait que les étages ne sont pas tous identiques (rez-de-chaussée, étages techniques). La mesure de pression d'un smartphone, qui a la précision de quelques pascals, suffit donc à mesurer une altitude au mètre près.

Q6. L'accélération est la dérivée de la vitesse par rapport au temps, a=dvdta=\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}. Le programme l'approche, comme il l'a fait pour la vitesse à la ligne 15, par le taux de variation entre deux instants successifs : ai≈vi+1−viti+1−tia_{i}\approx\dfrac{v_{i+1}-v_{i}}{t_{i+1}-t_{i}}. La ligne 19 s'écrit donc :

acalcul=(v[i+1]-v[i])/(t[i+1]-t[i])

Les parenthèses autour du numérateur et du dénominateur sont indispensables : sans elles, Python calcule v[i+1]-v[i]/t[i+1]-t[i], qui n'est pas un taux de variation. Remarque : comme z[0] est calculé à partir de p[1], les indices de temps sont décalés d'un rang ; l'échantillonnage étant régulier (environ une mesure par seconde), cela ne change pas la valeur du quotient.

Q7. On compte les tours de chaque boucle. La liste t contient 86 valeurs. La boucle de la ligne 10 tourne len(t)-1 fois : la liste z contient 86−1=8586-1=85 valeurs. La boucle de la ligne 14 tourne len(z)-1 fois : v contient 85−1=8485-1=84 valeurs. La boucle de la ligne 18 tourne len(v)-1 fois : a contient 84−1=8384-1=83 valeurs. Le programme calcule donc 83 valeurs de l'accélération. Chaque taux de variation consomme deux valeurs consécutives et produit une seule valeur, d'où la perte d'une valeur à chaque étape.

Q8. Dans le référentiel terrestre, l'ascenseur se déplace sur l'axe vertical Oz : son mouvement est rectiligne, et la figure 2 en donne la nature par l'évolution de la valeur de la vitesse.

Phase 1, de 0 à environ 27 s : la vitesse est nulle (aux fluctuations de mesure près), l'ascenseur est immobile au rez-de-chaussée. Phase 2, d'environ 27 à 39 s : la vitesse croît de 0 à environ 4,6 m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}, le mouvement est rectiligne accéléré, vers le haut. Phase 3, d'environ 39 à 71 s : la vitesse reste constante, proche de 4,6 m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}, le mouvement est rectiligne uniforme. Phase 4, d'environ 71 à 85 s : la vitesse diminue jusqu'à presque 0, le mouvement est rectiligne ralenti (décéléré) ; l'ascenseur monte toujours, mais de moins en moins vite, et s'arrête au 56e étage.

Vérification : la distance parcourue est l'aire sous la courbe de vitesse, environ 12×4,6×12+4,6×32+12×4,6×14≈207\dfrac{1}{2}\times 4{,}6\times 12+4{,}6\times 32+\dfrac{1}{2}\times 4{,}6\times 14\approx 207 m, du même ordre que les 196 m de Q5 compte tenu des lectures grossières des bornes de phases.

Q9. La composante verticale de l'accélération est la dérivée de la vitesse, az=dvzdta_{z}=\dfrac{\mathrm{d}v_{z}}{\mathrm{d}t} : c'est la pente de la courbe de la figure 2. Phases 1 et 3 : la vitesse est constante (nulle puis 4,6 m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}), la pente est nulle, et la figure 3 donne bien az≈0a_{z}\approx 0, aux petites fluctuations près (±0,07 m⋅s−2\pm 0{,}07\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}), dues au bruit de mesure amplifié par les deux dérivations numériques successives. Phase 2 : la vitesse croît, la pente est positive, et la figure 3 montre az>0a_{z}>0, avec un maximum d'environ 0,62 m⋅s−20{,}62\ \mathrm{m\cdot s^{-2}} vers 33 s, là où la courbe de vitesse est la plus raide. Phase 4 : la vitesse décroît, la pente est négative, et la figure 3 montre az<0a_{z}<0, avec un minimum d'environ −0,61 m⋅s−2-0{,}61\ \mathrm{m\cdot s^{-2}} vers 76 s.

Vérification chiffrée sur la phase 2 : la vitesse gagne 4,6 m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}} en environ 12 s, soit une accélération moyenne de 0,38 m⋅s−20{,}38\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}, comprise entre 0 et le maximum de 0,62 m⋅s−20{,}62\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}, comme il se doit pour une accélération qui monte puis redescend.

Q10. Deuxième loi de Newton appliquée au système {ascenseur} dans le référentiel terrestre supposé galiléen : P⃗+F⃗=m a⃗\vec{P}+\vec{F}=m\,\vec{a}. En projection sur l'axe Oz orienté vers le haut, P⃗\vec{P} étant vers le bas et F⃗\vec{F} vers le haut : F−P=m azF-P=m\,a_{z}.

Phases 1 et 3 : az=0a_{z}=0, donc F=PF=P, les deux forces se compensent (c'est aussi le principe d'inertie, pour un mouvement rectiligne uniforme ou un repos) : schéma A, où les deux flèches ont la même longueur. Phase 2 : az>0a_{z}>0, donc F>PF>P : schéma C, où la flèche de F⃗\vec{F} est plus longue que celle de P⃗\vec{P}. Phase 4 : az<0a_{z}<0, donc F<PF<P : schéma B, où F⃗\vec{F} est plus courte que P⃗\vec{P}.

Erreur fréquente : associer la phase 4 au schéma C parce que l'ascenseur « monte encore ». Le sens du mouvement ne dit rien du bilan des forces ; c'est le sens de l'accélération, donc de la variation de vitesse, qui le dit. Une montée qui ralentit demande une force résultante vers le bas.

Q11. D'après Q10, F=P+m az=m (g+az)F=P+m\,a_{z}=m\,(g+a_{z}) : FF est maximale quand aza_{z} est maximale, c'est-à-dire pendant la phase 2, et aussi quand la masse transportée est maximale, l'ascenseur plein. La figure 3 donne az,max⁡≈0,62 m⋅s−2a_{z,\max}\approx 0{,}62\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}.

Prise d'initiative sur la masse d'un passager : on prend 75 kg, la valeur conventionnelle utilisée pour dimensionner les ascenseurs. Ascenseur plein : m=2,0×103+21×75=3 575m=2{,}0\times 10^{3}+21\times 75=3\,575 kg, soit environ 3,6×1033{,}6\times 10^{3} kg (« pèse 2,0 tonnes » désigne ici une masse). Alors Fmax⁡=m (g+az,max⁡)=3 575×(9,81+0,62)=3,7×104F_{\max}=m\,(g+a_{z,\max})=3\,575\times(9{,}81+0{,}62)=3{,}7\times 10^{4} N.

Commentaire : Fmax⁡F_{\max} ne dépasse le poids P=3 575×9,81=3,5×104P=3\,575\times 9{,}81=3{,}5\times 10^{4} N que de 6 %, ce qui explique le confort de la montée ; les schémas de Q10 exagèrent donc l'écart entre les flèches, ils ne sont pas à l'échelle. Avec une masse de 70 ou 80 kg par personne, on trouve 3,6×1043{,}6\times 10^{4} ou 3,8×1043{,}8\times 10^{4} N : le résultat est un ordre de grandeur, ce qu'attend le verbe « estimer ». Erreur fréquente : oublier le poids et écrire F=m aF=m\,a, soit environ 2×1032\times 10^{3} N, dix-sept fois trop peu.

Q12. La puissance électrique fournie par un dipôle générateur est Peˊlec=U⋅IP_{\text{élec}}=U\cdot I. Au point de puissance maximale, Pmax⁡=UPmax⁡×IPmax⁡=38,4×9,38=360,2P_{\max}=U_{P_{\max}}\times I_{P_{\max}}=38{,}4\times 9{,}38=360{,}2 W, donc proche de 360 W.

Q13. Surface d'un panneau : Sp=1,980×1,002=1,984 m2S_{p}=1{,}980\times 1{,}002=1{,}984\ \mathrm{m^{2}}. Puissance rayonnante reçue : Pray=I⋅Sp=1,0×103×1,984=1,98×103P_{\text{ray}}=I\cdot S_{p}=1{,}0\times 10^{3}\times 1{,}984=1{,}98\times 10^{3} W. Rendement : r=PeˊlecPray=360,21 984=0,18r=\dfrac{P_{\text{élec}}}{P_{\text{ray}}}=\dfrac{360{,}2}{1\,984}=0{,}18, soit r≈18 %r\approx 18\ \%. Erreur fréquente : laisser l'irradiance en kW⋅m−2\mathrm{kW\cdot m^{-2}} et trouver un rendement de 180, ce qui est impossible puisqu'un rendement est toujours inférieur à 1.

Q14. Énergie solaire reçue en un an par toute la terrasse : Eray=1 300 kW⋅h⋅m−2×1 700 m2=2,21×106 kW⋅hE_{\text{ray}}=1\,300\ \mathrm{kW\cdot h\cdot m^{-2}}\times 1\,700\ \mathrm{m^{2}}=2{,}21\times 10^{6}\ \mathrm{kW\cdot h}. Avec le rendement de Q13 : Eeˊlec=r×Eray=0,18×2,21×106=4,0×105 kW⋅hE_{\text{élec}}=r\times E_{\text{ray}}=0{,}18\times 2{,}21\times 10^{6}=4{,}0\times 10^{5}\ \mathrm{kW\cdot h}, soit 0,40 GW⋅h0{,}40\ \mathrm{GW\cdot h} par an.

Commentaire : rapportée à la consommation de la tour, 0,4035,75≈1,1 %\dfrac{0{,}40}{35{,}75}\approx 1{,}1\ \%. C'est une estimation haute : on ne peut pas couvrir 100 % de la terrasse (accès, espacement, équipements techniques ; il faudrait d'ailleurs un nombre entier de panneaux, 1 7001,984≈856\dfrac{1\,700}{1{,}984}\approx 856), des panneaux horizontaux ne sont pas orientés de façon optimale, et le rendement baisse quand les panneaux chauffent. Les panneaux solaires ne couvriraient donc qu'environ 1 % des besoins : c'est sur la consommation qu'il faut agir, ce qu'étudie la partie 3.

Q15. Les trois modes de transfert thermique sont la conduction (transfert de proche en proche dans la matière, sans déplacement de matière), la convection (transfert par un fluide en mouvement) et le rayonnement (transfert par ondes électromagnétiques, possible même dans le vide).

Q16. Avec la relation donnée et les unités SI : e=4 mm=4×10−3e=4\ \mathrm{mm}=4\times 10^{-3} m, S=1,00 m2S=1{,}00\ \mathrm{m^{2}}, λverre=1,0 W⋅m−1⋅K−1\lambda_{\text{verre}}=1{,}0\ \mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}. Donc Rc=eS×λ=4×10−31,00×1,0=4,0×10−3 K⋅W−1R_{c}=\dfrac{e}{S\times\lambda}=\dfrac{4\times 10^{-3}}{1{,}00\times 1{,}0}=4{,}0\times 10^{-3}\ \mathrm{K\cdot W^{-1}}. Erreur fréquente : laisser l'épaisseur en millimètres, ce qui donne une résistance mille fois trop grande.

Q17. De Ug=1Rg⋅SU_{g}=\dfrac{1}{R_{g}\cdot S} on tire Rg=1Ug⋅S=15,75×1,00=0,174 K⋅W−1R_{g}=\dfrac{1}{U_{g}\cdot S}=\dfrac{1}{5{,}75\times 1{,}00}=0{,}174\ \mathrm{K\cdot W^{-1}}.

Commentaire : RgRc=0,1744,0×10−3≈43\dfrac{R_{g}}{R_{c}}=\dfrac{0{,}174}{4{,}0\times 10^{-3}}\approx 43. La conduction à travers le verre ne représente qu'une très petite partie de la résistance thermique totale du vitrage : l'essentiel vient des échanges aux deux faces de la vitre, par convection avec l'air intérieur et extérieur et par rayonnement. Le verre, bon conducteur à l'échelle d'une fenêtre, isole très peu ; d'où l'idée du double vitrage, qui emprisonne entre deux vitres une lame d'air au repos, environ 38 fois moins conductrice que le verre (1,00,026≈38\dfrac{1{,}0}{0{,}026}\approx 38).

Q18. Le flux thermique à travers une paroi de résistance thermique RR soumise à l'écart de température θint−θext\theta_{\text{int}}-\theta_{\text{ext}} est Φ=θint−θextR\Phi=\dfrac{\theta_{\text{int}}-\theta_{\text{ext}}}{R}, orienté du chaud vers le froid. Pour 1,00 m21{,}00\ \mathrm{m^{2}} de simple vitrage, on prend la résistance globale RgR_{g}, qui modélise l'ensemble des transferts : Φ=20,0−11,30,174=Ug⋅S⋅(θint−θext)=5,75×1,00×8,7=50\Phi=\dfrac{20{,}0-11{,}3}{0{,}174}=U_{g}\cdot S\cdot(\theta_{\text{int}}-\theta_{\text{ext}})=5{,}75\times 1{,}00\times 8{,}7=50 W.

Ce flux va de l'intérieur vers l'extérieur : c'est la puissance que le chauffage doit fournir en permanence pour compenser les pertes de chaque mètre carré de vitre. Erreur fréquente : utiliser RcR_{c} au lieu de RgR_{g}, ce qui donne 2,22{,}2 kW par mètre carré, quarante fois trop.

Q19. Démarche : calculer la puissance perdue par l'ensemble des vitrages avec chacun des deux coefficients, en faire la différence, puis multiplier par la durée de la saison froide.

Pertes à travers les S=40 000 m2S=40\,000\ \mathrm{m^{2}} de vitrage, avec un écart moyen de Δθ=20,0−11,3=8,7\Delta\theta=20{,}0-11{,}3=8{,}7 °C, soit 8,7 K. Simple vitrage : Φsimple=Ug⋅S⋅Δθ=5,75×40 000×8,7=2,0×106\Phi_{\text{simple}}=U_{g}\cdot S\cdot\Delta\theta=5{,}75\times 40\,000\times 8{,}7=2{,}0\times 10^{6} W. Double vitrage : Φdouble=1,15×40 000×8,7=4,0×105\Phi_{\text{double}}=1{,}15\times 40\,000\times 8{,}7=4{,}0\times 10^{5} W. Puissance économisée : ΔΦ=(5,75−1,15)×40 000×8,7=1,60×106\Delta\Phi=(5{,}75-1{,}15)\times 40\,000\times 8{,}7=1{,}60\times 10^{6} W.

Durée : Δt=279×24=6 696\Delta t=279\times 24=6\,696 h. Énergie économisée : E=ΔΦ⋅Δt=1,60×106 W×6 696 h=1,07×1010 W⋅hE=\Delta\Phi\cdot\Delta t=1{,}60\times 10^{6}\ \mathrm{W}\times 6\,696\ \mathrm{h}=1{,}07\times 10^{10}\ \mathrm{W\cdot h}, soit environ 11 GW⋅h11\ \mathrm{GW\cdot h} par an (ou 3,9×10133{,}9\times 10^{13} J).

Commentaire : c'est environ 30 % de la consommation annuelle de la tour (10,735,75≈0,30\dfrac{10{,}7}{35{,}75}\approx 0{,}30), et près de 27 fois l'énergie que fourniraient les panneaux solaires de Q14. Remplacer le vitrage est donc de loin la mesure la plus efficace des deux. L'estimation reste grossière : la température moyenne suffit ici parce que le flux est proportionnel à l'écart de température, mais on a négligé les cadres, les apports solaires à travers les vitres et le rendement du système de chauffage, et la tour consomme aussi pour l'éclairage, la ventilation ou la climatisation. Erreur fréquente : oublier de convertir les jours en heures, ou calculer l'énergie perdue avec le seul double vitrage au lieu de la différence.

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Exercice 2 : Recharge des voitures électriques

5 points Piles et électrolyseDéterminer la composition d'un système : lois, spectres et domaines de validitéRésolution de problème et exploitation de documents

Dans cet exercice, on s'intéresse à une pile à combustible au bioéthanol. Elle permet d'alimenter des bornes de recharge de voitures électriques. Ce modèle de pile à combustible est dit à oxydes solides (ou SOFC selon l'acronyme anglais de solid oxide fuel cells).

Schéma de la pile : à gauche l'électrode 1, alimentée en dihydrogène H2, d'où sort l'eau H2O ; à droite l'électrode 2, alimentée en air contenant O2, d'où sort l'excédent d'air ; entre les deux, l'électrolyte, où les ions oxyde O2- se déplacent de l'électrode 2 vers l'électrode 1 ; en haut, les deux électrodes sont reliées par le circuit extérieur.
Figure 1. Schéma de fonctionnement de la pile étudiée
  • Comme le montre la figure 1, au niveau de l'électrode 2, le dioxygène présent dans l'air est transformé en ion oxyde (O2−\mathrm{O^{2-}}). Les ions diffusent dans l'électrolyte et réagissent avec le dihydrogène, obtenu par vaporeformage d'éthanol, au niveau de l'électrode 1. Au niveau de l'électrode 1, la transformation est modélisée par une réaction électrochimique d'équation suivante :
  • H2+O2−→H2O+2 e−\mathrm{H_{2}+O^{2-}\rightarrow H_{2}O+2\,e^{-}}
  • Données :
    • masses molaires atomiques : M(C)=12,0 g⋅mol−1M(\mathrm{C})=12{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ; M(H)=1,0 g⋅mol−1M(\mathrm{H})=1{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ; M(O)=16,0 g⋅mol−1M(\mathrm{O})=16{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • constante d'Avogadro : NA=6,02×1023 mol−1N_{\mathrm{A}}=6{,}02\times 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}} ;
    • charge électrique élémentaire : e=1,60×10−19e=1{,}60\times 10^{-19} C ;
    • constante de Faraday : F=9,65×104 C⋅mol−1\mathcal{F}=9{,}65\times 10^{4}\ \mathrm{C\cdot mol^{-1}} ;
    • énergie stockée dans une pile (en joule) : E=Q⋅UE=Q\cdot U où QQ est la capacité électrique de la pile en coulomb (C) et UU la tension à vide en volt (V) à ses bornes ;
    • 1 W⋅h=36001\ \mathrm{W\cdot h}=3600 J ;
    • tension à vide de la pile à combustible étudiée : U=1,0U=1{,}0 V ;
    • densité de l'éthanol : deˊthanol=0,789d_{\text{éthanol}}=0{,}789 à 25 °C ;
    • masse volumique de l'eau : ρ=1,00 g⋅cm−3\rho=1{,}00\ \mathrm{g\cdot cm^{-3}} à 25 °C.
  • Le vaporeformage de l'éthanol consiste à transformer de l'eau et de l'éthanol en dihydrogène et en dioxyde de carbone en présence d'un catalyseur. Cette transformation est modélisée par une réaction dont l'équation est écrite ci-dessous.
  • C2H5OH (ℓ)+3 H2O (g)→6 H2 (g)+2 CO2 (g)\mathrm{C_{2}H_{5}OH\ (\ell)+3\ H_{2}O\ (g)\rightarrow 6\ H_{2}\ (g)+2\ CO_{2}\ (g)}
  • Cependant, de nombreuses autres transformations sont possibles d'où la nécessité d'avoir un catalyseur très actif et extrêmement sélectif pour ne produire que du dihydrogène et du dioxyde de carbone à partir de l'éthanol. Dans la suite, on suppose que la conversion d'éthanol en dihydrogène est totale.
  • Q1. Rappeler la définition d'un catalyseur.
  • Q2. Montrer que dans un volume de 1,0 L, la valeur de la quantité d'éthanol présente est voisine de 17 moles.
  • Q3. En déduire la valeur de la quantité de dihydrogène obtenue lors du vaporeformage d'un litre d'éthanol, la vapeur d'eau étant en excès.
  • Q4. Établir l'équation de la réaction électrochimique modélisant la transformation prenant place au niveau de l'électrode 2.
  • Q5. En déduire que l'équation de la réaction modélisant le fonctionnement de la pile est : 2 H2 (g)+O2 (g)→2 H2O (g)\mathrm{2\ H_{2}\ (g)+O_{2}\ (g)\rightarrow 2\ H_{2}O\ (g)}
  • Q6. Indiquer, en justifiant, la polarité des deux électrodes de cette pile et les nommer.
  • Document-réponse 1 : le même schéma de pile que la figure 1, électrode 1 côté dihydrogène et eau, électrode 2 côté air, ions O2- dans l'électrolyte vers l'électrode 1, et le circuit extérieur en haut, sans polarité ni sens de circulation indiqués.
    Document-réponse 1 (exercice 2, question Q7). Annexe à rendre avec la copie
  • Q7. Sur le document-réponse 1 de L'ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE, indiquer cette polarité ainsi que le nom et le sens de circulation des porteurs de charge à l'extérieur de la pile.
  • Q8. Montrer que la valeur maximale de la capacité électrique de la pile étudiée utilisant 1,0 L d'éthanol est Qmax⁡=2,0×107Q_{\max}=2{,}0\times 10^{7} C.
  • Le rendement de la pile à combustible SOFC est voisin de 70 %.
  • Q9. Estimer le nombre de véhicules électriques équipés de batteries de 40 kW⋅h40\ \mathrm{kW\cdot h} que l'on peut recharger à partir d'un volume de 30 m330\ \mathrm{m^{3}} d'éthanol.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter la démarche suivie, même si elle n'a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite d'être correctement présentée.

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Q3
Q6
Q7
Q9
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Réponses

  • Q1 Espèce qui accélère une transformation sans être consommée ni modifier l'état final
  • Q2 m=0,789×1 000=789m=0{,}789\times 1\,000=789 g, M=46,0 g⋅mol−1M=46{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}, n=17,2n=17{,}2 mol
  • Q3 n(H2)=6×17,2≈1,0×102n(\mathrm{H_{2}})=6\times 17{,}2\approx 1{,}0\times 10^{2} mol
  • Q4 O2+4 e−→2 O2−\mathrm{O_{2}+4\,e^{-}\rightarrow 2\,O^{2-}}
  • Q5 2×(H2+O2−→H2O+2e−)+(O2+4e−→2O2−)2\times(\mathrm{H_{2}+O^{2-}\rightarrow H_{2}O+2e^{-}})+(\mathrm{O_{2}+4e^{-}\rightarrow 2O^{2-}}) donne 2H2+O2→2H2O\mathrm{2H_{2}+O_{2}\rightarrow 2H_{2}O}
  • Q6 Électrode 1 : oxydation, anode, pôle − ; électrode 2 : réduction, cathode, pôle +
  • Q7 Électrons, de l'électrode 1 vers l'électrode 2 dans le circuit extérieur
  • Q8 Qmax⁡=12×17,15×F=2,0×107Q_{\max}=12\times 17{,}15\times\mathcal{F}=2{,}0\times 10^{7} C
  • Q9 Eu=0,70×6,0×1011E_{u}=0{,}70\times 6{,}0\times 10^{11} J =1,17×105=1{,}17\times 10^{5} kW·h, soit environ 2,9×1032{,}9\times 10^{3} véhicules

Q1. Un catalyseur est une espèce chimique qui accélère une transformation chimique sans être consommée par celle-ci : il participe au mécanisme réactionnel mais il est régénéré, donc il n'apparaît pas dans l'équation de la réaction, et il ne modifie pas l'état final du système. Le texte ajoute une seconde propriété, la sélectivité : parmi plusieurs transformations possibles, un catalyseur sélectif n'accélère que celle que l'on souhaite, ici celle qui produit le dihydrogène et le dioxyde de carbone.

Q2. La densité donne la masse volumique de l'éthanol : ρeˊthanol=deˊthanol×ρeau=0,789×1,00=0,789 g⋅cm−3\rho_{\text{éthanol}}=d_{\text{éthanol}}\times\rho_{\text{eau}}=0{,}789\times 1{,}00=0{,}789\ \mathrm{g\cdot cm^{-3}}. Dans V=1,0 L=1,0×103 cm3V=1{,}0\ \mathrm{L}=1{,}0\times 10^{3}\ \mathrm{cm^{3}}, la masse d'éthanol est m=ρeˊthanol×V=0,789×1,0×103=789m=\rho_{\text{éthanol}}\times V=0{,}789\times 1{,}0\times 10^{3}=789 g.

Masse molaire de l'éthanol C2H5OH\mathrm{C_{2}H_{5}OH}, soit C2H6O\mathrm{C_{2}H_{6}O} : M=2×12,0+6×1,0+16,0=46,0 g⋅mol−1M=2\times 12{,}0+6\times 1{,}0+16{,}0=46{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}. Quantité de matière : n=mM=78946,0=17,2n=\dfrac{m}{M}=\dfrac{789}{46{,}0}=17{,}2 mol, voisine de 17 moles. Erreur fréquente : compter cinq hydrogènes au lieu de six, en oubliant celui du groupe hydroxyle OH ; on trouverait M=45,0 g⋅mol−1M=45{,}0\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}.

Q3. La vapeur d'eau étant en excès et la conversion totale, l'éthanol est le réactif limitant et l'avancement maximal vaut xmax⁡=n(eˊthanol)=17,2x_{\max}=n(\text{éthanol})=17{,}2 mol (le coefficient de l'éthanol est 1). D'après l'équation, il se forme 6 moles de dihydrogène par mole d'éthanol : n(H2)=6 xmax⁡=6×17,2=1,0×102n(\mathrm{H_{2}})=6\,x_{\max}=6\times 17{,}2=1{,}0\times 10^{2} mol, environ 103 mol.

Q4. À l'électrode 2, le dioxygène est transformé en ions oxyde. Équilibre de l'élément oxygène : une molécule O2\mathrm{O_{2}} donne deux ions O2−\mathrm{O^{2-}}. Équilibre des charges : à gauche 00, à droite 2×(−2)=−42\times(-2)=-4, il faut donc 4 électrons du côté des réactifs : O2+4 e−→2 O2−\mathrm{O_{2}+4\,e^{-}\rightarrow 2\,O^{2-}}. Le dioxygène capte des électrons : c'est une réduction.

Q5. Pour additionner les deux réactions électrochimiques, il faut que les électrons cédés à l'électrode 1 soient exactement ceux captés à l'électrode 2. On multiplie donc l'équation de l'électrode 1 par 2 : 2 H2+2 O2−→2 H2O+4 e−\mathrm{2\,H_{2}+2\,O^{2-}\rightarrow 2\,H_{2}O+4\,e^{-}}, puis on ajoute O2+4 e−→2 O2−\mathrm{O_{2}+4\,e^{-}\rightarrow 2\,O^{2-}}.

La somme donne 2 H2+O2+2 O2−+4 e−→2 H2O+2 O2−+4 e−\mathrm{2\,H_{2}+O_{2}+2\,O^{2-}+4\,e^{-}\rightarrow 2\,H_{2}O+2\,O^{2-}+4\,e^{-}} ; les 4 électrons et les 2 ions oxyde apparaissent des deux côtés et se simplifient : 2 H2 (g)+O2 (g)→2 H2O (g)\mathrm{2\,H_{2}\,(g)+O_{2}\,(g)\rightarrow 2\,H_{2}O\,(g)}. Les ions oxyde ne sont ni produits ni consommés au bilan : ils ne font que transporter l'oxygène à travers l'électrolyte.

Q6. À l'électrode 1, le dihydrogène cède des électrons (H2+O2−→H2O+2 e−\mathrm{H_{2}+O^{2-}\rightarrow H_{2}O+2\,e^{-}}) : il s'y produit une oxydation, cette électrode est l'anode. Les électrons qu'elle libère partent dans le circuit extérieur : elle constitue le pôle négatif de la pile.

À l'électrode 2, le dioxygène capte des électrons : il s'y produit une réduction, cette électrode est la cathode. Elle reçoit les électrons venus du circuit extérieur : c'est le pôle positif. Moyen mnémotechnique : oxydation à l'anode, réduction à la cathode, et dans une pile l'anode est toujours le pôle négatif.

Q7. Sur le document-réponse 1 : on écrit « pôle − » (anode) à côté de l'électrode 1 et « pôle + » (cathode) à côté de l'électrode 2. Dans le circuit extérieur, les porteurs de charge sont les électrons ; on trace une flèche le long du fil, de l'électrode 1 vers l'électrode 2, en passant par le circuit extérieur.

On peut ajouter le sens conventionnel du courant électrique, opposé à celui des électrons : à l'extérieur de la pile, le courant va de l'électrode 2 (pôle +) vers l'électrode 1 (pôle −). À l'intérieur, ce sont les ions oxyde O2−\mathrm{O^{2-}} qui portent la charge, de l'électrode 2 vers l'électrode 1, comme le schéma l'indique déjà. Erreur fréquente : faire circuler des ions dans les fils ou des électrons dans l'électrolyte.

Q8. La capacité est la charge totale que la pile peut débiter : Q=n(e−)×FQ=n(e^{-})\times\mathcal{F}, avec n(e−)n(e^{-}) la quantité d'électrons échangés. À l'électrode 1, chaque mole de H2\mathrm{H_{2}} libère 2 moles d'électrons. La valeur est maximale quand tout le dihydrogène issu du litre d'éthanol est consommé : n(e−)=2×n(H2)=2×6×17,15=206n(e^{-})=2\times n(\mathrm{H_{2}})=2\times 6\times 17{,}15=206 mol, soit 12 moles d'électrons par mole d'éthanol.

Alors Qmax⁡=206×9,65×104=1,99×107Q_{\max}=206\times 9{,}65\times 10^{4}=1{,}99\times 10^{7} C, soit Qmax⁡=2,0×107Q_{\max}=2{,}0\times 10^{7} C. On peut aussi passer par Q=N(e−)×e=n(e−)×NA×eQ=N(e^{-})\times e=n(e^{-})\times N_{\mathrm{A}}\times e, puisque NA×e=6,02×1023×1,60×10−19=9,63×104 C⋅mol−1N_{\mathrm{A}}\times e=6{,}02\times 10^{23}\times 1{,}60\times 10^{-19}=9{,}63\times 10^{4}\ \mathrm{C\cdot mol^{-1}}, la constante de Faraday aux arrondis près. Erreur fréquente : oublier le facteur 6 du vaporeformage ou le facteur 2 de la demi-équation, et trouver une capacité six ou deux fois trop petite.

Q9. Démarche : charge disponible, puis énergie stockée, puis énergie électrique réellement fournie avec le rendement, enfin division par l'énergie d'une batterie.

Volume d'éthanol : 30 m3=30×103 L=3,0×10430\ \mathrm{m^{3}}=30\times 10^{3}\ \mathrm{L}=3{,}0\times 10^{4} L. D'après Q8, chaque litre apporte 2,0×1072{,}0\times 10^{7} C, donc Q=3,0×104×2,0×107=6,0×1011Q=3{,}0\times 10^{4}\times 2{,}0\times 10^{7}=6{,}0\times 10^{11} C. Énergie stockée : E=Q⋅U=6,0×1011×1,0=6,0×1011E=Q\cdot U=6{,}0\times 10^{11}\times 1{,}0=6{,}0\times 10^{11} J.

Avec un rendement de 70 %, l'énergie électrique utile vaut Eu=0,70×6,0×1011=4,2×1011E_{u}=0{,}70\times 6{,}0\times 10^{11}=4{,}2\times 10^{11} J. En kilowattheures : Eu=4,2×10113 600=1,17×108 W⋅h=1,17×105 kW⋅hE_{u}=\dfrac{4{,}2\times 10^{11}}{3\,600}=1{,}17\times 10^{8}\ \mathrm{W\cdot h}=1{,}17\times 10^{5}\ \mathrm{kW\cdot h}. Nombre de batteries de 40 kW·h : N=1,17×10540≈2,9×103N=\dfrac{1{,}17\times 10^{5}}{40}\approx 2{,}9\times 10^{3}.

On peut donc recharger environ 2 900 véhicules (de batterie vide à pleine). C'est un ordre de grandeur optimiste : la tension à vide de 1,0 V est supérieure à la tension en fonctionnement, et on néglige les pertes de la borne et de la batterie elle-même. Erreur fréquente : oublier la conversion 1 W⋅h=3 6001\ \mathrm{W\cdot h}=3\,600 J, ou appliquer le rendement deux fois.

Exercice 3 : Étude d'un herbicide

4 points Acide-base, pKa et titragesAvancement et dosagesMesure, incertitudes et chiffres significatifsChimie organique et synthèse

Un herbicide, ou désherbant, est une substance destinée à tuer les végétaux.

Pendant longtemps, le principe actif utilisé était le glyphosate, mais cette substance toxique, irritante et écotoxique a été classée cancérigène, et est donc remplacée par une autre molécule : l'acide pélargonique.

Le but de cet exercice est de vérifier l'indication de la concentration en masse d'acide pélargonique figurant sur les flacons en vente dans les commerces spécialisés : 43,06 g⋅L−143{,}06\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}.

  • Données diverses :
    • l'acide pélargonique est le nom usuel de l'acide nonanoïque ;
    • formule topologique de l'acide pélargonique :
  • Formule topologique de l'acide pélargonique : une ligne brisée de neuf atomes de carbone, dont le dernier est le carbone d'un groupe carboxyle, qui porte une double liaison avec un atome O et une liaison avec un groupe OH.
  • • masse molaire de l'acide nonanoïque : M=158 g⋅mol−1M=158\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • masse volumique de la solution d'herbicide : ρ=1,00×103 g⋅L−1\rho=1{,}00\times 10^{3}\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}.
  • Nombre d'atomes de carbone567891011
    PréfixePentHexHeptOctNonDecUndec
    Préfixes de la nomenclature en chimie organique
  • Matériels et produits mis à disposition :
    • agitateur magnétique avec un barreau aimanté ;
    • pH-mètre et conductimètre étalonnés ;
    • béchers de volumes divers, éprouvettes (50 mL ; 100 mL et 250 mL), erlenmeyers de volumes divers, burette graduée, fioles jaugées (50,0 mL ; 100,0 mL et 200,0 mL), pipettes jaugées (2,0 mL ; 5,0 mL ; 10,0 mL et 20,0 mL) ;
    • solution d'hydroxyde de sodium (Na+(aq)\mathrm{Na^{+}(aq)} ; HO−(aq)\mathrm{HO^{-}(aq)}) de concentration en soluté apporté C=1,00×10−2 mol⋅L−1C=1{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} ;
    • herbicide commercial ;
    • eau distillée.
  • Comparaison d'une mesure avec une valeur de référence
  • Le résultat d'une mesure est considéré en accord avec une valeur de référence si la valeur du quotient zz est inférieure ou égale à 2.
    z=∣x−xref∣u(x)z=\dfrac{|x-x_{ref}|}{u(x)} avec :
    • xx : la valeur mesurée ;
    • xrefx_{ref} : la valeur de référence ;
    • u(x)u(x) : l'incertitude-type associée à la mesure de xx.
  • Pour cette expérience, on considère que la concentration en masse d'acide pélargonique est déterminée avec une incertitude-type u(cm)=1,2 g⋅L−1u(c_{m})=1{,}2\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}.
  • Indicateur coloréZone de virage (pH)Forme acideForme basique
    Hélianthine3,2 – 4,4RougeJaune
    Bleu de bromothymol (BBT)6,0 – 7,6JauneBleu
    Indicateur TA8,2 – 9,8IncoloreRose
    Zone de virage de quelques indicateurs colorés
  • Q1. Justifier le nom « acide nonanoïque » en nomenclature officielle de l'acide pélargonique.
  • La solution commerciale d'herbicide est trop concentrée pour pouvoir être titrée directement.
  • Q2. Proposer un protocole permettant de diluer la solution d'un facteur 10 en utilisant le matériel mis à disposition.
  • La solution diluée ainsi obtenue est notée « solution S ».
  • On réalise un dosage par titrage acido-basique de l'acide pélargonique contenu dans cette solution par une solution d'hydroxyde de sodium (Na+(aq)\mathrm{Na^{+}(aq)} ; HO−(aq)\mathrm{HO^{-}(aq)}).
  • Protocole expérimental :
    • remplir convenablement la burette avec la solution titrante d'hydroxyde de sodium de concentration C=1,00×10−2 mol⋅L−1C=1{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} ;
    • prélever un volume VS=5,0V_{\mathrm{S}}=5{,}0 mL de solution S et le verser dans un bécher ;
    • placer l'électrode du pH-mètre et ajouter un peu d'eau pour l'immerger ;
    • ajouter lentement la solution titrante dans le bécher en notant régulièrement les valeurs du pH.
  • L'équation de la réaction support du titrage est : C8H17COOH(aq)+HO−(aq)→C8H17COO−(aq)+H2O(l)\mathrm{C_{8}H_{17}COOH(aq)+HO^{-}(aq)\rightarrow C_{8}H_{17}COO^{-}(aq)+H_{2}O(l)}
  • La courbe obtenue est donnée en ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE.
  • Q3. Définir l'équivalence d'un titrage.
  • Document-réponse 2 (exercice 3, question Q4) : courbe de titrage de VS=5,0V_{S}=5{,}0 mL de solution SS d'herbicide diluée par une solution d'hydroxyde de sodium de concentration C=1,00×10−2 mol⋅L−1C=1{,}00\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
    • En trait plein est représentée l'évolution du pH en fonction du volume VV de solution d'hydroxyde de sodium versé.
    • En pointillés est représentée l'évolution de la dérivée du pHpH par rapport au volume VV en fonction de ce volume VV de solution d'hydroxyde de sodium versé.
  • Courbe de titrage : pH (axe de gauche, de 0 à 12) et dérivée dpH/dV (axe de droite, de 0 à 4,5 par cm³) en fonction du volume V versé, de 0 à 25 mL, graduations tous les 0,5 mL. Le pH part d'environ 3,4, monte lentement (5,0 à 5 mL, 5,7 à 10 mL), puis fait un saut d'environ 7 à 10 entre 13,5 et 15 mL et termine vers 11,5. La dérivée, en pointillés, présente un pic étroit de hauteur environ 2,5 pour V voisin de 14,2 mL.
    Annexe à rendre avec la copie
  • Q4. Déterminer la valeur du volume VEV_{\mathrm{E}} d'hydroxyde de sodium versé à l'équivalence. Faire apparaitre la démarche sur le document-réponse 2 de L'ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE.
  • Q5. Exploiter les résultats pour déterminer la concentration CapC_{\text{ap}} en quantité d'acide pélargonique dans la solution commerciale d'herbicide.
  • Q6. Vérifier si le résultat de ce titrage est cohérent avec l'indication du fabriquant.
  • Titrage colorimétrique
  • Il est également possible de réaliser un titrage colorimétrique de la solution S à l'aide d'un indicateur coloré.
  • Q7. Choisir l'indicateur coloré adapté à ce titrage. Justifier.
  • Q8. Préciser le changement de couleur observé à l'équivalence du titrage.

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Q4
Q5
Q6
Q7
Q8
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Réponses

  • Q1 Acide carboxylique (« acide ...oïque »), 9 carbones (« non »), chaîne saturée (« an »)
  • Q2 Pipette jaugée de 10,0 mL et fiole jaugée de 100,0 mL, compléter au trait de jauge à l'eau distillée
  • Q3 Réactifs introduits dans les proportions stœchiométriques : changement de réactif limitant
  • Q4 VE≈14,2V_{\mathrm{E}}\approx 14{,}2 mL, abscisse du maximum de la dérivée
  • Q5 Cap=10×C VEVS=0,28 mol⋅L−1C_{\text{ap}}=10\times\dfrac{C\,V_{\mathrm{E}}}{V_{\mathrm{S}}}=0{,}28\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}
  • Q6 cm=44,9 g⋅L−1c_{m}=44{,}9\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}, z=1,5≤2z=1{,}5\le 2 : cohérent avec l'étiquette
  • Q7 Indicateur TA : sa zone 8,2 à 9,8 contient pHE≈8,4pH_{\mathrm{E}}\approx 8{,}4
  • Q8 De l'incolore au rose

Q1. On applique les règles de la nomenclature officielle. Le groupe caractéristique −COOH-\mathrm{COOH}, en bout de chaîne, est le groupe carboxyle : la molécule appartient à la famille des acides carboxyliques, dont le nom est « acide ...oïque ». La chaîne carbonée principale, qui contient le carbone du groupe carboxyle, compte 9 atomes de carbone (les 9 extrémités et sommets de la ligne brisée, le dernier étant le carbone du groupe −COOH-\mathrm{COOH}, ce que confirme la formule C8H17COOH\mathrm{C_{8}H_{17}COOH} de l'équation de titrage) : le préfixe est « non ». Toutes les liaisons carbone-carbone sont simples, la chaîne est saturée, d'où l'infixe « an », comme pour un alcane. La chaîne est linéaire, sans ramification, et le carbone du groupe carboxyle porte toujours le numéro 1 : aucun indice de position n'est nécessaire. D'où « acide non-an-oïque », l'acide nonanoïque.

Erreur fréquente : compter 8 carbones en oubliant celui du groupe carboxyle, et proposer « acide octanoïque ».

Q2. Diluer d'un facteur 10, c'est préparer une solution fille de volume Vf=10×VmV_{f}=10\times V_{m} à partir d'un volume VmV_{m} de solution mère, la quantité de soluté prélevée étant conservée : CmVm=CfVfC_{m}V_{m}=C_{f}V_{f} et F=VfVm=10F=\dfrac{V_{f}}{V_{m}}=10. Avec le matériel disponible, on choisit une pipette jaugée de 10,0 mL et une fiole jaugée de 100,0 mL (les couples 5,0 mL et 50,0 mL, ou 20,0 mL et 200,0 mL, conviennent aussi). Les éprouvettes sont écartées : elles ne sont pas assez précises pour une dilution.

Protocole : verser un peu de solution commerciale dans un bécher propre et sec (on ne pipette jamais directement dans le flacon) ; prélever 10,0 mL de cette solution à la pipette jaugée munie d'une propipette, après l'avoir rincée avec la solution ; les verser dans la fiole jaugée de 100,0 mL ; ajouter de l'eau distillée jusqu'aux trois quarts environ, boucher et agiter pour homogénéiser ; compléter à l'eau distillée jusqu'au trait de jauge, le bas du ménisque sur le trait, en finissant au compte-gouttes ; boucher et retourner plusieurs fois la fiole pour homogénéiser.

Q3. L'équivalence d'un titrage est l'état du système pour lequel les réactifs, l'espèce titrée et l'espèce titrante, ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de l'équation de la réaction support du titrage. À l'équivalence, les deux réactifs sont entièrement consommés : il y a changement de réactif limitant. Ici, avec des coefficients égaux à 1 : n(acide)initial=n(HO−)verseˊ aˋ l’eˊquivalencen(\text{acide})_{\text{initial}}=n(\mathrm{HO^{-}})_{\text{versé à l'équivalence}}.

Q4. Méthode de la dérivée : le volume équivalent est l'abscisse du maximum de la dérivée dpHdV\dfrac{\mathrm{d}pH}{\mathrm{d}V}, qui correspond au point d'inflexion du saut de pH. Sur le document-réponse 2, on repère le sommet du pic tracé en pointillés, on trace la verticale qui passe par ce sommet jusqu'à l'axe des volumes, et on lit VE≈14,2V_{\mathrm{E}}\approx 14{,}2 mL (les petites graduations valent 0,5 mL, la lecture est précise à 0,1 ou 0,2 mL près).

Vérification : cette verticale coupe la courbe de pH au milieu du saut, entre pH 7 et pH 10, vers pH ≈8,4\approx 8{,}4 ; la méthode des tangentes parallèles donnerait le même volume. Le pH à l'équivalence est supérieur à 7, ce qui est normal pour le titrage d'un acide faible par une base forte : la solution contient alors l'ion nonanoate, base faible.

Q5. À l'équivalence (Q3) : CS×VS=C×VEC_{\mathrm{S}}\times V_{\mathrm{S}}=C\times V_{\mathrm{E}}, donc CS=C×VEVS=1,00×10−2×14,25,0=2,84×10−2 mol⋅L−1C_{\mathrm{S}}=\dfrac{C\times V_{\mathrm{E}}}{V_{\mathrm{S}}}=\dfrac{1{,}00\times 10^{-2}\times 14{,}2}{5{,}0}=2{,}84\times 10^{-2}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} (les deux volumes dans la même unité, inutile de les convertir).

La solution S est la solution commerciale diluée 10 fois : Cap=10×CS=2,8×10−1 mol⋅L−1C_{\text{ap}}=10\times C_{\mathrm{S}}=2{,}8\times 10^{-1}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, soit 0,284 mol⋅L−10{,}284\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} en gardant un chiffre de plus pour la suite. Erreur fréquente : oublier le facteur de dilution et comparer CSC_{\mathrm{S}} directement à l'étiquette.

Q6. Concentration en masse : cm=Cap×M=0,284×158=44,9 g⋅L−1c_{m}=C_{\text{ap}}\times M=0{,}284\times 158=44{,}9\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}. Comparaison avec l'indication du fabricant à l'aide du quotient fourni : z=∣cm−cm,ref∣u(cm)=∣44,9−43,06∣1,2=1,5z=\dfrac{|c_{m}-c_{m,ref}|}{u(c_{m})}=\dfrac{|44{,}9-43{,}06|}{1{,}2}=1{,}5.

Comme z≤2z\le 2, le résultat du titrage est en accord avec l'indication portée sur le flacon. Remarque : la conclusion dépend de la qualité de la lecture de VEV_{\mathrm{E}} ; avec 14,0 mL on trouverait z≈1,0z\approx 1{,}0, mais une lecture de 14,4 mL donnerait z≈2,0z\approx 2{,}0, à la limite. D'où l'intérêt de tracer soigneusement la verticale sur l'annexe. La masse volumique de la solution permet d'ajouter que l'herbicide contient environ 44,91,00×103≈4,5 %\dfrac{44{,}9}{1{,}00\times 10^{3}}\approx 4{,}5\ \% en masse d'acide pélargonique.

Q7. Un indicateur coloré convient si sa zone de virage contient le pH à l'équivalence, ou au moins est entièrement comprise dans le saut de pH. Ici, pHE≈8,4pH_{\mathrm{E}}\approx 8{,}4 et le saut va d'environ 7 à 10 : l'indicateur TA, de zone de virage 8,2 à 9,8, est le bon choix.

Les deux autres ne conviennent pas : l'hélianthine (3,2 à 4,4) vire dès le début du titrage, le pH initial étant voisin de 3,4 ; le bleu de bromothymol (6,0 à 7,6) virerait avant l'équivalence, dans la partie de la courbe où le pH monte lentement, vers 11 à 13 mL, ce qui donnerait un volume équivalent trop faible.

Q8. Avant l'équivalence, le pH du mélange est inférieur à 8,2 : l'indicateur TA est sous sa forme acide, incolore. Juste après l'équivalence, l'ion hydroxyde en excès fait passer le pH au-dessus de 9,8 : l'indicateur prend sa forme basique, rose. On observe donc le passage de l'incolore au rose ; l'équivalence est repérée par la première goutte qui donne une teinte rose persistante.

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