Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité maths, Antilles-Guyane jour 1 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2026 : Antilles-Guyane, jour 1

Épreuve du mardi 16 juin 2026 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2026, centre Antilles-Guyane, jour 1 : mardi 16 juin 2026, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 4, 6, 4 et 6 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, arbre et courbe compris, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 porte sur les probabilités conditionnelles (arbre pondéré à trois branches, formule des probabilités totales, probabilité inverse), puis sur la loi d'une variable aléatoire, l'espérance et la variance d'une somme de variables aléatoires indépendantes et l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev. L'exercice 2 compare deux protocoles d'administration d'un médicament : une équation différentielle y′=ay+by'=ay+b avec limite, variations et inéquation à l'exponentielle, puis une suite arithmético-géométrique, un raisonnement par récurrence, le théorème de convergence monotone, une suite géométrique auxiliaire et un seuil. L'exercice 3 est un vrai ou faux de géométrie dans l'espace : vecteur normal à un plan, droites sécantes ou non coplanaires, droite parallèle à un plan, projeté orthogonal d'un point sur un plan. L'exercice 4 étudie f(x)=xln⁡(2x−1)f(x)=x\ln(2x-1) : tangente et convexité lues sur un graphique, limite et asymptote verticale, dérivée seconde et point d'inflexion, intégration par parties pour un calcul d'aire, puis une généralisation à xln⁡(ax−1)x\ln(ax-1).

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : la variance de la somme à l'exercice 1, où SS n'est pas 12X12X et où V(S)V(S) vaut 489489 et non 5 8685\,868 ; le majorant 44 de la récurrence de l'exercice 2, qui ne permet pas de conclure sur la toxicité, quand la limite 2,52{,}5 le permet ; et le choix des rôles dans l'intégration par parties de l'exercice 4, où c'est le logarithme qu'on dérive.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Probabilités : contrôle des réacteurs nucléaires, loi de la production et Bienaymé-Tchebychev

4 points Arbres pondérés et probabilités totalesSommes de variables aléatoires et concentrationLes variables aléatoires

  • Partie A
  • L'agence de sûreté nucléaire ASNR contrôle les installations des centrales nucléaires afin de garantir leur sécurité et leur conformité. La fréquence des contrôles dépend de l'état du réacteur.
  • On considère que dans le parc nucléaire français :
    • 20 %20\,\% des réacteurs sont en arrêt pour maintenance ;
    • 5 %5\,\% des réacteurs fonctionnent au ralenti ;
    • le reste des réacteurs du parc nucléaire est en état de fonctionnement normal.
  • On considère également que parmi les réacteurs en arrêt, 85 %85\,\% sont contrôlés et que parmi les réacteurs fonctionnant au ralenti, 60 %60\,\% sont contrôlés.
  • On choisit au hasard un réacteur dans le parc nucléaire français, et on note :
    • AA l'évènement « Le réacteur est en arrêt » ;
    • RR l'évènement « Le réacteur fonctionne au ralenti » ;
    • NN l'évènement « Le réacteur fonctionne normalement » ;
    • CC l'évènement « Le réacteur subit un contrôle ».
  • Pour un évènement quelconque EE, on désigne par E‾\overline{E} son évènement contraire et par P(E)P(E) sa probabilité.
  • On note xx la probabilité que le réacteur subisse un contrôle sachant qu'il fonctionne normalement, c'est-à-dire x=PN(C)x=P_{N}(C).
  • Arbre pondéré à deux niveaux. La racine mène à A, R et N ; chacun de ces trois nœuds mène à C et à C barre. Toutes les branches portent des pointillés à compléter, sauf la branche de N vers C, qui porte x.
  • A.1. Recopier l'arbre des probabilités ci-contre en complétant les pointillés à l'aide des données de l'énoncé.
  • A.2. Calculer la probabilité que le réacteur soit en arrêt et qu'il subisse un contrôle.
  • On sait de plus que la probabilité qu'un réacteur du parc nucléaire soit contrôlé est égale à 0,350{,}35.
  • A.3. Montrer que la probabilité xx est égale à 0,20{,}2.
  • A.4. Le réacteur choisi subit un contrôle. Déterminer la probabilité qu'il fonctionne normalement.
  • Partie B
  • Dans le Sud de la France, on compte 12 réacteurs nucléaires qu'on numérote de 1 à 12.
  • On sait que lorsque le réacteur fonctionne normalement, sa production journalière est égale à 16 GWh (gigawattheure), lorsque le réacteur fonctionne au ralenti, sa production journalière est réduite à 10 GWh et enfin lorsque le réacteur est à l'arrêt, sa production journalière est nulle.
  • On rappelle que P(N)=0,75P(N)=0{,}75, P(R)=0,05P(R)=0{,}05 et P(A)=0,20P(A)=0{,}20.
  • 1. On désigne par XX la variable aléatoire qui modélise la production journalière en GWh d'un réacteur.
  • B.1.a. Recopier le tableau ci-dessous et compléter les pointillés donnant la loi de probabilité de la variable aléatoire XX. On notera kk les valeurs prises par la variable aléatoire XX et pkp_{k} les probabilités égales à P(X=k)P(X=k).
  • kk00…\ldots…\ldots
    pkp_{k}0,200{,}20…\ldots…\ldots
  • B.1.b. Montrer que l'espérance E(X)E(X) de la variable aléatoire XX est égale à 12,512{,}5 et que sa variance V(X)V(X) est égale à 40,7540{,}75.
  • 2. Pour tout entier naturel ii compris entre 1 et 12, on note XiX_{i} la variable aléatoire qui modélise la production journalière en GWh du ii-ème réacteur.
  • Ainsi, par exemple, X2X_{2} désigne la variable aléatoire qui modélise la production journalière en GWh du 2-ième réacteur.
  • On suppose que les variables X1,X2,…,X12X_{1}, X_{2}, \ldots, X_{12} suivent la même loi de probabilité que la variable aléatoire XX, et qu'elles sont indépendantes.
  • On considère la variable aléatoire SS qui donne la production totale journalière des 12 réacteurs. On a ainsi S=X1+X2+⋯+X12S=X_{1}+X_{2}+\cdots+X_{12}.
  • On note E(S)E(S) l'espérance de la variable aléatoire SS et V(S)V(S) sa variance.
  • B.2.a. Montrer que E(S)=150E(S)=150 et V(S)=489V(S)=489.
  • B.2.b. Afin d'éviter le risque de surcharge du réseau et de couvrir l'ensemble des besoins en électricité, la production totale journalière des 12 réacteurs doit être comprise strictement entre 100 GWh et 200 GWh. Peut-on affirmer que la probabilité d'éviter le risque de surcharge et de couvrir l'ensemble des besoins en électricité est supérieure à 0,800{,}80 ? Justifier.

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A.1
A.2
A.4
B.1.a
B.2.b
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Réponses

  • A.1 P(A)=0,20P(A)=0{,}20, P(R)=0,05P(R)=0{,}05, P(N)=0,75P(N)=0{,}75 ; PA(C)=0,85P_{A}(C)=0{,}85, PA(C‾)=0,15P_{A}(\overline{C})=0{,}15 ; PR(C)=0,6P_{R}(C)=0{,}6, PR(C‾)=0,4P_{R}(\overline{C})=0{,}4 ; PN(C)=xP_{N}(C)=x, PN(C‾)=1−xP_{N}(\overline{C})=1-x
  • A.2 P(A∩C)=0,20×0,85=0,17P(A\cap C)=0{,}20\times 0{,}85=0{,}17
  • A.3 P(C)=0,17+0,03+0,75x=0,35P(C)=0{,}17+0{,}03+0{,}75x=0{,}35, donc 0,75x=0,150{,}75x=0{,}15 et x=0,2x=0{,}2
  • A.4 PC(N)=0,150,35=37≈0,429P_{C}(N)=\dfrac{0{,}15}{0{,}35}=\dfrac{3}{7}\approx 0{,}429
  • B.1.a kk : 00, 1010, 1616 ; pkp_{k} : 0,200{,}20, 0,050{,}05, 0,750{,}75
  • B.1.b E(X)=0,5+12=12,5E(X)=0{,}5+12=12{,}5 ; E(X2)=197E(X^{2})=197, donc V(X)=197−12,52=40,75V(X)=197-12{,}5^{2}=40{,}75
  • B.2.a E(S)=12×12,5=150E(S)=12\times 12{,}5=150 ; V(S)=12×40,75=489V(S)=12\times 40{,}75=489 (variables indépendantes)
  • B.2.b Oui : P(100<S<200)⩾1−489502=0,804 4>0,80P(100<S<200)\geqslant 1-\dfrac{489}{50^{2}}=0{,}804\,4>0{,}80

A.1. Méthode : sur un arbre pondéré, les branches du premier niveau portent les probabilités des événements AA, RR et NN, qui forment une partition de l'univers (un réacteur est dans un et un seul des trois états) ; les branches du second niveau portent des probabilités CONDITIONNELLES, sachant le nœud dont elles partent.

Premier niveau : l'énoncé donne P(A)=0,20P(A)=0{,}20 et P(R)=0,05P(R)=0{,}05. « Le reste » des réacteurs fonctionne normalement, donc P(N)=1−0,20−0,05=0,75P(N)=1-0{,}20-0{,}05=0{,}75.

Second niveau : « parmi les réacteurs en arrêt, 85 %85\,\% sont contrôlés » donne PA(C)=0,85P_{A}(C)=0{,}85, d'où PA(C‾)=1−0,85=0,15P_{A}(\overline{C})=1-0{,}85=0{,}15. De même, « parmi les réacteurs fonctionnant au ralenti, 60 %60\,\% sont contrôlés » donne PR(C)=0,6P_{R}(C)=0{,}6 et PR(C‾)=1−0,6=0,4P_{R}(\overline{C})=1-0{,}6=0{,}4. Sur la dernière branche, PN(C)=xP_{N}(C)=x est déjà écrit, et la branche vers C‾\overline{C} porte PN(C‾)=1−xP_{N}(\overline{C})=1-x.

Contrôle : les probabilités issues d'un même nœud ont pour somme 11, soit 0,20+0,05+0,75=10{,}20+0{,}05+0{,}75=1, 0,85+0,15=10{,}85+0{,}15=1, 0,6+0,4=10{,}6+0{,}4=1 et x+(1−x)=1x+(1-x)=1. L'arbre complété, avec la valeur x=0,2x=0{,}2 établie en A.3 et les probabilités des six chemins, figure en fin de corrigé.

Erreur fréquente : écrire 0,850{,}85 sur la branche qui mène à AA. Ce nombre est une proportion PARMI les réacteurs à l'arrêt, donc une probabilité conditionnée par AA : sa place est sur la branche de AA vers CC. Autre oubli : laisser un pointillé sur la branche de NN vers C‾\overline{C}, alors que 1−x1-x est la seule écriture possible tant que xx est inconnu.

A.2. L'événement « le réacteur est en arrêt et subit un contrôle » est A∩CA\cap C. Sa probabilité se lit sur le chemin de l'arbre qui passe par AA puis CC (formule des probabilités composées) : P(A∩C)=P(A)×PA(C)=0,20×0,85=0,17P(A\cap C)=P(A)\times P_{A}(C)=0{,}20\times 0{,}85=0{,}17.

Contrôle de cohérence : une intersection est plus petite que chacun des événements, et en effet 0,17⩽P(A)=0,200{,}17\leqslant P(A)=0{,}20. Erreur fréquente : répondre 0,850{,}85, qui est la probabilité d'être contrôlé SACHANT que le réacteur est à l'arrêt, et non celle de « à l'arrêt ET contrôlé ».

A.3. Méthode : formule des probabilités totales, avec la partition {A ;R ;N}\{A\,;R\,;N\} de l'univers : P(C)=P(A∩C)+P(R∩C)+P(N∩C)P(C)=P(A\cap C)+P(R\cap C)+P(N\cap C).

Chaque terme se lit sur un chemin de l'arbre : P(A∩C)=0,17P(A\cap C)=0{,}17 (question A.2), P(R∩C)=P(R)×PR(C)=0,05×0,6=0,03P(R\cap C)=P(R)\times P_{R}(C)=0{,}05\times 0{,}6=0{,}03 et P(N∩C)=P(N)×PN(C)=0,75xP(N\cap C)=P(N)\times P_{N}(C)=0{,}75x. Donc P(C)=0,17+0,03+0,75x=0,20+0,75xP(C)=0{,}17+0{,}03+0{,}75x=0{,}20+0{,}75x.

Comme P(C)=0,35P(C)=0{,}35 : 0,20+0,75x=0,350{,}20+0{,}75x=0{,}35, soit 0,75x=0,150{,}75x=0{,}15 et x=0,150,75=0,2x=\dfrac{0{,}15}{0{,}75}=0{,}2. La probabilité qu'un réacteur qui fonctionne normalement soit contrôlé vaut bien 0,20{,}2.

Vérification : avec x=0,2x=0{,}2, 0,17+0,03+0,75×0,2=0,17+0,03+0,15=0,350{,}17+0{,}03+0{,}75\times 0{,}2=0{,}17+0{,}03+0{,}15=0{,}35. Piège : la partition compte TROIS événements, pas deux ; oublier la branche RR, la plus discrète, donnerait 0,17+0,75x=0,350{,}17+0{,}75x=0{,}35 et x=0,24x=0{,}24, une valeur fausse.

A.4. On sait que le réacteur subit un contrôle : on cherche une probabilité conditionnée par CC, soit PC(N)P_{C}(N). L'arbre commence par l'état du réacteur, la question part du contrôle : on revient à la définition d'une probabilité conditionnelle (c'est la démarche de la formule de Bayes).

PC(N)=P(N∩C)P(C)=0,75×0,20,35=0,150,35=37≈0,429P_{C}(N)=\dfrac{P(N\cap C)}{P(C)}=\dfrac{0{,}75\times 0{,}2}{0{,}35}=\dfrac{0{,}15}{0{,}35}=\dfrac{3}{7}\approx 0{,}429. Un réacteur contrôlé fonctionne normalement avec une probabilité d'environ 0,430{,}43.

Lecture du résultat : les réacteurs en fonctionnement normal représentent 75 %75\,\% du parc mais seulement 43 %43\,\% environ des réacteurs contrôlés, car les contrôles visent surtout les réacteurs à l'arrêt (PC(A)=0,170,35≈0,486P_{C}(A)=\dfrac{0{,}17}{0{,}35}\approx 0{,}486). Erreur fréquente : confondre PC(N)P_{C}(N) avec PN(C)=x=0,2P_{N}(C)=x=0{,}2. Le dénominateur est toujours la probabilité de l'événement DONNÉ, celui qu'on sait réalisé, ici CC.

B.1.a. La production journalière d'un réacteur dépend uniquement de son état : 1616 GWh s'il fonctionne normalement (événement NN), 1010 GWh au ralenti (RR), 00 GWh à l'arrêt (AA). Les valeurs prises par XX sont donc 00, 1010 et 1616, avec P(X=0)=P(A)=0,20P(X=0)=P(A)=0{,}20, P(X=10)=P(R)=0,05P(X=10)=P(R)=0{,}05 et P(X=16)=P(N)=0,75P(X=16)=P(N)=0{,}75.

Le tableau complété figure en fin de corrigé. Contrôle : 0,20+0,05+0,75=10{,}20+0{,}05+0{,}75=1. Le piège est de croire que les probabilités de contrôle de la partie A interviennent encore : la production ne dépend pas du contrôle, seulement de l'état du réacteur. On range les valeurs dans l'ordre croissant, comme le suggère le 00 déjà placé en première colonne.

B.1.b. Définition de l'espérance : E(X)=0×0,20+10×0,05+16×0,75=0+0,5+12=12,5E(X)=0\times 0{,}20+10\times 0{,}05+16\times 0{,}75=0+0{,}5+12=12{,}5.

Variance, par la formule de König-Huygens V(X)=E(X2)−E(X)2V(X)=E(X^{2})-E(X)^{2} : E(X2)=02×0,20+102×0,05+162×0,75=0+5+192=197E(X^{2})=0^{2}\times 0{,}20+10^{2}\times 0{,}05+16^{2}\times 0{,}75=0+5+192=197, donc V(X)=197−12,52=197−156,25=40,75V(X)=197-12{,}5^{2}=197-156{,}25=40{,}75.

Vérification par la définition V(X)=∑pk(k−12,5)2V(X)=\sum p_{k}(k-12{,}5)^{2} : 0,20×12,52+0,05×(−2,5)2+0,75×3,52=31,25+0,312 5+9,187 5=40,750{,}20\times 12{,}5^{2}+0{,}05\times(-2{,}5)^{2}+0{,}75\times 3{,}5^{2}=31{,}25+0{,}312\,5+9{,}187\,5=40{,}75, la même valeur.

Interprétation : sur un grand nombre de jours, un réacteur produit en moyenne 12,512{,}5 GWh par jour ; l'écart type 40,75≈6,38\sqrt{40{,}75}\approx 6{,}38 GWh dit que cette production est très dispersée, entre 00 et 1616. Erreur fréquente : soustraire E(X)E(X) au lieu de E(X)2E(X)^{2}, ou oublier d'élever les valeurs au carré dans E(X2)E(X^{2}).

B.2.a. Espérance : par linéarité de l'espérance, valable sans aucune hypothèse, E(S)=E(X1)+E(X2)+⋯+E(X12)=12×12,5=150E(S)=E(X_{1})+E(X_{2})+\cdots+E(X_{12})=12\times 12{,}5=150, puisque chaque XiX_{i} suit la loi de XX.

Variance : les variables X1,…,X12X_{1}, \ldots, X_{12} sont INDÉPENDANTES, donc la variance de leur somme est la somme de leurs variances : V(S)=V(X1)+⋯+V(X12)=12×40,75=489V(S)=V(X_{1})+\cdots+V(X_{12})=12\times 40{,}75=489.

Le piège de la question : écrire S=12XS=12X et en déduire V(S)=122×V(X)=5 868V(S)=12^{2}\times V(X)=5\,868. Ce serait la variance de la production d'UN réacteur multipliée par 1212, comme si les douze réacteurs étaient toujours dans le même état. Les XiX_{i} ont la même loi, mais ce ne sont pas les mêmes variables : leurs écarts à la moyenne se compensent en partie, et la variance n'est multipliée que par 1212. L'espérance, elle, vaut 150150 dans les deux cas. Autre faute qui coûte des points : additionner les variances sans citer l'indépendance, qui seule le permet.

B.2.b. Méthode : l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, appliquée à SS d'espérance 150150 et de variance 489489, s'écrit pour tout réel δ>0\delta>0 : P(∣S−150∣⩾δ)⩽V(S)δ2P\left(\left|S-150\right|\geqslant\delta\right)\leqslant\dfrac{V(S)}{\delta^{2}}.

L'intervalle ]100 ;200[]100\,;200[ est centré en 150=E(S)150=E(S), de demi-largeur 5050 : 100<S<200  ⟺  ∣S−150∣<50100<S<200\iff\left|S-150\right|<50. Avec δ=50\delta=50 : P(∣S−150∣⩾50)⩽489502=4892 500=0,195 6P\left(\left|S-150\right|\geqslant 50\right)\leqslant\dfrac{489}{50^{2}}=\dfrac{489}{2\,500}=0{,}195\,6.

L'événement « 100<S<200100<S<200 » est le contraire de « ∣S−150∣⩾50\left|S-150\right|\geqslant 50 » ; passer au contraire renverse l'inégalité : P(100<S<200)=1−P(∣S−150∣⩾50)⩾1−0,195 6=0,804 4P(100<S<200)=1-P\left(\left|S-150\right|\geqslant 50\right)\geqslant 1-0{,}195\,6=0{,}804\,4.

Comme 0,804 4>0,800{,}804\,4>0{,}80, on peut affirmer que la probabilité d'éviter le risque de surcharge et de couvrir l'ensemble des besoins en électricité est supérieure à 0,800{,}80. La réponse est OUI.

Les strictes de l'énoncé tombent juste : le contraire de ∣S−150∣⩾50\left|S-150\right|\geqslant 50 est exactement ∣S−150∣<50\left|S-150\right|<50, c'est-à-dire 100<S<200100<S<200, bornes exclues. Pièges : prendre δ=200−100=100\delta=200-100=100, la largeur entière, ce qui donnerait un minorant 0,951 10{,}951\,1 faux ; oublier de passer à l'événement contraire et comparer 0,195 60{,}195\,6 à 0,800{,}80. Enfin, l'inégalité ne donne qu'un MINORANT : la vraie probabilité est en général bien plus grande, mais c'est ce minorant qui permet d'« affirmer ».

A0,20C0,850,17non C0,150,03R0,05C0,60,03non C0,40,02N0,75Cx = 0,20,15non C0,80,6
kk0010101616
pkp_{k}0,200{,}200,050{,}050,750{,}75
Loi de probabilité de XX (question B.1.a)

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Exercice 2 : Équation différentielle et suites : deux protocoles d'administration d'un médicament

6 points Les équations différentiellesSuites et récurrenceExponentielle et logarithme

Un médicament est administré à un patient par voie intraveineuse.

La notice du médicament indique que :
• le traitement doit durer au moins 7 h ;
• lorsque sa quantité, en mg, présente dans le sang est supérieure ou égale à 3 mg, il y a un risque de toxicité.

On s'intéresse à la quantité de médicament présente dans le sang au cours du temps sachant que le patient reçoit une première dose de 1 mg.

Deux protocoles sont étudiés dans les deux parties qui sont indépendantes.

  • Partie A : étude du premier protocole
  • Après l'injection de la première dose, une quantité supplémentaire de médicament est administrée régulièrement et de façon continue à un patient mis sous perfusion.
  • Dans cette partie, on modélise la quantité de médicament présente dans le sang du patient par une fonction qq définie sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, où q(t)q(t) désigne la quantité, en mg, de médicament présente dans le sang du patient, et tt représente le temps, en heure, écoulé depuis l'injection initiale. On a ainsi q(0)=1q(0)=1.
  • On admet que :
    • la fonction qq est dérivable sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ et on note q′q' sa fonction dérivée ;
    • la fonction qq est solution sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ de l'équation différentielle (E)(E) : y′=−310y+1y'=-\dfrac{3}{10}y+1
    où yy est une fonction de la variable réelle tt, définie et dérivable sur l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, et y′y' sa fonction dérivée.
  • A.1. Donner les solutions sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ de l'équation différentielle (E)(E).
  • A.2. Montrer que pour tout réel tt appartenant à [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, q(t)=103−73e−310tq(t)=\dfrac{10}{3}-\dfrac{7}{3}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}.
  • A.3. Déterminer la limite de la fonction qq en +∞+\infty. Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
  • A.4. Étudier les variations de la fonction qq sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • A.5. Déterminer, en résolvant une inéquation, au bout de combien de temps après l'injection initiale le médicament présente un risque pour le patient. On donnera la valeur exacte puis une valeur approchée à 10−110^{-1}.
  • A.6. D'après ce modèle, le protocole présente-t-il un risque pour le patient ? Justifier.
  • Partie B : étude du second protocole
  • On injecte au patient une première dose de médicament de 1 mg. On admet que la quantité de médicament présente dans le sang du patient baisse de 30 %30\,\% toutes les heures. Pour compenser cette baisse, on injecte une dose supplémentaire de 0,75 mg de médicament toutes les heures.
  • On modélise la situation par une suite (un)(u_{n}), où, pour tout entier naturel nn, unu_{n} représente la quantité, en mg, de médicament présente dans le sang du patient au bout de nn heures écoulées depuis l'injection initiale.
  • Sous ces conditions, on a u0=1u_{0}=1.
  • B.1. Justifier que pour tout entier naturel nn, un+1=0,7×un+0,75u_{n+1}=0{,}7\times u_{n}+0{,}75.
  • B.2.a. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel nn, un⩽un+1⩽4u_{n}\leqslant u_{n+1}\leqslant 4.
  • B.2.b. En déduire que la suite (un)(u_{n}) est convergente.
  • B.2.c. Déterminer la limite ℓ\ell de la suite (un)(u_{n}).
  • B.2.d. D'après ce modèle, le traitement présente-t-il un risque pour le patient ? Justifier.
  • 3. On considère la suite (vn)(v_{n}) définie, pour tout entier naturel nn, par vn=un−2,5v_{n}=u_{n}-2{,}5.
  • B.3.a. Montrer que (vn)(v_{n}) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le terme initial.
  • B.3.b. Montrer que pour tout entier naturel nn, un=2,5−1,5×0,7nu_{n}=2{,}5-1{,}5\times 0{,}7^{n}.
  • B.4. D'après ce modèle, au bout de combien d'injections supplémentaires la quantité de médicament présente dans le sang de ce patient dépasse-t-elle 2,4 mg ?

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A.3
A.4
A.5
A.6
B.2.c
B.2.d
B.3.a
B.4
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Réponses

  • A.1 y(t)=C e−310t+103y(t)=C\,\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}+\dfrac{10}{3}, C∈RC\in\mathbb{R}
  • A.2 q(0)=C+103=1q(0)=C+\dfrac{10}{3}=1 donne C=−73C=-\dfrac{7}{3}
  • A.3 lim⁡t→+∞q(t)=103≈3,33\lim\limits_{t\to+\infty}q(t)=\dfrac{10}{3}\approx 3{,}33 mg : à long terme, la quantité se stabilise vers 103\dfrac{10}{3} mg, au-dessus du seuil de 3 mg
  • A.4 q′(t)=710e−310t>0q'(t)=\dfrac{7}{10}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}>0 : qq strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[
  • A.5 q(t)⩾3  ⟺  t⩾103ln⁡7≈6,5q(t)\geqslant 3\iff t\geqslant\dfrac{10}{3}\ln 7\approx 6{,}5 h
  • A.6 Oui : le traitement dure au moins 7 h et 103ln⁡7≈6,49<7\dfrac{10}{3}\ln 7\approx 6{,}49<7 (q(7)≈3,05q(7)\approx 3{,}05 mg)
  • B.1 Baisse de 30 %30\,\% : coefficient 0,70{,}7 ; puis ajout de 0,750{,}75 mg
  • B.2.a Initialisation 1⩽1,45⩽41\leqslant 1{,}45\leqslant 4 ; hérédité par ×0,7>0\times 0{,}7>0 puis +0,75+0{,}75, d'où uk+1⩽uk+2⩽3,55⩽4u_{k+1}\leqslant u_{k+2}\leqslant 3{,}55\leqslant 4
  • B.2.b (un)(u_{n}) croissante et majorée par 44 : convergente (théorème de convergence monotone)
  • B.2.c ℓ=0,7ℓ+0,75\ell=0{,}7\ell+0{,}75, donc ℓ=2,5\ell=2{,}5
  • B.2.d Non : (un)(u_{n}) croissante de limite 2,52{,}5, donc un⩽2,5<3u_{n}\leqslant 2{,}5<3 pour tout nn
  • B.3.a vn+1=0,7 vnv_{n+1}=0{,}7\,v_{n} : géométrique de raison 0,70{,}7 et de terme initial v0=−1,5v_{0}=-1{,}5
  • B.3.b vn=−1,5×0,7nv_{n}=-1{,}5\times 0{,}7^{n}, donc un=vn+2,5=2,5−1,5×0,7nu_{n}=v_{n}+2{,}5=2{,}5-1{,}5\times 0{,}7^{n}
  • B.4 0,7n<115  ⟺  n>ln⁡15−ln⁡0,7≈7,590{,}7^{n}<\dfrac{1}{15}\iff n>\dfrac{\ln 15}{-\ln 0{,}7}\approx 7{,}59 : au bout de 88 injections supplémentaires (u8≈2,414u_{8}\approx 2{,}414)

A.1. Théorème du cours : pour des réels a≠0a\neq 0 et bb, les solutions sur R\mathbb{R} (donc sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[) de l'équation différentielle y′=ay+by'=ay+b sont les fonctions t↦C eat−bat\mapsto C\,\mathrm{e}^{at}-\dfrac{b}{a}, où CC est une constante réelle quelconque.

Ici a=−310a=-\dfrac{3}{10} et b=1b=1, donc −ba=−1−310=103-\dfrac{b}{a}=-\dfrac{1}{-\frac{3}{10}}=\dfrac{10}{3}. Les solutions de (E)(E) sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ sont les fonctions y:t↦C e−310t+103y:t\mapsto C\,\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}+\dfrac{10}{3}, avec C∈RC\in\mathbb{R}.

Vérification sur la solution constante y=103y=\dfrac{10}{3} : y′=0y'=0 et −310×103+1=−1+1=0-\dfrac{3}{10}\times\dfrac{10}{3}+1=-1+1=0, l'égalité est vraie. Erreurs fréquentes : un signe perdu dans −ba-\dfrac{b}{a}, qui donnerait −103-\dfrac{10}{3}, et l'exposant e310t\mathrm{e}^{\frac{3}{10}t} au lieu de e−310t\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}. La vérification sur la constante attrape les deux.

A.2. La fonction qq est une solution de (E)(E) : d'après A.1, il existe un réel CC tel que, pour tout t⩾0t\geqslant 0, q(t)=C e−310t+103q(t)=C\,\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}+\dfrac{10}{3}. La condition initiale fixe la constante : q(0)=C e0+103=C+103q(0)=C\,\mathrm{e}^{0}+\dfrac{10}{3}=C+\dfrac{10}{3}, et q(0)=1q(0)=1, donc C=1−103=−73C=1-\dfrac{10}{3}=-\dfrac{7}{3}.

Ainsi, pour tout t∈[0 ;+∞[t\in[0\,;+\infty[, q(t)=103−73e−310tq(t)=\dfrac{10}{3}-\dfrac{7}{3}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}. Contrôle : q(0)=103−73=1q(0)=\dfrac{10}{3}-\dfrac{7}{3}=1. Piège : oublier que e0=1\mathrm{e}^{0}=1 et écrire C×0C\times 0, ce qui ferait disparaître la constante.

A.3. Limite par composition : quand t→+∞t\to+\infty, −310t→−∞-\dfrac{3}{10}t\to-\infty, et lim⁡X→−∞eX=0\lim\limits_{X\to-\infty}\mathrm{e}^{X}=0, donc lim⁡t→+∞e−310t=0\lim\limits_{t\to+\infty}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}=0. Par produit et somme, lim⁡t→+∞q(t)=103≈3,33\lim\limits_{t\to+\infty}q(t)=\dfrac{10}{3}\approx 3{,}33.

Interprétation : avec ce protocole, la quantité de médicament dans le sang se stabilise à long terme autour de 103≈3,33\dfrac{10}{3}\approx 3{,}33 mg. C'est l'état d'équilibre où l'élimination compense exactement la perfusion (c'est la solution constante de (E)(E)). Cette valeur dépasse le seuil de toxicité de 3 mg, ce qu'exploitent les deux questions suivantes.

A.4. Dérivée de t↦ektt\mapsto\mathrm{e}^{kt} : t↦k ektt\mapsto k\,\mathrm{e}^{kt}. Donc q′(t)=−73×(−310)e−310t=710e−310tq'(t)=-\dfrac{7}{3}\times\left(-\dfrac{3}{10}\right)\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}=\dfrac{7}{10}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}.

Une exponentielle est strictement positive, donc q′(t)>0q'(t)>0 pour tout t⩾0t\geqslant 0 : la fonction qq est strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[. Elle croît de q(0)=1q(0)=1 vers sa limite 103\dfrac{10}{3}, sans l'atteindre.

Vérification par l'équation différentielle elle-même : q′(t)=−310q(t)+1q'(t)=-\dfrac{3}{10}q(t)+1 ; avec q(t)=103−73e−310tq(t)=\dfrac{10}{3}-\dfrac{7}{3}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}, on retrouve −1+710e−310t+1=710e−310t-1+\dfrac{7}{10}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}+1=\dfrac{7}{10}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}. Erreur fréquente : oublier le facteur −310-\dfrac{3}{10} de la dérivée composée, ou perdre un des deux signes moins et conclure à tort que qq décroît.

A.5. Il y a risque dès que q(t)⩾3q(t)\geqslant 3. On résout cette inéquation sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ :

103−73e−310t⩾3  ⟺  −73e−310t⩾3−103=−13  ⟺  e−310t⩽17\dfrac{10}{3}-\dfrac{7}{3}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}\geqslant 3\iff-\dfrac{7}{3}\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}\geqslant 3-\dfrac{10}{3}=-\dfrac{1}{3}\iff\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}\leqslant\dfrac{1}{7}, en multipliant par −37<0-\dfrac{3}{7}<0, ce qui renverse le sens.

La fonction ln⁡\ln est strictement croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ : e−310t⩽17  ⟺  −310t⩽ln⁡17=−ln⁡7  ⟺  t⩾103ln⁡7\mathrm{e}^{-\frac{3}{10}t}\leqslant\dfrac{1}{7}\iff-\dfrac{3}{10}t\leqslant\ln\dfrac{1}{7}=-\ln 7\iff t\geqslant\dfrac{10}{3}\ln 7, en multipliant cette fois par −103<0-\dfrac{10}{3}<0, qui renverse à nouveau le sens.

Le médicament présente donc un risque à partir de t=103ln⁡7t=\dfrac{10}{3}\ln 7 heures (valeur exacte), soit environ 6,56{,}5 h à 10−110^{-1} près (103ln⁡7≈6,486\dfrac{10}{3}\ln 7\approx 6{,}486, environ 6 h 29 min).

Vérification : q(6,4)≈2,991<3q(6{,}4)\approx 2{,}991<3 et q(6,5)≈3,001⩾3q(6{,}5)\approx 3{,}001\geqslant 3, cohérent avec la croissance de qq. Piège : deux divisions par un nombre négatif dans la même résolution, donc deux renversements ; en oublier un donne t⩽6,5t\leqslant 6{,}5, qui dirait que le risque s'arrête au lieu de commencer.

A.6. Oui, ce protocole présente un risque. La notice impose un traitement d'au moins 7 h, or la quantité de médicament atteint 3 mg à t=103ln⁡7≈6,49t=\dfrac{10}{3}\ln 7\approx 6{,}49 h, avant la fin du traitement. Comme qq est croissante, elle reste ensuite au-dessus de 3 mg : par exemple q(7)=103−73e−2,1≈3,05q(7)=\dfrac{10}{3}-\dfrac{7}{3}\mathrm{e}^{-2{,}1}\approx 3{,}05 mg ⩾3\geqslant 3 mg.

La limite 103>3\dfrac{10}{3}>3 de la question A.3 le disait déjà : à long terme, la perfusion maintient le patient dans la zone de toxicité. La justification attendue s'appuie sur les deux données de la notice, la durée minimale de 7 h et le seuil de 3 mg.

B.1. D'une heure à la suivante, deux choses se produisent. La quantité présente baisse de 30 %30\,\% : on la multiplie par le coefficient multiplicateur 1−30100=0,71-\dfrac{30}{100}=0{,}7, ce qui donne 0,7 un0{,}7\,u_{n}. Puis on injecte une dose supplémentaire de 0,750{,}75 mg, qui s'ajoute. Au bout de n+1n+1 heures, la quantité est donc un+1=0,7×un+0,75u_{n+1}=0{,}7\times u_{n}+0{,}75.

Contrôle : u1=0,7×1+0,75=1,45u_{1}=0{,}7\times 1+0{,}75=1{,}45. Erreur fréquente : écrire 0,3 un0{,}3\,u_{n}, qui est la quantité ÉLIMINÉE et non la quantité restante.

B.2.a. Raisonnement par récurrence. Pour tout entier naturel nn, on note P(n)\mathcal{P}(n) la propriété : « un⩽un+1⩽4u_{n}\leqslant u_{n+1}\leqslant 4 ».

Initialisation : u0=1u_{0}=1 et u1=1,45u_{1}=1{,}45, donc u0⩽u1⩽4u_{0}\leqslant u_{1}\leqslant 4 : P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit kk un entier naturel tel que P(k)\mathcal{P}(k) est vraie, c'est-à-dire uk⩽uk+1⩽4u_{k}\leqslant u_{k+1}\leqslant 4. On multiplie par 0,70{,}7, qui est positif, ce qui conserve l'ordre : 0,7 uk⩽0,7 uk+1⩽2,80{,}7\,u_{k}\leqslant 0{,}7\,u_{k+1}\leqslant 2{,}8. On ajoute 0,750{,}75 : 0,7 uk+0,75⩽0,7 uk+1+0,75⩽3,550{,}7\,u_{k}+0{,}75\leqslant 0{,}7\,u_{k+1}+0{,}75\leqslant 3{,}55, c'est-à-dire uk+1⩽uk+2⩽3,55u_{k+1}\leqslant u_{k+2}\leqslant 3{,}55. Comme 3,55⩽43{,}55\leqslant 4, P(k+1)\mathcal{P}(k+1) est vraie.

Conclusion : P(0)\mathcal{P}(0) est vraie et la propriété est héréditaire, donc pour tout entier naturel nn, un⩽un+1⩽4u_{n}\leqslant u_{n+1}\leqslant 4.

Dans l'hérédité, on part de l'hypothèse de récurrence ENTIÈRE, encadrement compris, et non de la seule inégalité uk⩽4u_{k}\leqslant 4 : c'est la double inégalité qui se transmet d'un bloc. On peut aussi dire que la fonction f:x↦0,7x+0,75f:x\mapsto 0{,}7x+0{,}75 est croissante sur R\mathbb{R} et l'appliquer aux trois membres, puisque f(4)=3,55⩽4f(4)=3{,}55\leqslant 4. Erreur fréquente : vérifier l'hérédité sur quelques valeurs calculées au lieu de la démontrer pour un kk quelconque.

B.2.b. D'après B.2.a, pour tout nn, un⩽un+1u_{n}\leqslant u_{n+1} : la suite (un)(u_{n}) est croissante ; et un⩽4u_{n}\leqslant 4 : elle est majorée par 44. Par le théorème de convergence monotone, toute suite croissante et majorée converge : la suite (un)(u_{n}) est convergente.

Piège : le théorème garantit l'existence d'une limite ℓ⩽4\ell\leqslant 4, mais il ne dit pas que la limite vaut 44. Un majorant n'est pas une limite, et la question suivante montre que la limite est bien plus petite.

B.2.c. La suite vérifie un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_{n}) avec f:x↦0,7x+0,75f:x\mapsto 0{,}7x+0{,}75, fonction continue sur R\mathbb{R}, et elle converge vers ℓ\ell. Quand n→+∞n\to+\infty, un+1→ℓu_{n+1}\to\ell et, par continuité de ff, f(un)→f(ℓ)f(u_{n})\to f(\ell) ; par unicité de la limite, ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell).

On résout : ℓ=0,7ℓ+0,75  ⟺  0,3ℓ=0,75  ⟺  ℓ=0,750,3=2,5\ell=0{,}7\ell+0{,}75\iff 0{,}3\ell=0{,}75\iff\ell=\dfrac{0{,}75}{0{,}3}=2{,}5. La limite de la suite (un)(u_{n}) est ℓ=2,5\ell=2{,}5.

Vérification : 2,52{,}5 est bien compris entre u0=1u_{0}=1 et le majorant 44, et la formule explicite de B.3.b, un=2,5−1,5×0,7nu_{n}=2{,}5-1{,}5\times 0{,}7^{n}, tend vers 2,52{,}5 puisque 0,7n→00{,}7^{n}\to 0 (car 0<0,7<10<0{,}7<1).

B.2.d. Non, ce traitement ne présente pas de risque. La suite (un)(u_{n}) est croissante et converge vers 2,52{,}5 : une suite croissante convergente est majorée par sa limite, donc pour tout entier naturel nn, un⩽2,5<3u_{n}\leqslant 2{,}5<3. La quantité de médicament reste toujours sous le seuil de toxicité de 3 mg, quelle que soit la durée du traitement, 7 h ou davantage.

Piège : s'appuyer sur le majorant 44 de la question B.2.a, qui ne permet RIEN de conclure, puisque 4>34>3. C'est la limite 2,52{,}5, jointe à la croissance, qui donne le bon majorant.

B.3.a. Pour tout entier naturel nn : vn+1=un+1−2,5=0,7 un+0,75−2,5=0,7 un−1,75v_{n+1}=u_{n+1}-2{,}5=0{,}7\,u_{n}+0{,}75-2{,}5=0{,}7\,u_{n}-1{,}75.

On factorise par 0,70{,}7 pour faire apparaître vnv_{n} : 0,7 un−1,75=0,7(un−1,750,7)=0,7 (un−2,5)=0,7 vn0{,}7\,u_{n}-1{,}75=0{,}7\left(u_{n}-\dfrac{1{,}75}{0{,}7}\right)=0{,}7\,(u_{n}-2{,}5)=0{,}7\,v_{n}.

Ainsi vn+1=0,7 vnv_{n+1}=0{,}7\,v_{n} pour tout nn : la suite (vn)(v_{n}) est géométrique de raison 0,70{,}7, de terme initial v0=u0−2,5=1−2,5=−1,5v_{0}=u_{0}-2{,}5=1-2{,}5=-1{,}5.

Erreur fréquente : écrire vn+1=0,7 un+0,75−2,5v_{n+1}=0{,}7\,u_{n}+0{,}75-2{,}5 puis s'arrêter, sans exprimer le résultat en fonction de vnv_{n} ; une suite n'est géométrique que si vn+1v_{n+1} s'écrit q×vnq\times v_{n}.

B.3.b. Terme général d'une suite géométrique : vn=v0×qn=−1,5×0,7nv_{n}=v_{0}\times q^{n}=-1{,}5\times 0{,}7^{n}. Comme vn=un−2,5v_{n}=u_{n}-2{,}5, on a un=vn+2,5u_{n}=v_{n}+2{,}5, donc pour tout entier naturel nn, un=2,5−1,5×0,7nu_{n}=2{,}5-1{,}5\times 0{,}7^{n}.

Vérification : n=0n=0 donne 2,5−1,5=1=u02{,}5-1{,}5=1=u_{0} et n=1n=1 donne 2,5−1,05=1,45=u12{,}5-1{,}05=1{,}45=u_{1}.

B.4. On cherche le plus petit entier nn tel que un>2,4u_{n}>2{,}4 : 2,5−1,5×0,7n>2,4  ⟺  −1,5×0,7n>−0,1  ⟺  0,7n<0,11,5=1152{,}5-1{,}5\times 0{,}7^{n}>2{,}4\iff-1{,}5\times 0{,}7^{n}>-0{,}1\iff 0{,}7^{n}<\dfrac{0{,}1}{1{,}5}=\dfrac{1}{15}.

La fonction ln⁡\ln est strictement croissante : 0,7n<115  ⟺  nln⁡0,7<−ln⁡15  ⟺  n>−ln⁡15ln⁡0,70{,}7^{n}<\dfrac{1}{15}\iff n\ln 0{,}7<-\ln 15\iff n>\dfrac{-\ln 15}{\ln 0{,}7}, le sens s'inversant car ln⁡0,7<0\ln 0{,}7<0. Or −ln⁡15ln⁡0,7≈7,59\dfrac{-\ln 15}{\ln 0{,}7}\approx 7{,}59, donc le plus petit entier qui convient est n=8n=8.

Vérification : u7=2,5−1,5×0,77≈2,376<2,4u_{7}=2{,}5-1{,}5\times 0{,}7^{7}\approx 2{,}376<2{,}4 et u8=2,5−1,5×0,78≈2,414>2,4u_{8}=2{,}5-1{,}5\times 0{,}7^{8}\approx 2{,}414>2{,}4. Comme une dose est injectée chaque heure, unu_{n} compte nn injections supplémentaires : la quantité de médicament dépasse 2,4 mg au bout de 88 injections supplémentaires.

Pièges : oublier de renverser l'inégalité en divisant par ln⁡0,7<0\ln 0{,}7<0, ce qui donnerait n<7,59n<7{,}59 ; et arrondir 7,597{,}59 à 77 au lieu de prendre l'entier suivant. La table de la calculatrice confirme la réponse en deux lignes.

Exercice 3 : Vrai ou faux : géométrie dans l'espace, vecteur normal, droites et projeté orthogonal

4 points Géométrie dans l'espace

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier la réponse donnée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

L'espace est muni d'un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right).

On considère :
• les points S(−1 ;2 ;−4)S(-1\,;\sqrt{2}\,;-4), A(2 ;2 ;−1)\mathrm{A}(2\,;\sqrt{2}\,;-1), B(1 ;2 ;0)\mathrm{B}(1\,;\sqrt{2}\,;0) et C(2 ;0 ;−1)\mathrm{C}(2\,;0\,;-1) ;
• la droite dd dont une représentation paramétrique est donnée par : {x=2−ky=2 kz=−1−k,k∈R\begin{cases}x=2-k\\y=\sqrt{2}\,k\\z=-1-k\end{cases},\quad k\in\mathbb{R} ;
• le plan PP dont une équation cartésienne est : x−z+1=0x-z+1=0.

On admet que les points A, B et C ne sont pas alignés.

  • Affirmation 1. Le vecteur SA→\overrightarrow{\mathrm{SA}} est un vecteur normal au plan (ABC).
  • Affirmation 2. Les droites (SB) et dd sont sécantes.
  • Affirmation 3. La droite dd est parallèle au plan PP.
  • Affirmation 4. Le projeté orthogonal de S sur le plan PP est le point H de coordonnées (−3 ;2 ;−2)(-3\,;\sqrt{2}\,;-2).

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Affirmation 1
Affirmation 2
Affirmation 3
Affirmation 4
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Réponses

  • Affirmation 1 Vrai : SA→⋅AB→=0\overrightarrow{\mathrm{SA}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AB}}=0 et SA→⋅AC→=0\overrightarrow{\mathrm{SA}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=0, avec AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}}, AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}} non colinéaires
  • Affirmation 2 Faux : le système n'a pas de solution (0≠−20\neq-2 sur la cote) ; (SB) et dd sont non coplanaires
  • Affirmation 3 Vrai : u⃗⋅n⃗=−1+0+1=0\vec{u}\cdot\vec{n}=-1+0+1=0, et C∈d\mathrm{C}\in d n'est pas dans PP (parallèle strictement)
  • Affirmation 4 Vrai : H∈P\mathrm{H}\in P et SH→=−2 n⃗\overrightarrow{\mathrm{SH}}=-2\,\vec{n}

Affirmation 1. Méthode : un vecteur non nul est normal à un plan s'il est orthogonal à deux vecteurs NON COLINÉAIRES de ce plan. Les points A, B et C n'étant pas alignés, AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}} sont deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC).

Coordonnées : SA→(2−(−1)2−2−1−(−4))=(303)\overrightarrow{\mathrm{SA}}\begin{pmatrix}2-(-1)\\\sqrt{2}-\sqrt{2}\\-1-(-4)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}3\\0\\3\end{pmatrix}, AB→(1−22−20−(−1))=(−101)\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}1-2\\\sqrt{2}-\sqrt{2}\\0-(-1)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1\\0\\1\end{pmatrix} et AC→(2−20−2−1−(−1))=(0−20)\overrightarrow{\mathrm{AC}}\begin{pmatrix}2-2\\0-\sqrt{2}\\-1-(-1)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}0\\-\sqrt{2}\\0\end{pmatrix}.

Le repère étant orthonormé : SA→⋅AB→=3×(−1)+0×0+3×1=0\overrightarrow{\mathrm{SA}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AB}}=3\times(-1)+0\times 0+3\times 1=0 et SA→⋅AC→=3×0+0×(−2)+3×0=0\overrightarrow{\mathrm{SA}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=3\times 0+0\times(-\sqrt{2})+3\times 0=0. Le vecteur SA→\overrightarrow{\mathrm{SA}}, non nul, est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : il est normal à ce plan. L'affirmation 1 est VRAIE.

Vérification : un vecteur normal (303)\begin{pmatrix}3\\0\\3\end{pmatrix}, ou plus simplement (101)\begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix}, donne une équation de la forme x+z+e=0x+z+e=0 ; A impose 2−1+e=02-1+e=0, soit e=−1e=-1. Le plan x+z−1=0x+z-1=0 contient bien B (1+0−1=01+0-1=0) et C (2−1−1=02-1-1=0).

Piège : un seul produit scalaire nul ne suffit pas, il faut DEUX vecteurs du plan, et non colinéaires. C'est pour cela que l'énoncé fait admettre que A, B et C ne sont pas alignés : la phrase doit apparaître dans la justification.

Affirmation 2. Méthode : deux droites de l'espace sont sécantes si elles ont un unique point commun. Dans l'espace, deux droites non parallèles peuvent ne pas se couper : il faut chercher effectivement un point commun, en résolvant un système.

Vecteurs directeurs : SB→(1−(−1)2−20−(−4))=(204)\overrightarrow{\mathrm{SB}}\begin{pmatrix}1-(-1)\\\sqrt{2}-\sqrt{2}\\0-(-4)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2\\0\\4\end{pmatrix} pour (SB) et, en lisant les coefficients de kk, u⃗(−12−1)\vec{u}\begin{pmatrix}-1\\\sqrt{2}\\-1\end{pmatrix} pour dd. La deuxième coordonnée de SB→\overrightarrow{\mathrm{SB}} est nulle, pas celle de u⃗\vec{u} : ces vecteurs ne sont pas colinéaires, les droites ne sont pas parallèles.

Représentation paramétrique de (SB), passant par S et dirigée par SB→\overrightarrow{\mathrm{SB}}, avec un paramètre ss DIFFÉRENT de kk : x=−1+2sx=-1+2s, y=2y=\sqrt{2}, z=−4+4sz=-4+4s, s∈Rs\in\mathbb{R}. (Contrôle : s=1s=1 redonne B.)

Un point commun correspondrait à un couple (k ;s)(k\,;s) tel que 2−k=−1+2s2-k=-1+2s, 2 k=2\sqrt{2}\,k=\sqrt{2} et −1−k=−4+4s-1-k=-4+4s. La deuxième équation donne k=1k=1 ; la première devient 1=−1+2s1=-1+2s, soit s=1s=1 ; la troisième demande alors −1−1=−4+4-1-1=-4+4, c'est-à-dire −2=0-2=0, ce qui est faux. Le système n'a pas de solution : les droites n'ont aucun point commun.

Non parallèles et sans point commun, (SB) et dd sont non coplanaires. L'affirmation 2 est FAUSSE. Lecture géométrique : la seule possibilité de rencontre, k=1k=1, est le point (1 ;2 ;−2)(1\,;\sqrt{2}\,;-2) de dd, qui a la même abscisse et la même ordonnée que B(1 ;2 ;0)(1\,;\sqrt{2}\,;0) mais pas la même cote.

Erreurs fréquentes : garder la même lettre pour les deux paramètres, ou s'arrêter après deux équations compatibles. C'est la TROISIÈME équation, celle qu'on a tendance à oublier, qui tranche.

Affirmation 3. Méthode : une droite est parallèle à un plan si un vecteur directeur de la droite est orthogonal à un vecteur normal du plan. Un vecteur normal de PP se lit sur les coefficients de son équation x−z+1=0x-z+1=0 : n⃗(10−1)\vec{n}\begin{pmatrix}1\\0\\-1\end{pmatrix}.

u⃗⋅n⃗=(−1)×1+2×0+(−1)×(−1)=−1+0+1=0\vec{u}\cdot\vec{n}=(-1)\times 1+\sqrt{2}\times 0+(-1)\times(-1)=-1+0+1=0 : u⃗\vec{u} et n⃗\vec{n} sont orthogonaux, donc la droite dd est parallèle au plan PP. L'affirmation 3 est VRAIE.

Précision : on peut savoir si dd est contenue dans PP ou strictement parallèle. Le point C(2 ;0 ;−1)(2\,;0\,;-1) est sur dd (paramètre k=0k=0), et 2−(−1)+1=4≠02-(-1)+1=4\neq 0 : C n'est pas dans PP. La droite dd est donc strictement parallèle à PP, sans point commun avec lui.

Piège : confondre les deux tests. Un vecteur directeur COLINÉAIRE au vecteur normal signifie que la droite est orthogonale au plan ; c'est un produit scalaire NUL qui signifie qu'elle lui est parallèle.

Affirmation 4. Méthode : H est le projeté orthogonal de S sur PP si et seulement si H appartient à PP ET la droite (SH) est orthogonale à PP, c'est-à-dire SH→\overrightarrow{\mathrm{SH}} colinéaire à n⃗\vec{n}.

H appartient à PP : −3−(−2)+1=−3+2+1=0-3-(-2)+1=-3+2+1=0. Et SH→(−3−(−1)2−2−2−(−4))=(−202)=−2(10−1)=−2 n⃗\overrightarrow{\mathrm{SH}}\begin{pmatrix}-3-(-1)\\\sqrt{2}-\sqrt{2}\\-2-(-4)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-2\\0\\2\end{pmatrix}=-2\begin{pmatrix}1\\0\\-1\end{pmatrix}=-2\,\vec{n} : SH→\overrightarrow{\mathrm{SH}} est colinéaire à n⃗\vec{n}. Les deux conditions sont réunies, H est le projeté orthogonal de S sur PP. L'affirmation 4 est VRAIE.

Autre méthode, par le calcul direct : la droite passant par S et dirigée par n⃗\vec{n} a pour représentation x=−1+tx=-1+t, y=2y=\sqrt{2}, z=−4−tz=-4-t. Elle coupe PP quand (−1+t)−(−4−t)+1=0(-1+t)-(-4-t)+1=0, soit 2t+4=02t+4=0 et t=−2t=-2, au point (−3 ;2 ;−2)(-3\,;\sqrt{2}\,;-2), qui est bien H. Au passage, la distance de S au plan PP vaut SH=(−2)2+02+22=22\mathrm{SH}=\sqrt{(-2)^{2}+0^{2}+2^{2}}=2\sqrt{2}.

Piège : vérifier seulement que H est dans PP. Une infinité de points du plan vérifient l'équation ; c'est l'orthogonalité de (SH) avec le plan qui fait de H LE projeté orthogonal.

Exercice 4 : Fonction logarithme : lecture graphique, point d'inflexion, intégration par parties et généralisation

6 points La convexitéExponentielle et logarithmePrimitives et intégrationLimites et continuité

  • Partie A : lecture graphique
  • On considère une fonction ff définie et deux fois dérivable sur l'intervalle ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[. On note f′f' sa fonction dérivée et f′′f'' sa fonction dérivée seconde.
  • On a tracé, dans un repère orthogonal, la courbe de la fonction ff, notée C\mathcal{C}, ainsi que la tangente TT à C\mathcal{C} au point A(1 ;0)\mathrm{A}(1\,;0). On précise que TT passe par le point B(0 ;−2)\mathrm{B}(0\,;-2).
  • On répondra aux questions suivantes en les justifiant à l'aide du graphique.
  • Repère orthogonal quadrillé, une unité en abscisse plus large qu'en ordonnée, abscisses de 0 à 4 environ et ordonnées de -3 à 6. La courbe C, en rouge, part du bas du repère presque verticalement près de x = 0,5, passe par le point A(1 ; 0) sur l'axe des abscisses, puis monte en s'incurvant vers le haut et sort du cadre vers x = 3,7. La tangente T, en pointillés, est la droite qui passe par B(0 ; -2) et par A(1 ; 0). À gauche de A, la courbe est sous T ; à droite de A, elle est au-dessus.
  • A.1. Déterminer f′(1)f'(1).
  • A.2. La fonction ff est-elle concave sur ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[ ?
  • A.3. Déterminer f′′(1)f''(1).
  • Partie B : étude de fonction
  • On admet que la fonction représentée graphiquement dans la partie A est définie sur l'intervalle ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[ par : f(x)=xln⁡(2x−1)f(x)=x\ln(2x-1) où ln⁡\ln désigne la fonction logarithme népérien.
  • On rappelle que :
    • la fonction ff est deux fois dérivable sur l'intervalle ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[, que f′f' désigne sa fonction dérivée et f′′f'' sa fonction dérivée seconde ;
    • C\mathcal{C} désigne la courbe représentative de la fonction ff sur l'intervalle ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[.
  • B.1. Déterminer, en justifiant, la limite de la fonction ff en 12\dfrac{1}{2}. En déduire une interprétation graphique.
  • B.2. Résoudre l'équation f(x)=0f(x)=0 sur l'intervalle ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[.
  • 3. On admet que pour tout réel xx appartenant à l'intervalle ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[ : f′(x)=ln⁡(2x−1)+2x2x−1f'(x)=\ln(2x-1)+\dfrac{2x}{2x-1}.
  • B.3.a. Montrer que pour tout réel xx appartenant à l'intervalle ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[ : f′′(x)=4(x−1)(2x−1)2f''(x)=\dfrac{4(x-1)}{(2x-1)^{2}}.
  • B.3.b. Montrer que C\mathcal{C} admet un unique point d'inflexion et que ce point est l'intersection de C\mathcal{C} avec l'axe des abscisses.
  • B.4.a. Montrer que la fonction ff est positive sur l'intervalle [1 ;2][1\,;2].
  • B.4.b. On admet que pour tout xx appartenant à l'intervalle ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[, on a : x22x−1=12x+14+18×22x−1\dfrac{x^{2}}{2x-1}=\dfrac{1}{2}x+\dfrac{1}{4}+\dfrac{1}{8}\times\dfrac{2}{2x-1}. Montrer que : ∫12x22x−1 dx=1+18ln⁡(3)\displaystyle\int_{1}^{2}\dfrac{x^{2}}{2x-1}\,\mathrm{d}x=1+\dfrac{1}{8}\ln(3).
  • B.4.c. On note A\mathcal{A} l'aire du domaine délimité par la courbe C\mathcal{C}, l'axe des abscisses et les droites d'équation x=1x=1 et x=2x=2. En vous aidant d'une intégration par parties, déterminer la valeur exacte de l'aire A\mathcal{A} en unité d'aire.
  • Partie C : généralisation
  • On désigne par aa un réel strictement positif et par faf_{a} la fonction définie sur l'intervalle ]1a ;+∞[\left]\dfrac{1}{a}\,;+\infty\right[ par : fa(x)=xln⁡(ax−1)f_{a}(x)=x\ln(ax-1).
  • On admet que faf_{a} est deux fois dérivable sur l'intervalle ]1a ;+∞[\left]\dfrac{1}{a}\,;+\infty\right[. On note fa′f_{a}' sa fonction dérivée, fa′′f_{a}'' sa fonction dérivée seconde, et Ca\mathcal{C}_{a} sa représentation graphique.
  • On admet que pour tout xx appartenant à l'intervalle ]1a ;+∞[\left]\dfrac{1}{a}\,;+\infty\right[ : fa′′(x)=a(ax−2)(ax−1)2f_{a}''(x)=\dfrac{a(ax-2)}{(ax-1)^{2}}.
  • C.1. Montrer que pour tout réel aa strictement positif, la courbe Ca\mathcal{C}_{a} admet un unique point d'inflexion Aa\mathrm{A}_{a}.
  • C.2. Montrer que les points Aa\mathrm{A}_{a} sont alignés, aa appartenant à l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.

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A.1
A.2
A.3
B.1
B.2
B.3.b
B.4.c
C.1
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Réponses

  • A.1 f′(1)=0−(−2)1−0=2f'(1)=\dfrac{0-(-2)}{1-0}=2
  • A.2 Non : sur ]1 ;+∞[]1\,;+\infty[, C\mathcal{C} est au-dessus de sa tangente TT
  • A.3 f′′(1)=0f''(1)=0 : C\mathcal{C} traverse sa tangente en A, point d'inflexion
  • B.1 lim⁡x→12f(x)=−∞\lim\limits_{x\to\frac{1}{2}}f(x)=-\infty : asymptote verticale d'équation x=12x=\dfrac{1}{2}
  • B.2 S={1}\mathcal{S}=\{1\} (x=0x=0 rejeté, hors de l'intervalle)
  • B.3.a f′′(x)=22x−1−2(2x−1)2=4x−4(2x−1)2=4(x−1)(2x−1)2f''(x)=\dfrac{2}{2x-1}-\dfrac{2}{(2x-1)^{2}}=\dfrac{4x-4}{(2x-1)^{2}}=\dfrac{4(x-1)}{(2x-1)^{2}}
  • B.3.b f′′f'' change de signe en 11 seulement : point d'inflexion (1 ;0)=A(1\,;0)=\mathrm{A}, sur l'axe des abscisses
  • B.4.a Sur [1 ;2][1\,;2], x>0x>0 et 2x−1⩾12x-1\geqslant 1 donc ln⁡(2x−1)⩾0\ln(2x-1)\geqslant 0 : f(x)⩾0f(x)\geqslant 0
  • B.4.b [x24+x4+18ln⁡(2x−1)]12=32+18ln⁡3−12=1+18ln⁡3\left[\dfrac{x^{2}}{4}+\dfrac{x}{4}+\dfrac{1}{8}\ln(2x-1)\right]_{1}^{2}=\dfrac{3}{2}+\dfrac{1}{8}\ln 3-\dfrac{1}{2}=1+\dfrac{1}{8}\ln 3
  • B.4.c A=2ln⁡3−1−18ln⁡3=158ln⁡3−1≈1,06\mathcal{A}=2\ln 3-1-\dfrac{1}{8}\ln 3=\dfrac{15}{8}\ln 3-1\approx 1{,}06 u.a.
  • C.1 fa′′f_{a}'' change de signe en 2a\dfrac{2}{a} seulement : unique point d'inflexion Aa(2a ;0)\mathrm{A}_{a}\left(\dfrac{2}{a}\,;0\right)
  • C.2 Tous les Aa\mathrm{A}_{a} ont une ordonnée nulle : ils sont alignés sur l'axe des abscisses

A.1. Le nombre dérivé f′(1)f'(1) est le coefficient directeur de la tangente TT à C\mathcal{C} au point d'abscisse 11. La droite TT passe par A(1 ;0)\mathrm{A}(1\,;0) et par B(0 ;−2)\mathrm{B}(0\,;-2), donc f′(1)=yA−yBxA−xB=0−(−2)1−0=2f'(1)=\dfrac{y_{\mathrm{A}}-y_{\mathrm{B}}}{x_{\mathrm{A}}-x_{\mathrm{B}}}=\dfrac{0-(-2)}{1-0}=2.

Au passage, TT a pour équation y=2x−2y=2x-2 (ordonnée à l'origine −2-2, lue en B). Piège : lire un coefficient directeur en comptant les carreaux dans un repère ORTHOGONAL non normé ; les unités des deux axes n'ont pas la même longueur, il faut passer par les coordonnées des points.

A.2. Non. Propriété : une fonction dérivable est concave sur un intervalle si et seulement si sa courbe est située EN DESSOUS de chacune de ses tangentes sur cet intervalle.

Or le graphique montre que, sur ]1 ;+∞[]1\,;+\infty[, la courbe C\mathcal{C} est AU-DESSUS de sa tangente TT (vers x=3x=3, la courbe est nettement plus haute que la droite en pointillés). Elle n'est donc pas en dessous de toutes ses tangentes : ff n'est pas concave sur ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[.

Plus précisément, C\mathcal{C} est sous TT à gauche de A et au-dessus à droite : elle traverse sa tangente en A. La fonction semble concave sur ]12 ;1]\left]\dfrac{1}{2}\,;1\right] et convexe sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[, ce que confirme la partie B. Vérification a posteriori avec la partie B : f(3)=3ln⁡5≈4,83f(3)=3\ln 5\approx 4{,}83, alors que TT donne 2×3−2=42\times 3-2=4 en x=3x=3. Erreur fréquente : répondre « oui » en regardant seulement la partie gauche de la courbe, très incurvée près de x=12x=\dfrac{1}{2}.

A.3. La courbe C\mathcal{C} traverse sa tangente au point A : A est un point d'inflexion. En ce point, la convexité change, f′′f'' change de signe en 11, et comme f′′f'' existe en 11, on a f′′(1)=0f''(1)=0.

Autre lecture du même fait : ff concave à gauche de 11 puis convexe à droite signifie que f′f' décroît puis croît, donc que f′f' admet un minimum en 11 ; la dérivée de f′f', c'est-à-dire f′′f'', s'y annule. Vérification avec la partie B : f′′(1)=4(1−1)(2−1)2=0f''(1)=\dfrac{4(1-1)}{(2-1)^{2}}=0.

B.1. Limite par composition, puis par produit. Quand x→12x\to\dfrac{1}{2} avec x>12x>\dfrac{1}{2}, 2x−1→02x-1\to 0 avec 2x−1>02x-1>0 ; et lim⁡X→0, X>0ln⁡X=−∞\lim\limits_{X\to 0,\,X>0}\ln X=-\infty. Donc lim⁡x→12ln⁡(2x−1)=−∞\lim\limits_{x\to\frac{1}{2}}\ln(2x-1)=-\infty.

Le facteur xx tend vers 12\dfrac{1}{2}, un nombre strictement positif : par produit, lim⁡x→12f(x)=12×(−∞)=−∞\lim\limits_{x\to\frac{1}{2}}f(x)=\dfrac{1}{2}\times(-\infty)=-\infty.

Interprétation graphique : la droite d'équation x=12x=\dfrac{1}{2} est asymptote verticale à la courbe C\mathcal{C}, ce que montre la branche rouge qui plonge vers le bas près de x=0,5x=0{,}5. Piège : écrire ln⁡(0)\ln(0), qui n'existe pas ; la limite se rédige par composition, en précisant que 2x−12x-1 tend vers 00 PAR VALEURS POSITIVES.

B.2. Équation produit nul : xln⁡(2x−1)=0  ⟺  x=0x\ln(2x-1)=0\iff x=0 ou ln⁡(2x−1)=0\ln(2x-1)=0.

La valeur x=0x=0 n'appartient pas à ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[ : elle est rejetée. Ensuite, ln⁡(2x−1)=0  ⟺  2x−1=1  ⟺  x=1\ln(2x-1)=0\iff 2x-1=1\iff x=1, qui appartient bien à l'intervalle. L'ensemble des solutions est S={1}\mathcal{S}=\{1\}.

Cohérence avec le graphique : C\mathcal{C} coupe l'axe des abscisses en un seul point, A(1 ;0)\mathrm{A}(1\,;0). Erreur fréquente : garder x=0x=0 dans les solutions, sans regarder l'ensemble de définition.

B.3.a. On dérive f′(x)=ln⁡(2x−1)+2x2x−1f'(x)=\ln(2x-1)+\dfrac{2x}{2x-1} terme à terme. Premier terme, de la forme ln⁡u\ln u avec u(x)=2x−1>0u(x)=2x-1>0 : sa dérivée est u′u=22x−1\dfrac{u'}{u}=\dfrac{2}{2x-1}.

Second terme, quotient uv\dfrac{u}{v} avec u(x)=2xu(x)=2x et v(x)=2x−1v(x)=2x-1, de dérivée u′v−uv′v2=2(2x−1)−2x×2(2x−1)2=4x−2−4x(2x−1)2=−2(2x−1)2\dfrac{u'v-uv'}{v^{2}}=\dfrac{2(2x-1)-2x\times 2}{(2x-1)^{2}}=\dfrac{4x-2-4x}{(2x-1)^{2}}=\dfrac{-2}{(2x-1)^{2}}.

On réduit au même dénominateur : f′′(x)=22x−1−2(2x−1)2=2(2x−1)−2(2x−1)2=4x−4(2x−1)2=4(x−1)(2x−1)2f''(x)=\dfrac{2}{2x-1}-\dfrac{2}{(2x-1)^{2}}=\dfrac{2(2x-1)-2}{(2x-1)^{2}}=\dfrac{4x-4}{(2x-1)^{2}}=\dfrac{4(x-1)}{(2x-1)^{2}}, ce qu'il fallait démontrer.

Vérification en x=1x=1 : f′′(1)=0f''(1)=0, la valeur lue en A.3. Piège : oublier le facteur 22 de la dérivée de ln⁡(2x−1)\ln(2x-1) et écrire 12x−1\dfrac{1}{2x-1} ; la forme demandée ne sort plus.

B.3.b. Signe de f′′f'' : sur ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[, le dénominateur (2x−1)2(2x-1)^{2} est strictement positif et 4>04>0, donc f′′(x)f''(x) a le signe de x−1x-1. Ainsi f′′(x)<0f''(x)<0 sur ]12 ;1[\left]\dfrac{1}{2}\,;1\right[, f′′(1)=0f''(1)=0 et f′′(x)>0f''(x)>0 sur ]1 ;+∞[]1\,;+\infty[.

La fonction ff est donc concave sur ]12 ;1]\left]\dfrac{1}{2}\,;1\right] et convexe sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[. Un point d'inflexion est un point où la convexité change, c'est-à-dire où f′′f'' s'annule EN CHANGEANT DE SIGNE ; ici cela n'arrive qu'en x=1x=1. La courbe C\mathcal{C} admet donc un unique point d'inflexion, d'abscisse 11 et d'ordonnée f(1)=1×ln⁡1=0f(1)=1\times\ln 1=0 : c'est le point (1 ;0)(1\,;0), c'est-à-dire A.

D'après B.2, x=1x=1 est l'unique solution de f(x)=0f(x)=0 : (1 ;0)(1\,;0) est l'unique point d'intersection de C\mathcal{C} avec l'axe des abscisses. Le point d'inflexion est bien cette intersection. Piège : se contenter de f′′(1)=0f''(1)=0 ; une dérivée seconde peut s'annuler sans changer de signe, et il n'y a alors pas de point d'inflexion. C'est le tableau de signes qui conclut.

B.4.a. Soit x∈[1 ;2]x\in[1\,;2]. D'une part x⩾1>0x\geqslant 1>0. D'autre part 2x−1⩾2×1−1=12x-1\geqslant 2\times 1-1=1, et la fonction ln⁡\ln étant croissante, ln⁡(2x−1)⩾ln⁡1=0\ln(2x-1)\geqslant\ln 1=0. Produit de deux nombres positifs, f(x)=xln⁡(2x−1)⩾0f(x)=x\ln(2x-1)\geqslant 0 : la fonction ff est positive sur [1 ;2][1\,;2].

Cette positivité servira en B.4.c : c'est elle qui fait de l'intégrale une aire. Remarque : sur ]12 ;1[\left]\dfrac{1}{2}\,;1\right[, au contraire, 0<2x−1<10<2x-1<1 et f(x)<0f(x)<0, la courbe est sous l'axe.

B.4.b. On intègre l'égalité admise, par linéarité de l'intégrale. Une primitive de x↦12x+14x\mapsto\dfrac{1}{2}x+\dfrac{1}{4} est x↦x24+x4x\mapsto\dfrac{x^{2}}{4}+\dfrac{x}{4}. Pour 22x−1\dfrac{2}{2x-1}, on reconnaît la forme u′u\dfrac{u'}{u} avec u(x)=2x−1>0u(x)=2x-1>0 sur [1 ;2][1\,;2] : une primitive en est ln⁡(2x−1)\ln(2x-1).

Une primitive de x↦x22x−1x\mapsto\dfrac{x^{2}}{2x-1} sur [1 ;2][1\,;2] est donc F(x)=x24+x4+18ln⁡(2x−1)F(x)=\dfrac{x^{2}}{4}+\dfrac{x}{4}+\dfrac{1}{8}\ln(2x-1), et ∫12x22x−1 dx=F(2)−F(1)=(1+12+18ln⁡3)−(14+14+18ln⁡1)=32+18ln⁡3−12=1+18ln⁡(3)\displaystyle\int_{1}^{2}\dfrac{x^{2}}{2x-1}\,\mathrm{d}x=F(2)-F(1)=\left(1+\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{8}\ln 3\right)-\left(\dfrac{1}{4}+\dfrac{1}{4}+\dfrac{1}{8}\ln 1\right)=\dfrac{3}{2}+\dfrac{1}{8}\ln 3-\dfrac{1}{2}=1+\dfrac{1}{8}\ln(3).

Vérification de l'égalité admise en x=1x=1 : à gauche 11=1\dfrac{1}{1}=1, à droite 12+14+18×2=1\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{4}+\dfrac{1}{8}\times 2=1. Et la valeur 1+18ln⁡3≈1,1371+\dfrac{1}{8}\ln 3\approx 1{,}137 est plausible, la fonction intégrée allant de 11 à 43\dfrac{4}{3} sur un intervalle de longueur 11. Piège : primitiver 22x−1\dfrac{2}{2x-1} en 12ln⁡(2x−1)\dfrac{1}{2}\ln(2x-1) ; le 22 du numérateur est déjà la dérivée de 2x−12x-1.

B.4.c. La fonction ff est continue et positive sur [1 ;2][1\,;2] (question B.4.a) : l'aire du domaine, en unités d'aire, est A=∫12xln⁡(2x−1) dx\mathcal{A}=\displaystyle\int_{1}^{2}x\ln(2x-1)\,\mathrm{d}x.

Intégration par parties : on pose u(x)=ln⁡(2x−1)u(x)=\ln(2x-1) et v′(x)=xv'(x)=x, d'où u′(x)=22x−1u'(x)=\dfrac{2}{2x-1} et v(x)=x22v(x)=\dfrac{x^{2}}{2} ; uu et vv sont dérivables à dérivées continues sur [1 ;2][1\,;2]. La formule ∫12u v′=[u v]12−∫12u′ v\displaystyle\int_{1}^{2}u\,v'=\big[u\,v\big]_{1}^{2}-\int_{1}^{2}u'\,v donne :

A=[x22ln⁡(2x−1)]12−∫12x22×22x−1 dx=(2ln⁡3−12ln⁡1)−∫12x22x−1 dx\mathcal{A}=\left[\dfrac{x^{2}}{2}\ln(2x-1)\right]_{1}^{2}-\displaystyle\int_{1}^{2}\dfrac{x^{2}}{2}\times\dfrac{2}{2x-1}\,\mathrm{d}x=\left(2\ln 3-\dfrac{1}{2}\ln 1\right)-\displaystyle\int_{1}^{2}\dfrac{x^{2}}{2x-1}\,\mathrm{d}x.

Avec B.4.b : A=2ln⁡3−(1+18ln⁡3)=168ln⁡3−18ln⁡3−1=158ln⁡3−1\mathcal{A}=2\ln 3-\left(1+\dfrac{1}{8}\ln 3\right)=\dfrac{16}{8}\ln 3-\dfrac{1}{8}\ln 3-1=\dfrac{15}{8}\ln 3-1 unités d'aire, soit environ 1,061{,}06 u.a.

Vérification par la convexité : sur [1 ;2][1\,;2], ff est convexe, donc sa courbe est sous la corde qui joint (1 ;0)(1\,;0) à (2 ;2ln⁡3)(2\,;2\ln 3) ; l'aire est donc inférieure à celle du triangle, 1×2ln⁡32=ln⁡3≈1,099\dfrac{1\times 2\ln 3}{2}=\ln 3\approx 1{,}099. On trouve bien 1,06<1,0991{,}06<1{,}099.

Le choix des rôles est le piège : poser u(x)=xu(x)=x et v′(x)=ln⁡(2x−1)v'(x)=\ln(2x-1) obligerait à primitiver ln⁡(2x−1)\ln(2x-1), ce qui relance une autre intégration par parties. Le bon choix est celui qui fait disparaître le logarithme en le dérivant, et l'énoncé l'annonce en fournissant ∫12x22x−1 dx\displaystyle\int_{1}^{2}\dfrac{x^{2}}{2x-1}\,\mathrm{d}x, l'intégrale qui apparaît exactement. Autre oubli : justifier la positivité de ff, sans laquelle l'intégrale n'est pas une aire.

C.1. Soit a>0a>0. Sur ]1a ;+∞[\left]\dfrac{1}{a}\,;+\infty\right[, (ax−1)2>0(ax-1)^{2}>0 et a>0a>0, donc fa′′(x)f_{a}''(x) a le signe de ax−2ax-2. Comme a>0a>0, ax−2⩾0  ⟺  x⩾2aax-2\geqslant 0\iff x\geqslant\dfrac{2}{a}.

Le réel 2a\dfrac{2}{a} appartient bien à l'intervalle de définition, puisque 2a>1a\dfrac{2}{a}>\dfrac{1}{a}. Donc fa′′(x)<0f_{a}''(x)<0 sur ]1a ;2a[\left]\dfrac{1}{a}\,;\dfrac{2}{a}\right[, fa′′(2a)=0f_{a}''\left(\dfrac{2}{a}\right)=0 et fa′′(x)>0f_{a}''(x)>0 sur ]2a ;+∞[\left]\dfrac{2}{a}\,;+\infty\right[ : fa′′f_{a}'' s'annule en changeant de signe en 2a\dfrac{2}{a} et en ce seul point.

La courbe Ca\mathcal{C}_{a} admet donc un unique point d'inflexion Aa\mathrm{A}_{a}, d'abscisse 2a\dfrac{2}{a} et d'ordonnée fa(2a)=2aln⁡(a×2a−1)=2aln⁡1=0f_{a}\left(\dfrac{2}{a}\right)=\dfrac{2}{a}\ln\left(a\times\dfrac{2}{a}-1\right)=\dfrac{2}{a}\ln 1=0 : Aa(2a ;0)\mathrm{A}_{a}\left(\dfrac{2}{a}\,;0\right).

Vérification : pour a=2a=2, on retrouve la fonction ff de la partie B et A2(1 ;0)=A\mathrm{A}_{2}(1\,;0)=\mathrm{A}. Piège : oublier de vérifier que 2a\dfrac{2}{a} est dans l'ensemble de définition ; c'est le signe de aa qui permet aussi de diviser par aa sans changer le sens de l'inégalité.

C.2. D'après C.1, pour tout a>0a>0, le point Aa\mathrm{A}_{a} a pour coordonnées (2a ;0)\left(\dfrac{2}{a}\,;0\right) : son ordonnée est nulle. Tous les points Aa\mathrm{A}_{a} appartiennent donc à la droite d'équation y=0y=0, l'axe des abscisses : ils sont alignés.

Quand aa parcourt ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, l'abscisse 2a\dfrac{2}{a} prend toutes les valeurs strictement positives : les points Aa\mathrm{A}_{a} décrivent la demi-droite ouverte des abscisses strictement positives. Le calcul de l'ordonnée, ln⁡1=0\ln 1=0, est toute la question ; chercher un vecteur directeur entre deux points Aa\mathrm{A}_{a} particuliers ne prouve rien pour tous les autres.

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