Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité maths, Asie jour 1 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2026 : Asie, jour 1

Épreuve du mardi 9 juin 2026 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2026, centre Asie, jour 1 : mardi 9 juin 2026, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants de 5 points chacun, notés sur 20. L'énoncé est reproduit à l'identique, arbre et programme compris, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 combine les probabilités conditionnelles (arbre pondéré, formule des probabilités totales) et une suite arithmético-géométrique : suite géométrique auxiliaire, limite, algorithme de seuil en Python et inéquation résolue avec le logarithme népérien. L'exercice 2 est un vrai ou faux en cinq affirmations : limite d'une forme indéterminée avec racine carrée, raisonnement par récurrence, loi binomiale, calcul d'intégrale par une primitive de enx\mathrm{e}^{nx}, dénombrement de pp-uplets. L'exercice 3 est de la géométrie dans l'espace : points non alignés, vecteur normal et équation cartésienne d'un plan, vecteurs non coplanaires, représentation paramétrique d'une droite, intersection d'une droite et d'un plan puis de deux plans. L'exercice 4 étudie la fonction x↦sin⁡(x)xx\mapsto\dfrac{\sin(x)}{x} : fonction auxiliaire g(x)=xcos⁡(x)−sin⁡(x)g(x)=x\cos(x)-\sin(x), dérivée d'un produit et d'un quotient, théorème des valeurs intermédiaires, limite par le taux d'accroissement du sinus en 00.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : les deux changements de sens de l'inéquation pn⩾0,6p_{n}\geqslant 0{,}6 à l'exercice 1, le second venant de la division par ln⁡(715)<0\ln\left(\frac{7}{15}\right)<0 ; l'affirmation 5 de l'exercice 2, où (163)=560\binom{16}{3}=560 ne compte pas les 3163^{16} coloriages ; et la question 4 de l'exercice 3, où l'intersection de deux plans est une droite, ici la droite (EC), jamais le seul point P.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Probabilités et suites : un tireur à l'arc, suite arithmético-géométrique et seuil en Python

5 points Suites et récurrenceArbres pondérés et probabilités totalesExponentielle et logarithmePython et méthodes numériques

Un tireur à l'arc s'entraîne sur une cible dans le but d'atteindre son centre.

  • On modélise la situation de la façon suivante :
    • au premier tir, il atteint le centre de la cible avec une probabilité de 12\dfrac{1}{2} ;
    • pour les tirs suivants :
        ◦ lorsqu'il a atteint le centre de la cible au tir précédent, la probabilité qu'il atteigne à nouveau le centre de la cible est 45\dfrac{4}{5} ;
        ◦ lorsqu'il n'a pas atteint le centre de la cible au tir précédent, la probabilité qu'il atteigne le centre de la cible est 13\dfrac{1}{3}.
  • Pour tout entier naturel nn non nul, on considère l'évènement TnT_{n} : « Le tireur atteint le centre de la cible au nn-ième tir ».
  • On note pn=P(Tn)p_{n}=P\left(T_{n}\right) la probabilité que l'évènement TnT_{n} se réalise.
  • 1. Donner la valeur de p1p_{1} et montrer que p2=1730p_{2}=\dfrac{17}{30}.
  • 2. Recopier sur la copie l'arbre de probabilité suivant et compléter les pointillés avec les probabilités qui conviennent :
  • Arbre pondéré à deux niveaux. La racine mène à T indice n, branche marquée p indice n, et à T indice n barre, branche en pointillés. De T indice n partent T indice n+1, branche marquée 4 sur 5, et T indice n+1 barre, branche en pointillés. De T indice n barre partent T indice n+1 et T indice n+1 barre, deux branches en pointillés. Quatre pointillés sont à compléter.
  • 3. Montrer que pour tout entier naturel nn non nul : pn+1=715pn+13p_{n+1}=\dfrac{7}{15}p_{n}+\dfrac{1}{3}.
  • 4. On considère la suite (un)(u_{n}) définie pour tout entier naturel nn non nul par : un=pn−58u_{n}=p_{n}-\dfrac{5}{8}.
  • 4.a. Montrer que la suite (un)(u_{n}) est une suite géométrique de raison 715\dfrac{7}{15}.
  • 4.b. Déterminer une expression de unu_{n} en fonction de nn.
  • 4.c. En déduire une expression de pnp_{n} en fonction de nn.
  • 5. Déterminer la limite de la suite (pn)(p_{n}) et interpréter cette limite dans le contexte de l'exercice.
  • 6. On considère ci-dessous une fonction seuil, incomplète, écrite en langage Python.
    Recopier cette fonction sur la copie en complétant les pointillés afin qu'elle renvoie la plus petite valeur de l'entier nn telle que pnp_{n} soit supérieur ou égal à 0,60{,}6.
  • Fonction Python incomplète. def seuil(): puis, indentées, n = 1, p = 0.5, while suivi de pointillés et de deux-points, puis dans la boucle n = pointillés et p = pointillés, et enfin return suivi de pointillés.
  • 7. Résoudre dans N\mathbb{N} l'inéquation pn⩾0,6p_{n}\geqslant 0{,}6.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/9

1
2
4.b
5
6
7
Voir la correction

Réponses

  • 1 p1=12p_{1}=\dfrac{1}{2} et p2=12×45+12×13=1730p_{2}=\dfrac{1}{2}\times\dfrac{4}{5}+\dfrac{1}{2}\times\dfrac{1}{3}=\dfrac{17}{30}
  • 2 P(Tn‾)=1−pnP(\overline{T_{n}})=1-p_{n} ; PTn(Tn+1‾)=15P_{T_{n}}(\overline{T_{n+1}})=\dfrac{1}{5} ; PTn‾(Tn+1)=13P_{\overline{T_{n}}}(T_{n+1})=\dfrac{1}{3} ; PTn‾(Tn+1‾)=23P_{\overline{T_{n}}}(\overline{T_{n+1}})=\dfrac{2}{3}
  • 3 Probabilités totales : pn+1=45pn+13(1−pn)=715pn+13p_{n+1}=\dfrac{4}{5}p_{n}+\dfrac{1}{3}(1-p_{n})=\dfrac{7}{15}p_{n}+\dfrac{1}{3}
  • 4.a un+1=715pn−724=715unu_{n+1}=\dfrac{7}{15}p_{n}-\dfrac{7}{24}=\dfrac{7}{15}u_{n} : géométrique de raison 715\dfrac{7}{15}, de premier terme u1=−18u_{1}=-\dfrac{1}{8}
  • 4.b un=−18(715)n−1u_{n}=-\dfrac{1}{8}\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1} pour n⩾1n\geqslant 1
  • 4.c pn=58−18(715)n−1p_{n}=\dfrac{5}{8}-\dfrac{1}{8}\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1}
  • 5 lim⁡pn=58=0,625\lim p_{n}=\dfrac{5}{8}=0{,}625 : à long terme, la probabilité d'atteindre le centre à un tir donné se stabilise vers 0,6250{,}625
  • 6 while p < 0.6 ; n = n + 1 ; p = 7/15*p + 1/3 ; return n (la fonction renvoie 44)
  • 7 n⩾4n\geqslant 4 : les solutions sont les entiers n⩾4n\geqslant 4

1. Lecture de l'énoncé : au premier tir, le tireur atteint le centre avec la probabilité 12\dfrac{1}{2}, donc p1=12p_{1}=\dfrac{1}{2}.

Pour p2p_{2}, on applique la formule des probabilités totales avec la partition (T1,T1‾)\left(T_{1},\overline{T_{1}}\right) de l'univers : p2=P(T1∩T2)+P(T1‾∩T2)=P(T1)×PT1(T2)+P(T1‾)×PT1‾(T2)p_{2}=P(T_{1}\cap T_{2})+P(\overline{T_{1}}\cap T_{2})=P(T_{1})\times P_{T_{1}}(T_{2})+P(\overline{T_{1}})\times P_{\overline{T_{1}}}(T_{2}).

Les données donnent PT1(T2)=45P_{T_{1}}(T_{2})=\dfrac{4}{5} (centre atteint au tir précédent) et PT1‾(T2)=13P_{\overline{T_{1}}}(T_{2})=\dfrac{1}{3} (centre manqué au tir précédent), avec P(T1‾)=1−12=12P(\overline{T_{1}})=1-\dfrac{1}{2}=\dfrac{1}{2}. Donc p2=12×45+12×13=25+16=1230+530=1730p_{2}=\dfrac{1}{2}\times\dfrac{4}{5}+\dfrac{1}{2}\times\dfrac{1}{3}=\dfrac{2}{5}+\dfrac{1}{6}=\dfrac{12}{30}+\dfrac{5}{30}=\dfrac{17}{30}.

Vérification : p2≈0,567p_{2}\approx 0{,}567 est une moyenne pondérée de 45\dfrac{4}{5} et de 13\dfrac{1}{3}, donc compris entre les deux ; c'est le cas. Erreur fréquente : écrire p2=45p_{2}=\dfrac{4}{5}, c'est-à-dire confondre la probabilité conditionnelle PT1(T2)P_{T_{1}}(T_{2}) avec P(T2)P(T_{2}).

2. Méthode : sur un arbre pondéré, la somme des probabilités portées par les branches issues d'un même nœud vaut 11, et une branche du second niveau porte une probabilité CONDITIONNELLE.

Branche de la racine vers Tn‾\overline{T_{n}} : P(Tn‾)=1−pnP(\overline{T_{n}})=1-p_{n}. Branche de TnT_{n} vers Tn+1‾\overline{T_{n+1}} : PTn(Tn+1‾)=1−45=15P_{T_{n}}(\overline{T_{n+1}})=1-\dfrac{4}{5}=\dfrac{1}{5}. Branche de Tn‾\overline{T_{n}} vers Tn+1T_{n+1} : c'est la donnée « lorsqu'il n'a pas atteint le centre au tir précédent », PTn‾(Tn+1)=13P_{\overline{T_{n}}}(T_{n+1})=\dfrac{1}{3}. Branche de Tn‾\overline{T_{n}} vers Tn+1‾\overline{T_{n+1}} : 1−13=231-\dfrac{1}{3}=\dfrac{2}{3}. L'arbre complété est dessiné en fin de corrigé.

Piège : recopier 12\dfrac{1}{2} sur la branche vers Tn‾\overline{T_{n}}. L'arbre décrit un tir nn quelconque, pas le premier : son premier niveau porte pnp_{n} et 1−pn1-p_{n}.

3. Méthode : formule des probabilités totales avec la partition (Tn,Tn‾)\left(T_{n},\overline{T_{n}}\right), lue sur l'arbre de la question 2. Pour tout entier n⩾1n\geqslant 1 :

pn+1=P(Tn∩Tn+1)+P(Tn‾∩Tn+1)=pn×45+(1−pn)×13=45pn−13pn+13p_{n+1}=P(T_{n}\cap T_{n+1})+P(\overline{T_{n}}\cap T_{n+1})=p_{n}\times\dfrac{4}{5}+(1-p_{n})\times\dfrac{1}{3}=\dfrac{4}{5}p_{n}-\dfrac{1}{3}p_{n}+\dfrac{1}{3}.

Or 45−13=1215−515=715\dfrac{4}{5}-\dfrac{1}{3}=\dfrac{12}{15}-\dfrac{5}{15}=\dfrac{7}{15}, donc pn+1=715pn+13p_{n+1}=\dfrac{7}{15}p_{n}+\dfrac{1}{3} pour tout entier naturel nn non nul.

Vérification avec la question 1 : 715×12+13=730+1030=1730=p2\dfrac{7}{15}\times\dfrac{1}{2}+\dfrac{1}{3}=\dfrac{7}{30}+\dfrac{10}{30}=\dfrac{17}{30}=p_{2}.

4.a. Méthode : on montre qu'il existe un réel qq, indépendant de nn, tel que un+1=q unu_{n+1}=q\,u_{n} pour tout n⩾1n\geqslant 1. Calculer seulement u2u1\dfrac{u_{2}}{u_{1}} ne prouve rien.

Pour tout n⩾1n\geqslant 1 : un+1=pn+1−58=715pn+13−58=715pn+824−1524=715pn−724u_{n+1}=p_{n+1}-\dfrac{5}{8}=\dfrac{7}{15}p_{n}+\dfrac{1}{3}-\dfrac{5}{8}=\dfrac{7}{15}p_{n}+\dfrac{8}{24}-\dfrac{15}{24}=\dfrac{7}{15}p_{n}-\dfrac{7}{24}.

Comme 715×58=35120=724\dfrac{7}{15}\times\dfrac{5}{8}=\dfrac{35}{120}=\dfrac{7}{24}, on factorise : un+1=715(pn−58)=715unu_{n+1}=\dfrac{7}{15}\left(p_{n}-\dfrac{5}{8}\right)=\dfrac{7}{15}u_{n}. La suite (un)(u_{n}) est donc géométrique de raison 715\dfrac{7}{15}, de premier terme u1=p1−58=12−58=−18u_{1}=p_{1}-\dfrac{5}{8}=\dfrac{1}{2}-\dfrac{5}{8}=-\dfrac{1}{8}.

D'où vient 58\dfrac{5}{8} : c'est le point fixe de la relation, la solution de ℓ=715ℓ+13\ell=\dfrac{7}{15}\ell+\dfrac{1}{3}, soit 815ℓ=13\dfrac{8}{15}\ell=\dfrac{1}{3} et ℓ=1524=58\ell=\dfrac{15}{24}=\dfrac{5}{8}. Soustraire le point fixe à une suite arithmético-géométrique la rend toujours géométrique.

4.b. Méthode : le terme général d'une suite géométrique qui COMMENCE AU RANG 11 est un=u1×q n−1u_{n}=u_{1}\times q^{\,n-1}. Ici, pour tout entier n⩾1n\geqslant 1 : un=−18(715)n−1u_{n}=-\dfrac{1}{8}\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1}.

Vérification au rang 22 : −18×715=−7120-\dfrac{1}{8}\times\dfrac{7}{15}=-\dfrac{7}{120} et p2−58=68120−75120=−7120p_{2}-\dfrac{5}{8}=\dfrac{68}{120}-\dfrac{75}{120}=-\dfrac{7}{120}. Erreur fréquente : écrire (715)n\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n} comme pour une suite qui commence à u0u_{0}, ce qui décale tous les termes d'un rang.

4.c. De un=pn−58u_{n}=p_{n}-\dfrac{5}{8} on tire pn=un+58p_{n}=u_{n}+\dfrac{5}{8}, donc, pour tout entier n⩾1n\geqslant 1 : pn=58−18(715)n−1p_{n}=\dfrac{5}{8}-\dfrac{1}{8}\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1}.

Vérification : au rang 11, 58−18×1=48=12=p1\dfrac{5}{8}-\dfrac{1}{8}\times 1=\dfrac{4}{8}=\dfrac{1}{2}=p_{1}.

5. Méthode : limite d'une suite géométrique qnq^{n} avec −1<q<1-1<q<1. Comme 0<715<10<\dfrac{7}{15}<1, lim⁡n→+∞(715)n−1=0\lim\limits_{n\to+\infty}\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1}=0 ; par produit puis par somme, lim⁡n→+∞pn=58=0,625\lim\limits_{n\to+\infty}p_{n}=\dfrac{5}{8}=0{,}625.

Interprétation : quand le nombre de tirs augmente, la probabilité que le tireur atteigne le centre de la cible lors d'un tir donné se rapproche de 0,6250{,}625 ; après un long entraînement, il atteint le centre à un tir donné avec une probabilité proche de 62,5 %62{,}5\,\%.

Remarques : comme un<0u_{n}<0 pour tout nn, on a pn<58p_{n}<\dfrac{5}{8} ; la probabilité s'approche de 0,6250{,}625 par valeurs inférieures sans l'atteindre. Et la limite ne dépend pas de p1p_{1} : c'est le point fixe, fixé par les seules probabilités 45\dfrac{4}{5} et 13\dfrac{1}{3}. Piège : interpréter la limite comme « il atteint le centre 62,5 %62{,}5\,\% du temps dès le début » ; au premier tir, la probabilité n'est que de 0,50{,}5.

6. Méthode d'un algorithme de seuil : la boucle tourne TANT QUE la condition d'arrêt n'est pas remplie. On veut s'arrêter dès que pn⩾0,6p_{n}\geqslant 0{,}6 : la condition de poursuite est donc la négation, while p < 0.6:.

Dans la boucle, la variable p contient pnp_{n} et la variable n contient le rang nn. On avance d'un rang, n = n + 1, et on calcule le terme suivant par la relation de récurrence de la question 3, p = 7/15*p + 1/3. En sortie de boucle, on renvoie le RANG : return n. La fonction complétée figure en fin de corrigé.

Ici l'ordre des deux affectations est sans effet, car la relation pn+1=715pn+13p_{n+1}=\dfrac{7}{15}p_{n}+\dfrac{1}{3} ne fait pas intervenir nn. La boucle se termine bien, puisque (pn)(p_{n}) tend vers 0,625>0,60{,}625>0{,}6. D'après la question 7, seuil() renvoie 44.

Pièges : écrire while p >= 0.6:, la condition d'arrêt au lieu de la condition de poursuite, qui ne fait jamais entrer dans la boucle et renvoie 11 ; et écrire return p, qui renvoie la probabilité au lieu du rang.

7. Méthode : on remplace pnp_{n} par son expression de la question 4.c, on isole la puissance, puis on applique la fonction ln⁡\ln, strictement croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[. Pour tout entier n⩾1n\geqslant 1 :

pn⩾0,6  ⟺  58−18(715)n−1⩾0,6  ⟺  −18(715)n−1⩾0,6−0,625=−0,025p_{n}\geqslant 0{,}6\iff\dfrac{5}{8}-\dfrac{1}{8}\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1}\geqslant 0{,}6\iff-\dfrac{1}{8}\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1}\geqslant 0{,}6-0{,}625=-0{,}025.

On multiplie par −8<0-8<0, ce qui CHANGE le sens de l'inégalité : (715)n−1⩽0,2\left(\dfrac{7}{15}\right)^{n-1}\leqslant 0{,}2. Les deux membres sont strictement positifs et ln⁡\ln est strictement croissante : (n−1)ln⁡(715)⩽ln⁡(0,2)(n-1)\ln\left(\dfrac{7}{15}\right)\leqslant\ln(0{,}2).

Comme 715<1\dfrac{7}{15}<1, ln⁡(715)<0\ln\left(\dfrac{7}{15}\right)<0 : diviser par ce nombre CHANGE encore le sens, n−1⩾ln⁡(0,2)ln⁡(715)≈2,11n-1\geqslant\dfrac{\ln(0{,}2)}{\ln\left(\frac{7}{15}\right)}\approx 2{,}11, soit n⩾3,11n\geqslant 3{,}11 environ.

L'inéquation porte sur des entiers (pnp_{n} n'est défini que pour n⩾1n\geqslant 1) : les solutions sont les entiers n⩾4n\geqslant 4. Vérification : p3=715×1730+13=269450≈0,598<0,6p_{3}=\dfrac{7}{15}\times\dfrac{17}{30}+\dfrac{1}{3}=\dfrac{269}{450}\approx 0{,}598<0{,}6 et p4=4 1336 750≈0,612⩾0,6p_{4}=\dfrac{4\,133}{6\,750}\approx 0{,}612\geqslant 0{,}6 ; c'est bien la valeur que renvoie la fonction seuil de la question 6.

Erreur fréquente : oublier l'un des deux changements de sens. Un seul oubli conduit à n⩽3n\leqslant 3, résultat absurde puisque (pn)(p_{n}) est croissante (la suite (un)(u_{n}), négative de raison positive inférieure à 11, croît vers 00).

python
def seuil():
    n = 1
    p = 0.5
    while p < 0.6:
        n = n + 1
        p = 7/15*p + 1/3
    return n
TₙpₙTₙ₊₁4/5non Tₙ₊₁1/5non Tₙ1 − pₙTₙ₊₁1/3non Tₙ₊₁2/3

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Vrai ou faux : limite, récurrence, loi binomiale, intégrale et dénombrement de coloriages

5 points Suites et récurrencePrimitives et intégrationCombinatoire et dénombrementLoi binomiale et concentration

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse en justifiant votre choix. Une réponse non argumentée ne sera pas prise en compte dans l'évaluation.

  • 1. On considère la fonction ff définie sur l'intervalle ]1 ;+∞[]1\,;+\infty[ par : f(x)=x−1x2−1f(x)=\dfrac{x-1}{\sqrt{x^{2}-1}}
    Affirmation 1 : La fonction ff admet pour limite 11 en +∞+\infty.
  • 2. On considère la suite (wn)(w_{n}) définie par w0=1w_{0}=1 et pour tout entier naturel nn par : wn+1=wn+2n+3w_{n+1}=w_{n}+2n+3
    Affirmation 2 : Pour tout entier naturel nn, wn=(n+1)2w_{n}=(n+1)^{2}
  • 3. Soit pp un nombre réel tel que 0<p<10<p<1.
    On considère une variable aléatoire XX qui suit la loi binomiale de paramètres 33 et pp.
    On note P(X=1)P\big(X=1\big) la probabilité de l'évènement (X=1)(X=1).
    Affirmation 3 : P(X=1)=3p−6p2+3p3P\big(X=1\big)=3p-6p^{2}+3p^{3}.
  • 4. On considère la suite (vn)\left(v_{n}\right) définie pour tout entier naturel n⩾1n\geqslant 1 par : vn=∫01enx dxv_{n}=\displaystyle\int_{0}^{1}\mathrm{e}^{nx}\,\mathrm{d}x
    Affirmation 4 : Pour tout entier naturel n⩾1n\geqslant 1, vn=ennv_{n}=\dfrac{\mathrm{e}^{n}}{n}
  • 5. On colorie en rouge, jaune ou noir chacune des 1616 cases d'un quadrillage.
    Affirmation 5 : On peut réaliser (163)\dbinom{16}{3} coloriages différents.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/9

1
2
3
4
5
Voir la correction

Réponses

  • 1 Vrai : pour x>1x>1, f(x)=x−1x+1f(x)=\sqrt{\dfrac{x-1}{x+1}} et x−1x+1→1\dfrac{x-1}{x+1}\to 1
  • 2 Vrai, par récurrence : w0=1w_{0}=1 et (k+1)2+2k+3=(k+2)2(k+1)^{2}+2k+3=(k+2)^{2}
  • 3 Vrai : P(X=1)=(31)p(1−p)2=3p−6p2+3p3P(X=1)=\dbinom{3}{1}p(1-p)^{2}=3p-6p^{2}+3p^{3}
  • 4 Faux : vn=en−1nv_{n}=\dfrac{\mathrm{e}^{n}-1}{n} ; contre-exemple v1=e−1≠ev_{1}=\mathrm{e}-1\neq\mathrm{e}
  • 5 Faux : il y a 316=43 046 7213^{16}=43\,046\,721 coloriages, et (163)=560\dbinom{16}{3}=560

1. En +∞+\infty, numérateur et dénominateur tendent tous deux vers +∞+\infty : c'est une forme indéterminée du type ∞∞\dfrac{\infty}{\infty}, qu'on lève en transformant l'écriture.

Méthode 1, factoriser sous la racine. Pour x>1x>1, x2−1=(x−1)(x+1)x^{2}-1=(x-1)(x+1) avec x−1>0x-1>0 et x+1>0x+1>0, donc x2−1=x−1 x+1\sqrt{x^{2}-1}=\sqrt{x-1}\,\sqrt{x+1}, et x−1=(x−1)2x-1=\left(\sqrt{x-1}\right)^{2}. On simplifie par x−1≠0\sqrt{x-1}\neq 0 : f(x)=x−1x+1=x−1x+1f(x)=\dfrac{\sqrt{x-1}}{\sqrt{x+1}}=\sqrt{\dfrac{x-1}{x+1}}.

Or x−1x+1=1−1x1+1x\dfrac{x-1}{x+1}=\dfrac{1-\frac{1}{x}}{1+\frac{1}{x}} tend vers 11=1\dfrac{1}{1}=1 quand x→+∞x\to+\infty, et la fonction racine carrée est continue en 11 : par composition, lim⁡x→+∞f(x)=1=1\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=\sqrt{1}=1.

Méthode 2, factoriser par xx. Pour x>1x>1, x2−1=x21−1x2=x1−1x2\sqrt{x^{2}-1}=\sqrt{x^{2}}\sqrt{1-\dfrac{1}{x^{2}}}=x\sqrt{1-\dfrac{1}{x^{2}}}, car x2=∣x∣=x\sqrt{x^{2}}=|x|=x puisque x>0x>0. Donc f(x)=1−1x1−1x2f(x)=\dfrac{1-\frac{1}{x}}{\sqrt{1-\frac{1}{x^{2}}}}, qui tend vers 11=1\dfrac{1}{\sqrt{1}}=1. L'affirmation 1 est VRAIE.

Comportement pour des valeurs modérées : f(2)=13≈0,577f(2)=\sqrt{\dfrac{1}{3}}\approx 0{,}577 et f(10)=911≈0,905f(10)=\sqrt{\dfrac{9}{11}}\approx 0{,}905 ; comme x−1x+1=1−2x+1\dfrac{x-1}{x+1}=1-\dfrac{2}{x+1} croît vers 11, ff croît vers sa limite 11 sans jamais l'atteindre.

Vérification numérique : f(100)=99101≈0,990f(100)=\sqrt{\dfrac{99}{101}}\approx 0{,}990. Piège : écrire x2−1=x−1\sqrt{x^{2}-1}=x-1, la racine d'une différence n'est pas la différence des racines ; et x2=x\sqrt{x^{2}}=x n'est vrai que parce que xx est positif ici.

2. Méthode : raisonnement par récurrence. Pour tout entier naturel nn, on note P(n)\mathcal{P}(n) la propriété « wn=(n+1)2w_{n}=(n+1)^{2} ».

Initialisation : w0=1w_{0}=1 et (0+1)2=1(0+1)^{2}=1, donc P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit kk un entier naturel tel que P(k)\mathcal{P}(k) est vraie, c'est-à-dire wk=(k+1)2w_{k}=(k+1)^{2}. Alors wk+1=wk+2k+3=(k+1)2+2k+3=k2+2k+1+2k+3=k2+4k+4=(k+2)2=((k+1)+1)2w_{k+1}=w_{k}+2k+3=(k+1)^{2}+2k+3=k^{2}+2k+1+2k+3=k^{2}+4k+4=(k+2)^{2}=\big((k+1)+1\big)^{2}. Donc P(k+1)\mathcal{P}(k+1) est vraie.

D'où vient l'idée : (n+2)2−(n+1)2=2n+3(n+2)^{2}-(n+1)^{2}=2n+3, exactement l'accroissement wn+1−wnw_{n+1}-w_{n} imposé par la relation de récurrence. La suite des carrés 1,4,9,16…1, 4, 9, 16\ldots avance de 3,5,7…3, 5, 7\ldots, les nombres impairs successifs.

Conclusion : P(0)\mathcal{P}(0) est vraie et la propriété est héréditaire, donc, par le principe de récurrence, wn=(n+1)2w_{n}=(n+1)^{2} pour tout entier naturel nn. L'affirmation 2 est VRAIE.

Vérification sur les premiers termes : w1=1+0+3=4=22w_{1}=1+0+3=4=2^{2}, w2=4+2+3=9=32w_{2}=4+2+3=9=3^{2}, w3=9+4+3=16=42w_{3}=9+4+3=16=4^{2}. Autre preuve, par somme télescopique : wn=w0+∑k=0n−1(2k+3)=1+n(n−1)+3n=n2+2n+1w_{n}=w_{0}+\displaystyle\sum_{k=0}^{n-1}(2k+3)=1+n(n-1)+3n=n^{2}+2n+1. Piège : ces quelques termes calculés ne démontrent rien pour TOUT nn ; ils illustrent, la récurrence prouve.

3. Méthode : pour une variable aléatoire XX suivant la loi binomiale B(n ;p)\mathcal{B}(n\,;p), P(X=k)=(nk)pk(1−p)n−kP(X=k)=\dbinom{n}{k}p^{k}(1-p)^{n-k}. Ici n=3n=3 et k=1k=1 : P(X=1)=(31)p1(1−p)2=3p(1−p)2P(X=1)=\dbinom{3}{1}p^{1}(1-p)^{2}=3p(1-p)^{2}.

Lecture concrète : XX compte les succès dans trois épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes. L'évènement (X=1)(X=1) regroupe les trois issues SÉÉ, ÉSÉ et ÉÉS (S pour succès, É pour échec), chacune de probabilité p(1−p)2p(1-p)^{2} par indépendance : d'où le facteur 33.

On développe : 3p(1−p)2=3p(1−2p+p2)=3p−6p2+3p33p(1-p)^{2}=3p\left(1-2p+p^{2}\right)=3p-6p^{2}+3p^{3}. L'affirmation 3 est VRAIE.

Vérification avec p=12p=\dfrac{1}{2} : 3×12×14=383\times\dfrac{1}{2}\times\dfrac{1}{4}=\dfrac{3}{8}, et 3×12−6×14+3×18=128−128+38=383\times\dfrac{1}{2}-6\times\dfrac{1}{4}+3\times\dfrac{1}{8}=\dfrac{12}{8}-\dfrac{12}{8}+\dfrac{3}{8}=\dfrac{3}{8}. Piège : oublier le coefficient (31)=3\dbinom{3}{1}=3, qui compte les trois places possibles pour l'unique succès parmi les trois épreuves ; on obtiendrait p−2p2+p3p-2p^{2}+p^{3}.

4. Méthode : calcul d'une intégrale à l'aide d'une primitive. Pour n⩾1n\geqslant 1, donc n≠0n\neq 0, une primitive de x↦enxx\mapsto\mathrm{e}^{nx} sur R\mathbb{R} est x↦1nenxx\mapsto\dfrac{1}{n}\mathrm{e}^{nx} (forme u′euu'\mathrm{e}^{u} à la constante 1n\dfrac{1}{n} près).

Donc vn=[enxn]01=enn−e0n=en−1nv_{n}=\left[\dfrac{\mathrm{e}^{nx}}{n}\right]_{0}^{1}=\dfrac{\mathrm{e}^{n}}{n}-\dfrac{\mathrm{e}^{0}}{n}=\dfrac{\mathrm{e}^{n}-1}{n}. Cette valeur diffère de enn\dfrac{\mathrm{e}^{n}}{n} de 1n≠0\dfrac{1}{n}\neq 0 : l'affirmation 4 est FAUSSE.

Contre-exemple explicite, qui suffit à réfuter un « pour tout » : pour n=1n=1, v1=e−1≈1,72v_{1}=\mathrm{e}-1\approx 1{,}72, alors que e11=e≈2,72\dfrac{\mathrm{e}^{1}}{1}=\mathrm{e}\approx 2{,}72. Piège : évaluer la primitive en 00 en écrivant e0=0\mathrm{e}^{0}=0 ; c'est exactement l'erreur que l'affirmation tend à l'élève.

On pouvait même conclure sans calculer de primitive : pour n=1n=1 et 0⩽x<10\leqslant x<1, ex<e\mathrm{e}^{x}<\mathrm{e}, donc l'aire sous la courbe de ex\mathrm{e}^{x} entre 00 et 11 est strictement inférieure à celle du rectangle de hauteur e\mathrm{e} et de largeur 11 : v1<e=e11v_{1}<\mathrm{e}=\dfrac{\mathrm{e}^{1}}{1}. Pour aller plus loin : l'écart relatif 1en\dfrac{1}{\mathrm{e}^{n}} entre vnv_{n} et enn\dfrac{\mathrm{e}^{n}}{n} devient minuscule quand nn grandit, mais une égalité « pour tout nn » ne tolère aucun écart.

5. Méthode : principe multiplicatif. Un coloriage associe à chacune des 1616 cases une couleur parmi 33, les couleurs pouvant se répéter : c'est un 1616-uplet d'éléments de l'ensemble {rouge, jaune, noir}. Il y en a 3×3×⋯×3=316=43 046 7213\times 3\times\cdots\times 3=3^{16}=43\,046\,721.

Or (163)=16×15×143×2×1=560\dbinom{16}{3}=\dfrac{16\times 15\times 14}{3\times 2\times 1}=560, nombre de façons de choisir 33 cases parmi 1616, sans répétition et sans ordre : ce n'est pas la situation décrite. Comme 560≠43 046 721560\neq 43\,046\,721, l'affirmation 5 est FAUSSE.

Contrôle sur un cas minuscule, qu'on peut écrire en entier : avec 22 cases et 33 couleurs, on trouve les 32=93^{2}=9 coloriages RR, RJ, RN, JR, JJ, JN, NR, NJ, NN, alors que (23)=0\dbinom{2}{3}=0, puisqu'on ne peut pas choisir 33 cases parmi 22. La formule de l'affirmation ne peut pas être la bonne.

Ordre de grandeur qui suffit à trancher : même avec deux couleurs seulement, on aurait déjà 216=65 5362^{16}=65\,536 coloriages, bien plus que 560560. Piège : lire « 16 cases, 3 couleurs » comme un choix de 33 objets parmi 1616. Une combinaison (nk)\dbinom{n}{k} choisit kk éléments DISTINCTS parmi nn ; ici, chaque case reçoit une couleur et les 33 couleurs servent plusieurs fois.

Exercice 3 : Géométrie dans l'espace : vecteur normal, intersection d'une droite et d'un plan, de deux plans

5 points Géométrie dans l'espace

Dans l'espace muni d'un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right) de l'espace, on considère les points suivants

A(0 ;0 ;1)\mathrm{A}(0\,;0\,;1) ; B(1 ;2 ;3)\mathrm{B}(1\,;2\,;3) ; C(3 ;3 ;1)\mathrm{C}(3\,;3\,;1) ; E(2 ;−2 ;2)\mathrm{E}(2\,;-2\,;2) ; F(3 ;0 ;4)\mathrm{F}(3\,;0\,;4) et G(5 ;1 ;2)\mathrm{G}(5\,;1\,;2)

  • 1.a. Montrer que les points B, C et E ne sont pas alignés.
  • 1.b. Justifier que le vecteur AF→\overrightarrow{\mathrm{AF}} est normal au plan (BCE).
  • 1.c. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (BCE) est x+z−4=0x+z-4=0.
  • 2.a. Montrer que le point G n'appartient pas au plan (BCE).
  • 2.b. Montrer que les vecteurs BE→\overrightarrow{\mathrm{BE}}, BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}} et AG→\overrightarrow{\mathrm{AG}} ne sont pas coplanaires.
  • 2.c. En déduire que la droite (AG) et le plan (BCE) sont sécants.
  • Pour la suite de l'exercice, on appellera P le point d'intersection de la droite (AG) et du plan (BCE).
  • 3.a. Montrer qu'une représentation paramétrique de la droite (AG) est : {x=5ty=tz=1+t\begin{cases}x=5t\\y=t\\z=1+t\end{cases} t∈Rt\in\mathbb{R}
  • 3.b. En déduire les coordonnées du point P.
  • 3.c. Montrer que le point P est le milieu du segment [EC].
  • 4. Déterminer l'intersection des plans (BCE) et (ACG).

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

1.b
2.a
3.b
4
Voir la correction

Réponses

  • 1.a BC→(2 ;1 ;−2)\overrightarrow{\mathrm{BC}}(2\,;1\,;-2) et BE→(1 ;−4 ;−1)\overrightarrow{\mathrm{BE}}(1\,;-4\,;-1) ne sont pas colinéaires
  • 1.b AF→(3 ;0 ;3)\overrightarrow{\mathrm{AF}}(3\,;0\,;3) est orthogonal à BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}} et à BE→\overrightarrow{\mathrm{BE}}, deux vecteurs non colinéaires du plan
  • 1.c 3x+3z+d=03x+3z+d=0 passant par B donne d=−12d=-12, soit x+z−4=0x+z-4=0
  • 2.a 5+2−4=3≠05+2-4=3\neq 0 : G∉(BCE)\mathrm{G}\notin(\mathrm{BCE})
  • 2.b AG→=aBE→+bBC→\overrightarrow{\mathrm{AG}}=a\overrightarrow{\mathrm{BE}}+b\overrightarrow{\mathrm{BC}} conduit à 6=06=0 : impossible, les trois vecteurs ne sont pas coplanaires
  • 2.c AG→\overrightarrow{\mathrm{AG}} n'est pas un vecteur du plan (BCE) : (AG) n'est pas parallèle au plan, elle le coupe
  • 3.a Pour t=0t=0 on obtient A, et (511)=AG→\begin{pmatrix}5\\1\\1\end{pmatrix}=\overrightarrow{\mathrm{AG}} dirige la droite
  • 3.b t=12t=\dfrac{1}{2} : P(2,5 ;0,5 ;1,5)\mathrm{P}(2{,}5\,;0{,}5\,;1{,}5)
  • 3.c Milieu de [EC] : (2+32 ;−2+32 ;2+12)=(2,5 ;0,5 ;1,5)=P\left(\dfrac{2+3}{2}\,;\dfrac{-2+3}{2}\,;\dfrac{2+1}{2}\right)=(2{,}5\,;0{,}5\,;1{,}5)=\mathrm{P}
  • 4 Les plans sont sécants suivant la droite (EC) (qui est aussi la droite (CP))

1.a. Méthode : trois points sont alignés si et seulement si deux vecteurs qu'ils définissent sont colinéaires. On calcule BC→(3−13−21−3)=(21−2)\overrightarrow{\mathrm{BC}}\begin{pmatrix}3-1\\3-2\\1-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2\\1\\-2\end{pmatrix} et BE→(2−1−2−22−3)=(1−4−1)\overrightarrow{\mathrm{BE}}\begin{pmatrix}2-1\\-2-2\\2-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1\\-4\\-1\end{pmatrix}.

S'il existait un réel kk tel que BC→=k BE→\overrightarrow{\mathrm{BC}}=k\,\overrightarrow{\mathrm{BE}}, les premières coordonnées imposeraient k=2k=2, les deuxièmes k=−14k=-\dfrac{1}{4} : contradiction. Les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc B, C et E ne sont pas alignés ; ils définissent bien un plan (BCE).

Remarque de rédaction : pour PROUVER une colinéarité, il faut vérifier les trois coordonnées ; pour la RÉFUTER, deux rapports différents suffisent. Piège : calculer BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}} et BE→\overrightarrow{\mathrm{BE}} puis affirmer « ils ne sont pas colinéaires » sans le montrer ; c'est précisément ce qui est noté.

1.b. Méthode : un vecteur non nul est normal à un plan s'il est orthogonal à deux vecteurs NON COLINÉAIRES de ce plan. On a AF→(3−00−04−1)=(303)\overrightarrow{\mathrm{AF}}\begin{pmatrix}3-0\\0-0\\4-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}3\\0\\3\end{pmatrix}, non nul.

Le repère étant orthonormé : AF→⋅BC→=3×2+0×1+3×(−2)=6−6=0\overrightarrow{\mathrm{AF}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BC}}=3\times 2+0\times 1+3\times(-2)=6-6=0 et AF→⋅BE→=3×1+0×(−4)+3×(−1)=3−3=0\overrightarrow{\mathrm{AF}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{BE}}=3\times 1+0\times(-4)+3\times(-1)=3-3=0.

AF→\overrightarrow{\mathrm{AF}} est orthogonal à BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}} et à BE→\overrightarrow{\mathrm{BE}}, qui sont deux vecteurs non colinéaires du plan (BCE) d'après la question 1.a : AF→\overrightarrow{\mathrm{AF}} est normal au plan (BCE). Piège : ne vérifier qu'un seul produit scalaire, ou oublier de rappeler la non-colinéarité, sans laquelle deux produits nuls ne suffisent pas.

1.c. Méthode : un plan de vecteur normal n⃗(abc)\vec{n}\begin{pmatrix}a\\b\\c\end{pmatrix} a une équation de la forme ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0. Avec AF→(303)\overrightarrow{\mathrm{AF}}\begin{pmatrix}3\\0\\3\end{pmatrix}, le plan (BCE) a une équation 3x+3z+d=03x+3z+d=0.

B appartient au plan : 3×1+3×3+d=03\times 1+3\times 3+d=0, donc d=−12d=-12. Une équation est 3x+3z−12=03x+3z-12=0, et en divisant par 33 : x+z−4=0x+z-4=0.

Vérification avec les deux autres points : pour C, 3+1−4=03+1-4=0 ; pour E, 2+2−4=02+2-4=0. Les trois points vérifient l'équation.

2.a. On remplace les coordonnées de G(5 ;1 ;2)\mathrm{G}(5\,;1\,;2) dans l'équation : xG+zG−4=5+2−4=3≠0x_{\mathrm{G}}+z_{\mathrm{G}}-4=5+2-4=3\neq 0. Les coordonnées de G ne vérifient pas l'équation, donc G n'appartient pas au plan (BCE).

2.b. Méthode : trois vecteurs sont coplanaires si l'un s'écrit comme combinaison linéaire des deux autres. Comme BE→\overrightarrow{\mathrm{BE}} et BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}} ne sont pas colinéaires (question 1.a), il suffit de montrer qu'il n'existe aucun couple de réels (a ;b)(a\,;b) tel que AG→=a BE→+b BC→\overrightarrow{\mathrm{AG}}=a\,\overrightarrow{\mathrm{BE}}+b\,\overrightarrow{\mathrm{BC}}.

On a AG→(5−01−02−1)=(511)\overrightarrow{\mathrm{AG}}\begin{pmatrix}5-0\\1-0\\2-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}5\\1\\1\end{pmatrix}. L'égalité s'écrit coordonnée par coordonnée : 5=a+2b5=a+2b, 1=−4a+b1=-4a+b et 1=−a−2b1=-a-2b. En ajoutant la première et la troisième équation : 6=06=0, ce qui est impossible.

Le système n'a pas de solution : AG→\overrightarrow{\mathrm{AG}} n'est pas combinaison linéaire de BE→\overrightarrow{\mathrm{BE}} et BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}}, et les trois vecteurs ne sont pas coplanaires.

Autre justification, plus rapide : AG→⋅AF→=5×3+1×0+1×3=18≠0\overrightarrow{\mathrm{AG}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AF}}=5\times 3+1\times 0+1\times 3=18\neq 0. Si AG→\overrightarrow{\mathrm{AG}} était combinaison de BE→\overrightarrow{\mathrm{BE}} et BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}}, il serait orthogonal au vecteur normal AF→\overrightarrow{\mathrm{AF}}, comme eux.

2.c. Méthode : une droite est parallèle à un plan si et seulement si un de ses vecteurs directeurs est combinaison linéaire de deux vecteurs non colinéaires du plan. Le vecteur directeur AG→\overrightarrow{\mathrm{AG}} de la droite (AG) n'est pas combinaison linéaire de BE→\overrightarrow{\mathrm{BE}} et BC→\overrightarrow{\mathrm{BC}} (question 2.b).

La droite (AG) n'est donc pas parallèle au plan (BCE) : elle le coupe en un unique point, la droite et le plan sont sécants. La question 2.a confirme au passage que (AG) n'est pas contenue dans le plan, puisque G n'y est pas. Piège : croire que 2.a suffit ; un point hors du plan n'empêche pas la droite d'être strictement parallèle au plan, c'est 2.b qui exclut ce cas.

3.a. Méthode : la droite passant par le point A(xA ;yA ;zA)\mathrm{A}(x_{\mathrm{A}}\,;y_{\mathrm{A}}\,;z_{\mathrm{A}}) et dirigée par u⃗(abc)\vec{u}\begin{pmatrix}a\\b\\c\end{pmatrix} a pour représentation paramétrique x=xA+atx=x_{\mathrm{A}}+at, y=yA+bty=y_{\mathrm{A}}+bt, z=zA+ctz=z_{\mathrm{A}}+ct, t∈Rt\in\mathbb{R}.

Avec A(0 ;0 ;1)\mathrm{A}(0\,;0\,;1) et AG→(511)\overrightarrow{\mathrm{AG}}\begin{pmatrix}5\\1\\1\end{pmatrix} : x=0+5t=5tx=0+5t=5t, y=0+t=ty=0+t=t, z=1+tz=1+t, t∈Rt\in\mathbb{R}, c'est la représentation annoncée. Vérification : t=1t=1 donne (5 ;1 ;2)(5\,;1\,;2), le point G.

3.b. Méthode : un point de (AG) de paramètre tt est dans le plan (BCE) si ses coordonnées vérifient x+z−4=0x+z-4=0. On reporte la représentation paramétrique dans l'équation : 5t+(1+t)−4=05t+(1+t)-4=0, soit 6t−3=06t-3=0, donc t=12t=\dfrac{1}{2}.

On reporte cette valeur dans la représentation paramétrique : x=5×12=2,5x=5\times\dfrac{1}{2}=2{,}5, y=0,5y=0{,}5, z=1+0,5=1,5z=1+0{,}5=1{,}5. Donc P(2,5 ;0,5 ;1,5)\mathrm{P}(2{,}5\,;0{,}5\,;1{,}5).

Vérification : 2,5+1,5−4=02{,}5+1{,}5-4=0, P est bien dans le plan (BCE). Piège : s'arrêter à t=12t=\dfrac{1}{2}, qui est un paramètre et non les coordonnées demandées.

3.c. Les coordonnées du milieu de [EC][\mathrm{EC}] sont les moyennes de celles des extrémités : (2+32 ;−2+32 ;2+12)=(2,5 ;0,5 ;1,5)\left(\dfrac{2+3}{2}\,;\dfrac{-2+3}{2}\,;\dfrac{2+1}{2}\right)=(2{,}5\,;0{,}5\,;1{,}5). Ce sont les coordonnées de P : P est le milieu du segment [EC][\mathrm{EC}].

4. Méthode : deux plans distincts et non parallèles se coupent suivant une droite ; pour la déterminer, il suffit d'exhiber deux points distincts communs aux deux plans.

Les plans sont distincts : A appartient à (ACG) mais pas à (BCE), puisque 0+1−4=−3≠00+1-4=-3\neq 0. Ils ne sont donc pas confondus.

Premier point commun : C appartient aux deux plans par définition. Deuxième point commun : P appartient à la droite (AG), qui est contenue dans le plan (ACG), et P appartient au plan (BCE) par définition (question 3). Les points C et P sont distincts : C(3 ;3 ;1)\mathrm{C}(3\,;3\,;1) et P(2,5 ;0,5 ;1,5)\mathrm{P}(2{,}5\,;0{,}5\,;1{,}5).

Deux plans distincts qui ont deux points communs distincts ne sont pas parallèles (des plans parallèles distincts n'ont aucun point commun) : leur intersection est la droite (CP). Comme P est le milieu de [EC][\mathrm{EC}] (question 3.c), le point E est sur la droite (CP), et cette droite est aussi la droite (EC). L'intersection des plans (BCE) et (ACG) est la droite (EC).

Vérification par une équation de (ACG) : AC→(330)\overrightarrow{\mathrm{AC}}\begin{pmatrix}3\\3\\0\end{pmatrix} et AG→(511)\overrightarrow{\mathrm{AG}}\begin{pmatrix}5\\1\\1\end{pmatrix} sont orthogonaux à m⃗(1−1−4)\vec{m}\begin{pmatrix}1\\-1\\-4\end{pmatrix} (3−3+0=03-3+0=0 et 5−1−4=05-1-4=0), d'où l'équation x−y−4z+4=0x-y-4z+4=0, qui passe par A. Les points C (3−3−4+4=03-3-4+4=0), G (5−1−8+4=05-1-8+4=0) et E (2+2−8+4=02+2-8+4=0) la vérifient. Une représentation paramétrique de la droite (EC) est x=3−kx=3-k, y=3−5ky=3-5k, z=1+kz=1+k, k∈Rk\in\mathbb{R}.

Piège : répondre « le point P » ; P est seulement l'intersection de la DROITE (AG) avec le plan (BCE). Deux plans sécants se coupent suivant une droite, jamais en un point isolé.

Exercice 4 : Fonctions trigonométriques : fonction auxiliaire, théorème des valeurs intermédiaires et étude de sin(x)/x

5 points Dérivation et trigonométrieLimites et continuité

  • 1. On considère la fonction gg définie sur l'intervalle [0 ;2π][0\,;2\pi] par : g(x)=xcos⁡(x)−sin⁡(x)g(x)=x\cos(x)-\sin(x)
  • On admet que la fonction gg est dérivable sur l'intervalle [0 ;2π][0\,;2\pi] et on note g′g' sa dérivée.
  • 1.a. Montrer que pour tout réel xx de l'intervalle [0 ;2π][0\,;2\pi], on a : g′(x)=−xsin⁡(x)g'(x)=-x\sin(x)
  • 1.b. On donne le tableau de variations de la fonction gg sur l'intervalle [0 ;2π][0\,;2\pi] ci-dessous.
    Justifier chacun des éléments qui figurent dans ce tableau de variations.
  • xx00π\pi2π2\pi
    gg00↘\searrow−π-\pi↗\nearrow2π2\pi
  • 1.c. Montrer qu'il existe une unique valeur réelle α\alpha dans l'intervalle [π ;2π][\pi\,;2\pi] telle que g(α)=0g(\alpha)=0.
  • 1.d. En déduire le tableau de signes de la fonction gg sur l'intervalle [0 ;2π][0\,;2\pi].
  • 2. On considère la fonction ff définie sur l'intervalle ]0 ;2π]]0\,;2\pi] par : f(x)=sin⁡(x)xf(x)=\dfrac{\sin(x)}{x}
  • On admet que la fonction ff est dérivable sur l'intervalle ]0 ;2π]]0\,;2\pi] et on note f′f' sa dérivée.
  • 2.a. Montrer que pour tout réel xx de l'intervalle ]0 ;2π]]0\,;2\pi] on a : f′(x)=g(x)x2f'(x)=\dfrac{g(x)}{x^{2}}
  • 2.b. Étudier le signe de la fonction f′f' sur l'intervalle ]0 ;2π]]0\,;2\pi].
  • 2.c. En déduire le sens de variation de la fonction ff sur l'intervalle ]0 ;2π]]0\,;2\pi].
  • 2.d. Déterminer la limite de ff en 00. On pourra utiliser le taux d'accroissement de la fonction sinus en 00.
  • 3. On considère deux nombres réels rr et ss qui vérifient l'inégalité : 0<r<s<π0<r<s<\pi.
    Montrer que : rs<sin⁡(r)sin⁡(s)\dfrac{r}{s}<\dfrac{\sin(r)}{\sin(s)}

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/7

1.b
1.c
1.d
2.b
2.c
2.d
Voir la correction

Réponses

  • 1.a g′(x)=cos⁡(x)−xsin⁡(x)−cos⁡(x)=−xsin⁡(x)g'(x)=\cos(x)-x\sin(x)-\cos(x)=-x\sin(x)
  • 1.b g′⩽0g'\leqslant 0 sur [0 ;π][0\,;\pi], g′⩾0g'\geqslant 0 sur [π ;2π][\pi\,;2\pi] (signe de sin⁡\sin, x⩾0x\geqslant 0) ; g(0)=0g(0)=0, g(π)=−πg(\pi)=-\pi, g(2π)=2πg(2\pi)=2\pi
  • 1.c gg continue, strictement croissante sur [π ;2π][\pi\,;2\pi], g(π)=−π<0<2π=g(2π)g(\pi)=-\pi<0<2\pi=g(2\pi) : unique α\alpha, 4,49<α<4,504{,}49<\alpha<4{,}50
  • 1.d g(0)=0g(0)=0, g(x)<0g(x)<0 sur ]0 ;α[]0\,;\alpha[, g(α)=0g(\alpha)=0, g(x)>0g(x)>0 sur ]α ;2π]]\alpha\,;2\pi]
  • 2.a f′(x)=xcos⁡(x)−sin⁡(x)×1x2=g(x)x2f'(x)=\dfrac{x\cos(x)-\sin(x)\times 1}{x^{2}}=\dfrac{g(x)}{x^{2}}
  • 2.b f′(x)<0f'(x)<0 sur ]0 ;α[]0\,;\alpha[, f′(α)=0f'(\alpha)=0, f′(x)>0f'(x)>0 sur ]α ;2π]]\alpha\,;2\pi]
  • 2.c ff strictement décroissante sur ]0 ;α]]0\,;\alpha], strictement croissante sur [α ;2π][\alpha\,;2\pi]
  • 2.d lim⁡x→0f(x)=sin⁡′(0)=cos⁡(0)=1\lim\limits_{x\to 0}f(x)=\sin'(0)=\cos(0)=1
  • 3 ff décroît strictement sur ]0 ;π]⊂ ]0 ;α]]0\,;\pi]\subset\,]0\,;\alpha], donc sin⁡(r)r>sin⁡(s)s\dfrac{\sin(r)}{r}>\dfrac{\sin(s)}{s}, puis on multiplie par rsin⁡(s)>0\dfrac{r}{\sin(s)}>0

1.a. Méthode : dérivée d'un produit, (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv', appliquée à xcos⁡(x)x\cos(x) avec u(x)=xu(x)=x et v(x)=cos⁡(x)v(x)=\cos(x), puis sin⁡′=cos⁡\sin'=\cos et cos⁡′=−sin⁡\cos'=-\sin.

Pour tout x∈[0 ;2π]x\in[0\,;2\pi] : g′(x)=1×cos⁡(x)+x×(−sin⁡(x))−cos⁡(x)=cos⁡(x)−xsin⁡(x)−cos⁡(x)=−xsin⁡(x)g'(x)=1\times\cos(x)+x\times(-\sin(x))-\cos(x)=\cos(x)-x\sin(x)-\cos(x)=-x\sin(x).

Piège : dériver xcos⁡(x)x\cos(x) en −sin⁡(x)-\sin(x), en oubliant la règle du produit ; on obtiendrait g′(x)=−sin⁡(x)−cos⁡(x)g'(x)=-\sin(x)-\cos(x), et tout le tableau serait faux.

1.b. Il faut justifier trois choses : le signe de g′g', qui donne les flèches, et les trois valeurs écrites aux extrémités des flèches.

Signe de g′(x)=−xsin⁡(x)g'(x)=-x\sin(x). Sur [0 ;π][0\,;\pi] : x⩾0x\geqslant 0 et sin⁡(x)⩾0\sin(x)\geqslant 0 (lecture sur le cercle trigonométrique), donc xsin⁡(x)⩾0x\sin(x)\geqslant 0 et g′(x)⩽0g'(x)\leqslant 0, avec égalité seulement en 00 et en π\pi. Sur [π ;2π][\pi\,;2\pi] : x>0x>0 et sin⁡(x)⩽0\sin(x)\leqslant 0, donc g′(x)⩾0g'(x)\geqslant 0, avec égalité seulement en π\pi et en 2π2\pi.

Une dérivée qui garde un signe constant et ne s'annule qu'en des points isolés donne une fonction STRICTEMENT monotone : gg est strictement décroissante sur [0 ;π][0\,;\pi] et strictement croissante sur [π ;2π][\pi\,;2\pi].

Valeurs : g(0)=0×cos⁡(0)−sin⁡(0)=0−0=0g(0)=0\times\cos(0)-\sin(0)=0-0=0 ; g(π)=πcos⁡(π)−sin⁡(π)=π×(−1)−0=−πg(\pi)=\pi\cos(\pi)-\sin(\pi)=\pi\times(-1)-0=-\pi ; g(2π)=2πcos⁡(2π)−sin⁡(2π)=2π×1−0=2πg(2\pi)=2\pi\cos(2\pi)-\sin(2\pi)=2\pi\times 1-0=2\pi. Tous les éléments du tableau sont justifiés.

Piège : justifier les flèches et oublier les trois valeurs, ou l'inverse ; la question dit « chacun des éléments ».

1.c. Méthode : corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, cas d'une fonction continue et strictement monotone. Sur [π ;2π][\pi\,;2\pi], gg est dérivable, donc continue, et strictement croissante (question 1.b).

Aux bornes : g(π)=−π<0g(\pi)=-\pi<0 et g(2π)=2π>0g(2\pi)=2\pi>0. Le réel 00 est compris entre g(π)g(\pi) et g(2π)g(2\pi), donc l'équation g(x)=0g(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans [π ;2π][\pi\,;2\pi]. Comme g(π)≠0g(\pi)\neq 0 et g(2π)≠0g(2\pi)\neq 0, on a même π<α<2π\pi<\alpha<2\pi.

Encadrement à la calculatrice (en radians) : g(4,49)≈−0,015<0g(4{,}49)\approx-0{,}015<0 et g(4,50)≈0,029>0g(4{,}50)\approx 0{,}029>0, donc 4,49<α<4,504{,}49<\alpha<4{,}50, soit α≈4,49\alpha\approx 4{,}49 au centième. Remarque : g(α)=0g(\alpha)=0 s'écrit αcos⁡(α)=sin⁡(α)\alpha\cos(\alpha)=\sin(\alpha) ; cos⁡(α)\cos(\alpha) ne peut pas être nul (sinon sin⁡(α)\sin(\alpha) le serait aussi, ce qui est impossible), donc α\alpha est la solution de tan⁡(x)=x\tan(x)=x dans ]π ;2π[]\pi\,;2\pi[.

Piège : oublier la stricte monotonie, qui seule donne l'UNICITÉ ; la continuité et le changement de signe ne donnent que l'existence.

1.d. On lit le signe sur les variations. Sur ]0 ;π]]0\,;\pi], gg est strictement décroissante, donc pour 0<x⩽π0<x\leqslant\pi, g(x)<g(0)=0g(x)<g(0)=0. Sur [π ;α[[\pi\,;\alpha[, gg est strictement croissante et g(α)=0g(\alpha)=0, donc g(x)<0g(x)<0. Sur ]α ;2π]]\alpha\,;2\pi], de même, g(x)>g(α)=0g(x)>g(\alpha)=0.

Tableau de signes : g(0)=0g(0)=0 ; g(x)<0g(x)<0 pour x∈ ]0 ;α[x\in\,]0\,;\alpha[ ; g(α)=0g(\alpha)=0 ; g(x)>0g(x)>0 pour x∈ ]α ;2π]x\in\,]\alpha\,;2\pi]. Il est donné en fin de corrigé. Piège : oublier le zéro en 00, valeur où gg s'annule aussi, et qui n'est pas α\alpha.

2.a. Méthode : dérivée d'un quotient, (uv)′=u′v−uv′v2\left(\dfrac{u}{v}\right)'=\dfrac{u'v-uv'}{v^{2}}, avec u(x)=sin⁡(x)u(x)=\sin(x), u′(x)=cos⁡(x)u'(x)=\cos(x), v(x)=xv(x)=x, v′(x)=1v'(x)=1, et v(x)≠0v(x)\neq 0 sur ]0 ;2π]]0\,;2\pi].

Pour tout x∈ ]0 ;2π]x\in\,]0\,;2\pi] : f′(x)=cos⁡(x)×x−sin⁡(x)×1x2=xcos⁡(x)−sin⁡(x)x2=g(x)x2f'(x)=\dfrac{\cos(x)\times x-\sin(x)\times 1}{x^{2}}=\dfrac{x\cos(x)-\sin(x)}{x^{2}}=\dfrac{g(x)}{x^{2}}.

Piège : inverser les deux termes du numérateur, sin⁡(x)−xcos⁡(x)\sin(x)-x\cos(x), ce qui donne −g(x)x2-\dfrac{g(x)}{x^{2}} et renverse toutes les variations de ff.

2.b. Pour tout x∈ ]0 ;2π]x\in\,]0\,;2\pi], x2>0x^{2}>0 : f′(x)f'(x) a le même signe que g(x)g(x). D'après la question 1.d : f′(x)<0f'(x)<0 sur ]0 ;α[]0\,;\alpha[, f′(α)=0f'(\alpha)=0 et f′(x)>0f'(x)>0 sur ]α ;2π]]\alpha\,;2\pi].

2.c. D'après le signe de f′f', la fonction ff est strictement décroissante sur ]0 ;α]]0\,;\alpha] et strictement croissante sur [α ;2π][\alpha\,;2\pi]. Elle atteint son minimum en α\alpha.

Valeur de ce minimum, pour aller plus loin : de αcos⁡(α)=sin⁡(α)\alpha\cos(\alpha)=\sin(\alpha) on tire f(α)=sin⁡(α)α=cos⁡(α)≈−0,217f(\alpha)=\dfrac{\sin(\alpha)}{\alpha}=\cos(\alpha)\approx-0{,}217. Et f(2π)=sin⁡(2π)2π=0f(2\pi)=\dfrac{\sin(2\pi)}{2\pi}=0. Le tableau de variation de ff est donné en fin de corrigé.

2.d. En 00, sin⁡(x)→0\sin(x)\to 0 et x→0x\to 0 : forme indéterminée du type 00\dfrac{0}{0}. On l'écrit comme un taux d'accroissement : pour x≠0x\neq 0, f(x)=sin⁡(x)x=sin⁡(x)−sin⁡(0)x−0f(x)=\dfrac{\sin(x)}{x}=\dfrac{\sin(x)-\sin(0)}{x-0}, puisque sin⁡(0)=0\sin(0)=0.

La fonction sinus est dérivable en 00, de nombre dérivé sin⁡′(0)=cos⁡(0)=1\sin'(0)=\cos(0)=1. Par définition du nombre dérivé, ce taux d'accroissement tend vers 11 quand xx tend vers 00 : lim⁡x→0f(x)=1\lim\limits_{x\to 0}f(x)=1.

Vérification numérique : f(0,01)≈0,999 98f(0{,}01)\approx 0{,}999\,98. Piège : conclure « 00=0\dfrac{0}{0}=0 » ou « limite impossible » ; une forme indéterminée ne se conclut jamais sans transformation.

3. Méthode : traduire l'inégalité demandée en une comparaison de f(r)f(r) et f(s)f(s), puis utiliser le sens de variation de ff (question 2.c).

On a 0<r<s<π0<r<s<\pi, et π<α\pi<\alpha (question 1.c) : rr et ss sont dans ]0 ;π]⊂ ]0 ;α]]0\,;\pi]\subset\,]0\,;\alpha], intervalle sur lequel ff est strictement décroissante. Une fonction strictement décroissante renverse l'ordre : r<sr<s entraîne f(r)>f(s)f(r)>f(s), soit sin⁡(r)r>sin⁡(s)s\dfrac{\sin(r)}{r}>\dfrac{\sin(s)}{s}.

On multiplie les deux membres par rsin⁡(s)\dfrac{r}{\sin(s)}. Ce nombre est strictement positif : r>0r>0, et sin⁡(s)>0\sin(s)>0 car 0<s<π0<s<\pi. L'ordre est donc conservé : sin⁡(r)sin⁡(s)>sin⁡(s)s×rsin⁡(s)=rs\dfrac{\sin(r)}{\sin(s)}>\dfrac{\sin(s)}{s}\times\dfrac{r}{\sin(s)}=\dfrac{r}{s}, c'est-à-dire rs<sin⁡(r)sin⁡(s)\dfrac{r}{s}<\dfrac{\sin(r)}{\sin(s)}.

Vérification sur un exemple : r=π6r=\dfrac{\pi}{6}, s=π2s=\dfrac{\pi}{2} donne rs=13\dfrac{r}{s}=\dfrac{1}{3} et sin⁡(r)sin⁡(s)=12\dfrac{\sin(r)}{\sin(s)}=\dfrac{1}{2}, et 13<12\dfrac{1}{3}<\dfrac{1}{2}. Pièges : ne pas justifier que sin⁡(s)>0\sin(s)>0, alors que c'est ce signe qui autorise la multiplication sans changer le sens ; et ne pas dire pourquoi ]0 ;π]]0\,;\pi] est dans l'intervalle de décroissance, ce qui demande α>π\alpha>\pi.

xx00α\alpha2π2\pi
signe de g(x)g(x)00−-00++
Tableau de signes de gg (question 1.d)
xx00α\alpha2π2\pi
signe de f′(x)f'(x)−-00++
variations de ff11↘\searrowcos⁡(α)\cos(\alpha)↗\nearrow00
Tableau de variation de ff (questions 2.c et 2.d) ; en 00, valeur interdite, 11 est la limite de ff
Il manque quelque chose dans cette série ? Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

De quoi s'agit-il ?
Je lis chaque demande moi-même, personne d'autre ne la voit. Inutile d'écrire ton nom ou celui de ton école.
Quand ta demande est traitée, tu es prévenu par courriel et dans ton espace.

En envoyant, tu acceptes que je lise ta demande pour y répondre. Elle est gardée avec ton compte, effacée avec lui, et jamais publiée : politique de confidentialité.

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2026-maths-asie-j1. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

Voir aussi

Vous préparez l'épreuve de spécialité maths à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. On traite un sujet complet en temps réel, puis on le reprend question par question, avec la rédaction que le barème attend.

Site par Studio Squalli