Spécialité physique-chimie, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité physique-chimie, Antilles-Guyane jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité physique-chimie, session 2026 : Antilles-Guyane, jour 2

Épreuve du mercredi 17 juin 2026 • durée 3 h 30 • calculatrice en mode examen autorisée • 3 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet officiel (Labolycée).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 3 h 30, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité physique-chimie du baccalauréat 2026, centre Antilles-Guyane, jour 2 : l'épreuve du mercredi 17 juin 2026, trois heures trente, calculatrice en mode examen autorisée. Trois exercices pour 20 points, 11 points sur la sécurité incendie, 5 points sur le paracétamol et 4 points sur le traitement de l'eau d'une piscine, avec trois annexes à rendre avec la copie. L'énoncé et ses documents sont reproduits tels quels, et chaque question qui a un résultat vérifiable porte un champ autocorrigé.

L'exercice 1 traverse quatre chapitres : la fréquence d'un son périodique, le niveau d'intensité sonore et l'atténuation par absorption pour la sirène ; la loi phénoménologique de Newton, le premier principe de la thermodynamique et une équation différentielle du premier ordre, avec son temps caractéristique τ\tau lu par la méthode des 63 %, pour le sprinkler ; le débit volumique et la relation de Bernoulli, puis la deuxième loi de Newton, les équations horaires et la portée d'un jet dans le champ de pesanteur uniforme pour la lance à incendie. L'exercice 2 nomme les groupes hydroxyle et amide, exploite un titrage avec suivi conductimétrique par la loi de Kohlrausch, compose une incertitude-type et compare à la notice par le quotient zz, puis étudie une loi de vitesse d'ordre 1. L'exercice 3 porte sur les flèches courbes d'une substitution, l'acide de Brönsted, la constante d'acidité KAK_{\mathrm{A}} et le rapport 10 pH−pKA10^{\,\mathrm{pH}-\mathrm{p}K_{\mathrm{A}}}, puis l'électrolyse : cathode, anode, polarité et quantité d'électricité Q=n(e−) NA eQ=n(\mathrm{e^{-}})\,N_{A}\,e.

Le corrigé nomme la loi à chaque question, pose le calcul avec ses unités et ses chiffres significatifs, et vérifie le résultat quand c'est possible. Les pièges du sujet y sont traités en détail : le temps caractéristique qu'il faut recalculer dans les fumées, τ=RTI/v\tau=R_{\mathrm{TI}}/\sqrt{v}, au lieu de reprendre celui du laboratoire (exercice 1, Q10) ; les pressions converties en pascals dans la relation de Bernoulli (exercice 1, Q12) ; les droites du titrage tracées sur les points alignés, loin de la partie arrondie, et la demi-heure entre la prise et le pic (exercice 2, Q3 et Q9) ; les deux électrons par ion hypochlorite et l'anode reliée au pôle positif d'un électrolyseur (exercice 3, Q7 et Q8).

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité physique-chimie en Terminale

Exercice 1 : Sécurité incendie

11 points Ondes, Doppler et interférencesTransferts thermiquesModéliser l'écoulement d'un fluide : Archimède et BernoulliMouvement dans un champ uniforme

Dans les établissements recevant du public, comme les supermarchés, les entrepôts ou encore les parkings souterrains, la sécurité incendie est une priorité. Il est donc essentiel de mettre en place des dispositifs de prévention et de protection des occupants et des biens.

Le but de cet exercice est d'étudier :
• une sirène d'alarme incendie, qui assure une alerte rapide des occupants ;
• un sprinkler, qui est un dispositif d'extinction automatique d'un incendie ;
• une lance à incendie, qui permet de maîtriser totalement le sinistre.

1. La sirène d'alarme incendie

L'installation de sirènes d'alarme incendie est obligatoire dans les établissements recevant du public.
En accord avec la norme NFS32-001, le signal sonore émis par une sirène est constitué :
• d'un son n° 1 de fréquence f1=544 Hzf_{1}=544\ \mathrm{Hz}, pendant 100 ms100\ \mathrm{ms} ;
• d'un son n° 2 de fréquence f2f_{2}, pendant 400 ms400\ \mathrm{ms}.

L'analyse du son n° 2 permet d'obtenir une représentation de l'évolution de son amplitude en fonction du temps, donnée sur la figure 1. On considère que ce signal est périodique.

Amplitude du son n° 2 (unité arbitraire, de -15 à 15) en fonction du temps, de 1,2396 à 1,2475 s : un signal presque carré qui bascule entre +15 et -15. Fronts descendants vers 1,2402 s, 1,2425 s, 1,2448 s et 1,2471 s ; fronts montants vers 1,2413 s, 1,2437 s et 1,2460 s. Grandes graduations toutes les millisecondes, dix petites par milliseconde.
Figure 1. Évolution de l'amplitude du son n° 2 en fonction du temps
  • Q1. Déterminer la fréquence f2f_{2} du son n° 2 et préciser si cette fréquence est associée à un son plus grave ou plus aigu que le son n° 1.
  • La figure 2 montre une partie du bâtiment étudié. Une sirène est fixée sur un mur et on mesure le niveau d'intensité sonore en deux points M et N, situés à une même distance d=5,0 md=5{,}0\ \mathrm{m} de la sirène, de part et d'autre d'une cloison non isolée.
  • Vue de dessus d'une partie du bâtiment : la sirène est fixée sur le mur de gauche ; une cloison non isolée, horizontale, sépare deux salles. Le point M est dans la salle de la sirène, le point N dans la salle voisine, de l'autre côté de la cloison, tous deux à la distance d = 5,0 m de la sirène.
    Figure 2. Schéma de la partie du bâtiment étudié
  • Les niveaux d'intensité sonore mesurés aux points M et N ont pour valeurs respectives LM=92 dBL_{\mathrm{M}}=92\ \mathrm{dB} et LN=67 dBL_{\mathrm{N}}=67\ \mathrm{dB}.
  • Q2. Déterminer la valeur de l'atténuation par absorption du niveau d'intensité sonore entre les points M et N, notée AA, en décibels.
  • Cette partie du bâtiment va bénéficier de travaux d'isolation phonique, comme indiqué sur la figure 3. Le son de la sirène se trouvera donc davantage atténué dans certaines salles. Il sera alors nécessaire de remplacer la sirène par une autre plus puissante afin que la valeur du niveau d'intensité sonore au point N, notée LN′L'_{\mathrm{N}}, soit la même qu'avant les travaux : LN′=LN=67 dBL'_{\mathrm{N}}=L_{\mathrm{N}}=67\ \mathrm{dB}. Le son émis par la nouvelle sirène devra alors avoir un niveau d'intensité sonore LM′=104 dBL'_{\mathrm{M}}=104\ \mathrm{dB} au point M.
  • Même vue de dessus après les travaux : les cloisons sont isolées (trait épais grisé) et la sirène est remplacée par une nouvelle sirène ; M et N restent à d = 5,0 m de la sirène, de part et d'autre de la cloison.
    Figure 3. Schéma de la partie du bâtiment étudié avec l'isolation phonique et la nouvelle sirène
  • D'après la norme NFS32-001, les sirènes sont réparties par classe, selon leur niveau d'intensité sonore mesuré à 2,02{,}0 mètres, comme indiqué sur le tableau de la figure 4.
  • Classe de la sirèneABCD
    Niveau d'intensité sonore mesuré à 2,02{,}0 m<90<90 dBde 9090 dB à 105105 dBde 105105 dB à 115115 dB>115>115 dB
    Figure 4. Niveau d'intensité sonore du son émis par une sirène selon sa classe
  • Donnée :
    Niveaux d'intensité sonore : L2=L1−20log⁡(d2d1)L_{2}=L_{1}-20\log\left(\dfrac{d_{2}}{d_{1}}\right).
    • L1L_{1} : niveau d'intensité sonore, en dB, à la distance d1d_{1}, en m, de la source ;
    • L2L_{2} : niveau d'intensité sonore, en dB, à la distance d2d_{2}, en m, de la source.
  • Q3. Calculer la valeur du niveau d'intensité sonore, noté LL, mesuré à 2,0 m2{,}0\ \mathrm{m}, du son émis par la sirène à installer, puis déterminer sa classe.
  • 2. Le sprinkler, un dispositif d'extinction automatique
  • Un sprinkler est un système fixe d'extinction automatique à eau. Il est constitué d'une ampoule qui obstrue la sortie d'eau d'une canalisation, comme l'indique la photographie de la figure 5.
  • Photographie d'un sprinkler fixé sous une canalisation d'eau ; des flèches désignent la canalisation d'eau, la sortie d'eau lorsque l'ampoule éclate, et l'ampoule, petit tube de verre qui obstrue la sortie.
    Figure 5. Photographie d'un sprinkler
  • Lors d'un incendie, l'augmentation de la température provoque la dilatation de l'ampoule puis sa rupture, déclenchant ainsi la projection de l'eau sur la zone à protéger.
  • Le but de cette partie est de déterminer la durée nécessaire pour qu'un sprinkler se déclenche après que l'incendie s'est déclaré. Cette durée est liée aux conditions ambiantes présentes lors de l'incendie et aux caractéristiques propres du sprinkler. Parmi ces dernières, deux sont essentielles :
    • la température de rupture de l'ampoule ;
    • l'indice de temps de réponse, noté RTIR_{\mathrm{TI}} (Response Time Index) : plus il est faible, plus l'ampoule du sprinkler se rompt rapidement lors d'un départ de feu.
  • Afin de déterminer l'indice de temps de réponse RTIR_{\mathrm{TI}} du sprinkler étudié, on réalise au laboratoire l'expérience suivante :
    • on mesure la valeur de la température initiale θ0\theta_{0} du sprinkler, à l'aide d'un thermomètre infrarouge : θ0=22\theta_{0}=22 °C ;
    • on place le sprinkler dans un courant d'air chaud de température θext=54\theta_{\mathrm{ext}}=54 °C et de vitesse v=5,0 m⋅s−1v=5{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} et on déclenche simultanément un chronomètre ;
    • on relève la température θ\theta de l'ampoule du sprinkler toutes les 55 secondes, à l'aide d'un thermomètre infrarouge pour tracer la courbe de la figure 6.
  • Croix de mesure de la température de l'ampoule (de 20 à 60 °C) en fonction du temps (de -20 à 320 s, graduations tous les 10 s) : 22,5 °C avant t = 0, puis une montée rapide, 31 °C à 10 s, 39,5 °C à 30 s, 41,7 °C à 40 s, 42,5 °C à 45 s, 48 °C à 100 s, 51,8 °C à 200 s, et un palier vers 53 °C au-delà de 270 s. Petites graduations de 1 °C.
    Figure 6. Évolution de la température θ de l'ampoule du sprinkler au cours du temps (mesures réalisées au laboratoire)
  • Q4. Indiquer dans quel sens s'effectue le transfert thermique entre l'ampoule du sprinkler et l'air extérieur dans l'expérience réalisée au laboratoire. Justifier.
  • L'ampoule du sprinkler à la température θ(t)\theta(t) (en °C) échange de l'énergie par transfert thermique avec l'air extérieur à la température θext\theta_{\mathrm{ext}} (en °C). Ce transfert thermique est modélisé par la loi phénoménologique de Newton :
  • ϕ=ϵ⋅S⋅v⋅(θext−θ(t))\phi=\epsilon\cdot S\cdot\sqrt{v}\cdot(\theta_{\mathrm{ext}}-\theta(t))
    • ϕ\phi est le flux thermique entre l'air extérieur et l'ampoule en watt (W) ;
    • ϵ\epsilon est une constante en W⋅m−5/2⋅s1/2⋅∘C−1\mathrm{W\cdot m^{-5/2}\cdot s^{1/2}\cdot{}^{\circ}C^{-1}} ;
    • vv est la vitesse de l'air en mètre par seconde (m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}) ;
    • SS la surface extérieure de l'ampoule en mètre carré (m2\mathrm{m^{2}}).
  • La variation d'énergie interne ΔU\Delta U (en J) de l'ampoule de capacité thermique CC (en J⋅K−1\mathrm{J\cdot K^{-1}}) qui subit une variation de température Δθ\Delta\theta (en °C) est donnée par la relation : ΔU=C⋅Δθ\Delta U=C\cdot\Delta\theta.
  • On négligera les autres transferts d'énergie entre l'ampoule et l'extérieur.
  • Q5. En appliquant le premier principe de la thermodynamique à l'ampoule pendant une durée Δt\Delta t, montrer que : ΔθΔt=ϵ⋅S⋅vC⋅(θext−θ(t))\dfrac{\Delta\theta}{\Delta t}=\dfrac{\epsilon\cdot S\cdot\sqrt{v}}{C}\cdot(\theta_{\mathrm{ext}}-\theta(t))
  • La relation précédente conduit à l'équation différentielle suivante : dθ(t)dt=−1τθ(t)+θextτ\dfrac{\mathrm{d}\theta(t)}{\mathrm{d}t}=-\dfrac{1}{\tau}\theta(t)+\dfrac{\theta_{\mathrm{ext}}}{\tau}, avec τ=Cϵ⋅S⋅v\tau=\dfrac{C}{\epsilon\cdot S\cdot\sqrt{v}}.
  • Q6. Résoudre l'équation différentielle pour établir que l'expression de la température θ(t)\theta(t) de l'ampoule en fonction du temps est : θ(t)=θext+(θ0−θext) e−tτ\theta(t)=\theta_{\mathrm{ext}}+(\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}})\,\mathrm{e}^{-\frac{t}{\tau}}
  • On suppose que la température initiale de l'ampoule est θ0=22\theta_{0}=22 °C et qu'elle est placée dans un courant d'air chaud de température θext=54\theta_{\mathrm{ext}}=54 °C.
  • Q7. À la date t=τt=\tau, calculer la valeur θ(τ)\theta(\tau) de la température de l'ampoule.
  • Q8. En déduire, à partir d'une lecture graphique sur la courbe de la figure 6, la valeur du temps caractéristique τ\tau.
  • Le temps caractéristique τ\tau (en s) est propre à l'expérience réalisée au laboratoire. Il permet de déterminer l'indice de temps de réponse du sprinkler, noté RTIR_{\mathrm{TI}} (en m1/2⋅s1/2\mathrm{m^{1/2}\cdot s^{1/2}}). Ces deux grandeurs sont liées entre elles par la relation : τ=RTIv\tau=\dfrac{R_{\mathrm{TI}}}{\sqrt{v}}
  • où vv est la vitesse du courant d'air chaud, exprimée en m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}. Dans l'expérience réalisée au laboratoire, on rappelle que v=5,0 m⋅s−1v=5{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}.
  • Q9. Calculer la valeur de l'indice de temps de réponse RTIR_{\mathrm{TI}} du sprinkler étudié.
  • Le sprinkler étudié est installé dans un entrepôt à la température de 1515 °C. Ses caractéristiques sont les suivantes :
    • température de rupture : θrupt=68\theta_{\mathrm{rupt}}=68 °C ;
    • indice de temps de réponse : RTI=90 m1/2⋅s1/2R_{\mathrm{TI}}=90\ \mathrm{m^{1/2}\cdot s^{1/2}}.
  • Quelques dizaines de secondes après le début d'un violent incendie, des fumées à la température de 200200 °C s'écoulent autour du sprinkler à la vitesse vfumeˊe=3,0 m⋅s−1v_{\text{fumée}}=3{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}.
  • Q10. En utilisant la solution θ(t)=θext+(θ0−θext)⋅e−tτ\theta(t)=\theta_{\mathrm{ext}}+(\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}})\cdot\mathrm{e}^{-\frac{t}{\tau}} de l'équation différentielle, déterminer l'expression de la durée nécessaire, notée truptt_{\mathrm{rupt}}, pour que le sprinkler se déclenche à partir du moment où les fumées arrivent à son contact. On exprimera truptt_{\mathrm{rupt}} en fonction de θrupt\theta_{\mathrm{rupt}}, θ0\theta_{0}, θext\theta_{\mathrm{ext}} et τ\tau. Calculer la valeur de truptt_{\mathrm{rupt}}.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter correctement sa démarche, même non aboutie, car elle sera évaluée.
  • 3. La lance à incendie
  • Le but de cette partie est d'étudier la portée d'une lance à incendie dont les caractéristiques principales sont données dans la documentation présentée figure 7.
  • Débit volumique maximal500 L⋅min−1500\ \mathrm{L\cdot min^{-1}} (réglable par bague tournante)
    Portée maximale4040 m pour une pression d'entrée de 88 bar
    Masse1,91{,}9 kg
    Matériauxaluminium anodisé, nylon, caoutchouc
    Figure 7. Caractéristiques de la lance à mains EFE-EUROJET-500 (d'après https://www.motopompe-incendie.com)
  • Schéma de profil : un tuyau horizontal, puis la lance qui se rétrécit jusqu'à l'orifice de sortie. L'axe horizontal en pointillés passe par O, par le point A dans le tuyau, où la pression vaut PA = 8,0 bar, et par le point B à la sortie de la lance, où PB = 1,0 bar. L'axe z est vertical.
    Figure 8. Schéma de la lance à incendie montée à l'extrémité du tuyau
  • Données :
    • le débit volumique d'écoulement d'un fluide dans un tube, noté DVD_{\mathrm{V}}, exprimé en m3⋅s−1\mathrm{m^{3}\cdot s^{-1}}, est lié à la vitesse du fluide, notée vv, exprimée en m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}, et à la section, notée SS, exprimée en m2\mathrm{m^{2}}, du tube d'écoulement par la relation DV=S⋅vD_{\mathrm{V}}=S\cdot v ;
    • 1 bar=105 Pa1\ \mathrm{bar}=10^{5}\ \mathrm{Pa} ;
    • la lance à incendie est fixée à l'extrémité d'un tuyau cylindrique de 45 mm45\ \mathrm{mm} de diamètre et dont la section au point A (figure 8) vaut : SA=1,6×10−3 m2S_{\mathrm{A}}=1{,}6\times 10^{-3}\ \mathrm{m^{2}} ;
    • lors de l'écoulement permanent et incompressible d'un fluide, la relation de Bernoulli sur une ligne de courant entre deux points A et B s'écrit :
    12ρ⋅vA2+ρ⋅g⋅zA+PA=12ρ⋅vB2+ρ⋅g⋅zB+PB\dfrac{1}{2}\rho\cdot v_{\mathrm{A}}^{2}+\rho\cdot g\cdot z_{\mathrm{A}}+P_{\mathrm{A}}=\dfrac{1}{2}\rho\cdot v_{\mathrm{B}}^{2}+\rho\cdot g\cdot z_{\mathrm{B}}+P_{\mathrm{B}}.
    ◦ zAz_{\mathrm{A}} et zBz_{\mathrm{B}} sont les altitudes (en m) respectivement aux points A et B,
    ◦ vAv_{\mathrm{A}} et vBv_{\mathrm{B}} sont les vitesses (en m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}) respectivement aux points A et B,
    ◦ PAP_{\mathrm{A}} et PBP_{\mathrm{B}} sont les pressions (en Pa) respectivement aux points A et B,
    ◦ ρ\rho est la masse volumique du fluide en kg⋅m−3\mathrm{kg\cdot m^{-3}},
    ◦ gg est l'intensité de la pesanteur terrestre : g=9,81 m⋅s−2g=9{,}81\ \mathrm{m\cdot s^{-2}} ;
    • masse volumique de l'eau : ρeau=1 000 kg⋅m−3\rho_{\text{eau}}=1\,000\ \mathrm{kg\cdot m^{-3}}.
  • Q11. En utilisant l'expression du débit volumique, montrer que la valeur de la vitesse de l'eau dans le tuyau au point A est vA=5,2 m⋅s−1v_{\mathrm{A}}=5{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, lorsque le débit volumique de la lance est maximal.
  • Q12. En utilisant la relation de Bernoulli et les valeurs des pressions données figure 8, montrer que la valeur de la vitesse de l'eau à la sortie de la lance au point B est vB=38 m⋅s−1v_{\mathrm{B}}=38\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}.
  • On étudie le mouvement du centre de masse M d'une goutte d'eau de masse mm dans le référentiel terrestre supposé galiléen, muni d'un repère (O,i⃗,k⃗)(\mathrm{O},\vec{i},\vec{k}) où i⃗\vec{i} est un vecteur unitaire horizontal orienté vers la droite et k⃗\vec{k} un vecteur unitaire vertical orienté vers le haut, comme l'indique le schéma de la figure 9. On suppose que la trajectoire de cette goutte est la même que celle du jet d'eau.
  • Le vecteur vitesse initiale v⃗B\vec{v}_{\mathrm{B}} de la goutte d'eau forme un angle α\alpha avec l'horizontale.
  • Lorsque la lance est inclinée, les points A et B ne sont plus à la même altitude : on ne tient pas compte de cet effet et on considère que la vitesse de l'eau au point B vaut vB=38 m⋅s−1v_{\mathrm{B}}=38\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} quelle que soit l'inclinaison de la lance.
    L'extrémité B de la lance est maintenue à une hauteur zB=1,30 mz_{\mathrm{B}}=1{,}30\ \mathrm{m} au-dessus du sol.
  • Un pompier tient la lance dont l'extrémité B est sur l'axe vertical Oz, au-dessus de l'origine O au sol. Le vecteur vitesse vB fait un angle alpha avec l'horizontale. La trajectoire en pointillés est une parabole qui retombe au sol au point P sur l'axe Ox. Vecteurs unitaires i horizontal vers la droite et k vertical vers le haut ; le champ de pesanteur g est vertical vers le bas.
    Figure 9. Schéma de la situation
  • Données :
    • à la date t=0t=0 s, le centre de masse M de la goutte d'eau est situé au point B ;
    • on néglige les frottements de l'air sur la goutte d'eau.
  • Q13. En appliquant la deuxième loi de Newton, déterminer les coordonnées ax(t)a_{x}(t) et az(t)a_{z}(t) du vecteur accélération a⃗\vec{a} du point M.
  • Q14. Montrer que les équations horaires x(t)x(t) et z(t)z(t) du centre de masse M au cours de son mouvement sont :
    x(t)=vB⋅cos⁡(α)⋅tx(t)=v_{\mathrm{B}}\cdot\cos(\alpha)\cdot t
    z(t)=−12g⋅t2+vB⋅sin⁡(α)⋅t+zBz(t)=-\dfrac{1}{2}g\cdot t^{2}+v_{\mathrm{B}}\cdot\sin(\alpha)\cdot t+z_{\mathrm{B}}
  • On en déduit l'équation de la trajectoire du point M : z(x)=−g2 vB2⋅cos⁡2(α)x2+tan⁡(α)⋅x+zBz(x)=-\dfrac{g}{2\,v_{\mathrm{B}}^{2}\cdot\cos^{2}(\alpha)}x^{2}+\tan(\alpha)\cdot x+z_{\mathrm{B}}
  • La portée correspond à la distance OP sur le schéma de la figure 9. Elle dépend de la valeur de l'angle α\alpha. On admettra que, dans la situation étudiée, la portée est maximale pour un angle α=44,7°\alpha=44{,}7°.
  • L'équation de la trajectoire s'écrit alors z(x)=−6,72×10−3x2+0,990x+1,30z(x)=-6{,}72\times 10^{-3}x^{2}+0{,}990x+1{,}30.
  • Q15. Déterminer la valeur de la portée maximale, notée xmax⁡x_{\max}. Interpréter l'écart observé avec la valeur fournie dans la documentation donnée dans la figure 7.

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Q1
Q2
Q3
Q7
Q8
Q9
Q10
Q13
Q15
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Réponses

  • Q1 3T2≈6,93T_{2}\approx 6{,}9 ms, f2≈4,4×102f_{2}\approx 4{,}4\times 10^{2} Hz <f1<f_{1} : son plus grave
  • Q2 A=LM−LN=25A=L_{\mathrm{M}}-L_{\mathrm{N}}=25 dB
  • Q3 L=104−20log⁡(2,0/5,0)=112L=104-20\log(2{,}0/5{,}0)=112 dB : classe C
  • Q4 De l'air (5454 °C) vers l'ampoule (2222 °C), du chaud vers le froid
  • Q5 C Δθ=ϕ ΔtC\,\Delta\theta=\phi\,\Delta t, d'où ΔθΔt=ϵSvC(θext−θ)\dfrac{\Delta\theta}{\Delta t}=\dfrac{\epsilon S\sqrt{v}}{C}(\theta_{\mathrm{ext}}-\theta)
  • Q6 θ=Ke−t/τ+θext\theta=K\mathrm{e}^{-t/\tau}+\theta_{\mathrm{ext}} et θ(0)=θ0\theta(0)=\theta_{0} : K=θ0−θextK=\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}}
  • Q7 θ(τ)=54−32 e−1=42,2\theta(\tau)=54-32\,\mathrm{e}^{-1}=42{,}2 °C
  • Q8 τ≈43\tau\approx 43 s
  • Q9 RTI=τv≈96 m1/2⋅s1/2R_{\mathrm{TI}}=\tau\sqrt{v}\approx 96\ \mathrm{m^{1/2}\cdot s^{1/2}}
  • Q10 trupt=τln⁡θ0−θextθrupt−θextt_{\mathrm{rupt}}=\tau\ln\dfrac{\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}}}{\theta_{\mathrm{rupt}}-\theta_{\mathrm{ext}}} avec τ=52\tau=52 s : trupt≈18t_{\mathrm{rupt}}\approx 18 s
  • Q11 vA=DVSA=8,33×10−31,6×10−3=5,2 m⋅s−1v_{\mathrm{A}}=\dfrac{D_{\mathrm{V}}}{S_{\mathrm{A}}}=\dfrac{8{,}33\times 10^{-3}}{1{,}6\times 10^{-3}}=5{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}
  • Q12 vB=vA2+2(PA−PB)/ρ=37,8≈38 m⋅s−1v_{\mathrm{B}}=\sqrt{v_{\mathrm{A}}^{2}+2(P_{\mathrm{A}}-P_{\mathrm{B}})/\rho}=37{,}8\approx 38\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}
  • Q13 ax=0a_{x}=0 ; az=−g=−9,81 m⋅s−2a_{z}=-g=-9{,}81\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}
  • Q14 Deux primitives successives, avec v⃗(0)=v⃗B\vec{v}(0)=\vec{v}_{\mathrm{B}} et M en B à t=0t=0
  • Q15 xmax⁡≈149x_{\max}\approx 149 m, soit 3,73{,}7 fois les 4040 m réels : frottements de l'air négligés à tort

Q1. Le signal est périodique : on mesure sa période T2T_{2} sur plusieurs motifs pour gagner en précision, puis f2=1T2f_{2}=\dfrac{1}{T_{2}}. Sur la figure 1, les fronts descendants (passages par zéro vers le bas) se lisent vers t=1,2402t=1{,}2402 s puis t=1,2471t=1{,}2471 s, trois périodes plus tard : 3 T2=1,2471−1,2402=6,9×10−33\,T_{2}=1{,}2471-1{,}2402=6{,}9\times 10^{-3} s, soit T2≈2,29T_{2}\approx 2{,}29 ms. Donc f2=12,29×10−3≈4,4×102f_{2}=\dfrac{1}{2{,}29\times 10^{-3}}\approx 4{,}4\times 10^{2} Hz, de l'ordre de 440440 Hz.

La hauteur d'un son est fixée par sa fréquence : plus elle est basse, plus le son est grave. Comme f2≈440 Hz<f1=544 Hzf_{2}\approx 440\ \mathrm{Hz}<f_{1}=544\ \mathrm{Hz}, le son n° 2 est plus grave que le son n° 1. Erreur fréquente : prendre la date d'un front, 1,241{,}24 s, pour une durée ; seules les DIFFÉRENCES de dates comptent, et une grande graduation vaut une milliseconde. Mesurer une seule période (≈2,3\approx 2{,}3 ms) donne le même ordre de grandeur, mais avec une erreur relative trois fois plus grande.

Q2. Les points M et N sont à la même distance d=5,0d=5{,}0 m de la sirène : l'atténuation géométrique, due à la dilution de l'énergie sur une sphère de plus en plus grande, est la même pour les deux. La différence des niveaux est donc entièrement due à l'absorption par la cloison : A=LM−LN=92−67=25A=L_{\mathrm{M}}-L_{\mathrm{N}}=92-67=25 dB.

Ordre de grandeur : 2525 dB d'atténuation correspond à une intensité sonore divisée par 1025/10≈3×10210^{25/10}\approx 3\times 10^{2} en traversant la cloison.

Q3. On applique la relation donnée avec d1=5,0d_{1}=5{,}0 m, où l'on connaît L1=LM′=104L_{1}=L'_{\mathrm{M}}=104 dB (le point M n'est séparé de la sirène par aucune cloison, la décroissance n'y est que géométrique), et d2=2,0d_{2}=2{,}0 m : L=LM′−20log⁡(2,05,0)=104−20log⁡(0,40)=104+8,0=112L=L'_{\mathrm{M}}-20\log\left(\dfrac{2{,}0}{5{,}0}\right)=104-20\log(0{,}40)=104+8{,}0=112 dB.

Vérification du sens : on se rapproche de la source, le niveau doit augmenter ; c'est bien le cas puisque log⁡(0,40)<0\log(0{,}40)<0. D'après le tableau de la figure 4, 105 dB≤112 dB≤115 dB105\ \mathrm{dB}\le 112\ \mathrm{dB}\le 115\ \mathrm{dB} : la sirène à installer est de classe C. Erreur fréquente : inverser d1d_{1} et d2d_{2}, ce qui donne 9696 dB et la classe B ; ou partir de LN′=67L'_{\mathrm{N}}=67 dB, alors que N est derrière la cloison et que la relation ne décrit que la décroissance avec la distance dans un même milieu.

Q4. Un transfert thermique s'effectue spontanément du corps le plus chaud vers le corps le plus froid. Au début de l'expérience, l'air est à θext=54\theta_{\mathrm{ext}}=54 °C et l'ampoule à θ0=22\theta_{0}=22 °C : le transfert thermique s'effectue de l'air extérieur vers l'ampoule. La figure 6 le confirme : la température de l'ampoule augmente au cours du temps. Il garde ce sens pendant toute l'expérience, puisque l'ampoule reste plus froide que l'air (5353 °C au plus).

Q5. Système : l'ampoule, solide, dont le volume ne varie pratiquement pas, donc elle ne reçoit pas de travail. Premier principe de la thermodynamique entre tt et t+Δtt+\Delta t : ΔU=W+Q=Q\Delta U=W+Q=Q. Le transfert thermique reçu pendant Δt\Delta t est le flux thermique multiplié par la durée : Q=ϕ⋅Δt=ϵ⋅S⋅v⋅(θext−θ(t))⋅ΔtQ=\phi\cdot\Delta t=\epsilon\cdot S\cdot\sqrt{v}\cdot(\theta_{\mathrm{ext}}-\theta(t))\cdot\Delta t, en supposant Δt\Delta t assez court pour que θ(t)\theta(t), donc ϕ\phi, varie peu. Avec ΔU=C⋅Δθ\Delta U=C\cdot\Delta\theta :

C⋅Δθ=ϵ⋅S⋅v⋅(θext−θ(t))⋅ΔtC\cdot\Delta\theta=\epsilon\cdot S\cdot\sqrt{v}\cdot(\theta_{\mathrm{ext}}-\theta(t))\cdot\Delta t, soit ΔθΔt=ϵ⋅S⋅vC⋅(θext−θ(t))\dfrac{\Delta\theta}{\Delta t}=\dfrac{\epsilon\cdot S\cdot\sqrt{v}}{C}\cdot(\theta_{\mathrm{ext}}-\theta(t)), la relation annoncée. Le signe est cohérent avec Q4 : tant que θ<θext\theta<\theta_{\mathrm{ext}}, le flux est positif (reçu par l'ampoule) et la température augmente.

Q6. L'équation s'écrit dθdt+1τθ=θextτ\dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}+\dfrac{1}{\tau}\theta=\dfrac{\theta_{\mathrm{ext}}}{\tau}, de la forme y′=ay+by'=ay+b avec a=−1τa=-\dfrac{1}{\tau} et b=θextτb=\dfrac{\theta_{\mathrm{ext}}}{\tau}. Ses solutions sont θ(t)=K e−t/τ−ba=K e−t/τ+θext\theta(t)=K\,\mathrm{e}^{-t/\tau}-\dfrac{b}{a}=K\,\mathrm{e}^{-t/\tau}+\theta_{\mathrm{ext}}, avec KK une constante : la solution constante θext\theta_{\mathrm{ext}} (régime permanent, où l'ampoule a la température de l'air) plus les solutions de l'équation homogène K e−t/τK\,\mathrm{e}^{-t/\tau}.

Condition initiale : θ(0)=K+θext=θ0\theta(0)=K+\theta_{\mathrm{ext}}=\theta_{0}, donc K=θ0−θextK=\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}} et θ(t)=θext+(θ0−θext) e−t/τ\theta(t)=\theta_{\mathrm{ext}}+(\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}})\,\mathrm{e}^{-t/\tau}. Vérification par substitution : dθdt=−θ0−θextτe−t/τ\dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}=-\dfrac{\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}}}{\tau}\mathrm{e}^{-t/\tau} et −1τθ+θextτ=−θ0−θextτe−t/τ-\dfrac{1}{\tau}\theta+\dfrac{\theta_{\mathrm{ext}}}{\tau}=-\dfrac{\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}}}{\tau}\mathrm{e}^{-t/\tau} : les deux membres sont égaux. Erreur fréquente : écrire K=θ0K=\theta_{0}, en oubliant que la solution particulière vaut déjà θext\theta_{\mathrm{ext}} à t=0t=0.

Q7. À t=τt=\tau, e−1≈0,368\mathrm{e}^{-1}\approx 0{,}368 : θ(τ)=54+(22−54)×e−1=54−32×0,368=42,2\theta(\tau)=54+(22-54)\times\mathrm{e}^{-1}=54-32\times 0{,}368=42{,}2 °C. Autrement dit, à t=τt=\tau l'ampoule a parcouru 6363 % de l'écart initial : 22+0,63×32=42,222+0{,}63\times 32=42{,}2 °C. On garde le dixième de degré pour la lecture graphique qui suit.

Q8. Méthode des 63 % : τ\tau est la date à laquelle la température atteint θ(τ)=42,2\theta(\tau)=42{,}2 °C. Sur la figure 6, la croix de t=40t=40 s est à 41,741{,}7 °C et celle de t=45t=45 s à 42,542{,}5 °C : 42,242{,}2 °C est atteint vers t=43t=43 s. Donc τ≈43\tau\approx 43 s, à quelques secondes près selon la lecture (la figure du corrigé montre la construction).

Remarque honnête sur les mesures : le palier mesuré est vers 5353 °C et non 5454 °C, et la température initiale lue est 22,522{,}5 °C ; le modèle décrit bien la courbe, mais pas au degré près. On applique la méthode avec les valeurs de l'énoncé, comme demandé. La méthode de la tangente à l'origine est ici peu fiable : les premières croix montent très vite (de 22,622{,}6 à 27,827{,}8 °C en 55 s), plus vite que le modèle, et la tangente donnerait un τ\tau trop court.

Q9. De τ=RTIv\tau=\dfrac{R_{\mathrm{TI}}}{\sqrt{v}} on tire RTI=τ⋅v=43×5,0=96 m1/2⋅s1/2R_{\mathrm{TI}}=\tau\cdot\sqrt{v}=43\times\sqrt{5{,}0}=96\ \mathrm{m^{1/2}\cdot s^{1/2}}, avec deux chiffres significatifs comme τ\tau et vv. L'unité se vérifie : s×(m⋅s−1)1/2=m1/2⋅s1/2\mathrm{s}\times(\mathrm{m\cdot s^{-1}})^{1/2}=\mathrm{m^{1/2}\cdot s^{1/2}}. Cette valeur est proche des 90 m1/2⋅s1/290\ \mathrm{m^{1/2}\cdot s^{1/2}} annoncés juste après pour le sprinkler étudié (écart d'environ 77 %, à la hauteur de la précision de la lecture de τ\tau). Erreur fréquente : diviser par v\sqrt{v} au lieu de multiplier.

Q10. Le sprinkler est d'abord à la température de l'entrepôt, θ0=15\theta_{0}=15 °C, et les fumées imposent θext=200\theta_{\mathrm{ext}}=200 °C. Il se déclenche quand θ(trupt)=θrupt\theta(t_{\mathrm{rupt}})=\theta_{\mathrm{rupt}} : θext+(θ0−θext) e−trupt/τ=θrupt\theta_{\mathrm{ext}}+(\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}})\,\mathrm{e}^{-t_{\mathrm{rupt}}/\tau}=\theta_{\mathrm{rupt}}, soit e−trupt/τ=θrupt−θextθ0−θext\mathrm{e}^{-t_{\mathrm{rupt}}/\tau}=\dfrac{\theta_{\mathrm{rupt}}-\theta_{\mathrm{ext}}}{\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}}}. En prenant le logarithme népérien : trupt=−τ⋅ln⁡(θrupt−θextθ0−θext)=τ⋅ln⁡(θ0−θextθrupt−θext)t_{\mathrm{rupt}}=-\tau\cdot\ln\left(\dfrac{\theta_{\mathrm{rupt}}-\theta_{\mathrm{ext}}}{\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}}}\right)=\tau\cdot\ln\left(\dfrac{\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}}}{\theta_{\mathrm{rupt}}-\theta_{\mathrm{ext}}}\right).

Le point décisif : τ\tau n'est PAS celui du laboratoire. Il dépend de la vitesse du gaz, τ=RTIv\tau=\dfrac{R_{\mathrm{TI}}}{\sqrt{v}}, et ici RTI=90 m1/2⋅s1/2R_{\mathrm{TI}}=90\ \mathrm{m^{1/2}\cdot s^{1/2}} et vfumeˊe=3,0 m⋅s−1v_{\text{fumée}}=3{,}0\ \mathrm{m\cdot s^{-1}} : τ=903,0=52\tau=\dfrac{90}{\sqrt{3{,}0}}=52 s.

Application numérique : θ0−θextθrupt−θext=15−20068−200=−185−132=1,40\dfrac{\theta_{0}-\theta_{\mathrm{ext}}}{\theta_{\mathrm{rupt}}-\theta_{\mathrm{ext}}}=\dfrac{15-200}{68-200}=\dfrac{-185}{-132}=1{,}40, et trupt=52×ln⁡(1,40)=52×0,338=18t_{\mathrm{rupt}}=52\times\ln(1{,}40)=52\times 0{,}338=18 s (17,517{,}5 s sans arrondi intermédiaire). Vérification : la durée est positive (le rapport est supérieur à 11) et inférieure à τ\tau, ce qui est cohérent puisque l'ampoule n'a qu'à parcourir 68−15200−15=29\dfrac{68-15}{200-15}=29 % de l'écart, moins que les 6363 % atteints en τ\tau.

Erreurs fréquentes : reprendre τ=43\tau=43 s du laboratoire (on trouverait 1515 s, mais pour un courant d'air plus rapide et un autre sprinkler) ; garder θ0=22\theta_{0}=22 °C, qui était la température du laboratoire ; inverser le rapport et obtenir une durée négative, signal immédiat d'une erreur.

Q11. Le débit maximal se convertit en unités SI : DV=500 L⋅min−1=500×10−3 m360 s=8,33×10−3 m3⋅s−1D_{\mathrm{V}}=500\ \mathrm{L\cdot min^{-1}}=\dfrac{500\times 10^{-3}\ \mathrm{m^{3}}}{60\ \mathrm{s}}=8{,}33\times 10^{-3}\ \mathrm{m^{3}\cdot s^{-1}}. De DV=SA⋅vAD_{\mathrm{V}}=S_{\mathrm{A}}\cdot v_{\mathrm{A}} : vA=DVSA=8,33×10−31,6×10−3=5,2 m⋅s−1v_{\mathrm{A}}=\dfrac{D_{\mathrm{V}}}{S_{\mathrm{A}}}=\dfrac{8{,}33\times 10^{-3}}{1{,}6\times 10^{-3}}=5{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, la valeur annoncée. Vérification de la section : un diamètre de 4545 mm donne S=π×(22,5×10−3)2=1,6×10−3 m2S=\pi\times(22{,}5\times 10^{-3})^{2}=1{,}6\times 10^{-3}\ \mathrm{m^{2}}. Erreur fréquente : oublier la conversion des litres (1 L=10−3 m31\ \mathrm{L}=10^{-3}\ \mathrm{m^{3}}) ou celle des minutes.

Q12. Relation de Bernoulli entre A et B, sur la ligne de courant de l'axe de la lance, horizontale sur la figure 8 : zA=zBz_{\mathrm{A}}=z_{\mathrm{B}} et les termes de pesanteur se simplifient. Il reste 12ρ vA2+PA=12ρ vB2+PB\dfrac{1}{2}\rho\,v_{\mathrm{A}}^{2}+P_{\mathrm{A}}=\dfrac{1}{2}\rho\,v_{\mathrm{B}}^{2}+P_{\mathrm{B}}, d'où vB=vA2+2 (PA−PB)ρv_{\mathrm{B}}=\sqrt{v_{\mathrm{A}}^{2}+\dfrac{2\,(P_{\mathrm{A}}-P_{\mathrm{B}})}{\rho}}.

Application numérique, pressions en pascals : PA−PB=8,0−1,0=7,0P_{\mathrm{A}}-P_{\mathrm{B}}=8{,}0-1{,}0=7{,}0 bar =7,0×105=7{,}0\times 10^{5} Pa. vB=5,22+2×7,0×1051 000=27+1 400=37,8 m⋅s−1≈38 m⋅s−1v_{\mathrm{B}}=\sqrt{5{,}2^{2}+\dfrac{2\times 7{,}0\times 10^{5}}{1\,000}}=\sqrt{27+1\,400}=37{,}8\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}\approx 38\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}. La surpression du tuyau est convertie en énergie cinétique : c'est elle qui fait l'essentiel de la vitesse, le terme vA2v_{\mathrm{A}}^{2} ne pèse que 22 %. Vérification par la conservation du débit : la section de sortie vaut DVvB=2,2×10−4 m2\dfrac{D_{\mathrm{V}}}{v_{\mathrm{B}}}=2{,}2\times 10^{-4}\ \mathrm{m^{2}}, un orifice d'environ 1,71{,}7 cm de diamètre, plausible pour une lance. Erreur fréquente : laisser les pressions en bar, ce qui donne vB≈vA=5,2 m⋅s−1v_{\mathrm{B}}\approx v_{\mathrm{A}}=5{,}2\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, comme si la lance n'accélérait pas l'eau : un résultat qui doit alerter.

Q13. Système : la goutte d'eau, de masse mm, étudiée dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Bilan des forces : son poids P⃗=m g⃗\vec{P}=m\,\vec{g} seulement, les frottements de l'air étant négligés (et la poussée d'Archimède dans l'air, mille fois plus faible que le poids d'une goutte d'eau, aussi). Deuxième loi de Newton : m a⃗=m g⃗m\,\vec{a}=m\,\vec{g}, donc a⃗=g⃗\vec{a}=\vec{g}. Le champ de pesanteur étant vertical vers le bas, g⃗=−g k⃗\vec{g}=-g\,\vec{k} : ax(t)=0a_{x}(t)=0 et az(t)=−g=−9,81 m⋅s−2a_{z}(t)=-g=-9{,}81\ \mathrm{m\cdot s^{-2}}. L'accélération ne dépend pas de la masse de la goutte.

Q14. Le vecteur vitesse est une primitive du vecteur accélération : vx(t)=C1v_{x}(t)=C_{1} et vz(t)=−g t+C2v_{z}(t)=-g\,t+C_{2}. À t=0t=0, v⃗=v⃗B\vec{v}=\vec{v}_{\mathrm{B}}, de coordonnées vBcos⁡(α)v_{\mathrm{B}}\cos(\alpha) et vBsin⁡(α)v_{\mathrm{B}}\sin(\alpha) : vx(t)=vBcos⁡(α)v_{x}(t)=v_{\mathrm{B}}\cos(\alpha) et vz(t)=−g t+vBsin⁡(α)v_{z}(t)=-g\,t+v_{\mathrm{B}}\sin(\alpha).

Le vecteur position est une primitive du vecteur vitesse : x(t)=vBcos⁡(α) t+C3x(t)=v_{\mathrm{B}}\cos(\alpha)\,t+C_{3} et z(t)=−12g t2+vBsin⁡(α) t+C4z(t)=-\dfrac{1}{2}g\,t^{2}+v_{\mathrm{B}}\sin(\alpha)\,t+C_{4}. À t=0t=0, M est en B, sur l'axe vertical (O, k⃗\vec{k}) : x(0)=0x(0)=0 et z(0)=zBz(0)=z_{\mathrm{B}}, donc C3=0C_{3}=0 et C4=zBC_{4}=z_{\mathrm{B}}. On obtient x(t)=vB⋅cos⁡(α)⋅tx(t)=v_{\mathrm{B}}\cdot\cos(\alpha)\cdot t et z(t)=−12g⋅t2+vB⋅sin⁡(α)⋅t+zBz(t)=-\dfrac{1}{2}g\cdot t^{2}+v_{\mathrm{B}}\cdot\sin(\alpha)\cdot t+z_{\mathrm{B}}. Le mouvement est uniforme horizontalement et uniformément varié verticalement.

Q15. La goutte retombe au sol en P, où z=0z=0 : on résout −6,72×10−3x2+0,990x+1,30=0-6{,}72\times 10^{-3}x^{2}+0{,}990x+1{,}30=0. Discriminant : Δ=0,9902−4×(−6,72×10−3)×1,30=0,980+0,0349=1,015\Delta=0{,}990^{2}-4\times(-6{,}72\times 10^{-3})\times 1{,}30=0{,}980+0{,}0349=1{,}015, Δ=1,0075\sqrt{\Delta}=1{,}0075. Les racines sont x=−0,990±1,00752×(−6,72×10−3)x=\dfrac{-0{,}990\pm 1{,}0075}{2\times(-6{,}72\times 10^{-3})} : x=−1,3x=-1{,}3 m, à rejeter (point situé derrière le pompier, avant le départ), et xmax⁡=0,990+1,00751,344×10−2=149x_{\max}=\dfrac{0{,}990+1{,}0075}{1{,}344\times 10^{-2}}=149 m, soit environ 1,5×1021{,}5\times 10^{2} m.

Vérification des coefficients de l'énoncé : g2 vB2cos⁡2(44,7°)=9,812×382×0,505=6,72×10−3 m−1\dfrac{g}{2\,v_{\mathrm{B}}^{2}\cos^{2}(44{,}7°)}=\dfrac{9{,}81}{2\times 38^{2}\times 0{,}505}=6{,}72\times 10^{-3}\ \mathrm{m^{-1}} et tan⁡(44,7°)=0,990\tan(44{,}7°)=0{,}990. L'ordre de grandeur se retrouve avec la formule de la portée depuis le sol, vB2g=147\dfrac{v_{\mathrm{B}}^{2}}{g}=147 m.

Interprétation : le modèle prévoit une portée environ 3,73{,}7 fois plus grande que les 4040 m de la documentation. L'écart vient de l'hypothèse de la question Q13 : les frottements de l'air ne sont pas négligeables. À 38 m⋅s−138\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}, la force de frottement, qui croît avec le carré de la vitesse, est considérable, d'autant que le jet se fragmente en gouttelettes qui offrent une grande surface à l'air et sont freinées très vite. Le modèle de la chute libre surestime donc largement la portée ; la valeur du constructeur est mesurée dans les conditions réelles. Erreur fréquente : prendre x=−1,3x=-1{,}3 m ou s'arrêter au sommet de la trajectoire.

4080120160200240280320202530354045505560θext = 54 °Cθ(τ) = 42,2 °Cτ ≈ 43 st (s)θ (°C)

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Exercice 2 : Le paracétamol

5 points Avancement et dosagesCinétique chimiqueMesure, incertitudes et chiffres significatifsChimie organique et synthèse

Le paracétamol a été synthétisé pour la première fois par Harmon Northrop Morse en 1878.

D'après une étude de l'Assurance Maladie, entre juin 2023 et juin 2024, les deux médicaments les plus consommés en France ont pour principe actif le paracétamol. Utilisé pour diminuer les douleurs d'intensité légère à modérée (antalgique) ou faire chuter la fièvre (antipyrétique), le paracétamol peut être conditionné sous diverses formes : comprimés, poudre en sachets, etc.

Le but de cet exercice est de contrôler la teneur de ce principe actif dans un sachet, puis d'étudier la cinétique de sa disparition dans l'organisme.

Données :
• masse molaire du paracétamol : M(C8H9NO2)=151 g⋅mol−1M(\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}})=151\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
• conductivités ioniques molaires λ\lambda de quelques ions à 25 °C :

IonNa+\mathrm{Na^{+}}OH−\mathrm{OH^{-}}C8H8NO2−\mathrm{C_{8}H_{8}NO_{2}^{-}}
λ\lambda (S⋅m2⋅mol−1\mathrm{S\cdot m^{2}\cdot mol^{-1}})5,01×10−35{,}01\times 10^{-3}19,8×10−319{,}8\times 10^{-3}1,7×10−31{,}7\times 10^{-3}
  • • formule topologique du paracétamol :
  • Formule topologique du paracétamol : un cycle benzénique portant, d'un côté, un groupe HO et, en position opposée, un groupe NH relié à un carbone qui porte un oxygène doublement lié (C=O) et une liaison vers un groupe méthyle.
  • 1. Contrôle de la teneur en principe actif
  • Q1. Écrire la formule semi-développée du paracétamol, puis entourer et nommer les groupes caractéristiques présents dans cette molécule.
  • On souhaite contrôler la teneur en paracétamol dans un sachet dont la notice indique qu'il contient 500500 mg de paracétamol. On réalise pour cela un titrage avec suivi conductimétrique :
    • on dissout le contenu d'un sachet de paracétamol, de formule chimique brute C8H9NO2\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}, dans un grand volume d'eau distillée ;
    • on titre la solution obtenue par une solution titrante d'hydroxyde de sodium (Na+(aq)+OH−(aq))(\mathrm{Na^{+}(aq)+OH^{-}(aq)}) dont la concentration en quantité de matière apportée, notée CC, a pour valeur C=0,250 mol⋅L−1C=0{,}250\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • La transformation chimique mise en jeu lors du titrage peut être modélisée par la réaction d'équation :
  • C8H9NO2(aq)+OH−(aq)→C8H8NO2−(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}(aq)+OH^{-}(aq)\rightarrow C_{8}H_{8}NO_{2}^{-}(aq)+H_{2}O(\ell)}
  • L'évolution de la conductivité σ\sigma de la solution en fonction du volume VV de solution d'hydroxyde de sodium versé est donnée dans l'ANNEXE 1 À RENDRE AVEC LA COPIE.
  • Annexe 1 : croix de la conductivité (en microsiemens par centimètre, de 0 à 2000) en fonction du volume V versé (en mL, de 0 à 26). De 1 à 10 mL, les croix sont alignées et montent doucement, de 54 à 418 µS/cm ; entre 12 et 17 mL la courbe s'arrondit ; de 18 à 25 mL elles sont alignées sur une droite plus pentue, de 1037 à 1828 µS/cm. Aucune droite n'est tracée.
    Annexe 1 à rendre avec la copie (exercice 2, question Q3)
  • Q2. À l'aide des données sur les conductivités ioniques molaires et en négligeant l'effet de la dilution lors de l'ajout de la solution titrante, justifier qualitativement l'évolution de la pente de la courbe au cours du titrage, avant et après l'équivalence.
  • Q3. En faisant figurer la construction graphique sur la courbe de l'ANNEXE 1 À RENDRE AVEC LA COPIE, vérifier que la quantité de matière npn_{\mathrm{p}} de paracétamol contenu dans le sachet vaut np=3,43×10−3n_{\mathrm{p}}=3{,}43\times 10^{-3} mol.
  • L'incertitude-type u(m)u(m) associée à la valeur de la masse mm de paracétamol est donnée par la relation :
    u(m)=m⋅(u(C)C)2+(u(VE)VE)2u(m)=m\cdot\sqrt{\left(\dfrac{u(C)}{C}\right)^{2}+\left(\dfrac{u(V_{\mathrm{E}})}{V_{\mathrm{E}}}\right)^{2}}
    • u(C)u(C) est l'incertitude-type de la concentration CC en quantité de matière d'hydroxyde de sodium apportée ; u(C)=0,010 mol⋅L−1u(C)=0{,}010\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} ;
    • u(VE)u(V_{\mathrm{E}}) est l'incertitude-type du volume de solution titrante versée pour atteindre l'équivalence ; u(VE)=0,29u(V_{\mathrm{E}})=0{,}29 mL.
  • Q4. Déterminer la valeur de la masse de paracétamol, notée mmesm_{\mathrm{mes}}, contenue dans le sachet et son incertitude-type associée, notée u(mmes)u(m_{\mathrm{mes}}). Écrire le résultat de la mesure avec un nombre adapté de chiffres significatifs. On exprimera le résultat en milligramme.
  • Le quotient z=∣mmes−mref∣u(mmes)z=\dfrac{|m_{\mathrm{mes}}-m_{\mathrm{ref}}|}{u(m_{\mathrm{mes}})} permet de comparer la valeur mesurée expérimentalement, notée mmesm_{\mathrm{mes}}, à la valeur de référence, notée mrefm_{\mathrm{ref}}. Si le quotient zz est supérieur à 2, on considère que la valeur mesurée n'est pas compatible avec la valeur de référence.
  • Q5. Discuter de la compatibilité entre la valeur de la masse de paracétamol mesurée, notée mmesm_{\mathrm{mes}}, et la valeur de référence, notée mrefm_{\mathrm{ref}}, indiquée sur la notice du médicament.
  • 2. Étude cinétique
  • L'efficacité du paracétamol dépend de sa concentration dans le sang qui diminue progressivement au cours du temps car le paracétamol est transformé en différents produits. L'un d'eux est toxique et ne doit pas être présent de façon excessive dans l'organisme. Il est donc recommandé de ne pas dépasser un gramme de paracétamol par prise, en respectant un intervalle d'au moins six heures entre deux prises.
  • On se propose de vérifier si l'on peut expliquer ces recommandations à partir de l'évolution de la concentration de paracétamol dans le sang à la suite de la prise d'un comprimé en contenant 11 g. On considère que :
    • la valeur maximale de la concentration du paracétamol dans le sang est égale à 132 μmol⋅L−1132\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}} ;
    • l'évolution de la concentration en paracétamol dans le sang suit ensuite une loi de vitesse d'ordre 1.
  • Q6. Écrire l'expression de la vitesse volumique de disparition vPv_{\mathrm{P}} du paracétamol en fonction de sa concentration [C8H9NO2][\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}].
  • Q7. En utilisant la réponse précédente et sachant que l'évolution de la concentration en paracétamol dans le sang suit une loi de vitesse d'ordre 1, montrer que : d[C8H9NO2]dt=−k⋅[C8H9NO2]\dfrac{\mathrm{d}[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]}{\mathrm{d}t}=-k\cdot[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]
    kk représente la constante de vitesse.
  • La solution de l'équation différentielle précédente est de la forme : [C8H9NO2](t)=[C8H9NO2]0⋅e−k⋅t[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}](t)=[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]_{0}\cdot\mathrm{e}^{-k\cdot t}
    avec [C8H9NO2]0[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]_{0} la concentration de paracétamol à t=0t=0 s et k=0,28 h−1k=0{,}28\ \mathrm{h^{-1}}.
  • L'évolution temporelle de la concentration en quantité de matière de paracétamol [C8H9NO2](t)[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}](t) dans le sang, en μmol⋅L−1\mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}}, est représentée par la courbe de la figure 1.
  • Courbe décroissante de la concentration en paracétamol (en micromoles par litre, de 0 à 140) en fonction du temps (en heures, de 0 à 6) : 132 à t = 0, 100 à 1 h, 76 à 2 h, 57 à 3 h, 43 à 4 h, 33 à 5 h et 25 à 6 h ; la courbe s'aplatit au cours du temps.
    Figure 1. Évolution de la concentration en quantité de matière de paracétamol en fonction du temps
  • Q8. En utilisant la courbe de la figure 1, montrer sans calcul que la vitesse de disparition du paracétamol diminue au cours du temps.
  • La date t=0t=0 h correspond au pic de concentration en quantité de matière de paracétamol dans le sang. On considère que ce pic est atteint 30 minutes après la prise unique de 11 g de paracétamol et que l'effet antalgique du paracétamol sur un individu s'atténue fortement lorsque sa concentration en masse dans le sang devient inférieure à clim=8 mg⋅L−1c_{\mathrm{lim}}=8\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}}.
  • Q9. Déterminer la valeur de la durée nécessaire pour que la valeur limite climc_{\mathrm{lim}} soit atteinte depuis la prise du médicament. Expliquer l'écart avec les recommandations indiquées sur la notice.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter correctement sa démarche, même non aboutie, car elle sera évaluée.

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Q3
Q4
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Q9
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Réponses

  • Q1 HO−C6H4−NH−C(=O)−CH3\mathrm{HO{-}C_{6}H_{4}{-}NH{-}C({=}O){-}CH_{3}} : groupe hydroxyle et groupe amide
  • Q2 Avant : Na+\mathrm{Na^{+}} et C8H8NO2−\mathrm{C_{8}H_{8}NO_{2}^{-}} (6,7×10−36{,}7\times 10^{-3}) ; après : Na+\mathrm{Na^{+}} et OH−\mathrm{OH^{-}} (24,8×10−324{,}8\times 10^{-3}), pente plus forte
  • Q3 VE≈13,8V_{\mathrm{E}}\approx 13{,}8 mL, np=C VE=3,45×10−3n_{\mathrm{p}}=C\,V_{\mathrm{E}}=3{,}45\times 10^{-3} mol, soit 3,43×10−33{,}43\times 10^{-3} mol à la lecture près
  • Q4 mmes=518m_{\mathrm{mes}}=518 mg, u(mmes)=23u(m_{\mathrm{mes}})=23 mg
  • Q5 z=0,77<2z=0{,}77<2 : compatible avec 500500 mg
  • Q6 vP=−d[C8H9NO2]dtv_{\mathrm{P}}=-\dfrac{\mathrm{d}[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]}{\mathrm{d}t}
  • Q7 Ordre 1 : vP=k[C8H9NO2]v_{\mathrm{P}}=k[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}], d'où d[C8H9NO2]dt=−k[C8H9NO2]\dfrac{\mathrm{d}[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]}{\mathrm{d}t}=-k[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]
  • Q8 La pente de la tangente diminue en valeur absolue : la vitesse diminue
  • Q9 53 μmol⋅L−153\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}} atteint à 3,33{,}3 h, soit 3,83{,}8 h après la prise ; les 6 h protègent de l'accumulation

Q1. Formule semi-développée : on écrit toutes les liaisons sauf celles qui engagent un atome d'hydrogène. Le cycle s'écrit avec ses quatre groupes CH\mathrm{CH} et ses deux carbones substitués, en para l'un de l'autre : HO−C6H4−NH−C(=O)−CH3\mathrm{HO{-}C_{6}H_{4}{-}NH{-}C({=}O){-}CH_{3}}, c'est-à-dire, de gauche à droite sur la formule topologique, HO\mathrm{HO} lié à un carbone du cycle, le cycle (CH)4\mathrm{(CH)_{4}} aux doubles liaisons alternées, le carbone opposé lié à NH\mathrm{NH}, puis C\mathrm{C} doublement lié à O\mathrm{O} et lié à CH3\mathrm{CH_{3}}.

Deux groupes caractéristiques sont à entourer. Le groupe hydroxyle −OH\mathrm{{-}OH}, porté ici par un carbone du cycle aromatique (c'est un phénol, pas un alcool, mais le groupe se nomme toujours hydroxyle). Le groupe amide −C(=O)−NH−\mathrm{{-}C({=}O){-}NH{-}} : l'atome d'azote et le carbone doublement lié à l'oxygène s'entourent ENSEMBLE. Piège : entourer séparément un « groupe carbonyle » C=O\mathrm{C{=}O} et un « groupe amine » NH\mathrm{NH} ; un carbonyle lié à un azote forme un seul groupe, amide, qui donne au paracétamol sa famille.

Q2. Avant l'équivalence, les ions hydroxyde versés sont le réactif limitant : chacun est aussitôt consommé et remplacé par un ion C8H8NO2−\mathrm{C_{8}H_{8}NO_{2}^{-}}, tandis que l'ion sodium, spectateur, s'accumule. Le paracétamol, molécule neutre, ne conduit pas. Chaque millilitre versé ajoute donc à la solution des ions Na+\mathrm{Na^{+}} et des ions C8H8NO2−\mathrm{C_{8}H_{8}NO_{2}^{-}} en quantités égales : par la loi de Kohlrausch σ=∑λi[Xi]\sigma=\sum\lambda_{i}[X_{i}], la conductivité augmente, avec une pente proportionnelle à λ(Na+)+λ(C8H8NO2−)=5,01×10−3+1,7×10−3=6,7×10−3 S⋅m2⋅mol−1\lambda(\mathrm{Na^{+}})+\lambda(\mathrm{C_{8}H_{8}NO_{2}^{-}})=5{,}01\times 10^{-3}+1{,}7\times 10^{-3}=6{,}7\times 10^{-3}\ \mathrm{S\cdot m^{2}\cdot mol^{-1}}.

Après l'équivalence, il n'y a plus de paracétamol : les ions OH−\mathrm{OH^{-}} versés ne réagissent plus et s'accumulent avec les ions Na+\mathrm{Na^{+}}. La pente devient proportionnelle à λ(Na+)+λ(OH−)=5,01×10−3+19,8×10−3=24,8×10−3 S⋅m2⋅mol−1\lambda(\mathrm{Na^{+}})+\lambda(\mathrm{OH^{-}})=5{,}01\times 10^{-3}+19{,}8\times 10^{-3}=24{,}8\times 10^{-3}\ \mathrm{S\cdot m^{2}\cdot mol^{-1}}, environ 3,73{,}7 fois plus grande : la conductivité augmente beaucoup plus vite. C'est ce que montre l'annexe : environ 40 μS⋅cm−140\ \mathrm{\mu S\cdot cm^{-1}} par millilitre avant, 113 μS⋅cm−1113\ \mathrm{\mu S\cdot cm^{-1}} par millilitre après. Le rapport mesuré, voisin de 33, n'a pas à valoir exactement 3,73{,}7 : la justification demandée est qualitative.

Q3. Construction : on trace la droite qui passe au mieux par les croix ALIGNÉES avant l'équivalence (de 11 à 1010 mL) et celle qui passe par les croix alignées après (de 1818 à 2525 mL), puis on lit l'abscisse de leur point d'intersection : c'est le volume équivalent VEV_{\mathrm{E}}. On trouve VE≈13,8V_{\mathrm{E}}\approx 13{,}8 mL (la figure du corrigé donne 13,913{,}9 mL avec des droites ajustées ; une lecture entre 13,613{,}6 et 14,014{,}0 mL est correcte). Les croix de 1212 à 1717 mL, sur la partie arrondie, ne servent PAS à tracer les droites : la réaction n'est pas parfaitement totale près de l'équivalence, le paracétamol étant un acide très faible.

À l'équivalence, le paracétamol et les ions hydroxyde ont été introduits dans les proportions stœchiométriques de l'équation, un pour un : np=C×VE=0,250×13,8×10−3=3,45×10−3n_{\mathrm{p}}=C\times V_{\mathrm{E}}=0{,}250\times 13{,}8\times 10^{-3}=3{,}45\times 10^{-3} mol. C'est la valeur annoncée 3,43×10−33{,}43\times 10^{-3} mol à moins de 11 % près, écart à la hauteur de la précision de la lecture : la valeur de l'énoncé correspond à VE=3,43×10−30,250=13,7V_{\mathrm{E}}=\dfrac{3{,}43\times 10^{-3}}{0{,}250}=13{,}7 mL. Erreur fréquente : oublier de convertir VEV_{\mathrm{E}} en litres.

Q4. Masse : mmes=np×M=3,43×10−3×151=0,518m_{\mathrm{mes}}=n_{\mathrm{p}}\times M=3{,}43\times 10^{-3}\times 151=0{,}518 g, soit 518518 mg.

Incertitude-type, avec VE=13,7V_{\mathrm{E}}=13{,}7 mL (celui qui correspond à npn_{\mathrm{p}}) : u(C)C=0,0100,250=0,040\dfrac{u(C)}{C}=\dfrac{0{,}010}{0{,}250}=0{,}040 et u(VE)VE=0,2913,7=0,021\dfrac{u(V_{\mathrm{E}})}{V_{\mathrm{E}}}=\dfrac{0{,}29}{13{,}7}=0{,}021. Donc u(mmes)=518×0,0402+0,0212=518×0,045=23u(m_{\mathrm{mes}})=518\times\sqrt{0{,}040^{2}+0{,}021^{2}}=518\times 0{,}045=23 mg. L'incertitude sur la concentration de la soude domine : c'est elle qu'il faudrait améliorer en premier.

Écriture du résultat : on arrondit l'incertitude-type à un ou deux chiffres significatifs, et la valeur au même rang. Avec deux chiffres : mmes=518m_{\mathrm{mes}}=518 mg avec u(mmes)=23u(m_{\mathrm{mes}})=23 mg ; avec un seul : mmes=(5,2±0,2)×102m_{\mathrm{mes}}=(5{,}2\pm 0{,}2)\times 10^{2} mg, en notant que ±\pm désigne ici l'incertitude-type. Erreur fréquente : écrire 517,93517{,}93 mg avec une incertitude de 2323 mg, des chiffres qui n'ont aucun sens.

Q5. Valeur de référence : mref=500m_{\mathrm{ref}}=500 mg, indiquée sur la notice. Quotient : z=∣518−500∣23=0,77z=\dfrac{|518-500|}{23}=0{,}77. Comme z<2z<2, la valeur mesurée est compatible avec la valeur de référence : le sachet contient bien la dose annoncée, aux incertitudes de mesure près. L'écart de 1818 mg (3,63{,}6 %) est plus petit que l'incertitude-type elle-même.

Q6. La vitesse volumique de disparition d'un réactif est l'opposé de la dérivée de sa concentration par rapport au temps : vP=−d[C8H9NO2]dtv_{\mathrm{P}}=-\dfrac{\mathrm{d}[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]}{\mathrm{d}t}. Le signe moins rend la vitesse positive, puisque la concentration diminue. Elle s'exprime ici en μmol⋅L−1⋅h−1\mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}\cdot h^{-1}}.

Q7. Une loi de vitesse d'ordre 1 signifie que la vitesse de disparition est proportionnelle à la concentration du réactif : vP=k⋅[C8H9NO2]v_{\mathrm{P}}=k\cdot[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}], avec kk la constante de vitesse. En égalant avec l'expression de Q6 : −d[C8H9NO2]dt=k⋅[C8H9NO2]-\dfrac{\mathrm{d}[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]}{\mathrm{d}t}=k\cdot[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}], soit d[C8H9NO2]dt=−k⋅[C8H9NO2]\dfrac{\mathrm{d}[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]}{\mathrm{d}t}=-k\cdot[\mathrm{C_{8}H_{9}NO_{2}}]. L'unité de kk, h−1\mathrm{h^{-1}}, est bien l'inverse d'un temps.

Q8. La vitesse de disparition à une date tt est l'opposé du coefficient directeur de la tangente à la courbe en ce point. Sur la figure 1, la courbe décroît de moins en moins vite : la tangente, très pentue à t=0t=0 (la concentration perd 32 μmol⋅L−132\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}} pendant la première heure), devient de plus en plus proche de l'horizontale (à peine 8 μmol⋅L−18\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}} perdus entre 55 et 66 h). La valeur absolue de la pente diminue, donc la vitesse de disparition diminue au cours du temps. C'est cohérent avec Q7 : la vitesse est proportionnelle à la concentration, qui diminue.

Q9. Démarche : convertir la concentration limite en masse en concentration en quantité de matière, trouver la date où elle est atteinte, puis ajouter les 30 minutes qui séparent la prise du pic.

Conversion : c=climM=8×10−3 g⋅L−1151 g⋅mol−1=5,3×10−5 mol⋅L−1=53 μmol⋅L−1c=\dfrac{c_{\mathrm{lim}}}{M}=\dfrac{8\times 10^{-3}\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}}{151\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}}=5{,}3\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}=53\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}}. Sur la figure 1, la concentration vaut 53 μmol⋅L−153\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}} vers t≈3,3t\approx 3{,}3 h. Par le calcul : 132 e−0,28 t=53132\,\mathrm{e}^{-0{,}28\,t}=53 donne t=10,28ln⁡13253=0,910,28=3,3t=\dfrac{1}{0{,}28}\ln\dfrac{132}{53}=\dfrac{0{,}91}{0{,}28}=3{,}3 h, en accord avec la lecture.

Depuis la prise : Δt=0,5+3,3=3,8\Delta t=0{,}5+3{,}3=3{,}8 h, soit environ 33 h 4545 min. Erreur fréquente : oublier la demi-heure entre la prise et le pic, ou comparer 8 mg⋅L−18\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}} directement à la courbe graduée en μmol⋅L−1\mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}}.

Écart avec la notice : l'effet s'atténue au bout d'environ 44 heures, et pourtant la notice impose au moins 66 heures entre deux prises. La recommandation ne vise donc pas l'efficacité continue mais la sécurité : il faut laisser au paracétamol, et au produit toxique qu'il forme, le temps d'être éliminés. Une seconde prise de 11 g dès 3,83{,}8 h s'ajouterait aux 53 μmol⋅L−153\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}} restants et ferait monter le pic vers 185 μmol⋅L−1185\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}}, bien au-dessus du pic d'une prise unique ; après 66 h, il ne reste qu'environ 28 μmol⋅L−128\ \mathrm{\mu mol\cdot L^{-1}} et l'accumulation est limitée. Pour la même raison, la dose par prise est plafonnée à 11 g.

246810121416182022242625050075010001250150017502000VE ≈ 13,9 mLV (mL)σ (µS/cm)

Exercice 3 : Traitement de l'eau d'une piscine

4 points Acide-base, pKa et titragesPiles et électrolyseSynthèse organique et mécanismes

Une piscine nécessite une désinfection continue pour empêcher la croissance des algues et éliminer les bactéries pathogènes. La méthode de désinfection la plus couramment utilisée consiste à introduire dans l'eau de la piscine des ions hypochlorite CℓO−(aq)\mathrm{C\ell O^{-}(aq)} formés par électrolyse. Ces ions coexistent alors avec l'acide hypochloreux HCℓO(aq)\mathrm{HC\ell O(aq)}.

Dans cet exercice, on souhaite déterminer la durée nécessaire de l'électrolyse pour produire la quantité optimale d'ions hypochlorite.

1. Formation des chloramines

Les matières biologiques d'origine humaine conduisent à la formation d'ammoniaque NH3(aq)\mathrm{NH_{3}(aq)} qui réagit avec l'acide hypochloreux HCℓO(aq)\mathrm{HC\ell O(aq)} pour former des chloramines à l'origine de l'odeur « de chlore » et des irritations des yeux. Le mécanisme réactionnel de cette transformation se décompose en plusieurs actes élémentaires figurant dans l'ANNEXE 2 À RENDRE AVEC LA COPIE.

  • Annexe 2, deux actes élémentaires en schémas de Lewis. Acte n° 1 : NH3 (azote portant un doublet non liant) plus H-O-Cl (oxygène à deux doublets non liants, chlore à trois) donne Cl-NH3 avec une charge plus sur l'azote, plus HO avec une charge moins sur l'oxygène, qui porte trois doublets non liants. Acte n° 2 : Cl-NH3 chargé plus et HO chargé moins donnent Cl-NH2, l'azote retrouvant un doublet non liant, plus H-O-H.
    Annexe 2 à rendre avec la copie (exercice 3, question Q1)
  • Q1. Sur l'ANNEXE 2 À RENDRE AVEC LA COPIE, représenter les flèches courbes pour l'acte élémentaire n° 1. Indiquer, en justifiant, s'il s'agit d'une substitution, d'une addition ou d'une élimination.
  • Q2. Établir l'équation de la réaction modélisée par le mécanisme réactionnel fourni.
  • 2. L'ion hypochlorite au service de la désinfection
  • L'AFSSET (agence française de sécurité sanitaire environnementale et du travail) est chargée d'assurer la sécurité sanitaire des usagers des piscines. Elle recommande une concentration en masse en « chlore libre » comprise entre 22 et 4 mg⋅L−14\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}}.
  • Données :
    • masses molaires : M(HCℓO)=52,5 g⋅mol−1M(\mathrm{HC\ell O})=52{,}5\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ; M(CℓO−)=51,5 g⋅mol−1M(\mathrm{C\ell O^{-}})=51{,}5\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • couple acide-base associé à l'ion hypochlorite : HCℓO(aq)/CℓO−(aq)\mathrm{HC\ell O(aq)/C\ell O^{-}(aq)} ;
    • pKA\mathrm{p}K_{\mathrm{A}} du couple HCℓO(aq)/CℓO−(aq)\mathrm{HC\ell O(aq)/C\ell O^{-}(aq)} : pKA=7,5\mathrm{p}K_{\mathrm{A}}=7{,}5 à 25 °C ;
    • concentration standard : c∘=1 mol⋅L−1c^{\circ}=1\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • L'acide hypochloreux est un acide au sens de Brönsted.
  • Q3. Donner la définition d'un acide au sens de Brönsted.
  • Q4. Exprimer la constante d'acidité KAK_{\mathrm{A}} du couple acide hypochloreux / ion hypochlorite en fonction des concentrations en quantité de matière à l'équilibre [HCℓO]eˊq[\mathrm{HC\ell O}]_{\text{éq}}, [CℓO−]eˊq[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}, [H3O+]eˊq[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}} et de la concentration standard c∘c^{\circ}.
  • Q5. Calculer le rapport des concentrations en quantité de matière [CℓO−]eˊq[HCℓO]eˊq\dfrac{[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{HC\ell O}]_{\text{éq}}} lorsque la valeur du pH de l'eau de piscine est égale à 7,47{,}4.
  • La concentration en masse cmc_{\mathrm{m}} (en g⋅L−1\mathrm{g\cdot L^{-1}}) de « chlore libre » recommandée par l'AFSSET est liée aux concentrations en quantité de matière [HCℓO]eˊq[\mathrm{HC\ell O}]_{\text{éq}} (en mol⋅L−1\mathrm{mol\cdot L^{-1}}) d'acide hypochloreux et [CℓO−]eˊq[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}} (en mol⋅L−1\mathrm{mol\cdot L^{-1}}) d'ions hypochlorite par la relation suivante :
    cm=[HCℓO]eˊq⋅M(HCℓO)+[CℓO−]eˊq⋅M(CℓO−)c_{\mathrm{m}}=[\mathrm{HC\ell O}]_{\text{éq}}\cdot M(\mathrm{HC\ell O})+[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}\cdot M(\mathrm{C\ell O^{-}})
  • Dans l'eau de la piscine, à la température de 25 °C, le rapport des concentrations en quantité de matière d'ions hypochlorite et d'acide hypochloreux est [CℓO−]eˊq[HCℓO]eˊq=0,79\dfrac{[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{HC\ell O}]_{\text{éq}}}=0{,}79.
  • Q6. Montrer que pour atteindre le seuil cm seuil=2 mg⋅L−1c_{\mathrm{m\,seuil}}=2\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}} de « chlore libre », il est nécessaire que la concentration en quantité de matière en ions hypochlorite [CℓO−]eˊq[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}} dans l'eau de piscine étudiée soit égale à 1,7×10−5 mol⋅L−11{,}7\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}.
  • 3. Obtention des ions hypochlorite par électrolyse
  • Pour éliminer les bactéries et maintenir un état sanitaire optimal de l'eau de la piscine, les ions hypochlorite doivent être générés de façon continue. L'une des solutions consiste à dissoudre dans l'eau de la piscine du chlorure de sodium solide, de formule chimique NaCℓ(s)\mathrm{NaC\ell(s)}, puis d'électrolyser la solution obtenue.
  • Afin d'étudier au laboratoire le principe de l'électrolyse de l'eau d'une piscine, on met en place le dispositif schématisé dans l'ANNEXE 3 À RENDRE AVEC LA COPIE.
    Le tube en U est rempli avec une solution aqueuse de chlorure de sodium (Na+(aq)+Cℓ−(aq))(\mathrm{Na^{+}(aq)+C\ell^{-}(aq)}) dans laquelle on plonge deux électrodes en graphite reliées à un générateur de tension continue.
  • Les transformations chimiques qui se déroulent aux électrodes sont forcées et peuvent être modélisées par des réactions électrochimiques dont les équations s'écrivent :
    • à l'électrode n° 1 : 2 H2O(ℓ)+2 e−→H2(g)+2 OH−(aq)\mathrm{2\,H_{2}O(\ell)+2\,e^{-}\rightarrow H_{2}(g)+2\,OH^{-}(aq)} ;
    • à l'électrode n° 2 : 2 Cℓ−(aq)→Cℓ2(g)+2 e−\mathrm{2\,C\ell^{-}(aq)\rightarrow C\ell_{2}(g)+2\,e^{-}}.
  • Annexe 3 : tube en U rempli de solution, une électrode de graphite plongée dans chaque branche ; l'électrode n° 1, à gauche, est le siège d'un dégagement de dihydrogène, l'électrode n° 2, à droite, d'un dégagement de dichlore. Les deux électrodes sont reliées par des fils au générateur G placé au-dessus. Aucune polarité ni aucun sens n'est indiqué.
    Annexe 3 à rendre avec la copie (exercice 3, question Q7)
  • Q7. En s'appuyant sur ces équations, indiquer sur le schéma de l'ANNEXE 3 À RENDRE AVEC LA COPIE :
    • le sens de circulation des électrons dans les fils conducteurs ;
    • le sens du courant d'intensité II ;
    • la polarité du générateur.
  • L'équation de la réaction modélisant la transformation chimique qui se produit lors de l'électrolyse s'écrit :
  • 2 Cℓ−(aq)+2 H2O(ℓ)→Cℓ2(g)+H2(g)+2 OH−(aq)\mathrm{2\,C\ell^{-}(aq)+2\,H_{2}O(\ell)\rightarrow C\ell_{2}(g)+H_{2}(g)+2\,OH^{-}(aq)}
  • Les ions hydroxyde OH−(aq)\mathrm{OH^{-}(aq)} et le dichlore Cℓ2(g)\mathrm{C\ell_{2}(g)} formés réagissent entre eux pour produire des ions hypochlorite CℓO−(aq)\mathrm{C\ell O^{-}(aq)} qui participent à la désinfection de l'eau de la piscine. Cette transformation chimique est modélisée par la réaction d'équation :
  • Cℓ2(g)+2 OH−(aq)→CℓO−(aq)+Cℓ−(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{C\ell_{2}(g)+2\,OH^{-}(aq)\rightarrow C\ell O^{-}(aq)+C\ell^{-}(aq)+H_{2}O(\ell)}
  • Une piscine neuve est équipée d'un électrolyseur fonctionnant sur le même principe que dans le dispositif réalisé au laboratoire. Après le remplissage de la piscine et la dissolution de la quantité adéquate de chlorure de sodium, l'installateur met en fonctionnement l'électrolyseur.
  • Données :
    • la quantité d'électricité QQ (en C) traversant une portion de circuit parcourue par un courant d'intensité constante II (en A) pendant une durée de fonctionnement Δt\Delta t (en s) est donnée par la relation : Q=I⋅ΔtQ=I\cdot\Delta t ;
    • la quantité d'électricité QQ (en C) est proportionnelle à la quantité de matière d'électrons échangés n(e−)n(\mathrm{e^{-}}) (en mol), à la constante d'Avogadro NAN_{A} et à la charge électrique élémentaire ee (en C) : Q=n(e−)⋅NA⋅eQ=n(\mathrm{e^{-}})\cdot N_{A}\cdot e ;
    • constante d'Avogadro : NA=6,02×1023 mol−1N_{A}=6{,}02\times 10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}} ;
    • charge électrique élémentaire : e=1,6×10−19e=1{,}6\times 10^{-19} C ;
    • intensité du courant fourni par l'électrolyseur : I=5,0I=5{,}0 A ;
    • masses molaires : M(HCℓO)=52,5 g⋅mol−1M(\mathrm{HC\ell O})=52{,}5\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ; M(CℓO−)=51,5 g⋅mol−1M(\mathrm{C\ell O^{-}})=51{,}5\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}} ;
    • volume de la piscine : V=50 m3V=50\ \mathrm{m^{3}}.
  • Q8. Sachant que la concentration en quantité de matière en ions hypochlorite dans l'eau de piscine étudiée doit être égale à 1,7×10−5 mol⋅L−11{,}7\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} pour atteindre le seuil de la norme définie par l'AFSSET en chlore libre, calculer la durée Δt\Delta t nécessaire de l'électrolyse pour atteindre ce seuil.
  • Le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter correctement sa démarche, même non aboutie, car elle sera évaluée.

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Q1
Q5
Q7
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Réponses

  • Q1 Doublet de N vers Cl, doublet de la liaison O-Cl vers O : substitution
  • Q2 NH3+HCℓO→NH2Cℓ+H2O\mathrm{NH_{3}+HC\ell O\rightarrow NH_{2}C\ell+H_{2}O}
  • Q3 Espèce capable de céder un proton H+\mathrm{H^{+}}
  • Q4 KA=[CℓO−]eˊq[H3O+]eˊq[HCℓO]eˊq c∘K_{\mathrm{A}}=\dfrac{[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{HC\ell O}]_{\text{éq}}\,c^{\circ}}
  • Q5 10 pH−pKA=10−0,1=0,7910^{\,\mathrm{pH}-\mathrm{p}K_{\mathrm{A}}}=10^{-0{,}1}=0{,}79
  • Q6 [CℓO−]eˊq=2×10−352,5/0,79+51,5=1,7×10−5 mol⋅L−1[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}=\dfrac{2\times 10^{-3}}{52{,}5/0{,}79+51{,}5}=1{,}7\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}
  • Q7 Électrons : G vers électrode n° 1, électrode n° 2 vers G ; II en sens inverse ; pôle −- côté n° 1, pôle ++ côté n° 2
  • Q8 n(e−)=2×0,85=1,7n(\mathrm{e^{-}})=2\times 0{,}85=1{,}7 mol, Q=1,6×105Q=1{,}6\times 10^{5} C, Δt=3,3×104\Delta t=3{,}3\times 10^{4} s ≈9,1\approx 9{,}1 h

Q1. Une flèche courbe part toujours d'un site donneur de doublet (doublet non liant ou doublet de liaison) et pointe vers un site accepteur. Dans l'acte n° 1, deux flèches. La première part du doublet non liant de l'atome d'azote de NH3\mathrm{NH_{3}} et pointe vers l'atome de chlore de HO−Cℓ\mathrm{HO{-}C\ell} : elle forme la liaison N−Cℓ\mathrm{N{-}C\ell}. Le chlore est un site accepteur parce que la liaison O−Cℓ\mathrm{O{-}C\ell} est polarisée : l'oxygène, plus électronégatif, porte une charge partielle δ−\delta- et le chlore une charge partielle δ+\delta+.

La seconde part du doublet de la liaison O−Cℓ\mathrm{O{-}C\ell} et pointe vers l'atome d'oxygène : la liaison se rompt, l'oxygène garde le doublet et devient l'ion HO−\mathrm{HO^{-}}, avec trois doublets non liants et une charge négative, comme sur l'annexe. L'azote, qui a engagé son doublet non liant dans une liaison, porte la charge ++. Vérification des charges : 00 à gauche, +1−1=0+1-1=0 à droite.

Nature de l'acte : c'est une substitution. Sur l'atome de chlore, une liaison se forme (Cℓ−N\mathrm{C\ell{-}N}) pendant qu'une autre se rompt (Cℓ−O\mathrm{C\ell{-}O}) : le groupe HO\mathrm{HO} est remplacé par le groupe NH3\mathrm{NH_{3}}. Deux réactifs donnent deux produits, sans que le nombre de liaisons multiples change, ce qui exclut l'addition (deux réactifs, un seul produit) et l'élimination (un réactif, deux produits avec formation d'une liaison multiple).

Q2. On additionne les deux actes élémentaires et on simplifie les espèces qui apparaissent des deux côtés : Cℓ−NH3+\mathrm{C\ell{-}NH_{3}^{+}} et HO−\mathrm{HO^{-}}, formés à l'acte n° 1 et consommés à l'acte n° 2, sont des intermédiaires réactionnels. Il reste NH3(aq)+HCℓO(aq)→NH2Cℓ(aq)+H2O(ℓ)\mathrm{NH_{3}(aq)+HC\ell O(aq)\rightarrow NH_{2}C\ell(aq)+H_{2}O(\ell)}, la formation de la monochloramine NH2Cℓ\mathrm{NH_{2}C\ell}. L'équation est équilibrée : un N, quatre H, un Cl et un O de chaque côté, charges nulles. Erreur fréquente : garder HO−\mathrm{HO^{-}} dans le bilan, alors qu'il est consommé dès l'acte n° 2.

Q3. Un acide au sens de Brönsted est une espèce chimique capable de céder un ion hydrogène (un proton) H+\mathrm{H^{+}}. Ici : HCℓO⇄CℓO−+H+\mathrm{HC\ell O\rightleftarrows C\ell O^{-}+H^{+}}, l'ion hypochlorite étant sa base conjuguée.

Q4. Le couple réagit avec l'eau selon HCℓO(aq)+H2O(ℓ)⇄CℓO−(aq)+H3O+(aq)\mathrm{HC\ell O(aq)+H_{2}O(\ell)\rightleftarrows C\ell O^{-}(aq)+H_{3}O^{+}(aq)}. La constante d'acidité est la constante d'équilibre de cette réaction, l'eau solvant n'y figurant pas : KA=[CℓO−]eˊq⋅[H3O+]eˊq[HCℓO]eˊq⋅c∘K_{\mathrm{A}}=\dfrac{[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}\cdot[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{HC\ell O}]_{\text{éq}}\cdot c^{\circ}}. La concentration standard rend KAK_{\mathrm{A}} sans dimension : il y a deux concentrations au numérateur et une seule au dénominateur, c∘c^{\circ} rétablit l'équilibre.

Q5. De Q4 : [CℓO−]eˊq[HCℓO]eˊq=KA⋅c∘[H3O+]eˊq=10−pKA10−pH=10 pH−pKA\dfrac{[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{HC\ell O}]_{\text{éq}}}=\dfrac{K_{\mathrm{A}}\cdot c^{\circ}}{[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}}}=\dfrac{10^{-\mathrm{p}K_{\mathrm{A}}}}{10^{-\mathrm{pH}}}=10^{\,\mathrm{pH}-\mathrm{p}K_{\mathrm{A}}}, puisque [H3O+]eˊq=c∘⋅10−pH[\mathrm{H_{3}O^{+}}]_{\text{éq}}=c^{\circ}\cdot 10^{-\mathrm{pH}}. Application : 107,4−7,5=10−0,1=0,7910^{7{,}4-7{,}5}=10^{-0{,}1}=0{,}79.

Vérification par le diagramme de prédominance : le pH (7,47{,}4) est légèrement inférieur au pKA\mathrm{p}K_{\mathrm{A}} (7,57{,}5), donc la forme acide HCℓO\mathrm{HC\ell O} prédomine légèrement, et le rapport base sur acide est bien un peu inférieur à 11. C'est la valeur que l'énoncé reprend ensuite. Erreur fréquente : calculer 10 pKA−pH=1,2610^{\,\mathrm{p}K_{\mathrm{A}}-\mathrm{pH}}=1{,}26, l'inverse du rapport demandé.

Q6. Le rapport donne [HCℓO]eˊq=[CℓO−]eˊq0,79[\mathrm{HC\ell O}]_{\text{éq}}=\dfrac{[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}}{0{,}79}. En remplaçant dans la relation de l'AFSSET : cm=[CℓO−]eˊq(M(HCℓO)0,79+M(CℓO−))c_{\mathrm{m}}=[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}\left(\dfrac{M(\mathrm{HC\ell O})}{0{,}79}+M(\mathrm{C\ell O^{-}})\right), d'où [CℓO−]eˊq=cm seuilM(HCℓO)0,79+M(CℓO−)[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}=\dfrac{c_{\mathrm{m\,seuil}}}{\dfrac{M(\mathrm{HC\ell O})}{0{,}79}+M(\mathrm{C\ell O^{-}})}.

Application numérique, la concentration en masse convertie en grammes par litre : cm seuil=2 mg⋅L−1=2×10−3 g⋅L−1c_{\mathrm{m\,seuil}}=2\ \mathrm{mg\cdot L^{-1}}=2\times 10^{-3}\ \mathrm{g\cdot L^{-1}}, et 52,50,79+51,5=66,5+51,5=118 g⋅mol−1\dfrac{52{,}5}{0{,}79}+51{,}5=66{,}5+51{,}5=118\ \mathrm{g\cdot mol^{-1}}. Donc [CℓO−]eˊq=2×10−3118=1,7×10−5 mol⋅L−1[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}}=\dfrac{2\times 10^{-3}}{118}=1{,}7\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, la valeur annoncée. L'acide hypochloreux est alors à 2,2×10−5 mol⋅L−12{,}2\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} : il pèse plus que l'ion dans le « chlore libre ». Erreur fréquente : oublier le facteur 10−310^{-3} des milligrammes, ou multiplier par 0,790{,}79 au lieu de diviser.

Q7. À l'électrode n° 1, l'eau gagne des électrons : c'est une réduction, l'électrode n° 1 est la cathode. À l'électrode n° 2, les ions chlorure perdent des électrons : c'est une oxydation, l'électrode n° 2 est l'anode. Les électrons arrivent donc par les fils à l'électrode n° 1, où ils sont consommés, et partent de l'électrode n° 2, où ils sont libérés.

Sur le schéma : dans le fil de gauche, les électrons circulent du générateur vers l'électrode n° 1 ; dans le fil de droite, de l'électrode n° 2 vers le générateur. Le courant II circule en sens inverse des électrons : du générateur vers l'électrode n° 2 dans le fil de droite, de l'électrode n° 1 vers le générateur dans le fil de gauche. Un générateur fait sortir le courant par sa borne positive : la borne reliée à l'électrode n° 2 (anode) est le pôle ++, celle reliée à l'électrode n° 1 (cathode) est le pôle −-. La figure ci-dessous montre l'annexe complétée.

Piège : dans une électrolyse, l'anode est reliée au pôle POSITIF du générateur, l'inverse de ce qu'on retient pour une pile, où l'anode est le pôle négatif. Le point commun, à retenir : l'oxydation a toujours lieu à l'anode.

Q8. Démarche : quantité d'ions hypochlorite à produire, puis quantité d'électrons nécessaire par les équations, puis charge électrique et durée.

Ions hypochlorite dans la piscine, volume converti en litres (V=50 m3=5,0×104V=50\ \mathrm{m^{3}}=5{,}0\times 10^{4} L) : n(CℓO−)=1,7×10−5×5,0×104=0,85n(\mathrm{C\ell O^{-}})=1{,}7\times 10^{-5}\times 5{,}0\times 10^{4}=0{,}85 mol.

Stœchiométrie : l'équation Cℓ2+2 OH−→CℓO−+Cℓ−+H2O\mathrm{C\ell_{2}+2\,OH^{-}\rightarrow C\ell O^{-}+C\ell^{-}+H_{2}O} montre qu'il faut une mole de dichlore par mole d'ions hypochlorite ; et l'équation à l'électrode n° 2, 2 Cℓ−→Cℓ2+2 e−\mathrm{2\,C\ell^{-}\rightarrow C\ell_{2}+2\,e^{-}}, que la formation d'une mole de dichlore fait circuler deux moles d'électrons. Donc n(e−)=2 n(Cℓ2)=2 n(CℓO−)=1,7n(\mathrm{e^{-}})=2\,n(\mathrm{C\ell_{2}})=2\,n(\mathrm{C\ell O^{-}})=1{,}7 mol. Les ions hydroxyde nécessaires sont fournis en même quantité par l'électrode n° 1, ce que confirme l'équation globale de l'électrolyse.

Charge et durée : Q=n(e−)⋅NA⋅e=1,7×6,02×1023×1,6×10−19=1,6×105Q=n(\mathrm{e^{-}})\cdot N_{A}\cdot e=1{,}7\times 6{,}02\times 10^{23}\times 1{,}6\times 10^{-19}=1{,}6\times 10^{5} C, puis Δt=QI=1,64×1055,0=3,3×104\Delta t=\dfrac{Q}{I}=\dfrac{1{,}64\times 10^{5}}{5{,}0}=3{,}3\times 10^{4} s, soit environ 9,19{,}1 h. On suppose que tout le dichlore formé est transformé en ions hypochlorite et qu'aucun n'est consommé pendant l'électrolyse (rendement de 100100 %, piscine neuve sans matière organique). Erreur fréquente : oublier le facteur 22 des électrons, ce qui divise la durée par deux.

Remarque pour aller plus loin : l'énoncé fixe la concentration en ions hypochlorite à produire, et c'est la lecture retenue ci-dessus. Mais à pH 7,47{,}4, une partie des ions produits se protone en acide hypochloreux (rapport 0,790{,}79 de Q5). Pour que [CℓO−]eˊq[\mathrm{C\ell O^{-}}]_{\text{éq}} vaille 1,7×10−5 mol⋅L−11{,}7\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} À L'ÉQUILIBRE, il faudrait produire en tout 1,7×10−5×(1+10,79)=3,9×10−5 mol⋅L−11{,}7\times 10^{-5}\times\left(1+\dfrac{1}{0{,}79}\right)=3{,}9\times 10^{-5}\ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} de chlore libre, soit environ 2121 h d'électrolyse. Une copie qui le signale montre qu'elle a relié les parties 2 et 3.

G−+e⁻e⁻IIn° 1 : cathoderéduction, H2n° 2 : anodeoxydation, Cl2
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