Exercices corrigés : la géométrie analytique des droites (math SN4, secondaire 4)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique SN de quatrième secondaire sur la géométrie analytique, calibrés sur le niveau réel des évaluations et de l'épreuve unique du Ministère : distance entre deux points, pente d'une droite, forme fonctionnelle, forme générale et forme symétrique de l'équation d'une droite, droites parallèles et perpendiculaires, position relative et point d'intersection, points alignés. Le programme de la quatrième secondaire s'arrête aux DROITES : le cercle, la médiatrice comme lieu, la bissectrice et les coniques appartiennent à la cinquième secondaire. Le demi-plan et l'ensemble-solution, eux, sont traités dans la série des équations et inéquations.
L'exercice 0.1 ouvre la série par dix calculs directs sur l'équation d'une droite, de la pente par deux points à l'intersection de deux droites, chacun vérifié en direct. Ensuite, vous savez calculer la distance entre deux points pour démontrer qu'un triangle est isocèle ou rectangle (exercice 1), calculer et interpréter une pente, nulle ou indéfinie (exercice 2), passer d'une forme d'équation à l'autre (exercice 3), écrire l'équation d'une droite selon les données (exercice 4), décider si deux droites sont parallèles, confondues, perpendiculaires ou sécantes (exercice 5) et vérifier que des points sont alignés (exercice 9).
Les problèmes sont concrets : le câble d'un téléphérique, le budget d'une fête de fin d'année, quatre capteurs qu'on croit alignés et les quatre bornes d'un terrain dont il faut reconnaître la nature.
Le fil de la série tient en une phrase : une droite se donne de quatre façons, deux points, un point et une pente, ses deux intersections avec les axes, ou une équation, et chacune se convertit en une autre en trois lignes. Choisir la forme, c'est choisir le calcul le plus court. Les pièges corrigés, réunis à l'exercice 8 : la pente d'une horizontale prise pour indéfinie, des pentes perpendiculaires seulement opposées au lieu d'inverses et opposées, une distance calculée en additionnant les écarts, et un point « presque » sur la droite. Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•DISTANCE : d=(x2−x1)2+(y2−y1)2. C'est Pythagore appliqué aux deux différences, et le signe disparaît au carré.
•PENTE : m=x2−x1y2−y1. Le signe donne le sens, la valeur absolue l'inclinaison. Pente nulle pour une horizontale, INDÉFINIE pour une verticale.
•TROIS FORMES : fonctionnelle y=mx+b, générale Ax+By+C=0, symétrique ax+by=1 où a et b sont les intersections avec les axes.
•Dans la forme générale, la pente vaut −BA : c'est le contrôle le plus rapide après un isolement.
•PARALLÈLES : mêmes pentes. Distinctes si les ordonnées à l'origine diffèrent, CONFONDUES sinon. PERPENDICULAIRES : produit des pentes égal à −1, donc pentes inverses ET opposées.
•Un point appartient à une droite si et seulement si ses coordonnées VÉRIFIENT son équation. Un écart, même petit, signifie que le point n'y est pas.
•TROIS POINTS SONT ALIGNÉS quand deux des pentes calculées entre eux sont égales, ou quand le troisième vérifie l'équation des deux premiers.
Pour chaque ligne, calculez la pente m, l'ordonnée à l'origine b de la forme fonctionnelle y=mx+b, une abscisse à l'origine ou les coordonnées demandées. Les réponses sont des nombres décimaux exacts.
Une seule méthode pour les dix lignes : la pente d'abord, par m=x2−x1y2−y1 entre deux points, ou par m=−BA sur une forme générale Ax+By+C=0, ou par la règle des parallèles (même pente) et des perpendiculaires (pente opposée et inverse). Puis b, en remplaçant x et y par les coordonnées d'un point connu dans y=mx+b. Une ordonnée à l'origine s'obtient avec x=0, une abscisse à l'origine avec y=0.
a) Pente de la droite passant par (−5;−2) et (−1;−8).
b) Une droite de pente −3 passe par (−2;9) : trouvez b.
c) La droite passe par (−3;−4) et (5;2) : trouvez m et b.
d) Pente de la droite d'équation 5x−2y+8=0.
e) Ordonnée à l'origine de la droite d'équation 2x−5y−10=0.
f) Abscisse à l'origine de la droite y=32x+4.
g) Écrivez 7x−3y+21=0 sous forme symétrique : donnez l'abscisse et l'ordonnée à l'origine.
h) Parallèle à 3x+y−4=0 passant par (2;5) : trouvez m et b.
i) Perpendiculaire à y=52x−1 passant par (−2;6) : trouvez m et b.
j) Point d'intersection des droites y=2x−3 et x+3y−12=0.
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Réponses
a)m=4−6=−1,5
b)y=−3x+3 : b=3
c)y=0,75x−1,75
d)y=2,5x+4 : m=2,5
e)−5y=10 : b=−2
f)x=−6
g)−3x+7y=1
h)y=−3x+11
i)y=−2,5x+1
j)(3;3)
Le geste qui décide de tout : écrire chaque soustraction de coordonnées AVEC ses parenthèses, et remplacer un point dans y=mx+b en mettant l'abscisse à la place de x. Presque toutes les erreurs de cette liste sont des signes perdus devant un négatif.
a)
m=−1−(−5)−8−(−2)=4−6=−1,5. Piège : −1−5=−6 au dénominateur, en perdant le signe de −5, ce qui donne m=1.
b)
9=−3×(−2)+b=6+b, donc b=3. L'équation est y=−3x+3. Piège : −3×(−2)=−6, qui donne b=15.
c)
m=5−(−3)2−(−4)=86=0,75. Avec (5;2) : 2=0,75×5+b=3,75+b, donc b=−1,75. Contrôle avec l'autre point : 0,75×(−3)−1,75=−4.
d)
−2y=−5x−8, donc y=2,5x+4 : m=2,5. Le raccourci m=−BA=−−25=2,5 donne la même chose. Piège : oublier le signe de B=−2 et répondre −2,5.
e)
Avec x=0 : −5y−10=0, donc y=−2. Piège : répondre −10, le terme constant C, qui n'est l'ordonnée à l'origine que si B=1.
f)
Avec y=0 : 32x+4=0, donc 32x=−4 et x=−4×23=−6.
g)
Avec y=0 : 7x=−21, donc l'abscisse à l'origine vaut −3. Avec x=0 : −3y=−21, donc l'ordonnée à l'origine vaut 7. La forme symétrique est −3x+7y=1. Contrôle : on multiplie par −21 et on retrouve 7x−3y=−21.
h)
3x+y−4=0 donne y=−3x+4 : la parallèle garde m=−3. Avec (2;5) : 5=−6+b, donc b=11. Les ordonnées à l'origine 4 et 11 diffèrent : les deux droites sont parallèles distinctes.
i)
La pente perpendiculaire est l'opposée de l'inverse : m=−25=−2,5, et 52×(−25)=−1. Avec (−2;6) : 6=−2,5×(−2)+b=5+b, donc b=1. Piège : prendre l'inverse sans changer le signe, m=2,5.
j)
On remplace y par 2x−3 dans la seconde équation : x+3(2x−3)−12=0, soit 7x−21=0, donc x=3, puis y=2×3−3=3. Le point d'intersection est (3;3). Contrôle dans la seconde : 3+9−12=0.
Contrôle : chaque équation trouvée doit être vérifiée par les points de l'énoncé, en remplaçant x et en retrouvant y. C'est dix secondes par ligne, et c'est ce qui attrape les erreurs de signe.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : La distance entre deux points, et ce qu'elle démontre
La distance entre A(x1;y1) et B(x2;y2) vaut d=(x2−x1)2+(y2−y1)2 : c'est le théorème de Pythagore appliqué aux deux différences de coordonnées.
On considère les points A(2;1), B(8;3) et C(6;9), représentés sur la figure.
a) Calculez les longueurs exactes des trois côtés, sous forme de radicaux simplifiés.
b) Le triangle est-il isocèle ? Justifiez.
c) Le triangle est-il rectangle ? Justifiez par la réciproque du théorème de Pythagore.
d) Calculez le périmètre du triangle, au centième.
e) Calculez son aire.
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Réponses
a)AB=BC=210 et AC=45
b)Oui, isocèle : AB=BC
c)Oui, rectangle en B : 40+40=80
d)410+45≈21,59 unités
e)20 unités carrées
a)
AB=(8−2)2+(3−1)2=36+4=40=210. BC=(6−8)2+(9−3)2=4+36=40=210. AC=(6−2)2+(9−1)2=16+64=80=45. Le signe des différences n'a aucune importance, puisqu'elles sont élevées au carré : (8−2) et (2−8) donnent le même 36.
b)
Oui : AB=BC=210, donc le triangle est isocèle de sommet principal B. C'est une conclusion qu'on ne pouvait pas tirer du dessin, où les deux côtés ont des directions très différentes. La géométrie analytique sert exactement à cela : elle décide, alors que l'oeil suggère.
c)
On compare les carrés, ce qui évite tout radical. Le plus grand côté est AC, avec AC2=80. Les deux autres donnent AB2+BC2=40+40=80. L'égalité est vérifiée, donc par la réciproque du théorème de Pythagore, le triangle est RECTANGLE en B. Le triangle est donc rectangle ET isocèle, ce qui est le cas particulier le plus commode : ses deux angles aigus valent 45 degrés.
d)
Le périmètre vaut 210+210+45=410+45. Numériquement, 10≈3,1623 et 5≈2,2361, donc le périmètre vaut environ 12,65+8,94=21,59 unités. On garde la forme exacte jusqu'au dernier moment : arrondir chaque racine avant d'additionner fait perdre des centièmes et parfois la réponse attendue.
e)
L'angle droit est en B, donc les deux côtés de l'angle droit sont AB et BC : l'aire vaut 2AB×BC=240×40=240=20 unités carrées. Le produit de deux racines identiques redonne le radicande, ce qui évite tout arrondi : l'aire est un nombre entier. Sans l'angle droit trouvé en c), il aurait fallu une hauteur, donc un calcul bien plus long.
Exercice 2 : La pente : calcul, signe et interprétation
La pente d'une droite passant par deux points vaut m=x2−x1y2−y1 : c'est la variation verticale divisée par la variation horizontale.
Son SIGNE dit le sens, sa VALEUR ABSOLUE dit l'inclinaison.
a) Calculez la pente de la droite passant par (−4;5) et (6;1).
b) Calculez la pente de la droite passant par (3;−2) et (3;7).
c) Calculez la pente de la droite passant par (−1;4) et (5;4).
d) Une rampe monte de 0,6 mètre sur une longueur horizontale de 8 mètres. Donnez sa pente, puis exprimez-la en pourcentage.
e) Classez ces quatre pentes de la plus inclinée à la moins inclinée : m1=−3, m2=0,5, m3=2, m4=−0,2.
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Réponses
a)m=−0,4
b)Pente indéfinie : la droite est verticale, x=3
c)m=0 : la droite est horizontale, y=4
d)m=0,075, soit 7,5 pour cent
e)m1, m3, m2, m4 : c'est ∣m∣ qui classe
a)
m=6−(−4)1−5=10−4=−52=−0,4. La pente est négative, donc la droite descend de gauche à droite. On peut prendre les points dans l'autre ordre, −4−65−1=−104, ce qui donne le même résultat : seul le fait de mélanger les ordres, en écrivant 6−(−4)5−1, est faux.
b)
Les deux points ont la même abscisse, donc le dénominateur vaut 3−3=0 : la pente n'existe PAS. La droite est VERTICALE, d'équation x=3. On n'écrit jamais « pente infinie » ni « pente nulle » dans ce cas : la formulation attendue est que la pente est indéfinie, et c'est aussi pourquoi une droite verticale n'est pas une fonction.
c)
Les deux points ont la même ordonnée : m=5−(−1)4−4=60=0. La droite est HORIZONTALE, d'équation y=4. Pente nulle et pente indéfinie sont les deux cas particuliers à ne pas intervertir : une pente qui vaut zéro existe, une pente indéfinie n'existe pas.
d)
m=80,6=0,075. En pourcentage, on multiplie par 100 : la pente vaut 7,5 pour cent. Une pente en pourcentage compare deux longueurs de MÊME unité : il faut donc convertir avant de diviser, sous peine d'un résultat cent fois trop grand. Pour information, la norme d'accessibilité usuelle plafonne ce genre de rampe à 8 pour cent, donc celle-ci est conforme.
e)
On compare les valeurs absolues : ∣−3∣=3, ∣2∣=2, ∣0,5∣=0,5, ∣−0,2∣=0,2. Du plus incliné au moins incliné : m1, puis m3, puis m2, puis m4. Le signe ne joue aucun rôle dans ce classement : une pente de −3 est aussi raide qu'une pente de 3, elle descend au lieu de monter. C'est l'erreur classique, qui place les pentes négatives en dernier.
Exercice 3 : Les trois formes d'équation d'une droite
Une même droite s'écrit de trois façons : la forme FONCTIONNELLE y=mx+b, la forme GÉNÉRALE Ax+By+C=0 et la forme SYMÉTRIQUE ax+by=1, où a et b sont les deux abscisse et ordonnée à l'origine.
On considère la droite d'équation générale 3x+4y−24=0, tracée sur la figure.
a) Mettez l'équation sous forme fonctionnelle et donnez la pente.
b) Donnez l'abscisse et l'ordonnée à l'origine, puis écrivez la forme symétrique.
c) Le point (4;3) appartient-il à cette droite ? Et le point (2;5) ?
d) Écrivez sous forme générale la droite y=−32x+5, à coefficients entiers.
e) Pourquoi la droite x=3 ne peut-elle pas s'écrire sous forme fonctionnelle ?
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Réponses
a)y=−43x+6, pente −0,75
b)Abscisse à l'origine 8, ordonnée à l'origine 6, donc 8x+6y=1
c)(4;3) oui, (2;5) non
d)2x+3y−15=0
e)Elle n'a pas de pente, donc pas de m ; la forme générale l'écrit x−3=0
a)
On isole y : 4y=−3x+24, donc y=−43x+6. La pente est m=−43=−0,75 et l'ordonnée à l'origine vaut 6. Le raccourci à connaître : dans Ax+By+C=0, la pente vaut toujours −BA, ici −43, ce qui permet de vérifier l'isolement en deux secondes.
b)
L'ordonnée à l'origine s'obtient avec x=0 : 4y=24, donc y=6. L'abscisse à l'origine s'obtient avec y=0 : 3x=24, donc x=8. La forme symétrique s'écrit avec ces deux nombres AU DÉNOMINATEUR : 8x+6y=1. C'est la forme la plus rapide à tracer, puisqu'elle donne directement les deux points où la droite coupe les axes, ceux que la figure marque.
c)
Pour (4;3) : 3×4+4×3−24=12+12−24=0. L'égalité est vérifiée, donc le point appartient à la droite. Pour (2;5) : 3×2+4×5−24=6+20−24=2=0. Le point n'appartient pas à la droite, et l'écart 2 dit de quel côté il se trouve. Un point est sur une droite si et seulement si ses coordonnées VÉRIFIENT l'équation : on ne regarde jamais le dessin pour trancher.
d)
On chasse les fractions en multipliant tout par 3 : 3y=−2x+15. On rassemble ensuite dans un même membre : 2x+3y−15=0. La convention usuelle demande un coefficient A positif et des coefficients entiers sans facteur commun ; ici 2, 3 et −15 n'en ont pas. Contrôle par la pente : −BA=−32, celle de l'énoncé.
e)
Parce qu'une droite verticale n'a pas de pente : l'écriture y=mx+b exige un m, et il n'existe pas ici. En revanche, la forme générale l'accepte sans difficulté, avec B=0 : x−3=0. C'est la raison pour laquelle la forme générale est dite la plus générale, elle décrit TOUTES les droites, y compris celles qui ne sont pas des fonctions.
Exercice 4 : Écrire l'équation d'une droite selon les données
Trois données suffisent rarement, deux suffisent toujours : deux points, ou un point et une pente, ou les deux ordonnées à l'origine.
Dans chaque cas, on trouve d'abord m, puis b en remplaçant un point connu.
a) La droite passe par (−2;5) et (4;−7). Écrivez son équation fonctionnelle.
b) La droite passe par (3;−1) et a pour pente 32. Écrivez son équation.
c) La droite coupe l'axe des abscisses en 5 et l'axe des ordonnées en −2. Écrivez sa forme symétrique, puis sa forme fonctionnelle.
d) Écrivez les équations de la droite horizontale et de la droite verticale passant par (4;−3).
e) Vérifiez chacune de vos quatre réponses en y remplaçant un point donné.
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Réponses
a)y=−2x+1
b)y=32x−3
c)5x+−2y=1, soit y=52x−2
d)Horizontale y=−3, verticale x=4
e)Les quatre vérifications retombent sur les points donnés
a)
La pente d'abord : m=4−(−2)−7−5=6−12=−2. Puis on remplace un des deux points dans y=−2x+b : avec (4;−7), −7=−8+b, donc b=1. L'équation est y=−2x+1. Le choix du point n'a aucune importance : avec (−2;5), on aurait eu 5=4+b, donc b=1 également, et c'est d'ailleurs un bon contrôle.
b)
La pente est donnée, il ne manque que b : −1=32×3+b=2+b, donc b=−3. L'équation est y=32x−3. Le piège est de remplacer x et y à l'envers : c'est l'abscisse 3 qui entre dans la règle, et l'ordonnée −1 qui reste à gauche.
c)
Les deux nombres donnés sont l'abscisse et l'ordonnée à l'origine : la forme symétrique s'écrit directement 5x+−2y=1. Pour la forme fonctionnelle, la droite passe par (5;0) et (0;−2), donc m=0−5−2−0=52 et b=−2 : y=52x−2. Attention au signe du dénominateur dans la forme symétrique : une ordonnée à l'origine négative reste négative sous la barre.
d)
La droite HORIZONTALE a une pente nulle et garde l'ordonnée du point : y=−3. La droite VERTICALE garde l'abscisse du point : x=4. La confusion entre les deux est constante, et le repère est simple : dans y=−3, c'est y qui est bloqué, donc c'est la HAUTEUR qui ne change jamais, ce qui décrit bien une horizontale.
e)
Pour a) : −2×(−2)+1=5, l'ordonnée de (−2;5). Pour b) : 32×3−3=−1, l'ordonnée de (3;−1). Pour c) : 52×5−2=0, l'ordonnée de (5;0). Pour d) : le point (4;−3) vérifie bien y=−3 et x=4. Cette vérification coûte dix secondes et rattrape toutes les erreurs de signe, qui sont de loin les plus fréquentes du chapitre.
Exercice 5 : Parallèles, perpendiculaires et position relative
Deux droites sont PARALLÈLES quand elles ont la même pente, et PERPENDICULAIRES quand le produit de leurs pentes vaut −1.
Deux droites de pentes différentes sont SÉCANTES ; deux droites de même pente sont parallèles DISTINCTES si leurs ordonnées à l'origine diffèrent, CONFONDUES sinon.
On considère d1:y=3x−2, d2:6x−2y+10=0, d3:3x−y−2=0 et d4:y=−31x+1.
a) Donnez la pente et l'ordonnée à l'origine de chacune des quatre droites.
b) Quelle est la position relative de d1 et d2 ? de d1 et d3 ?
c) Montrez que d1 et d4 sont perpendiculaires.
d) Écrivez l'équation de la perpendiculaire à d1 passant par (6;1).
e) Déterminez le point d'intersection de d1 et d4.
Voir la correction
Réponses
a)m1=m2=m3=3, m4=−31 ; b vaut −2, 5, −2 et 1
b)d1 et d2 parallèles distinctes ; d1 et d3 confondues
c)3×(−31)=−1
d)y=−31x+3
e)(0,9;0,7)
a)
d1 est déjà isolée : m1=3 et b1=−2. Pour d2 : 2y=6x+10, donc y=3x+5, d'où m2=3 et b2=5. Pour d3 : y=3x−2, donc m3=3 et b3=−2. Pour d4 : m4=−31 et b4=1. Trois droites sur quatre ont la même pente, ce qui rend la comparaison des ordonnées à l'origine décisive.
b)
d1 et d2 ont la même pente 3 mais des ordonnées à l'origine différentes, −2 et 5 : elles sont PARALLÈLES DISTINCTES, donc sans aucun point commun. d1 et d3 ont la même pente ET la même ordonnée à l'origine : elles sont CONFONDUES, c'est la même droite écrite deux fois. La leçon de méthode : deux équations d'allures très différentes peuvent décrire la même droite, et seule la mise sous forme fonctionnelle le montre.
c)
Le produit des pentes vaut 3×(−31)=−1, donc les deux droites sont perpendiculaires. La pente d'une perpendiculaire est l'inverse OPPOSÉ : on retourne la fraction ET on change le signe. Écrire −3 ou 31 n'aurait donné qu'une moitié de la transformation, et le produit aurait valu −9 ou 1 au lieu de −1.
d)
La pente cherchée est −31, l'inverse opposé de 3. On remplace le point : 1=−31×6+b=−2+b, donc b=3. L'équation est y=−31x+3. Contrôle : le point (6;1) donne bien −2+3=1.
e)
On égale les deux expressions de y : 3x−2=−31x+1. On multiplie tout par 3 pour chasser la fraction : 9x−6=−x+3, donc 10x=9 et x=0,9. Puis y=3×0,9−2=0,7. Le point d'intersection est (0,9;0,7). Vérification dans la SECONDE équation, jamais dans celle qui a servi au calcul : −31×0,9+1=−0,3+1=0,7.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Problème : le câble du téléphérique
Un téléphérique relie une gare de départ, située à 850 mètres d'altitude, à une gare d'arrivée située à 1250 mètres d'altitude et à 2000 mètres de distance horizontale.
Le câble est parfaitement tendu, donc rectiligne. On note x la distance horizontale depuis la gare de départ et y l'altitude du câble, les deux en mètres.
a) Calculez la pente du câble et exprimez-la en pourcentage.
b) Écrivez l'équation du câble sous forme fonctionnelle, puis sous forme générale à coefficients entiers.
c) Quelle est l'altitude du câble à 750 mètres de la gare de départ ?
d) Au même endroit, le sol est à 970 mètres d'altitude. À quelle hauteur le câble passe-t-il au-dessus du sol ?
e) Calculez la longueur du câble, au dixième de mètre.
Voir la correction
Réponses
a)m=0,2, soit 20 pour cent
b)y=0,2x+850, soit x−5y+4250=0
c)1000 m d'altitude
d)30 m au-dessus du sol
e)4160000≈2039,6 m
a)
La pente vaut m=2000−01250−850=2000400=0,2. En pourcentage, cela fait 20 pour cent : le câble monte de 20 mètres pour 100 mètres parcourus horizontalement. Les deux mesures sont dans la même unité, le mètre, ce qui autorise la division ; c'est la condition que le pourcentage impose toujours.
b)
L'ordonnée à l'origine est l'altitude de départ, 850, puisque la gare de départ est en x=0. L'équation fonctionnelle est donc y=0,2x+850. Pour la forme générale à coefficients entiers, on multiplie par 5 : 5y=x+4250, donc x−5y+4250=0. Contrôle par la pente : −BA=−−51=0,2.
c)
y=0,2×750+850=150+850=1000 mètres. Le câble est donc à 1000 mètres d'altitude à cet endroit. On remarque que 750 mètres correspondent à un peu plus du tiers du trajet, et que l'altitude gagnée, 150 mètres, est bien un peu plus du tiers des 400 mètres de dénivelé total : la proportionnalité du gain est la signature d'une droite.
d)
La hauteur au-dessus du sol est la DIFFÉRENCE des deux altitudes : 1000−970=30 mètres. L'erreur classique consiste à répondre 1000 mètres, en confondant l'altitude du câble avec sa hauteur au-dessus du sol. Une altitude se compte depuis le niveau de la mer, une hauteur depuis le sol : seule la seconde intéresse les passagers.
e)
La longueur du câble est la distance entre les deux gares, donc 20002+4002=4000000+160000=4160000. Cela vaut environ 2039,6 mètres. Le câble est donc à peine 40 mètres plus long que la distance horizontale, alors qu'il monte de 400 mètres : une pente de 20 pour cent allonge très peu le trajet, ce qui surprend toujours.
Exercice 7 : Problème : le budget de la fête de fin d'année
Un comité dispose de 100 dollars pour acheter des sandwichs à 4 dollars pièce et des jus à 2 dollars pièce, et compte dépenser le budget en entier.
On note x le nombre de sandwichs et y le nombre de jus.
a) Écrivez l'équation qui traduit la situation, puis mettez-la sous forme générale.
b) Donnez l'abscisse et l'ordonnée à l'origine, écrivez la forme symétrique, et interprétez les deux nombres dans le contexte.
c) Mettez l'équation sous forme fonctionnelle et interprétez la pente.
d) Le comité achète 12 sandwichs. Combien de jus peut-il acheter ?
e) Combien de combinaisons sont réellement possibles ? Expliquez ce qui limite ce nombre.
Voir la correction
Réponses
a)4x+2y=100, soit 2x+y−50=0
b)25x+50y=1 : 25 sandwichs seuls ou 50 jus seuls
c)y=−2x+50 : un sandwich de plus coûte deux jus
d)26 jus
e)26 combinaisons, car x doit être entier et compris entre 0 et 25
a)
Le coût total des sandwichs est 4x et celui des jus 2y : l'équation est 4x+2y=100. Sous forme générale, on ramène tout d'un côté : 4x+2y−100=0, et l'on peut simplifier par 2 : 2x+y−50=0. Simplifier n'est pas obligatoire, mais la convention préfère des coefficients entiers sans facteur commun.
b)
L'ordonnée à l'origine s'obtient avec x=0 : 2y=100, donc y=50. L'abscisse à l'origine s'obtient avec y=0 : 4x=100, donc x=25. La forme symétrique est 25x+50y=1. Dans le contexte, 25 est le nombre de sandwichs qu'on pourrait acheter en n'achetant aucun jus, et 50 le nombre de jus si l'on n'achetait aucun sandwich. La forme symétrique est donc la plus parlante ici : ses deux dénominateurs sont les deux scénarios extrêmes.
c)
On isole y : 2y=100−4x, donc y=−2x+50. La pente vaut −2 : chaque sandwich acheté en plus coûte DEUX jus. C'est un taux d'échange, et son signe négatif dit qu'on ne peut pas augmenter les deux à la fois avec un budget fixe. Le rapport 2 vient des prix : un sandwich coûte deux fois le prix d'un jus.
d)
Avec x=12 : y=−24+50=26. Le comité peut acheter 26 jus. Vérification par le coût : 12×4+26×2=48+52=100 dollars, le budget est exactement dépensé.
e)
Le contexte impose deux conditions que l'équation ignore : les deux nombres doivent être des ENTIERS et être POSITIFS ou nuls. Comme y=−2x+50 est entier dès que x l'est, et que y≥0 exige x≤25, les valeurs possibles de x vont de 0 à 25, ce qui fait 26 combinaisons. La droite, elle, contient une infinité de points : c'est le contexte qui en sélectionne 26. Retenez la formulation : on résout dans les réels, on conclut dans le contexte.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations suivantes est FAUSSE. Dites pourquoi, donnez l'énoncé correct et appuyez-vous sur un calcul.
a) « La pente de la droite passant par (2;5) et (6;5) est indéfinie. »
b) « Deux droites perpendiculaires ont des pentes opposées. »
c) « La distance entre A(−1;2) et B(3;5) vaut 4+3=7. »
d) « Dans 4x+3y=1, la pente vaut 34. »
e) « Le point (5;2) appartient à 3x+4y−24=0, car 3(5)+4(2)=23, ce qui est très proche de 24. »
Voir la correction
Réponses
a)m=0 : la droite est horizontale, y=5
b)Les pentes sont inverses ET opposées : 2 et −21
c)d=16+9=5
d)m=−43 : 4 et 3 sont les intersections avec les axes
e)3(5)+4(2)−24=−1=0 : le point n'est pas sur la droite
a)
Faux : ce sont les ORDONNÉES qui sont égales, pas les abscisses. m=6−25−5=40=0 : la pente est NULLE et la droite est horizontale, d'équation y=5. Une pente indéfinie survient quand le DÉNOMINATEUR s'annule, c'est-à-dire pour une droite verticale comme x=3. Le repère : zéro en haut donne une pente nulle, zéro en bas donne une pente indéfinie.
b)
Faux : leurs pentes sont inverses ET opposées, et non seulement opposées. Une droite de pente 2 a pour perpendiculaire une droite de pente −21, car 2×(−21)=−1. Avec la pente simplement opposée, −2, le produit vaudrait −4 : les deux droites seraient sécantes, mais pas perpendiculaires.
c)
Faux : on n'additionne pas les différences, on additionne leurs CARRÉS avant d'extraire la racine. d=(3−(−1))2+(5−2)2=16+9=25=5. La valeur annoncée, 7, est la longueur du chemin en escalier, celui qui longe les deux côtés de l'angle droit : c'est justement ce que Pythagore raccourcit, et l'écart de 2 unités le montre.
d)
Faux : dans la forme symétrique, les dénominateurs sont l'abscisse et l'ordonnée à l'origine, soit 4 et 3, pas une pente. La droite passe donc par (4;0) et (0;3), et sa pente vaut 0−43−0=−43. Retenez le signe : une droite qui coupe les deux axes du côté positif descend toujours, donc sa pente est négative.
e)
Faux : une équation se vérifie exactement, jamais approximativement. 3(5)+4(2)−24=15+8−24=−1, qui n'est pas nul : le point n'appartient PAS à la droite. L'écart de −1 indique d'ailleurs de quel côté de la droite il se trouve. En géométrie analytique, « proche » n'est pas une conclusion : un point est sur la droite ou n'y est pas, et c'est le calcul qui tranche.
Exercice 9 : Problème : les quatre capteurs sont-ils alignés ?
Quatre capteurs sont posés le long d'un sentier, repérés sur une carte par A(2;3), B(6;5), C(12;8) et D(16;11), en centaines de mètres.
Le fabricant affirme que les quatre capteurs sont alignés.
La figure ci-dessous représente les quatre capteurs sur la carte.
a) Déterminez l'équation de la droite passant par A et B.
b) Le capteur C est-il sur cette droite ? Justifiez par le calcul.
c) Le capteur D est-il sur cette droite ? Si non, de combien s'en écarte-t-il, et de quel côté ?
d) Quelle ordonnée aurait-il fallu donner à D pour qu'il soit aligné avec les autres ?
e) Un cinquième capteur doit être posé à l'ordonnée 15, sur la même droite. Quelle est son abscisse ?
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Réponses
a)y=0,5x+2
b)Oui : 0,5×12+2=8
c)Non : la droite donne 10, le capteur est à 11, soit 1 unité au-dessus
d)y=10, donc D′(16;10)
e)x=26, donc le point (26;15)
a)
La pente vaut m=6−25−3=42=0,5. On remplace A dans y=0,5x+b : 3=1+b, donc b=2. La droite a pour équation y=0,5x+2. Contrôle avec l'autre point : 0,5×6+2=5, l'ordonnée de B.
b)
On remplace l'abscisse de C : 0,5×12+2=6+2=8. C'est exactement l'ordonnée de C, donc C appartient à la droite : les trois capteurs A, B et C sont bien alignés. Autre chemin, tout aussi valable : la pente de BC vaut 12−68−5=63=0,5, la même que celle de AB. Deux segments de même pente issus d'un point commun sont portés par une seule droite.
c)
On remplace l'abscisse de D : 0,5×16+2=8+2=10. Or l'ordonnée annoncée est 11 : le capteur D n'est PAS aligné. Il se trouve 1 unité AU-DESSUS de la droite, soit 100 mètres trop au nord sur la carte. L'affirmation du fabricant est donc fausse, et c'est un calcul de trois lignes qui le montre, là où l'oeil aurait hésité : sur un dessin, un écart de 1 pour une abscisse de 16 ne se voit presque pas.
d)
Il aurait fallu y=10, c'est-à-dire le point D′(16;10). Vérification par la pente : de C(12;8) à D′(16;10), m=16−1210−8=42=0,5, la pente commune. Le déplacement à faire est donc de 100 mètres vers le sud.
e)
On résout 0,5x+2=15, donc 0,5x=13 et x=26. Le cinquième capteur doit être posé en (26;15), soit à 2600 mètres à l'est de l'origine. Remarquez la différence entre les questions d) et e) : dans l'une on connaît x et l'on calcule y, dans l'autre on connaît y et l'on RÉSOUT une équation. C'est la même droite, mais pas le même travail.
Exercice 10 : Problème : les quatre bornes du terrain
Les quatre bornes d'un terrain sont repérées par A(1;1), B(7;3), C(4;12) et D(−2;10), en décamètres, et le terrain est le quadrilatère ABCD.
L'arpenteur doit dire de quelle sorte de quadrilatère il s'agit, puis en donner le périmètre et l'aire.
a) Calculez les pentes des quatre côtés. Que peut-on en conclure ?
b) Le quadrilatère a-t-il des angles droits ? Justifiez.
c) Calculez les longueurs exactes de deux côtés consécutifs. Le terrain est-il carré ?
d) Calculez le périmètre au centième, puis l'aire du terrain.
e) Calculez la longueur des deux diagonales. Que constatez-vous, et quelle propriété cela confirme-t-il ?
Voir la correction
Réponses
a)Pentes 31, −3, 31, −3 : c'est un parallélogramme
b)Oui : 31×(−3)=−1, donc c'est un rectangle
c)AB=210 et BC=310 : ce n'est pas un carré
d)Périmètre 1010≈31,62 dam, aire 60 dam²
e)Les deux diagonales valent 130 : elles sont égales, ce qui confirme le rectangle
a)
Pente de AB : 7−13−1=62=31. Pente de BC : 4−712−3=−39=−3. Pente de CD : −2−410−12=−6−2=31. Pente de DA : 1−(−2)1−10=3−9=−3. Les côtés opposés ont la même pente, donc AB est parallèle à CD et BC à DA : le quadrilatère est un PARALLÉLOGRAMME.
b)
Le produit des pentes de deux côtés consécutifs vaut 31×(−3)=−1 : ces côtés sont perpendiculaires. Comme c'est vrai à chaque sommet, les quatre angles sont droits : le parallélogramme est un RECTANGLE. Un seul angle droit aurait d'ailleurs suffi dans un parallélogramme, mais le produit se calcule si vite qu'on le vérifie partout.
c)
AB=(7−1)2+(3−1)2=36+4=40=210≈6,32. BC=(4−7)2+(12−3)2=9+81=90=310≈9,49. Les deux longueurs diffèrent, donc le terrain n'est PAS carré : c'est un rectangle de dimensions 210 sur 310 décamètres.
d)
Le périmètre vaut 2(AB+BC)=2(210+310)=1010, soit environ 31,62 décamètres. L'aire vaut AB×BC=210×310=6×10=60 décamètres carrés. Le produit de deux radicaux de même radicande tombe sur un entier : c'est le genre de simplification qu'on perd en arrondissant trop tôt, car 6,32×9,49 donne 59,98 au lieu de 60.
e)
AC=(4−1)2+(12−1)2=9+121=130≈11,40. BD=(−2−7)2+(10−3)2=81+49=130≈11,40. Les deux diagonales ont exactement la même longueur, ce qui confirme la conclusion de la question b) : dans un parallélogramme, les diagonales ne sont de même longueur que si c'est un rectangle. Ce contrôle est indépendant des pentes, et deux démonstrations indépendantes de la même propriété valent mieux qu'une.
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