Faire le point : Méthodes quantitatives avancées (360-301)
Une question par chapitre, 8 en tout, tirées des exercices corrigés du cours. Réponds à celles que tu sais faire et passe celles d'un chapitre que tu n'as pas encore vu : chaque réponse se vérifie tout de suite, et la correction s'ouvre après.
Avec ton espace gratuit, chaque réponse est gardée et ton tableau de bord range chaque chapitre : réussi au test, ou à travailler. Ce sont les mêmes questions que sur les pages des séries : une réponse donnée ici compte là-bas.
Seulement les chapitres de ton examen. Tout afficher
Ce que le cours suppose
Ces chapitres viennent d'une année précédente, et le cours s'appuie dessus dès les premières semaines.
Un taux est un quotient, et l'essentiel se joue au dénominateur. Le taux de chômage en est l'exemple le plus disputé, parce que le choix de qui compte comme chômeur change le résultat de plusieurs points.
c) Le nombre d'emplois reste identique mais 12 000 chômeurs se retirent du marché. Que devient le taux de chômage ?
Voir la correction
Réponse
c)40400020000≈5,0% : 2,7 points de moins sans un seul emploi créé
c) La population active tombe à 416000−12000=404000 et les chômeurs à 20000. Le taux devient 40400020000≈0,0495, soit 5,0 % au lieu de 7,7 %. Le taux a donc CHUTÉ de 2,7 points alors qu'aucun emploi n'a été créé : les gens ont simplement cessé de chercher. C'est le mécanisme exact du découragement, et il opère fortement en fin de récession.
Mathématiques · Méthodes quantitatives (360-300) · Tableaux croisés, khi-deux et association
Le khi-deux additionne les écarts au carré, chacun relativisé par ce qu'on attendait. Il fournit ensuite une décision, et surtout, si on le lit case par case, il dit OÙ le lien se trouve.
χ2=∑T(O−T)2, avec ddl=(l−1)(c−1). Valeurs critiques à 5 % : 3,841 pour 1 degré, 5,991 pour 2, 7,815 pour 3, 9,488 pour 4.
e) Le rejet de l'hypothèse nulle prouve-t-il que la relation est forte ? Que faut-il calculer en plus ?
Voir la correction
Réponse
e)Non : le rejet ne dit rien de l'intensité, qui se lit sur le V de Cramér
e) Non. Le rejet dit que l'écart observé est trop grand pour être attribué au seul hasard de l'échantillonnage; il ne dit rien de l'INTENSITÉ du lien. La preuve en est que le khi-deux croît proportionnellement à la taille de l'échantillon à structure identique : n'importe quel écart, si minuscule soit-il, devient significatif avec assez de répondants. Il faut donc calculer en plus une mesure d'ASSOCIATION normalisée, le V de Cramér ou le coefficient de contingence, qui ne dépend pas de n.
Mathématiques · Méthodes quantitatives (360-300) · La marge d'erreur d'un sondage
Un sondage donne 42 % au candidat A et 38 % au candidat B, avec une marge de 3 points. Quatre points d'avance, trois points de marge : l'avance est-elle établie ? La réponse est non, et la raison mérite un calcul.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Écrivez les deux intervalles de confiance, à 3,1 points de marge chacun. Se recouvrent-ils ?
Voir la correction
Réponse
a)[38,9;45,1] et [34,9;41,1] : ils se recouvrent sur 2,2 points
a) Candidat A : [38,9;45,1]. Candidat B : [34,9;41,1]. Ils se recouvrent sur toute la zone de 38,9 à 41,1, soit 2,2 points de largeur commune. Un lecteur pressé en déduirait qu'aucune conclusion n'est possible.
Chapitre 1 · Comparer deux groupes : test t et taille d'effet
Quand les deux mesures portent sur LES MÊMES personnes, avant et après, les échantillons ne sont plus indépendants. On ne compare plus deux moyennes : on teste si la moyenne des différences individuelles est nulle.
Dix étudiants, différences entre le second et le premier examen : 4, −1, 6, 3, 0, 5, 2, 7, 1, 3.
b) Calculez la statistique t=sd/nd et ses degrés de liberté.
Voir la correction
Réponse
b)t=0,81653,0≈3,674, à 9 degrés de liberté
b) Erreur type : 102,582=3,16232,582≈0,8165. Statistique : t=0,81653,0≈3,674, avec n−1=9 degrés de liberté. Il faut remarquer que l'échantillon est ici constitué des DIFFÉRENCES, dix nombres et non vingt : c'est ce qui explique les 9 degrés de liberté.
Les sommes de carrés ne se comparent pas directement : il faut les ramener à leurs degrés de liberté. Le rapport des deux carrés moyens est la statistique F.
a) Calculez les deux carrés moyens et dressez le tableau complet de l'analyse.
Voir la correction
Réponse
a)CMinter≈186,67 et CMintra≈19,167
a) Carré moyen INTER : 2373,33≈186,67. Carré moyen INTRA : 12230≈19,167. Tableau : source inter, SCE=373,33, ddl=2, CM=186,67; source intra, SCE=230,00, ddl=12, CM=19,167; total, SCE=603,33, ddl=14. Attention : les carrés moyens ne s'additionnent PAS, contrairement aux sommes de carrés et aux degrés de liberté.
Un logiciel renvoie toujours le même tableau. Cinq colonnes, et chacune répond à une question précise.
Sortie du modèle 2, sur 150 étudiants.
Variable
Coefficient b
Erreur type
t
p
Constante
55,40
3,12
17,76
< 0,001
Heures d'étude
1,05
0,21
5,00
< 0,001
Heures de travail
−0,42
0,11
−3,82
< 0,001
e) Peut-on comparer directement 1,05 et −0,42 pour dire quelle variable compte le plus ?
Voir la correction
Réponse
e)Non : unités différentes et dispersions différentes ; il faut les coefficients standardisés
e) Non. Les deux coefficients s'expriment dans des unités différentes, points par heure d'étude et points par heure de travail, et l'ampleur de leur effet dépend aussi de la DISPERSION de chaque variable : une variable dont les valeurs varient très peu ne peut pas produire beaucoup d'écart, même avec un gros coefficient. Pour comparer, on utilise les coefficients STANDARDISÉS, obtenus en multipliant chaque b par sysxj : ils s'expriment tous en écarts-types et deviennent comparables entre eux. Le rapport des statistiques t, ici 5,00 contre 3,82, est un raccourci acceptable pour dire laquelle est le plus solidement établie, mais il ne mesure pas l'ampleur.
L'équivalent non paramétrique du test t apparié. On calcule les différences individuelles, on range leurs VALEURS ABSOLUES, puis on redonne à chaque rang le signe de sa différence.
Huit étudiants, différences après moins avant : +4, −1, +6, +3, +5, −2, +7, +9.
c) La valeur critique pour n=8 vaut 3 au seuil bilatéral de 5 %. Concluez.
Voir la correction
Réponse
c)W=3≤3 : on rejette tout juste au seuil de 5%
c) On retient le plus petit, W=3. La règle est de rejeter si W≤Wcrit : comme 3≤3, on REJETTE tout juste l'hypothèse nulle au seuil de 5 %. La progression observée est donc significative, de justesse. Il faut noter que l'égalité stricte suffit à rejeter, ce qui n'a rien d'évident et se lit dans la définition de la valeur critique : c'est le plus grand W dont la probabilité cumulée n'excède pas 2,5 % de chaque côté.
Une série mesurée dans le temps ne se lit pas comme un échantillon : les observations successives se ressemblent, et le mouvement d'ensemble se décompose en quatre morceaux dont chacun demande un traitement différent.
Inscriptions trimestrielles d'un cégep sur trois ans : 2100, 1500, 2400, 1800; 2200, 1560, 2520, 1880; 2320, 1640, 2640, 1960.
d) Écrivez le modèle MULTIPLICATIF et le modèle ADDITIF, et dites lequel convient ici.
Voir la correction
Réponse
d)Yt=Tt×St×Ct×It ou la somme ; ici le multiplicatif, l'écart passant de 900 à 1000
d) Modèle MULTIPLICATIF : Yt=Tt×St×Ct×It, où la saisonnalité est un pourcentage de la tendance. Modèle ADDITIF : Yt=Tt+St+Ct+It, où la saisonnalité est un écart en unités. Ici le multiplicatif convient : l'écart entre le trimestre fort et le trimestre faible passe de 900 la première année à 1 000 la troisième, il grandit avec le niveau de la série. Un écart saisonnier proportionnel appelle le modèle multiplicatif; un écart constant appellerait l'additif.
Ton tableau de bord range chaque chapitre selon tes réponses et te dit par où commencer. Une date d'examen en tête ? Note-la sur la carte du cours : il en tire un plan, jour après jour.