Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité maths, Asie jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2025 : Asie, jour 2

Épreuve du jeudi 12 juin 2025 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025, centre Asie, jour 2 : jeudi 12 juin 2025, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants de 5 points chacun, notés sur 20 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures et programme Python compris, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 porte sur les probabilités conditionnelles appliquées à un test de dépistage du chikungunya : arbre pondéré, formule des probabilités totales, probabilité « sachant que le test est positif », fiabilité du test en fonction de la proportion pp de malades, puis loi binomiale et seuil par le logarithme népérien. L'exercice 2 étudie une suite arithmético-géométrique par une suite géométrique auxiliaire, corrige une fonction Python qui calcule mal une suite définie par récurrence, puis enchaîne un raisonnement par récurrence et le théorème des gendarmes. L'exercice 3 est un vrai ou faux de géométrie dans l'espace : droite orthogonale à un plan, angle par le produit scalaire, intersection de deux plans, projeté orthogonal d'un point sur une droite. L'exercice 4 modélise la température d'une réaction chimique par f(t)=(60t+40)e−0,5tf(t)=(60t+40)\mathrm{e}^{-0{,}5t} : lecture graphique, équation différentielle, dérivée d'un produit, tableau de variations, corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, intégration par parties et valeur moyenne d'une fonction.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : les arrondis en cascade de l'exercice 1, où diviser 0,3600{,}360 par 0,3630{,}363 donne 0,9920{,}992 au lieu de 0,9910{,}991 ; l'ordre des deux affectations dans la boucle Python de l'exercice 2, qui fait renvoyer 4242 au lieu de w1=44,5w_{1}=44{,}5 ; et la solution t=0t=0 de l'équation f(t)=40f(t)=40 à l'exercice 4, que l'énoncé écarte en demandant une solution strictement positive.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Probabilités : fiabilité d'un test de dépistage du chikungunya et loi binomiale

5 points Arbres pondérés et probabilités totalesLoi binomiale et concentration

Toutes les probabilités, sauf indication contraire, seront arrondies à 10−310^{-3} dans cet exercice.

« Le virus du chikungunya, transmis à l'homme par la piqûre du moustique tigre provoque chez les patients des douleurs articulaires aiguës qui peuvent être persistantes. En 2005, une importante épidémie de chikungunya a touché les îles de l'Océan Indien et notamment l'île de La Réunion, avec plusieurs centaines de milliers de cas déclarés. En 2007, la maladie a fait son apparition en Europe, puis fin 2013, aux Antilles et a atteint le continent américain en 2014 ».

(https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/chikungunya)

Un test a été mis au point pour le dépistage de ce virus.

Le laboratoire fabriquant ce test fournit les caractéristiques suivantes :
• la probabilité qu'un individu atteint par le virus ait un test positif est de 0,9990{,}999 ;
• la probabilité qu'un individu non atteint par le virus ait un test positif est de 0,0050{,}005.

On procède à un test de dépistage systématique dans une population cible.

Un individu est choisi au hasard dans cette population. On appelle :
• MM l'évènement : « l'individu choisi est atteint du chikungunya ».
• TT l'évènement : « le test de l'individu choisi est positif ».

On considère que le test est fiable lorsque la probabilité qu'un individu ayant un test positif soit atteint par le virus est supérieure à 0,950{,}95.

  • Partie A : Étude d'un exemple
  • A.1. Donner les probabilités PM(T)P_{M}(T) et PM‾(T)P_{\overline{M}}(T).
  • « En mars 2005, l'épidémie s'est propagée rapidement dans l'ile de La Réunion, avec une flambée importante entre fin avril et début juin puis une persistance de la transmission virale durant l'hiver austral. Au total, 270 000270\,000 personnes ont été infectées pour une population totale de 750 000750\,000 individus ».
  • (https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/chikungunya)
  • Fin 2005, le laboratoire a effectué un test de dépistage massif de la population de l'île de La Réunion.
  • Dans cette partie, la population cible est donc la population de l'ile de La Réunion.
  • A.2. Donner la valeur exacte de P(M)P(M).
  • A.3. Recopier et compléter l'arbre pondéré donné ci-dessous.
  • Arbre pondéré à deux niveaux à compléter. La racine mène à M et à M barre ; chacun de ces deux nœuds mène à T et à T barre. Les six branches portent des pointillés.
  • A.4. Calculer la probabilité qu'un individu soit atteint par le virus et ait un test positif.
  • A.5. Calculer la probabilité qu'un individu ait un test positif.
  • A.6. Calculer la probabilité qu'un individu ayant un test positif soit atteint par le virus.
  • A.7. Peut-on estimer que ce test est fiable ? Argumenter.
  • Partie B : Dépistage sur une population cible
  • Dans cette partie, on note pp la proportion de personnes atteintes par le virus du chikungunya dans une population cible.
  • On cherche ici à tester la fiabilité du test de ce laboratoire en fonction de pp.
  • B.1. Recopier, en l'adaptant, l'arbre pondéré de la question A3 en tenant compte des nouvelles données.
  • B.2. Exprimer la probabilité P(T)P(T) en fonction de pp.
  • B.3. Montrer que PT(M)=999p994p+5P_{T}(M)=\dfrac{999p}{994p+5}.
  • B.4. Pour quelles valeurs de pp peut-on considérer que ce test est fiable ?
  • Partie C : Étude sur un échantillon
  • Pendant l'épidémie, on admet que la probabilité d'être atteint du chikungunya sur l'ile de La Réunion est de 0,360{,}36.
  • On considère un échantillon de nn individus choisis au hasard, en assimilant ce choix à un tirage au sort avec remise. On désigne par XX la variable aléatoire dénombrant le nombre d'individus infectés dans cet échantillon parmi les nn tirés au sort.
  • On admet que XX suit une loi binomiale de paramètres nn et p=0,36p=0{,}36.
  • C. Déterminer à partir de combien d'individus nn la probabilité de l'évènement « au moins un des nn habitants de cet échantillon est atteint par le virus » est supérieure à 0,990{,}99. Expliquer la démarche.

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A.1
A.2
A.3
A.4
A.5
A.6
A.7
B.4
C
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Réponses

  • A.1 PM(T)=0,999P_{M}(T)=0{,}999 ; PM‾(T)=0,005P_{\overline{M}}(T)=0{,}005
  • A.2 P(M)=270 000750 000=0,36P(M)=\dfrac{270\,000}{750\,000}=0{,}36
  • A.3 P(M)=0,36P(M)=0{,}36, P(M‾)=0,64P(\overline{M})=0{,}64 ; PM(T)=0,999P_{M}(T)=0{,}999, PM(T‾)=0,001P_{M}(\overline{T})=0{,}001 ; PM‾(T)=0,005P_{\overline{M}}(T)=0{,}005, PM‾(T‾)=0,995P_{\overline{M}}(\overline{T})=0{,}995
  • A.4 P(M∩T)=0,36×0,999=0,359 64≈0,360P(M\cap T)=0{,}36\times 0{,}999=0{,}359\,64\approx 0{,}360
  • A.5 P(T)=0,359 64+0,003 2=0,362 84≈0,363P(T)=0{,}359\,64+0{,}003\,2=0{,}362\,84\approx 0{,}363
  • A.6 PT(M)=0,359 640,362 84≈0,991P_{T}(M)=\dfrac{0{,}359\,64}{0{,}362\,84}\approx 0{,}991
  • A.7 Oui : PT(M)≈0,991>0,95P_{T}(M)\approx 0{,}991>0{,}95
  • B.1 Premier niveau P(M)=pP(M)=p, P(M‾)=1−pP(\overline{M})=1-p ; second niveau inchangé : 0,9990{,}999, 0,0010{,}001, 0,0050{,}005, 0,9950{,}995
  • B.2 P(T)=0,999p+0,005(1−p)=0,994p+0,005P(T)=0{,}999p+0{,}005(1-p)=0{,}994p+0{,}005
  • B.3 PT(M)=0,999p0,994p+0,005=999p994p+5P_{T}(M)=\dfrac{0{,}999p}{0{,}994p+0{,}005}=\dfrac{999p}{994p+5} (on multiplie par 1 0001\,000)
  • B.4 Fiable si et seulement si p⩾951 094≈0,087p\geqslant\dfrac{95}{1\,094}\approx 0{,}087, soit environ 8,7 %8{,}7\,\% de personnes atteintes au moins
  • C 1−0,64n>0,99  ⟺  n>ln⁡0,01ln⁡0,64≈10,31-0{,}64^{n}>0{,}99\iff n>\dfrac{\ln 0{,}01}{\ln 0{,}64}\approx 10{,}3 : à partir de n=11n=11 individus

A.1. Chaque caractéristique du laboratoire décrit une sous-population, et c'est elle qui fixe la probabilité conditionnelle. « Un individu atteint par le virus ait un test positif » : on sait que l'individu est atteint, donc PM(T)=0,999P_{M}(T)=0{,}999. « Un individu non atteint par le virus ait un test positif » : on sait qu'il n'est pas atteint, donc PM‾(T)=0,005P_{\overline{M}}(T)=0{,}005.

Le vocabulaire du dépistage aide à ne pas les confondre : PM(T)P_{M}(T) est la sensibilité du test (il repère presque tous les malades), PM‾(T)P_{\overline{M}}(T) le taux de faux positifs. Erreur fréquente : lire 0,9990{,}999 comme P(M∩T)P(M\cap T) ou comme PT(M)P_{T}(M) ; aucune des deux n'est donnée, c'est justement ce que l'exercice va calculer.

A.2. Dans cette partie, la population cible est l'île entière : on choisit un individu au hasard parmi 750 000750\,000, dont 270 000270\,000 ont été infectés. En situation d'équiprobabilité, P(M)=270 000750 000=2775=925=0,36P(M)=\dfrac{270\,000}{750\,000}=\dfrac{27}{75}=\dfrac{9}{25}=0{,}36.

La valeur exacte est demandée : 0,360{,}36 l'est (c'est 925\dfrac{9}{25}), il n'y a rien à arrondir. Attention à ne pas prendre 0,360{,}36 pour une proportion de tests positifs : c'est la proportion de personnes réellement atteintes, la « prévalence » de la maladie dans la population.

A.3. Le premier niveau porte MM et M‾\overline{M} : P(M)=0,36P(M)=0{,}36 et, par l'évènement contraire, P(M‾)=1−0,36=0,64P(\overline{M})=1-0{,}36=0{,}64.

Les branches issues de MM portent des probabilités conditionnées par MM : PM(T)=0,999P_{M}(T)=0{,}999 et PM(T‾)=1−0,999=0,001P_{M}(\overline{T})=1-0{,}999=0{,}001. Celles issues de M‾\overline{M} sont conditionnées par M‾\overline{M} : PM‾(T)=0,005P_{\overline{M}}(T)=0{,}005 et PM‾(T‾)=1−0,005=0,995P_{\overline{M}}(\overline{T})=1-0{,}005=0{,}995.

Contrôle : les probabilités issues d'un même nœud ont pour somme 11 (0,36+0,640{,}36+0{,}64, 0,999+0,0010{,}999+0{,}001, 0,005+0,9950{,}005+0{,}995). L'arbre complété figure en fin de corrigé, avec au bout de chaque chemin la probabilité de l'intersection correspondante.

A.4. On cherche P(M∩T)P(M\cap T), probabilité d'un chemin de l'arbre, donc produit des probabilités portées par ses branches (formule des probabilités composées) : P(M∩T)=P(M)×PM(T)=0,36×0,999=0,359 64P(M\cap T)=P(M)\times P_{M}(T)=0{,}36\times 0{,}999=0{,}359\,64, soit 0,3600{,}360 arrondi à 10−310^{-3}.

Pour la suite, on garde la valeur exacte 0,359 640{,}359\,64 : la consigne d'arrondi porte sur les résultats affichés, pas sur les calculs intermédiaires. Vérification : P(M∩T)P(M\cap T) est à peine inférieure à P(M)=0,36P(M)=0{,}36, ce qui est logique puisque presque tous les malades sont positifs.

A.5. Formule des probabilités totales, avec la partition {M ;M‾}\{M\,;\overline{M}\} de l'univers : P(T)=P(M∩T)+P(M‾∩T)P(T)=P(M\cap T)+P(\overline{M}\cap T).

Le second terme se lit sur l'autre chemin qui mène à TT : P(M‾∩T)=P(M‾)×PM‾(T)=0,64×0,005=0,003 2P(\overline{M}\cap T)=P(\overline{M})\times P_{\overline{M}}(T)=0{,}64\times 0{,}005=0{,}003\,2. Donc P(T)=0,359 64+0,003 2=0,362 84P(T)=0{,}359\,64+0{,}003\,2=0{,}362\,84, soit 0,3630{,}363 arrondi à 10−310^{-3}.

Erreur fréquente : répondre P(T)=0,999P(T)=0{,}999 ou additionner 0,999+0,0050{,}999+0{,}005. Une probabilité conditionnelle ne s'additionne pas à une autre conditionnée par un évènement différent ; il faut repasser par les intersections.

A.6. On sait que le test est positif : on cherche PT(M)P_{T}(M). L'arbre est construit dans l'ordre MM puis TT, la question part de TT : on revient à la définition d'une probabilité conditionnelle (c'est la démarche de la formule de Bayes).

PT(M)=P(M∩T)P(T)=0,359 640,362 84≈0,991 2P_{T}(M)=\dfrac{P(M\cap T)}{P(T)}=\dfrac{0{,}359\,64}{0{,}362\,84}\approx 0{,}991\,2, soit 0,9910{,}991 arrondi à 10−310^{-3}.

Le piège de l'arrondi : en divisant les valeurs arrondies, 0,3600,363≈0,991 7\dfrac{0{,}360}{0{,}363}\approx 0{,}991\,7, on obtient 0,9920{,}992, qui est faux au millième. Quand un résultat sert à en calculer un autre, on calcule avec les valeurs exactes (ou la mémoire de la calculatrice) et on n'arrondit qu'à la fin. Second piège, plus grave : confondre PT(M)P_{T}(M) avec PM(T)=0,999P_{M}(T)=0{,}999, les deux n'ont pas le même sens.

A.7. Par définition, le test est fiable lorsque PT(M)P_{T}(M) est supérieure à 0,950{,}95. Ici PT(M)≈0,991P_{T}(M)\approx 0{,}991 et 0,991>0,950{,}991>0{,}95 : dans la population de La Réunion en 2005, le test est fiable. Concrètement, plus de 99 %99\,\% des personnes testées positives étaient réellement atteintes.

L'argument attendu est la comparaison chiffrée avec le seuil de la définition. Répondre « oui, car PM(T)=0,999P_{M}(T)=0{,}999 » ne justifie rien : ce n'est pas la probabilité qui définit la fiabilité ici, et la partie B montre que la même sensibilité peut donner un test non fiable.

B.1. Les caractéristiques du laboratoire ne dépendent pas de la population : le second niveau de l'arbre est inchangé, PM(T)=0,999P_{M}(T)=0{,}999, PM(T‾)=0,001P_{M}(\overline{T})=0{,}001, PM‾(T)=0,005P_{\overline{M}}(T)=0{,}005, PM‾(T‾)=0,995P_{\overline{M}}(\overline{T})=0{,}995. Seul le premier niveau change : P(M)=pP(M)=p et P(M‾)=1−pP(\overline{M})=1-p.

L'arbre adapté figure en fin de corrigé. Il ne faut pas remplacer aussi 0,9990{,}999 par pp : pp est la proportion de malades dans la population, pas une caractéristique du test.

B.2. Probabilités totales avec la partition {M ;M‾}\{M\,;\overline{M}\}, exactement comme en A.5 : P(T)=P(M) PM(T)+P(M‾) PM‾(T)=0,999p+0,005(1−p)P(T)=P(M)\,P_{M}(T)+P(\overline{M})\,P_{\overline{M}}(T)=0{,}999p+0{,}005(1-p).

En développant : P(T)=0,999p+0,005−0,005p=0,994p+0,005P(T)=0{,}999p+0{,}005-0{,}005p=0{,}994p+0{,}005. Vérification avec la partie A : pour p=0,36p=0{,}36, 0,994×0,36+0,005=0,362 840{,}994\times 0{,}36+0{,}005=0{,}362\,84, c'est bien la valeur de A.5.

B.3. Par définition, PT(M)=P(M∩T)P(T)P_{T}(M)=\dfrac{P(M\cap T)}{P(T)}, avec P(M∩T)=P(M)×PM(T)=0,999pP(M\cap T)=P(M)\times P_{M}(T)=0{,}999p et P(T)=0,994p+0,005P(T)=0{,}994p+0{,}005 (question B.2), non nulle puisque 0,994p+0,005⩾0,005>00{,}994p+0{,}005\geqslant 0{,}005>0.

Donc PT(M)=0,999p0,994p+0,005P_{T}(M)=\dfrac{0{,}999p}{0{,}994p+0{,}005}. En multipliant le numérateur et le dénominateur par 1 0001\,000, on obtient PT(M)=999p994p+5P_{T}(M)=\dfrac{999p}{994p+5}, ce qu'il fallait démontrer.

Contrôle : pour p=0,36p=0{,}36, 999×0,36994×0,36+5=359,64362,84≈0,991\dfrac{999\times 0{,}36}{994\times 0{,}36+5}=\dfrac{359{,}64}{362{,}84}\approx 0{,}991, on retrouve A.6. Signaler que le dénominateur ne s'annule pas fait partie de la rédaction d'un quotient.

B.4. Le test est fiable lorsque PT(M)⩾0,95P_{T}(M)\geqslant 0{,}95 (« supérieure à » au sens large, convention usuelle en mathématiques). On résout donc, pour p∈ ]0 ;1]p\in\,]0\,;1], l'inéquation 999p994p+5⩾0,95\dfrac{999p}{994p+5}\geqslant 0{,}95.

Le dénominateur 994p+5994p+5 est strictement positif : on peut multiplier les deux membres par lui sans changer le sens de l'inégalité. 999p⩾0,95(994p+5)  ⟺  999p⩾944,3p+4,75  ⟺  54,7p⩾4,75  ⟺  p⩾4,7554,7=4755 470=951 094999p\geqslant 0{,}95(994p+5)\iff 999p\geqslant 944{,}3p+4{,}75\iff 54{,}7p\geqslant 4{,}75\iff p\geqslant\dfrac{4{,}75}{54{,}7}=\dfrac{475}{5\,470}=\dfrac{95}{1\,094}.

Or 951 094≈0,086 8\dfrac{95}{1\,094}\approx 0{,}086\,8. Le test est donc fiable si et seulement si p⩾951 094p\geqslant\dfrac{95}{1\,094}, c'est-à-dire lorsque la proportion de personnes atteintes dans la population cible est d'au moins 8,7 %8{,}7\,\% environ. Avec une lecture stricte de « supérieure à », la seule différence est que la valeur p=951 094p=\dfrac{95}{1\,094} est exclue ; la conclusion pratique est la même.

C'est la leçon de l'exercice : un excellent test (99,9 %99{,}9\,\% de sensibilité, 0,5 %0{,}5\,\% de faux positifs) devient peu fiable quand la maladie est rare, parce que les faux positifs, pris dans une population saine très nombreuse, finissent par dépasser les vrais positifs. Pour p=0,01p=0{,}01 par exemple, PT(M)=9,9914,94≈0,669P_{T}(M)=\dfrac{9{,}99}{14{,}94}\approx 0{,}669 : un positif sur trois environ est un faux positif. Erreur fréquente : oublier de justifier le signe du dénominateur avant de multiplier.

C. La démarche : on traduit l'évènement par la variable XX, on passe à l'évènement contraire, puis on résout une inéquation par le logarithme népérien.

« Au moins un des nn habitants est atteint » est l'évènement X⩾1X\geqslant 1, dont le contraire est X=0X=0. Pour une loi binomiale de paramètres nn et 0,360{,}36, P(X=0)=(n0)0,360 0,64n=0,64nP(X=0)=\binom{n}{0}0{,}36^{0}\,0{,}64^{n}=0{,}64^{n}, donc P(X⩾1)=1−0,64nP(X\geqslant 1)=1-0{,}64^{n}.

On résout 1−0,64n>0,99  ⟺  0,64n<0,011-0{,}64^{n}>0{,}99\iff 0{,}64^{n}<0{,}01. La fonction ln⁡\ln est strictement croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ : 0,64n<0,01  ⟺  nln⁡0,64<ln⁡0,010{,}64^{n}<0{,}01\iff n\ln 0{,}64<\ln 0{,}01. Comme ln⁡0,64<0\ln 0{,}64<0 (car 0,64<10{,}64<1), diviser par ln⁡0,64\ln 0{,}64 RENVERSE l'inégalité : n>ln⁡0,01ln⁡0,64≈10,32n>\dfrac{\ln 0{,}01}{\ln 0{,}64}\approx 10{,}32.

Le plus petit entier qui convient est n=11n=11. Vérification aux bords : 1−0,6410≈0,988 5<0,991-0{,}64^{10}\approx 0{,}988\,5<0{,}99 et 1−0,6411≈0,992 6>0,991-0{,}64^{11}\approx 0{,}992\,6>0{,}99. Il faut donc un échantillon d'au moins 1111 individus pour que la probabilité d'y trouver au moins une personne infectée dépasse 0,990{,}99.

Les deux pièges : garder le sens de l'inégalité en divisant par ln⁡0,64\ln 0{,}64, négatif, ce qui donne n<10,3n<10{,}3 et une réponse absurde ; et écrire P(X⩾1)=1−0,36nP(X\geqslant 1)=1-0{,}36^{n} en se trompant de probabilité, alors que « aucun infecté » correspond à nn individus SAINS, de probabilité 0,640{,}64 chacun. Une méthode par balayage à la calculatrice (tableau des valeurs de 1−0,64n1-0{,}64^{n}) est aussi acceptée, à condition d'écrire les deux valeurs qui encadrent le seuil.

M0,36T0,9990,35964non T0,0010,00036non M0,64T0,0050,0032non T0,9950,6368
Arbre complété de la question A.3, avec la probabilité de chaque intersection
MpT0,999non T0,001non M1 − pT0,005non T0,995
Arbre adapté de la question B.1

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Exercice 2 : Suites : suite géométrique auxiliaire, fonction Python à corriger et récurrence

5 points Suites et récurrenceLes suites numériquesPython et méthodes numériques

  • Partie A
  • Soit (un)(u_{n}) la suite définie par u0=30u_{0}=30 et, pour tout entier naturel nn, un+1=12un+10u_{n+1}=\dfrac{1}{2}u_{n}+10.
  • Soit (vn)(v_{n}) la suite définie pour tout entier naturel nn par vn=un−20v_{n}=u_{n}-20.
  • A.1. Calculer les valeurs exactes de u1u_{1} et u2u_{2}.
  • A.2. Démontrer que la suite (vn)(v_{n}) est géométrique de raison 12\dfrac{1}{2},
  • A.3. Exprimer vnv_{n} en fonction de nn pour tout nn entier naturel.
  • A.4. En déduire que, pour tout entier naturel nn, un=20+10(12)nu_{n}=20+10\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}.
  • A.5. Déterminer la limite de la suite (un)(u_{n}). Justifier la réponse.
  • Partie B
  • Soit (wn)(w_{n}) la suite définie pour tout entier naturel nn par : {w0=45wn+1=12wn+12un+7\begin{cases}w_{0}=45\\w_{n+1}=\dfrac{1}{2}w_{n}+\dfrac{1}{2}u_{n}+7\end{cases}
  • B.1. Montrer que w1=44,5w_{1}=44{,}5.
  • On souhaite écrire une fonction suite, en langage Python, qui renvoie la valeur du terme wnw_{n} pour une valeur de nn donnée. On donne ci-dessous une proposition pour cette fonction suite.
  • Programme Python de sept lignes numérotées. Ligne 1 : def suite(n) :. Ligne 2 : U=30. Ligne 3 : W=45. Ligne 4 : for i in range (1,n+1) :. Ligne 5, dans la boucle : U=U/2+10. Ligne 6, dans la boucle : W=W/2+U/2+7. Ligne 7 : return W.
  • B.2. L'exécution de suite(1) ne renvoie pas le terme w1w_{1}. Comment modifier la fonction suite afin que l'exécution de suite(n) renvoie la valeur du terme wnw_{n} ?
  • B.3.a. Montrer, par récurrence sur nn, que pour tout entier naturel nn on a : wn=10n(12)n+11(12)n+34w_{n}=10n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+11\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+34.
  • B.3.b. On admet que pour tout entier naturel n⩾4n\geqslant 4, on a : 0⩽10n(12)n⩽10n0\leqslant 10n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}\leqslant\dfrac{10}{n}. Que peut-on en déduire quant à la convergence de la suite (wn)(w_{n}) ?

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A.1
A.3
A.5
B.2
B.3.b
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Réponses

  • A.1 u1=25u_{1}=25 ; u2=452=22,5u_{2}=\dfrac{45}{2}=22{,}5
  • A.2 vn+1=un+1−20=12un−10=12(un−20)=12vnv_{n+1}=u_{n+1}-20=\dfrac{1}{2}u_{n}-10=\dfrac{1}{2}(u_{n}-20)=\dfrac{1}{2}v_{n} : géométrique de raison 12\dfrac{1}{2}, v0=10v_{0}=10
  • A.3 vn=10(12)nv_{n}=10\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}
  • A.4 un=vn+20=20+10(12)nu_{n}=v_{n}+20=20+10\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}
  • A.5 lim⁡un=20\lim u_{n}=20 car −1<12<1-1<\dfrac{1}{2}<1 donne (12)n→0\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}\to 0
  • B.1 w1=452+302+7=44,5w_{1}=\dfrac{45}{2}+\dfrac{30}{2}+7=44{,}5
  • B.2 suite(1) renvoie 4242 ; il faut échanger les lignes 5 et 6 (calculer W avant de mettre U à jour)
  • B.3.a Initialisation w0=0+11+34=45w_{0}=0+11+34=45 ; hérédité : 12wn+12un+7=5n(12)n+10,5(12)n+34\dfrac{1}{2}w_{n}+\dfrac{1}{2}u_{n}+7=5n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+10{,}5\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+34, qui est la formule au rang n+1n+1
  • B.3.b Par le théorème des gendarmes 10n(12)n→010n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}\to 0, donc (wn)(w_{n}) converge vers 3434

A.1. On applique la relation de récurrence, un rang après l'autre. u1=12u0+10=12×30+10=15+10=25u_{1}=\dfrac{1}{2}u_{0}+10=\dfrac{1}{2}\times 30+10=15+10=25, puis u2=12u1+10=12×25+10=12,5+10=22,5=452u_{2}=\dfrac{1}{2}u_{1}+10=\dfrac{1}{2}\times 25+10=12{,}5+10=22{,}5=\dfrac{45}{2}.

Les valeurs exactes sont demandées : 22,522{,}5 est exacte, il n'y a rien à arrondir. Vérification anticipée avec la formule de A.4 : 20+10×12=2520+10\times\dfrac{1}{2}=25 et 20+10×14=22,520+10\times\dfrac{1}{4}=22{,}5.

A.2. Pour montrer qu'une suite est géométrique, on exprime vn+1v_{n+1} en fonction de vnv_{n} et on fait apparaître un facteur constant. Pour tout entier naturel nn :

vn+1=un+1−20=12un+10−20=12un−10=12(un−20)=12vnv_{n+1}=u_{n+1}-20=\dfrac{1}{2}u_{n}+10-20=\dfrac{1}{2}u_{n}-10=\dfrac{1}{2}\left(u_{n}-20\right)=\dfrac{1}{2}v_{n}.

La suite (vn)(v_{n}) est donc géométrique de raison 12\dfrac{1}{2}, de premier terme v0=u0−20=30−20=10v_{0}=u_{0}-20=30-20=10.

L'étape clé est la factorisation 12un−10=12(un−20)\dfrac{1}{2}u_{n}-10=\dfrac{1}{2}(u_{n}-20) : on met 12\dfrac{1}{2} en facteur, et 1010 devient 2020. Erreur fréquente : calculer v1v0\dfrac{v_{1}}{v_{0}} et v2v1\dfrac{v_{2}}{v_{1}}, trouver 12\dfrac{1}{2} deux fois et conclure ; deux quotients égaux ne prouvent rien pour TOUS les rangs.

A.3. Terme général d'une suite géométrique : pour tout entier naturel nn, vn=v0×qn=10(12)nv_{n}=v_{0}\times q^{n}=10\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}.

Contrôle : v1=5=u1−20v_{1}=5=u_{1}-20 et v2=2,5=u2−20v_{2}=2{,}5=u_{2}-20, cohérent avec A.1. Piège : écrire (12)n−1\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n-1}, qui vaut pour une suite dont le premier terme est v1v_{1} ; ici la suite commence à v0v_{0}.

A.4. De vn=un−20v_{n}=u_{n}-20 on tire un=vn+20u_{n}=v_{n}+20, donc pour tout entier naturel nn : un=20+10(12)nu_{n}=20+10\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}.

A.5. Limite d'une suite géométrique : comme −1<12<1-1<\dfrac{1}{2}<1, lim⁡n→+∞(12)n=0\lim\limits_{n\to+\infty}\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}=0. Par produit, 10(12)n→010\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}\to 0, et par somme lim⁡n→+∞un=20\lim\limits_{n\to+\infty}u_{n}=20.

La justification attendue est la condition sur la raison, −1<q<1-1<q<1, écrite explicitement. On remarque que 2020 est le point fixe de la relation : ℓ=12ℓ+10\ell=\dfrac{1}{2}\ell+10 donne ℓ=20\ell=20, ce qui explique le choix de vn=un−20v_{n}=u_{n}-20.

B.1. On applique la définition au rang n=0n=0, ce qui fait intervenir u0u_{0} et non u1u_{1} : w1=12w0+12u0+7=452+302+7=22,5+15+7=44,5w_{1}=\dfrac{1}{2}w_{0}+\dfrac{1}{2}u_{0}+7=\dfrac{45}{2}+\dfrac{30}{2}+7=22{,}5+15+7=44{,}5.

Ce détail prépare la question suivante : le terme wn+1w_{n+1} se calcule avec unu_{n}, le terme de MÊME rang que wnw_{n}.

B.2. On exécute suite(1) à la main. Avant la boucle, U vaut 3030 et W vaut 4545. La boucle tourne une fois, pour i=1i=1. Ligne 5 : U prend la valeur 302+10=25\dfrac{30}{2}+10=25. Ligne 6 : W prend la valeur 452+252+7=22,5+12,5+7=42\dfrac{45}{2}+\dfrac{25}{2}+7=22{,}5+12{,}5+7=42. La fonction renvoie 4242, et non w1=44,5w_{1}=44{,}5.

Le défaut : au moment où la ligne 6 s'exécute, U contient déjà u1u_{1} alors que la formule w1=12w0+12u0+7w_{1}=\dfrac{1}{2}w_{0}+\dfrac{1}{2}u_{0}+7 demande u0u_{0}. Plus généralement, au tour ii, W doit être calculé avec ui−1u_{i-1}, la valeur de U AVANT sa mise à jour.

Correction : échanger les lignes 5 et 6, c'est-à-dire calculer W avant de mettre U à jour. Le programme corrigé figure en fin de corrigé. Vérification : pour n=1n=1, W prend la valeur 452+302+7=44,5\dfrac{45}{2}+\dfrac{30}{2}+7=44{,}5, puis U devient 2525 ; on obtient bien w1w_{1}. Au tour suivant, W est calculé avec U =25=u1=25=u_{1}, comme il se doit. Une autre correction, plus lourde, consiste à garder l'ordre des lignes en mémorisant l'ancienne valeur de U dans une variable auxiliaire.

B.3.a. Raisonnement par récurrence. Pour tout entier naturel nn, on note P(n)\mathcal{P}(n) la propriété : « wn=10n(12)n+11(12)n+34w_{n}=10n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+11\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+34 ».

Initialisation : pour n=0n=0, 10×0×1+11×1+34=45=w010\times 0\times 1+11\times 1+34=45=w_{0}. P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que P(n)\mathcal{P}(n) est vraie. Montrons P(n+1)\mathcal{P}(n+1), c'est-à-dire wn+1=10(n+1)(12)n+1+11(12)n+1+34w_{n+1}=10(n+1)\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n+1}+11\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n+1}+34. Par définition de (wn)(w_{n}), par l'hypothèse de récurrence et par la formule de A.4 :

wn+1=12wn+12un+7=12[10n(12)n+11(12)n+34]+12[20+10(12)n]+7w_{n+1}=\dfrac{1}{2}w_{n}+\dfrac{1}{2}u_{n}+7=\dfrac{1}{2}\left[10n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+11\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+34\right]+\dfrac{1}{2}\left[20+10\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}\right]+7.

En développant : wn+1=5n(12)n+5,5(12)n+17+10+5(12)n+7=5n(12)n+10,5(12)n+34w_{n+1}=5n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+5{,}5\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+17+10+5\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+7=5n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+10{,}5\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+34.

De l'autre côté, comme (12)n+1=12(12)n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n+1}=\dfrac{1}{2}\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n} : 10(n+1)(12)n+1+11(12)n+1+34=5(n+1)(12)n+5,5(12)n+34=5n(12)n+10,5(12)n+3410(n+1)\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n+1}+11\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n+1}+34=5(n+1)\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+5{,}5\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+34=5n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+10{,}5\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+34. Les deux expressions coïncident : P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.

Conclusion : P(0)\mathcal{P}(0) est vraie et la propriété est héréditaire, donc pour tout entier naturel nn, wn=10n(12)n+11(12)n+34w_{n}=10n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+11\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}+34.

Vérification : pour n=1n=1, la formule donne 5+5,5+34=44,5=w15+5{,}5+34=44{,}5=w_{1}. Le piège de l'hérédité est d'oublier de remplacer unu_{n} par son expression : c'est elle qui apporte le terme 5(12)n5\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n} qui fait passer de 5,55{,}5 à 10,510{,}5. Écrire séparément le membre de gauche et le membre de droite, puis constater qu'ils sont égaux, est la rédaction la plus sûre.

B.3.b. Théorème des gendarmes : pour tout n⩾4n\geqslant 4, 0⩽10n(12)n⩽10n0\leqslant 10n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}\leqslant\dfrac{10}{n}, et lim⁡n→+∞10n=0\lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{10}{n}=0. La suite de terme général 10n(12)n10n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n} est encadrée par deux suites qui tendent vers 00 : elle tend vers 00.

Ensuite, comme −1<12<1-1<\dfrac{1}{2}<1, 11(12)n→011\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}\to 0. Par somme, avec la formule de B.3.a, lim⁡n→+∞wn=0+0+34=34\lim\limits_{n\to+\infty}w_{n}=0+0+34=34. La suite (wn)(w_{n}) est convergente et sa limite est 3434.

Pourquoi l'énoncé donne cet encadrement : dans 10n(12)n10n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}, le facteur nn tend vers +∞+\infty et (12)n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n} vers 00, c'est une forme indéterminée « ∞×0\infty\times 0 ». Erreur fréquente : conclure directement « (12)n→0\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}\to 0 donc 10n(12)n→010n\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}\to 0 », ce qui n'est pas une justification. L'encadrement n'est valable qu'à partir de n=4n=4, ce qui suffit pour une limite.

python
def suite(n):
    U = 30
    W = 45
    for i in range(1, n+1):
        W = W/2 + U/2 + 7
        U = U/2 + 10
    return W

Exercice 3 : Géométrie dans l'espace : vrai ou faux sur une droite, deux plans, un angle et un projeté orthogonal

5 points Géométrie dans l'espaceLe produit scalaire

L'espace est rapporté à un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right).

On considère :
• les points C(3 ;0 ;0)\mathrm{C}(3\,;0\,;0), D(0 ;2 ;0)\mathrm{D}(0\,;2\,;0), H(−6 ;2 ;2)\mathrm{H}(-6\,;2\,;2) et J(−5413 ;6213 ;0)\mathrm{J}\left(\dfrac{-54}{13}\,;\dfrac{62}{13}\,;0\right) ;
• le plan PP d'équation cartésienne 2x+3y+6z−6=02x+3y+6z-6=0 ;
• le plan P′P' d'équation cartésienne x−2y+3z−3=0x-2y+3z-3=0 ;
• la droite (d)(d) dont une représentation paramétrique est : {x=−8+13ty=−1+12tz=−4+t, t∈R\begin{cases}x=-8+\frac{1}{3}t\\y=-1+\frac{1}{2}t\\z=-4+t\end{cases},\ t\in\mathbb{R}

Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier la réponse donnée. Une réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.

  • Affirmation 1. La droite (d)(d) est orthogonale au plan PP et coupe ce plan en H.
  • Affirmation 2. La mesure en degré de l'angle DCH^\widehat{\mathrm{DCH}}, arrondie à 10−110^{-1}, est 17,3∘17{,}3^{\circ}.
  • Affirmation 3. Les plans PP et P′P' sont sécants et leur intersection est la droite Δ\Delta dont une représentation paramétrique est : {x=3−3ty=0z=t, t∈R\begin{cases}x=3-3t\\y=0\\z=t\end{cases},\ t\in\mathbb{R}.
  • Affirmation 4. Le point J est le projeté orthogonal du point H sur la droite (CD).

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Affirmation 1
Affirmation 2
Affirmation 3
Affirmation 4
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Réponses

  • Affirmation 1 Vrai : vecteur directeur de (d)(d) colinéaire à n⃗(2 ;3 ;6)\vec{n}(2\,;3\,;6), et H est sur (d)(d) (t=6t=6) et sur PP
  • Affirmation 2 Faux : cos⁡DCH^=311 157\cos\widehat{\mathrm{DCH}}=\dfrac{31}{\sqrt{1\,157}}, donc DCH^≈24,3∘\widehat{\mathrm{DCH}}\approx 24{,}3^{\circ}
  • Affirmation 3 Vrai : normales non colinéaires, et Δ\Delta est contenue dans PP et dans P′P'
  • Affirmation 4 Vrai : J∈(CD)\mathrm{J}\in(\mathrm{CD}) (paramètre 3113\dfrac{31}{13}) et HJ→⋅CD→=0\overrightarrow{\mathrm{HJ}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{CD}}=0

Affirmation 1. Vraie. Une droite est orthogonale à un plan lorsqu'un vecteur directeur de la droite est colinéaire à un vecteur normal du plan.

D'après son équation cartésienne 2x+3y+6z−6=02x+3y+6z-6=0, le plan PP admet pour vecteur normal n⃗(2 ;3 ;6)\vec{n}(2\,;3\,;6). D'après sa représentation paramétrique, la droite (d)(d) a pour vecteur directeur u⃗(13 ;12 ;1)\vec{u}\left(\dfrac{1}{3}\,;\dfrac{1}{2}\,;1\right), les coefficients de tt. Or 6u⃗=(2 ;3 ;6)=n⃗6\vec{u}=(2\,;3\,;6)=\vec{n} : les deux vecteurs sont colinéaires, donc (d)(d) est orthogonale à PP. En particulier, elle coupe PP en un point unique.

Ce point est H. D'une part, H est sur (d)(d) : −8+13t=−6-8+\dfrac{1}{3}t=-6 donne t=6t=6, et pour t=6t=6 on obtient y=−1+3=2y=-1+3=2 et z=−4+6=2z=-4+6=2, ce sont bien les coordonnées de H. D'autre part, H est sur PP : 2×(−6)+3×2+6×2−6=−12+6+12−6=02\times(-6)+3\times 2+6\times 2-6=-12+6+12-6=0.

On peut aussi chercher l'intersection directement en injectant la représentation paramétrique dans l'équation de PP : 2(−8+t3)+3(−1+t2)+6(−4+t)−6=−49+496t=02\left(-8+\dfrac{t}{3}\right)+3\left(-1+\dfrac{t}{2}\right)+6(-4+t)-6=-49+\dfrac{49}{6}t=0, d'où t=6t=6 et le point H. L'affirmation a deux volets, il faut justifier les deux : l'orthogonalité ET le point d'intersection. Erreur fréquente : vérifier seulement que H est sur PP ; c'est nécessaire, pas suffisant, H doit aussi être sur (d)(d).

Affirmation 2. Fausse. Le sommet de l'angle DCH^\widehat{\mathrm{DCH}} est C : on utilise les vecteurs CD→(−3 ;2 ;0)\overrightarrow{\mathrm{CD}}(-3\,;2\,;0) et CH→(−9 ;2 ;2)\overrightarrow{\mathrm{CH}}(-9\,;2\,;2) et deux expressions du produit scalaire.

Avec les coordonnées, dans un repère orthonormé : CD→⋅CH→=(−3)(−9)+2×2+0×2=27+4+0=31\overrightarrow{\mathrm{CD}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{CH}}=(-3)(-9)+2\times 2+0\times 2=27+4+0=31. Les normes : CD=9+4+0=13\mathrm{CD}=\sqrt{9+4+0}=\sqrt{13} et CH=81+4+4=89\mathrm{CH}=\sqrt{81+4+4}=\sqrt{89}.

Avec l'angle : CD→⋅CH→=CD×CH×cos⁡DCH^\overrightarrow{\mathrm{CD}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{CH}}=\mathrm{CD}\times\mathrm{CH}\times\cos\widehat{\mathrm{DCH}}. Donc cos⁡DCH^=3113×89=311 157≈0,911 4\cos\widehat{\mathrm{DCH}}=\dfrac{31}{\sqrt{13}\times\sqrt{89}}=\dfrac{31}{\sqrt{1\,157}}\approx 0{,}911\,4, et à la calculatrice (en mode degré) DCH^≈24,3∘\widehat{\mathrm{DCH}}\approx 24{,}3^{\circ}, et non 17,3∘17{,}3^{\circ}.

Vérification : cos⁡17,3∘≈0,955\cos 17{,}3^{\circ}\approx 0{,}955, nettement différent de 0,9110{,}911, l'écart n'est pas un problème d'arrondi. Pièges : prendre les vecteurs DC→\overrightarrow{\mathrm{DC}} et DH→\overrightarrow{\mathrm{DH}}, qui donnent l'angle de sommet D ; et laisser la calculatrice en radians, qui affiche 0,4240{,}424.

Affirmation 3. Vraie. Deux plans sont sécants lorsque leurs vecteurs normaux ne sont pas colinéaires. Ici n⃗(2 ;3 ;6)\vec{n}(2\,;3\,;6) et n′⃗(1 ;−2 ;3)\vec{n'}(1\,;-2\,;3) : si l'on avait n⃗=kn′⃗\vec{n}=k\vec{n'}, la première coordonnée donnerait k=2k=2 et la deuxième k=−32k=-\dfrac{3}{2}, c'est impossible. Les plans PP et P′P' sont donc sécants, et leur intersection est une droite.

Montrons que cette droite est Δ\Delta. Soit M(3−3t ;0 ;t)M(3-3t\,;0\,;t) un point quelconque de Δ\Delta. Dans l'équation de PP : 2(3−3t)+3×0+6t−6=6−6t+6t−6=02(3-3t)+3\times 0+6t-6=6-6t+6t-6=0. Dans l'équation de P′P' : (3−3t)−2×0+3t−3=0(3-3t)-2\times 0+3t-3=0. Ces égalités sont vraies pour TOUT réel tt : la droite Δ\Delta est contenue dans PP et dans P′P', donc dans leur intersection. Comme cette intersection est une droite, elle est égale à Δ\Delta.

Contrôle : le vecteur directeur (−3 ;0 ;1)(-3\,;0\,;1) de Δ\Delta est orthogonal aux deux vecteurs normaux, 2×(−3)+0+6×1=02\times(-3)+0+6\times 1=0 et 1×(−3)+0+3×1=01\times(-3)+0+3\times 1=0, comme il se doit pour une droite contenue dans les deux plans. Erreur fréquente : vérifier les équations pour une ou deux valeurs de tt seulement ; deux points communs suffisent en fait à fixer une droite, mais il faut alors le dire, et le calcul littéral en tt est plus court.

Affirmation 4. Vraie. Le projeté orthogonal de H sur la droite (CD) est l'unique point J qui vérifie deux conditions : J appartient à (CD), et HJ→\overrightarrow{\mathrm{HJ}} est orthogonal à CD→\overrightarrow{\mathrm{CD}}.

Appartenance : la droite (CD) passe par C et a pour vecteur directeur CD→(−3 ;2 ;0)\overrightarrow{\mathrm{CD}}(-3\,;2\,;0) ; une représentation paramétrique est x=3−3sx=3-3s, y=2sy=2s, z=0z=0, s∈Rs\in\mathbb{R}. Pour J : 2s=62132s=\dfrac{62}{13} donne s=3113s=\dfrac{31}{13}, et alors x=3−9313=39−9313=−5413x=3-\dfrac{93}{13}=\dfrac{39-93}{13}=\dfrac{-54}{13}, z=0z=0. Les trois coordonnées concordent : J est sur (CD).

Orthogonalité : HJ→(−5413+6 ;6213−2 ;0−2)=(2413 ;3613 ;−2)\overrightarrow{\mathrm{HJ}}\left(\dfrac{-54}{13}+6\,;\dfrac{62}{13}-2\,;0-2\right)=\left(\dfrac{24}{13}\,;\dfrac{36}{13}\,;-2\right), et HJ→⋅CD→=2413×(−3)+3613×2+(−2)×0=−72+7213=0\overrightarrow{\mathrm{HJ}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{CD}}=\dfrac{24}{13}\times(-3)+\dfrac{36}{13}\times 2+(-2)\times 0=\dfrac{-72+72}{13}=0. Les deux conditions sont remplies : J est le projeté orthogonal de H sur (CD).

Lien avec l'affirmation 2 : le paramètre s=3113s=\dfrac{31}{13} est exactement CH→⋅CD→CD2=3113\dfrac{\overrightarrow{\mathrm{CH}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{CD}}}{\mathrm{CD}^{2}}=\dfrac{31}{13}, la formule du projeté. Erreur fréquente : vérifier seulement l'orthogonalité ; un point hors de (CD) peut très bien donner un produit scalaire nul, il faut d'abord établir que J est sur la droite.

Exercice 4 : Fonction exponentielle : température d'une réaction chimique, équation différentielle et valeur moyenne

5 points Primitives et intégrationLimites et continuitéLes équations différentiellesLa fonction exponentielle

Dans un laboratoire, on étudie une réaction chimique dans un réacteur fermé, sous certaines conditions. Le traitement numérique des données expérimentales a permis de modéliser l'évolution de la température de cette réaction chimique en fonction du temps.

L'objectif de cet exercice est d'étudier cette modélisation.

La température est exprimée en degré Celsius et le temps est exprimé en minute.

Dans tout l'exercice, on se place sur l'intervalle de temps [0 ;10][0\,;10].

Les parties A et B peuvent être traitées de façon indépendante.

  • Partie A
  • Dans un repère orthogonal du plan, on donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction température en fonction du temps sur l'intervalle [0 ;10][0\,;10].
  • A.1. Déterminer, par lecture graphique, au bout de combien de temps la température redescend à sa valeur initiale à l'instant t=0t=0.
  • Courbe de la température en degrés Celsius en fonction du temps t en minutes, de 0 à 10, dans un quadrillage d'une minute sur 10 degrés. La courbe part de 40 à t = 0, monte jusqu'à un maximum d'un peu plus de 60 vers t = 1,3, redescend en passant à nouveau par 40 un peu avant t = 4, puis décroît jusqu'à environ 4 à t = 10.
  • On appelle ff la fonction température représentée par la courbe ci-dessus.
  • On précise que la fonction ff est définie et dérivable sur l'intervalle [0 ;10][0\,;10].
  • On admet que la fonction ff peut s'écrire sous la forme f(t)=(at+b)e−0,5tf(t)=(at+b)\mathrm{e}^{-0{,}5t} où aa et bb sont deux constantes réelles.
  • A.2. On admet que la valeur exacte de f(0)f(0) est 40. En déduire la valeur de bb.
  • A.3. On admet que ff vérifie l'équation différentielle (E) : y′+0,5y=60e−0,5t(\mathrm{E})\,:\ y'+0{,}5y=60\mathrm{e}^{-0{,}5t}. Déterminer la valeur de aa.
  • Partie B : Étude de la fonction ff
  • On admet que la fonction ff est définie pour tout réel tt de l'intervalle [0 ;10][0\,;10] par f(t)=(60t+40)e−0,5tf(t)=(60t+40)\mathrm{e}^{-0{,}5t}
  • B.1. Montrer que pour tout réel tt de l'intervalle [0 ;10][0\,;10], on a : f′(t)=(40−30t)e−0,5tf'(t)=(40-30t)\mathrm{e}^{-0{,}5t}.
  • B.2.a. Étudier le sens de variation de la fonction ff sur l'intervalle [0 ;10][0\,;10].
    Dresser le tableau de variations de la fonction ff en y faisant figurer les images des valeurs présentes dans le tableau.
  • B.2.b. Montrer que l'équation f(t)=40f(t)=40 admet une unique solution α\alpha strictement positive sur l'intervalle ]0 ;10]]0\,;10].
  • B.2.c. Donner une valeur approchée de α\alpha au dixième près et en donner une interprétation dans le contexte de l'exercice.
  • 3. On définit la température moyenne, exprimée en degré Celsius, de cette réaction chimique entre deux temps t1t_{1} et t2t_{2}, exprimés en minute, par 1t2−t1∫t1t2f(t) dt\dfrac{1}{t_{2}-t_{1}}\displaystyle\int_{t_{1}}^{t_{2}}f(t)\,\mathrm{d}t
  • B.3.a. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que ∫04f(t) dt=320−800e2\displaystyle\int_{0}^{4}f(t)\,\mathrm{d}t=320-\dfrac{800}{\mathrm{e}^{2}}
  • B.3.b. En déduire une valeur approchée, au degré Celsius près, de la température moyenne de cette réaction chimique au cours des 4 premières minutes.

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A.1
A.2
A.3
B.2.a
B.2.c
B.3.b
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Réponses

  • A.1 Environ 3,83{,}8 minutes (la courbe repasse par 4040 °C un peu avant t=4t=4)
  • A.2 b=f(0)=40b=f(0)=40
  • A.3 f′(t)+0,5f(t)=ae−0,5t=60e−0,5tf'(t)+0{,}5f(t)=a\mathrm{e}^{-0{,}5t}=60\mathrm{e}^{-0{,}5t}, donc a=60a=60
  • B.1 f′(t)=60e−0,5t−0,5(60t+40)e−0,5t=(40−30t)e−0,5tf'(t)=60\mathrm{e}^{-0{,}5t}-0{,}5(60t+40)\mathrm{e}^{-0{,}5t}=(40-30t)\mathrm{e}^{-0{,}5t}
  • B.2.a ff croissante sur [0 ;43]\left[0\,;\dfrac{4}{3}\right], décroissante sur [43 ;10]\left[\dfrac{4}{3}\,;10\right] ; f(0)=40f(0)=40, f(43)=120e−2/3≈61,61f\left(\dfrac{4}{3}\right)=120\mathrm{e}^{-2/3}\approx 61{,}61, f(10)=640e−5≈4,31f(10)=640\mathrm{e}^{-5}\approx 4{,}31
  • B.2.b Pas de solution sur ]0 ;43]\left]0\,;\dfrac{4}{3}\right] où f>40f>40 ; une seule sur [43 ;10]\left[\dfrac{4}{3}\,;10\right] par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires
  • B.2.c α≈3,8\alpha\approx 3{,}8 : la température revient à sa valeur initiale de 4040 °C au bout de 3,83{,}8 minutes environ
  • B.3.a [−2(60t+40)e−0,5t]04+120∫04e−0,5t dt=320−800e−2\left[-2(60t+40)\mathrm{e}^{-0{,}5t}\right]_{0}^{4}+120\displaystyle\int_{0}^{4}\mathrm{e}^{-0{,}5t}\,\mathrm{d}t=320-800\mathrm{e}^{-2}
  • B.3.b 14(320−800e2)=80−200e2≈53\dfrac{1}{4}\left(320-\dfrac{800}{\mathrm{e}^{2}}\right)=80-\dfrac{200}{\mathrm{e}^{2}}\approx 53 °C

A.1. À l'instant t=0t=0, la courbe part de 4040 °C : c'est la température initiale. On trace (ou on imagine) la droite horizontale d'ordonnée 4040 et on cherche son autre point d'intersection avec la courbe. La courbe monte d'abord jusqu'à un peu plus de 6060 °C vers t≈1,3t\approx 1{,}3, puis redescend et recoupe la droite y=40y=40 entre t=3,5t=3{,}5 et t=4t=4, plus près de 44.

Par lecture graphique, la température redescend à sa valeur initiale au bout d'environ 3,83{,}8 minutes. Une lecture de 3,73{,}7 à 3,93{,}9 minutes est acceptable : la précision est celle du quadrillage. La partie B confirmera cette valeur par le calcul (question B.2.c). Piège : donner l'abscisse du maximum, ou répondre t=0t=0, qui est bien une solution de f(t)=40f(t)=40 mais pas celle qui est demandée.

A.2. On remplace tt par 00 dans l'expression : f(0)=(a×0+b)e−0,5×0=b×e0=bf(0)=(a\times 0+b)\mathrm{e}^{-0{,}5\times 0}=b\times\mathrm{e}^{0}=b. Comme f(0)=40f(0)=40, on obtient b=40b=40.

Cohérent avec le graphique, où la courbe part du point (0 ;40)(0\,;40). La valeur de aa n'intervient pas en t=0t=0 : il faut une autre information pour la déterminer, c'est l'objet de la question suivante.

A.3. On calcule f′f' par la dérivée d'un produit, avec u(t)=at+bu(t)=at+b, u′(t)=au'(t)=a, et v(t)=e−0,5tv(t)=\mathrm{e}^{-0{,}5t}, v′(t)=−0,5e−0,5tv'(t)=-0{,}5\mathrm{e}^{-0{,}5t} : f′(t)=ae−0,5t−0,5(at+b)e−0,5tf'(t)=a\mathrm{e}^{-0{,}5t}-0{,}5(at+b)\mathrm{e}^{-0{,}5t}.

Alors f′(t)+0,5f(t)=ae−0,5t−0,5(at+b)e−0,5t+0,5(at+b)e−0,5t=ae−0,5tf'(t)+0{,}5f(t)=a\mathrm{e}^{-0{,}5t}-0{,}5(at+b)\mathrm{e}^{-0{,}5t}+0{,}5(at+b)\mathrm{e}^{-0{,}5t}=a\mathrm{e}^{-0{,}5t}. Puisque ff vérifie (E)(\mathrm{E}), on a pour tout tt de [0 ;10][0\,;10] : ae−0,5t=60e−0,5ta\mathrm{e}^{-0{,}5t}=60\mathrm{e}^{-0{,}5t}. Comme e−0,5t≠0\mathrm{e}^{-0{,}5t}\neq 0, on peut diviser : a=60a=60.

Vérification graphique : avec a=60a=60 et b=40b=40, f(2)=160e−1≈58,9f(2)=160\mathrm{e}^{-1}\approx 58{,}9, ce que confirme la courbe. Remarque : l'équation (E)(\mathrm{E}) ne fixe que aa, quel que soit bb ; ses solutions sont les fonctions t↦(60t+K)e−0,5tt\mapsto(60t+K)\mathrm{e}^{-0{,}5t}, et c'est la condition initiale f(0)=40f(0)=40 qui choisit K=40K=40. Erreur fréquente : oublier la dérivée de l'exposant, −0,5-0{,}5, dans la dérivée de e−0,5t\mathrm{e}^{-0{,}5t}.

B.1. Dérivée d'un produit, avec u(t)=60t+40u(t)=60t+40, u′(t)=60u'(t)=60, et v(t)=e−0,5tv(t)=\mathrm{e}^{-0{,}5t}, v′(t)=−0,5e−0,5tv'(t)=-0{,}5\mathrm{e}^{-0{,}5t} (dérivée de ekt\mathrm{e}^{kt}, égale à kektk\mathrm{e}^{kt}). Pour tout tt de [0 ;10][0\,;10] :

f′(t)=60e−0,5t+(60t+40)×(−0,5e−0,5t)=(60−30t−20)e−0,5t=(40−30t)e−0,5tf'(t)=60\mathrm{e}^{-0{,}5t}+(60t+40)\times\left(-0{,}5\mathrm{e}^{-0{,}5t}\right)=\left(60-30t-20\right)\mathrm{e}^{-0{,}5t}=(40-30t)\mathrm{e}^{-0{,}5t}.

Contrôle par l'équation différentielle de la partie A : f′(t)=60e−0,5t−0,5f(t)f'(t)=60\mathrm{e}^{-0{,}5t}-0{,}5f(t), on retrouve le même résultat. On factorise par e−0,5t\mathrm{e}^{-0{,}5t} avant de réduire : c'est cette forme factorisée qui servira à l'étude du signe.

B.2.a. Pour tout réel tt, e−0,5t>0\mathrm{e}^{-0{,}5t}>0 : f′(t)f'(t) a le signe de 40−30t40-30t, fonction affine décroissante qui s'annule en t=4030=43t=\dfrac{40}{30}=\dfrac{4}{3}. Donc f′(t)>0f'(t)>0 sur [0 ;43[\left[0\,;\dfrac{4}{3}\right[, f′(43)=0f'\left(\dfrac{4}{3}\right)=0 et f′(t)<0f'(t)<0 sur ]43 ;10]\left]\dfrac{4}{3}\,;10\right].

La fonction ff est strictement croissante sur [0 ;43]\left[0\,;\dfrac{4}{3}\right] et strictement décroissante sur [43 ;10]\left[\dfrac{4}{3}\,;10\right]. Les images à porter dans le tableau : f(0)=40f(0)=40 ; f(43)=(60×43+40)e−0,5×43=120e−2/3≈61,61f\left(\dfrac{4}{3}\right)=\left(60\times\dfrac{4}{3}+40\right)\mathrm{e}^{-0{,}5\times\frac{4}{3}}=120\mathrm{e}^{-2/3}\approx 61{,}61 ; f(10)=640e−5≈4,31f(10)=640\mathrm{e}^{-5}\approx 4{,}31. Le tableau de variations figure en fin de corrigé.

Interprétation : la température monte pendant les 43\dfrac{4}{3} premières minutes, soit 11 min 2020 s, jusqu'à environ 61,661{,}6 °C, puis redescend. Pièges : écrire 43≈1,33\dfrac{4}{3}\approx 1{,}33 minute comme « 11 min 3333 s » ; et oublier les valeurs exactes dans le tableau, que l'énoncé demande d'y faire figurer.

B.2.b. On découpe ]0 ;10]]0\,;10] en deux intervalles selon les variations de ff.

Sur ]0 ;43]\left]0\,;\dfrac{4}{3}\right] : ff est strictement croissante sur [0 ;43]\left[0\,;\dfrac{4}{3}\right], donc pour 0<t⩽430<t\leqslant\dfrac{4}{3}, f(t)>f(0)=40f(t)>f(0)=40. L'équation f(t)=40f(t)=40 n'a aucune solution sur cet intervalle.

Sur [43 ;10]\left[\dfrac{4}{3}\,;10\right] : ff est continue (car dérivable) et strictement décroissante ; f(43)≈61,61>40f\left(\dfrac{4}{3}\right)\approx 61{,}61>40 et f(10)≈4,31<40f(10)\approx 4{,}31<40. Le réel 4040 est compris entre f(10)f(10) et f(43)f\left(\dfrac{4}{3}\right) : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas strictement monotone), l'équation f(t)=40f(t)=40 admet une unique solution α\alpha dans [43 ;10]\left[\dfrac{4}{3}\,;10\right].

Conclusion : sur ]0 ;10]]0\,;10], l'équation f(t)=40f(t)=40 admet une unique solution α\alpha, et α>43>0\alpha>\dfrac{4}{3}>0. Le piège est la première étape : t=0t=0 est aussi solution, puisque f(0)=40f(0)=40, et c'est pour l'écarter que l'énoncé demande une solution STRICTEMENT positive. Oublier l'intervalle ]0 ;43]\left]0\,;\dfrac{4}{3}\right] laisse l'unicité sans preuve.

B.2.c. Encadrement à la calculatrice : f(3,7)≈41,20>40f(3{,}7)\approx 41{,}20>40 et f(3,8)≈40,08>40f(3{,}8)\approx 40{,}08>40, f(3,9)≈38,98<40f(3{,}9)\approx 38{,}98<40, donc 3,8<α<3,93{,}8<\alpha<3{,}9. Pour arrondir au dixième, on regarde 3,853{,}85 : f(3,75)≈40,64>40f(3{,}75)\approx 40{,}64>40 et f(3,85)≈39,53<40f(3{,}85)\approx 39{,}53<40, donc 3,75<α<3,853{,}75<\alpha<3{,}85 et α≈3,8\alpha\approx 3{,}8 (plus précisément α≈3,81\alpha\approx 3{,}81).

Interprétation : environ 3,83{,}8 minutes après le début de l'expérience, soit 33 min 4848 s environ, la température de la réaction redescend à sa valeur initiale de 4040 °C ; ensuite elle continue de baisser. C'est la valeur lue à la question A.1, désormais justifiée par le calcul.

Erreur fréquente : arrondir au dixième à partir de l'encadrement 3,8<α<3,93{,}8<\alpha<3{,}9 seul, qui ne permet pas de choisir entre 3,83{,}8 et 3,93{,}9 ; c'est la valeur en 3,853{,}85 qui tranche.

B.3.a. Intégration par parties : pour uu et vv dérivables à dérivées continues sur [0 ;4][0\,;4], ∫04u(t)v′(t) dt=[u(t)v(t)]04−∫04u′(t)v(t) dt\displaystyle\int_{0}^{4}u(t)v'(t)\,\mathrm{d}t=\left[u(t)v(t)\right]_{0}^{4}-\int_{0}^{4}u'(t)v(t)\,\mathrm{d}t. On dérive le facteur affine, qui disparaît, et on primitive l'exponentielle : u(t)=60t+40u(t)=60t+40, u′(t)=60u'(t)=60, v′(t)=e−0,5tv'(t)=\mathrm{e}^{-0{,}5t}, v(t)=−2e−0,5tv(t)=-2\mathrm{e}^{-0{,}5t} (on vérifie : (−2e−0,5t)′=−2×(−0,5)e−0,5t=e−0,5t\left(-2\mathrm{e}^{-0{,}5t}\right)'=-2\times(-0{,}5)\mathrm{e}^{-0{,}5t}=\mathrm{e}^{-0{,}5t}).

∫04f(t) dt=[−2(60t+40)e−0,5t]04−∫0460×(−2e−0,5t)dt=(−2×280 e−2+2×40)+120∫04e−0,5t dt\displaystyle\int_{0}^{4}f(t)\,\mathrm{d}t=\left[-2(60t+40)\mathrm{e}^{-0{,}5t}\right]_{0}^{4}-\int_{0}^{4}60\times\left(-2\mathrm{e}^{-0{,}5t}\right)\mathrm{d}t=\left(-2\times 280\,\mathrm{e}^{-2}+2\times 40\right)+120\int_{0}^{4}\mathrm{e}^{-0{,}5t}\,\mathrm{d}t.

Le crochet vaut −560e−2+80-560\mathrm{e}^{-2}+80. L'intégrale restante : 120∫04e−0,5t dt=120[−2e−0,5t]04=120(−2e−2+2)=−240e−2+240120\displaystyle\int_{0}^{4}\mathrm{e}^{-0{,}5t}\,\mathrm{d}t=120\left[-2\mathrm{e}^{-0{,}5t}\right]_{0}^{4}=120\left(-2\mathrm{e}^{-2}+2\right)=-240\mathrm{e}^{-2}+240.

Au total : ∫04f(t) dt=−560e−2+80−240e−2+240=320−800e−2=320−800e2\displaystyle\int_{0}^{4}f(t)\,\mathrm{d}t=-560\mathrm{e}^{-2}+80-240\mathrm{e}^{-2}+240=320-800\mathrm{e}^{-2}=320-\dfrac{800}{\mathrm{e}^{2}}, ce qu'il fallait démontrer.

Vérification : 320−800e2≈211,7320-\dfrac{800}{\mathrm{e}^{2}}\approx 211{,}7, et sur [0 ;4][0\,;4] la fonction reste entre f(4)=280e−2≈37,9f(4)=280\mathrm{e}^{-2}\approx 37{,}9 et son maximum 61,661{,}6, donc l'intégrale est entre 4×37,9≈1524\times 37{,}9\approx 152 et 4×61,6≈2464\times 61{,}6\approx 246 : la valeur est plausible. Pièges : le signe moins devant la seconde intégrale, qui se combine avec le −2-2 de vv pour donner +120+120, et l'évaluation du crochet en 00, où −2×40×e0=−80-2\times 40\times\mathrm{e}^{0}=-80 se soustrait, d'où +80+80.

B.3.b. La température moyenne sur les 44 premières minutes est la valeur moyenne de ff sur [0 ;4][0\,;4] : 14−0∫04f(t) dt=14(320−800e2)=80−200e2≈52,93\dfrac{1}{4-0}\displaystyle\int_{0}^{4}f(t)\,\mathrm{d}t=\dfrac{1}{4}\left(320-\dfrac{800}{\mathrm{e}^{2}}\right)=80-\dfrac{200}{\mathrm{e}^{2}}\approx 52{,}93.

Au degré Celsius près, la température moyenne de la réaction au cours des 44 premières minutes est d'environ 5353 °C. Cohérence : la valeur est comprise entre le minimum 37,937{,}9 et le maximum 61,661{,}6 de ff sur [0 ;4][0\,;4]. Erreur fréquente : répondre 212212, l'intégrale elle-même, en oubliant de diviser par la durée ; ce nombre n'est pas une température.

tt0043\dfrac{4}{3}1010
signe de f′(t)f'(t)++00−-
variations de ff4040↗\nearrow120e−2/3≈61,61120\mathrm{e}^{-2/3}\approx 61{,}61↘\searrow640e−5≈4,31640\mathrm{e}^{-5}\approx 4{,}31
Tableau de variations de ff sur [0 ;10][0\,;10] (question B.2.a)
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