Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité maths, Métropole septembre jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2025 : Métropole, session de septembre, jour 2

Épreuve du mercredi 10 septembre 2025 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025, Métropole, session de septembre, jour 2 : mercredi 10 septembre 2025, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 6, 5, 4 et 5 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures comprises, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 modélise le phénomène El Niño : loi binomiale et espérance dans un premier modèle, puis arbre pondéré, formule des probabilités totales, suite arithmético-géométrique, raisonnement par récurrence, théorème de convergence monotone et suite géométrique auxiliaire dans un second. L'exercice 2 est un vrai ou faux en cinq affirmations : combinaisons et principe multiplicatif, équation de la tangente à une courbe trigonométrique, primitive et dérivée d'un produit avec logarithme, équation différentielle y′=ay+by'=ay+b avec condition initiale, convexité des solutions d'une équation différentielle. L'exercice 3 étudie une fonction avec logarithme népérien : signe d'un trinôme du second degré, aire maximale d'un rectangle inscrit sous la courbe et algorithme de seuil en Python avec une boucle while. L'exercice 4 est de géométrie dans l'espace : points coplanaires, équation cartésienne d'un plan médiateur, intersection de deux plans, représentation paramétrique d'une droite et point équidistant de quatre points.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : le sens de variation de l'exercice 1, qui se lit sur pn+1−pn=0,3−0,8pnp_{n+1}-p_{n}=0{,}3-0{,}8p_{n} et non sur le signe de 0,20{,}2 ; la condition initiale de l'affirmation 4 de l'exercice 2, satisfaite par une fonction qui n'est pourtant pas solution de l'équation ; et l'appel avec k=35k=35 de l'exercice 3, où la boucle ne tourne jamais et renvoie 3,53{,}5 parce que l'aire maximale vaut environ 30,5630{,}56.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Probabilités et suites : le phénomène El Niño, loi binomiale puis suite arithmético-géométrique

6 points Loi binomiale et concentrationSuites et récurrenceProbabilités conditionnelles

El Niño est un phénomène océanique à grande échelle du Pacifique équatorial qui affecte le régime des vents, la température de la mer et les précipitations sur l'ensemble du globe. Certaines années, ce phénomène est dit « dominant ». Les scientifiques cherchent à modéliser l'apparition de ce phénomène.

Dans cet exercice, les parties A et B sont indépendantes.

  • Partie A : Premier modèle
  • À partir d'un échantillon de données, on considère une première modélisation :
    • chaque année, la probabilité que le phénomène El Niño soit dominant est égale à 0,40{,}4 ;
    • la survenue du phénomène El Niño se fait de façon indépendante d'une année sur l'autre.
  • On note XX la variable aléatoire qui, sur une période de 10 ans, associe le nombre d'années où El Niño est dominant.
  • A.1. Justifier que XX suit une loi binomiale et préciser les paramètres de cette loi.
  • A.2.a. Calculer la probabilité que, sur une période de 10 ans, le phénomène El Niño soit dominant exactement 2 années.
  • A.2.b. Calculer P(X⩽2)P(X\leqslant 2). Que signifie ce résultat dans le contexte de l'exercice ?
  • A.3. Calculer E(X)E(X). Interpréter ce résultat.
  • Partie B : Second modèle
  • Après une étude d'un recueil de données plus important sur les 50 dernières années, une autre modélisation apparait plus pertinente :
    • si le phénomène El Niño est dominant une année, alors la probabilité qu'il le soit encore l'année suivante est 0,50{,}5 ;
    • par contre, si le phénomène El Niño n'est pas dominant une année, alors la probabilité qu'il soit dominant l'année suivante est 0,30{,}3.
  • On considère que l'année de référence est 2023.
  • On note pour tout entier naturel nn :
    • EnE_{n} l'évènement « le phénomène El Niño est dominant l'année 2023+n2023+n » ;
    • pnp_{n} la probabilité de l'évènement EnE_{n}.
  • En 2023, El Niño n'était pas dominant. On a ainsi p0=0p_{0}=0.
  • B.1. Soit nn un entier naturel. Recopier et compléter l'arbre pondéré suivant :
  • Arbre pondéré à deux niveaux. La racine mène à E indice n, branche portant p indice n, et à E indice n barre, branche portant des pointillés. Chacun de ces deux nœuds mène à E indice n+1 et à E indice n+1 barre ; les quatre branches du second niveau portent des pointillés à compléter.
  • B.2. Justifier que p1=0,3p_{1}=0{,}3.
  • B.3. En vous aidant de l'arbre, montrer que, pour tout entier naturel nn, on a : pn+1=0,2pn+0,3p_{n+1}=0{,}2p_{n}+0{,}3.
  • On cherche à prévoir l'évolution de l'apparition du phénomène El Niño.
  • B.4.a. Conjecturer les variations et la limite éventuelle de la suite (pn)(p_{n}).
  • B.4.b. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, on a : pn⩽38p_{n}\leqslant\dfrac{3}{8}.
  • B.4.c. Déterminer le sens de variation de la suite (pn)(p_{n}).
  • B.4.d. En déduire la convergence de la suite (pn)(p_{n}).
  • On cherche à déterminer la limite de la suite (pn)(p_{n}).
  • 5. Soit (un)(u_{n}) la suite définie par un=pn−38u_{n}=p_{n}-\dfrac{3}{8} pour tout entier naturel nn.
  • B.5.a. Montrer que la suite (un)(u_{n}) est géométrique de raison 0,20{,}2 et préciser son premier terme.
  • B.5.b. Montrer que, pour tout entier naturel nn, on a : pn=38(1−0,2n)p_{n}=\dfrac{3}{8}\left(1-0{,}2^{n}\right).
  • B.5.c. Calculer la limite de la suite (pn)(p_{n}).
  • B.5.d. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/14

A.1
A.2.a
A.2.b
A.3
B.1
B.4.a
B.4.c
B.5.a
B.5.c
Voir la correction

Réponses

  • A.1 Répétition de 1010 épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes de succès « El Niño dominant » : X∼B(10 ;0,4)X\sim\mathcal{B}(10\,;0{,}4)
  • A.2.a P(X=2)=(102)×0,42×0,68≈0,121P(X=2)=\binom{10}{2}\times 0{,}4^{2}\times 0{,}6^{8}\approx 0{,}121
  • A.2.b P(X⩽2)≈0,167P(X\leqslant 2)\approx 0{,}167 : environ une chance sur six qu'El Niño soit dominant au plus 2 années sur 10
  • A.3 E(X)=10×0,4=4E(X)=10\times 0{,}4=4 : en moyenne, 4 années dominantes par période de 10 ans
  • B.1 PEn(En+1)=0,5P_{E_{n}}(E_{n+1})=0{,}5, PEn(En+1‾)=0,5P_{E_{n}}(\overline{E_{n+1}})=0{,}5, P(En‾)=1−pnP(\overline{E_{n}})=1-p_{n}, PEn‾(En+1)=0,3P_{\overline{E_{n}}}(E_{n+1})=0{,}3, PEn‾(En+1‾)=0,7P_{\overline{E_{n}}}(\overline{E_{n+1}})=0{,}7
  • B.2 p1=PE0‾(E1)=0,3p_{1}=P_{\overline{E_{0}}}(E_{1})=0{,}3 puisque P(E0‾)=1P(\overline{E_{0}})=1
  • B.3 pn+1=0,5pn+0,3(1−pn)=0,2pn+0,3p_{n+1}=0{,}5p_{n}+0{,}3(1-p_{n})=0{,}2p_{n}+0{,}3
  • B.4.a (pn)(p_{n}) semble croissante et converger vers 0,3750{,}375
  • B.4.b Initialisation p0=0⩽38p_{0}=0\leqslant\frac{3}{8} ; hérédité pn+1⩽0,2×38+0,3=38p_{n+1}\leqslant 0{,}2\times\frac{3}{8}+0{,}3=\frac{3}{8}
  • B.4.c pn+1−pn=0,3−0,8pn⩾0p_{n+1}-p_{n}=0{,}3-0{,}8p_{n}\geqslant 0 : (pn)(p_{n}) est croissante
  • B.4.d Croissante et majorée par 38\frac{3}{8} : (pn)(p_{n}) converge (théorème de convergence monotone)
  • B.5.a un+1=0,2unu_{n+1}=0{,}2u_{n} : géométrique de raison 0,20{,}2, de premier terme u0=−38u_{0}=-\frac{3}{8}
  • B.5.b un=−38×0,2nu_{n}=-\frac{3}{8}\times 0{,}2^{n} donc pn=un+38=38(1−0,2n)p_{n}=u_{n}+\frac{3}{8}=\frac{3}{8}\left(1-0{,}2^{n}\right)
  • B.5.c lim⁡n→+∞pn=38=0,375\lim\limits_{n\to+\infty}p_{n}=\frac{3}{8}=0{,}375
  • B.5.d À long terme, la probabilité qu'El Niño soit dominant une année donnée se stabilise à 0,3750{,}375, soit 37,5 %37{,}5\,\%

A.1. On reconnaît le schéma de Bernoulli. Chaque année est une épreuve à deux issues : le succès « El Niño est dominant », de probabilité p=0,4p=0{,}4, et l'échec, de probabilité 0,60{,}6. On observe 1010 années, donc on répète 1010 fois cette épreuve, de façon identique (la probabilité est la même chaque année) et indépendante (hypothèse de l'énoncé). La variable XX compte le nombre de succès parmi ces 1010 épreuves.

Donc XX suit la loi binomiale de paramètres n=10n=10 et p=0,4p=0{,}4, notée B(10 ;0,4)\mathcal{B}(10\,;0{,}4). Le correcteur attend les trois mots : épreuves identiques, indépendantes, et XX compte les succès. Oublier l'indépendance, c'est oublier la seule hypothèse qui distingue ce modèle du second, celui de la partie B, où l'état d'une année influence l'année suivante.

A.2.a. Formule de la loi binomiale : P(X=k)=(10k) 0,4k 0,610−kP(X=k)=\dbinom{10}{k}\,0{,}4^{k}\,0{,}6^{10-k}. Pour k=2k=2 : P(X=2)=(102)×0,42×0,68=45×0,16×0,016 796 16≈0,120 9P(X=2)=\dbinom{10}{2}\times 0{,}4^{2}\times 0{,}6^{8}=45\times 0{,}16\times 0{,}016\,796\,16\approx 0{,}120\,9, soit environ 0,1210{,}121 au millième.

Le coefficient binomial compte les façons de choisir les 2 années dominantes parmi les 10 : (102)=10×92=45\dbinom{10}{2}=\dfrac{10\times 9}{2}=45. Erreur fréquente : écrire seulement 0,42×0,68≈0,002 70{,}4^{2}\times 0{,}6^{8}\approx 0{,}002\,7, qui est la probabilité d'UNE séquence précise (par exemple les deux premières années dominantes, les huit autres non), et non celle de l'événement « exactement 2 années ». La calculatrice donne directement la valeur par la fonction de densité binomiale (binomFdp ou binompdf).

A.2.b. L'événement X⩽2X\leqslant 2 est la réunion disjointe de X=0X=0, X=1X=1 et X=2X=2 : P(X⩽2)=0,610+10×0,4×0,69+45×0,42×0,68≈0,006 0+0,040 3+0,120 9≈0,167 3P(X\leqslant 2)=0{,}6^{10}+10\times 0{,}4\times 0{,}6^{9}+45\times 0{,}4^{2}\times 0{,}6^{8}\approx 0{,}006\,0+0{,}040\,3+0{,}120\,9\approx 0{,}167\,3, soit environ 0,1670{,}167. La calculatrice le donne d'un coup par la fonction de répartition binomiale (binomFRép ou binomcdf).

Interprétation : selon ce premier modèle, la probabilité que le phénomène El Niño soit dominant au plus 2 années sur une période de 10 ans est d'environ 0,1670{,}167, à peu près une chance sur six. Le piège est de lire « exactement 2 » ou « au moins 2 » : X⩽2X\leqslant 2 signifie « 0, 1 ou 2 années », c'est-à-dire « au plus 2 ».

A.3. L'espérance d'une loi binomiale vaut E(X)=np=10×0,4=4E(X)=np=10\times 0{,}4=4.

Interprétation : sur un grand nombre de périodes de 10 ans, le phénomène El Niño est dominant en moyenne 4 années par période. L'espérance est une moyenne sur un grand nombre de répétitions, pas une prédiction : il n'est pas certain qu'il y ait exactement 4 années dominantes dans une décennie donnée, et d'ailleurs P(X=4)≈0,251P(X=4)\approx 0{,}251 seulement.

B.1. Le premier niveau de l'arbre porte EnE_{n}, de probabilité pnp_{n}, et En‾\overline{E_{n}}, de probabilité 1−pn1-p_{n} par l'événement contraire. Les branches du second niveau portent des probabilités CONDITIONNELLES, données par les deux puces de l'énoncé.

Issues de EnE_{n} : « si El Niño est dominant une année, la probabilité qu'il le soit encore l'année suivante est 0,50{,}5 » donne PEn(En+1)=0,5P_{E_{n}}(E_{n+1})=0{,}5, puis PEn(En+1‾)=1−0,5=0,5P_{E_{n}}(\overline{E_{n+1}})=1-0{,}5=0{,}5. Issues de En‾\overline{E_{n}} : PEn‾(En+1)=0,3P_{\overline{E_{n}}}(E_{n+1})=0{,}3, puis PEn‾(En+1‾)=1−0,3=0,7P_{\overline{E_{n}}}(\overline{E_{n+1}})=1-0{,}3=0{,}7.

Les pointillés valent donc, de haut en bas : 0,50{,}5 ; 0,50{,}5 ; 1−pn1-p_{n} ; 0,30{,}3 ; 0,70{,}7. Contrôle : les branches issues d'un même nœud ont pour somme 11. L'arbre complété figure en fin de corrigé.

B.2. On applique l'arbre avec n=0n=0. Comme p0=0p_{0}=0, l'événement E0‾\overline{E_{0}} est certain : P(E0‾)=1P(\overline{E_{0}})=1. Par la formule des probabilités totales, avec la partition {E0 ;E0‾}\{E_{0}\,;\overline{E_{0}}\} : p1=P(E0)×PE0(E1)+P(E0‾)×PE0‾(E1)=0×0,5+1×0,3=0,3p_{1}=P(E_{0})\times P_{E_{0}}(E_{1})+P(\overline{E_{0}})\times P_{\overline{E_{0}}}(E_{1})=0\times 0{,}5+1\times 0{,}3=0{,}3.

En langage courant : El Niño n'était pas dominant en 2023, donc la probabilité qu'il le soit en 2024 est celle de la seconde puce, 0,30{,}3. Le correcteur attend que la phrase cite p0=0p_{0}=0 ; la formule générale de B.3, appliquée en n=0n=0, donne le même résultat, mais on ne peut pas s'en servir ici puisqu'elle n'est démontrée qu'après.

B.3. Les événements EnE_{n} et En‾\overline{E_{n}} forment une partition de l'univers. Par la formule des probabilités totales : pn+1=P(En+1)=P(En∩En+1)+P(En‾∩En+1)p_{n+1}=P(E_{n+1})=P(E_{n}\cap E_{n+1})+P(\overline{E_{n}}\cap E_{n+1}).

Chaque terme se lit sur un chemin de l'arbre : P(En∩En+1)=pn×0,5P(E_{n}\cap E_{n+1})=p_{n}\times 0{,}5 et P(En‾∩En+1)=(1−pn)×0,3P(\overline{E_{n}}\cap E_{n+1})=(1-p_{n})\times 0{,}3. Donc pn+1=0,5pn+0,3−0,3pn=0,2pn+0,3p_{n+1}=0{,}5p_{n}+0{,}3-0{,}3p_{n}=0{,}2p_{n}+0{,}3, ce qu'il fallait démontrer.

Contrôle avec B.2 : 0,2×0+0,3=0,3=p10{,}2\times 0+0{,}3=0{,}3=p_{1}. Erreur fréquente : additionner les probabilités conditionnelles 0,5+0,30{,}5+0{,}3 sans les pondérer par pnp_{n} et 1−pn1-p_{n}.

B.4.a. On calcule les premiers termes avec la relation de B.3 : p0=0p_{0}=0, p1=0,3p_{1}=0{,}3, p2=0,2×0,3+0,3=0,36p_{2}=0{,}2\times 0{,}3+0{,}3=0{,}36, p3=0,372p_{3}=0{,}372, p4=0,374 4p_{4}=0{,}374\,4, p5=0,374 88p_{5}=0{,}374\,88.

Conjecture : la suite (pn)(p_{n}) semble croissante et semble converger vers 0,3750{,}375. On peut le relier à la question suivante : 0,375=380{,}375=\dfrac{3}{8}, c'est le nombre ℓ\ell tel que ℓ=0,2ℓ+0,3\ell=0{,}2\ell+0{,}3, soit 0,8ℓ=0,30{,}8\ell=0{,}3. Une conjecture n'a pas à être démontrée, mais elle doit s'appuyer sur des valeurs : le tableau de valeurs de la calculatrice suffit.

B.4.b. Raisonnement par récurrence. On note P(n)\mathcal{P}(n) la propriété « pn⩽38p_{n}\leqslant\dfrac{3}{8} ».

Initialisation : p0=0⩽38p_{0}=0\leqslant\dfrac{3}{8}, donc P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que P(n)\mathcal{P}(n) est vraie, c'est-à-dire pn⩽38p_{n}\leqslant\dfrac{3}{8}. En multipliant par 0,2>00{,}2>0, le sens de l'inégalité est conservé : 0,2pn⩽0,2×38=0,0750{,}2p_{n}\leqslant 0{,}2\times\dfrac{3}{8}=0{,}075. En ajoutant 0,30{,}3 : 0,2pn+0,3⩽0,3750{,}2p_{n}+0{,}3\leqslant 0{,}375, c'est-à-dire pn+1⩽38p_{n+1}\leqslant\dfrac{3}{8}. Donc P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.

Conclusion : la propriété est vraie au rang 00 et héréditaire, donc pour tout entier naturel nn, pn⩽38p_{n}\leqslant\dfrac{3}{8}.

Piège de rédaction : l'hérédité part de « soit nn tel que P(n)\mathcal{P}(n) est vraie », jamais de « pour tout nn » (on supposerait ce qu'on veut démontrer). Et le sens de l'inégalité se justifie en disant que 0,20{,}2 est POSITIF ; c'est ce mot que le barème cherche.

B.4.c. On étudie le signe de la différence : pn+1−pn=0,2pn+0,3−pn=0,3−0,8pnp_{n+1}-p_{n}=0{,}2p_{n}+0{,}3-p_{n}=0{,}3-0{,}8p_{n}.

D'après B.4.b, pn⩽38p_{n}\leqslant\dfrac{3}{8}, donc 0,8pn⩽0,8×38=0,30{,}8p_{n}\leqslant 0{,}8\times\dfrac{3}{8}=0{,}3, et pn+1−pn=0,3−0,8pn⩾0p_{n+1}-p_{n}=0{,}3-0{,}8p_{n}\geqslant 0. La suite (pn)(p_{n}) est croissante. C'est ce que la conjecture de B.4.a annonçait.

Remarque : la majoration de B.4.b n'est pas décorative, c'est elle qui donne le signe. Erreur fréquente : conclure « croissante » parce que 0,2>00{,}2>0, ce qui n'a aucun rapport ; une suite pn+1=0,2pn+0,3p_{n+1}=0{,}2p_{n}+0{,}3 qui partirait de p0=1p_{0}=1 serait décroissante.

B.4.d. La suite (pn)(p_{n}) est croissante (B.4.c) et majorée par 38\dfrac{3}{8} (B.4.b). D'après le théorème de convergence monotone, elle converge.

Le théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur : on sait seulement que cette limite est inférieure ou égale à 38\dfrac{3}{8}. Erreur fréquente : écrire « elle converge vers 38\dfrac{3}{8} » à ce stade. Un majorant n'est pas forcément la limite ; c'est la partie 5 qui la calcule, comme l'annonce l'énoncé.

B.5.a. Pour tout entier naturel nn : un+1=pn+1−38=0,2pn+0,3−0,375=0,2pn−0,075u_{n+1}=p_{n+1}-\dfrac{3}{8}=0{,}2p_{n}+0{,}3-0{,}375=0{,}2p_{n}-0{,}075.

On factorise par 0,20{,}2 : 0,2pn−0,075=0,2(pn−0,375)=0,2(pn−38)=0,2un0{,}2p_{n}-0{,}075=0{,}2\left(p_{n}-0{,}375\right)=0{,}2\left(p_{n}-\dfrac{3}{8}\right)=0{,}2u_{n}. Donc un+1=0,2unu_{n+1}=0{,}2u_{n} pour tout nn : la suite (un)(u_{n}) est géométrique de raison 0,20{,}2. Son premier terme est u0=p0−38=−38=−0,375u_{0}=p_{0}-\dfrac{3}{8}=-\dfrac{3}{8}=-0{,}375.

Le geste attendu est de partir de un+1u_{n+1}, de le réécrire avec pnp_{n}, puis de faire réapparaître unu_{n}. Erreur fréquente : calculer le quotient un+1un\dfrac{u_{n+1}}{u_{n}} sans s'assurer que un≠0u_{n}\neq 0 ; ici c'est vrai (un=−38×0,2n<0u_{n}=-\frac{3}{8}\times 0{,}2^{n}<0), mais la forme un+1=0,2unu_{n+1}=0{,}2u_{n} évite la question.

B.5.b. Terme général d'une suite géométrique : un=u0×0,2n=−38×0,2nu_{n}=u_{0}\times 0{,}2^{n}=-\dfrac{3}{8}\times 0{,}2^{n}. Comme pn=un+38p_{n}=u_{n}+\dfrac{3}{8} : pn=38−38×0,2n=38(1−0,2n)p_{n}=\dfrac{3}{8}-\dfrac{3}{8}\times 0{,}2^{n}=\dfrac{3}{8}\left(1-0{,}2^{n}\right).

Vérification sur les premiers termes : n=0n=0 donne 38(1−1)=0=p0\dfrac{3}{8}(1-1)=0=p_{0} ; n=1n=1 donne 38×0,8=0,3=p1\dfrac{3}{8}\times 0{,}8=0{,}3=p_{1} ; n=2n=2 donne 38×0,96=0,36=p2\dfrac{3}{8}\times 0{,}96=0{,}36=p_{2}.

B.5.c. Comme 0<0,2<10<0{,}2<1, lim⁡n→+∞0,2n=0\lim\limits_{n\to+\infty}0{,}2^{n}=0. Par opérations sur les limites, lim⁡n→+∞(1−0,2n)=1\lim\limits_{n\to+\infty}\left(1-0{,}2^{n}\right)=1, donc lim⁡n→+∞pn=38=0,375\lim\limits_{n\to+\infty}p_{n}=\dfrac{3}{8}=0{,}375.

Cohérence : c'est la limite conjecturée en B.4.a, et elle respecte la majoration pn⩽38p_{n}\leqslant\dfrac{3}{8} de B.4.b. Erreur fréquente : écrire 0,2n→+∞0{,}2^{n}\to+\infty par réflexe ; une puissance de raison strictement comprise entre 00 et 11 tend vers 00.

B.5.d. Interprétation : à long terme, selon ce second modèle, la probabilité que le phénomène El Niño soit dominant une année donnée se rapproche de 0,3750{,}375, soit 37,5 %37{,}5\,\%, quelle que soit la situation initiale de 2023 (le terme 0,2n0{,}2^{n}, qui seul porte la trace de p0p_{0}, s'efface).

La comparaison avec la partie A est naturelle : le second modèle conduit à une probabilité de long terme un peu plus faible que le 0,40{,}4 du premier. L'interprétation doit parler d'une probabilité, pas d'une certitude : « El Niño sera dominant 37,5 %37{,}5\,\% des années » est un abus si l'on ne précise pas que c'est une fréquence à long terme.

EₙpₙEₙ₊₁0,5non Eₙ₊₁0,5non Eₙ1 − pₙEₙ₊₁0,3non Eₙ₊₁0,7

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Vrai ou faux : dénombrement, tangente, primitive et équations différentielles

5 points Les équations différentiellesCombinatoire et dénombrementDérivation et trigonométrieLa convexité

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est juste ou fausse.
Chaque réponse doit être justifiée.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  • 1. Dans une classe de 24 élèves, il y a 14 filles et 10 garçons.
    Affirmation 1 : Il est possible de constituer 272 groupes différents de quatre élèves composés de deux filles et deux garçons.
  • 2. Soit ff la fonction définie sur R\mathbb{R} par f(x)=3sin⁡(2x+π)f(x)=3\sin(2x+\pi) et CC sa courbe représentative dans un repère donné.
    Affirmation 2 : Une équation de la tangente à CC au point d'abscisse π2\dfrac{\pi}{2} est y=6x−3πy=6x-3\pi.
  • 3. On considère la fonction FF définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par F(x)=(2x+1)ln⁡(x)F(x)=(2x+1)\ln(x).
    Affirmation 3 : La fonction FF est une primitive de la fonction ff définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par f(x)=2xf(x)=\dfrac{2}{x}.
  • 4. On considère la fonction gg définie sur R\mathbb{R} par g(t)=45e0,06t+20g(t)=45\mathrm{e}^{0{,}06t}+20.
    Affirmation 4 : La fonction gg est l'unique solution de l'équation différentielle (E1)(E_{1}) : y′+0,06y=1,2y'+0{,}06y=1{,}2 vérifiant g(0)=65g(0)=65.
  • 5. On considère l'équation différentielle : (E2)(E_{2}) : y′−y=3e0,4xy'-y=3\mathrm{e}^{0{,}4x} où yy est une fonction positive de la variable réelle xx, définie et dérivable sur R\mathbb{R} et y′y' la fonction dérivée de la fonction yy.
    Affirmation 5 : Les solutions de l'équation (E2)(E_{2}) sont des fonctions convexes sur R\mathbb{R}.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

1
2
3
4
5
Voir la correction

Réponses

  • 1 (142)×(102)=91×45=4 095\binom{14}{2}\times\binom{10}{2}=91\times 45=4\,095 groupes : fausse si « 272 » est lu comme LE nombre de groupes, vraie prise à la lettre (272⩽4 095272\leqslant 4\,095)
  • 2 Vrai : f(π2)=0f\left(\frac{\pi}{2}\right)=0 et f′(π2)=6f'\left(\frac{\pi}{2}\right)=6, d'où y=6(x−π2)=6x−3πy=6\left(x-\frac{\pi}{2}\right)=6x-3\pi
  • 3 Faux : F′(x)=2ln⁡x+2+1x≠2xF'(x)=2\ln x+2+\frac{1}{x}\neq\frac{2}{x} (par exemple F′(1)=3F'(1)=3 et f(1)=2f(1)=2)
  • 4 Faux : g′(t)+0,06g(t)=5,4e0,06t+1,2g'(t)+0{,}06g(t)=5{,}4\mathrm{e}^{0{,}06t}+1{,}2 ; la solution cherchée est t↦45e−0,06t+20t\mapsto 45\mathrm{e}^{-0{,}06t}+20
  • 5 Vrai : y′′=y+4,2e0,4x>0y''=y+4{,}2\mathrm{e}^{0{,}4x}>0 pour toute solution positive

1. Méthode : un groupe de quatre élèves est un ensemble NON ordonné ; on le construit en deux choix successifs et indépendants, puis on applique le principe multiplicatif.

Choix des deux filles parmi les 14 : (142)=14×132=91\dbinom{14}{2}=\dfrac{14\times 13}{2}=91 façons. Choix des deux garçons parmi les 10 : (102)=10×92=45\dbinom{10}{2}=\dfrac{10\times 9}{2}=45 façons. Chaque choix de filles se combine avec chaque choix de garçons : 91×45=4 09591\times 45=4\,095 groupes différents.

Il y a donc 4 0954\,095 groupes différents de deux filles et deux garçons, et non 272272. La conclusion dépend de la lecture de la phrase, que le sujet laisse ouverte. Si « 272 » est compris comme LE nombre de groupes qu'on peut constituer, l'affirmation est FAUSSE : il y en a 4 0954\,095. Prise à la lettre, « il est possible de constituer 272 groupes différents » est VRAIE, puisque 272⩽4 095272\leqslant 4\,095 : on peut en choisir 272 parmi eux. Le corrigé de l'APMEP retient cette seconde lecture ; c'est pourquoi la page ne propose pas de case Vrai ou Faux pour cette affirmation et vérifie seulement le dénombrement.

Sur la copie, la réponse qui ne perd aucun point donne le calcul (142)×(102)=4 095\dbinom{14}{2}\times\dbinom{10}{2}=4\,095, puis conclut en disant explicitement quelle lecture elle retient. L'essentiel du barème de la question est dans ce dénombrement.

Pièges : additionner 91+45=13691+45=136 au lieu de multiplier, ou utiliser des arrangements (14×13×10×914\times 13\times 10\times 9) alors que l'ordre des élèves dans un groupe ne compte pas. Contrôle de vraisemblance : le nombre total de groupes de quatre parmi 24 est (244)=10 626\dbinom{24}{4}=10\,626, et les groupes « deux filles, deux garçons » en sont une partie, 4 095<10 6264\,095<10\,626.

2. Méthode : la tangente à CC au point d'abscisse aa a pour équation y=f′(a)(x−a)+f(a)y=f'(a)(x-a)+f(a).

Valeur : f(π2)=3sin⁡(2×π2+π)=3sin⁡(2π)=0f\left(\dfrac{\pi}{2}\right)=3\sin\left(2\times\dfrac{\pi}{2}+\pi\right)=3\sin(2\pi)=0.

Dérivée : ff est de la forme 3sin⁡(u)3\sin(u) avec u(x)=2x+πu(x)=2x+\pi et u′(x)=2u'(x)=2 ; la dérivée de sin⁡(u)\sin(u) est u′cos⁡(u)u'\cos(u), donc f′(x)=3×2cos⁡(2x+π)=6cos⁡(2x+π)f'(x)=3\times 2\cos(2x+\pi)=6\cos(2x+\pi). Puis f′(π2)=6cos⁡(2π)=6f'\left(\dfrac{\pi}{2}\right)=6\cos(2\pi)=6.

Équation de la tangente : y=6(x−π2)+0=6x−3πy=6\left(x-\dfrac{\pi}{2}\right)+0=6x-3\pi. L'affirmation 2 est VRAIE.

Vérification par une autre écriture : sin⁡(θ+π)=−sin⁡θ\sin(\theta+\pi)=-\sin\theta, donc f(x)=−3sin⁡(2x)f(x)=-3\sin(2x) et f′(x)=−6cos⁡(2x)f'(x)=-6\cos(2x), qui donne aussi f′(π2)=−6cos⁡(π)=6f'\left(\dfrac{\pi}{2}\right)=-6\cos(\pi)=6. Erreur fréquente : oublier le facteur u′=2u'=2 et trouver f′(π2)=3f'\left(\frac{\pi}{2}\right)=3, d'où une tangente y=3x−3π2y=3x-\frac{3\pi}{2}.

3. Méthode : FF est une primitive de ff sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ si et seulement si FF est dérivable sur cet intervalle et F′=fF'=f. On dérive donc FF, sans chercher à intégrer ff.

FF est le produit de u(x)=2x+1u(x)=2x+1, u′(x)=2u'(x)=2, et de v(x)=ln⁡xv(x)=\ln x, v′(x)=1xv'(x)=\dfrac{1}{x}. Par la formule (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv' : F′(x)=2ln⁡x+(2x+1)×1x=2ln⁡x+2+1xF'(x)=2\ln x+(2x+1)\times\dfrac{1}{x}=2\ln x+2+\dfrac{1}{x}.

Il suffit d'un contre-exemple : en x=1x=1, F′(1)=2ln⁡1+2+1=3F'(1)=2\ln 1+2+1=3 alors que f(1)=21=2f(1)=\dfrac{2}{1}=2. Donc F′≠fF'\neq f et l'affirmation 3 est FAUSSE.

Pour mémoire, une primitive de x↦2xx\mapsto\dfrac{2}{x} sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ est x↦2ln⁡xx\mapsto 2\ln x. Erreur fréquente : dériver le produit comme u′v′u'v', soit 2×1x=2x2\times\dfrac{1}{x}=\dfrac{2}{x}, ce qui conduit exactement à la réponse « vrai » que l'affirmation tend comme piège.

4. Méthode : pour qu'une fonction soit LA solution d'un problème de Cauchy, elle doit vérifier l'équation différentielle ET la condition initiale. On vérifie les deux.

Condition initiale : g(0)=45e0+20=45+20=65g(0)=45\mathrm{e}^{0}+20=45+20=65, elle est satisfaite.

Équation : g′(t)=45×0,06 e0,06t=2,7e0,06tg'(t)=45\times 0{,}06\,\mathrm{e}^{0{,}06t}=2{,}7\mathrm{e}^{0{,}06t}, donc g′(t)+0,06g(t)=2,7e0,06t+0,06×45e0,06t+0,06×20=5,4e0,06t+1,2g'(t)+0{,}06g(t)=2{,}7\mathrm{e}^{0{,}06t}+0{,}06\times 45\mathrm{e}^{0{,}06t}+0{,}06\times 20=5{,}4\mathrm{e}^{0{,}06t}+1{,}2. Cette quantité n'est pas égale à 1,21{,}2 (par exemple en t=0t=0 elle vaut 6,66{,}6). Donc gg n'est pas solution de (E1)(E_{1}) : l'affirmation 4 est FAUSSE.

Ce qu'est la vraie solution : (E1)(E_{1}) s'écrit y′=−0,06y+1,2y'=-0{,}06y+1{,}2, de la forme y′=ay+by'=ay+b avec a=−0,06a=-0{,}06 et b=1,2b=1{,}2. Ses solutions sont y(t)=Ce−0,06t−ba=Ce−0,06t+20y(t)=C\mathrm{e}^{-0{,}06t}-\dfrac{b}{a}=C\mathrm{e}^{-0{,}06t}+20, CC réel. La condition y(0)=65y(0)=65 donne C=45C=45 : l'unique solution est t↦45e−0,06t+20t\mapsto 45\mathrm{e}^{-0{,}06t}+20. La fonction gg de l'énoncé n'en diffère que par le signe de l'exposant.

Piège : s'arrêter à g(0)=65g(0)=65. Vérifier la condition initiale ne suffit jamais, et ici c'est la seule des deux conditions qui est remplie.

5. Méthode : une fonction deux fois dérivable est convexe sur R\mathbb{R} si sa dérivée seconde est positive sur R\mathbb{R}. On n'a pas besoin de résoudre (E2)(E_{2}) : on obtient y′′y'' en dérivant l'équation elle-même.

Soit yy une solution de (E2)(E_{2}). Pour tout réel xx, y′(x)=y(x)+3e0,4xy'(x)=y(x)+3\mathrm{e}^{0{,}4x}. Le membre de droite est dérivable (somme de fonctions dérivables), donc y′y' est dérivable et y′′(x)=y′(x)+3×0,4 e0,4x=y′(x)+1,2e0,4xy''(x)=y'(x)+3\times 0{,}4\,\mathrm{e}^{0{,}4x}=y'(x)+1{,}2\mathrm{e}^{0{,}4x}. En remplaçant y′(x)y'(x) : y′′(x)=y(x)+3e0,4x+1,2e0,4x=y(x)+4,2e0,4xy''(x)=y(x)+3\mathrm{e}^{0{,}4x}+1{,}2\mathrm{e}^{0{,}4x}=y(x)+4{,}2\mathrm{e}^{0{,}4x}.

Par hypothèse, yy est positive, et une exponentielle est strictement positive : y′′(x)>0y''(x)>0 pour tout réel xx. Les solutions sont donc convexes sur R\mathbb{R} : l'affirmation 5 est VRAIE, réponse attendue par le sujet.

L'hypothèse « yy positive » porte tout l'argument. On le voit sur la forme générale des solutions : la fonction x↦−5e0,4xx\mapsto -5\mathrm{e}^{0{,}4x} est une solution particulière (0,4×(−5)−(−5)=30{,}4\times(-5)-(-5)=3), donc les solutions sont y(x)=Cex−5e0,4xy(x)=C\mathrm{e}^{x}-5\mathrm{e}^{0{,}4x}, CC réel, et y′′(x)=Cex−0,8e0,4xy''(x)=C\mathrm{e}^{x}-0{,}8\mathrm{e}^{0{,}4x}. Pour C⩽0C\leqslant 0, y′′<0y''<0 et la solution est concave : sans la positivité, l'affirmation serait fausse.

Remarque sur l'énoncé : pris à la lettre, « yy positive sur R\mathbb{R} » n'est réalisé par aucune solution, car Cex>5e0,4xC\mathrm{e}^{x}>5\mathrm{e}^{0{,}4x} équivaut à C>5e−0,6xC>5\mathrm{e}^{-0{,}6x}, et ce membre de droite tend vers +∞+\infty quand xx tend vers −∞-\infty. La réponse « vraie » reste juste (aucune solution positive ne peut être non convexe), et c'est le raisonnement par y′′=y+4,2e0,4xy''=y+4{,}2\mathrm{e}^{0{,}4x} qui est attendu.

Exercice 3 : Fonction logarithme : aire maximale d'un rectangle sous une courbe et algorithme de seuil

4 points Exponentielle et logarithmePython et méthodes numériquesLe second degré

On considère la fonction ff définie sur ]0 ;8]]0\,;8] par f(x)=10ln⁡(−x2+7x+9)xf(x)=\dfrac{10\ln\left(-x^{2}+7x+9\right)}{x}.

Soit CfC_{f} la représentation graphique de la fonction ff dans un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath}\right).

  • Partie A
  • A.1. Résoudre dans R\mathbb{R} l'inéquation −x2+7x+8⩾0-x^{2}+7x+8\geqslant 0.
  • A.2. En déduire que pour tout x∈ ]0 ;8]x\in\,]0\,;8], on a f(x)⩾0f(x)\geqslant 0.
  • A.3. Interpréter graphiquement ce résultat.
  • Partie B
  • La courbe CfC_{f} est représentée ci-dessous.
  • Soit MM le point de CfC_{f} d'abscisse xx avec x∈ ]0 ;8]x\in\,]0\,;8].
  • On appelle NN et PP les projetés orthogonaux du point MM respectivement sur l'axe des abscisses et sur l'axe des ordonnées.
  • Dans cette partie, on s'intéresse à l'aire A(x)\mathcal{A}(x) du rectangle ONMP\mathrm{O}NMP.
  • Repère orthonormé quadrillé, abscisses de 0 à 8, ordonnées de 0 à 10. La courbe C_f, en rouge, entre dans le cadre par le haut en x = 3 environ, descend en passant vers (4 ; 7,6), (5 ; 5,9) et (6 ; 4,5), puis plonge jusqu'au point (8 ; 0). Un rectangle ONMP est tracé : M est sur la courbe vers x = 6,8, N est son projeté sur l'axe des abscisses, P son projeté sur l'axe des ordonnées, à une hauteur d'environ 3,4.
  • B.1. Donner les coordonnées des points NN et PP en fonction de xx.
  • B.2. Montrer que pour tout xx appartenant à l'intervalle ]0 ;8]]0\,;8], A(x)=10ln⁡(−x2+7x+9)\mathcal{A}(x)=10\ln\left(-x^{2}+7x+9\right).
  • B.3. Existe-t-il une position du point MM pour laquelle l'aire du rectangle ONMP\mathrm{O}NMP est maximale ? Si elle existe, déterminer cette position.
  • Partie C
  • On considère un réel strictement positif kk.
  • On souhaite déterminer la plus petite valeur de xx, approchée au dixième, appartenant à [3,5 ;8][3{,}5\,;8] pour laquelle l'aire A(x)\mathcal{A}(x) devient inférieure ou égale à kk.
  • Pour ce faire, on considère l'algorithme ci-dessous.
  • Pour rappel, en langage Python, ln⁡(x)\ln(x) s'écrit log (x)(x).
  • Programme Python de dix lignes numérotées. Ligne 1 : from math import *. Ligne 3 : def A(x) :. Ligne 4 : return 10*log (- 1* x**2 + 7*x + 9). Ligne 6 : def pluspetitevaleur(k) :. Ligne 7 : x = 3.5. Ligne 8 : while A(x) suivi de pointillés et de deux-points. Ligne 9, indentée dans la boucle : x = x + 0.1. Ligne 10 : return suivi de pointillés. Les lignes 2 et 5 sont vides.
  • C.1. Recopier et compléter les lignes 8 et 10 de l'algorithme.
  • C.2. Quel nombre renvoie alors l'instruction pluspetitevaleur(30) ?
  • C.3. Que se passe-t-il lorsque k=35k=35 ? Justifier.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/5

A.1
Ensemble des solutions ;
B.3
C.2
C.3
Voir la correction

Réponses

  • A.1 −x2+7x+8=−(x+1)(x−8)⩾0  ⟺  x∈[−1 ;8]-x^{2}+7x+8=-(x+1)(x-8)\geqslant 0\iff x\in[-1\,;8]
  • A.2 Sur ]0 ;8]]0\,;8], −x2+7x+9⩾1-x^{2}+7x+9\geqslant 1 donc ln⁡(−x2+7x+9)⩾0\ln\left(-x^{2}+7x+9\right)\geqslant 0, et x>0x>0 : f(x)⩾0f(x)\geqslant 0
  • A.3 Sur ]0 ;8]]0\,;8], la courbe CfC_{f} est au-dessus de l'axe des abscisses (elle le touche en x=8x=8)
  • B.1 N(x ;0)N(x\,;0) et P(0 ;f(x))P\left(0\,;f(x)\right)
  • B.2 A(x)=ON×OP=x×f(x)=10ln⁡(−x2+7x+9)\mathcal{A}(x)=\mathrm{O}N\times\mathrm{O}P=x\times f(x)=10\ln\left(-x^{2}+7x+9\right)
  • B.3 Oui : pour x=3,5x=3{,}5, soit M(3,5 ;10ln⁡(21,25)3,5)≈(3,5 ;8,73)M\left(3{,}5\,;\frac{10\ln(21{,}25)}{3{,}5}\right)\approx(3{,}5\,;8{,}73) ; aire maximale 10ln⁡(21,25)≈30,5610\ln(21{,}25)\approx 30{,}56
  • C.1 Ligne 8 : while A(x) > k : ; ligne 10 : return x
  • C.2 4,64{,}6 (Python peut afficher 4,599 999 999 999 9984{,}599\,999\,999\,999\,998, effet des arrondis machine)
  • C.3 La boucle ne s'exécute pas, car A(3,5)≈30,56⩽35\mathcal{A}(3{,}5)\approx 30{,}56\leqslant 35 : la fonction renvoie 3,53{,}5

A.1. Méthode : signe d'un polynôme du second degré. Le discriminant de −x2+7x+8-x^{2}+7x+8 vaut Δ=72−4×(−1)×8=49+32=81=92\Delta=7^{2}-4\times(-1)\times 8=49+32=81=9^{2}. Les racines sont x1=−7+9−2=−1x_{1}=\dfrac{-7+9}{-2}=-1 et x2=−7−9−2=8x_{2}=\dfrac{-7-9}{-2}=8, d'où la factorisation −x2+7x+8=−(x+1)(x−8)-x^{2}+7x+8=-(x+1)(x-8).

Le coefficient de x2x^{2} est a=−1<0a=-1<0 : le trinôme est du signe de aa, donc négatif, à l'extérieur des racines, et positif entre elles. L'ensemble des solutions de −x2+7x+8⩾0-x^{2}+7x+8\geqslant 0 est S=[−1 ;8]S=[-1\,;8], crochets fermés puisque l'inégalité est large.

Contrôle : −1-1 est une racine évidente, −1−7+8=0-1-7+8=0, et le produit des racines vaut ca=−8\dfrac{c}{a}=-8, d'où l'autre racine 88. Erreur fréquente : répondre ]−∞ ;−1]∪[8 ;+∞[]-\infty\,;-1]\cup[8\,;+\infty[, la règle « signe de aa à l'extérieur » appliquée à l'envers.

A.2. Le lien avec A.1 : −x2+7x+9=(−x2+7x+8)+1-x^{2}+7x+9=\left(-x^{2}+7x+8\right)+1. Pour x∈ ]0 ;8]x\in\,]0\,;8], on a x∈[−1 ;8]x\in[-1\,;8], donc d'après A.1, −x2+7x+8⩾0-x^{2}+7x+8\geqslant 0, c'est-à-dire −x2+7x+9⩾1-x^{2}+7x+9\geqslant 1.

La fonction ln⁡\ln est croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ et ln⁡1=0\ln 1=0, donc ln⁡(−x2+7x+9)⩾ln⁡1=0\ln\left(-x^{2}+7x+9\right)\geqslant\ln 1=0. Au passage, −x2+7x+9⩾1>0-x^{2}+7x+9\geqslant 1>0 garantit que le logarithme est bien défini sur tout ]0 ;8]]0\,;8]. Enfin 10>010>0 et x>0x>0 : le quotient f(x)=10ln⁡(−x2+7x+9)xf(x)=\dfrac{10\ln\left(-x^{2}+7x+9\right)}{x} est positif ou nul. Donc f(x)⩾0f(x)\geqslant 0 pour tout x∈ ]0 ;8]x\in\,]0\,;8].

Le piège est de ne pas voir pourquoi l'énoncé fait résoudre une inéquation avec 88 alors que ff contient 99 : c'est exactement la condition « l'argument du logarithme est supérieur ou égal à 11 », celle qui rend le logarithme positif. Il faut aussi citer le signe du dénominateur xx.

A.3. Interprétation graphique : sur l'intervalle ]0 ;8]]0\,;8], la courbe CfC_{f} est située au-dessus de l'axe des abscisses, ou sur cet axe. Elle ne le touche qu'en x=8x=8, où −64+56+9=1-64+56+9=1 et f(8)=10ln⁡18=0f(8)=\dfrac{10\ln 1}{8}=0 ; c'est bien le point où la courbe de l'énoncé rejoint l'axe.

B.1. Le point MM a pour coordonnées (x ;f(x))\left(x\,;f(x)\right). Son projeté orthogonal sur l'axe des abscisses garde l'abscisse et prend l'ordonnée 00 : N(x ;0)N(x\,;0). Son projeté orthogonal sur l'axe des ordonnées garde l'ordonnée et prend l'abscisse 00 : P(0 ;f(x))P\left(0\,;f(x)\right).

Erreur fréquente : écrire P(0 ;x)P(0\,;x), en confondant la position de MM sur la courbe avec sa hauteur. Sur la figure, MM a pour abscisse environ 6,86{,}8 et pour ordonnée environ 3,43{,}4, la valeur de f(6,8)f(6{,}8).

B.2. Le quadrilatère ONMP\mathrm{O}NMP est un rectangle de côtés ON\mathrm{O}N et OP\mathrm{O}P. Le repère étant orthonormé, ON=∣x∣=x\mathrm{O}N=|x|=x car x>0x>0, et OP=∣f(x)∣=f(x)\mathrm{O}P=|f(x)|=f(x) car f(x)⩾0f(x)\geqslant 0 d'après A.2.

Donc A(x)=ON×OP=x×10ln⁡(−x2+7x+9)x=10ln⁡(−x2+7x+9)\mathcal{A}(x)=\mathrm{O}N\times\mathrm{O}P=x\times\dfrac{10\ln\left(-x^{2}+7x+9\right)}{x}=10\ln\left(-x^{2}+7x+9\right), après simplification par x≠0x\neq 0.

Les valeurs absolues sont le point de rigueur de la question : une longueur est positive, et c'est le résultat de la partie A qui permet d'écrire OP=f(x)\mathrm{O}P=f(x) sans valeur absolue. La partie A servait aussi à cela.

B.3. Méthode : étude des variations de A\mathcal{A} sur ]0 ;8]]0\,;8]. La fonction u:x↦−x2+7x+9u:x\mapsto -x^{2}+7x+9 est dérivable et strictement positive sur ]0 ;8]]0\,;8], donc A=10ln⁡(u)\mathcal{A}=10\ln(u) est dérivable et A′(x)=10×u′(x)u(x)=10(−2x+7)−x2+7x+9\mathcal{A}'(x)=10\times\dfrac{u'(x)}{u(x)}=\dfrac{10(-2x+7)}{-x^{2}+7x+9}.

Le dénominateur est strictement positif (il est au moins égal à 11 d'après A.2), donc A′(x)\mathcal{A}'(x) a le signe de −2x+7-2x+7 : positif sur ]0 ;3,5]]0\,;3{,}5], négatif sur [3,5 ;8][3{,}5\,;8]. La fonction A\mathcal{A} est croissante sur ]0 ;3,5]]0\,;3{,}5] puis décroissante sur [3,5 ;8][3{,}5\,;8] : elle admet un maximum en x=3,5x=3{,}5.

Ce maximum vaut A(3,5)=10ln⁡(−12,25+24,5+9)=10ln⁡(21,25)≈30,56\mathcal{A}(3{,}5)=10\ln\left(-12{,}25+24{,}5+9\right)=10\ln(21{,}25)\approx 30{,}56. Il existe donc une position du point MM pour laquelle l'aire est maximale : le point d'abscisse 3,53{,}5, de coordonnées (3,5 ;10ln⁡(21,25)3,5)≈(3,5 ;8,73)\left(3{,}5\,;\dfrac{10\ln(21{,}25)}{3{,}5}\right)\approx(3{,}5\,;8{,}73).

Autre rédaction, plus courte : ln⁡\ln est strictement croissante, donc A\mathcal{A} est maximale exactement là où le trinôme −x2+7x+9-x^{2}+7x+9 l'est, à son sommet x=−b2a=72=3,5x=-\dfrac{b}{2a}=\dfrac{7}{2}=3{,}5, qui appartient bien à ]0 ;8]]0\,;8]. Pièges : chercher le maximum de ff au lieu de celui de A\mathcal{A} (ff tend vers +∞+\infty quand xx tend vers 00 et n'a donc pas de maximum sur ]0 ;8]]0\,;8]) ; et répondre par la seule abscisse, alors que la question demande une POSITION du point MM, donc ses deux coordonnées.

C.1. D'après B.3, A\mathcal{A} est décroissante sur [3,5 ;8][3{,}5\,;8]. En partant de x=3,5x=3{,}5 et en avançant par pas de 0,10{,}1, l'aire diminue ; il faut continuer TANT QUE l'aire est strictement supérieure à kk, et s'arrêter à la première valeur où elle devient inférieure ou égale à kk. Ligne 8 : while A(x) > k : ; ligne 10 : return x.

La condition de la boucle while est la négation de la condition d'arrêt : on cherche A(x)⩽k\mathcal{A}(x)\leqslant k, donc on boucle tant que A(x)>k\mathcal{A}(x)>k. Erreur fréquente : écrire while A(x) <= k, qui renverse le test, ou return A(x), qui renvoie l'aire au lieu de l'abscisse cherchée. Le programme complété est donné à la fin du corrigé.

C.2. L'appel pluspetitevaleur(30) renvoie la première valeur de la liste 3,53{,}5 ; 3,63{,}6 ; 3,73{,}7 ; ... pour laquelle A(x)⩽30\mathcal{A}(x)\leqslant 30. À la calculatrice : A(4,4)=10ln⁡(20,44)≈30,17\mathcal{A}(4{,}4)=10\ln(20{,}44)\approx 30{,}17, A(4,5)=10ln⁡(20,25)≈30,08>30\mathcal{A}(4{,}5)=10\ln(20{,}25)\approx 30{,}08>30 et A(4,6)=10ln⁡(20,04)≈29,98⩽30\mathcal{A}(4{,}6)=10\ln(20{,}04)\approx 29{,}98\leqslant 30. La fonction renvoie 4,64{,}6.

Vérification par le calcul exact : A(x)⩽30  ⟺  ln⁡(−x2+7x+9)⩽3  ⟺  −x2+7x+9⩽e3\mathcal{A}(x)\leqslant 30\iff\ln\left(-x^{2}+7x+9\right)\leqslant 3\iff -x^{2}+7x+9\leqslant\mathrm{e}^{3}. Sur [3,5 ;8][3{,}5\,;8], la plus petite solution est la plus grande racine de x2−7x+e3−9=0x^{2}-7x+\mathrm{e}^{3}-9=0, soit 7+85−4e32≈4,579\dfrac{7+\sqrt{85-4\mathrm{e}^{3}}}{2}\approx 4{,}579. La première valeur de la liste qui la dépasse est bien 4,64{,}6.

Remarque de programmeur : en Python, 0,10{,}1 n'est pas représenté exactement, et après onze additions la variable x vaut 4,599 999 999 999 9984{,}599\,999\,999\,999\,998, ce que l'interpréteur affiche tel quel. Sur la copie, on répond 4,64{,}6, la valeur approchée au dixième que l'algorithme est censé produire.

C.3. Pour k=35k=35, on évalue d'abord la condition de la boucle en x=3,5x=3{,}5 : A(3,5)=10ln⁡(21,25)≈30,56\mathcal{A}(3{,}5)=10\ln(21{,}25)\approx 30{,}56, et 30,56>3530{,}56>35 est faux. On n'entre donc jamais dans la boucle, et la fonction renvoie immédiatement 3,53{,}5.

Justification de fond : d'après B.3, l'aire maximale du rectangle est 10ln⁡(21,25)≈30,5610\ln(21{,}25)\approx 30{,}56, inférieure à 3535. L'aire est donc inférieure ou égale à 3535 pour TOUTE valeur de xx de [3,5 ;8][3{,}5\,;8], et la plus petite d'entre elles est 3,53{,}5. La réponse 3,53{,}5 est juste, mais elle ne correspond à aucun « passage sous le seuil » : l'aire n'a jamais été au-dessus de 3535. L'algorithme n'a de sens que pour k<10ln⁡(21,25)k<10\ln(21{,}25).

Piège : penser que la boucle tourne indéfiniment parce que l'aire « n'atteint jamais 35 ». C'est le raisonnement inverse : la condition de poursuite est A(x)>35\mathcal{A}(x)>35, et elle est fausse dès le départ.

python
from math import *

def A(x) :
    return 10*log (- 1* x**2 + 7*x + 9)

def pluspetitevaleur(k) :
    x = 3.5
    while A(x) > k :
        x = x + 0.1
    return x

Exercice 4 : Géométrie dans l'espace : plans médiateurs et point équidistant de quatre points

5 points Géométrie dans l'espace

L'espace est rapporté à un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right).

On considère les points A(4 ;−1 ;3)\mathrm{A}(4\,;-1\,;3), B(−1 ;1 ;−2)\mathrm{B}(-1\,;1\,;-2), C(0 ;4 ;5)\mathrm{C}(0\,;4\,;5) et D(−3 ;−4 ;6)\mathrm{D}(-3\,;-4\,;6).

  • 1.a. Vérifier que les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} ne sont pas alignés.
  • On admet qu'une équation cartésienne du plan (ABC)(\mathrm{ABC}) est : 29x+30y−17z=3529x+30y-17z=35.
  • 1.b. Les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C}, D\mathrm{D} sont-ils coplanaires ? Justifier.
  • On admet que lorsque quatre points ne sont pas coplanaires, il existe un unique point situé à égale distance de ces quatre points.
  • L'objectif de cet exercice est de déterminer le point H\mathrm{H} se situant à égale distance des quatre points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C}, D\mathrm{D}.
  • On définit le plan médiateur d'un segment comme le plan passant par le milieu de ce segment et orthogonal à la droite portant ce segment. C'est l'ensemble des points équidistants des extrémités de ce segment.
  • 2. Soit P1P_{1} le plan médiateur du segment [AB][\mathrm{AB}].
  • 2.a. Déterminer les coordonnées du milieu du segment [AB][\mathrm{AB}].
  • 2.b. En déduire qu'une équation cartésienne de P1P_{1} est : 5x−2y+5z=105x-2y+5z=10.
  • 3. On note P2P_{2} le plan médiateur du segment [CD][\mathrm{CD}].
  • 3.a. Soit M\mathrm{M} un point du plan P2P_{2} de coordonnées (x ;y ;z)(x\,;y\,;z).
    Exprimer MC2\mathrm{MC}^{2} et MD2\mathrm{MD}^{2} en fonction des coordonnées de M\mathrm{M}.
    En déduire qu'une équation cartésienne du plan P2P_{2} est : −3x−8y+z=10-3x-8y+z=10.
  • 3.b. Justifier que les plans P1P_{1} et P2P_{2} sont sécants.
  • 4. Soit Δ\Delta la droite dont une représentation paramétrique est : {x=−2−1,9ty=tz=4+2,3t\begin{cases}x=-2-1{,}9t\\y=t\\z=4+2{,}3t\end{cases} où t∈Rt\in\mathbb{R}.
    Démontrer que Δ\Delta est la droite d'intersection de P1P_{1} et P2P_{2}.
  • On note P3P_{3} le plan médiateur du segment [AC][\mathrm{AC}].
  • On admet qu'une équation cartésienne du plan P3P_{3} est : 8x−10y−4z=−158x-10y-4z=-15.
  • 5. Démontrer que la droite Δ\Delta et le plan P3P_{3} sont sécants.
  • 6. Justifier que le point d'intersection entre Δ\Delta et P3P_{3} est le point H\mathrm{H}.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

1.b
2.a
5
Voir la correction

Réponses

  • 1.a AB→(−5 ;2 ;−5)\overrightarrow{\mathrm{AB}}(-5\,;2\,;-5) et AC→(−4 ;5 ;2)\overrightarrow{\mathrm{AC}}(-4\,;5\,;2) ne sont pas colinéaires : A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} non alignés
  • 1.b Non : 29×(−3)+30×(−4)−17×6=−309≠3529\times(-3)+30\times(-4)-17\times 6=-309\neq 35, donc D∉(ABC)\mathrm{D}\notin(\mathrm{ABC})
  • 2.a Milieu de [AB][\mathrm{AB}] : I(1,5 ;0 ;0,5)\mathrm{I}(1{,}5\,;0\,;0{,}5)
  • 2.b Vecteur normal AB→(−5 ;2 ;−5)\overrightarrow{\mathrm{AB}}(-5\,;2\,;-5) et I∈P1\mathrm{I}\in P_{1} : −5x+2y−5z+10=0-5x+2y-5z+10=0, soit 5x−2y+5z=105x-2y+5z=10
  • 3.a MC2=x2+(y−4)2+(z−5)2\mathrm{MC}^{2}=x^{2}+(y-4)^{2}+(z-5)^{2}, MD2=(x+3)2+(y+4)2+(z−6)2\mathrm{MD}^{2}=(x+3)^{2}+(y+4)^{2}+(z-6)^{2} ; MC2=MD2  ⟺  −3x−8y+z=10\mathrm{MC}^{2}=\mathrm{MD}^{2}\iff -3x-8y+z=10
  • 3.b n1⃗(5 ;−2 ;5)\vec{n_{1}}(5\,;-2\,;5) et n2⃗(−3 ;−8 ;1)\vec{n_{2}}(-3\,;-8\,;1) ne sont pas colinéaires : P1P_{1} et P2P_{2} sont sécants
  • 4 Tout point de Δ\Delta vérifie les deux équations, et P1∩P2P_{1}\cap P_{2} est une droite : c'est Δ\Delta
  • 5 u⃗⋅n3⃗=−34,4≠0\vec{u}\cdot\vec{n_{3}}=-34{,}4\neq 0 : Δ\Delta n'est pas parallèle à P3P_{3}, ils sont sécants
  • 6 Le point d'intersection est équidistant de A\mathrm{A} et B\mathrm{B}, de C\mathrm{C} et D\mathrm{D}, de A\mathrm{A} et C\mathrm{C} : c'est l'unique point H\mathrm{H}

1.a. Méthode : trois points sont alignés si et seulement si les vecteurs AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}} sont colinéaires. On calcule AB→(−1−41−(−1)−2−3)=(−52−5)\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}-1-4\\1-(-1)\\-2-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-5\\2\\-5\end{pmatrix} et AC→(0−44−(−1)5−3)=(−452)\overrightarrow{\mathrm{AC}}\begin{pmatrix}0-4\\4-(-1)\\5-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-4\\5\\2\end{pmatrix}.

S'il existait un réel kk tel que AC→=kAB→\overrightarrow{\mathrm{AC}}=k\overrightarrow{\mathrm{AB}}, les abscisses imposeraient −4=−5k-4=-5k, soit k=0,8k=0{,}8, et les ordonnées 5=2k5=2k, soit k=2,5k=2{,}5. C'est contradictoire : les vecteurs ne sont pas colinéaires, et les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} ne sont pas alignés. Ils définissent donc bien un plan, ce que la suite de l'énoncé utilise.

Rédaction : il suffit de DEUX coordonnées qui donnent deux valeurs de kk différentes ; inutile de tester la troisième. Erreur fréquente : dire « les vecteurs ne sont pas égaux » ; deux vecteurs différents peuvent être colinéaires.

1.b. Les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} n'étant pas alignés, les quatre points sont coplanaires si et seulement si D\mathrm{D} appartient au plan (ABC)(\mathrm{ABC}). On teste l'équation admise avec les coordonnées de D\mathrm{D} : 29×(−3)+30×(−4)−17×6=−87−120−102=−30929\times(-3)+30\times(-4)-17\times 6=-87-120-102=-309.

Comme −309≠35-309\neq 35, le point D\mathrm{D} n'appartient pas au plan (ABC)(\mathrm{ABC}) : les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C}, D\mathrm{D} ne sont PAS coplanaires.

Contrôle de l'équation admise sur les trois points : 29×4+30×(−1)−17×3=116−30−51=3529\times 4+30\times(-1)-17\times 3=116-30-51=35 ; 29×(−1)+30×1−17×(−2)=−29+30+34=3529\times(-1)+30\times 1-17\times(-2)=-29+30+34=35 ; 29×0+30×4−17×5=120−85=3529\times 0+30\times 4-17\times 5=120-85=35. Ce n'est pas demandé, mais c'est le réflexe qui évite de partir d'une équation mal recopiée. La conclusion « non coplanaires » est exactement l'hypothèse dont la suite a besoin pour que le point H\mathrm{H} existe et soit unique.

2.a. Formule du milieu : I(4+(−1)2 ;−1+12 ;3+(−2)2)=(1,5 ;0 ;0,5)\mathrm{I}\left(\dfrac{4+(-1)}{2}\,;\dfrac{-1+1}{2}\,;\dfrac{3+(-2)}{2}\right)=(1{,}5\,;0\,;0{,}5). Le milieu du segment [AB][\mathrm{AB}] est I(1,5 ;0 ;0,5)\mathrm{I}(1{,}5\,;0\,;0{,}5).

2.b. Le plan P1P_{1} est orthogonal à la droite (AB)(\mathrm{AB}), donc le vecteur AB→(−5 ;2 ;−5)\overrightarrow{\mathrm{AB}}(-5\,;2\,;-5) est un vecteur normal à P1P_{1}. Une équation de P1P_{1} est donc de la forme −5x+2y−5z+d=0-5x+2y-5z+d=0.

Le plan passe par le milieu I(1,5 ;0 ;0,5)\mathrm{I}(1{,}5\,;0\,;0{,}5) : −5×1,5+2×0−5×0,5+d=0-5\times 1{,}5+2\times 0-5\times 0{,}5+d=0, soit −7,5−2,5+d=0-7{,}5-2{,}5+d=0, d'où d=10d=10. Une équation de P1P_{1} est −5x+2y−5z+10=0-5x+2y-5z+10=0, c'est-à-dire, en multipliant par −1-1, 5x−2y+5z=105x-2y+5z=10.

Vérification par la propriété d'équidistance rappelée par l'énoncé : I\mathrm{I} vérifie 5×1,5−0+5×0,5=105\times 1{,}5-0+5\times 0{,}5=10, et les points A\mathrm{A} et B\mathrm{B} eux-mêmes donnent 5×4+2+15=375\times 4+2+15=37 et −5−2−10=−17-5-2-10=-17, deux valeurs symétriques par rapport à 1010, comme il se doit pour deux points symétriques par rapport au plan. Erreur fréquente : prendre comme vecteur normal le vecteur position OI→\overrightarrow{\mathrm{OI}} au lieu de AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}}.

3.a. Le repère est orthonormé, donc la distance s'exprime par la formule MC2=(xC−x)2+(yC−y)2+(zC−z)2\mathrm{MC}^{2}=(x_{\mathrm{C}}-x)^{2}+(y_{\mathrm{C}}-y)^{2}+(z_{\mathrm{C}}-z)^{2}. Ainsi MC2=x2+(y−4)2+(z−5)2\mathrm{MC}^{2}=x^{2}+(y-4)^{2}+(z-5)^{2} et MD2=(x+3)2+(y+4)2+(z−6)2\mathrm{MD}^{2}=(x+3)^{2}+(y+4)^{2}+(z-6)^{2}.

Le point M\mathrm{M} appartient au plan médiateur P2P_{2} si et seulement si MC=MD\mathrm{MC}=\mathrm{MD}, c'est-à-dire, des distances étant positives, MC2=MD2\mathrm{MC}^{2}=\mathrm{MD}^{2}. On développe : MC2=x2+y2−8y+16+z2−10z+25\mathrm{MC}^{2}=x^{2}+y^{2}-8y+16+z^{2}-10z+25 et MD2=x2+6x+9+y2+8y+16+z2−12z+36\mathrm{MD}^{2}=x^{2}+6x+9+y^{2}+8y+16+z^{2}-12z+36.

Les termes x2x^{2}, y2y^{2}, z2z^{2} se simplifient : MC2=MD2  ⟺  −8y−10z+41=6x+8y−12z+61  ⟺  −6x−16y+2z=20  ⟺  −3x−8y+z=10\mathrm{MC}^{2}=\mathrm{MD}^{2}\iff -8y-10z+41=6x+8y-12z+61\iff -6x-16y+2z=20\iff -3x-8y+z=10, après division par 22. Une équation cartésienne de P2P_{2} est donc −3x−8y+z=10-3x-8y+z=10.

Contrôle par l'autre méthode, celle de 2.b : CD→(−3 ;−8 ;1)\overrightarrow{\mathrm{CD}}(-3\,;-8\,;1) est bien le vecteur normal lu sur l'équation, et le milieu de [CD][\mathrm{CD}], (−1,5 ;0 ;5,5)(-1{,}5\,;0\,;5{,}5), vérifie 4,5+0+5,5=104{,}5+0+5{,}5=10. Piège : les carrés (y−4)2(y-4)^{2} et (y+4)2(y+4)^{2} donnent −8y-8y et +8y+8y ; un signe perdu ici fausse toute la suite.

3.b. Deux plans sont sécants si et seulement si ils ne sont pas parallèles, c'est-à-dire si leurs vecteurs normaux ne sont pas colinéaires. On lit n1⃗(5 ;−2 ;5)\vec{n_{1}}(5\,;-2\,;5) pour P1P_{1} et n2⃗(−3 ;−8 ;1)\vec{n_{2}}(-3\,;-8\,;1) pour P2P_{2}.

Si n2⃗=kn1⃗\vec{n_{2}}=k\vec{n_{1}}, les abscisses donneraient k=−35k=-\dfrac{3}{5} et les ordonnées k=4k=4 : contradiction. Les vecteurs normaux ne sont pas colinéaires, donc P1P_{1} et P2P_{2} ne sont pas parallèles : ils sont sécants, et leur intersection est une droite.

Erreur fréquente : conclure à partir du produit scalaire n1⃗⋅n2⃗=−15+16+5=6≠0\vec{n_{1}}\cdot\vec{n_{2}}=-15+16+5=6\neq 0. Ce calcul prouve seulement que les plans ne sont pas PERPENDICULAIRES, ce qui ne dit rien de leur parallélisme.

4. Méthode : on montre que tout point de Δ\Delta appartient à P1P_{1} et à P2P_{2}, puis on conclut avec 3.b. Soit M(−2−1,9t ;t ;4+2,3t)\mathrm{M}(-2-1{,}9t\,;t\,;4+2{,}3t) un point quelconque de Δ\Delta.

Dans l'équation de P1P_{1} : 5(−2−1,9t)−2t+5(4+2,3t)=−10−9,5t−2t+20+11,5t=105(-2-1{,}9t)-2t+5(4+2{,}3t)=-10-9{,}5t-2t+20+11{,}5t=10, pour tout réel tt. Donc Δ⊂P1\Delta\subset P_{1}.

Dans l'équation de P2P_{2} : −3(−2−1,9t)−8t+(4+2,3t)=6+5,7t−8t+4+2,3t=10-3(-2-1{,}9t)-8t+(4+2{,}3t)=6+5{,}7t-8t+4+2{,}3t=10, pour tout réel tt. Donc Δ⊂P2\Delta\subset P_{2}.

La droite Δ\Delta est ainsi contenue dans P1∩P2P_{1}\cap P_{2}. Or, d'après 3.b, les plans P1P_{1} et P2P_{2} sont sécants : leur intersection est une droite. Une droite contenue dans une autre droite lui est égale, donc Δ\Delta est la droite d'intersection de P1P_{1} et P2P_{2}.

Le dernier argument est celui que les copies oublient : montrer que Δ\Delta est incluse dans les deux plans ne suffit pas si l'on ne rappelle pas que l'intersection est une DROITE (et pas un plan, ce qui arriverait si P1=P2P_{1}=P_{2}). Vérification indépendante : le vecteur directeur u⃗(−1,9 ;1 ;2,3)\vec{u}(-1{,}9\,;1\,;2{,}3) est orthogonal aux deux vecteurs normaux, u⃗⋅n1⃗=−9,5−2+11,5=0\vec{u}\cdot\vec{n_{1}}=-9{,}5-2+11{,}5=0 et u⃗⋅n2⃗=5,7−8+2,3=0\vec{u}\cdot\vec{n_{2}}=5{,}7-8+2{,}3=0.

5. Méthode : une droite est sécante à un plan si et seulement si elle ne lui est pas parallèle, c'est-à-dire si son vecteur directeur n'est pas orthogonal à un vecteur normal du plan.

Un vecteur directeur de Δ\Delta est u⃗(−1,9 ;1 ;2,3)\vec{u}(-1{,}9\,;1\,;2{,}3) (coefficients de tt), et un vecteur normal de P3P_{3} est n3⃗(8 ;−10 ;−4)\vec{n_{3}}(8\,;-10\,;-4). Le repère étant orthonormé : u⃗⋅n3⃗=−1,9×8+1×(−10)+2,3×(−4)=−15,2−10−9,2=−34,4\vec{u}\cdot\vec{n_{3}}=-1{,}9\times 8+1\times(-10)+2{,}3\times(-4)=-15{,}2-10-9{,}2=-34{,}4.

Comme u⃗⋅n3⃗≠0\vec{u}\cdot\vec{n_{3}}\neq 0, la droite Δ\Delta n'est pas parallèle au plan P3P_{3} : elle le coupe en un point unique. La droite Δ\Delta et le plan P3P_{3} sont sécants.

Calcul du point, qui n'est pas demandé mais confirme la réponse : en reportant la représentation paramétrique dans l'équation de P3P_{3}, 8(−2−1,9t)−10t−4(4+2,3t)=−158(-2-1{,}9t)-10t-4(4+2{,}3t)=-15, soit −32−34,4t=−15-32-34{,}4t=-15, d'où t=−1734,4=−85172≈−0,494t=-\dfrac{17}{34{,}4}=-\dfrac{85}{172}\approx -0{,}494. Le point d'intersection a pour coordonnées (−365344 ;−85172 ;985344)≈(−1,061 ;−0,494 ;2,863)\left(-\dfrac{365}{344}\,;-\dfrac{85}{172}\,;\dfrac{985}{344}\right)\approx(-1{,}061\,;-0{,}494\,;2{,}863). On retrouve au passage le coefficient −34,4-34{,}4 : c'est lui qui, non nul, rend l'équation en tt résoluble.

6. Notons K\mathrm{K} le point d'intersection de Δ\Delta et de P3P_{3}. On utilise la caractérisation du plan médiateur rappelée par l'énoncé : c'est l'ensemble des points équidistants des extrémités du segment.

K\mathrm{K} est sur Δ\Delta, donc sur P1P_{1} d'après 4 : KA=KB\mathrm{KA}=\mathrm{KB}. K\mathrm{K} est aussi sur P2P_{2} : KC=KD\mathrm{KC}=\mathrm{KD}. Enfin K\mathrm{K} est sur P3P_{3}, plan médiateur de [AC][\mathrm{AC}] : KA=KC\mathrm{KA}=\mathrm{KC}. En enchaînant les égalités, KA=KB=KC=KD\mathrm{KA}=\mathrm{KB}=\mathrm{KC}=\mathrm{KD} : K\mathrm{K} est à égale distance des quatre points.

Les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C}, D\mathrm{D} n'étant pas coplanaires (question 1.b), l'énoncé admet qu'il existe un UNIQUE point équidistant de ces quatre points, et ce point est H\mathrm{H}. Donc K=H\mathrm{K}=\mathrm{H} : le point d'intersection de Δ\Delta et de P3P_{3} est le point H\mathrm{H}, centre de la sphère passant par A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} et D\mathrm{D}.

Vérification numérique avec les coordonnées trouvées en 5 : les quatre distances au carré valent toutes environ 25,8925{,}89, soit un rayon d'environ 5,095{,}09. Piège : oublier de citer l'unicité admise et la non-coplanarité de 1.b ; sans elles, on a prouvé que K\mathrm{K} est équidistant des quatre points, pas qu'il est LE point H\mathrm{H} de l'énoncé.

Il manque quelque chose dans cette série ? Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

De quoi s'agit-il ?
Je lis chaque demande moi-même, personne d'autre ne la voit. Inutile d'écrire ton nom ou celui de ton école.
Quand ta demande est traitée, tu es prévenu par courriel et dans ton espace.

En envoyant, tu acceptes que je lise ta demande pour y répondre. Elle est gardée avec ton compte, effacée avec lui, et jamais publiée : politique de confidentialité.

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2025-maths-metropole-septembre-j2. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

Voir aussi

Vous préparez l'épreuve de spécialité maths à Montréal ?

Contactez-moi pour une première séance. On traite un sujet complet en temps réel, puis on le reprend question par question, avec la rédaction que le barème attend.

Site par Studio Squalli