Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité maths, Métropole septembre jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2026 : Métropole, session de septembre, jour 2

Épreuve du mercredi 9 septembre 2026 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2026, centre Métropole, session de remplacement de septembre, jour 2 : mercredi 9 septembre 2026, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants de 5 points chacun, sur 20 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, script Python compris, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 part de lancers francs au basket : loi binomiale B(5 ;0,6)\mathcal{B}(5\,;0{,}6), probabilité d'« au moins un succès » et seuil par le logarithme puis en Python, puis une suite de probabilités pn+1=0,3pn+0,4p_{n+1}=0{,}3p_{n}+0{,}4 étudiée par raisonnement par récurrence et théorème de convergence monotone. L'exercice 2 étudie f(x)=(3x−1)e−x+2f(x)=(3x-1)\mathrm{e}^{-x}+2 : limites et croissance comparée, asymptote horizontale, dérivée d'un produit, théorème des valeurs intermédiaires, aire sous la courbe par une primitive, position de la courbe par rapport à une tangente par la convexité. L'exercice 3 est un vrai ou faux sur une équation différentielle, une intégration par parties, une inéquation avec logarithme népérien, une suite arithmétique auxiliaire et l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev. L'exercice 4 est de la géométrie dans l'espace : vecteur normal, équation cartésienne d'un plan, projeté orthogonal, volume d'un tétraèdre et distance minimale d'un point à une droite par un trinôme du second degré.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : à l'exercice 1, la division par ln⁡(0,4)<0\ln(0{,}4)<0 qui renverse l'inégalité du seuil ; à l'exercice 2, la question 5, où ff n'est concave que sur ]−∞ ;73]\left]-\infty\,;\frac{7}{3}\right] et où la convexité seule ne suffit pas ; et à l'affirmation 2 de l'exercice 3, où le crochet de l'intégration par parties s'annule et fait disparaître le π\pi.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Probabilités et suites : lancers francs au basket, loi binomiale, seuil en Python et récurrence

5 points Loi binomiale et concentrationSuites et récurrenceArbres pondérés et probabilités totalesPython et méthodes numériques

  • Partie A
  • Une joueuse de basket constate qu'elle réussit 60 %60\,\% de ses lancers francs au cours d'une séance d'entraînement.
  • En se basant sur ces statistiques, on modélise la situation comme une succession d'épreuves aléatoires indépendantes.
  • 1. Cette joueuse effectue cinq lancers consécutifs.
  • A.1.a. Soit XX la variable aléatoire donnant le nombre de lancers réussis. Justifier que XX suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
  • A.1.b. Donner une valeur approchée à 10−210^{-2} près de P(X⩾4)P(X\geqslant 4). Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  • 2. On suppose maintenant que cette sportive doit effectuer nn lancers, où nn est un entier naturel non nul.
  • Soit YY la variable aléatoire donnant le nombre de lancers réussis.
  • On admet que la variable aléatoire YY suit la loi binomiale de paramètres nn et p=0,6p=0{,}6.
  • A.2.a. Montrer que P(Y⩾1)=1−0,4nP(Y\geqslant 1)=1-0{,}4^{n}.
  • A.2.b. En déduire le nombre nn de lancers à partir duquel la probabilité d'en réussir au moins un dépasse 0,999 90{,}999\,9.
  • A.2.c. Recopier et compléter le script de la fonction Python suivante afin qu'elle permette de retrouver le résultat de la question 2. b.
  • Script Python encadré. def basket (): puis, indentées, p = 0.6, n = 1, while suivi de pointillés et de deux-points ; dans la boucle n = n + 1 et p = pointillés ; enfin return suivi de pointillés.
  • Partie B
  • Pour un autre joueur, on remarque que :
    • lorsqu'il a réussi un lancer franc, il réussit le suivant avec une probabilité de 0,70{,}7.
    • lorsqu'il a raté un lancer franc, il réussit le suivant avec une probabilité de 0,40{,}4.
  • On considère que la probabilité de réussir son premier lancer est de 0,50{,}5
  • On note G1G_{1} l'évènement : « le joueur réussit son premier lancer franc ».
  • On a donc P(G1)=0,5P(G_{1})=0{,}5.
  • On note G2G_{2} l'évènement : « le joueur réussit son deuxième lancer franc ».
  • B.1. Calculer P(G2)P(G_{2}). On pourra utiliser un arbre de probabilité.
  • Soit nn un entier naturel non nul.
  • On note GnG_{n} l'évènement « le joueur réussit le nn-ième lancer franc » et pnp_{n}, la probabilité de GnG_{n}.
  • On définit ainsi une suite (pn)(p_{n}) de réels.
  • On admet que pour tout n⩾1n\geqslant 1, pn+1=0,3pn+0,4p_{n+1}=0{,}3p_{n}+0{,}4.
  • B.2.a. En utilisant un raisonnement par récurrence, démontrer que pour tout n⩾1n\geqslant 1, pn⩽pn+1p_{n}\leqslant p_{n+1}
  • B.2.b. Quel argument permet d'affirmer que la suite (pn)(p_{n}) est majorée ?
  • B.2.c. En déduire que la suite (pn)(p_{n}) est convergente.
  • B.3. On admet que la limite de (pn)(p_{n}) quand nn tend vers +∞+\infty est 47\dfrac{4}{7}. Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.

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A.1.a
A.1.b
A.2.b
A.2.c
B.1
B.2.b
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Réponses

  • A.1.a X∼B(5 ;0,6)X\sim\mathcal{B}(5\,;0{,}6) : 55 épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes, succès « lancer réussi »
  • A.1.b P(X⩾4)=5×0,64×0,4+0,65=0,336 96≈0,34P(X\geqslant 4)=5\times 0{,}6^{4}\times 0{,}4+0{,}6^{5}=0{,}336\,96\approx 0{,}34
  • A.2.a P(Y⩾1)=1−P(Y=0)=1−0,4nP(Y\geqslant 1)=1-P(Y=0)=1-0{,}4^{n}
  • A.2.b 1−0,4n>0,999 9  ⟺  n>ln⁡(10−4)ln⁡(0,4)≈10,051-0{,}4^{n}>0{,}999\,9\iff n>\dfrac{\ln(10^{-4})}{\ln(0{,}4)}\approx 10{,}05 : n=11n=11
  • A.2.c while p <= 0.9999 : ; p = 1 - 0.4**n ; return n
  • B.1 P(G2)=0,5×0,7+0,5×0,4=0,55P(G_{2})=0{,}5\times 0{,}7+0{,}5\times 0{,}4=0{,}55
  • B.2.a Initialisation p1=0,5⩽p2=0,55p_{1}=0{,}5\leqslant p_{2}=0{,}55 ; hérédité : x↦0,3x+0,4x\mapsto 0{,}3x+0{,}4 est croissante
  • B.2.b pnp_{n} est une probabilité, donc pn⩽1p_{n}\leqslant 1 : la suite est majorée par 11
  • B.2.c (pn)(p_{n}) est croissante et majorée : elle converge (théorème de convergence monotone)
  • B.3 À long terme, le joueur réussit un lancer franc avec une probabilité proche de 47≈0,57\dfrac{4}{7}\approx 0{,}57

A.1.a. On reconnaît un schéma de Bernoulli. Chaque lancer est une épreuve à deux issues : succès « le lancer est réussi », de probabilité p=0,6p=0{,}6, et échec, de probabilité 0,40{,}4. L'énoncé modélise la situation par une succession d'épreuves INDÉPENDANTES, et les 55 lancers se déroulent dans les mêmes conditions, donc les épreuves sont identiques. La variable XX compte le nombre de succès sur 55 épreuves : elle suit la loi binomiale de paramètres n=5n=5 et p=0,6p=0{,}6, notée B(5 ;0,6)\mathcal{B}(5\,;0{,}6).

Les trois éléments attendus : deux issues, épreuves identiques et indépendantes, XX compte les succès. Les paramètres seuls, sans cette justification, ne rapportent pas tous les points.

A.1.b. « Au moins quatre lancers réussis » s'écrit X⩾4X\geqslant 4, soit X=4X=4 ou X=5X=5. Par la formule de la loi binomiale, P(X=k)=(5k)0,6k0,45−kP(X=k)=\binom{5}{k}0{,}6^{k}0{,}4^{5-k} : P(X=4)=(54)×0,64×0,4=5×0,129 6×0,4=0,259 2P(X=4)=\binom{5}{4}\times 0{,}6^{4}\times 0{,}4=5\times 0{,}129\,6\times 0{,}4=0{,}259\,2 et P(X=5)=0,65=0,077 76P(X=5)=0{,}6^{5}=0{,}077\,76.

Donc P(X⩾4)=0,259 2+0,077 76=0,336 96≈0,34P(X\geqslant 4)=0{,}259\,2+0{,}077\,76=0{,}336\,96\approx 0{,}34. À la calculatrice, on obtient aussi 1−P(X⩽3)≈1−0,663=0,3371-P(X\leqslant 3)\approx 1-0{,}663=0{,}337.

Interprétation : sur une série de cinq lancers francs, la joueuse a environ 34 %34\,\% de chances d'en réussir au moins quatre. Erreur fréquente : calculer 1−P(X⩽4)1-P(X\leqslant 4), qui est P(X=5)P(X=5) seulement ; l'inégalité large « au moins 4 » compte la valeur 44.

A.2.a. L'évènement contraire de « au moins un lancer réussi », Y⩾1Y\geqslant 1, est « aucun lancer réussi », Y=0Y=0. Donc P(Y⩾1)=1−P(Y=0)=1−(n0)×0,60×0,4n=1−0,4nP(Y\geqslant 1)=1-P(Y=0)=1-\binom{n}{0}\times 0{,}6^{0}\times 0{,}4^{n}=1-0{,}4^{n}.

Le passage par l'évènement contraire est la méthode de toute question « au moins un » : calculer directement P(Y=1)+P(Y=2)+⋯+P(Y=n)P(Y=1)+P(Y=2)+\cdots+P(Y=n) serait interminable. Contrôle : pour n=1n=1, on retrouve 1−0,4=0,61-0{,}4=0{,}6, la probabilité de réussir un lancer.

A.2.b. On cherche le plus petit entier nn tel que 1−0,4n>0,999 91-0{,}4^{n}>0{,}999\,9, c'est-à-dire 0,4n<0,000 1=10−40{,}4^{n}<0{,}000\,1=10^{-4}. La fonction ln⁡\ln étant strictement croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, cette inégalité équivaut à ln⁡(0,4n)<ln⁡(10−4)\ln(0{,}4^{n})<\ln(10^{-4}), soit nln⁡(0,4)<ln⁡(10−4)n\ln(0{,}4)<\ln(10^{-4}).

Comme 0,4<10{,}4<1, ln⁡(0,4)<0\ln(0{,}4)<0 : en divisant par ce nombre négatif, on CHANGE le sens de l'inégalité. On obtient n>ln⁡(10−4)ln⁡(0,4)≈10,05n>\dfrac{\ln(10^{-4})}{\ln(0{,}4)}\approx 10{,}05. Le plus petit entier qui convient est n=11n=11 : c'est à partir de 1111 lancers que la probabilité d'en réussir au moins un dépasse 0,999 90{,}999\,9.

Vérification : 0,410≈1,05×10−4>10−40{,}4^{10}\approx 1{,}05\times 10^{-4}>10^{-4}, donc pour n=10n=10 la probabilité vaut environ 0,999 8950{,}999\,895, encore insuffisante ; 0,411≈4,19×10−5<10−40{,}4^{11}\approx 4{,}19\times 10^{-5}<10^{-4}, et la probabilité vaut environ 0,999 9580{,}999\,958. Erreur fréquente : oublier de changer le sens en divisant par ln⁡(0,4)\ln(0{,}4), ce qui donne n<10,05n<10{,}05, absurde.

A.2.c. Le script part de n=1n=1 et p=0,6p=0{,}6, qui est bien P(Y⩾1)P(Y\geqslant 1) pour un lancer. La boucle doit tourner TANT QUE la probabilité ne dépasse pas 0,999 90{,}999\,9 : while p <= 0.9999 :. À chaque tour on ajoute un lancer, puis on recalcule la probabilité avec la formule de 2.a : p = 1 - 0.4**n. En sortie de boucle, on renvoie le nombre de lancers : return n. La fonction renvoie 1111. Le script complété figure en fin de corrigé.

Piège : « dépasse » veut dire strictement supérieur, donc on continue tant que p <= 0.9999, et non tant que p < 0.9999 (ici la différence ne change pas le résultat, aucune valeur n'étant égale à 0,999 90{,}999\,9, mais c'est la condition fidèle à l'énoncé). L'ordre des deux lignes de la boucle compte aussi : nn est augmenté AVANT le calcul de p, pour que p corresponde au nouveau nombre de lancers.

B.1. On traduit l'énoncé en probabilités conditionnelles : PG1(G2)=0,7P_{G_{1}}(G_{2})=0{,}7 (après un lancer réussi) et PG1‾(G2)=0,4P_{\overline{G_{1}}}(G_{2})=0{,}4 (après un lancer raté), avec P(G1)=0,5P(G_{1})=0{,}5 et P(G1‾)=0,5P(\overline{G_{1}})=0{,}5. L'arbre pondéré figure en fin de corrigé.

Les évènements G1G_{1} et G1‾\overline{G_{1}} forment une partition de l'univers ; par la formule des probabilités totales, P(G2)=P(G1)×PG1(G2)+P(G1‾)×PG1‾(G2)=0,5×0,7+0,5×0,4=0,35+0,2=0,55P(G_{2})=P(G_{1})\times P_{G_{1}}(G_{2})+P(\overline{G_{1}})\times P_{\overline{G_{1}}}(G_{2})=0{,}5\times 0{,}7+0{,}5\times 0{,}4=0{,}35+0{,}2=0{,}55.

Contrôle : la relation admise ensuite donne p2=0,3×0,5+0,4=0,55p_{2}=0{,}3\times 0{,}5+0{,}4=0{,}55, la même valeur. C'est d'ailleurs ainsi qu'on obtient cette relation : pn+1=0,7pn+0,4(1−pn)=0,3pn+0,4p_{n+1}=0{,}7p_{n}+0{,}4(1-p_{n})=0{,}3p_{n}+0{,}4.

B.2.a. Raisonnement par récurrence. Pour tout entier n⩾1n\geqslant 1, on note P(n)\mathcal{P}(n) la propriété : « pn⩽pn+1p_{n}\leqslant p_{n+1} ».

Initialisation : p1=P(G1)=0,5p_{1}=P(G_{1})=0{,}5 et p2=0,55p_{2}=0{,}55 (question B.1). On a bien p1⩽p2p_{1}\leqslant p_{2} : P(1)\mathcal{P}(1) est vraie. Attention, la récurrence commence au rang 11, pas au rang 00 : la suite n'est définie qu'à partir de n=1n=1.

Hérédité : soit n⩾1n\geqslant 1 tel que pn⩽pn+1p_{n}\leqslant p_{n+1}. En multipliant par 0,3>00{,}3>0, le sens est conservé : 0,3pn⩽0,3pn+10{,}3p_{n}\leqslant 0{,}3p_{n+1}. En ajoutant 0,40{,}4 : 0,3pn+0,4⩽0,3pn+1+0,40{,}3p_{n}+0{,}4\leqslant 0{,}3p_{n+1}+0{,}4, c'est-à-dire pn+1⩽pn+2p_{n+1}\leqslant p_{n+2}. P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.

Conclusion : P(1)\mathcal{P}(1) est vraie et la propriété est héréditaire ; par le principe de récurrence, pn⩽pn+1p_{n}\leqslant p_{n+1} pour tout n⩾1n\geqslant 1. La suite (pn)(p_{n}) est croissante. Le point à écrire dans l'hérédité est la positivité du coefficient 0,30{,}3 : c'est elle qui conserve le sens de l'inégalité.

B.2.b. Pour tout n⩾1n\geqslant 1, pnp_{n} est la PROBABILITÉ de l'évènement GnG_{n} : elle est donc comprise entre 00 et 11. En particulier pn⩽1p_{n}\leqslant 1 pour tout nn : la suite (pn)(p_{n}) est majorée par 11.

C'est un argument de sens, pas de calcul : aucune récurrence n'est nécessaire. Erreur fréquente : invoquer la croissance de la suite, qui fournit au contraire un MINORANT (pn⩾p1=0,5p_{n}\geqslant p_{1}=0{,}5), ou la limite 47\dfrac{4}{7}, qui n'est admise qu'à la question suivante.

B.2.c. La suite (pn)(p_{n}) est croissante (B.2.a) et majorée par 11 (B.2.b). Par le théorème de convergence monotone, une suite croissante et majorée converge : (pn)(p_{n}) est convergente.

Le théorème dit que la limite existe et qu'elle est inférieure ou égale au majorant, ici 11 ; il ne dit pas qu'elle vaut 11. Erreur fréquente : conclure « elle converge vers 11 ».

B.3. On peut retrouver la valeur admise : la limite ℓ\ell vérifie ℓ=0,3ℓ+0,4\ell=0{,}3\ell+0{,}4 (par passage à la limite dans la relation de récurrence), donc 0,7ℓ=0,40{,}7\ell=0{,}4 et ℓ=47≈0,571\ell=\dfrac{4}{7}\approx 0{,}571.

Interprétation : quand le nombre de lancers devient grand, la probabilité que le joueur réussisse son nn-ième lancer franc se rapproche de 47\dfrac{4}{7}, soit environ 57 %57\,\%. À long terme, il réussit à peu près 44 lancers francs sur 77, quel que soit le résultat de son premier lancer.

Cohérence : 47\dfrac{4}{7} est compris entre 0,40{,}4 et 0,70{,}7, les deux probabilités conditionnelles, et la suite croissante part de 0,50{,}5 pour monter vers 0,5710{,}571, en restant sous sa limite.

python
def basket ():
    p = 0.6
    n = 1
    while p <= 0.9999 :
        n = n + 1
        p = 1 - 0.4**n
    return n
G10,5G20,70,35non G20,30,15non G10,5G20,40,2non G20,60,3

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Exercice 2 : Fonction exponentielle : limites, variations, valeurs intermédiaires, aire et position par rapport à une tangente

5 points Exponentielle et logarithmeLimites et continuitéPrimitives et intégrationLa convexité

Soit ff la fonction dérivable sur R\mathbb{R} définie par f(x)=(3x−1)e−x+2f(x)=(3x-1)\mathrm{e}^{-x}+2.

On note Cf\mathcal{C}_{f} sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath}\right).

  • 1. Déterminer la limite de la fonction ff en −∞-\infty.
  • 2. Déterminer la limite de la fonction ff en +∞+\infty. Interpréter graphiquement ce résultat.
  • 3. On note f′f' la fonction dérivée de ff.
  • 3.a. Vérifier que, pour tout nombre réel xx, f′(x)=(4−3x)e−xf'(x)=(4-3x)\mathrm{e}^{-x}.
  • 3.b. Étudier le signe de la dérivée et en déduire le tableau de variations de la fonction ff sur R\mathbb{R}.
  • 4.a. Démontrer que l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution sur R\mathbb{R}. On notera α\alpha cette solution.
  • 4.b. Donner une valeur approchée de α\alpha à 10−210^{-2} près.
  • 4.c. En déduire le tableau de signes de la fonction ff sur R\mathbb{R}.
  • 4.d. Soit la fonction FF définie sur R\mathbb{R} par : F(x)=(−3x−2)e−x+2xF(x)=(-3x-2)\mathrm{e}^{-x}+2x.
    On admet que la fonction FF est une primitive de ff.
    Calculer, en unités d'aire, l'aire du domaine limité par la courbe Cf\mathcal{C}_{f}, l'axe de abscisses et les droites d'équation x=0x=0 et x=2x=2.
  • 5. On admet que la droite d'équation y=4x+1y=4x+1 est la tangente à la courbe Cf\mathcal{C}_{f} au point d'abscisse 00.
    Vérifier que, pour tout réel xx, (3x−1)e−x+2⩽4x+1(3x-1)\mathrm{e}^{-x}+2\leqslant 4x+1.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

1
2
3.b
4.b
4.d
Voir la correction

Réponses

  • 1 lim⁡x→−∞f(x)=−∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=-\infty
  • 2 lim⁡x→+∞f(x)=2\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=2 : la droite d'équation y=2y=2 est asymptote horizontale à Cf\mathcal{C}_{f} en +∞+\infty
  • 3.a f′(x)=3e−x−(3x−1)e−x=(4−3x)e−xf'(x)=3\mathrm{e}^{-x}-(3x-1)\mathrm{e}^{-x}=(4-3x)\mathrm{e}^{-x}
  • 3.b ff croissante sur ]−∞ ;43]\left]-\infty\,;\frac{4}{3}\right], décroissante sur [43 ;+∞[\left[\frac{4}{3}\,;+\infty\right[, maximum f(43)=3e−43+2≈2,791f\left(\frac{4}{3}\right)=3\mathrm{e}^{-\frac{4}{3}}+2\approx 2{,}791
  • 4.a Pas de solution sur [43 ;+∞[\left[\frac{4}{3}\,;+\infty\right[ où f>2f>2 ; TVI strictement monotone sur ]−∞ ;43]\left]-\infty\,;\frac{4}{3}\right] : une unique solution α\alpha
  • 4.b α≈−0,21\alpha\approx -0{,}21 (−0,21<α<−0,20-0{,}21<\alpha<-0{,}20)
  • 4.c f(x)<0f(x)<0 sur ]−∞ ;α[]-\infty\,;\alpha[, f(α)=0f(\alpha)=0, f(x)>0f(x)>0 sur ]α ;+∞[]\alpha\,;+\infty[
  • 4.d A=F(2)−F(0)=6−8e−2≈4,917\mathcal{A}=F(2)-F(0)=6-8\mathrm{e}^{-2}\approx 4{,}917 u.a.
  • 5 ff est concave sur ]−∞ ;73]\left]-\infty\,;\frac{7}{3}\right] (courbe sous sa tangente en 00) ; sur [73 ;+∞[\left[\frac{7}{3}\,;+\infty\right[, f(x)⩽2,8<4x+1f(x)\leqslant 2{,}8<4x+1

1. En −∞-\infty : lim⁡x→−∞(3x−1)=−∞\lim\limits_{x\to-\infty}(3x-1)=-\infty et, comme −x→+∞-x\to+\infty, lim⁡x→−∞e−x=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}\mathrm{e}^{-x}=+\infty par composition. Par produit, (3x−1)e−x→−∞(3x-1)\mathrm{e}^{-x}\to-\infty, puis par somme lim⁡x→−∞f(x)=−∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=-\infty.

Aucune forme indéterminée ici : les deux facteurs vont vers l'infini, l'un négativement, l'autre positivement. Erreur fréquente : écrire e−x→0\mathrm{e}^{-x}\to 0 en −∞-\infty, en confondant avec la limite en +∞+\infty.

2. En +∞+\infty : 3x−1→+∞3x-1\to+\infty et e−x→0\mathrm{e}^{-x}\to 0, forme indéterminée « ∞×0\infty\times 0 ». On développe : (3x−1)e−x=3 xex−e−x(3x-1)\mathrm{e}^{-x}=3\,\dfrac{x}{\mathrm{e}^{x}}-\mathrm{e}^{-x}. Par croissance comparée, lim⁡x→+∞exx=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\mathrm{e}^{x}}{x}=+\infty, donc lim⁡x→+∞xex=0\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x}{\mathrm{e}^{x}}=0 ; et e−x→0\mathrm{e}^{-x}\to 0. Par somme, (3x−1)e−x→0(3x-1)\mathrm{e}^{-x}\to 0 et lim⁡x→+∞f(x)=2\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=2.

Interprétation graphique : la droite d'équation y=2y=2 est asymptote horizontale à la courbe Cf\mathcal{C}_{f} en +∞+\infty. On peut préciser la position : pour x>13x>\dfrac{1}{3}, (3x−1)e−x>0(3x-1)\mathrm{e}^{-x}>0, donc la courbe est au-dessus de l'asymptote. L'erreur la plus coûteuse est d'écrire « ∞×0=0\infty\times 0=0 » sans citer la croissance comparée.

3.a. Dérivée d'un produit uvuv avec u(x)=3x−1u(x)=3x-1, u′(x)=3u'(x)=3, v(x)=e−xv(x)=\mathrm{e}^{-x}, v′(x)=−e−xv'(x)=-\mathrm{e}^{-x}. Alors f′(x)=u′v+uv′+0=3e−x+(3x−1)×(−e−x)=(3−3x+1)e−x=(4−3x)e−xf'(x)=u'v+uv'+0=3\mathrm{e}^{-x}+(3x-1)\times(-\mathrm{e}^{-x})=(3-3x+1)\mathrm{e}^{-x}=(4-3x)\mathrm{e}^{-x}. La constante 22 a une dérivée nulle.

Erreur fréquente : oublier le signe moins de la dérivée de e−x\mathrm{e}^{-x}, ce qui donne (3x+2)e−x(3x+2)\mathrm{e}^{-x} ; ou, en factorisant, oublier de distribuer le signe sur le −1-1 et obtenir (2−3x)e−x(2-3x)\mathrm{e}^{-x}.

3.b. Pour tout réel xx, e−x>0\mathrm{e}^{-x}>0, donc f′(x)f'(x) a le signe de 4−3x4-3x, positif pour x<43x<\dfrac{4}{3}, nul en 43\dfrac{4}{3}, négatif pour x>43x>\dfrac{4}{3}.

Tableau de variations : ff est strictement croissante sur ]−∞ ;43]\left]-\infty\,;\dfrac{4}{3}\right], de −∞-\infty (question 1) jusqu'à f(43)=(3×43−1)e−43+2=3e−43+2≈2,791f\left(\dfrac{4}{3}\right)=\left(3\times\dfrac{4}{3}-1\right)\mathrm{e}^{-\frac{4}{3}}+2=3\mathrm{e}^{-\frac{4}{3}}+2\approx 2{,}791, puis strictement décroissante sur [43 ;+∞[\left[\dfrac{4}{3}\,;+\infty\right[, de 3e−43+23\mathrm{e}^{-\frac{4}{3}}+2 vers la limite 22 (question 2). Le maximum de ff sur R\mathbb{R} est 3e−43+23\mathrm{e}^{-\frac{4}{3}}+2, atteint en 43\dfrac{4}{3}.

Le tableau doit porter les limites aux deux bornes et la valeur exacte du maximum ; la valeur approchée 2,792{,}79 peut l'accompagner, pas la remplacer. La courbe, avec sa tangente en 00, figure en fin de corrigé.

4.a. On traite séparément les deux intervalles de monotonie.

Sur [43 ;+∞[\left[\dfrac{4}{3}\,;+\infty\right[ : ff est décroissante de limite 22, donc f(x)⩾2>0f(x)\geqslant 2>0 pour tout xx de cet intervalle (on le voit aussi directement : 3x−1>03x-1>0 donc f(x)>2f(x)>2). L'équation f(x)=0f(x)=0 n'y a aucune solution.

Sur ]−∞ ;43]\left]-\infty\,;\dfrac{4}{3}\right] : ff est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec lim⁡x→−∞f(x)=−∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=-\infty et f(43)≈2,79>0f\left(\dfrac{4}{3}\right)\approx 2{,}79>0. Comme 00 est compris entre −∞-\infty et f(43)f\left(\dfrac{4}{3}\right), le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas strictement monotone) assure que l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha sur cet intervalle.

Au total, l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha sur R\mathbb{R}. Le piège est d'oublier l'intervalle [43 ;+∞[\left[\dfrac{4}{3}\,;+\infty\right[ : pour affirmer l'unicité sur TOUT R\mathbb{R}, il faut aussi montrer qu'il n'y a pas d'autre solution là où ff décroît.

4.b. On a f(0)=−1+2=1>0f(0)=-1+2=1>0 : la solution est négative. Par balayage à la calculatrice : f(−0,21)≈−0,011<0f(-0{,}21)\approx -0{,}011<0 et f(−0,20)≈0,046>0f(-0{,}20)\approx 0{,}046>0, donc −0,21<α<−0,20-0{,}21<\alpha<-0{,}20. Avec un pas plus fin, α≈−0,208\alpha\approx -0{,}208, d'où la valeur approchée à 10−210^{-2} près : α≈−0,21\alpha\approx -0{,}21.

Erreur fréquente : donner −0,20-0{,}20 en lisant seulement la première image positive. Un encadrement d'amplitude 10−210^{-2} ne dit pas à lui seul quelle borne est la plus proche : il faut l'image en −0,205-0{,}205, ou une décimale de plus, pour trancher (f(−0,205)≈0,018>0f(-0{,}205)\approx 0{,}018>0, donc α<−0,205\alpha<-0{,}205 et l'arrondi est −0,21-0{,}21).

4.c. La fonction ff est strictement croissante sur ]−∞ ;43]\left]-\infty\,;\dfrac{4}{3}\right] et s'annule en α\alpha : f(x)<0f(x)<0 pour x<αx<\alpha et f(x)>0f(x)>0 pour α<x⩽43\alpha<x\leqslant\dfrac{4}{3}. Sur [43 ;+∞[\left[\dfrac{4}{3}\,;+\infty\right[, f(x)>2>0f(x)>2>0. Tableau de signes : f(x)<0f(x)<0 sur ]−∞ ;α[]-\infty\,;\alpha[, f(α)=0f(\alpha)=0 et f(x)>0f(x)>0 sur ]α ;+∞[]\alpha\,;+\infty[.

4.d. Comme α<0\alpha<0, la fonction ff est positive sur [0 ;2][0\,;2] (question 4.c) : l'aire du domaine, en unités d'aire, est l'intégrale ∫02f(x) dx\displaystyle\int_{0}^{2}f(x)\,\mathrm{d}x. Avec la primitive FF donnée, A=F(2)−F(0)\mathcal{A}=F(2)-F(0).

F(2)=(−6−2)e−2+4=4−8e−2F(2)=(-6-2)\mathrm{e}^{-2}+4=4-8\mathrm{e}^{-2} et F(0)=(0−2)e0+0=−2F(0)=(0-2)\mathrm{e}^{0}+0=-2. Donc A=4−8e−2−(−2)=6−8e−2≈4,917\mathcal{A}=4-8\mathrm{e}^{-2}-(-2)=6-8\mathrm{e}^{-2}\approx 4{,}917 u.a. Le repère étant orthonormé sans unité précisée, la réponse reste en unités d'aire.

Vérification : on peut contrôler que FF est une primitive de ff, F′(x)=−3e−x−(−3x−2)e−x+2=(3x−1)e−x+2=f(x)F'(x)=-3\mathrm{e}^{-x}-(-3x-2)\mathrm{e}^{-x}+2=(3x-1)\mathrm{e}^{-x}+2=f(x). Vraisemblance : ff varie entre 11 et 2,792{,}79 sur [0 ;2][0\,;2], donc l'aire est comprise entre 22 et 5,65{,}6. Le piège est la condition de signe : l'aire n'est égale à l'intégrale que parce que f⩾0f\geqslant 0 sur [0 ;2][0\,;2], ce qu'il faut justifier par la position de α\alpha.

5. Il s'agit de montrer que Cf\mathcal{C}_{f} est sous sa tangente en 00. On étudie la convexité : f′′(x)f''(x) est la dérivée de (4−3x)e−x(4-3x)\mathrm{e}^{-x}, soit f′′(x)=−3e−x−(4−3x)e−x=(3x−7)e−xf''(x)=-3\mathrm{e}^{-x}-(4-3x)\mathrm{e}^{-x}=(3x-7)\mathrm{e}^{-x}, du signe de 3x−73x-7. Donc f′′(x)⩽0f''(x)\leqslant 0 sur ]−∞ ;73]\left]-\infty\,;\dfrac{7}{3}\right] : ff est concave sur cet intervalle, et sa courbe y est en dessous de chacune de ses tangentes, en particulier de la tangente en 00, qui est un point de l'intervalle. Pour tout x⩽73x\leqslant\dfrac{7}{3}, f(x)⩽4x+1f(x)\leqslant 4x+1.

Mais ff n'est PAS concave sur tout R\mathbb{R} : elle est convexe sur [73 ;+∞[\left[\dfrac{7}{3}\,;+\infty\right[, et il faut un autre argument pour ces valeurs. Pour x⩾73x\geqslant\dfrac{7}{3}, d'une part f(x)⩽f(43)≈2,79<3f(x)\leqslant f\left(\dfrac{4}{3}\right)\approx 2{,}79<3, puisque c'est le maximum de ff ; d'autre part 4x+1⩾4×73+1=313>34x+1\geqslant 4\times\dfrac{7}{3}+1=\dfrac{31}{3}>3. Donc f(x)<4x+1f(x)<4x+1 aussi sur cet intervalle.

Conclusion : pour tout réel xx, (3x−1)e−x+2⩽4x+1(3x-1)\mathrm{e}^{-x}+2\leqslant 4x+1, avec égalité en x=0x=0. Contrôle de la tangente admise : f(0)=1f(0)=1 et f′(0)=4f'(0)=4, donc y=4(x−0)+1=4x+1y=4(x-0)+1=4x+1.

Autre méthode, sans convexité : poser g(x)=4x+1−f(x)g(x)=4x+1-f(x). Alors g′(x)=4−f′(x)g'(x)=4-f'(x), g′(0)=0g'(0)=0, et g′′(x)=−f′′(x)=(7−3x)e−xg''(x)=-f''(x)=(7-3x)\mathrm{e}^{-x}. La fonction g′g' croît sur ]−∞ ;73]\left]-\infty\,;\dfrac{7}{3}\right] et décroît ensuite vers 44 en restant au-dessus de 44 ; elle est donc négative avant 00 et positive après, et gg admet en 00 un minimum égal à g(0)=0g(0)=0. Piège de la question : conclure « ff est concave donc sous sa tangente » sans vérifier le signe de f′′f'' sur tout R\mathbb{R} ; l'argument n'est valable que là où f′′⩽0f''\leqslant 0.

-112345-3-2-11234y = 2tangente y = 4x + 1α ≈ -0,21

Exercice 3 : Vrai ou faux : équation différentielle, intégration par parties, inéquation avec logarithme, suite et Bienaymé-Tchebychev

5 points Primitives et intégrationLes équations différentiellesExponentielle et logarithmeSommes de variables aléatoires et concentration

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

Les affirmations sont indépendantes.

  • 1. On considère l'équation différentielle (E)y′−2y=(x−3)ex(E)\quad y'-2y=(x-3)\mathrm{e}^{x}, où yy est une fonction de la variable xx, définie et dérivable sur R\mathbb{R}.
    Affirmation 1 :
    La fonction ff définie sur R\mathbb{R} par : f(x)=(x−2)exf(x)=(x-2)\mathrm{e}^{x} est solution de l'équation différentielle (E).
  • 2. Soit ff la fonction définie sur R\mathbb{R}, par f(x)=(2x+1)cos⁡(x)f(x)=(2x+1)\cos(x).
    On intègre par parties ∫0πf(x) dx\displaystyle\int_{0}^{\pi}f(x)\,\mathrm{d}x.
    Affirmation 2 :
    ∫0πf(x) dx=−4π\displaystyle\int_{0}^{\pi}f(x)\,\mathrm{d}x=-4\pi
  • 3. On considère l'inéquation suivante sur ]7 ;+∞[]7\,;+\infty[ : ln⁡(2x2−6x−56)⩾ln⁡(4x−8)\ln\left(2x^{2}-6x-56\right)\geqslant\ln(4x-8)
    Affirmation 3 :
    L'ensemble des solutions de cette inéquation est l'intervalle [8 ;+∞[[8\,;+\infty[.
  • 4. On considère la suite (un)(u_{n}) définie par u0=1u_{0}=1 et, pour tout entier naturel nn, un+1=3un5un+3u_{n+1}=\dfrac{3u_{n}}{5u_{n}+3}
    On admet que un≠0u_{n}\neq 0 pour tout entier naturel nn.
    On considère la suite (vn)(v_{n}) définie pour tout entier naturel nn par vn=2unv_{n}=\dfrac{2}{u_{n}}.
    Affirmation 4 :
    La suite (vn)(v_{n}) est une suite arithmétique.
  • 5. On lance 3 6003\,600 fois un dé équilibré à six faces numérotées de 1 à 6.
    Affirmation 5 :
    La probabilité que le nombre d'apparitions du 6 soit strictement compris entre 450450 et 750750 est minorée par 0,970{,}97.

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Réponses

  • 1 Faux : f′(x)−2f(x)=(3−x)ex=−(x−3)exf'(x)-2f(x)=(3-x)\mathrm{e}^{x}=-(x-3)\mathrm{e}^{x}, différent de (x−3)ex(x-3)\mathrm{e}^{x} (par exemple en x=0x=0 : 3≠−33\neq -3)
  • 2 Faux : ∫0π(2x+1)cos⁡x dx=−4\displaystyle\int_{0}^{\pi}(2x+1)\cos x\,\mathrm{d}x=-4, et non −4π-4\pi
  • 3 Vrai : sur ]7 ;+∞[]7\,;+\infty[, l'inéquation équivaut à (x−8)(x+3)⩾0(x-8)(x+3)\geqslant 0, soit x⩾8x\geqslant 8
  • 4 Vrai : vn+1=vn+103v_{n+1}=v_{n}+\dfrac{10}{3}, suite arithmétique de raison 103\dfrac{10}{3} et de premier terme v0=2v_{0}=2
  • 5 Vrai : P(450<X<750)=P(∣X−600∣<150)⩾1−5001502=4445≈0,978⩾0,97P(450<X<750)=P(|X-600|<150)\geqslant 1-\dfrac{500}{150^{2}}=\dfrac{44}{45}\approx 0{,}978\geqslant 0{,}97

1. Méthode : on calcule f′f' et on remplace dans le membre de gauche de l'équation. Dérivée d'un produit : f′(x)=1×ex+(x−2)ex=(x−1)exf'(x)=1\times\mathrm{e}^{x}+(x-2)\mathrm{e}^{x}=(x-1)\mathrm{e}^{x}.

Alors f′(x)−2f(x)=(x−1)ex−2(x−2)ex=(x−1−2x+4)ex=(3−x)ex=−(x−3)exf'(x)-2f(x)=(x-1)\mathrm{e}^{x}-2(x-2)\mathrm{e}^{x}=(x-1-2x+4)\mathrm{e}^{x}=(3-x)\mathrm{e}^{x}=-(x-3)\mathrm{e}^{x}. Ce n'est pas (x−3)ex(x-3)\mathrm{e}^{x} : les deux expressions sont opposées, et ne coïncident que pour x=3x=3. Contre-exemple explicite en x=0x=0 : f′(0)−2f(0)=−1−2×(−2)=3f'(0)-2f(0)=-1-2\times(-2)=3, alors que (0−3)e0=−3(0-3)\mathrm{e}^{0}=-3. La fonction ff n'est pas solution de (E)(E) : l'affirmation 1 est FAUSSE.

Pour qu'une fonction soit solution, l'égalité doit être vraie pour TOUT réel xx ; un seul xx où elle échoue suffit à conclure. Remarque : c'est la fonction −f-f, x↦(2−x)exx\mapsto(2-x)\mathrm{e}^{x}, qui est solution. Erreur fréquente : se tromper de signe en développant −2(x−2)-2(x-2).

Méthode à retenir : pour savoir si une fonction DONNÉE est solution d'une équation différentielle, on ne résout pas l'équation, on vérifie. Résoudre (E)(E) serait bien plus long, et inutile.

2. Intégration par parties avec u(x)=2x+1u(x)=2x+1, u′(x)=2u'(x)=2, v′(x)=cos⁡(x)v'(x)=\cos(x) et v(x)=sin⁡(x)v(x)=\sin(x), fonctions dérivables à dérivées continues sur [0 ;π][0\,;\pi] : ∫0π(2x+1)cos⁡(x) dx=[(2x+1)sin⁡(x)]0π−∫0π2sin⁡(x) dx\displaystyle\int_{0}^{\pi}(2x+1)\cos(x)\,\mathrm{d}x=\left[(2x+1)\sin(x)\right]_{0}^{\pi}-\displaystyle\int_{0}^{\pi}2\sin(x)\,\mathrm{d}x.

Le crochet est nul, puisque sin⁡(π)=sin⁡(0)=0\sin(\pi)=\sin(0)=0. Puis ∫0π2sin⁡(x) dx=[−2cos⁡(x)]0π=−2cos⁡(π)+2cos⁡(0)=2+2=4\displaystyle\int_{0}^{\pi}2\sin(x)\,\mathrm{d}x=\left[-2\cos(x)\right]_{0}^{\pi}=-2\cos(\pi)+2\cos(0)=2+2=4. Donc ∫0πf(x) dx=0−4=−4\displaystyle\int_{0}^{\pi}f(x)\,\mathrm{d}x=0-4=-4.

La valeur est −4-4, et non −4π-4\pi : l'affirmation 2 est FAUSSE. Le piège est précisément le crochet [(2x+1)sin⁡(x)]0π\left[(2x+1)\sin(x)\right]_{0}^{\pi} : c'est le seul terme qui aurait pu faire apparaître un π\pi, par (2π+1)(2\pi+1), et il s'annule à cause du sinus. Vérification de signe : ff est positive sur [0 ;π2]\left[0\,;\frac{\pi}{2}\right] et négative, avec un facteur 2x+12x+1 plus grand, sur [π2 ;π]\left[\frac{\pi}{2}\,;\pi\right] ; une intégrale négative est donc cohérente.

3. Sur ]7 ;+∞[]7\,;+\infty[, les deux logarithmes sont définis. En effet 4x−8>04x-8>0 dès que x>2x>2 ; et 2x2−6x−56=2(x2−3x−28)=2(x−7)(x+4)2x^{2}-6x-56=2(x^{2}-3x-28)=2(x-7)(x+4), strictement positif pour x>7x>7. C'est la raison du choix de l'intervalle.

La fonction ln⁡\ln étant strictement croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, pour x>7x>7 : ln⁡(2x2−6x−56)⩾ln⁡(4x−8)  ⟺  2x2−6x−56⩾4x−8  ⟺  2x2−10x−48⩾0  ⟺  x2−5x−24⩾0\ln\left(2x^{2}-6x-56\right)\geqslant\ln(4x-8)\iff 2x^{2}-6x-56\geqslant 4x-8\iff 2x^{2}-10x-48\geqslant 0\iff x^{2}-5x-24\geqslant 0.

Le trinôme x2−5x−24x^{2}-5x-24 a pour discriminant 25+96=121=11225+96=121=11^{2} et pour racines 5−112=−3\dfrac{5-11}{2}=-3 et 5+112=8\dfrac{5+11}{2}=8 : x2−5x−24=(x+3)(x−8)x^{2}-5x-24=(x+3)(x-8). Il est positif ou nul à l'extérieur des racines, sur ]−∞ ;−3]∪[8 ;+∞[]-\infty\,;-3]\cup[8\,;+\infty[. En intersectant avec ]7 ;+∞[]7\,;+\infty[, l'ensemble des solutions est [8 ;+∞[[8\,;+\infty[. L'affirmation 3 est VRAIE.

Contrôle en x=8x=8 : 2×64−48−56=242\times 64-48-56=24 et 4×8−8=244\times 8-8=24, égalité, donc 88 est bien solution. Erreur fréquente : oublier l'intersection avec l'intervalle d'étude et répondre ]−∞ ;−3]∪[8 ;+∞[]-\infty\,;-3]\cup[8\,;+\infty[, ou oublier de vérifier que les logarithmes sont définis.

4. Méthode : une suite est arithmétique si vn+1−vnv_{n+1}-v_{n} est une constante indépendante de nn. Comme un+1≠0u_{n+1}\neq 0 : vn+1=2un+1=2(5un+3)3un=10un3un+63un=103+2un=103+vnv_{n+1}=\dfrac{2}{u_{n+1}}=\dfrac{2(5u_{n}+3)}{3u_{n}}=\dfrac{10u_{n}}{3u_{n}}+\dfrac{6}{3u_{n}}=\dfrac{10}{3}+\dfrac{2}{u_{n}}=\dfrac{10}{3}+v_{n}.

Donc vn+1−vn=103v_{n+1}-v_{n}=\dfrac{10}{3} pour tout entier naturel nn : la suite (vn)(v_{n}) est arithmétique de raison 103\dfrac{10}{3} et de premier terme v0=2u0=2v_{0}=\dfrac{2}{u_{0}}=2. L'affirmation 4 est VRAIE.

Contrôle numérique : u1=38u_{1}=\dfrac{3}{8}, donc v1=163=2+103v_{1}=\dfrac{16}{3}=2+\dfrac{10}{3}. Erreur fréquente : calculer seulement v1−v0v_{1}-v_{0} et v2−v1v_{2}-v_{1} ; deux différences égales ne prouvent rien, il faut le calcul pour tout nn.

Ce que l'affirmation permet d'obtenir : vn=2+103n=6+10n3v_{n}=2+\dfrac{10}{3}n=\dfrac{6+10n}{3}, donc un=2vn=66+10n=33+5nu_{n}=\dfrac{2}{v_{n}}=\dfrac{6}{6+10n}=\dfrac{3}{3+5n}, et l'on retrouve u1=38u_{1}=\dfrac{3}{8}. C'est le rôle habituel d'une suite auxiliaire : transformer une récurrence en fraction, qu'on ne sait pas résoudre directement, en suite arithmétique ou géométrique, dont on connaît le terme général.

5. On note XX le nombre d'apparitions du 6. Les 3 6003\,600 lancers sont des épreuves identiques et indépendantes à deux issues, succès « obtenir 6 » de probabilité 16\dfrac{1}{6} : XX suit la loi binomiale B(3 600 ;16)\mathcal{B}\left(3\,600\,;\dfrac{1}{6}\right). Son espérance vaut E(X)=3 600×16=600E(X)=3\,600\times\dfrac{1}{6}=600 et sa variance V(X)=3 600×16×56=500V(X)=3\,600\times\dfrac{1}{6}\times\dfrac{5}{6}=500.

L'intervalle est centré sur l'espérance : 450=600−150450=600-150 et 750=600+150750=600+150. Donc 450<X<750  ⟺  ∣X−600∣<150450<X<750\iff|X-600|<150. L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev donne P(∣X−600∣⩾150)⩽V(X)1502=50022 500=145P(|X-600|\geqslant 150)\leqslant\dfrac{V(X)}{150^{2}}=\dfrac{500}{22\,500}=\dfrac{1}{45}.

Par passage à l'évènement contraire : P(450<X<750)=1−P(∣X−600∣⩾150)⩾1−145=4445≈0,978P(450<X<750)=1-P(|X-600|\geqslant 150)\geqslant 1-\dfrac{1}{45}=\dfrac{44}{45}\approx 0{,}978. Comme 4445⩾0,97\dfrac{44}{45}\geqslant 0{,}97, la probabilité est bien minorée par 0,970{,}97 : l'affirmation 5 est VRAIE.

Ici les inégalités strictes de l'énoncé tombent juste : « strictement compris » correspond exactement à ∣X−600∣<150|X-600|<150, contraire de ∣X−600∣⩾150|X-600|\geqslant 150, la forme de l'inégalité du cours, avec δ=150\delta=150. Pièges : prendre δ=300\delta=300, la largeur entière ; ou utiliser l'écart type 500\sqrt{500} à la place de la variance au numérateur.

Ce que dit le résultat : en lançant 3 6003\,600 fois un dé équilibré, on obtient le 6 entre 451451 et 749749 fois avec une probabilité d'au moins 4445≈0,978\dfrac{44}{45}\approx 0{,}978. L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev ne donne qu'un minorant, souvent très prudent : la probabilité réelle, calculable avec la loi binomiale, est pratiquement égale à 11. Mais l'affirmation ne demande qu'une minoration par 0,970{,}97, et c'est exactement ce que l'inégalité fournit.

Exercice 4 : Géométrie dans l'espace : plan, projeté orthogonal, volume d'un tétraèdre et distance minimale

5 points Géométrie dans l'espaceLe produit scalaireLe second degré

L'espace est muni d'un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right) d'unité 1 cm.

  • Partie A
  • On considère les points de l'espace R(1 ;0 ;6)\mathrm{R}(1\,;0\,;6), S(1 ;3 ;2)\mathrm{S}(1\,;3\,;2), T(3,5 ;7 ;5)\mathrm{T}(3{,}5\,;7\,;5) et A(−2,5 ;8 ;4,5)\mathrm{A}(-2{,}5\,;8\,;4{,}5).
  • A.1. Démontrer que les points R, S et T ne sont pas alignés.
  • A.2.a. Démontrer que le vecteur n⃗(−1043)\vec{n}\begin{pmatrix}-10\\4\\3\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (RST).
  • A.2.b. En déduire une équation cartésienne du plan (RST).
  • A.3.a. Vérifier que la point A n'appartient pas au plan (RST).
  • A.3.b. On note d1d_{1} la droite passant par le point A et orthogonale au plan (RST). Déterminer une représentation paramétrique de la droite d1d_{1}.
  • A.3.c. Soit le point H projeté orthogonal de A sur (RST). Vérifier que ses coordonnées sont (2,5 ;6 ;3)(2{,}5\,;6\,;3).
  • A.4.a. Démontrer que le triangle RST est rectangle en S.
  • A.4.b. Vérifier que le volume du tétraèdre ARST est égal à 62524\dfrac{625}{24} cm³.
    On rappelle que le volume du tétraèdre est donné par la formule : V=13×aire de la base×hauteurV=\dfrac{1}{3}\times\text{aire de la base}\times\text{hauteur}
  • Partie B
  • Soit M(x ;y ;z)\mathrm{M}(x\,;y\,;z) un point de la droite d2d_{2} de représentation paramétrique : {x=−4,5+sy=4−4sz=5,5−2s, s∈R\begin{cases}x=-4{,}5+s\\y=4-4s\\z=5{,}5-2s\end{cases},\ s\in\mathbb{R}
  • B.1. Démontrer que AM2=21s2+24s+21\mathrm{AM}^{2}=21s^{2}+24s+21.
  • B.2. Déterminer les coordonnées du point M de la droite d2d_{2} pour lesquelles la distance AM est minimale.

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A.2.b
A.3.a
A.4.a
A.4.b
B.2
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Réponses

  • A.1 RS→(0 ;3 ;−4)\overrightarrow{\mathrm{RS}}(0\,;3\,;-4) et RT→(2,5 ;7 ;−1)\overrightarrow{\mathrm{RT}}(2{,}5\,;7\,;-1) ne sont pas colinéaires
  • A.2.a n⃗⋅RS→=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{RS}}=0 et n⃗⋅RT→=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{RT}}=0, deux vecteurs non colinéaires du plan
  • A.2.b (RST) : −10x+4y+3z−8=0(\mathrm{RST})\,:\ -10x+4y+3z-8=0
  • A.3.a −10×(−2,5)+4×8+3×4,5−8=62,5≠0-10\times(-2{,}5)+4\times 8+3\times 4{,}5-8=62{,}5\neq 0 : A∉(RST)\mathrm{A}\notin(\mathrm{RST})
  • A.3.b d1 : x=−2,5−10td_{1}\,:\ x=-2{,}5-10t, y=8+4ty=8+4t, z=4,5+3tz=4{,}5+3t, t∈Rt\in\mathbb{R}
  • A.3.c 62,5+125t=062{,}5+125t=0 donne t=−0,5t=-0{,}5 et H(2,5 ;6 ;3)\mathrm{H}(2{,}5\,;6\,;3)
  • A.4.a SR→⋅ST→=0−12+12=0\overrightarrow{\mathrm{SR}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{ST}}=0-12+12=0 : RST est rectangle en S
  • A.4.b Aire =2554=\dfrac{25\sqrt{5}}{4} cm², hauteur AH=552\mathrm{AH}=\dfrac{5\sqrt{5}}{2} cm, V=13×2554×552=62524V=\dfrac{1}{3}\times\dfrac{25\sqrt{5}}{4}\times\dfrac{5\sqrt{5}}{2}=\dfrac{625}{24} cm³
  • B.1 AM→(s−2 ;−4−4s ;1−2s)\overrightarrow{\mathrm{AM}}(s-2\,;-4-4s\,;1-2s) et AM2=(s−2)2+(4s+4)2+(1−2s)2=21s2+24s+21\mathrm{AM}^{2}=(s-2)^{2}+(4s+4)^{2}+(1-2s)^{2}=21s^{2}+24s+21
  • B.2 s=−47s=-\dfrac{4}{7} : M(−7114 ;447 ;9314)\mathrm{M}\left(-\dfrac{71}{14}\,;\dfrac{44}{7}\,;\dfrac{93}{14}\right), et AMmin⁡=997\mathrm{AM}_{\min}=\sqrt{\dfrac{99}{7}} cm

A.1. Trois points sont alignés si et seulement si deux des vecteurs qu'ils définissent sont colinéaires. RS→(1−13−02−6)=(03−4)\overrightarrow{\mathrm{RS}}\begin{pmatrix}1-1\\3-0\\2-6\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}0\\3\\-4\end{pmatrix} et RT→(3,5−17−05−6)=(2,57−1)\overrightarrow{\mathrm{RT}}\begin{pmatrix}3{,}5-1\\7-0\\5-6\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2{,}5\\7\\-1\end{pmatrix}.

S'il existait un réel kk tel que RT→=k RS→\overrightarrow{\mathrm{RT}}=k\,\overrightarrow{\mathrm{RS}}, la première coordonnée donnerait 2,5=k×0=02{,}5=k\times 0=0, ce qui est impossible. Les vecteurs ne sont pas colinéaires : les points R, S et T ne sont pas alignés, et ils définissent un plan.

A.2.a. Un vecteur est normal à un plan s'il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan. D'après A.1, RS→\overrightarrow{\mathrm{RS}} et RT→\overrightarrow{\mathrm{RT}} sont deux vecteurs non colinéaires du plan (RST). Dans le repère orthonormé : n⃗⋅RS→=−10×0+4×3+3×(−4)=0+12−12=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{RS}}=-10\times 0+4\times 3+3\times(-4)=0+12-12=0 et n⃗⋅RT→=−10×2,5+4×7+3×(−1)=−25+28−3=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{RT}}=-10\times 2{,}5+4\times 7+3\times(-1)=-25+28-3=0.

Le vecteur n⃗\vec{n}, non nul, est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan : c'est un vecteur normal au plan (RST). Erreur fréquente : ne faire qu'un seul produit scalaire.

A.2.b. Un plan de vecteur normal n⃗(−10 ;4 ;3)\vec{n}(-10\,;4\,;3) admet une équation cartésienne de la forme −10x+4y+3z+d=0-10x+4y+3z+d=0. Le point R(1 ;0 ;6)\mathrm{R}(1\,;0\,;6) appartient au plan : −10×1+4×0+3×6+d=0-10\times 1+4\times 0+3\times 6+d=0, soit 8+d=08+d=0 et d=−8d=-8. Une équation de (RST) est −10x+4y+3z−8=0-10x+4y+3z-8=0.

Vérification avec les deux autres points : pour S, −10+12+6−8=0-10+12+6-8=0 ; pour T, −35+28+15−8=0-35+28+15-8=0. Toute équation proportionnelle, par exemple 10x−4y−3z+8=010x-4y-3z+8=0, est aussi correcte.

A.3.a. On remplace les coordonnées de A dans l'équation : −10×(−2,5)+4×8+3×4,5−8=25+32+13,5−8=62,5-10\times(-2{,}5)+4\times 8+3\times 4{,}5-8=25+32+13{,}5-8=62{,}5. Comme 62,5≠062{,}5\neq 0, le point A n'appartient pas au plan (RST), et ARST est bien un tétraèdre.

A.3.b. La droite d1d_{1} est orthogonale au plan (RST) : elle a pour vecteur directeur un vecteur normal du plan, n⃗(−10 ;4 ;3)\vec{n}(-10\,;4\,;3). Elle passe par A(−2,5 ;8 ;4,5)\mathrm{A}(-2{,}5\,;8\,;4{,}5). Une représentation paramétrique de d1d_{1} est donc {x=−2,5−10ty=8+4tz=4,5+3t\begin{cases}x=-2{,}5-10t\\y=8+4t\\z=4{,}5+3t\end{cases}, t∈Rt\in\mathbb{R}.

Toute autre représentation, avec un autre point de d1d_{1} ou un vecteur directeur colinéaire à n⃗\vec{n}, est juste. Erreur fréquente : prendre comme vecteur directeur un vecteur du plan, comme RS→\overrightarrow{\mathrm{RS}}, ce qui donne une droite PARALLÈLE au plan.

A.3.c. Le projeté orthogonal H de A sur (RST) est le point d'intersection de la droite d1d_{1}, perpendiculaire au plan et passant par A, avec ce plan. Un point de d1d_{1} de paramètre tt est dans (RST) si et seulement si −10(−2,5−10t)+4(8+4t)+3(4,5+3t)−8=0-10(-2{,}5-10t)+4(8+4t)+3(4{,}5+3t)-8=0, soit 25+100t+32+16t+13,5+9t−8=025+100t+32+16t+13{,}5+9t-8=0, soit 62,5+125t=062{,}5+125t=0, donc t=−0,5t=-0{,}5.

En reportant : x=−2,5+5=2,5x=-2{,}5+5=2{,}5, y=8−2=6y=8-2=6, z=4,5−1,5=3z=4{,}5-1{,}5=3. Le point H a bien pour coordonnées (2,5 ;6 ;3)(2{,}5\,;6\,;3). Contrôle : −25+24+9−8=0-25+24+9-8=0, donc H est dans le plan, et AH→(5 ;−2 ;−1,5)=−12n⃗\overrightarrow{\mathrm{AH}}(5\,;-2\,;-1{,}5)=-\dfrac{1}{2}\vec{n} est colinéaire au vecteur normal.

Remarque : vérifier seulement que H est dans le plan ne suffit pas, il faut aussi que (AH)(\mathrm{AH}) soit orthogonale au plan. La méthode par intersection avec d1d_{1} garantit les deux à la fois.

A.4.a. On montre que l'angle en S est droit par le produit scalaire : SR→(0−34)\overrightarrow{\mathrm{SR}}\begin{pmatrix}0\\-3\\4\end{pmatrix} et ST→(2,543)\overrightarrow{\mathrm{ST}}\begin{pmatrix}2{,}5\\4\\3\end{pmatrix}, donc SR→⋅ST→=0×2,5+(−3)×4+4×3=0−12+12=0\overrightarrow{\mathrm{SR}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{ST}}=0\times 2{,}5+(-3)\times 4+4\times 3=0-12+12=0. Les vecteurs sont orthogonaux : le triangle RST est rectangle en S.

Vérification par Pythagore : SR2=9+16=25\mathrm{SR}^{2}=9+16=25, ST2=6,25+16+9=31,25\mathrm{ST}^{2}=6{,}25+16+9=31{,}25 et RT2=6,25+49+1=56,25=25+31,25\mathrm{RT}^{2}=6{,}25+49+1=56{,}25=25+31{,}25. Erreur fréquente : calculer RS→⋅RT→\overrightarrow{\mathrm{RS}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{RT}}, qui teste l'angle en R et non en S.

A.4.b. On prend pour base le triangle RST, rectangle en S. SR=25=5\mathrm{SR}=\sqrt{25}=5 cm et ST=31,25=1254=552\mathrm{ST}=\sqrt{31{,}25}=\sqrt{\dfrac{125}{4}}=\dfrac{5\sqrt{5}}{2} cm. L'aire de la base vaut SR×ST2=12×5×552=2554\dfrac{\mathrm{SR}\times\mathrm{ST}}{2}=\dfrac{1}{2}\times 5\times\dfrac{5\sqrt{5}}{2}=\dfrac{25\sqrt{5}}{4} cm².

La hauteur issue de A est la distance de A au plan (RST), c'est-à-dire AH, puisque H est le projeté orthogonal de A sur ce plan : AH→(5 ;−2 ;−1,5)\overrightarrow{\mathrm{AH}}(5\,;-2\,;-1{,}5) et AH=25+4+2,25=31,25=552\mathrm{AH}=\sqrt{25+4+2{,}25}=\sqrt{31{,}25}=\dfrac{5\sqrt{5}}{2} cm.

Donc V=13×2554×552=13×125×58=62524V=\dfrac{1}{3}\times\dfrac{25\sqrt{5}}{4}\times\dfrac{5\sqrt{5}}{2}=\dfrac{1}{3}\times\dfrac{125\times 5}{8}=\dfrac{625}{24} cm³, soit environ 26,0426{,}04 cm³. Le piège : la hauteur est AH, pas AS ni AR ; c'est la question A.3.c qui la fournit. Garder les racines exactes évite toute erreur d'arrondi, puisque 5×5=5\sqrt{5}\times\sqrt{5}=5.

B.1. Les coordonnées de M sont (−4,5+s ;4−4s ;5,5−2s)(-4{,}5+s\,;4-4s\,;5{,}5-2s), donc AM→(−4,5+s+2,54−4s−85,5−2s−4,5)=(s−2−4−4s1−2s)\overrightarrow{\mathrm{AM}}\begin{pmatrix}-4{,}5+s+2{,}5\\4-4s-8\\5{,}5-2s-4{,}5\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}s-2\\-4-4s\\1-2s\end{pmatrix}. Dans le repère orthonormé, AM2=(s−2)2+(−4−4s)2+(1−2s)2\mathrm{AM}^{2}=(s-2)^{2}+(-4-4s)^{2}+(1-2s)^{2}.

On développe : (s−2)2=s2−4s+4(s-2)^{2}=s^{2}-4s+4, (−4−4s)2=16s2+32s+16(-4-4s)^{2}=16s^{2}+32s+16 et (1−2s)2=4s2−4s+1(1-2s)^{2}=4s^{2}-4s+1. En additionnant : AM2=21s2+24s+21\mathrm{AM}^{2}=21s^{2}+24s+21. Contrôle en s=0s=0 : M(−4,5 ;4 ;5,5)\mathrm{M}(-4{,}5\,;4\,;5{,}5), AM→(−2 ;−4 ;1)\overrightarrow{\mathrm{AM}}(-2\,;-4\,;1) et AM2=4+16+1=21\mathrm{AM}^{2}=4+16+1=21, la valeur du terme constant.

B.2. La distance AM est positive et la fonction racine carrée est strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : AM est minimale exactement quand AM2\mathrm{AM}^{2} l'est. On minimise donc le trinôme s↦21s2+24s+21s\mapsto 21s^{2}+24s+21, dont le coefficient 2121 de s2s^{2} est positif : il atteint son minimum en son sommet, s=−b2a=−242×21=−47s=-\dfrac{b}{2a}=-\dfrac{24}{2\times 21}=-\dfrac{4}{7}.

Coordonnées de M pour s=−47s=-\dfrac{4}{7} : x=−4,5−47=−6314−814=−7114x=-4{,}5-\dfrac{4}{7}=-\dfrac{63}{14}-\dfrac{8}{14}=-\dfrac{71}{14}, y=4+167=447y=4+\dfrac{16}{7}=\dfrac{44}{7}, z=5,5+87=7714+1614=9314z=5{,}5+\dfrac{8}{7}=\dfrac{77}{14}+\dfrac{16}{14}=\dfrac{93}{14}. Le point cherché est M(−7114 ;447 ;9314)≈(−5,071 ;6,286 ;6,643)\mathrm{M}\left(-\dfrac{71}{14}\,;\dfrac{44}{7}\,;\dfrac{93}{14}\right)\approx(-5{,}071\,;6{,}286\,;6{,}643).

La distance minimale vaut 21×1649−967+21=48−96+1477=997≈3,76\sqrt{21\times\dfrac{16}{49}-\dfrac{96}{7}+21}=\sqrt{\dfrac{48-96+147}{7}}=\sqrt{\dfrac{99}{7}}\approx 3{,}76 cm. Vérification géométrique : en ce point, AM→(−187 ;−127 ;157)\overrightarrow{\mathrm{AM}}\left(-\dfrac{18}{7}\,;-\dfrac{12}{7}\,;\dfrac{15}{7}\right) et un vecteur directeur de d2d_{2} est u⃗(1 ;−4 ;−2)\vec{u}(1\,;-4\,;-2) ; AM→⋅u⃗=−18+48−307=0\overrightarrow{\mathrm{AM}}\cdot\vec{u}=\dfrac{-18+48-30}{7}=0. Le point trouvé est bien le projeté orthogonal de A sur d2d_{2}.

Erreur fréquente : donner seulement s=−47s=-\dfrac{4}{7}, ou la distance minimale, alors que la question demande les COORDONNÉES du point M.

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