Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité maths, Métropole septembre jour 1 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2025 : Métropole, session de septembre, jour 1

Épreuve du mardi 9 septembre 2025 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025, centre Métropole, session de remplacement de septembre, jour 1 : mardi 9 septembre 2025, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 5, 5, 6 et 4 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figure du cube et programme Python compris, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 résout l'équation différentielle y′+0,4y=e−0,4ty'+0{,}4y=\mathrm{e}^{-0{,}4t} par une solution particulière et l'équation homogène associée, puis étudie un modèle de glycémie : dérivée d'un produit, tableau de variations, corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, intégration par parties et valeur moyenne d'une fonction. L'exercice 2 est de la géométrie dans l'espace dans un cube : droites orthogonales et perpendiculaires, coplanarité, représentation paramétrique d'une droite, intersection de deux droites, produit scalaire, vecteur normal à un plan, projeté orthogonal et volume d'un tétraèdre. L'exercice 3 compare deux suites qui convergent vers 2 : raisonnement par récurrence, théorème de convergence monotone, point fixe, boucle while en Python, suite géométrique auxiliaire et inéquation résolue par le logarithme népérien. L'exercice 4 est un vrai ou faux de dénombrement (arrangements), de probabilités conditionnelles (formule des probabilités totales), de loi binomiale et d'espérance d'une variable aléatoire.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : la conversion de α≈5,615\alpha\approx 5{,}615 h en 5 h 37 min à l'exercice 1 ; le cas a=2a=2 de la fonction rang à l'exercice 3, où la boucle ne s'arrête jamais, et le rang N=17N=17 de la partie C, fixé par la suite la plus lente et non par le calcul de la partie B ; la donnée P(A‾)=0,32P(\overline{A})=0{,}32 de l'affirmation 2 de l'exercice 4, qui est une probabilité totale et non une branche de l'arbre.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Équation différentielle et fonction exponentielle : un modèle de glycémie après un repas

5 points Les équations différentiellesExponentielle et logarithmeLimites et continuitéPrimitives et intégration

  • Partie A
  • On considère l'équation différentielle
    (E)y′+0,4y=e−0,4t(E)\qquad y'+0{,}4y=\mathrm{e}^{-0{,}4t}
    où yy est une fonction de la variable réelle tt.
  • On cherche l'ensemble des fonctions définies et dérivables sur R\mathbb{R} qui sont solutions de cette équation.
  • A.1. Soit uu la fonction définie sur R\mathbb{R} par : u(t)=te−0,4tu(t)=t\mathrm{e}^{-0{,}4t}. Vérifier que uu est solution de (E)(E).
  • 2. Soit ff une fonction définie et dérivable sur R\mathbb{R}. On note gg la fonction définie sur R\mathbb{R} par : g(t)=f(t)−u(t)g(t)=f(t)-u(t). Soit (H)(H) l'équation différentielle y′+0,4y=0y'+0{,}4y=0.
  • A.2.a. Démontrer que si la fonction gg est solution de l'équation différentielle (H)(H) alors la fonction ff est solution de l'équation différentielle (E)(E).
  • On admettra que la réciproque est vraie.
  • A.2.b. Résoudre l'équation différentielle (H)(H).
  • A.2.c. En déduire les solutions de (E)(E).
  • A.2.d. Déterminer la solution ff de (E)(E) telle que f(0)=1f(0)=1.
  • Partie B
  • On s'intéresse à la glycémie chez une personne venant de prendre un repas.
  • La glycémie en g.L−1^{-1}, en fonction du temps tt, exprimé en heure, écoulé depuis la fin du repas, est modélisée par la fonction ff définie sur [0 ;6][0\,;6] par : f(t)=(t+1)e−0,4tf(t)=(t+1)\mathrm{e}^{-0{,}4t}.
  • B.1.a. Montrer que, pour tout t∈[0 ;6]t\in[0\,;6], f′(t)=(−0,4t+0,6)e−0,4tf'(t)=(-0{,}4t+0{,}6)\mathrm{e}^{-0{,}4t}.
  • B.1.b. Étudier les variations de ff sur [0 ;6][0\,;6] puis dresser son tableau de variations sur cet intervalle.
  • 2. Une personne est en hypoglycémie lorsque sa glycémie est inférieure à 0,70{,}7 g.L−1^{-1}.
  • B.2.a. Démontrer que sur l'intervalle [0 ;6][0\,;6] l'équation f(t)=0,7f(t)=0{,}7 admet une unique solution que l'on notera α\alpha.
  • B.2.b. Au bout de combien de temps après avoir pris son repas cette personne est-elle en hypoglycémie ? On exprimera ce temps à la minute près.
  • 3. On souhaite déterminer la glycémie moyenne en g.L−1^{-1} chez cette personne lors des six heures qui suivent le repas.
  • B.3.a. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que : ∫06f(t) dt=−23,75e−2,4+8,75\displaystyle\int_{0}^{6}f(t)\,\mathrm{d}t=-23{,}75\mathrm{e}^{-2{,}4}+8{,}75.
  • B.3.b. Calculer la glycémie moyenne en g.L−1^{-1} chez cette personne lors des six heures qui suivent le repas.
  • B.3.c. En remarquant que la fonction ff est solution de l'équation différentielle (E)(E), expliquer comment on aurait pu obtenir ce résultat autrement.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/9

A.2.d
B.1.a
B.1.b
B.2.a
B.2.b
B.3.a
B.3.b
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Réponses

  • A.1 u′(t)+0,4u(t)=(1−0,4t)e−0,4t+0,4te−0,4t=e−0,4tu'(t)+0{,}4u(t)=(1-0{,}4t)\mathrm{e}^{-0{,}4t}+0{,}4t\mathrm{e}^{-0{,}4t}=\mathrm{e}^{-0{,}4t} : uu est solution de (E)(E)
  • A.2.a f′+0,4f=(g′+0,4g)+(u′+0,4u)=0+e−0,4tf'+0{,}4f=(g'+0{,}4g)+(u'+0{,}4u)=0+\mathrm{e}^{-0{,}4t} : ff est solution de (E)(E)
  • A.2.b Solutions de (H)(H) : t↦Ce−0,4tt\mapsto C\mathrm{e}^{-0{,}4t}, C∈RC\in\mathbb{R}
  • A.2.c Solutions de (E)(E) : t↦(t+C)e−0,4tt\mapsto (t+C)\mathrm{e}^{-0{,}4t}, C∈RC\in\mathbb{R}
  • A.2.d f(t)=(t+1)e−0,4tf(t)=(t+1)\mathrm{e}^{-0{,}4t}
  • B.1.a f′(t)=e−0,4t−0,4(t+1)e−0,4t=(−0,4t+0,6)e−0,4tf'(t)=\mathrm{e}^{-0{,}4t}-0{,}4(t+1)\mathrm{e}^{-0{,}4t}=(-0{,}4t+0{,}6)\mathrm{e}^{-0{,}4t}
  • B.1.b ff croissante sur [0 ;1,5][0\,;1{,}5], décroissante sur [1,5 ;6][1{,}5\,;6] ; f(0)=1f(0)=1, maximum f(1,5)=2,5e−0,6≈1,37f(1{,}5)=2{,}5\mathrm{e}^{-0{,}6}\approx 1{,}37, f(6)=7e−2,4≈0,64f(6)=7\mathrm{e}^{-2{,}4}\approx 0{,}64
  • B.2.a Aucune solution sur [0 ;1,5][0\,;1{,}5] (f⩾1f\geqslant 1) ; une seule sur [1,5 ;6][1{,}5\,;6] par le corollaire du TVI ; α≈5,62\alpha\approx 5{,}62
  • B.2.b En hypoglycémie pour t>α≈5,615t>\alpha\approx 5{,}615 h, soit au bout de 5 h 37 min
  • B.3.a ∫06f(t) dt=−23,75e−2,4+8,75≈6,60\displaystyle\int_{0}^{6}f(t)\,\mathrm{d}t=-23{,}75\mathrm{e}^{-2{,}4}+8{,}75\approx 6{,}60
  • B.3.b μ=8,75−23,75e−2,46≈1,10\mu=\dfrac{8{,}75-23{,}75\mathrm{e}^{-2{,}4}}{6}\approx 1{,}10 g.L−1^{-1}
  • B.3.c f=2,5(e−0,4t−f′)f=2{,}5\left(\mathrm{e}^{-0{,}4t}-f'\right), donc ∫06f=2,5(∫06e−0,4t dt−f(6)+f(0))\displaystyle\int_{0}^{6}f=2{,}5\left(\int_{0}^{6}\mathrm{e}^{-0{,}4t}\,\mathrm{d}t-f(6)+f(0)\right), sans intégration par parties

A.1. Méthode : pour vérifier qu'une fonction est solution d'une équation différentielle, on calcule séparément les deux membres et on les compare, pour tout réel tt.

La fonction uu est le produit de t↦tt\mapsto t et de t↦e−0,4tt\mapsto\mathrm{e}^{-0{,}4t}, toutes deux dérivables sur R\mathbb{R}. La dérivée de t↦e−0,4tt\mapsto\mathrm{e}^{-0{,}4t} est t↦−0,4e−0,4tt\mapsto -0{,}4\mathrm{e}^{-0{,}4t} (forme eat\mathrm{e}^{at}, de dérivée aeata\mathrm{e}^{at}). Par la formule (vw)′=v′w+vw′(vw)'=v'w+vw' : u′(t)=1×e−0,4t+t×(−0,4e−0,4t)=(1−0,4t)e−0,4tu'(t)=1\times\mathrm{e}^{-0{,}4t}+t\times\left(-0{,}4\mathrm{e}^{-0{,}4t}\right)=(1-0{,}4t)\mathrm{e}^{-0{,}4t}.

Alors u′(t)+0,4u(t)=(1−0,4t)e−0,4t+0,4te−0,4t=e−0,4tu'(t)+0{,}4u(t)=(1-0{,}4t)\mathrm{e}^{-0{,}4t}+0{,}4t\mathrm{e}^{-0{,}4t}=\mathrm{e}^{-0{,}4t} pour tout t∈Rt\in\mathbb{R}. La fonction uu est donc solution de (E)(E).

Piège : oublier le facteur −0,4-0{,}4 en dérivant l'exponentielle. On obtiendrait u′(t)=(1+t)e−0,4tu'(t)=(1+t)\mathrm{e}^{-0{,}4t} et la vérification échouerait, ce qui doit alerter : une question « vérifier » ne peut pas aboutir à une contradiction.

A.2.a. On suppose que gg est solution de (H)(H) : pour tout réel tt, g′(t)+0,4g(t)=0g'(t)+0{,}4g(t)=0. Comme f=g+uf=g+u, avec gg et uu dérivables sur R\mathbb{R}, la fonction ff est dérivable et f′=g′+u′f'=g'+u'.

Pour tout réel tt : f′(t)+0,4f(t)=g′(t)+u′(t)+0,4g(t)+0,4u(t)=(g′(t)+0,4g(t))+(u′(t)+0,4u(t))f'(t)+0{,}4f(t)=g'(t)+u'(t)+0{,}4g(t)+0{,}4u(t)=\big(g'(t)+0{,}4g(t)\big)+\big(u'(t)+0{,}4u(t)\big). La première parenthèse est nulle puisque gg est solution de (H)(H) ; la seconde vaut e−0,4t\mathrm{e}^{-0{,}4t} d'après la question A.1. Donc f′(t)+0,4f(t)=e−0,4tf'(t)+0{,}4f(t)=\mathrm{e}^{-0{,}4t} : ff est solution de (E)(E).

Le regroupement des termes en deux parenthèses est tout le raisonnement : c'est la linéarité de l'équation. Erreur fréquente : partir de « ff est solution de (E)(E) », ce qui démontre la réciproque, admise par l'énoncé, et non l'implication demandée.

A.2.b. L'équation (H)(H) s'écrit y′=−0,4yy'=-0{,}4y, de la forme y′=ayy'=ay avec a=−0,4a=-0{,}4. D'après le cours, ses solutions sur R\mathbb{R} sont les fonctions t↦Ce−0,4tt\mapsto C\mathrm{e}^{-0{,}4t}, où CC est un réel quelconque.

Piège de signe : (H)(H) est écrite sous la forme y′+0,4y=0y'+0{,}4y=0, il faut faire passer le terme 0,4y0{,}4y de l'autre côté avant de lire aa. Écrire Ce0,4tC\mathrm{e}^{0{,}4t} revient à prendre a=0,4a=0{,}4, et la vérification y′+0,4y=0,8Ce0,4t≠0y'+0{,}4y=0{,}8C\mathrm{e}^{0{,}4t}\neq 0 le montre.

A.2.c. D'après A.2.a et sa réciproque admise, ff est solution de (E)(E) si et seulement si g=f−ug=f-u est solution de (H)(H), c'est-à-dire si et seulement s'il existe un réel CC tel que f(t)−u(t)=Ce−0,4tf(t)-u(t)=C\mathrm{e}^{-0{,}4t} pour tout tt.

Les solutions de (E)(E) sont donc les fonctions t↦Ce−0,4t+te−0,4t=(t+C)e−0,4tt\mapsto C\mathrm{e}^{-0{,}4t}+t\mathrm{e}^{-0{,}4t}=(t+C)\mathrm{e}^{-0{,}4t}, où CC est un réel quelconque.

L'équivalence est indispensable : l'implication de A.2.a seule montre que ces fonctions sont des solutions, la réciproque montre qu'il n'y en a pas d'autre. Oublier la solution particulière uu et répondre Ce−0,4tC\mathrm{e}^{-0{,}4t} revient à résoudre (H)(H) au lieu de (E)(E).

A.2.d. La solution cherchée est de la forme f(t)=(t+C)e−0,4tf(t)=(t+C)\mathrm{e}^{-0{,}4t}. La condition initiale donne f(0)=(0+C)e0=Cf(0)=(0+C)\mathrm{e}^{0}=C, donc C=1C=1 et f(t)=(t+1)e−0,4tf(t)=(t+1)\mathrm{e}^{-0{,}4t} pour tout réel tt.

Contrôle : f(0)=1×1=1f(0)=1\times 1=1. C'est exactement la fonction étudiée dans la partie B, ce qui confirme le résultat.

B.1.a. Méthode : dérivée d'un produit. Avec v(t)=t+1v(t)=t+1, v′(t)=1v'(t)=1, et w(t)=e−0,4tw(t)=\mathrm{e}^{-0{,}4t}, w′(t)=−0,4e−0,4tw'(t)=-0{,}4\mathrm{e}^{-0{,}4t} : f′(t)=1×e−0,4t+(t+1)×(−0,4e−0,4t)=(1−0,4t−0,4)e−0,4t=(−0,4t+0,6)e−0,4tf'(t)=1\times\mathrm{e}^{-0{,}4t}+(t+1)\times\left(-0{,}4\mathrm{e}^{-0{,}4t}\right)=\big(1-0{,}4t-0{,}4\big)\mathrm{e}^{-0{,}4t}=(-0{,}4t+0{,}6)\mathrm{e}^{-0{,}4t}.

Vérification par l'équation différentielle : ff est solution de (E)(E), donc f′(t)=e−0,4t−0,4f(t)=e−0,4t−0,4(t+1)e−0,4tf'(t)=\mathrm{e}^{-0{,}4t}-0{,}4f(t)=\mathrm{e}^{-0{,}4t}-0{,}4(t+1)\mathrm{e}^{-0{,}4t}, le même résultat. Piège : distribuer le −0,4-0{,}4 sur tt seulement et écrire 1−0,4t+11-0{,}4t+1.

B.1.b. Pour tout réel tt, e−0,4t>0\mathrm{e}^{-0{,}4t}>0 : f′(t)f'(t) a le signe de −0,4t+0,6-0{,}4t+0{,}6, fonction affine décroissante qui s'annule en t=0,60,4=1,5t=\dfrac{0{,}6}{0{,}4}=1{,}5.

Donc f′(t)>0f'(t)>0 sur [0 ;1,5[[0\,;1{,}5[ et f′(t)<0f'(t)<0 sur ]1,5 ;6]]1{,}5\,;6] : ff est strictement croissante sur [0 ;1,5][0\,;1{,}5] et strictement décroissante sur [1,5 ;6][1{,}5\,;6].

Valeurs du tableau : f(0)=1f(0)=1 ; f(1,5)=2,5e−0,6≈1,372f(1{,}5)=2{,}5\mathrm{e}^{-0{,}6}\approx 1{,}372, maximum de ff sur [0 ;6][0\,;6] ; f(6)=7e−2,4≈0,635f(6)=7\mathrm{e}^{-2{,}4}\approx 0{,}635. Le tableau de variations figure à la fin du corrigé.

Interprétation : la glycémie monte pendant une heure et demie après le repas jusqu'à environ 1,371{,}37 g.L−1^{-1}, puis redescend. Piège : laisser des valeurs approchées seules dans le tableau ; on y écrit les valeurs exactes, les arrondis servent ensuite.

B.2.a. On travaille sur les deux intervalles de monotonie.

Sur [0 ;1,5][0\,;1{,}5] : ff est croissante, donc f(t)⩾f(0)=1>0,7f(t)\geqslant f(0)=1>0{,}7. L'équation f(t)=0,7f(t)=0{,}7 n'a aucune solution sur cet intervalle.

Sur [1,5 ;6][1{,}5\,;6] : ff est continue (elle est dérivable) et strictement décroissante, avec f(1,5)≈1,372>0,7f(1{,}5)\approx 1{,}372>0{,}7 et f(6)≈0,635<0,7f(6)\approx 0{,}635<0{,}7. Comme 0,70{,}7 est compris entre f(6)f(6) et f(1,5)f(1{,}5), le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas strictement monotone) assure que l'équation f(t)=0,7f(t)=0{,}7 admet une unique solution α\alpha dans [1,5 ;6][1{,}5\,;6].

Au total, l'équation admet une unique solution α\alpha sur [0 ;6][0\,;6]. À la calculatrice, f(5,61)≈0,7009>0,7f(5{,}61)\approx 0{,}7009>0{,}7 et f(5,62)≈0,6991<0,7f(5{,}62)\approx 0{,}6991<0{,}7, donc 5,61<α<5,625{,}61<\alpha<5{,}62.

Erreur fréquente : appliquer le théorème directement sur [0 ;6][0\,;6], où ff n'est pas monotone. L'existence en découlerait, pas l'unicité ; c'est l'étude séparée de [0 ;1,5][0\,;1{,}5] qui l'apporte. Il faut aussi citer les trois hypothèses : continuité, stricte monotonie, valeur intermédiaire.

B.2.b. La personne est en hypoglycémie lorsque f(t)<0,7f(t)<0{,}7. D'après le tableau de variations : sur [0 ;1,5][0\,;1{,}5], f(t)⩾1f(t)\geqslant 1 ; sur [1,5 ;α[[1{,}5\,;\alpha[, ff décroît strictement donc f(t)>f(α)=0,7f(t)>f(\alpha)=0{,}7 ; sur ]α ;6]]\alpha\,;6], f(t)<f(α)=0,7f(t)<f(\alpha)=0{,}7. L'hypoglycémie commence donc à l'instant α\alpha.

Un balayage plus fin donne α≈5,615\alpha\approx 5{,}615 h. On convertit la partie décimale : 0,615×60≈36,90{,}615\times 60\approx 36{,}9 min. Pour trancher à la minute : 55 h 3636 min =5,6=5{,}6 h et f(5,6)≈0,7026>0,7f(5{,}6)\approx 0{,}7026>0{,}7, alors que 55 h 3737 min ≈5,6167\approx 5{,}6167 h et f(5,6167)≈0,6997<0,7f(5{,}6167)\approx 0{,}6997<0{,}7.

La personne est en hypoglycémie au bout de 5 h 37 min environ après le repas. La valeur est cohérente avec le modèle, défini jusqu'à 66 h.

Piège : lire 5,6155{,}615 h comme « 5 h 61 min ». Une heure compte 6060 minutes, et c'est la partie décimale qu'on multiplie par 6060.

B.3.a. Méthode : intégration par parties, ∫abv w′=[vw]ab−∫abv′w\displaystyle\int_{a}^{b}v\,w'=\big[vw\big]_{a}^{b}-\int_{a}^{b}v'w. On dérive le facteur affine, qui disparaît, et on intègre l'exponentielle : v(t)=t+1v(t)=t+1, v′(t)=1v'(t)=1 ; w′(t)=e−0,4tw'(t)=\mathrm{e}^{-0{,}4t}, w(t)=−10,4e−0,4t=−2,5e−0,4tw(t)=-\dfrac{1}{0{,}4}\mathrm{e}^{-0{,}4t}=-2{,}5\mathrm{e}^{-0{,}4t}. Les fonctions vv et ww sont dérivables à dérivées continues sur [0 ;6][0\,;6].

∫06(t+1)e−0,4t dt=[−2,5(t+1)e−0,4t]06−∫061×(−2,5e−0,4t)dt=(−17,5e−2,4+2,5)+2,5∫06e−0,4t dt\displaystyle\int_{0}^{6}(t+1)\mathrm{e}^{-0{,}4t}\,\mathrm{d}t=\Big[-2{,}5(t+1)\mathrm{e}^{-0{,}4t}\Big]_{0}^{6}-\int_{0}^{6}1\times\left(-2{,}5\mathrm{e}^{-0{,}4t}\right)\mathrm{d}t=\big(-17{,}5\mathrm{e}^{-2{,}4}+2{,}5\big)+2{,}5\int_{0}^{6}\mathrm{e}^{-0{,}4t}\,\mathrm{d}t.

Or ∫06e−0,4t dt=[−2,5e−0,4t]06=2,5−2,5e−2,4\displaystyle\int_{0}^{6}\mathrm{e}^{-0{,}4t}\,\mathrm{d}t=\Big[-2{,}5\mathrm{e}^{-0{,}4t}\Big]_{0}^{6}=2{,}5-2{,}5\mathrm{e}^{-2{,}4}. D'où ∫06f(t) dt=−17,5e−2,4+2,5+6,25−6,25e−2,4=−23,75e−2,4+8,75\displaystyle\int_{0}^{6}f(t)\,\mathrm{d}t=-17{,}5\mathrm{e}^{-2{,}4}+2{,}5+6{,}25-6{,}25\mathrm{e}^{-2{,}4}=-23{,}75\mathrm{e}^{-2{,}4}+8{,}75.

Contrôle numérique : −23,75e−2,4+8,75≈6,60-23{,}75\mathrm{e}^{-2{,}4}+8{,}75\approx 6{,}60, positif comme l'intégrale d'une fonction positive, et compris entre 6×0,6356\times 0{,}635 et 6×1,3726\times 1{,}372. Pièges : la primitive de e−0,4t\mathrm{e}^{-0{,}4t} est −2,5e−0,4t-2{,}5\mathrm{e}^{-0{,}4t} et non −0,4e−0,4t-0{,}4\mathrm{e}^{-0{,}4t} ; et le signe moins de la formule, qui devient un plus.

B.3.b. La glycémie moyenne sur les six heures est la valeur moyenne de ff sur [0 ;6][0\,;6] : μ=16−0∫06f(t) dt=8,75−23,75e−2,46≈6,5956≈1,10\mu=\dfrac{1}{6-0}\displaystyle\int_{0}^{6}f(t)\,\mathrm{d}t=\dfrac{8{,}75-23{,}75\mathrm{e}^{-2{,}4}}{6}\approx\dfrac{6{,}595}{6}\approx 1{,}10 g.L−1^{-1}.

Cohérence : la moyenne se situe entre le minimum 0,6350{,}635 et le maximum 1,3721{,}372 de ff sur l'intervalle. Oublier de diviser par 66 donne 6,606{,}60, qui n'est pas une glycémie mais une quantité en g.L−1^{-1}.h.

B.3.c. Puisque ff est solution de (E)(E), f′(t)+0,4f(t)=e−0,4tf'(t)+0{,}4f(t)=\mathrm{e}^{-0{,}4t}, donc f(t)=2,5(e−0,4t−f′(t))f(t)=2{,}5\left(\mathrm{e}^{-0{,}4t}-f'(t)\right) pour tout tt. On exprime ainsi ff à l'aide d'une fonction qu'on sait intégrer et d'une dérivée, dont ff elle-même est une primitive.

Par linéarité de l'intégrale : ∫06f(t) dt=2,5∫06e−0,4t dt−2,5∫06f′(t) dt=2,5(2,5−2,5e−2,4)−2,5(f(6)−f(0))\displaystyle\int_{0}^{6}f(t)\,\mathrm{d}t=2{,}5\int_{0}^{6}\mathrm{e}^{-0{,}4t}\,\mathrm{d}t-2{,}5\int_{0}^{6}f'(t)\,\mathrm{d}t=2{,}5\big(2{,}5-2{,}5\mathrm{e}^{-2{,}4}\big)-2{,}5\big(f(6)-f(0)\big).

Avec f(6)=7e−2,4f(6)=7\mathrm{e}^{-2{,}4} et f(0)=1f(0)=1 : 6,25−6,25e−2,4−17,5e−2,4+2,5=8,75−23,75e−2,46{,}25-6{,}25\mathrm{e}^{-2{,}4}-17{,}5\mathrm{e}^{-2{,}4}+2{,}5=8{,}75-23{,}75\mathrm{e}^{-2{,}4}. On retrouve le résultat sans intégration par parties.

L'idée à retenir : l'intégrale d'une dérivée se calcule sans chercher de primitive, ∫06f′(t) dt=f(6)−f(0)\displaystyle\int_{0}^{6}f'(t)\,\mathrm{d}t=f(6)-f(0). C'est elle qui rend l'équation différentielle utile ici.

tt001,51{,}566
signe de f′(t)f'(t)++00−-
variations de ff11↗\nearrow2,5e−0,62{,}5\mathrm{e}^{-0{,}6}↘\searrow7e−2,47\mathrm{e}^{-2{,}4}
Tableau de variations de ff sur [0 ;6][0\,;6] (question B.1.b)

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Exercice 2 : Géométrie dans l'espace : un cube, un plan, un projeté orthogonal et deux volumes

5 points Géométrie dans l'espaceLe produit scalaire

On considère le cube ABCDEFGH.

On place le point M tel que BM→=AB→\overrightarrow{\mathrm{BM}}=\overrightarrow{\mathrm{AB}}.

Cube ABCDEFGH en perspective cavalière : face avant ABFE (A en bas à gauche, B en bas à droite, F en haut à droite, E en haut à gauche), face arrière DCGH, arêtes cachées AD, DC et DH en pointillés. Le point M est sur le prolongement de l'arête [AB] au-delà de B, à la même distance de B que A ; le segment [FM] est tracé.
  • Partie A
  • A.1. Montrer que les droites (FG)(\mathrm{FG}) et (FM)(\mathrm{FM}) sont perpendiculaires.
  • A.2. Montrer que les points A, M, G et H sont coplanaires.
  • Partie B
  • On se place dans le repère orthonormé (A ;AB→,AD→,AE→)\left(\mathrm{A}\,;\overrightarrow{\mathrm{AB}},\overrightarrow{\mathrm{AD}},\overrightarrow{\mathrm{AE}}\right).
  • B.1. Déterminer les coordonnées des vecteurs GM→\overrightarrow{\mathrm{GM}} et AH→\overrightarrow{\mathrm{AH}} et montrer qu'ils ne sont pas colinéaires.
  • B.2.a. Justifier qu'une représentation paramétrique de la droite (GM)(\mathrm{GM}) est : {x=1+ty=1−tz=1−t\begin{cases}x=1+t\\y=1-t\\z=1-t\end{cases} avec t∈Rt\in\mathbb{R}.
  • B.2.b. On admet qu'une représentation paramétrique de la droite (AH)(\mathrm{AH}) est : {x=0y=kz=k\begin{cases}x=0\\y=k\\z=k\end{cases} avec k∈Rk\in\mathbb{R}.
    Montrer que le point d'intersection de (GM)(\mathrm{GM}) et (AH)(\mathrm{AH}), que l'on nommera N, a pour coordonnées (0 ;2 ;2)(0\,;2\,;2).
  • B.3.a. Montrer que le triangle AMN est un triangle rectangle en A.
  • B.3.b. Calculer l'aire de ce triangle.
  • 4. Soit J le centre de la face BCGF.
  • B.4.a. Déterminer les coordonnées du point J.
  • B.4.b. Montrer que le vecteur FJ→\overrightarrow{\mathrm{FJ}} est un vecteur normal au plan (AMN)(\mathrm{AMN}).
  • B.4.c. Montrer que J appartient au plan (AMN)(\mathrm{AMN}). En déduire qu'il est le projeté orthogonal du point F sur le plan (AMN)(\mathrm{AMN}).
  • B.5. On rappelle que le volume V\mathcal{V} d'un tétraèdre ou d'une pyramide est donné par la formule : V=13×B×h\mathcal{V}=\dfrac{1}{3}\times\mathcal{B}\times h, B\mathcal{B} étant l'aire d'une base et hh la hauteur relative à cette base.
    Montrer que le volume du tétraèdre AMNF est le double du volume de la pyramide BCGFM.

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B.1
B.2.a
B.2.b
B.3.b
B.4.a
B.5
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Réponses

  • A.1 (FG)(\mathrm{FG}) est orthogonale au plan (ABF)(\mathrm{ABF}), qui contient (FM)(\mathrm{FM}) ; les deux droites se coupent en F : elles sont perpendiculaires
  • A.2 AM→=2AB→=2HG→\overrightarrow{\mathrm{AM}}=2\overrightarrow{\mathrm{AB}}=2\overrightarrow{\mathrm{HG}} : (AM)∥(HG)(\mathrm{AM})\parallel(\mathrm{HG}), donc A, M, G, H coplanaires
  • B.1 GM→(1 ;−1 ;−1)\overrightarrow{\mathrm{GM}}(1\,;-1\,;-1), AH→(0 ;1 ;1)\overrightarrow{\mathrm{AH}}(0\,;1\,;1) ; non colinéaires (abscisses 11 et 00)
  • B.2.a Droite passant par G(1 ;1 ;1)\mathrm{G}(1\,;1\,;1), dirigée par GM→(1 ;−1 ;−1)\overrightarrow{\mathrm{GM}}(1\,;-1\,;-1)
  • B.2.b t=−1t=-1 et k=2k=2 : N(0 ;2 ;2)\mathrm{N}(0\,;2\,;2)
  • B.3.a AM→⋅AN→=2×0+0×2+0×2=0\overrightarrow{\mathrm{AM}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AN}}=2\times 0+0\times 2+0\times 2=0 : rectangle en A
  • B.3.b A=2×222=22≈2,83\mathcal{A}=\dfrac{2\times 2\sqrt{2}}{2}=2\sqrt{2}\approx 2{,}83 u.a.
  • B.4.a J(1 ;0,5 ;0,5)\mathrm{J}(1\,;0{,}5\,;0{,}5)
  • B.4.b FJ→(0 ;0,5 ;−0,5)\overrightarrow{\mathrm{FJ}}(0\,;0{,}5\,;-0{,}5) est orthogonal à AM→\overrightarrow{\mathrm{AM}} et à AN→\overrightarrow{\mathrm{AN}}, non colinéaires
  • B.4.c (AMN) : y−z=0(\mathrm{AMN})\,:\ y-z=0 et 0,5−0,5=00{,}5-0{,}5=0 : J∈(AMN)\mathrm{J}\in(\mathrm{AMN}) et (FJ)⊥(AMN)(\mathrm{FJ})\perp(\mathrm{AMN}), donc J est le projeté orthogonal de F
  • B.5 VAMNF=13×22×22=23\mathcal{V}_{\mathrm{AMNF}}=\dfrac{1}{3}\times 2\sqrt{2}\times\dfrac{\sqrt{2}}{2}=\dfrac{2}{3} et VBCGFM=13×1×1=13\mathcal{V}_{\mathrm{BCGFM}}=\dfrac{1}{3}\times 1\times 1=\dfrac{1}{3} : rapport 22

A.1. Méthode : une droite orthogonale à deux droites sécantes d'un plan est orthogonale à ce plan, donc à toute droite de ce plan.

Dans le cube, la face BCGF est un carré, donc (FG)⊥(FB)(\mathrm{FG})\perp(\mathrm{FB}) ; la face EFGH est un carré, donc (FG)⊥(FE)(\mathrm{FG})\perp(\mathrm{FE}). Les droites (FB)(\mathrm{FB}) et (FE)(\mathrm{FE}) sont sécantes en F et engendrent le plan (ABF)(\mathrm{ABF}) de la face ABFE. La droite (FG)(\mathrm{FG}) est donc orthogonale au plan (ABF)(\mathrm{ABF}).

Le point M appartient à la droite (AB)(\mathrm{AB}), puisque BM→=AB→\overrightarrow{\mathrm{BM}}=\overrightarrow{\mathrm{AB}} ; il est donc dans le plan (ABF)(\mathrm{ABF}), tout comme F. La droite (FM)(\mathrm{FM}) est contenue dans ce plan, donc orthogonale à (FG)(\mathrm{FG}). Enfin les deux droites ont en commun le point F : orthogonales et sécantes, elles sont perpendiculaires.

Les deux mots ne se confondent pas dans l'espace : « orthogonales » ne suppose pas que les droites se coupent, « perpendiculaires » l'exige. La dernière phrase, sur le point commun F, est donc attendue. Vérification avec les coordonnées de la partie B : FG→(0 ;1 ;0)\overrightarrow{\mathrm{FG}}(0\,;1\,;0) et FM→(1 ;0 ;−1)\overrightarrow{\mathrm{FM}}(1\,;0\,;-1) ont un produit scalaire nul.

A.2. Méthode : deux droites parallèles sont coplanaires. On cherche donc deux droites parallèles qui portent les quatre points.

ABFE et EFGH sont des faces carrées du cube, donc des parallélogrammes : AB→=EF→\overrightarrow{\mathrm{AB}}=\overrightarrow{\mathrm{EF}} et EF→=HG→\overrightarrow{\mathrm{EF}}=\overrightarrow{\mathrm{HG}}, d'où HG→=AB→\overrightarrow{\mathrm{HG}}=\overrightarrow{\mathrm{AB}}. Par la relation de Chasles, AM→=AB→+BM→=2AB→=2HG→\overrightarrow{\mathrm{AM}}=\overrightarrow{\mathrm{AB}}+\overrightarrow{\mathrm{BM}}=2\overrightarrow{\mathrm{AB}}=2\overrightarrow{\mathrm{HG}}.

Les vecteurs AM→\overrightarrow{\mathrm{AM}} et HG→\overrightarrow{\mathrm{HG}} sont colinéaires : les droites (AM)(\mathrm{AM}) et (HG)(\mathrm{HG}) sont parallèles. Deux droites parallèles définissent un plan (ici elles sont distinctes, H n'étant pas sur (AB)(\mathrm{AB})) : les points A, M, G et H sont coplanaires. Le quadrilatère AMGH est même un trapèze de bases [AM][\mathrm{AM}] et [HG][\mathrm{HG}].

Piège : chercher à démontrer la coplanarité par une équation de plan, faute de repère dans la partie A. Le repère n'arrive qu'en partie B ; ici la géométrie vectorielle suffit.

B.1. Dans le repère (A ;AB→,AD→,AE→)\left(\mathrm{A}\,;\overrightarrow{\mathrm{AB}},\overrightarrow{\mathrm{AD}},\overrightarrow{\mathrm{AE}}\right), on lit les sommets du cube : A(0 ;0 ;0)\mathrm{A}(0\,;0\,;0), B(1 ;0 ;0)\mathrm{B}(1\,;0\,;0), C(1 ;1 ;0)\mathrm{C}(1\,;1\,;0), D(0 ;1 ;0)\mathrm{D}(0\,;1\,;0), E(0 ;0 ;1)\mathrm{E}(0\,;0\,;1), F(1 ;0 ;1)\mathrm{F}(1\,;0\,;1), G(1 ;1 ;1)\mathrm{G}(1\,;1\,;1), H(0 ;1 ;1)\mathrm{H}(0\,;1\,;1). Comme AM→=2AB→\overrightarrow{\mathrm{AM}}=2\overrightarrow{\mathrm{AB}} (question A.2), M(2 ;0 ;0)\mathrm{M}(2\,;0\,;0).

GM→(2−10−10−1)=(1−1−1)\overrightarrow{\mathrm{GM}}\begin{pmatrix}2-1\\0-1\\0-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1\\-1\\-1\end{pmatrix} et AH→(011)\overrightarrow{\mathrm{AH}}\begin{pmatrix}0\\1\\1\end{pmatrix}.

S'il existait un réel λ\lambda tel que GM→=λAH→\overrightarrow{\mathrm{GM}}=\lambda\overrightarrow{\mathrm{AH}}, la première coordonnée donnerait 1=λ×0=01=\lambda\times 0=0, ce qui est impossible. Les vecteurs GM→\overrightarrow{\mathrm{GM}} et AH→\overrightarrow{\mathrm{AH}} ne sont pas colinéaires.

Piège : conclure « non colinéaires » parce que les coordonnées ne sont pas égales. Il faut montrer qu'aucun coefficient ne convient ; la coordonnée nulle de AH→\overrightarrow{\mathrm{AH}} face à la coordonnée non nulle de GM→\overrightarrow{\mathrm{GM}} le fait en une ligne.

B.2.a. La droite (GM)(\mathrm{GM}) passe par G(1 ;1 ;1)\mathrm{G}(1\,;1\,;1) et admet GM→(1 ;−1 ;−1)\overrightarrow{\mathrm{GM}}(1\,;-1\,;-1) pour vecteur directeur. Un point P(x ;y ;z)\mathrm{P}(x\,;y\,;z) appartient à (GM)(\mathrm{GM}) si et seulement s'il existe un réel tt tel que GP→=t GM→\overrightarrow{\mathrm{GP}}=t\,\overrightarrow{\mathrm{GM}}, c'est-à-dire x−1=tx-1=t, y−1=−ty-1=-t, z−1=−tz-1=-t.

On obtient bien la représentation paramétrique x=1+tx=1+t, y=1−ty=1-t, z=1−tz=1-t, t∈Rt\in\mathbb{R}. Contrôle : t=0t=0 donne G et t=1t=1 donne M(2 ;0 ;0)\mathrm{M}(2\,;0\,;0).

B.2.b. Méthode : un point commun aux deux droites correspond à un couple de paramètres (t ;k)(t\,;k) vérifiant les trois équations à la fois. Les deux paramètres portent des lettres différentes : c'est voulu, un même point n'a aucune raison d'être atteint pour la même valeur sur les deux droites.

On résout 1+t=01+t=0, 1−t=k1-t=k, 1−t=k1-t=k. La première équation donne t=−1t=-1, puis k=1−(−1)=2k=1-(-1)=2, et la troisième équation est vérifiée avec les mêmes valeurs. Le système a une unique solution (t ;k)=(−1 ;2)(t\,;k)=(-1\,;2) : les droites sont sécantes, en un seul point puisqu'elles ne sont pas parallèles (question B.1).

Ce point est obtenu avec k=2k=2 dans la représentation de (AH)(\mathrm{AH}) : N(0 ;2 ;2)\mathrm{N}(0\,;2\,;2). Vérification par l'autre droite, avec t=−1t=-1 : (1−1 ;1+1 ;1+1)=(0 ;2 ;2)(1-1\,;1+1\,;1+1)=(0\,;2\,;2). Les deux calculs donnent le même point.

Erreur fréquente : se contenter de vérifier que (0 ;2 ;2)(0\,;2\,;2) est sur chaque droite sans avoir dit que les droites ne sont pas confondues. Ici la non-colinéarité de B.1 l'assure, et c'est elle qui fait de N « le » point d'intersection.

B.3.a. Méthode : le triangle est rectangle en A si AM→⋅AN→=0\overrightarrow{\mathrm{AM}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AN}}=0, les vecteurs étant non nuls. AM→(2 ;0 ;0)\overrightarrow{\mathrm{AM}}(2\,;0\,;0) et AN→(0 ;2 ;2)\overrightarrow{\mathrm{AN}}(0\,;2\,;2). Le repère étant orthonormé : AM→⋅AN→=2×0+0×2+0×2=0\overrightarrow{\mathrm{AM}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AN}}=2\times 0+0\times 2+0\times 2=0. Le triangle AMN est rectangle en A.

Vérification par la réciproque du théorème de Pythagore : AM2=4\mathrm{AM}^{2}=4, AN2=0+4+4=8\mathrm{AN}^{2}=0+4+4=8, MN2=(0−2)2+22+22=12\mathrm{MN}^{2}=(0-2)^{2}+2^{2}+2^{2}=12, et 4+8=124+8=12.

B.3.b. Dans un triangle rectangle, l'aire est le demi-produit des côtés de l'angle droit : AM=2\mathrm{AM}=2 et AN=8=22\mathrm{AN}=\sqrt{8}=2\sqrt{2}, donc AAMN=AM×AN2=2×222=22≈2,83\mathcal{A}_{\mathrm{AMN}}=\dfrac{\mathrm{AM}\times\mathrm{AN}}{2}=\dfrac{2\times 2\sqrt{2}}{2}=2\sqrt{2}\approx 2{,}83 unités d'aire.

Piège : prendre l'hypoténuse MN=23\mathrm{MN}=2\sqrt{3} comme côté de l'angle droit. Les deux côtés qui encadrent l'angle droit sont ceux qui partent de A.

B.4.a. Le centre d'une face carrée est le milieu de ses diagonales. J est le milieu de [BG][\mathrm{BG}] : J(1+12 ;0+12 ;0+12)=(1 ;0,5 ;0,5)\mathrm{J}\left(\dfrac{1+1}{2}\,;\dfrac{0+1}{2}\,;\dfrac{0+1}{2}\right)=(1\,;0{,}5\,;0{,}5). Contrôle par l'autre diagonale [CF][\mathrm{CF}] : (1+12 ;1+02 ;0+12)\left(\dfrac{1+1}{2}\,;\dfrac{1+0}{2}\,;\dfrac{0+1}{2}\right), le même point.

B.4.b. Méthode : un vecteur non nul est normal à un plan s'il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan. FJ→(1−10,5−00,5−1)=(00,5−0,5)\overrightarrow{\mathrm{FJ}}\begin{pmatrix}1-1\\0{,}5-0\\0{,}5-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}0\\0{,}5\\-0{,}5\end{pmatrix}, non nul.

FJ→⋅AM→=0×2+0,5×0+(−0,5)×0=0\overrightarrow{\mathrm{FJ}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AM}}=0\times 2+0{,}5\times 0+(-0{,}5)\times 0=0 et FJ→⋅AN→=0×0+0,5×2+(−0,5)×2=0\overrightarrow{\mathrm{FJ}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AN}}=0\times 0+0{,}5\times 2+(-0{,}5)\times 2=0. Les vecteurs AM→\overrightarrow{\mathrm{AM}} et AN→\overrightarrow{\mathrm{AN}} sont non colinéaires (ils sont orthogonaux et non nuls, question B.3.a) et dirigent le plan (AMN)(\mathrm{AMN}) : FJ→\overrightarrow{\mathrm{FJ}} est un vecteur normal au plan (AMN)(\mathrm{AMN}).

Piège : vérifier l'orthogonalité avec un seul vecteur du plan. Un vecteur orthogonal à une seule direction n'est pas normal au plan ; la mention « non colinéaires » est exigée.

B.4.c. Équation du plan : un vecteur normal est FJ→(0 ;0,5 ;−0,5)\overrightarrow{\mathrm{FJ}}(0\,;0{,}5\,;-0{,}5), ou n⃗(0 ;1 ;−1)\vec{n}(0\,;1\,;-1) qui lui est colinéaire. Le plan (AMN)(\mathrm{AMN}) a donc une équation de la forme y−z+d=0y-z+d=0, et passe par A(0 ;0 ;0)\mathrm{A}(0\,;0\,;0), d'où d=0d=0 : (AMN) : y−z=0(\mathrm{AMN})\,:\ y-z=0. Contrôle : M(2 ;0 ;0)\mathrm{M}(2\,;0\,;0) donne 0−0=00-0=0 et N(0 ;2 ;2)\mathrm{N}(0\,;2\,;2) donne 2−2=02-2=0.

Pour J(1 ;0,5 ;0,5)\mathrm{J}(1\,;0{,}5\,;0{,}5) : 0,5−0,5=00{,}5-0{,}5=0, donc J∈(AMN)\mathrm{J}\in(\mathrm{AMN}). Autre écriture du même fait : AJ→(1 ;0,5 ;0,5)=12AM→+14AN→\overrightarrow{\mathrm{AJ}}(1\,;0{,}5\,;0{,}5)=\dfrac{1}{2}\overrightarrow{\mathrm{AM}}+\dfrac{1}{4}\overrightarrow{\mathrm{AN}}.

Le point J appartient au plan (AMN)(\mathrm{AMN}) et la droite (FJ)(\mathrm{FJ}) est orthogonale à ce plan, puisque dirigée par un vecteur normal. Or le projeté orthogonal de F sur un plan est l'unique point P de ce plan tel que la droite (FP)(\mathrm{FP}) soit orthogonale au plan : c'est donc J.

Erreur fréquente : ne vérifier que l'une des deux conditions. « Normal au plan » sans « J dans le plan » ne donne pas le projeté, et réciproquement. La distance du point F au plan (AMN)(\mathrm{AMN}) est donc FJ=02+0,52+(−0,5)2=0,5=22\mathrm{FJ}=\sqrt{0^{2}+0{,}5^{2}+(-0{,}5)^{2}}=\sqrt{0{,}5}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}, ce qui sert à la question suivante.

B.5. Tétraèdre AMNF : on prend pour base le triangle AMN, d'aire 222\sqrt{2} (question B.3.b). La hauteur relative à cette base est la distance de F au plan (AMN)(\mathrm{AMN}), c'est-à-dire FJ=22\mathrm{FJ}=\dfrac{\sqrt{2}}{2} puisque J est le projeté orthogonal de F (question B.4.c). Donc VAMNF=13×22×22=13×2=23\mathcal{V}_{\mathrm{AMNF}}=\dfrac{1}{3}\times 2\sqrt{2}\times\dfrac{\sqrt{2}}{2}=\dfrac{1}{3}\times 2=\dfrac{2}{3} unité de volume.

Pyramide BCGFM : sa base est le carré BCGF, de côté 11, d'aire 11. La droite (MB)(\mathrm{MB}), c'est-à-dire (AB)(\mathrm{AB}), est orthogonale à (BC)(\mathrm{BC}) et à (BF)(\mathrm{BF}), deux droites sécantes du plan (BCG)(\mathrm{BCG}) : elle est orthogonale à la face BCGF, et B est le projeté orthogonal de M sur cette face. La hauteur est MB=AB=1\mathrm{MB}=\mathrm{AB}=1. Donc VBCGFM=13×1×1=13\mathcal{V}_{\mathrm{BCGFM}}=\dfrac{1}{3}\times 1\times 1=\dfrac{1}{3} unité de volume.

Conclusion : 23=2×13\dfrac{2}{3}=2\times\dfrac{1}{3}, le volume du tétraèdre AMNF est le double de celui de la pyramide BCGFM.

Vérification indépendante avec une autre base : A, M et F sont dans le plan (ABF)(\mathrm{ABF}), d'équation y=0y=0. Le triangle AMF a pour base [AM][\mathrm{AM}], de longueur 22, et pour hauteur BF=1\mathrm{BF}=1, puisque B est le pied de la perpendiculaire à (AM)(\mathrm{AM}) issue de F ; son aire vaut 2×12=1\dfrac{2\times 1}{2}=1. Le sommet N(0 ;2 ;2)\mathrm{N}(0\,;2\,;2) est à la distance 22 du plan y=0y=0, son ordonnée. Donc VAMNF=13×1×2=23\mathcal{V}_{\mathrm{AMNF}}=\dfrac{1}{3}\times 1\times 2=\dfrac{2}{3}, le même résultat. Piège : prendre une hauteur qui n'est pas perpendiculaire à la base choisie, par exemple AN pour la base AMF.

Exercice 3 : Suites : deux suites convergeant vers 2, raisonnement par récurrence, fonction Python et suite géométrique auxiliaire

6 points Suites et récurrenceLimites et continuitéPython et méthodes numériquesExponentielle et logarithme

Le but de cet exercice est d'étudier les convergences de deux suites vers une même limite.

  • Partie A
  • On considère la fonction ff définie sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ par f(x)=3x−2f(x)=\sqrt{3x-2}.
  • A.1. Justifier les éléments du tableau de variations ci-dessous :
  • xx22+∞+\infty
    f(x)f(x)22↗\nearrow+∞+\infty
  • On admet que la suite (un)(u_{n}) vérifiant u0=6u_{0}=6 et, pour tout nn entier naturel, un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_{n}) est bien définie.
  • A.2.a. Démontrer par récurrence que, pour tout nn entier naturel : 2⩽un+1⩽un⩽62\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n}\leqslant 6.
  • A.2.b. En déduire que la suite (un)(u_{n}) converge.
  • A.3. On appelle ℓ\ell la limite de (un)(u_{n}). On admet qu'elle est solution de l'équation f(x)=xf(x)=x. Déterminer la valeur de ℓ\ell.
  • 4. On considère la fonction rang écrite ci-dessous en langage Python. On rappelle que sqrt(xx) renvoie la racine carrée du nombre xx.
  • Programme Python de neuf lignes numérotées. Ligne 1 : from math import *. Ligne 2 vide. Ligne 3 : def rang(a) :. Ligne 4 : u = 6. Ligne 5 : n=0. Ligne 6 : while u > = a :. Ligne 7 : u = sqrt(3*u - 2). Ligne 8 : n = n+1. Ligne 9 : return n. Les lignes 7 et 8 sont dans la boucle, la ligne 9 en sort.
  • A.4.a. Pourquoi peut-on affirmer que rang(2.000001) renvoie une valeur ?
  • A.4.b. Pour quelles valeurs du paramètre aa l'instruction rang(aa) renvoie-t-elle un résultat ?
  • Partie B
  • On admet que la suite (vn)(v_{n}) vérifiant v0=6v_{0}=6 et, pour tout nn, entier naturel, vn+1=3−2vnv_{n+1}=3-\dfrac{2}{v_{n}} est bien définie.
  • B.1. Calculer v1v_{1}.
  • 2. Pour tout nn entier naturel, on admet que vn≠2v_{n}\neq 2 et on pose : wn=vn−1vn−2w_{n}=\dfrac{v_{n}-1}{v_{n}-2}
  • B.2.a. Démontrer que la suite (wn)(w_{n}) est géométrique de raison 2 et préciser son premier terme w0w_{0}.
  • B.2.b. On admet que, pour tout nn entier naturel, wn−1=1vn−2w_{n}-1=\dfrac{1}{v_{n}-2}. En déduire que, pour tout nn entier naturel, vn=2+11,25×2n−1v_{n}=2+\dfrac{1}{1{,}25\times 2^{n}-1}
  • B.2.c. Calculer la limite de (vn)(v_{n}).
  • B.3. Déterminer le plus petit entier naturel nn pour lequel vn<2,01v_{n}<2{,}01 en résolvant l'inéquation.
  • Partie C
  • C. À l'aide des parties précédentes, déterminer le plus petit entier NN tel que pour tout n⩾Nn\geqslant N, les termes vnv_{n} et unu_{n} appartiennent à l'intervalle ]1,99 ;2,01[]1{,}99\,;2{,}01[.

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A.1
A.3
A.4.b
B.1
B.2.a
B.2.c
B.3
C
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Réponses

  • A.1 f(2)=2f(2)=2 ; ff strictement croissante (composée de x↦3x−2x\mapsto 3x-2 et de la racine) ; lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty
  • A.2.a Initialisation 2⩽u1=4⩽u0=6⩽62\leqslant u_{1}=4\leqslant u_{0}=6\leqslant 6 ; hérédité par la croissance de ff, avec f(2)=2f(2)=2 et f(6)=4⩽6f(6)=4\leqslant 6
  • A.2.b (un)(u_{n}) décroissante et minorée par 22 : convergente (théorème de convergence monotone)
  • A.3 3x−2=x  ⟺  x2−3x+2=0  ⟺  x∈{1 ;2}\sqrt{3x-2}=x\iff x^{2}-3x+2=0\iff x\in\{1\,;2\} ; ℓ⩾2\ell\geqslant 2 donc ℓ=2\ell=2
  • A.4.a un→2<2,000001u_{n}\to 2<2{,}000001 : un terme finit par passer sous 2,0000012{,}000001, la boucle s'arrête
  • A.4.b Pour a>2a>2 exactement ; pour a⩽2a\leqslant 2, un⩾2⩾au_{n}\geqslant 2\geqslant a pour tout nn et la boucle est infinie
  • B.1 v1=83v_{1}=\dfrac{8}{3}
  • B.2.a wn+1=2wnw_{n+1}=2w_{n} ; géométrique de raison 22, de premier terme w0=54=1,25w_{0}=\dfrac{5}{4}=1{,}25
  • B.2.b wn=1,25×2nw_{n}=1{,}25\times 2^{n}, puis vn−2=1wn−1v_{n}-2=\dfrac{1}{w_{n}-1}, d'où vn=2+11,25×2n−1v_{n}=2+\dfrac{1}{1{,}25\times 2^{n}-1}
  • B.2.c lim⁡n→+∞vn=2\lim_{n\to+\infty}v_{n}=2
  • B.3 2n>80,8  ⟺  n>ln⁡80,8ln⁡2≈6,342^{n}>80{,}8\iff n>\dfrac{\ln 80{,}8}{\ln 2}\approx 6{,}34 : n=7n=7
  • C vn<2,01v_{n}<2{,}01 dès n=7n=7, un<2,01u_{n}<2{,}01 dès n=17n=17 ; les deux sont >1,99>1{,}99 : N=17N=17

A.1. Trois éléments à justifier : la valeur f(2)f(2), le sens de variation et la limite en +∞+\infty.

Valeur : f(2)=3×2−2=4=2f(2)=\sqrt{3\times 2-2}=\sqrt{4}=2.

Variations : la fonction affine x↦3x−2x\mapsto 3x-2 est strictement croissante sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ et y prend des valeurs supérieures ou égales à 44, donc positives ; la fonction racine carrée est strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[. Par composition, ff est strictement croissante sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[. On peut aussi dériver : f′(x)=323x−2>0f'(x)=\dfrac{3}{2\sqrt{3x-2}}>0 sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[.

Limite : lim⁡x→+∞(3x−2)=+∞\lim_{x\to+\infty}(3x-2)=+\infty et lim⁡X→+∞X=+∞\lim_{X\to+\infty}\sqrt{X}=+\infty, donc, par composition, lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

Piège : justifier la croissance en disant seulement « la racine est croissante ». La composition demande aussi que la fonction intérieure soit croissante et à valeurs dans l'ensemble de définition de la racine.

A.2.a. On démontre par récurrence la propriété P(n)\mathcal{P}(n) : « 2⩽un+1⩽un⩽62\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n}\leqslant 6 ».

Initialisation : u0=6u_{0}=6 et u1=f(6)=16=4u_{1}=f(6)=\sqrt{16}=4. On a bien 2⩽4⩽6⩽62\leqslant 4\leqslant 6\leqslant 6 : P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que P(n)\mathcal{P}(n) est vraie, c'est-à-dire 2⩽un+1⩽un⩽62\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n}\leqslant 6. Ces quatre nombres sont dans [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, où ff est croissante (question A.1) : appliquer ff conserve l'ordre, donc f(2)⩽f(un+1)⩽f(un)⩽f(6)f(2)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(u_{n})\leqslant f(6), soit 2⩽un+2⩽un+1⩽42\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}\leqslant 4. Comme 4⩽64\leqslant 6, on obtient 2⩽un+2⩽un+1⩽62\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}\leqslant 6 : P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.

Conclusion : la propriété est vraie au rang 00 et héréditaire ; par le principe de récurrence, pour tout entier naturel nn, 2⩽un+1⩽un⩽62\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n}\leqslant 6.

Le cœur de l'hérédité est la croissance de ff, à citer explicitement : c'est elle qui transporte l'encadrement d'un rang au suivant. Erreur fréquente : écrire f(6)=6f(6)=6 ; on a f(6)=4f(6)=4, et c'est l'inégalité 4⩽64\leqslant 6 qui referme l'encadrement.

A.2.b. D'après A.2.a, pour tout nn, un+1⩽unu_{n+1}\leqslant u_{n} : la suite (un)(u_{n}) est décroissante. Et un⩾2u_{n}\geqslant 2 pour tout nn (pour n⩾1n\geqslant 1 par l'encadrement, et u0=6u_{0}=6) : elle est minorée par 22.

Par le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge : (un)(u_{n}) converge. Le théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur ; il dit seulement, par passage à la limite dans un⩾2u_{n}\geqslant 2, que ℓ⩾2\ell\geqslant 2.

A.3. On résout f(x)=xf(x)=x sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[. Pour x⩾2x\geqslant 2, les deux membres de 3x−2=x\sqrt{3x-2}=x sont positifs, donc l'égalité équivaut à celle des carrés : 3x−2=x23x-2=x^{2}, soit x2−3x+2=0x^{2}-3x+2=0. Le discriminant vaut 9−8=19-8=1 et les racines sont 3−12=1\dfrac{3-1}{2}=1 et 3+12=2\dfrac{3+1}{2}=2 ; autrement dit x2−3x+2=(x−1)(x−2)x^{2}-3x+2=(x-1)(x-2).

La valeur 11 n'est pas dans [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, et d'ailleurs ℓ⩾2\ell\geqslant 2 (question A.2.b). Donc ℓ=2\ell=2.

Vérification : f(2)=2f(2)=2, le point 22 est bien fixe. Piège : garder les deux solutions de l'équation du second degré sans revenir à l'ensemble de définition, ou élever au carré sans noter que les deux membres sont positifs, condition qui rend l'équivalence légitime.

A.4.a. La fonction calcule les termes u0=6u_{0}=6, u1u_{1}, u2u_{2}... et compte les étapes tant que u⩾au\geqslant a ; elle renvoie le premier rang nn tel que un<au_{n}<a. Remarque de lecture : la ligne 6 du sujet porte « u > = a », qu'il faut lire comme l'opérateur Python >= ; avec un espace entre les deux signes, Python refuserait la ligne.

La suite (un)(u_{n}) converge vers 22, et 2<2,0000012<2{,}000001. L'intervalle ouvert ]1 ;2,000001[]1\,;2{,}000001[ contient la limite 22 ; par définition de la convergence, il contient tous les termes de la suite à partir d'un certain rang. Il existe donc un entier nn tel que un<2,000001u_{n}<2{,}000001 : la condition de la boucle finit par être fausse, la boucle s'arrête et rang(2.000001) renvoie une valeur.

À titre indicatif, le programme renvoie 4949 : l'écart un−2u_{n}-2 est multiplié par un nombre proche de 34\dfrac{3}{4} à chaque étape, ce qui demande une cinquantaine de tours pour passer sous 10−610^{-6}. Piège : répondre « parce que la suite est décroissante ». La décroissance seule ne garantit pas que la suite passe sous 2,0000012{,}000001 ; c'est la LIMITE 22, strictement inférieure au seuil, qui le garantit.

A.4.b. Si a>2a>2 : le raisonnement de A.4.a s'applique tel quel. La limite 22 est strictement inférieure à aa, donc un terme unu_{n} finit par être strictement inférieur à aa, et la fonction renvoie un résultat. Si a>6a>6, la boucle n'est même pas parcourue et la fonction renvoie 00.

Si a⩽2a\leqslant 2 : pour tout nn, un⩾2⩾au_{n}\geqslant 2\geqslant a (question A.2.a), donc la condition u⩾au\geqslant a reste toujours vraie et la boucle ne s'arrête jamais. La fonction ne renvoie rien.

Conclusion : rang(aa) renvoie un résultat si et seulement si a>2a>2. Le cas a=2a=2 est le piège : la suite tend vers 22 mais reste au-dessus, elle n'est jamais strictement inférieure à 22.

B.1. v1=3−2v0=3−26=3−13=83≈2,67v_{1}=3-\dfrac{2}{v_{0}}=3-\dfrac{2}{6}=3-\dfrac{1}{3}=\dfrac{8}{3}\approx 2{,}67.

B.2.a. Méthode : on exprime wn+1w_{n+1} en fonction de vnv_{n}, puis on fait apparaître wnw_{n}. Pour tout entier naturel nn : vn+1−1=2−2vn=2(vn−1)vnv_{n+1}-1=2-\dfrac{2}{v_{n}}=\dfrac{2(v_{n}-1)}{v_{n}} et vn+1−2=1−2vn=vn−2vnv_{n+1}-2=1-\dfrac{2}{v_{n}}=\dfrac{v_{n}-2}{v_{n}}.

Donc wn+1=vn+1−1vn+1−2=2(vn−1)vn×vnvn−2=2×vn−1vn−2=2wnw_{n+1}=\dfrac{v_{n+1}-1}{v_{n+1}-2}=\dfrac{2(v_{n}-1)}{v_{n}}\times\dfrac{v_{n}}{v_{n}-2}=2\times\dfrac{v_{n}-1}{v_{n}-2}=2w_{n}. Les divisions sont permises : vn≠0v_{n}\neq 0 puisque la suite est bien définie, et vn≠2v_{n}\neq 2 (admis).

La suite (wn)(w_{n}) est géométrique de raison 22, de premier terme w0=v0−1v0−2=54=1,25w_{0}=\dfrac{v_{0}-1}{v_{0}-2}=\dfrac{5}{4}=1{,}25. Contrôle avec v1=83v_{1}=\dfrac{8}{3} : w1=8/3−18/3−2=5/32/3=52=2w0w_{1}=\dfrac{8/3-1}{8/3-2}=\dfrac{5/3}{2/3}=\dfrac{5}{2}=2w_{0}.

Piège : calculer wn+1w_{n+1} en remplaçant vnv_{n} par vn+1v_{n+1} dans l'écriture de wnw_{n} sans utiliser la relation de récurrence, ou montrer seulement que w1=2w0w_{1}=2w_{0} : un exemple ne prouve pas le cas général.

B.2.b. D'après B.2.a, pour tout nn, wn=w0×2n=1,25×2nw_{n}=w_{0}\times 2^{n}=1{,}25\times 2^{n}. On a wn−1=1,25×2n−1⩾0,25>0w_{n}-1=1{,}25\times 2^{n}-1\geqslant 0{,}25>0, donc non nul. De l'égalité admise wn−1=1vn−2w_{n}-1=\dfrac{1}{v_{n}-2}, on tire, en passant aux inverses, vn−2=1wn−1=11,25×2n−1v_{n}-2=\dfrac{1}{w_{n}-1}=\dfrac{1}{1{,}25\times 2^{n}-1}, soit vn=2+11,25×2n−1v_{n}=2+\dfrac{1}{1{,}25\times 2^{n}-1}.

Contrôles : n=0n=0 donne 2+10,25=6=v02+\dfrac{1}{0{,}25}=6=v_{0} ; n=1n=1 donne 2+11,5=83=v12+\dfrac{1}{1{,}5}=\dfrac{8}{3}=v_{1}. L'égalité admise se vérifie d'ailleurs en une ligne : wn−1=vn−1−(vn−2)vn−2=1vn−2w_{n}-1=\dfrac{v_{n}-1-(v_{n}-2)}{v_{n}-2}=\dfrac{1}{v_{n}-2}.

B.2.c. Comme 2>12>1, lim⁡n→+∞2n=+∞\lim_{n\to+\infty}2^{n}=+\infty, donc lim⁡n→+∞(1,25×2n−1)=+∞\lim_{n\to+\infty}\left(1{,}25\times 2^{n}-1\right)=+\infty et, par quotient, lim⁡n→+∞11,25×2n−1=0\lim_{n\to+\infty}\dfrac{1}{1{,}25\times 2^{n}-1}=0. Ainsi lim⁡n→+∞vn=2\lim_{n\to+\infty}v_{n}=2 : les deux suites ont la même limite, comme l'annonçait l'énoncé.

B.3. Pour tout nn, 1,25×2n−1>01{,}25\times 2^{n}-1>0. Alors vn<2,01  ⟺  11,25×2n−1<0,01  ⟺  1,25×2n−1>100v_{n}<2{,}01\iff\dfrac{1}{1{,}25\times 2^{n}-1}<0{,}01\iff 1{,}25\times 2^{n}-1>100, en passant aux inverses de deux nombres strictement positifs, ce qui change le sens de l'inégalité.

Puis 1,25×2n>101  ⟺  2n>80,8  ⟺  nln⁡2>ln⁡80,81{,}25\times 2^{n}>101\iff 2^{n}>80{,}8\iff n\ln 2>\ln 80{,}8, la fonction ln⁡\ln étant strictement croissante,   ⟺  n>ln⁡80,8ln⁡2≈6,34\iff n>\dfrac{\ln 80{,}8}{\ln 2}\approx 6{,}34, puisque ln⁡2>0\ln 2>0.

Le plus petit entier naturel qui convient est n=7n=7. Vérification : v6=2+179≈2,0127⩾2,01v_{6}=2+\dfrac{1}{79}\approx 2{,}0127\geqslant 2{,}01 et v7=2+1159≈2,0063<2,01v_{7}=2+\dfrac{1}{159}\approx 2{,}0063<2{,}01.

Pièges : oublier le changement de sens en passant aux inverses ; ou diviser par ln⁡2\ln 2 sans dire qu'il est positif. Répondre 66 en arrondissant 6,346{,}34 au plus proche donne un rang où l'inégalité est fausse.

C. Les deux suites sont minorées par 22 : un⩾2u_{n}\geqslant 2 (partie A) et vn=2+11,25×2n−1>2v_{n}=2+\dfrac{1}{1{,}25\times 2^{n}-1}>2. Elles sont donc toujours strictement supérieures à 1,991{,}99, et la seule condition à étudier est un<2,01u_{n}<2{,}01 et vn<2,01v_{n}<2{,}01.

Les deux suites sont décroissantes : (un)(u_{n}) d'après A.2.a ; (vn)(v_{n}) parce que 1,25×2n−11{,}25\times 2^{n}-1 est positif et croît avec nn, donc son inverse décroît. Une fois sous 2,012{,}01, chacune y reste.

Pour (vn)(v_{n}) : vn<2,01v_{n}<2{,}01 si et seulement si n⩾7n\geqslant 7 (question B.3). Pour (un)(u_{n}) : le premier rang où un<2,01u_{n}<2{,}01 est la valeur renvoyée par rang(2.01) (partie A, question 4). À la calculatrice ou avec le programme : u15≈2,0155u_{15}\approx 2{,}0155, u16≈2,0116u_{16}\approx 2{,}0116 et u17≈2,0087u_{17}\approx 2{,}0087. Donc un<2,01u_{n}<2{,}01 si et seulement si n⩾17n\geqslant 17.

Les deux conditions sont réunies si et seulement si n⩾17n\geqslant 17 : N=17N=17. La suite (vn)(v_{n}), dont l'écart à 22 est divisé par environ 22 à chaque rang, converge bien plus vite que (un)(u_{n}), dont l'écart n'est multiplié que par environ 34\dfrac{3}{4}.

Piège : répondre 77, le rang de la seule suite étudiée par le calcul. L'énoncé demande que les DEUX suites soient dans l'intervalle ; c'est la plus lente qui fixe NN.

Exercice 4 : Vrai ou faux : dénombrement, probabilités conditionnelles, loi binomiale et espérance au musée

4 points Combinatoire et dénombrementArbres pondérés et probabilités totalesLoi binomiale et concentrationLes variables aléatoires

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Chaque réponse doit être justifiée.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

Un musée propose des visites avec ou sans audioguide. Les billets peuvent être achetés en ligne ou directement au guichet.

  • 1. Lorsqu'une personne achète son billet en ligne, un code de validation lui est envoyé par SMS afin qu'elle confirme son achat.
    Ce code est généré de façon aléatoire et est constitué de 4 chiffres deux à deux distincts, le premier chiffre étant différent de 0.
    Affirmation 1 : Le nombre de codes différents pouvant être générés est 5 0405\,040.
  • 2. Une étude a permis de considérer que :
    • la probabilité qu'une personne choisisse l'audioguide sachant qu'elle a acheté son billet en ligne est égale à 0,80{,}8 ;
    • la probabilité qu'une personne achète son billet en ligne est égale à 0,70{,}7 ;
    • la probabilité qu'une personne opte pour une visite sans audioguide est égale à 0,320{,}32.
    Affirmation 2 : La probabilité qu'un visiteur ne prenne pas l'audioguide sachant qu'il a acheté son billet au guichet est supérieure à deux tiers.
  • 3. On choisit au hasard 12 visiteurs de ce musée.
    On suppose que le choix de l'option « audioguide » est indépendant d'un visiteur à l'autre.
    Affirmation 3 : La probabilité qu'exactement la moitié de ces visiteurs opte pour l'audioguide est égale à 924×0,21766924\times 0{,}2176^{6}.
  • 4. Lorsqu'une personne dispose d'un audioguide, elle peut choisir parmi trois parcours :
    • un premier d'une durée de cinquante minutes,
    • un deuxième d'une durée d'une heure et vingt minutes,
    • un troisième d'une durée d'une heure et quarante minutes.
    Le temps de parcours peut être modélisé par une variable aléatoire XX dont la loi de probabilité est donnée ci-dessous :
  • xix_{i}50 min1 h 20 min1 h 40 min
    P(X=xi)P(X=x_{i})0,10{,}10,60{,}60,30{,}3
  • 4. Affirmation 4 : L'espérance de XX est 77 minutes.

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Réponses

  • 1 Faux : 9×9×8×7=4 5369\times 9\times 8\times 7=4\,536 codes (5 0405\,040 compte aussi les codes commençant par 00)
  • 2 Faux : PL‾(A‾)=0,180,3=0,6<23P_{\overline{L}}(\overline{A})=\dfrac{0{,}18}{0{,}3}=0{,}6<\dfrac{2}{3}
  • 3 Vrai : X∼B(12 ;0,68)X\sim\mathcal{B}(12\,;0{,}68) et P(X=6)=(126)0,686 0,326=924×0,21766≈0,098P(X=6)=\dbinom{12}{6}0{,}68^{6}\,0{,}32^{6}=924\times 0{,}2176^{6}\approx 0{,}098
  • 4 Faux : E(X)=50×0,1+80×0,6+100×0,3=83E(X)=50\times 0{,}1+80\times 0{,}6+100\times 0{,}3=83 min

1. Méthode : principe multiplicatif, position par position, en commençant par la position la plus contrainte. Un code est une liste ordonnée de 44 chiffres distincts (l'ordre compte : 12341234 et 43214321 sont deux codes différents).

Premier chiffre : 99 choix, tous les chiffres sauf 00. Deuxième : 99 choix, les 1010 chiffres moins celui déjà utilisé (le 00 redevient possible). Troisième : 88 choix. Quatrième : 77 choix. Nombre de codes : 9×9×8×7=4 5369\times 9\times 8\times 7=4\,536.

Autre calcul, par complémentaire : il y a 10×9×8×7=5 04010\times 9\times 8\times 7=5\,040 listes de 44 chiffres distincts (des 44-arrangements de 1010 chiffres), dont 9×8×7=5049\times 8\times 7=504 commencent par 00. On retrouve 5 040−504=4 5365\,040-504=4\,536.

Comme 4 536≠5 0404\,536\neq 5\,040, l'affirmation 1 est FAUSSE. Le nombre 5 0405\,040 est précisément le piège : il oublie la condition « premier chiffre différent de 00 ». Autre erreur : traiter le premier chiffre en dernier et compter 10×9×810\times 9\times 8 choix pour les trois premiers, ce qui rend impossible la prise en compte de la contrainte.

2. On note LL l'événement « la personne achète son billet en ligne » et AA l'événement « la personne prend l'audioguide ». L'énoncé donne PL(A)=0,8P_{L}(A)=0{,}8, P(L)=0,7P(L)=0{,}7 et P(A‾)=0,32P(\overline{A})=0{,}32. On cherche PL‾(A‾)P_{\overline{L}}(\overline{A}), la probabilité de ne pas prendre l'audioguide sachant que le billet a été acheté au guichet.

Probabilités des intersections avec LL : P(L∩A)=P(L)×PL(A)=0,7×0,8=0,56P(L\cap A)=P(L)\times P_{L}(A)=0{,}7\times 0{,}8=0{,}56 et P(L∩A‾)=0,7×0,2=0,14P(L\cap\overline{A})=0{,}7\times 0{,}2=0{,}14.

Formule des probabilités totales, avec la partition {L ;L‾}\{L\,;\overline{L}\} : P(A‾)=P(L∩A‾)+P(L‾∩A‾)P(\overline{A})=P(L\cap\overline{A})+P(\overline{L}\cap\overline{A}), d'où P(L‾∩A‾)=0,32−0,14=0,18P(\overline{L}\cap\overline{A})=0{,}32-0{,}14=0{,}18.

Alors PL‾(A‾)=P(L‾∩A‾)P(L‾)=0,180,3=0,6P_{\overline{L}}(\overline{A})=\dfrac{P(\overline{L}\cap\overline{A})}{P(\overline{L})}=\dfrac{0{,}18}{0{,}3}=0{,}6. Or 23≈0,667\dfrac{2}{3}\approx 0{,}667 et 0,6<230{,}6<\dfrac{2}{3} : l'affirmation 2 est FAUSSE.

Contrôle par l'événement contraire : P(L‾∩A)=P(A)−P(L∩A)=0,68−0,56=0,12P(\overline{L}\cap A)=P(A)-P(L\cap A)=0{,}68-0{,}56=0{,}12 et PL‾(A)=0,120,3=0,4=1−0,6P_{\overline{L}}(A)=\dfrac{0{,}12}{0{,}3}=0{,}4=1-0{,}6. Le piège est la troisième donnée, P(A‾)=0,32P(\overline{A})=0{,}32, qui n'est PAS une branche de l'arbre : c'est une probabilité totale, dont on se sert pour remonter à la branche manquante. La placer sur la branche L‾→A‾\overline{L}\to\overline{A} fausse tout le calcul.

3. Méthode : on reconnaît un schéma de Bernoulli. D'après la question 2, la probabilité qu'un visiteur prenne l'audioguide est p=P(A)=1−0,32=0,68p=P(A)=1-0{,}32=0{,}68. On répète 1212 fois, de façon indépendante (hypothèse de l'énoncé), l'épreuve de Bernoulli « le visiteur prend l'audioguide », de succès de probabilité 0,680{,}68. La variable aléatoire YY qui compte les visiteurs prenant l'audioguide suit la loi binomiale B(12 ;0,68)\mathcal{B}(12\,;0{,}68).

« Exactement la moitié » des 1212 visiteurs, c'est Y=6Y=6 : P(Y=6)=(126)×0,686×(1−0,68)6=(126)×0,686×0,326P(Y=6)=\dbinom{12}{6}\times 0{,}68^{6}\times(1-0{,}68)^{6}=\dbinom{12}{6}\times 0{,}68^{6}\times 0{,}32^{6}.

Or (126)=12×11×10×9×8×76×5×4×3×2×1=924\dbinom{12}{6}=\dfrac{12\times 11\times 10\times 9\times 8\times 7}{6\times 5\times 4\times 3\times 2\times 1}=924, et 0,686×0,326=(0,68×0,32)6=0,217660{,}68^{6}\times 0{,}32^{6}=(0{,}68\times 0{,}32)^{6}=0{,}2176^{6}. Donc P(Y=6)=924×0,21766≈0,098P(Y=6)=924\times 0{,}2176^{6}\approx 0{,}098 : l'affirmation 3 est VRAIE.

Le regroupement a6b6=(ab)6a^{6}b^{6}=(ab)^{6} est ce qui fait apparaître le 0,21760{,}2176 de l'énoncé : c'est un indice que la probabilité de succès est bien 0,680{,}68. Erreur fréquente : prendre p=0,8p=0{,}8, la probabilité conditionnelle de la question 2, qui ne concerne que les acheteurs en ligne.

4. Méthode : on convertit les durées dans une même unité, la minute, puisque l'affirmation parle de minutes. 5050 min ; 1 h 20 min =60+20=80=60+20=80 min ; 1 h 40 min =60+40=100=60+40=100 min.

Espérance : E(X)=∑xiP(X=xi)=50×0,1+80×0,6+100×0,3=5+48+30=83E(X)=\sum x_{i}P(X=x_{i})=50\times 0{,}1+80\times 0{,}6+100\times 0{,}3=5+48+30=83 minutes. Comme 83≠7783\neq 77, l'affirmation 4 est FAUSSE.

Vérifications : les probabilités ont bien pour somme 0,1+0,6+0,3=10{,}1+0{,}6+0{,}3=1 ; et l'espérance se situe entre la plus petite et la plus grande durée, plus près de 8080 min, la valeur la plus probable. Piège : écrire 1 h 20 min sous la forme 1,21{,}2 h ou 1 h 40 min sous la forme 1,41{,}4 h. Une heure compte 6060 minutes, donc 1 h 20 min vaut 43\dfrac{4}{3} h, environ 1,331{,}33 h, et non 1,21{,}2 h.

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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2025-maths-metropole-septembre-j1. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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