Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité maths, Centres étrangers jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2026 : Centres étrangers, jour 2

Épreuve du jeudi 11 juin 2026 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2026, centres étrangers, jour 2 : jeudi 11 juin 2026, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 4, 4, 6 et 6 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures comprises, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 est de la géométrie dans l'espace : points non alignés, vecteur normal à un plan, équation cartésienne, angle par le produit scalaire, représentation paramétrique d'une droite orthogonale à un plan et point à distance donnée du plan. L'exercice 2 enchaîne un arbre pondéré, la formule des probabilités totales et une probabilité conditionnelle inversée, puis la loi binomiale (paramètres, probabilité cumulée, espérance) et l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée à une moyenne de 150 variables. L'exercice 3 étudie la fonction x↦ln⁡(3x2+2x)x\mapsto\ln\left(3x^{2}+2x\right) : sens de variation, corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, puis une suite récurrente an+1=f(an)a_{n+1}=f(a_{n}) traitée par raisonnement par récurrence et théorème de convergence monotone, et un script Python qui encadre la limite. L'exercice 4 associe les courbes de ff, f′f' et f′′f'', résout l'équation différentielle y′+y=(2x−3)e−xy'+y=(2x-3)\mathrm{e}^{-x}, étudie le signe et les limites de ff (croissances comparées), calcule une intégrale par deux intégrations par parties et compte les tangentes passant par l'origine.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : l'arrondi de α\alpha au centième dans l'exercice 3, qui exige de tester g(4,045)g(4{,}045) et pas seulement 4,044{,}04 et 4,054{,}05 ; la variance de la moyenne YY dans l'exercice 2, divisée par 150150, avec la demi-largeur δ=4\delta=4 ; et le décompte des tangentes de l'exercice 4, où trois changements de signe ne suffisent qu'avec la borne « au plus trois racines » d'un polynôme de degré 3.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Géométrie dans l'espace : plan (ABC), vecteur normal, angle et point à distance donnée

4 points Géométrie dans l'espace

L'espace est muni d'un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right).

  • On considère :
    • les points de l'espace A(1 ;0 ;3)\mathrm{A}(1\,;0\,;3), B(2 ;1 ;−1)\mathrm{B}(2\,;1\,;-1), C(1 ;1 ;1)\mathrm{C}(1\,;1\,;1) et H(0 ;2 ;1)\mathrm{H}(0\,;2\,;1) ;
    • le vecteur n⃗(442)\vec{n}\begin{pmatrix}4\\4\\2\end{pmatrix}.
  • 1. Démontrer que les points A, B et C définissent un plan de l'espace.
  • 2. Démontrer que le vecteur n⃗\vec{n} est un vecteur normal au plan (ABC).
  • 3. Déterminer une équation cartésienne du plan (ABC).
  • 4. Vérifier que le point H appartient au plan (ABC).
  • 5. Déterminer la mesure en degré de l'angle BAH^\widehat{\mathrm{BAH}}.
  • 6. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d)(d) orthogonale au plan (ABC) et passant par le point H.
  • 7. Déterminer les coordonnées du point S(xS ;yS ;zS)\mathrm{S}\left(x_{\mathrm{S}}\,;y_{\mathrm{S}}\,;z_{\mathrm{S}}\right) de la droite (d)(d) tel que :
    • la distance entre le point S et le plan (ABC) est 66 ;
    • son abscisse xSx_{\mathrm{S}} est positive.

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Réponses

  • 1 AB→(1 ;1 ;−4)\overrightarrow{\mathrm{AB}}(1\,;1\,;-4) et AC→(0 ;1 ;−2)\overrightarrow{\mathrm{AC}}(0\,;1\,;-2) non colinéaires : A, B, C non alignés
  • 2 n⃗⋅AB→=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AB}}=0 et n⃗⋅AC→=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=0, avec deux vecteurs non colinéaires du plan
  • 3 4x+4y+2z−10=04x+4y+2z-10=0, soit 2x+2y+z−5=02x+2y+z-5=0
  • 4 2×0+2×2+1−5=02\times 0+2\times 2+1-5=0 : H∈(ABC)\mathrm{H}\in(\mathrm{ABC})
  • 5 cos⁡BAH^=932×3=22\cos\widehat{\mathrm{BAH}}=\dfrac{9}{3\sqrt{2}\times 3}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}, donc BAH^=45°\widehat{\mathrm{BAH}}=45°
  • 6 (d) : x=2t, y=2+2t, z=1+t(d)\,:\ x=2t,\ y=2+2t,\ z=1+t, t∈Rt\in\mathbb{R}
  • 7 S(4 ;6 ;3)\mathrm{S}(4\,;6\,;3) (t=2t=2) ; le point (−4 ;−2 ;−1)(-4\,;-2\,;-1), d'abscisse négative, est rejeté

1. Trois points définissent un plan si et seulement s'ils ne sont pas alignés, c'est-à-dire si les vecteurs AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}} ne sont pas colinéaires.

AB→(2−11−0−1−3)=(11−4)\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}2-1\\1-0\\-1-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1\\1\\-4\end{pmatrix} et AC→(1−11−01−3)=(01−2)\overrightarrow{\mathrm{AC}}\begin{pmatrix}1-1\\1-0\\1-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}0\\1\\-2\end{pmatrix}.

S'il existait un réel kk tel que AC→=k AB→\overrightarrow{\mathrm{AC}}=k\,\overrightarrow{\mathrm{AB}}, la première coordonnée donnerait 0=k×10=k\times 1, donc k=0k=0, et la deuxième 1=k×1=01=k\times 1=0 : c'est impossible. Les vecteurs ne sont pas colinéaires, les points A, B et C ne sont pas alignés et ils définissent un plan.

Erreur fréquente : conclure parce que « les coordonnées sont différentes », ou comparer une seule paire de coordonnées. La non-colinéarité se démontre par l'absurde sur deux coordonnées au moins, comme ci-dessus.

2. Un vecteur non nul est normal à un plan dès qu'il est orthogonal à DEUX vecteurs non colinéaires de ce plan. On calcule les produits scalaires dans le repère orthonormé :

n⃗⋅AB→=4×1+4×1+2×(−4)=4+4−8=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AB}}=4\times 1+4\times 1+2\times(-4)=4+4-8=0 et n⃗⋅AC→=4×0+4×1+2×(−2)=0+4−4=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=4\times 0+4\times 1+2\times(-2)=0+4-4=0.

Le vecteur n⃗\vec{n}, non nul, est orthogonal à AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et à AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}}, qui sont deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) d'après la question 1 : n⃗\vec{n} est normal au plan (ABC).

Piège : un seul produit scalaire nul ne suffit pas, un vecteur orthogonal à une seule direction du plan peut être contenu dans le plan. Et la non-colinéarité des deux vecteurs testés fait partie de la justification : c'est là que la question 1 sert.

3. Un plan de vecteur normal n⃗(a ;b ;c)\vec{n}(a\,;b\,;c) a une équation cartésienne de la forme ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0. Ici le plan (ABC) a une équation 4x+4y+2z+d=04x+4y+2z+d=0, où le réel dd se détermine avec un point du plan.

A(1 ;0 ;3)∈(ABC)\mathrm{A}(1\,;0\,;3)\in(\mathrm{ABC}) : 4×1+4×0+2×3+d=04\times 1+4\times 0+2\times 3+d=0, soit 10+d=010+d=0 et d=−10d=-10. Une équation cartésienne de (ABC) est donc 4x+4y+2z−10=04x+4y+2z-10=0, ou, en divisant par 22, 2x+2y+z−5=02x+2y+z-5=0.

Vérification avec les deux autres points : pour B, 2×2+2×1+(−1)−5=02\times 2+2\times 1+(-1)-5=0 ; pour C, 2×1+2×1+1−5=02\times 1+2\times 1+1-5=0. Les trois points satisfont l'équation. Les deux équations décrivent le même plan : une équation cartésienne n'est jamais unique, elle l'est à un facteur non nul près.

4. On remplace les coordonnées de H(0 ;2 ;1)\mathrm{H}(0\,;2\,;1) dans l'équation : 2×0+2×2+1−5=0+4+1−5=02\times 0+2\times 2+1-5=0+4+1-5=0. Les coordonnées de H vérifient l'équation du plan, donc H appartient au plan (ABC).

5. L'angle BAH^\widehat{\mathrm{BAH}} a pour sommet A : c'est l'angle géométrique entre les vecteurs AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et AH→\overrightarrow{\mathrm{AH}}. On l'obtient par les deux expressions du produit scalaire : AB→⋅AH→=AB×AH×cos⁡BAH^\overrightarrow{\mathrm{AB}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AH}}=\mathrm{AB}\times\mathrm{AH}\times\cos\widehat{\mathrm{BAH}}.

AH→(0−12−01−3)=(−12−2)\overrightarrow{\mathrm{AH}}\begin{pmatrix}0-1\\2-0\\1-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1\\2\\-2\end{pmatrix}. Par les coordonnées : AB→⋅AH→=1×(−1)+1×2+(−4)×(−2)=−1+2+8=9\overrightarrow{\mathrm{AB}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AH}}=1\times(-1)+1\times 2+(-4)\times(-2)=-1+2+8=9.

Les normes : AB=12+12+(−4)2=18=32\mathrm{AB}=\sqrt{1^{2}+1^{2}+(-4)^{2}}=\sqrt{18}=3\sqrt{2} et AH=(−1)2+22+(−2)2=9=3\mathrm{AH}=\sqrt{(-1)^{2}+2^{2}+(-2)^{2}}=\sqrt{9}=3.

Donc cos⁡BAH^=932×3=12=22\cos\widehat{\mathrm{BAH}}=\dfrac{9}{3\sqrt{2}\times 3}=\dfrac{1}{\sqrt{2}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}. Comme un angle géométrique est compris entre 0°0° et 180°180°, BAH^=45°\widehat{\mathrm{BAH}}=45°.

Piège : prendre BA→\overrightarrow{\mathrm{BA}} au lieu de AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} change le signe du produit scalaire et donne 135°135°, l'angle supplémentaire. Les deux vecteurs doivent PARTIR du sommet de l'angle. Contrôle : cos⁡BAH^≈0,707\cos\widehat{\mathrm{BAH}}\approx 0{,}707 et arccos⁡(0,707)≈45°\arccos(0{,}707)\approx 45° à la calculatrice, en mode degré.

6. Une droite orthogonale à un plan a pour vecteur directeur un vecteur normal à ce plan. On peut prendre n⃗(4 ;4 ;2)\vec{n}(4\,;4\,;2) ou, plus simple, le vecteur colinéaire u⃗=12n⃗=(2 ;2 ;1)\vec{u}=\dfrac{1}{2}\vec{n}=(2\,;2\,;1).

Un point M(x ;y ;z)M(x\,;y\,;z) appartient à (d)(d) si et seulement s'il existe un réel tt tel que HM→=t u⃗\overrightarrow{\mathrm{H}M}=t\,\vec{u}, ce qui donne la représentation paramétrique : x=2tx=2t, y=2+2ty=2+2t, z=1+tz=1+t, t∈Rt\in\mathbb{R}.

Vérification : t=0t=0 redonne H(0 ;2 ;1)\mathrm{H}(0\,;2\,;1). Avec n⃗\vec{n} comme vecteur directeur, on obtiendrait x=4kx=4k, y=2+4ky=2+4k, z=1+2kz=1+2k, k∈Rk\in\mathbb{R}, tout aussi juste : une représentation paramétrique n'est pas unique, et le correcteur accepte toute réponse cohérente.

7. Le point H appartient au plan (ABC) (question 4) et la droite (d)(d) est orthogonale à ce plan en H : pour tout point S de (d)(d), H est le projeté orthogonal de S sur le plan, et la distance de S au plan (ABC) est la longueur SH.

Un point S de (d)(d) s'écrit S(2t ;2+2t ;1+t)\mathrm{S}(2t\,;2+2t\,;1+t) et HS→=t u⃗=(2t ;2t ;t)\overrightarrow{\mathrm{HS}}=t\,\vec{u}=(2t\,;2t\,;t), donc SH=4t2+4t2+t2=9t2=3∣t∣\mathrm{SH}=\sqrt{4t^{2}+4t^{2}+t^{2}}=\sqrt{9t^{2}}=3\lvert t\rvert.

La condition SH=6\mathrm{SH}=6 s'écrit 3∣t∣=63\lvert t\rvert=6, soit t=2t=2 ou t=−2t=-2. Pour t=2t=2 : S(4 ;6 ;3)\mathrm{S}(4\,;6\,;3), d'abscisse 4>04>0. Pour t=−2t=-2 : le point (−4 ;−2 ;−1)(-4\,;-2\,;-1), d'abscisse négative, ne convient pas. Le point cherché est S(4 ;6 ;3)\mathrm{S}(4\,;6\,;3).

Vérification par la formule de la distance d'un point à un plan (utile pour contrôler, même si l'énoncé ne l'attend pas) : ∣2×4+2×6+3−5∣22+22+12=183=6\dfrac{\lvert 2\times 4+2\times 6+3-5\rvert}{\sqrt{2^{2}+2^{2}+1^{2}}}=\dfrac{18}{3}=6.

Piège : poser directement t=6t=6 en confondant le paramètre et la distance. Le paramètre ne mesure une longueur que si le vecteur directeur est unitaire ; ici ∥u⃗∥=3\lVert\vec{u}\rVert=3, et t=6t=6 donnerait le point (12 ;14 ;7)(12\,;14\,;7), à distance 1818 du plan. Avec n⃗\vec{n} comme vecteur directeur, ∥n⃗∥=6\lVert\vec{n}\rVert=6 et la condition devient 6∣k∣=66\lvert k\rvert=6, k=1k=1 : on retrouve le même point S.

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Exercice 2 : Probabilités : publier sur un réseau social, arbre pondéré, loi binomiale et inégalité de Bienaymé-Tchebychev

4 points Arbres pondérés et probabilités totalesLoi binomiale et concentrationSommes de variables aléatoires et concentration

  • Parmi les habitants âgés d'au moins 15 ans vivant en France, on compte :
    • 21 %21\,\% de personnes de 15 à 29 ans ;
    • 46 %46\,\% de personnes de 30 à 59 ans ;
    • 33 %33\,\% de personnes d'au moins 60 ans.
  • On s'intéresse à l'utilisation d'un réseau social par les habitants âgés d'au moins 15 ans vivant en France. On a ainsi pu observer que :
    • 70 %70\,\% des personnes de 15 à 29 ans ont déjà publié sur ce réseau social ;
    • 46 %46\,\% des personnes de 30 à 59 ans ont déjà publié sur ce réseau social ;
    • 15 %15\,\% des personnes d'au moins 60 ans ont déjà publié sur ce réseau social.
  • On interroge une personne âgée d'au moins 15 ans vivant en France et on lui demande si elle a déjà publié sur ce réseau social.
  • On note :
    • JJ l'événement : « la personne interrogée a entre 15 et 29 ans » ;
    • MM l'événement : « la personne interrogée a entre 30 et 59 ans » ;
    • SS l'événement : « la personne interrogée a au moins 60 ans » ;
    • RR l'événement : « la personne interrogée a déjà publié sur ce réseau social ».
  • On note R‾\overline{R} l'événement contraire de l'événement RR.
  • Dans tout l'exercice, les valeurs approchées seront arrondies au millième.
  • Partie A
  • A.1. Recopier et compléter l'arbre de probabilité.
  • Arbre de probabilité vide, sans aucune probabilité écrite. La racine se divise en trois branches vers J, M et S ; chacun de ces trois nœuds se divise en deux branches, vers R en haut et vers R barre en bas. Les neuf branches sont à compléter.
  • A.2. Déterminer P(M∩R)P(M\cap R). Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  • 3. On interroge au hasard une personne âgée d'au moins 15 ans vivant en France.
  • A.3.a. Calculer la probabilité qu'elle ait déjà publié sur ce réseau social.
  • A.3.b. On sait que cette personne a déjà publié sur ce réseau social. Déterminer la probabilité qu'elle ait au moins 60 ans.
  • Partie B
  • Au cours d'un sondage, on interroge successivement, au hasard et de manière indépendante, 100 personnes âgées d'au moins 15 ans vivant en France et on leur demande si elles ont déjà publié sur ce réseau social.
  • La population du pays est suffisamment grande pour qu'on assimile le choix des personnes sondées à des tirages successifs avec remise.
  • On note XX la variable aléatoire qui donne le nombre de personnes ayant déjà publié sur ce réseau social parmi ces 100 personnes interrogées.
  • Dans cette partie, on admet que la probabilité qu'une personne âgée d'au moins 15 ans vivant en France ait déjà publié sur ce réseau social est 0,410{,}41.
  • B.1. On admet que la variable aléatoire XX suit une loi binomiale. Donner ses paramètres.
  • B.2. Calculer la probabilité qu'au moins la moitié des 100 personnes interrogées ait déjà publié sur ce réseau social.
  • B.3. Déterminer l'espérance de la variable aléatoire XX et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  • Partie C
  • On effectue le sondage décrit dans la partie B dans 150 villes françaises en respectant les mêmes conditions.
  • On note X1X_{1}, X2X_{2}, ..., X150X_{150} les variables aléatoires donnant le nombre de personnes ayant déjà publié sur ce réseau social parmi les 100 personnes interrogées dans chacune des 150 villes.
  • On considère YY la variable aléatoire définie par : Y=X1+X2+⋯+X150150Y=\dfrac{X_{1}+X_{2}+\cdots+X_{150}}{150}
  • C. Démontrer que la probabilité que la variable aléatoire YY soit strictement comprise entre 37 et 45 est strictement supérieure à 98 %98\,\%.

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A.1
A.2
A.3.a
A.3.b
B.1
B.2
B.3
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Réponses

  • A.1 P(J)=0,21P(J)=0{,}21, P(M)=0,46P(M)=0{,}46, P(S)=0,33P(S)=0{,}33 ; PJ(R)=0,7P_{J}(R)=0{,}7, PJ(R‾)=0,3P_{J}(\overline{R})=0{,}3 ; PM(R)=0,46P_{M}(R)=0{,}46, PM(R‾)=0,54P_{M}(\overline{R})=0{,}54 ; PS(R)=0,15P_{S}(R)=0{,}15, PS(R‾)=0,85P_{S}(\overline{R})=0{,}85
  • A.2 P(M∩R)=0,46×0,46=0,211 6≈0,212P(M\cap R)=0{,}46\times 0{,}46=0{,}211\,6\approx 0{,}212 : environ 21,2 %21{,}2\,\% des personnes ont entre 30 et 59 ans ET ont déjà publié
  • A.3.a P(R)=0,147+0,211 6+0,049 5=0,408 1≈0,408P(R)=0{,}147+0{,}211\,6+0{,}049\,5=0{,}408\,1\approx 0{,}408
  • A.3.b PR(S)=0,049 50,408 1≈0,121P_{R}(S)=\dfrac{0{,}049\,5}{0{,}408\,1}\approx 0{,}121
  • B.1 XX suit la loi binomiale B(100 ;0,41)\mathcal{B}(100\,;0{,}41)
  • B.2 P(X⩾50)=1−P(X⩽49)≈0,043P(X\geqslant 50)=1-P(X\leqslant 49)\approx 0{,}043
  • B.3 E(X)=100×0,41=41\mathrm{E}(X)=100\times 0{,}41=41 : en moyenne, 41 personnes sur 100 sondées ont déjà publié
  • C E(Y)=41\mathrm{E}(Y)=41, V(Y)=24,19150\mathrm{V}(Y)=\dfrac{24{,}19}{150} ; Bienaymé-Tchebychev avec δ=4\delta=4 : P(37<Y<45)⩾1−24,192 400≈0,989 9>0,98P(37<Y<45)\geqslant 1-\dfrac{24{,}19}{2\,400}\approx 0{,}989\,9>0{,}98

A.1. Le premier niveau de l'arbre porte les trois tranches d'âge, qui forment une partition de la population étudiée : P(J)=0,21P(J)=0{,}21, P(M)=0,46P(M)=0{,}46 et P(S)=0,33P(S)=0{,}33. Contrôle : 0,21+0,46+0,33=10{,}21+0{,}46+0{,}33=1.

Le second niveau porte des probabilités CONDITIONNELLES : « 70 %70\,\% des personnes de 15 à 29 ans ont déjà publié » donne PJ(R)=0,7P_{J}(R)=0{,}7, et par l'événement contraire PJ(R‾)=1−0,7=0,3P_{J}(\overline{R})=1-0{,}7=0{,}3. De même PM(R)=0,46P_{M}(R)=0{,}46 et PM(R‾)=0,54P_{M}(\overline{R})=0{,}54, puis PS(R)=0,15P_{S}(R)=0{,}15 et PS(R‾)=0,85P_{S}(\overline{R})=0{,}85.

Piège : le nombre 0,460{,}46 apparaît deux fois, avec deux sens différents. Sur la branche vers MM, c'est la proportion des 30 à 59 ans dans la population, P(M)P(M) ; sur la branche de MM vers RR, c'est la proportion de ceux qui ont publié PARMI les 30 à 59 ans, PM(R)P_{M}(R). L'arbre complété, avec la probabilité de chaque chemin, figure en fin de corrigé.

A.2. Probabilité d'une intersection, lue sur un chemin de l'arbre (formule des probabilités composées) : P(M∩R)=P(M)×PM(R)=0,46×0,46=0,211 6P(M\cap R)=P(M)\times P_{M}(R)=0{,}46\times 0{,}46=0{,}211\,6, soit 0,2120{,}212 arrondi au millième.

Interprétation : environ 21,2 %21{,}2\,\% des habitants âgés d'au moins 15 ans vivant en France ont entre 30 et 59 ans ET ont déjà publié sur ce réseau social. La population de référence est la population entière, pas la seule tranche des 30 à 59 ans.

Erreur fréquente : répondre 0,460{,}46, qui est PM(R)P_{M}(R), la probabilité d'avoir publié SACHANT que la personne a entre 30 et 59 ans. Contrôle : une intersection est plus petite que chacun des deux événements, et 0,212<0,460{,}212<0{,}46.

A.3.a. Les événements JJ, MM et SS forment une partition de l'univers : on applique la formule des probabilités totales.

P(R)=P(J∩R)+P(M∩R)+P(S∩R)=0,21×0,7+0,46×0,46+0,33×0,15=0,147+0,211 6+0,049 5=0,408 1P(R)=P(J\cap R)+P(M\cap R)+P(S\cap R)=0{,}21\times 0{,}7+0{,}46\times 0{,}46+0{,}33\times 0{,}15=0{,}147+0{,}211\,6+0{,}049\,5=0{,}408\,1, soit P(R)≈0,408P(R)\approx 0{,}408.

Piège : faire la moyenne simple des trois pourcentages, 0,7+0,46+0,153≈0,437\dfrac{0{,}7+0{,}46+0{,}15}{3}\approx 0{,}437, en oubliant que les trois tranches d'âge n'ont pas le même poids dans la population. La formule des probabilités totales est une moyenne PONDÉRÉE par P(J)P(J), P(M)P(M) et P(S)P(S).

A.3.b. On sait que la personne a publié : on cherche PR(S)P_{R}(S), une probabilité conditionnée par RR, alors que l'arbre est construit dans l'autre sens. On revient à la définition d'une probabilité conditionnelle (c'est la démarche de la formule de Bayes) :

PR(S)=P(S∩R)P(R)=0,33×0,150,408 1=0,049 50,408 1≈0,121P_{R}(S)=\dfrac{P(S\cap R)}{P(R)}=\dfrac{0{,}33\times 0{,}15}{0{,}408\,1}=\dfrac{0{,}049\,5}{0{,}408\,1}\approx 0{,}121.

Sachant qu'une personne a déjà publié sur ce réseau social, la probabilité qu'elle ait au moins 60 ans est d'environ 0,1210{,}121. Bonne pratique : diviser par la valeur EXACTE 0,408 10{,}408\,1 et n'arrondir qu'à la fin ; ici l'arrondi intermédiaire 0,4080{,}408 donne encore 0,1210{,}121, mais ce n'est pas toujours le cas.

Erreur fréquente : confondre PR(S)P_{R}(S) et PS(R)=0,15P_{S}(R)=0{,}15. Le dénominateur est la probabilité de l'événement DONNÉ, celui qu'on sait réalisé, ici RR.

B.1. L'énoncé fait admettre la loi binomiale ; il reste à en lire les paramètres. On répète 100100 fois, de façon indépendante (tirages assimilés à des tirages avec remise), la même épreuve de Bernoulli dont le succès est « la personne a déjà publié sur ce réseau social », de probabilité 0,410{,}41. La variable XX compte les succès : XX suit la loi binomiale de paramètres n=100n=100 et p=0,41p=0{,}41, notée B(100 ;0,41)\mathcal{B}(100\,;0{,}41).

Piège : reprendre p=0,408p=0{,}408 calculé en A.3.a. Dans cette partie, l'énoncé fixe p=0,41p=0{,}41, et c'est cette valeur qui sert jusqu'à la fin de l'exercice.

B.2. « Au moins la moitié des 100 personnes » se traduit par X⩾50X\geqslant 50. La calculatrice donne les probabilités cumulées P(X⩽k)P(X\leqslant k), on passe donc par l'événement contraire :

P(X⩾50)=1−P(X⩽49)≈1−0,957 2=0,042 8P(X\geqslant 50)=1-P(X\leqslant 49)\approx 1-0{,}957\,2=0{,}042\,8, soit 0,0430{,}043 arrondi au millième.

Piège : écrire 1−P(X⩽50)1-P(X\leqslant 50), qui est P(X⩾51)≈0,027P(X\geqslant 51)\approx 0{,}027, en oubliant que « au moins la moitié » COMPREND la valeur 5050. L'écart n'est pas négligeable : P(X=50)≈0,015P(X=50)\approx 0{,}015. Ordre de grandeur : 5050 est loin au-dessus de l'espérance 4141 (question suivante), une probabilité faible est cohérente.

B.3. L'espérance d'une loi binomiale B(n ;p)\mathcal{B}(n\,;p) vaut npnp : E(X)=100×0,41=41\mathrm{E}(X)=100\times 0{,}41=41.

Interprétation : si l'on répétait un grand nombre de fois ce sondage de 100 personnes, on compterait en moyenne 41 personnes ayant déjà publié sur ce réseau social par sondage. Ce n'est pas une prédiction pour UN sondage : XX peut valoir 3535 ou 4848, c'est la moyenne sur de nombreux sondages qui se rapproche de 4141.

C. Chaque XiX_{i} décrit le même sondage de 100 personnes que dans la partie B, réalisé « dans les mêmes conditions » : chaque XiX_{i} suit la loi B(100 ;0,41)\mathcal{B}(100\,;0{,}41), d'espérance 100×0,41=41100\times 0{,}41=41 et de variance 100×0,41×0,59=24,19100\times 0{,}41\times 0{,}59=24{,}19. Les sondages des 150 villes étant menés au hasard et indépendamment les uns des autres, on considère les variables X1X_{1}, ..., X150X_{150} indépendantes ; c'est cette hypothèse qui permet d'additionner les variances.

Espérance de YY, par linéarité : E(Y)=1150(E(X1)+⋯+E(X150))=150×41150=41\mathrm{E}(Y)=\dfrac{1}{150}\left(\mathrm{E}(X_{1})+\cdots+\mathrm{E}(X_{150})\right)=\dfrac{150\times 41}{150}=41.

Variance de YY : V(Y)=11502 V(X1+⋯+X150)=150×24,191502=24,19150≈0,161 3\mathrm{V}(Y)=\dfrac{1}{150^{2}}\,\mathrm{V}(X_{1}+\cdots+X_{150})=\dfrac{150\times 24{,}19}{150^{2}}=\dfrac{24{,}19}{150}\approx 0{,}161\,3, la variance d'une somme de variables indépendantes étant la somme de leurs variances.

L'intervalle ]37 ;45[]37\,;45[ est centré en E(Y)=41\mathrm{E}(Y)=41, de demi-largeur 44 : 37<Y<45  ⟺  ∣Y−41∣<437<Y<45\iff\lvert Y-41\rvert<4. L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev appliquée à YY avec δ=4\delta=4 donne : P(∣Y−41∣⩾4)⩽V(Y)42=24,19150×16=24,192 400≈0,010 08P\left(\lvert Y-41\rvert\geqslant 4\right)\leqslant\dfrac{\mathrm{V}(Y)}{4^{2}}=\dfrac{24{,}19}{150\times 16}=\dfrac{24{,}19}{2\,400}\approx 0{,}010\,08.

On passe à l'événement contraire, ce qui renverse le sens de l'inégalité : P(37<Y<45)=1−P(∣Y−41∣⩾4)⩾1−24,192 400≈0,989 9P(37<Y<45)=1-P\left(\lvert Y-41\rvert\geqslant 4\right)\geqslant 1-\dfrac{24{,}19}{2\,400}\approx 0{,}989\,9.

Comme 0,989 9>0,980{,}989\,9>0{,}98, la probabilité que YY soit strictement comprise entre 37 et 45 est strictement supérieure à 98 %98\,\%. C'est aussi l'inégalité de concentration appliquée à la moyenne de l'échantillon (X1,…,X150)(X_{1},\ldots,X_{150}) : P(∣Y−41∣⩾δ)⩽V(X1)150 δ2P\left(\lvert Y-41\rvert\geqslant\delta\right)\leqslant\dfrac{\mathrm{V}(X_{1})}{150\,\delta^{2}}, le même calcul.

Pièges : utiliser V(X1)=24,19\mathrm{V}(X_{1})=24{,}19 au lieu de V(Y)\mathrm{V}(Y), ce qui donne la borne 24,1916>1\dfrac{24{,}19}{16}>1, sans intérêt ; prendre δ=45−37=8\delta=45-37=8, la largeur, au lieu de la DEMI-largeur 44 ; et oublier que l'inégalité stricte 37<Y<4537<Y<45 est exactement le contraire de ∣Y−41∣⩾4\lvert Y-41\rvert\geqslant 4, forme dans laquelle s'énonce l'inégalité.

J0,21R0,70,147non R0,30,063M0,46R0,460,2116non R0,540,2484S0,33R0,150,0495non R0,850,2805

Exercice 3 : Fonction logarithme et suites : valeurs intermédiaires, suite récurrente croissante et encadrement en Python

6 points Suites et récurrenceLimites et continuitéExponentielle et logarithmePython et méthodes numériques

  • Partie A
  • On note ff la fonction définie sur l'intervalle [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ par f(x)=ln⁡(3x2+2x)f(x)=\ln\left(3x^{2}+2x\right).
  • On admet que la fonction ff est dérivable sur l'intervalle [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ et on note f′f' sa fonction dérivée.
  • A.1. Démontrer que la fonction ff est strictement croissante sur l'intervalle [2 ;+∞[[2\,;+\infty[.
  • 2. On note gg la fonction définie sur l'intervalle [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ par : g(x)=f(x)−xg(x)=f(x)-x.
  • On admet que la fonction gg est strictement décroissante sur l'intervalle [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ et que lim⁡x→+∞g(x)=−∞\lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=-\infty.
  • A.2.a. Démontrer que l'équation g(x)=0g(x)=0 admet une unique solution α\alpha sur l'intervalle [2 ;+∞[[2\,;+\infty[.
  • A.2.b. Donner la valeur de α\alpha arrondie au centième.
  • A.2.c. En déduire le tableau de signes de la fonction gg sur l'intervalle [2 ;+∞[[2\,;+\infty[.
  • Partie B
  • Dans cette partie, les réponses pourront s'appuyer sur les résultats de la partie A.
  • On définit une suite (an)(a_{n}) par son premier terme a0>0a_{0}>0 et pour tout entier naturel nn, an+1=ln⁡(3an2+2an)a_{n+1}=\ln\left(3{a_{n}}^{2}+2a_{n}\right).
  • On étudie le cas où 2⩽a0⩽α2\leqslant a_{0}\leqslant\alpha, où α\alpha est l'unique solution de l'équation g(x)=0g(x)=0.
  • B.1. Démontrer que, pour tout entier naturel nn, on a 2⩽an⩽α2\leqslant a_{n}\leqslant\alpha.
  • B.2. Démontrer que la suite (an)(a_{n}) est croissante.
  • B.3. Démontrer que la suite (an)(a_{n}) converge.
  • B.4. Démontrer que la limite de la suite (an)(a_{n}) est α\alpha.
  • Partie C
  • Dans cette partie, on prend a0=2a_{0}=2.
  • La suite (an)(a_{n}) est ainsi définie par a0=2a_{0}=2 et pour tout entier naturel nn, an+1=ln⁡(3an2+2an)a_{n+1}=\ln\left(3{a_{n}}^{2}+2a_{n}\right).
  • On note (bn)(b_{n}) la suite définie par b0=10b_{0}=10 et pour tout entier naturel nn, bn+1=ln⁡(3bn2+2bn)b_{n+1}=\ln\left(3{b_{n}}^{2}+2b_{n}\right).
  • On admet que la suite (bn)(b_{n}) est strictement décroissante et qu'elle converge vers α\alpha.
  • C.1. Justifier que, pour tout entier naturel nn, on a an⩽bna_{n}\leqslant b_{n}.
  • 2. On considère le script ci-dessous écrit en langage Python.
  • Script Python encadré, dix lignes. from math import * ; def algo(p): ; puis, indentées : a = 2 ; b = 10 ; n = 0 ; while b - a > 10**(-p): ; dans la boucle : a = log(3*a**2 + 2*a) ; b = log(3*b**2 + 2*b) ; n = n + 1 ; enfin, hors de la boucle : return (n,a).
  • On rappelle qu'en langage Python :
    • la commande log(c) renvoie la valeur de ln⁡(c)\ln(c) ;
    • la commande a**2 renvoie la valeur de a2a^{2}.
  • C.2.a. Donner les valeurs renvoyées par l'instruction algo(2). On arrondira si besoin les valeurs au millième.
  • C.2.b. Interpréter les valeurs renvoyées dans le contexte de l'exercice.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/5

A.2.b
A.2.c
C.2.a
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Réponses

  • A.1 f′(x)=6x+23x2+2x>0f'(x)=\dfrac{6x+2}{3x^{2}+2x}>0 sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ : ff strictement croissante
  • A.2.a gg continue, strictement décroissante, g(2)=ln⁡16−2≈0,77>0g(2)=\ln 16-2\approx 0{,}77>0 et lim⁡+∞g=−∞\lim\limits_{+\infty}g=-\infty : une unique solution α\alpha (corollaire du TVI)
  • A.2.b α≈4,05\alpha\approx 4{,}05 (g(4,045)>0>g(4,05)g(4{,}045)>0>g(4{,}05))
  • A.2.c g(x)>0g(x)>0 sur [2 ;α[[2\,;\alpha[, g(α)=0g(\alpha)=0, g(x)<0g(x)<0 sur ]α ;+∞[]\alpha\,;+\infty[
  • B.1 Récurrence : ff croissante donne f(2)⩽an+1⩽f(α)=αf(2)\leqslant a_{n+1}\leqslant f(\alpha)=\alpha, et f(2)=ln⁡16⩾2f(2)=\ln 16\geqslant 2
  • B.2 an+1−an=g(an)⩾0a_{n+1}-a_{n}=g(a_{n})\geqslant 0 car an∈[2 ;α]a_{n}\in[2\,;\alpha]
  • B.3 Croissante et majorée par α\alpha : convergente (théorème de convergence monotone)
  • B.4 ff continue : la limite ℓ∈[2 ;α]\ell\in[2\,;\alpha] vérifie f(ℓ)=ℓf(\ell)=\ell, soit g(ℓ)=0g(\ell)=0, donc ℓ=α\ell=\alpha
  • C.1 an⩽αa_{n}\leqslant\alpha (partie B, a0=2a_{0}=2) et bn⩾αb_{n}\geqslant\alpha (suite décroissante de limite α\alpha)
  • C.2.a algo(2) renvoie (9 ; 4,044)(9\,;\ 4{,}044)
  • C.2.b 99 est le premier rang où bn−an⩽10−2b_{n}-a_{n}\leqslant 10^{-2} ; a9≈4,044a_{9}\approx 4{,}044 est une valeur approchée par défaut de α\alpha à 10−210^{-2} près

A.1. On étudie le signe de la dérivée. Pour x⩾2x\geqslant 2, u(x)=3x2+2x>0u(x)=3x^{2}+2x>0, et la dérivée de ln⁡(u)\ln(u) est u′u\dfrac{u'}{u} : f′(x)=6x+23x2+2xf'(x)=\dfrac{6x+2}{3x^{2}+2x}.

Sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, le numérateur 6x+2⩾14>06x+2\geqslant 14>0 et le dénominateur 3x2+2x=x(3x+2)⩾16>03x^{2}+2x=x(3x+2)\geqslant 16>0. Donc f′(x)>0f'(x)>0 pour tout xx de [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, et la fonction ff est strictement croissante sur cet intervalle.

Autre rédaction, sans dériver : x↦3x2+2xx\mapsto 3x^{2}+2x est strictement croissante et strictement positive sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, et ln⁡\ln est strictement croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ ; la composée est strictement croissante. Erreur fréquente : écrire f′(x)=13x2+2xf'(x)=\dfrac{1}{3x^{2}+2x} en oubliant le facteur u′(x)=6x+2u'(x)=6x+2 ; ici le signe resterait juste, mais la dérivée serait fausse.

A.2.a. On applique le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas d'une fonction strictement monotone) sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[. Ses trois hypothèses :

Continuité : gg est continue sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, puisque ff y est dérivable, donc continue, et que x↦xx\mapsto x l'est aussi. Monotonie : gg est strictement décroissante sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ (admis). Valeurs aux bornes : g(2)=ln⁡(3×4+4)−2=ln⁡16−2≈0,773>0g(2)=\ln(3\times 4+4)-2=\ln 16-2\approx 0{,}773>0 et lim⁡x→+∞g(x)=−∞\lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=-\infty.

Le réel 00 est compris entre lim⁡x→+∞g(x)=−∞\lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=-\infty et g(2)>0g(2)>0 : l'équation g(x)=0g(x)=0 admet donc une unique solution α\alpha sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[. Comme g(2)≠0g(2)\neq 0, on a même α>2\alpha>2.

Piège : oublier la continuité, ou ne pas calculer g(2)g(2). Sans le signe de g(2)g(2), rien ne garantit que 00 soit atteint : c'est la valeur que l'on doit justifier par un calcul, ln⁡16≈2,77>2\ln 16\approx 2{,}77>2.

A.2.b. On balaye à la calculatrice (tableau de valeurs de gg), en affinant le pas : g(4)≈0,025>0g(4)\approx 0{,}025>0 et g(5)≈−0,56<0g(5)\approx -0{,}56<0, puis g(4,04)≈0,003 8>0g(4{,}04)\approx 0{,}003\,8>0 et g(4,05)≈−0,001 6<0g(4{,}05)\approx -0{,}001\,6<0, donc 4,04<α<4,054{,}04<\alpha<4{,}05.

Cet encadrement ne suffit pas pour ARRONDIR au centième : il faut savoir de quel côté de 4,0454{,}045 se trouve α\alpha. Or g(4,045)≈0,001 1>0g(4{,}045)\approx 0{,}001\,1>0, donc 4,045<α<4,054{,}045<\alpha<4{,}05 (car gg est décroissante) et α≈4,05\alpha\approx 4{,}05 au centième.

Erreur fréquente : répondre 4,044{,}04, la borne inférieure de l'encadrement d'amplitude 10−210^{-2}, qui est une valeur approchée PAR DÉFAUT et non l'arrondi. Pour information, α≈4,047 1\alpha\approx 4{,}047\,1.

A.2.c. La fonction gg est strictement décroissante sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ et s'annule en α\alpha. Pour 2⩽x<α2\leqslant x<\alpha, g(x)>g(α)=0g(x)>g(\alpha)=0 ; pour x>αx>\alpha, g(x)<g(α)=0g(x)<g(\alpha)=0. Le tableau de signes, figuré en fin de corrigé, se lit : g(x)>0g(x)>0 sur [2 ;α[[2\,;\alpha[, g(α)=0g(\alpha)=0, g(x)<0g(x)<0 sur ]α ;+∞[]\alpha\,;+\infty[.

Le mot « en déduire » demande cette justification par la stricte décroissance : un tableau sans phrase ne suffit pas. Traduction utile pour la suite : g(x)⩾0  ⟺  f(x)⩾xg(x)\geqslant 0\iff f(x)\geqslant x, donc pour xx dans [2 ;α][2\,;\alpha], f(x)⩾xf(x)\geqslant x.

B.1. Raisonnement par récurrence. Pour tout entier naturel nn, on note P(n)P(n) la propriété : « 2⩽an⩽α2\leqslant a_{n}\leqslant\alpha ».

Initialisation : 2⩽a0⩽α2\leqslant a_{0}\leqslant\alpha par hypothèse de l'étude, donc P(0)P(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que P(n)P(n) est vraie, c'est-à-dire 2⩽an⩽α2\leqslant a_{n}\leqslant\alpha. La fonction ff est croissante sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ (A.1), donc elle conserve l'ordre : f(2)⩽f(an)⩽f(α)f(2)\leqslant f(a_{n})\leqslant f(\alpha).

Or f(an)=an+1f(a_{n})=a_{n+1}, f(α)=αf(\alpha)=\alpha puisque g(α)=0g(\alpha)=0, et f(2)=ln⁡16≈2,77⩾2f(2)=\ln 16\approx 2{,}77\geqslant 2. Donc 2⩽f(2)⩽an+1⩽α2\leqslant f(2)\leqslant a_{n+1}\leqslant\alpha : P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion : P(0)P(0) est vraie et la propriété est héréditaire, donc pour tout entier naturel nn, 2⩽an⩽α2\leqslant a_{n}\leqslant\alpha.

Le point délicat est f(α)=αf(\alpha)=\alpha : c'est la définition de α\alpha (g(α)=f(α)−α=0g(\alpha)=f(\alpha)-\alpha=0) qui permet de « boucler ». Piège : appliquer ff sans citer sa croissance ; c'est elle qui autorise à composer les inégalités.

B.2. Pour tout entier naturel nn, an+1−an=f(an)−an=g(an)a_{n+1}-a_{n}=f(a_{n})-a_{n}=g(a_{n}). D'après B.1, an∈[2 ;α]a_{n}\in[2\,;\alpha], et d'après le tableau de signes de A.2.c, gg est positive ou nulle sur [2 ;α][2\,;\alpha]. Donc an+1−an⩾0a_{n+1}-a_{n}\geqslant 0 : la suite (an)(a_{n}) est croissante.

C'est ici que la fonction gg prend son sens : elle mesure l'écart entre un terme et le suivant. Erreur fréquente : déduire la croissance de la suite de celle de ff. Une fonction croissante donne une suite MONOTONE, pas forcément croissante ; il faut comparer a1a_{1} et a0a_{0}, ou, comme ici, étudier le signe de gg.

B.3. La suite (an)(a_{n}) est croissante (B.2) et majorée par α\alpha (B.1). D'après le théorème de convergence monotone, elle converge.

Piège : affirmer que sa limite est α\alpha parce qu'elle est majorée par α\alpha. Le théorème ne dit que ceci : la limite ℓ\ell existe et vérifie ℓ⩽α\ell\leqslant\alpha. Identifier la limite, c'est la question suivante.

B.4. On note ℓ\ell la limite de (an)(a_{n}). En passant à la limite dans l'encadrement de B.1, 2⩽ℓ⩽α2\leqslant\ell\leqslant\alpha.

Pour tout nn, an+1=f(an)a_{n+1}=f(a_{n}). Quand nn tend vers +∞+\infty, an+1a_{n+1} tend vers ℓ\ell ; et comme ff est continue en ℓ\ell (elle est dérivable sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[), f(an)f(a_{n}) tend vers f(ℓ)f(\ell). Par unicité de la limite, f(ℓ)=ℓf(\ell)=\ell, c'est-à-dire g(ℓ)=0g(\ell)=0.

Or ℓ∈[2 ;+∞[\ell\in[2\,;+\infty[ et α\alpha est l'UNIQUE solution de g(x)=0g(x)=0 sur cet intervalle (A.2.a) : donc ℓ=α\ell=\alpha. La suite (an)(a_{n}) converge vers α\alpha.

Les deux arguments que le correcteur attend : la continuité de ff, sans laquelle on ne peut pas passer à la limite dans an+1=f(an)a_{n+1}=f(a_{n}), et l'appartenance de ℓ\ell à [2 ;+∞[[2\,;+\infty[, sans laquelle l'unicité de A.2.a ne s'applique pas.

C.1. Avec a0=2a_{0}=2, on a bien 2⩽a0⩽α2\leqslant a_{0}\leqslant\alpha : la partie B s'applique et donne an⩽αa_{n}\leqslant\alpha pour tout nn.

La suite (bn)(b_{n}) est décroissante et converge vers α\alpha : elle est minorée par sa limite, bn⩾αb_{n}\geqslant\alpha pour tout nn. En effet, si l'on avait bN<αb_{N}<\alpha pour un rang NN, la décroissance donnerait bn⩽bNb_{n}\leqslant b_{N} pour tout n⩾Nn\geqslant N, et par passage à la limite α⩽bN<α\alpha\leqslant b_{N}<\alpha, ce qui est absurde.

Donc, pour tout entier naturel nn, an⩽α⩽bna_{n}\leqslant\alpha\leqslant b_{n}, et en particulier an⩽bna_{n}\leqslant b_{n}. Ce n'est pas une comparaison terme à terme des deux formules : c'est α\alpha qui sépare les deux suites, et c'est ce qui fait tout l'intérêt de la question suivante.

C.2.a. On exécute le script, ou l'on fait tourner la boucle à la main avec la calculatrice. Les variables a, b et n contiennent ana_{n}, bnb_{n} et le rang nn ; la boucle continue tant que bn−an>10−2b_{n}-a_{n}>10^{-2}. Le tableau des termes successifs figure en fin de corrigé.

On lit : b8−a8≈0,013>0,01b_{8}-a_{8}\approx 0{,}013>0{,}01, la boucle tourne encore une fois ; b9−a9≈0,006⩽0,01b_{9}-a_{9}\approx 0{,}006\leqslant 0{,}01, elle s'arrête. L'instruction algo(2) renvoie donc le couple (9 ; a9)(9\,;\ a_{9}), soit (9 ; 4,044)(9\,;\ 4{,}044) en arrondissant au millième.

Erreurs fréquentes : renvoyer b9≈4,050b_{9}\approx 4{,}050 au lieu de a9a_{9} (le script renvoie (n,a)) ; ou s'arrêter un tour trop tôt en lisant b8−a8≈0,013b_{8}-a_{8}\approx 0{,}013 comme « à peu près 0,010{,}01 ».

C.2.b. D'après C.1 (et sa démonstration), an⩽α⩽bna_{n}\leqslant\alpha\leqslant b_{n} pour tout nn : chaque passage dans la boucle fournit un encadrement de α\alpha, d'amplitude bn−anb_{n}-a_{n}. La boucle s'arrête au premier rang où cette amplitude est inférieure ou égale à 10−p10^{-p}.

Avec p=2p=2 : n=9n=9 est le plus petit rang pour lequel bn−an⩽10−2b_{n}-a_{n}\leqslant 10^{-2}, et a9≈4,044a_{9}\approx 4{,}044 vérifie 0⩽α−a9⩽b9−a9⩽10−20\leqslant\alpha-a_{9}\leqslant b_{9}-a_{9}\leqslant 10^{-2}. Le nombre 4,0444{,}044 est donc une valeur approchée de α\alpha par défaut à 10−210^{-2} près, obtenue après 99 itérations.

Cohérence avec la partie A : 4,044⩽α≈4,047⩽4,0504{,}044\leqslant\alpha\approx 4{,}047\leqslant 4{,}050, et l'arrondi α≈4,05\alpha\approx 4{,}05 trouvé en A.2.b est bien dans l'encadrement [a9 ;b9][a_{9}\,;b_{9}].

xx22α\alpha+∞+\infty
signe de g(x)g(x)++00−-
Tableau de signes de gg sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ (question A.2.c)
nnana_{n}bnb_{n}bn−anb_{n}-a_{n}
0022101088
112,7732{,}7735,7685{,}7682,9962{,}996
223,3543{,}3544,7134{,}7131,3591{,}359
333,7003{,}7004,3314{,}3310,6310{,}631
443,8813{,}8814,1744{,}1740,2930{,}293
553,9693{,}9694,1044{,}1040,1350{,}135
664,0114{,}0114,0734{,}0730,0620{,}062
774,0304{,}0304,0594{,}0590,0290{,}029
884,0394{,}0394,0534{,}0530,0130{,}013
994,0444{,}0444,0504{,}0500,0060{,}006
Termes calculés par algo(2), arrondis au millième (question C.2.a)

Exercice 4 : Fonction exponentielle : courbes de f, f' et f'', équation différentielle, intégration par parties et tangentes par l'origine

6 points Les équations différentiellesPrimitives et intégrationLimites et continuitéLa dérivation

  • Partie A
  • Sur le graphique ci-dessous, on a tracé trois courbes C1\mathcal{C}_{1}, C2\mathcal{C}_{2} et C3\mathcal{C}_{3}.
  • Les courbes correspondent aux représentations graphiques de trois fonctions définies sur R\mathbb{R} : une fonction ff, sa dérivée f′f' et sa dérivée seconde f′′f''.
  • Repère quadrillé, abscisses de 0 à 6, ordonnées de -0,5 à 1. Trois courbes. C1, en pointillés rouges, descend depuis le haut du repère, coupe l'axe des abscisses en x = 1, passe sous l'axe avec un minimum vers x = 1,4, recoupe l'axe en x = 2, monte jusqu'à un maximum d'environ 0,11 vers x = 3,6 puis redescend lentement vers 0. C2, en trait plein bleu, descend très vite depuis le haut, coupe l'axe en x = 2, atteint un minimum d'environ -0,1 vers x = 2,7 et remonte pour recouper l'axe en x = 5. C3, en tirets verts, monte depuis le bas du repère, coupe l'axe vers x = 1,4, atteint un maximum d'environ 0,14 en x = 2, recoupe l'axe vers x = 3,6, a un minimum peu marqué vers x = 5 puis remonte vers 0.
  • A. Associer chacune des fonctions ff, f′f' et f′′f'' à sa courbe représentative. Aucune justification n'est attendue.
  • Partie B
  • On considère l'équation différentielle (E)(E) définie par y′+y=(2x−3)e−xy'+y=(2x-3)\mathrm{e}^{-x} où yy est une fonction de la variable réelle xx.
  • B.1. On considère la fonction gg définie sur R\mathbb{R} par g(x)=(x2−3x)e−xg(x)=\left(x^{2}-3x\right)\mathrm{e}^{-x}. Démontrer que la fonction gg est une solution particulière de l'équation différentielle (E)(E).
  • B.2. Déterminer l'ensemble des solutions de l'équation différentielle y′+y=0y'+y=0.
  • B.3. En déduire l'ensemble des solutions de l'équation différentielle (E)(E).
  • B.4. Déterminer la solution ff de l'équation différentielle (E)(E) telle que f(0)=2f(0)=2.
  • Partie C
  • On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par f(x)=e−x(x2−3x+2)f(x)=\mathrm{e}^{-x}\left(x^{2}-3x+2\right) et on note Cf\mathcal{C}_{f} sa courbe représentative dans un repère orthogonal.
  • C.1. Étudier le signe de la fonction ff sur R\mathbb{R}.
  • C.2.a. Déterminer la limite de la fonction ff en −∞-\infty.
  • C.2.b. Déterminer la limite de la fonction ff en +∞+\infty.
  • 3. On note II l'intégrale définie par : I=∫01f(x) dxI=\displaystyle\int_{0}^{1}f(x)\,\mathrm{d}x.
  • C.3.a. À l'aide de deux intégrations par parties successives, démontrer que I=1−1eI=1-\dfrac{1}{\mathrm{e}}.
  • C.3.b. Interpréter graphiquement ce résultat.
  • Partie D
  • On considère un réel aa.
  • On note (Ta)(T_{a}) la tangente à la courbe Cf\mathcal{C}_{f} au point d'abscisse aa.
  • D.1. Démontrer que le point d'intersection de la tangente (Ta)(T_{a}) et de l'axe des ordonnées a pour ordonnée (a3−4a2+2a+2)e−a\left(a^{3}-4a^{2}+2a+2\right)\mathrm{e}^{-a}.
  • D.2. Déterminer le nombre de tangentes à la courbe Cf\mathcal{C}_{f} passant par l'origine du repère. Le candidat explicitera les étapes de la démarche utilisée.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

A
B.4
C.1
Ensemble où f(x)<0f(x)<0 ;
C.2.a
C.2.b
D.2
Voir la correction

Réponses

  • A C1\mathcal{C}_{1} : ff ; C3\mathcal{C}_{3} : f′f' ; C2\mathcal{C}_{2} : f′′f''
  • B.1 g′(x)=(−x2+5x−3)e−xg'(x)=\left(-x^{2}+5x-3\right)\mathrm{e}^{-x} et g′(x)+g(x)=(2x−3)e−xg'(x)+g(x)=(2x-3)\mathrm{e}^{-x}
  • B.2 x↦Ke−xx\mapsto K\mathrm{e}^{-x}, K∈RK\in\mathbb{R}
  • B.3 x↦(x2−3x+K)e−xx\mapsto\left(x^{2}-3x+K\right)\mathrm{e}^{-x}, K∈RK\in\mathbb{R}
  • B.4 K=2K=2 : f(x)=(x2−3x+2)e−xf(x)=\left(x^{2}-3x+2\right)\mathrm{e}^{-x}
  • C.1 f(x)>0f(x)>0 sur ]−∞ ;1[ ∪ ]2 ;+∞[]-\infty\,;1[\,\cup\,]2\,;+\infty[, f(1)=f(2)=0f(1)=f(2)=0, f(x)<0f(x)<0 sur ]1 ;2[]1\,;2[
  • C.2.a lim⁡x→−∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty
  • C.2.b lim⁡x→+∞f(x)=0\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0 (croissances comparées)
  • C.3.a I=2+∫01(2x−3)e−x dx=2+(−1−e−1)=1−1eI=2+\displaystyle\int_{0}^{1}(2x-3)\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x=2+\left(-1-\mathrm{e}^{-1}\right)=1-\dfrac{1}{\mathrm{e}}
  • C.3.b f⩾0f\geqslant 0 sur [0 ;1][0\,;1] : I≈0,632I\approx 0{,}632 u.a. est l'aire sous Cf\mathcal{C}_{f} entre x=0x=0 et x=1x=1
  • D.1 y=f(a)−af′(a)y=f(a)-af'(a) en x=0x=0, avec f′(a)=(−a2+5a−5)e−af'(a)=\left(-a^{2}+5a-5\right)\mathrm{e}^{-a}
  • D.2 Trois tangentes : a3−4a2+2a+2=0a^{3}-4a^{2}+2a+2=0 a trois solutions, a≈−0,48a\approx -0{,}48, a≈1,31a\approx 1{,}31, a≈3,17a\approx 3{,}17

A. C1\mathcal{C}_{1} est la courbe de ff, C3\mathcal{C}_{3} celle de f′f' et C2\mathcal{C}_{2} celle de f′′f''. Aucune justification n'est attendue, mais voici comment trouver sans hésiter : on compare les ZÉROS d'une courbe aux EXTREMUMS d'une autre, puisque la dérivée s'annule en changeant de signe là où la fonction a un extremum.

C1\mathcal{C}_{1} décroît jusqu'à un minimum vers x≈1,4x\approx 1{,}4, croît jusqu'à un maximum vers x≈3,6x\approx 3{,}6, puis décroît. Or C3\mathcal{C}_{3} est négative avant 1,41{,}4, positive entre 1,41{,}4 et 3,63{,}6, négative après : C3\mathcal{C}_{3} est la courbe de la dérivée de la fonction représentée par C1\mathcal{C}_{1}.

De même, C3\mathcal{C}_{3} croît jusqu'à x=2x=2, décroît jusqu'à x≈5x\approx 5, puis croît ; et C2\mathcal{C}_{2} est positive avant 22, négative entre 22 et 55, positive après. C2\mathcal{C}_{2} représente donc la dérivée de la fonction de C3\mathcal{C}_{3}, c'est-à-dire f′′f''. Il reste C1\mathcal{C}_{1} pour ff.

Piège : associer les courbes à vue, par leur allure en 00. Le bon test est toujours le même : les zéros de f′f' sont les abscisses des extremums de ff. On peut le confirmer après coup avec la partie C : f(x)=(x2−3x+2)e−xf(x)=\left(x^{2}-3x+2\right)\mathrm{e}^{-x} s'annule en 11 et en 22, comme C1\mathcal{C}_{1}.

B.1. On calcule g′g' par la formule (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv', avec u(x)=x2−3xu(x)=x^{2}-3x et v(x)=e−xv(x)=\mathrm{e}^{-x}, donc u′(x)=2x−3u'(x)=2x-3 et v′(x)=−e−xv'(x)=-\mathrm{e}^{-x} :

g′(x)=(2x−3)e−x−(x2−3x)e−x=(−x2+5x−3)e−xg'(x)=(2x-3)\mathrm{e}^{-x}-\left(x^{2}-3x\right)\mathrm{e}^{-x}=\left(-x^{2}+5x-3\right)\mathrm{e}^{-x}.

Alors, pour tout réel xx : g′(x)+g(x)=(−x2+5x−3+x2−3x)e−x=(2x−3)e−xg'(x)+g(x)=\left(-x^{2}+5x-3+x^{2}-3x\right)\mathrm{e}^{-x}=(2x-3)\mathrm{e}^{-x}. La fonction gg, dérivable sur R\mathbb{R}, vérifie (E)(E) : c'est une solution particulière de (E)(E).

Erreur fréquente : oublier le signe moins dans la dérivée de e−x\mathrm{e}^{-x}, ce qui donnerait g′+g=(2x2−4x−3)e−xg'+g=\left(2x^{2}-4x-3\right)\mathrm{e}^{-x} : le calcul ne « tombe » plus, et c'est souvent le signal de l'erreur.

B.2. L'équation y′+y=0y'+y=0 s'écrit y′=−yy'=-y, de la forme y′=ayy'=ay avec a=−1a=-1. Ses solutions sur R\mathbb{R} sont les fonctions x↦Ke−xx\mapsto K\mathrm{e}^{-x}, où KK est une constante réelle.

Piège : écrire KexK\mathrm{e}^{x} en lisant y′+y=0y'+y=0 comme y′=yy'=y. Le coefficient aa se lit APRÈS avoir isolé y′y'.

B.3. Propriété du cours : les solutions de (E)(E) sont les sommes d'une solution particulière de (E)(E) et des solutions de l'équation homogène associée y′+y=0y'+y=0.

Justification : une fonction yy dérivable est solution de (E)(E) si et seulement si y′+y=g′+gy'+y=g'+g, c'est-à-dire (y−g)′+(y−g)=0(y-g)'+(y-g)=0, donc si et seulement si y−gy-g est solution de y′+y=0y'+y=0, soit y−g=Ke−xy-g=K\mathrm{e}^{-x}.

Les solutions de (E)(E) sont donc les fonctions x↦(x2−3x)e−x+Ke−x=(x2−3x+K)e−xx\mapsto\left(x^{2}-3x\right)\mathrm{e}^{-x}+K\mathrm{e}^{-x}=\left(x^{2}-3x+K\right)\mathrm{e}^{-x}, où KK est un réel quelconque.

B.4. La solution cherchée s'écrit f(x)=(x2−3x+K)e−xf(x)=\left(x^{2}-3x+K\right)\mathrm{e}^{-x}. Condition initiale : f(0)=(0−0+K)e0=K=2f(0)=(0-0+K)\mathrm{e}^{0}=K=2. Donc f(x)=(x2−3x+2)e−xf(x)=\left(x^{2}-3x+2\right)\mathrm{e}^{-x}, et c'est exactement la fonction de la partie C.

Vérification : f(0)=2×1=2f(0)=2\times 1=2. Piège : appliquer la condition f(0)=2f(0)=2 à la seule partie homogène Ke−xK\mathrm{e}^{-x} ; ici le résultat est le même parce que g(0)=0g(0)=0, mais c'est un hasard de l'énoncé, et la condition porte toujours sur la solution COMPLÈTE.

C.1. Pour tout réel xx, e−x>0\mathrm{e}^{-x}>0 : f(x)f(x) a le signe du trinôme x2−3x+2x^{2}-3x+2. Son discriminant vaut Δ=(−3)2−4×1×2=1>0\Delta=(-3)^{2}-4\times 1\times 2=1>0, ses racines sont 3−12=1\dfrac{3-1}{2}=1 et 3+12=2\dfrac{3+1}{2}=2, et x2−3x+2=(x−1)(x−2)x^{2}-3x+2=(x-1)(x-2).

Le trinôme est du signe de son coefficient dominant 1>01>0 à l'extérieur des racines. Donc f(x)>0f(x)>0 sur ]−∞ ;1[]-\infty\,;1[ et sur ]2 ;+∞[]2\,;+\infty[, f(1)=f(2)=0f(1)=f(2)=0, et f(x)<0f(x)<0 sur ]1 ;2[]1\,;2[.

Cohérence avec la partie A : la courbe C1\mathcal{C}_{1} passe sous l'axe des abscisses entre 11 et 22, et seulement là. Piège : oublier de dire que l'exponentielle est strictement positive ; c'est ce qui permet de ne regarder que le trinôme.

C.2.a. En −∞-\infty : lim⁡x→−∞(−x)=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}(-x)=+\infty et lim⁡X→+∞eX=+∞\lim\limits_{X\to+\infty}\mathrm{e}^{X}=+\infty, donc par composition lim⁡x→−∞e−x=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}\mathrm{e}^{-x}=+\infty. Le trinôme se comporte comme son terme de plus haut degré : lim⁡x→−∞(x2−3x+2)=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}\left(x^{2}-3x+2\right)=+\infty.

Par produit, lim⁡x→−∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty. Aucune forme indéterminée ici : les deux facteurs tendent vers +∞+\infty.

C.2.b. En +∞+\infty : e−x→0\mathrm{e}^{-x}\to 0 et x2−3x+2→+∞x^{2}-3x+2\to+\infty, forme indéterminée « 0×∞0\times\infty ». On développe pour faire apparaître les croissances comparées : f(x)=x2ex−3 xex+2e−xf(x)=\dfrac{x^{2}}{\mathrm{e}^{x}}-3\,\dfrac{x}{\mathrm{e}^{x}}+2\mathrm{e}^{-x}.

Par croissances comparées, lim⁡x→+∞x2ex=0\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x^{2}}{\mathrm{e}^{x}}=0 et lim⁡x→+∞xex=0\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x}{\mathrm{e}^{x}}=0 ; et lim⁡x→+∞2e−x=0\lim\limits_{x\to+\infty}2\mathrm{e}^{-x}=0. Par somme, lim⁡x→+∞f(x)=0\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0 : l'axe des abscisses est asymptote horizontale à Cf\mathcal{C}_{f} en +∞+\infty.

Piège : conclure « 0×∞=00\times\infty=0 ». Le produit est une forme indéterminée, et c'est le théorème des croissances comparées (l'exponentielle l'emporte sur toute puissance de xx) qui la lève, à citer par son nom.

C.3.a. Première intégration par parties, avec u(x)=x2−3x+2u(x)=x^{2}-3x+2, u′(x)=2x−3u'(x)=2x-3, v′(x)=e−xv'(x)=\mathrm{e}^{-x} et v(x)=−e−xv(x)=-\mathrm{e}^{-x} ; ces fonctions sont dérivables et à dérivées continues sur [0 ;1][0\,;1].

I=[−(x2−3x+2)e−x]01−∫01(2x−3)(−e−x)dx=(−0×e−1)−(−2×e0)+∫01(2x−3)e−x dx=2+JI=\left[-\left(x^{2}-3x+2\right)\mathrm{e}^{-x}\right]_{0}^{1}-\displaystyle\int_{0}^{1}(2x-3)\left(-\mathrm{e}^{-x}\right)\mathrm{d}x=\left(-0\times\mathrm{e}^{-1}\right)-\left(-2\times\mathrm{e}^{0}\right)+\int_{0}^{1}(2x-3)\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x=2+J, où J=∫01(2x−3)e−x dxJ=\displaystyle\int_{0}^{1}(2x-3)\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x.

Seconde intégration par parties pour JJ, avec u(x)=2x−3u(x)=2x-3, u′(x)=2u'(x)=2, v′(x)=e−xv'(x)=\mathrm{e}^{-x}, v(x)=−e−xv(x)=-\mathrm{e}^{-x} :

J=[−(2x−3)e−x]01+∫012e−x dx=(e−1−3)+[−2e−x]01=e−1−3−2e−1+2=−1−e−1J=\left[-(2x-3)\mathrm{e}^{-x}\right]_{0}^{1}+\displaystyle\int_{0}^{1}2\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x=\left(\mathrm{e}^{-1}-3\right)+\left[-2\mathrm{e}^{-x}\right]_{0}^{1}=\mathrm{e}^{-1}-3-2\mathrm{e}^{-1}+2=-1-\mathrm{e}^{-1}.

Donc I=2+J=2−1−e−1=1−1e≈0,632I=2+J=2-1-\mathrm{e}^{-1}=1-\dfrac{1}{\mathrm{e}}\approx 0{,}632.

Vérification par la partie B : ff est solution de (E)(E), donc f=(2x−3)e−x−f′f=(2x-3)\mathrm{e}^{-x}-f', et I=J−(f(1)−f(0))=−1−e−1−(0−2)=1−e−1I=J-\left(f(1)-f(0)\right)=-1-\mathrm{e}^{-1}-(0-2)=1-\mathrm{e}^{-1}. Autre contrôle : F(x)=−(x2−x+1)e−xF(x)=-\left(x^{2}-x+1\right)\mathrm{e}^{-x} a pour dérivée ff, et F(1)−F(0)=−e−1+1F(1)-F(0)=-\mathrm{e}^{-1}+1.

Pièges : le signe de v=−e−xv=-\mathrm{e}^{-x}, qui se propage dans les deux crochets ; et le crochet [−(2x−3)e−x]01\left[-(2x-3)\mathrm{e}^{-x}\right]_{0}^{1}, qui vaut e−1−3\mathrm{e}^{-1}-3 : en x=0x=0, −(2×0−3)e0=3-(2\times 0-3)\mathrm{e}^{0}=3, que l'on SOUSTRAIT.

C.3.b. D'après C.1, f(x)⩾0f(x)\geqslant 0 sur [0 ;1][0\,;1] (ff est positive sur [0 ;1[[0\,;1[ et s'annule en 11), et ff est continue. L'intégrale II est donc l'aire, en unités d'aire, du domaine délimité par la courbe Cf\mathcal{C}_{f}, l'axe des abscisses et les droites d'équations x=0x=0 et x=1x=1 : cette aire vaut 1−1e≈0,6321-\dfrac{1}{\mathrm{e}}\approx 0{,}632 unité d'aire.

Contrôle sur la courbe C1\mathcal{C}_{1} : f(0)=2f(0)=2 et f(1)=0f(1)=0, et la courbe passe sous la corde qui joint (0 ;2)(0\,;2) à (1 ;0)(1\,;0), dont le triangle a une aire de 11 : une aire de 0,6320{,}632 est cohérente. Piège : interpréter II comme une aire sans vérifier le SIGNE de ff sur l'intervalle.

D.1. Une équation de la tangente (Ta)(T_{a}) est y=f′(a)(x−a)+f(a)y=f'(a)(x-a)+f(a). Son intersection avec l'axe des ordonnées s'obtient pour x=0x=0 : y=f(a)−af′(a)y=f(a)-af'(a).

Calcul de f′f', par (uv)′=u′v+uv′(uv)'=u'v+uv' : f′(x)=−e−x(x2−3x+2)+e−x(2x−3)=(−x2+5x−5)e−xf'(x)=-\mathrm{e}^{-x}\left(x^{2}-3x+2\right)+\mathrm{e}^{-x}(2x-3)=\left(-x^{2}+5x-5\right)\mathrm{e}^{-x}.

Donc f(a)−af′(a)=e−a[a2−3a+2−a(−a2+5a−5)]=e−a[a2−3a+2+a3−5a2+5a]=(a3−4a2+2a+2)e−af(a)-af'(a)=\mathrm{e}^{-a}\left[a^{2}-3a+2-a\left(-a^{2}+5a-5\right)\right]=\mathrm{e}^{-a}\left[a^{2}-3a+2+a^{3}-5a^{2}+5a\right]=\left(a^{3}-4a^{2}+2a+2\right)\mathrm{e}^{-a}, l'ordonnée annoncée.

Vérification avec a=0a=0 : la tangente en 00 coupe l'axe des ordonnées au point de la courbe lui-même, d'ordonnée f(0)=2f(0)=2, et la formule donne (0−0+0+2)e0=2(0-0+0+2)\mathrm{e}^{0}=2. Piège : le signe moins devant af′(a)af'(a), qui retourne tous les signes de f′(a)f'(a).

D.2. Étape 1, traduire. La tangente (Ta)(T_{a}) passe par l'origine si et seulement si elle coupe l'axe des ordonnées en 00, c'est-à-dire, d'après D.1, (a3−4a2+2a+2)e−a=0\left(a^{3}-4a^{2}+2a+2\right)\mathrm{e}^{-a}=0. Comme e−a>0\mathrm{e}^{-a}>0, cela équivaut à h(a)=0h(a)=0, où h(a)=a3−4a2+2a+2h(a)=a^{3}-4a^{2}+2a+2.

Étape 2, étudier hh sur R\mathbb{R}. h′(a)=3a2−8a+2h'(a)=3a^{2}-8a+2, de discriminant 64−24=40>064-24=40>0 : h′h' s'annule en a1=4−103≈0,279a_{1}=\dfrac{4-\sqrt{10}}{3}\approx 0{,}279 et a2=4+103≈2,387a_{2}=\dfrac{4+\sqrt{10}}{3}\approx 2{,}387, est positive à l'extérieur et négative entre les deux. Donc hh est strictement croissante sur ]−∞ ;a1]]-\infty\,;a_{1}], strictement décroissante sur [a1 ;a2][a_{1}\,;a_{2}], strictement croissante sur [a2 ;+∞[[a_{2}\,;+\infty[ (tableau en fin de corrigé).

Valeurs utiles : h(a1)≈2,27>0h(a_{1})\approx 2{,}27>0 et h(a2)≈−2,42<0h(a_{2})\approx -2{,}42<0 (valeurs exactes 2010−227\dfrac{20\sqrt{10}-2}{27} et −2010−227\dfrac{-20\sqrt{10}-2}{27}) ; et, comme un polynôme se comporte en l'infini comme son terme de plus haut degré, lim⁡a→−∞h(a)=−∞\lim\limits_{a\to-\infty}h(a)=-\infty et lim⁡a→+∞h(a)=+∞\lim\limits_{a\to+\infty}h(a)=+\infty.

Étape 3, compter les solutions. hh est continue (polynôme). Par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires sur chacun des trois intervalles où elle est strictement monotone : sur ]−∞ ;a1]]-\infty\,;a_{1}], hh passe de −∞-\infty à h(a1)>0h(a_{1})>0, une seule solution ; sur [a1 ;a2][a_{1}\,;a_{2}], de h(a1)>0h(a_{1})>0 à h(a2)<0h(a_{2})<0, une seule ; sur [a2 ;+∞[[a_{2}\,;+\infty[, de h(a2)<0h(a_{2})<0 à +∞+\infty, une seule. L'équation h(a)=0h(a)=0 a exactement trois solutions, a≈−0,48a\approx -0{,}48, a≈1,31a\approx 1{,}31 et a≈3,17a\approx 3{,}17.

Étape 4, conclure. Ces trois points de contact donnent trois tangentes distinctes, car leurs coefficients directeurs f′(a)f'(a) diffèrent (environ −12,36-12{,}36, −0,044-0{,}044 et 0,0340{,}034). Il y a donc exactement trois tangentes à Cf\mathcal{C}_{f} passant par l'origine du repère.

Démarche plus rapide, et suffisante : h(−1)=−5<0h(-1)=-5<0, h(0)=2>0h(0)=2>0, h(2)=−2<0h(2)=-2<0 et h(4)=10>0h(4)=10>0. Trois changements de signe d'une fonction continue donnent au moins trois solutions par le théorème des valeurs intermédiaires, et un polynôme de degré 33 en a au plus trois : exactement trois. Piège : s'arrêter à « au moins une solution » parce que hh change de signe ; la question demande un NOMBRE, il faut donc aussi une borne supérieure.

aa−∞-\inftya1a_{1}a2a_{2}+∞+\infty
signe de h′(a)h'(a)++00−-00++
variations de hh−∞-\infty↗\nearrow≈2,27\approx 2{,}27↘\searrow≈−2,42\approx -2{,}42↗\nearrow+∞+\infty
Variations de h(a)=a3−4a2+2a+2h(a)=a^{3}-4a^{2}+2a+2, avec a1=4−103a_{1}=\dfrac{4-\sqrt{10}}{3} et a2=4+103a_{2}=\dfrac{4+\sqrt{10}}{3} (question D.2)
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