Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité maths, Métropole jour 1 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2026 : Métropole, jour 1

Épreuve du mardi 16 juin 2026 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2026, centre Métropole, jour 1 : mardi 16 juin 2026, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 5, 4, 6 et 5 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures comprises, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 porte sur les probabilités conditionnelles (arbre pondéré, formule des probabilités totales), puis sur l'espérance et la variance d'une somme de variables aléatoires indépendantes, la moyenne d'un échantillon et l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev. L'exercice 2 est un vrai ou faux de géométrie dans l'espace (représentation paramétrique d'une droite, plan orthogonal à une droite, droites sécantes ou non coplanaires, angle par le produit scalaire) et de dénombrement (arrangements et combinaisons). L'exercice 3 enchaîne une équation différentielle y′=ay+by'=ay+b, un raisonnement par récurrence, le théorème de convergence monotone et un algorithme de seuil en Python. L'exercice 4 étudie une fonction avec logarithme népérien : tangente et convexité lues sur un graphique, dérivée d'un quotient, croissance comparée, théorème des valeurs intermédiaires, primitive de la forme u′uu'u et calcul d'aire.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : l'unité de temps de l'exercice 3, où tt compte des dizaines de minutes et où 8,228{,}22 devient 1 h 22 min ; le modèle de dénombrement de l'affirmation 4 de l'exercice 2, où l'ordre indifférent rend le code à quatre symboles plus facile à trouver que celui à trois ; et la demi-largeur δ=6\delta=6 dans l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev de l'exercice 1, qui donne n=320n=320.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Probabilités : réservations à bord d'un navire, somme de variables aléatoires et Bienaymé-Tchebychev

5 points Sommes de variables aléatoires et concentrationArbres pondérés et probabilités totales

Un navire assure la liaison entre deux ports de la Méditerranée.

Lors d'une traversée, une famille a la possibilité de réserver une cabine ainsi qu'un emplacement pour un véhicule.

  • Partie A
  • Parmi l'ensemble des familles effectuant la traversée, on constate que 30 %30\,\% réservent un emplacement pour un véhicule et, parmi ces dernières, 80 %80\,\% réservent une cabine.
  • On sait par ailleurs que 75 %75\,\% des familles effectuant la traversée réservent une cabine.
  • On choisit au hasard une famille effectuant la traversée, et on considère les évènements suivants :
    • VV : « la famille réserve un emplacement pour un véhicule » ;
    • CC : « la famille réserve une cabine ».
  • Pour un évènement quelconque EE, on désigne par E‾\overline{E} son évènement contraire et par P(E)P(E) sa probabilité.
  • A.1.a. Donner P(C)P(C).
  • A.1.b. Reproduire l'arbre ci-contre et compléter les quatre pointillés.
  • Arbre pondéré à deux niveaux. La racine mène à V et à V barre ; chacun de ces deux nœuds mène à C et à C barre. Quatre pointillés à compléter : sur la branche vers V, sur les branches de V vers C et de V vers C barre, et sur la branche vers V barre. Les deux branches issues de V barre ne portent rien.
  • A.2. Calculer la probabilité qu'une famille réserve un emplacement pour un véhicule et une cabine.
  • A.3. Une famille a réservé une cabine. Déterminer la probabilité qu'elle réserve un emplacement pour un véhicule.
  • A.4. Déterminer PV‾(C)P_{\overline{V}}(C). On arrondira le résultat à 10−210^{-2}. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  • Partie B
  • Sur ce trajet, la réservation d'une cabine et d'un emplacement pour un véhicule sont facturés en supplément du coût de la traversée.
  • Ces suppléments sont d'un montant de :
    • 100 euros pour une cabine ;
    • 70 euros pour l'emplacement d'un véhicule.
  • On suppose qu'une famille peut réserver au maximum une cabine et au maximum un emplacement pour un véhicule.
  • À ces suppléments peuvent s'ajouter le prix payé pour des extras (repas, boissons, etc.).
  • On note XX la variable aléatoire qui associe, à chaque famille effectuant la traversée, le prix qu'elle paie, en euro, pour les suppléments.
  • On donne ci-dessous la loi de probabilité de XX.
  • xix_{i}007070100100170170
    P(X=xi)P\left(X=x_{i}\right)0,190{,}190,060{,}060,510{,}510,240{,}24
  • On note YY la variable aléatoire qui associe, à chaque famille effectuant la traversée, le prix qu'elle paie, en euro, pour les extras.
  • On admet que la variable aléatoire YY a pour espérance E(Y)=104\mathrm{E}(Y)=104 et pour variance V(Y)=1 686\mathrm{V}(Y)=1\,686.
  • On suppose que les variables XX et YY sont indépendantes.
  • B.1. Justifier que E(X)=96\mathrm{E}(X)=96 et que V(X)=3 114\mathrm{V}(X)=3\,114.
  • 2. À titre exceptionnel, la compagnie propose une remise de 40 %40\,\% sur les suppléments et les extras.
  • On note ZZ la variable aléatoire qui, à chaque famille effectuant la traversée, associe le montant total pour les suppléments et les extras, en euro, payé par cette famille après réduction.
  • B.2.a. Justifier que Z=0,6(X+Y)Z=0{,}6(X+Y).
  • B.2.b. En déduire que E(Z)=120\mathrm{E}(Z)=120 et que V(Z)=1 728\mathrm{V}(Z)=1\,728, où E(Z)\mathrm{E}(Z) est l'espérance de la variable aléatoire ZZ et V(Z)\mathrm{V}(Z) sa variance.
  • 3. On note nn un entier naturel non nul et on choisit au hasard un échantillon de nn familles effectuant cette traversée bénéficiant de la réduction exceptionnelle définie en question 2.
  • On admet que ce choix peut être assimilé à un tirage avec remise.
  • On désigne par Z1Z_{1} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la première famille, Z2Z_{2} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la deuxième famille et ainsi de suite, ZnZ_{n} la variable aléatoire égale au prix total pour les suppléments et les extras payé par la nn-ième famille.
  • On considère la variable aléatoire Mn=Z1+Z2+…+ZnnM_{n}=\dfrac{Z_{1}+Z_{2}+\ldots+Z_{n}}{n} donnant le prix total moyen pour les suppléments et les extras, payé par ces familles.
  • On admet que les variables Z1Z_{1}, Z2Z_{2}, ..., ZnZ_{n} sont indépendantes et suivent la même loi de probabilité que la variable aléatoire ZZ.
  • B.3.a. Montrer que l'espérance E(Mn)\mathrm{E}(M_{n}) de la variable MnM_{n} est égale à 120120, et que sa variance V(Mn)\mathrm{V}(M_{n}) est égale à 1 728n\dfrac{1\,728}{n}.
  • B.3.b. Déterminer le plus petit entier nn pour lequel l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d'affirmer que P(114<Mn<126)⩾0,85\mathrm{P}(114<M_{n}<126)\geqslant 0{,}85. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

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A.1.a
A.1.b
A.2
A.3
A.4
B.3.b
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Réponses

  • A.1.a P(C)=0,75P(C)=0{,}75
  • A.1.b P(V)=0,3P(V)=0{,}3 ; PV(C)=0,8P_{V}(C)=0{,}8 ; PV(C‾)=0,2P_{V}(\overline{C})=0{,}2 ; P(V‾)=0,7P(\overline{V})=0{,}7
  • A.2 P(V∩C)=0,3×0,8=0,24P(V\cap C)=0{,}3\times 0{,}8=0{,}24
  • A.3 PC(V)=0,240,75=0,32P_{C}(V)=\dfrac{0{,}24}{0{,}75}=0{,}32
  • A.4 PV‾(C)=0,510,7≈0,73P_{\overline{V}}(C)=\dfrac{0{,}51}{0{,}7}\approx 0{,}73 : environ 73 %73\,\% des familles sans véhicule réservent une cabine
  • B.1 E(X)=96\mathrm{E}(X)=96 ; E(X2)=12 330\mathrm{E}(X^{2})=12\,330, donc V(X)=12 330−962=3 114\mathrm{V}(X)=12\,330-96^{2}=3\,114
  • B.2.a Remise de 40 %40\,\% sur le total : coefficient multiplicateur 0,60{,}6 appliqué à X+YX+Y
  • B.2.b E(Z)=0,6×200=120\mathrm{E}(Z)=0{,}6\times 200=120 ; V(Z)=0,62×4 800=1 728\mathrm{V}(Z)=0{,}6^{2}\times 4\,800=1\,728 (XX et YY indépendantes)
  • B.3.a E(Mn)=120\mathrm{E}(M_{n})=120 ; V(Mn)=n×1 728n2=1 728n\mathrm{V}(M_{n})=\dfrac{n\times 1\,728}{n^{2}}=\dfrac{1\,728}{n}
  • B.3.b n=320n=320 : à partir de 320320 familles, le prix moyen est entre 114114 et 126126 euros avec une probabilité au moins 0,850{,}85

A.1.a. L'énoncé donne directement la proportion de familles qui réservent une cabine, parmi TOUTES les familles : 75 %75\,\%. Donc P(C)=0,75P(C)=0{,}75.

Le piège est dans la phrase précédente : les 80 %80\,\% portent sur les familles qui ont réservé un emplacement pour un véhicule (« parmi ces dernières »). C'est une probabilité CONDITIONNELLE, PV(C)P_{V}(C), et non P(C)P(C). Chaque pourcentage d'un énoncé se rapporte à une population, et c'est elle qui décide s'il s'agit d'une probabilité simple ou conditionnelle.

A.1.b. Le premier niveau de l'arbre porte VV et V‾\overline{V} : P(V)=0,3P(V)=0{,}3 et, par l'événement contraire, P(V‾)=1−0,3=0,7P(\overline{V})=1-0{,}3=0{,}7. Les branches issues de VV portent des probabilités conditionnées par VV : « parmi ces dernières, 80 %80\,\% réservent une cabine » donne PV(C)=0,8P_{V}(C)=0{,}8, d'où PV(C‾)=1−0,8=0,2P_{V}(\overline{C})=1-0{,}8=0{,}2.

Les quatre pointillés valent donc P(V)=0,3P(V)=0{,}3, PV(C)=0,8P_{V}(C)=0{,}8, PV(C‾)=0,2P_{V}(\overline{C})=0{,}2 et P(V‾)=0,7P(\overline{V})=0{,}7. Contrôle : les probabilités issues d'un même nœud ont pour somme 11 (0,3+0,7=10{,}3+0{,}7=1 et 0,8+0,2=10{,}8+0{,}2=1). Les deux branches issues de V‾\overline{V} restent vides dans l'arbre de l'énoncé : on ne les connaît pas encore, c'est la question A.4 qui les calcule. L'arbre complet figure en fin de corrigé.

A.2. Probabilité d'une intersection, lue sur un chemin de l'arbre (formule des probabilités composées) : P(V∩C)=P(V)×PV(C)=0,3×0,8=0,24P(V\cap C)=P(V)\times P_{V}(C)=0{,}3\times 0{,}8=0{,}24. La probabilité qu'une famille réserve à la fois un emplacement pour un véhicule et une cabine vaut 0,240{,}24.

Contrôle de cohérence : une intersection est plus petite que chacun des deux événements, et en effet 0,24⩽P(V)=0,30{,}24\leqslant P(V)=0{,}3 et 0,24⩽P(C)=0,750{,}24\leqslant P(C)=0{,}75. Erreur fréquente : répondre 0,80{,}8, qui est la probabilité de réserver une cabine SACHANT que la famille a un véhicule, et non celle de « véhicule ET cabine ».

A.3. On sait que la famille a réservé une cabine : on cherche une probabilité conditionnée par CC, soit PC(V)P_{C}(V). L'arbre commence par VV, la question part de CC : on « retourne » l'arbre en revenant à la définition d'une probabilité conditionnelle (c'est la démarche de la formule de Bayes).

PC(V)=P(V∩C)P(C)=0,240,75=0,32P_{C}(V)=\dfrac{P(V\cap C)}{P(C)}=\dfrac{0{,}24}{0{,}75}=0{,}32. Une famille qui a réservé une cabine a donc une probabilité 0,320{,}32 d'avoir aussi réservé un emplacement pour un véhicule.

Le piège est de confondre PC(V)P_{C}(V) et PV(C)P_{V}(C) : ici 0,320{,}32 contre 0,80{,}8, les deux nombres n'ont rien à voir. Le dénominateur est toujours la probabilité de l'événement DONNÉ, celui qu'on sait réalisé, ici CC.

A.4. Par définition, PV‾(C)=P(V‾∩C)P(V‾)P_{\overline{V}}(C)=\dfrac{P(\overline{V}\cap C)}{P(\overline{V})}. Le numérateur s'obtient par la formule des probabilités totales, avec la partition {V ;V‾}\{V\,;\overline{V}\} : P(C)=P(V∩C)+P(V‾∩C)P(C)=P(V\cap C)+P(\overline{V}\cap C), donc P(V‾∩C)=0,75−0,24=0,51P(\overline{V}\cap C)=0{,}75-0{,}24=0{,}51.

Puis PV‾(C)=0,510,7=5170≈0,728 6P_{\overline{V}}(C)=\dfrac{0{,}51}{0{,}7}=\dfrac{51}{70}\approx 0{,}728\,6, soit 0,730{,}73 arrondi à 10−210^{-2}.

Interprétation : parmi les familles qui ne réservent pas d'emplacement pour un véhicule, environ 73 %73\,\% réservent une cabine. La comparaison avec PV(C)=0,8P_{V}(C)=0{,}8 dit qu'une famille qui voyage avec un véhicule réserve un peu plus souvent une cabine qu'une famille sans véhicule.

Erreurs fréquentes : diviser par P(C)P(C) au lieu de P(V‾)P(\overline{V}), ou ne pas diviser du tout et répondre 0,510{,}51, qui est la probabilité de « pas de véhicule ET cabine ». L'interprétation doit nommer la population de référence, les familles SANS véhicule ; « 73 %73\,\% des familles réservent une cabine » est faux, c'est 75 %75\,\%.

B.1. Définition de l'espérance, avec la loi donnée : E(X)=0×0,19+70×0,06+100×0,51+170×0,24=0+4,2+51+40,8=96\mathrm{E}(X)=0\times 0{,}19+70\times 0{,}06+100\times 0{,}51+170\times 0{,}24=0+4{,}2+51+40{,}8=96.

Pour la variance, la formule de König-Huygens V(X)=E(X2)−E(X)2\mathrm{V}(X)=\mathrm{E}(X^{2})-\mathrm{E}(X)^{2} est la plus rapide : E(X2)=02×0,19+702×0,06+1002×0,51+1702×0,24=0+294+5 100+6 936=12 330\mathrm{E}(X^{2})=0^{2}\times 0{,}19+70^{2}\times 0{,}06+100^{2}\times 0{,}51+170^{2}\times 0{,}24=0+294+5\,100+6\,936=12\,330, donc V(X)=12 330−962=12 330−9 216=3 114\mathrm{V}(X)=12\,330-96^{2}=12\,330-9\,216=3\,114.

Vérification par la définition V(X)=∑pi(xi−96)2\mathrm{V}(X)=\sum p_{i}(x_{i}-96)^{2} : 0,19×962+0,06×262+0,51×42+0,24×742=1 751,04+40,56+8,16+1 314,24=3 1140{,}19\times 96^{2}+0{,}06\times 26^{2}+0{,}51\times 4^{2}+0{,}24\times 74^{2}=1\,751{,}04+40{,}56+8{,}16+1\,314{,}24=3\,114, la même valeur.

Cohérence avec la partie A : la loi de XX est celle des quatre chemins de l'arbre. P(X=170)=P(V∩C)=0,24P(X=170)=P(V\cap C)=0{,}24, P(X=100)=P(V‾∩C)=0,51P(X=100)=P(\overline{V}\cap C)=0{,}51, P(X=70)=P(V∩C‾)=0,3×0,2=0,06P(X=70)=P(V\cap\overline{C})=0{,}3\times 0{,}2=0{,}06 et P(X=0)=P(V‾∩C‾)=0,7−0,51=0,19P(X=0)=P(\overline{V}\cap\overline{C})=0{,}7-0{,}51=0{,}19. Erreur fréquente : soustraire E(X)\mathrm{E}(X) au lieu de E(X)2\mathrm{E}(X)^{2}, ou oublier d'élever les valeurs xix_{i} au carré dans E(X2)\mathrm{E}(X^{2}).

B.2.a. Avant réduction, une famille paie X+YX+Y euros : les suppléments plus les extras. Une remise de 40 %40\,\% revient à payer 100 %−40 %=60 %100\,\%-40\,\%=60\,\% du prix, c'est-à-dire à multiplier par le coefficient multiplicateur 1−0,40=0,61-0{,}40=0{,}6. Comme la remise porte à la fois sur les suppléments et sur les extras, elle s'applique au total : Z=0,6(X+Y)Z=0{,}6(X+Y).

Erreur fréquente : écrire Z=0,4(X+Y)Z=0{,}4(X+Y), qui est le montant de la remise et non le montant payé.

B.2.b. Espérance : par linéarité de l'espérance, valable sans aucune hypothèse, E(Z)=0,6(E(X)+E(Y))=0,6×(96+104)=0,6×200=120\mathrm{E}(Z)=0{,}6\left(\mathrm{E}(X)+\mathrm{E}(Y)\right)=0{,}6\times(96+104)=0{,}6\times 200=120.

Variance : d'abord V(aW)=a2V(W)\mathrm{V}(aW)=a^{2}\mathrm{V}(W), donc V(Z)=0,62 V(X+Y)=0,36 V(X+Y)\mathrm{V}(Z)=0{,}6^{2}\,\mathrm{V}(X+Y)=0{,}36\,\mathrm{V}(X+Y). Ensuite, les variables XX et YY étant INDÉPENDANTES (hypothèse de l'énoncé), la variance de leur somme est la somme de leurs variances : V(X+Y)=V(X)+V(Y)=3 114+1 686=4 800\mathrm{V}(X+Y)=\mathrm{V}(X)+\mathrm{V}(Y)=3\,114+1\,686=4\,800. D'où V(Z)=0,36×4 800=1 728\mathrm{V}(Z)=0{,}36\times 4\,800=1\,728.

Les deux pièges : multiplier la variance par 0,60{,}6 au lieu de 0,62=0,360{,}6^{2}=0{,}36, ce qui donnerait 2 8802\,880 ; et additionner les variances sans citer l'indépendance, qui est la seule raison pour laquelle on en a le droit. L'espérance, elle, s'additionne toujours.

B.3.a. Espérance, par linéarité : E(Mn)=1n(E(Z1)+E(Z2)+⋯+E(Zn))=1n×n×120=120\mathrm{E}(M_{n})=\dfrac{1}{n}\left(\mathrm{E}(Z_{1})+\mathrm{E}(Z_{2})+\cdots+\mathrm{E}(Z_{n})\right)=\dfrac{1}{n}\times n\times 120=120, puisque chaque ZiZ_{i} suit la loi de ZZ.

Variance : V(Mn)=1n2 V(Z1+Z2+⋯+Zn)\mathrm{V}(M_{n})=\dfrac{1}{n^{2}}\,\mathrm{V}(Z_{1}+Z_{2}+\cdots+Z_{n}). Les ZiZ_{i} étant indépendantes, la variance de la somme est la somme des variances, soit n×1 728n\times 1\,728. Donc V(Mn)=n×1 728n2=1 728n\mathrm{V}(M_{n})=\dfrac{n\times 1\,728}{n^{2}}=\dfrac{1\,728}{n}.

Le facteur 1n\dfrac{1}{n} sort AU CARRÉ de la variance : c'est lui qui fait diminuer la dispersion de la moyenne quand l'échantillon grandit, alors que l'espérance reste 120120. Erreur fréquente : sortir 1n\dfrac{1}{n} sans le carré, ce qui donnerait V(Mn)=1 728\mathrm{V}(M_{n})=1\,728 pour tout nn.

B.3.b. L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, appliquée à MnM_{n} d'espérance 120120 et de variance 1 728n\dfrac{1\,728}{n}, s'écrit pour tout réel δ>0\delta>0 : P(∣Mn−120∣⩾δ)⩽V(Mn)δ2P\left(\left|M_{n}-120\right|\geqslant\delta\right)\leqslant\dfrac{\mathrm{V}(M_{n})}{\delta^{2}}.

L'intervalle ]114 ;126[]114\,;126[ est centré en 120120, de demi-largeur 66 : 114<Mn<126  ⟺  ∣Mn−120∣<6114<M_{n}<126\iff\left|M_{n}-120\right|<6. On prend donc δ=6\delta=6 : P(∣Mn−120∣⩾6)⩽1 72836n=48nP\left(\left|M_{n}-120\right|\geqslant 6\right)\leqslant\dfrac{1\,728}{36n}=\dfrac{48}{n}.

On passe à l'événement contraire, ce qui renverse le sens de l'inégalité : P(114<Mn<126)=1−P(∣Mn−120∣⩾6)⩾1−48nP(114<M_{n}<126)=1-P\left(\left|M_{n}-120\right|\geqslant 6\right)\geqslant 1-\dfrac{48}{n}.

L'inégalité permet donc d'affirmer P(114<Mn<126)⩾0,85P(114<M_{n}<126)\geqslant 0{,}85 dès que 1−48n⩾0,851-\dfrac{48}{n}\geqslant 0{,}85, c'est-à-dire 48n⩽0,15\dfrac{48}{n}\leqslant 0{,}15, soit n⩾480,15=320n\geqslant\dfrac{48}{0{,}15}=320. Le plus petit entier qui convient est n=320n=320.

Vérification aux bords : pour n=320n=320, 1−48320=0,851-\dfrac{48}{320}=0{,}85 exactement, et l'inégalité demandée est large ; pour n=319n=319, 1−48319≈0,849 5<0,851-\dfrac{48}{319}\approx 0{,}849\,5<0{,}85.

Interprétation : dans un échantillon d'au moins 320320 familles bénéficiant de la réduction, le prix total moyen payé pour les suppléments et les extras est strictement compris entre 114114 et 126126 euros avec une probabilité d'au moins 0,850{,}85. Ce n'est pas un nombre de familles NÉCESSAIRE : c'est à partir de 320320 que CETTE inégalité, souvent grossière, permet de le garantir.

Deux pièges : prendre δ=126−114=12\delta=126-114=12 au lieu de la DEMI-largeur 66, ce qui donnerait n⩾80n\geqslant 80 ; et passer à l'événement contraire sans renverser l'inégalité.

V0,3C0,80,24non C0,20,06non V0,7C≈ 0,730,51non C≈ 0,270,19

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Exercice 2 : Vrai ou faux : géométrie dans l'espace et dénombrement de codes

4 points Géométrie dans l'espaceCombinatoire et dénombrement

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  • 1. L'espace est muni d'un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right). On considère :
    • la droite (d)(d) dont une représentation paramétrique est : {x=ty=−1,5−tz=2−2t\begin{cases}x=t\\y=-1{,}5-t\\z=2-2t\end{cases} où t∈Rt\in\mathbb{R} ;
    • les points A(3 ;0 ;2)\mathrm{A}(3\,;0\,;2) et B(2 ;1 ;−3)\mathrm{B}(2\,;1\,;-3) ;
    • le plan (P)(\mathcal{P}) d'équation : −x+y−5z−0,5=0-x+y-5z-0{,}5=0.
  • 1.a. Affirmation 1 : Le plan (P)(\mathcal{P}) est orthogonal à la droite (AB)(\mathrm{AB}), et passe par le milieu du segment [AB][\mathrm{AB}].
  • 1.b. Affirmation 2 : Les droites (d)(d) et (AB)(\mathrm{AB}) sont sécantes.
  • 1.c. On considère le point C\mathrm{C} de coordonnées (1,5 ;−3 ;−1)(1{,}5\,;-3\,;-1). Affirmation 3 : La mesure de l'angle ACB^\widehat{\mathrm{ACB}}, arrondie à 10−110^{-1}, est égale à 70,5∘70{,}5^{\circ}.
  • Titouan et Clotilde participent à un escape game. Ils se retrouvent dans une salle possédant deux portes de sortie, A et B, chacune protégée par un digicode équipé de 8 touches portant des symboles différents :
    • le digicode de la porte A utilise un code de 3 symboles différents devant être saisis dans l'ordre ;
    • celui de la porte B utilise un code de 4 symboles différents qui peuvent être saisis dans n'importe quel ordre.
  • N'étant pas parvenus à obtenir d'indices, ils décident de procéder au hasard à la saisie des codes.
  • Clotilde choisit un code pour la porte A, et Titouan choisit un code pour la porte B.
  • On considère que les choix des codes sont équiprobables.
  • 2. Affirmation 4 : Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.

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1.a
1.b
1.c
2
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  • 1.a Vrai : AB→=n⃗\overrightarrow{\mathrm{AB}}=\vec{n} et le milieu (2,5 ;0,5 ;−0,5)(2{,}5\,;0{,}5\,;-0{,}5) de [AB][\mathrm{AB}] vérifie l'équation de (P)(\mathcal{P})
  • 1.b Faux : le système n'a pas de solution (−4,5=0-4{,}5=0), les droites sont non coplanaires
  • 1.c Vrai : cos⁡ACB^=6,754,5×4,5=13\cos\widehat{\mathrm{ACB}}=\dfrac{6{,}75}{4{,}5\times 4{,}5}=\dfrac{1}{3}, angle ≈70,5∘\approx 70{,}5^{\circ}
  • 2 Vrai : pB=1(84)=170>pA=18×7×6=1336p_{B}=\dfrac{1}{\binom{8}{4}}=\dfrac{1}{70}>p_{A}=\dfrac{1}{8\times 7\times 6}=\dfrac{1}{336}

1.a. Méthode : un plan est orthogonal à une droite lorsqu'un vecteur normal du plan est colinéaire à un vecteur directeur de la droite. Un vecteur normal de (P)(\mathcal{P}) se lit sur les coefficients de son équation cartésienne : n⃗(−11−5)\vec{n}\begin{pmatrix}-1\\1\\-5\end{pmatrix}. Un vecteur directeur de (AB)(\mathrm{AB}) : AB→(2−31−0−3−2)=(−11−5)\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}2-3\\1-0\\-3-2\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1\\1\\-5\end{pmatrix}.

On a AB→=n⃗\overrightarrow{\mathrm{AB}}=\vec{n} : les deux vecteurs sont égaux, a fortiori colinéaires, donc (P)(\mathcal{P}) est orthogonal à (AB)(\mathrm{AB}).

Milieu I\mathrm{I} de [AB][\mathrm{AB}] : I(3+22 ;0+12 ;2+(−3)2)=(2,5 ;0,5 ;−0,5)\mathrm{I}\left(\dfrac{3+2}{2}\,;\dfrac{0+1}{2}\,;\dfrac{2+(-3)}{2}\right)=(2{,}5\,;0{,}5\,;-0{,}5). On remplace dans l'équation de (P)(\mathcal{P}) : −2,5+0,5−5×(−0,5)−0,5=−2,5+0,5+2,5−0,5=0-2{,}5+0{,}5-5\times(-0{,}5)-0{,}5=-2{,}5+0{,}5+2{,}5-0{,}5=0. Les coordonnées de I\mathrm{I} vérifient l'équation, donc I∈(P)\mathrm{I}\in(\mathcal{P}).

Les deux conditions sont remplies : l'affirmation 1 est VRAIE. Le plan (P)(\mathcal{P}) est le plan médiateur du segment [AB][\mathrm{AB}].

Pièges : l'affirmation est une conjonction (« orthogonal ET passe par le milieu »), une seule vérification ne suffit pas. Et le produit scalaire n⃗⋅AB→\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AB}} n'est pas le bon outil : s'il était nul, il prouverait au contraire que la droite est PARALLÈLE au plan.

1.b. Méthode : deux droites de l'espace sont sécantes si elles ont un unique point commun. Dans l'espace, deux droites non parallèles peuvent ne pas se couper : il faut donc chercher effectivement un point commun.

Un vecteur directeur de (d)(d) se lit sur les coefficients de tt : u⃗(1−1−2)\vec{u}\begin{pmatrix}1\\-1\\-2\end{pmatrix}. Si AB→(−11−5)\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}-1\\1\\-5\end{pmatrix} était colinéaire à u⃗\vec{u}, on aurait AB→=ku⃗\overrightarrow{\mathrm{AB}}=k\vec{u} ; les deux premières coordonnées imposent k=−1k=-1, la troisième k=52k=\dfrac{5}{2} : les droites ne sont pas parallèles.

Représentation paramétrique de (AB)(\mathrm{AB}), passant par A\mathrm{A} et dirigée par AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} : x=3−sx=3-s, y=sy=s, z=2−5sz=2-5s, avec s∈Rs\in\mathbb{R}, un paramètre DIFFÉRENT de tt. (Contrôle : s=1s=1 donne bien B(2 ;1 ;−3)\mathrm{B}(2\,;1\,;-3).)

Un point commun correspondrait à un couple (t ;s)(t\,;s) tel que t=3−st=3-s, −1,5−t=s-1{,}5-t=s et 2−2t=2−5s2-2t=2-5s. En reportant la première équation dans la deuxième : −1,5−(3−s)=s-1{,}5-(3-s)=s, soit −4,5+s=s-4{,}5+s=s, soit −4,5=0-4{,}5=0, ce qui est impossible. Le système n'a pas de solution : les droites n'ont aucun point commun. Non parallèles et sans point commun, elles sont non coplanaires. L'affirmation 2 est FAUSSE.

Vérification qui voit tout d'un coup d'œil : sur (d)(d), x+y=t+(−1,5−t)=−1,5x+y=t+(-1{,}5-t)=-1{,}5 pour tout tt ; sur (AB)(\mathrm{AB}), x+y=(3−s)+s=3x+y=(3-s)+s=3 pour tout ss. Les deux droites sont contenues dans deux plans parallèles distincts, d'équations x+y=−1,5x+y=-1{,}5 et x+y=3x+y=3 : elles ne peuvent pas se rencontrer.

Erreur fréquente : garder la même lettre tt pour les deux représentations paramétriques. On chercherait alors un point atteint « pour la même valeur du paramètre », ce qui n'a aucun sens géométrique et conduit, dans d'autres sujets, à rater une intersection qui existe.

1.c. Méthode : l'angle ACB^\widehat{\mathrm{ACB}} a pour sommet C\mathrm{C} ; c'est l'angle des vecteurs CA→\overrightarrow{\mathrm{CA}} et CB→\overrightarrow{\mathrm{CB}}, et on le calcule par le produit scalaire, CA→⋅CB→=CA×CB×cos⁡ACB^\overrightarrow{\mathrm{CA}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{CB}}=\mathrm{CA}\times\mathrm{CB}\times\cos\widehat{\mathrm{ACB}}.

Coordonnées : CA→(3−1,50−(−3)2−(−1))=(1,533)\overrightarrow{\mathrm{CA}}\begin{pmatrix}3-1{,}5\\0-(-3)\\2-(-1)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1{,}5\\3\\3\end{pmatrix} et CB→(2−1,51−(−3)−3−(−1))=(0,54−2)\overrightarrow{\mathrm{CB}}\begin{pmatrix}2-1{,}5\\1-(-3)\\-3-(-1)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}0{,}5\\4\\-2\end{pmatrix}.

Le repère étant orthonormé : CA→⋅CB→=1,5×0,5+3×4+3×(−2)=0,75+12−6=6,75\overrightarrow{\mathrm{CA}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{CB}}=1{,}5\times 0{,}5+3\times 4+3\times(-2)=0{,}75+12-6=6{,}75. Normes : CA=1,52+32+32=20,25=4,5\mathrm{CA}=\sqrt{1{,}5^{2}+3^{2}+3^{2}}=\sqrt{20{,}25}=4{,}5 et CB=0,52+42+(−2)2=20,25=4,5\mathrm{CB}=\sqrt{0{,}5^{2}+4^{2}+(-2)^{2}}=\sqrt{20{,}25}=4{,}5.

Donc cos⁡ACB^=6,754,5×4,5=6,7520,25=13\cos\widehat{\mathrm{ACB}}=\dfrac{6{,}75}{4{,}5\times 4{,}5}=\dfrac{6{,}75}{20{,}25}=\dfrac{1}{3}, et ACB^=arccos⁡(13)≈70,53∘\widehat{\mathrm{ACB}}=\arccos\left(\dfrac{1}{3}\right)\approx 70{,}53^{\circ}, soit 70,5∘70{,}5^{\circ} arrondi à 10−110^{-1}. L'affirmation 3 est VRAIE.

Cohérence avec 1.a : le triangle ACB\mathrm{ACB} est isocèle en C\mathrm{C} (CA=CB=4,5\mathrm{CA}=\mathrm{CB}=4{,}5), donc C\mathrm{C} doit être sur le plan médiateur de [AB][\mathrm{AB}] ; c'est bien le cas, −1,5+(−3)−5×(−1)−0,5=0-1{,}5+(-3)-5\times(-1)-0{,}5=0.

Pièges : prendre AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}} et CB→\overrightarrow{\mathrm{CB}}, un vecteur qui arrive en C\mathrm{C} et un qui en part, donne le cosinus opposé et l'angle supplémentaire, environ 109,5∘109{,}5^{\circ} ; et une calculatrice restée en radians affiche 1,231{,}23.

2. Méthode : sous l'hypothèse d'équiprobabilité, avec un seul essai, la probabilité d'ouvrir une porte vaut 1N\dfrac{1}{N}, où NN est le nombre de codes possibles. Toute la question se joue sur le choix du modèle de dénombrement.

Porte A : un code est une suite ORDONNÉE de 33 symboles distincts pris parmi 88, c'est-à-dire un 33-arrangement de l'ensemble des 88 symboles (une liste sans répétition) : NA=8×7×6=8!5!=336N_{A}=8\times 7\times 6=\dfrac{8!}{5!}=336. Probabilité pour Clotilde : pA=1336≈0,003p_{A}=\dfrac{1}{336}\approx 0{,}003.

Porte B : 44 symboles distincts qui peuvent être saisis dans n'importe quel ordre. L'ordre ne compte pas, un code est une PARTIE à 44 éléments de l'ensemble des 88 symboles, c'est-à-dire une combinaison : NB=(84)=8×7×6×54×3×2×1=70N_{B}=\dbinom{8}{4}=\dfrac{8\times 7\times 6\times 5}{4\times 3\times 2\times 1}=70. Probabilité pour Titouan : pB=170≈0,014p_{B}=\dfrac{1}{70}\approx 0{,}014.

Comme 70<33670<336, on a 170>1336\dfrac{1}{70}>\dfrac{1}{336} : Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde, 4,84{,}8 fois plus (33670=4,8\dfrac{336}{70}=4{,}8). L'affirmation 4 est VRAIE.

Le piège est l'intuition « quatre symboles, c'est plus difficile que trois ». Ce serait vrai si l'ordre comptait : il y aurait 8×7×6×5=1 6808\times 7\times 6\times 5=1\,680 listes. Mais pour la porte B, chaque combinaison correspond à 4!=244!=24 saisies qui ouvrent toutes la porte, et 1 680=70×241\,680=70\times 24. Autre erreur : compter 83=5128^{3}=512 codes pour la porte A, en oubliant que les symboles sont différents.

Exercice 3 : Équation différentielle et suites : chauffage puis refroidissement d'une pièce

6 points Les équations différentiellesSuites et récurrenceExponentielle et logarithme

On étudie le fonctionnement d'un système de chauffage installé dans une pièce.

Ce système se déclenche automatiquement dès que la température de la pièce est inférieure ou égale à 18 °C (degrés Celsius), et s'éteint lorsqu'elle atteint 20 °C.

  • Partie A : Phase de chauffage
  • Pour une température de la pièce variant de 18 °C à 20 °C, le système de chauffage fonctionne en continu. La température de la pièce augmente progressivement.
  • Dans cette partie, on modélise la température de la pièce, en degré Celsius, à l'instant tt, exprimé en dizaines de minutes, par une fonction TT définie sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • On admet que la fonction TT est :
    • dérivable sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ ;
    • solution de l'équation différentielle (E) : y′=−0,035y+0,91(E)\,:\ y'=-0{,}035y+0{,}91
    où yy est une fonction de la variable tt, définie et dérivable sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • On note T′T' la fonction dérivée de la fonction TT.
  • On suppose qu'au début de l'étude, la température de la pièce est de 18 °C. Ainsi T(0)=18T(0)=18.
  • A.1. Donner les solutions de l'équation différentielle (E)(E) sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • A.2. En déduire que, pour tout nombre réel tt appartenant à l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, on a : T(t)=26−8e−0,035tT(t)=26-8\mathrm{e}^{-0{,}035t}.
  • A.3. Selon ce modèle, déterminer au bout de combien de temps la pièce atteindra la température de 20 °C. On exprimera le résultat en heures et minutes arrondi à la minute.
  • A.4. Si une panne du système de chauffage l'empêche de s'éteindre lorsque la température de la pièce atteint 20 °C, la température de la pièce pourra-t-elle dépasser 28 °C selon ce modèle ? Justifier.
  • Partie B : Phase de refroidissement
  • Lorsque la pièce atteint la température de 20 °C, le système de chauffage s'éteint et la pièce refroidit.
  • On modélise la température de la pièce par la suite (un)(u_{n}) définie par u0=20u_{0}=20 et pour tout entier naturel nn : un+1=0,965un+0,35+0,07e−0,1nu_{n+1}=0{,}965u_{n}+0{,}35+0{,}07\mathrm{e}^{-0{,}1n}, où nn est un nombre entier exprimant le temps écoulé en dizaines de minutes.
  • B.1. Montrer que u1=19,72u_{1}=19{,}72.
  • B.2. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, on a un>10u_{n}>10.
  • On admet que la suite (un)(u_{n}) est décroissante.
  • B.3. En déduire que la suite (un)(u_{n}) est convergente.
  • 4. On note ℓ\ell la limite de la suite (un)(u_{n}).
  • B.4.a. Justifier que cette limite est solution de l'équation x=0,965x+0,35x=0{,}965x+0{,}35.
  • B.4.b. Déterminer ℓ\ell et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  • 5. On rappelle que le système de chauffage se met en marche automatiquement dès que la température de la pièce, est inférieure ou égale à 18 °C.
  • B.5.a. Recopier et compléter les lignes 4, 5 et 6 du programme écrit en langage Python ci-dessous, afin qu'il renvoie le nombre de dizaines de minutes à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.
  • Programme Python de sept lignes numérotées. Ligne 1 : def marche() :. Ligne 2 : n = 0. Ligne 3 : u = 20. Ligne 4 : while suivi de pointillés et de deux-points. Ligne 5 : u = pointillés. Ligne 6 : n = pointillés. Ligne 7 : return n. Les lignes 5 et 6 sont indentées dans la boucle.
  • B.5.b. Déterminer le temps, en dizaines de minutes, à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.

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A.3
A.4
B.4.b
B.5.a
B.5.b
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  • A.1 t↦Ke−0,035t+26t\mapsto K\mathrm{e}^{-0{,}035t}+26, K∈RK\in\mathbb{R}
  • A.2 T(0)=K+26=18T(0)=K+26=18, donc K=−8K=-8 et T(t)=26−8e−0,035tT(t)=26-8\mathrm{e}^{-0{,}035t}
  • A.3 t=ln⁡(4/3)0,035≈8,22t=\dfrac{\ln(4/3)}{0{,}035}\approx 8{,}22 dizaines de minutes, soit 1 h 22 min
  • A.4 Non : T(t)<26T(t)<26 pour tout t⩾0t\geqslant 0 (limite 2626)
  • B.1 u1=0,965×20+0,35+0,07e0=19,72u_{1}=0{,}965\times 20+0{,}35+0{,}07\mathrm{e}^{0}=19{,}72
  • B.2 Initialisation u0=20>10u_{0}=20>10 ; hérédité : 0,965un+0,35>100{,}965u_{n}+0{,}35>10 et 0,07e−0,1n>00{,}07\mathrm{e}^{-0{,}1n}>0
  • B.3 Décroissante et minorée par 1010 : convergente (théorème de convergence monotone)
  • B.4.a e−0,1n→0\mathrm{e}^{-0{,}1n}\to 0 et unicité de la limite : ℓ=0,965ℓ+0,35\ell=0{,}965\ell+0{,}35
  • B.4.b ℓ=10\ell=10 : sans chauffage, la température tendrait vers 10 °C
  • B.5.a Ligne 4 : while u > 18 : ; ligne 5 : u = 0.965*u + 0.35 + 0.07*exp(-0.1*n) ; ligne 6 : n = n + 1
  • B.5.b 88 dizaines de minutes (u7≈18,12u_{7}\approx 18{,}12, u8≈17,87u_{8}\approx 17{,}87)

A.1. Méthode : équation différentielle y′=ay+by'=ay+b avec a≠0a\neq 0, dont les solutions sont les fonctions t↦Keat−bat\mapsto K\mathrm{e}^{at}-\dfrac{b}{a}, KK réel. Ici a=−0,035a=-0{,}035 et b=0,91b=0{,}91, donc −ba=0,910,035=26-\dfrac{b}{a}=\dfrac{0{,}91}{0{,}035}=26.

Les solutions de (E)(E) sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ sont les fonctions t↦Ke−0,035t+26t\mapsto K\mathrm{e}^{-0{,}035t}+26, où KK est un réel quelconque.

Vérification : la fonction constante égale à 2626 est solution, puisque −0,035×26+0,91=−0,91+0,91=0-0{,}035\times 26+0{,}91=-0{,}91+0{,}91=0, qui est bien la dérivée d'une constante. Autre façon de retrouver le résultat : y′=−0,035(y−26)y'=-0{,}035(y-26), donc z=y−26z=y-26 vérifie z′=−0,035zz'=-0{,}035z, et z(t)=Ke−0,035tz(t)=K\mathrm{e}^{-0{,}035t}.

Erreurs fréquentes : écrire +ba+\dfrac{b}{a}, ce qui donne −26-26 ; ou ne donner qu'une fonction, alors que la question demande TOUTES les solutions, avec leur constante KK.

A.2. La fonction TT est une solution de (E)(E), donc il existe un réel KK tel que T(t)=Ke−0,035t+26T(t)=K\mathrm{e}^{-0{,}035t}+26 pour tout t⩾0t\geqslant 0. La condition initiale T(0)=18T(0)=18 fixe KK : T(0)=Ke0+26=K+26=18T(0)=K\mathrm{e}^{0}+26=K+26=18, d'où K=−8K=-8. Ainsi, pour tout t∈[0 ;+∞[t\in[0\,;+\infty[, T(t)=26−8e−0,035tT(t)=26-8\mathrm{e}^{-0{,}035t}.

Contrôle : T(0)=26−8=18T(0)=26-8=18 ; et T′(t)=0,28e−0,035tT'(t)=0{,}28\mathrm{e}^{-0{,}035t} alors que −0,035T(t)+0,91=−0,91+0,28e−0,035t+0,91=0,28e−0,035t-0{,}035T(t)+0{,}91=-0{,}91+0{,}28\mathrm{e}^{-0{,}035t}+0{,}91=0{,}28\mathrm{e}^{-0{,}035t} : l'égalité T′=−0,035T+0,91T'=-0{,}035T+0{,}91 est vérifiée. La solution qui vérifie une condition initiale donnée est unique, c'est ce qui autorise le « en déduire ».

A.3. On résout T(t)=20T(t)=20 sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : 26−8e−0,035t=20  ⟺  8e−0,035t=6  ⟺  e−0,035t=0,7526-8\mathrm{e}^{-0{,}035t}=20\iff 8\mathrm{e}^{-0{,}035t}=6\iff\mathrm{e}^{-0{,}035t}=0{,}75.

La fonction ln⁡\ln est strictement croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ et 0,75>00{,}75>0 : on passe au logarithme, −0,035t=ln⁡0,75-0{,}035t=\ln 0{,}75, soit t=ln⁡0,75−0,035=ln⁡430,035≈8,219 5t=\dfrac{\ln 0{,}75}{-0{,}035}=\dfrac{\ln\frac{4}{3}}{0{,}035}\approx 8{,}219\,5.

Attention à l'unité : tt compte des DIZAINES de minutes. La durée vaut donc environ 82,19582{,}195 minutes, soit 8282 minutes arrondi à la minute, c'est-à-dire 1 heure 22 minutes.

Vérification : T′(t)=0,28e−0,035t>0T'(t)=0{,}28\mathrm{e}^{-0{,}035t}>0, donc TT est strictement croissante et la solution trouvée est la seule ; elle est cohérente avec T(0)=18<20<26T(0)=18<20<26. Le piège coûte la question entière : répondre « 8,28{,}2 heures » ou « 88 minutes » en oubliant l'unité de temps. On convertit d'abord, on arrondit ensuite.

A.4. Méthode : on majore T(t)T(t) pour TOUT t⩾0t\geqslant 0. Une exponentielle est strictement positive, donc 8e−0,035t>08\mathrm{e}^{-0{,}035t}>0 et T(t)=26−8e−0,035t<26T(t)=26-8\mathrm{e}^{-0{,}035t}<26. La température reste toujours strictement inférieure à 26 °C, a fortiori à 28 °C : même si le système ne s'éteint pas, la température de la pièce ne pourra pas dépasser 28 °C selon ce modèle.

On complète par la limite : −0,035<0-0{,}035<0, donc lim⁡t→+∞e−0,035t=0\lim_{t\to+\infty}\mathrm{e}^{-0{,}035t}=0 et lim⁡t→+∞T(t)=26\lim_{t\to+\infty}T(t)=26. La température, croissante, se rapproche de 26 °C par valeurs inférieures sans jamais l'atteindre.

Erreur fréquente : se contenter de la limite 2626. Une fonction peut dépasser sa limite avant de s'en rapprocher ; c'est la majoration valable pour tout tt, ou la croissance jointe à la limite, qui justifie la réponse.

B.1. On applique la relation de récurrence avec n=0n=0 : u1=0,965u0+0,35+0,07e−0,1×0=0,965×20+0,35+0,07×1=19,3+0,35+0,07=19,72u_{1}=0{,}965u_{0}+0{,}35+0{,}07\mathrm{e}^{-0{,}1\times 0}=0{,}965\times 20+0{,}35+0{,}07\times 1=19{,}3+0{,}35+0{,}07=19{,}72.

Le seul piège est le terme exponentiel : pour n=0n=0, e0=1\mathrm{e}^{0}=1, et les 0,070{,}07 comptent en entier. Calculer u1u_{1} avec e−0,1\mathrm{e}^{-0{,}1}, c'est-à-dire avec n=1n=1, décale toute la suite d'un rang.

B.2. On démontre par récurrence la propriété P(n)\mathcal{P}(n) : « un>10u_{n}>10 ».

Initialisation : u0=20>10u_{0}=20>10, donc P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que P(n)\mathcal{P}(n) est vraie, c'est-à-dire un>10u_{n}>10 ; montrons que un+1>10u_{n+1}>10. On multiplie par 0,965>00{,}965>0, ce qui conserve le sens de l'inégalité : 0,965un>9,650{,}965u_{n}>9{,}65. On ajoute 0,350{,}35 : 0,965un+0,35>100{,}965u_{n}+0{,}35>10. Enfin 0,07e−0,1n>00{,}07\mathrm{e}^{-0{,}1n}>0, car une exponentielle est strictement positive ; donc un+1=0,965un+0,35+0,07e−0,1n>10u_{n+1}=0{,}965u_{n}+0{,}35+0{,}07\mathrm{e}^{-0{,}1n}>10, et P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.

Conclusion : la propriété est vraie au rang 00 et héréditaire, donc, par le principe de récurrence, un>10u_{n}>10 pour tout entier naturel nn.

Le seuil 1010 n'est pas choisi au hasard : c'est le point fixe de x↦0,965x+0,35x\mapsto 0{,}965x+0{,}35, puisque 0,965×10+0,35=100{,}965\times 10+0{,}35=10, et c'est pour cela que l'hérédité tombe juste. Erreurs fréquentes : ne pas justifier la positivité de 0,07e−0,1n0{,}07\mathrm{e}^{-0{,}1n}, ou rédiger l'hérédité en supposant « pour tout nn, un>10u_{n}>10 », c'est-à-dire ce qu'on veut démontrer.

B.3. Théorème de convergence monotone : toute suite décroissante et minorée converge. La suite (un)(u_{n}) est décroissante (admis) et minorée par 1010 (question B.2) ; elle est donc convergente. Par passage à la limite dans l'inégalité, sa limite ℓ\ell vérifie ℓ⩾10\ell\geqslant 10 : l'inégalité stricte un>10u_{n}>10 ne donne qu'une inégalité large à la limite.

Le piège est de croire que la limite est le minorant : le théorème donne l'existence de la limite, pas sa valeur. Ici elle vaut bien 1010, mais c'est la question B.4 qui le prouve, pas celle-ci.

B.4.a. On passe à la limite des deux côtés de la relation de récurrence. D'une part, un+1u_{n+1} tend vers ℓ\ell quand n→+∞n\to+\infty : c'est la même suite, décalée d'un rang. D'autre part, −0,1<0-0{,}1<0 donc lim⁡n→+∞e−0,1n=0\lim_{n\to+\infty}\mathrm{e}^{-0{,}1n}=0, et, par opérations sur les limites, 0,965un+0,35+0,07e−0,1n0{,}965u_{n}+0{,}35+0{,}07\mathrm{e}^{-0{,}1n} tend vers 0,965ℓ+0,35+00{,}965\ell+0{,}35+0.

Par unicité de la limite, ℓ=0,965ℓ+0,35\ell=0{,}965\ell+0{,}35 : ℓ\ell est solution de l'équation x=0,965x+0,35x=0{,}965x+0{,}35.

La justification doit nommer la disparition du terme 0,07e−0,1n0{,}07\mathrm{e}^{-0{,}1n} : c'est la seule différence entre la relation de récurrence et l'équation proposée. Le second membre dépendant aussi de nn, la suite n'est pas de la forme un+1=g(un)u_{n+1}=g(u_{n}), et l'on raisonne par opérations sur les limites plutôt qu'avec le théorème du point fixe.

B.4.b. ℓ=0,965ℓ+0,35  ⟺  0,035ℓ=0,35  ⟺  ℓ=0,350,035=10\ell=0{,}965\ell+0{,}35\iff 0{,}035\ell=0{,}35\iff\ell=\dfrac{0{,}35}{0{,}035}=10. Cohérence avec B.3 : ℓ=10⩾10\ell=10\geqslant 10.

Interprétation : si le chauffage ne se remettait jamais en marche, la température de la pièce se rapprocherait de 10 °C à long terme, en restant au-dessus. En réalité, le système se rallume dès que la température descend à 18 °C, bien avant : c'est l'objet de la question B.5.

B.5.a. Le programme calcule les termes de la suite l'un après l'autre et compte les étapes, chaque étape valant une dizaine de minutes.

Ligne 4 : la boucle tourne TANT QUE le chauffage reste éteint, c'est-à-dire tant que la température est strictement supérieure à 18 °C : while u > 18 :. Ligne 5 : terme suivant par la relation de récurrence, u = 0.965*u + 0.35 + 0.07*exp(-0.1*n). Ligne 6 : on avance d'une dizaine de minutes, n = n + 1. Le programme complété figure en fin de corrigé ; la fonction exp s'importe du module math, ligne absente de l'énoncé qu'on ajoute en tête.

L'ordre des lignes 5 et 6 compte : un+1u_{n+1} se calcule avec e−0,1n\mathrm{e}^{-0{,}1n}, donc avec l'ANCIENNE valeur de nn. Incrémenter nn avant de calculer uu ferait utiliser e−0,1(n+1)\mathrm{e}^{-0{,}1(n+1)} et fausserait toutes les valeurs.

La condition est le piège principal : le chauffage se rallume quand u⩽18u\leqslant 18, donc la boucle continue tant que u>18u>18. Écrire while u >= 18 : changerait la réponse si un terme tombait exactement sur 18 ; écrire while u < 18 : ne ferait jamais tourner la boucle, puisque u0=20u_{0}=20.

B.5.b. On calcule les termes successifs à la calculatrice, ou avec le programme : u1=19,72u_{1}=19{,}72 ; u2≈19,443u_{2}\approx 19{,}443 ; u3≈19,170u_{3}\approx 19{,}170 ; u4≈18,901u_{4}\approx 18{,}901 ; u5≈18,636u_{5}\approx 18{,}636 ; u6≈18,376u_{6}\approx 18{,}376 ; u7≈18,122u_{7}\approx 18{,}122 ; u8≈17,872u_{8}\approx 17{,}872.

Les termes u0u_{0} à u7u_{7} sont strictement supérieurs à 1818 et u8⩽18u_{8}\leqslant 18 : le programme renvoie 88. Le chauffage se remet en marche au bout de 88 dizaines de minutes, soit 8080 minutes après son extinction.

Erreurs fréquentes : répondre 77, dernier rang où la température dépasse encore 18 °C ; ou répondre « 8080 » alors que la question demande des dizaines de minutes.

python
from math import exp

def marche() :
    n = 0
    u = 20
    while u > 18 :
        u = 0.965*u + 0.35 + 0.07*exp(-0.1*n)
        n = n + 1
    return n

Exercice 4 : Fonction logarithme : courbe et tangente, variations, valeurs intermédiaires et calcul d'aire

5 points Exponentielle et logarithmeLa convexitéLimites et continuitéPrimitives et intégration

On considère la fonction ff définie sur l'intervalle ]−1 ;+∞[]-1\,;+\infty[ par : f(x)=a+bln⁡(x+1)x+1f(x)=a+\dfrac{b\ln(x+1)}{x+1}.

où aa et bb sont des réels, et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On admet que la fonction ff est deux fois dérivable sur ]−1 ;+∞[]-1\,;+\infty[.

On note f′f' sa fonction dérivée et f′′f'' sa fonction dérivée seconde.

  • Partie A
  • L'objectif de cette partie est de déterminer les valeurs de aa et bb de sorte que la courbe représentative de la fonction ff sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ corresponde à celle tracée dans le repère orthonormé ci-dessous :
  • Repère orthonormé quadrillé, graduations 0 et 1 sur les axes, abscisses de -0,5 à 7 environ. La courbe de f, en rouge, monte très vite depuis le bas du repère, passe par le point A(0 ; 1) marqué d'une croix, atteint un maximum un peu inférieur à 2,5 entre x = 1 et x = 2, puis redescend lentement jusqu'à 2 environ en x = 7. La tangente T_A, en pointillés, passe par A(0 ; 1) et par le nœud du quadrillage de coordonnées (1 ; 5).
  • On précise que la droite TAT_{\mathrm{A}} est la tangente à la courbe représentative de la fonction ff au point A(0 ;1)\mathrm{A}(0\,;1).
  • A.1. Justifier que a=1a=1.
  • 2. En utilisant le graphique :
  • A.2.a. Donner la valeur de f′(0)f'(0). Justifier.
  • A.2.b. Donner le signe de f′′(1)f''(1). Justifier.
  • A.3.a. Montrer que pour tout réel xx appartenant à ]−1 ;+∞[]-1\,;+\infty[, on a : f′(x)=b(1−ln⁡(x+1))(x+1)2f'(x)=\dfrac{b(1-\ln(x+1))}{(x+1)^{2}}
  • A.3.b. En déduire la valeur de bb.
  • Partie B
  • On admet dans la suite de l'exercice que la fonction ff est définie sur ]−1 ;+∞[]-1\,;+\infty[ par : f(x)=1+4ln⁡(x+1)x+1f(x)=1+\dfrac{4\ln(x+1)}{x+1}
  • B.1. Justifier que la droite d'équation y=1y=1 est asymptote à la courbe représentative de la fonction ff.
  • B.2. Résoudre l'inéquation 1−ln⁡(x+1)>01-\ln(x+1)>0 sur ]−1 ;+∞[]-1\,;+\infty[.
  • B.3. On admet que lim⁡x→−1f(x)=−∞\lim\limits_{x\to-1}f(x)=-\infty. Dresser le tableau de variation complet de la fonction ff en indiquant la valeur exacte de son extremum. Justifier.
  • B.4. Montrer que l'équation f(x)=1,5f(x)=1{,}5 admet une unique solution dans l'intervalle [2 ;+∞[[2\,;+\infty[. En donner une valeur arrondie à 10−110^{-1}.
  • B.5.a. Montrer que : ∫02ln⁡(x+1)x+1 dx=12(ln⁡3)2\displaystyle\int_{0}^{2}\dfrac{\ln(x+1)}{x+1}\,\mathrm{d}x=\dfrac{1}{2}\big(\ln 3\big)^{2}.
  • B.5.b. En déduire l'aire, en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe représentative de la fonction ff, l'axe des ordonnées et la droite d'équation x=2x=2.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/8

A.2.a
A.2.b
A.3.b
B.2
B.3
B.4
B.5.b
Voir la correction

Réponses

  • A.1 A\mathrm{A} est sur la courbe : f(0)=a+bln⁡1=a=1f(0)=a+b\ln 1=a=1
  • A.2.a f′(0)=4f'(0)=4, coefficient directeur de TAT_{\mathrm{A}} (par (0 ;1)(0\,;1) et (1 ;5)(1\,;5))
  • A.2.b f′′(1)<0f''(1)<0 : la courbe est concave autour de x=1x=1
  • A.3.a Dérivée d'un quotient, (ln⁡(x+1))′=1x+1(\ln(x+1))'=\dfrac{1}{x+1} : f′(x)=b(1−ln⁡(x+1))(x+1)2f'(x)=\dfrac{b(1-\ln(x+1))}{(x+1)^{2}}
  • A.3.b b=f′(0)=4b=f'(0)=4
  • B.1 lim⁡x→+∞f(x)=1\lim_{x\to+\infty}f(x)=1 (croissance comparée) : asymptote horizontale y=1y=1 en +∞+\infty
  • B.2 S= ]−1 ;e−1[S=\,]-1\,;\mathrm{e}-1[
  • B.3 ff croissante sur ]−1 ;e−1]]-1\,;\mathrm{e}-1], décroissante sur [e−1 ;+∞[[\mathrm{e}-1\,;+\infty[ ; maximum f(e−1)=1+4ef(\mathrm{e}-1)=1+\dfrac{4}{\mathrm{e}} ; limites −∞-\infty et 11
  • B.4 Unique α∈[2 ;+∞[\alpha\in[2\,;+\infty[ (valeurs intermédiaires, ff strictement décroissante) ; α≈25,1\alpha\approx 25{,}1
  • B.5.a Forme u′uu'u : primitive 12(ln⁡(x+1))2\dfrac{1}{2}\left(\ln(x+1)\right)^{2}, d'où 12(ln⁡3)2\dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2}
  • B.5.b A=2+2(ln⁡3)2≈4,41\mathcal{A}=2+2(\ln 3)^{2}\approx 4{,}41 unités d'aire

A.1. Le point A(0 ;1)\mathrm{A}(0\,;1) est sur la courbe : c'est le point de contact de la tangente TAT_{\mathrm{A}}. Donc f(0)=1f(0)=1. Or f(0)=a+bln⁡(0+1)0+1=a+bln⁡1=af(0)=a+\dfrac{b\ln(0+1)}{0+1}=a+b\ln 1=a, puisque ln⁡1=0\ln 1=0. D'où a=1a=1, quelle que soit la valeur de bb.

Remarque sur l'énoncé : le texte officiel parle de la courbe « sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ », alors que le graphique la trace aussi pour des abscisses négatives et que ff est définie sur ]−1 ;+∞[]-1\,;+\infty[. Cela ne change aucune réponse.

A.2.a. Le nombre dérivé f′(0)f'(0) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe au point d'abscisse 00, c'est-à-dire de TAT_{\mathrm{A}}. On lit sur le graphique deux points de TAT_{\mathrm{A}} situés sur des nœuds du quadrillage : A(0 ;1)\mathrm{A}(0\,;1) et le point de coordonnées (1 ;5)(1\,;5). Donc f′(0)=5−11−0=4f'(0)=\dfrac{5-1}{1-0}=4.

Vérification : TAT_{\mathrm{A}} a alors pour équation y=4x+1y=4x+1, et coupe l'axe des abscisses en x=−14x=-\dfrac{1}{4}, ce que montre le graphique, entre −0,5-0{,}5 et 00. Pièges : prendre l'ordonnée à l'origine 11 pour le coefficient directeur, ou lire un point de la COURBE au lieu d'un point de la TANGENTE.

A.2.b. Le signe de f′′f'' se lit sur la convexité : f′′⩽0f''\leqslant 0 sur un intervalle où ff est concave, c'est-à-dire où la courbe est située EN DESSOUS de ses tangentes, et où les coefficients directeurs des tangentes diminuent.

Autour du point d'abscisse 11, la courbe s'infléchit vers le bas : elle monte de moins en moins vite, atteint son maximum entre 11 et 22, puis redescend ; elle est sous ses tangentes. La fonction ff est concave au voisinage de 11, donc f′′(1)f''(1) est négatif.

Le calcul confirme la lecture. Avec b=4b=4 (question A.3.b), en dérivant f′f' comme un quotient, on obtient f′′(x)=4(2ln⁡(x+1)−3)(x+1)3f''(x)=\dfrac{4\left(2\ln(x+1)-3\right)}{(x+1)^{3}}, d'où f′′(1)=2ln⁡2−32≈−0,81<0f''(1)=\dfrac{2\ln 2-3}{2}\approx-0{,}81<0.

Erreur fréquente : donner le signe de f′(1)f'(1) ou de f(1)f(1), tous deux positifs. La courbe monte encore en x=1x=1, mais de moins en moins vite : c'est cela que dit f′′(1)<0f''(1)<0.

A.3.a. On dérive x↦ln⁡(x+1)x+1x\mapsto\dfrac{\ln(x+1)}{x+1} comme un quotient uv\dfrac{u}{v}, avec u(x)=ln⁡(x+1)u(x)=\ln(x+1) et v(x)=x+1v(x)=x+1, qui ne s'annule pas sur ]−1 ;+∞[]-1\,;+\infty[. La dérivée de ln⁡w\ln w est w′w\dfrac{w'}{w}, donc u′(x)=1x+1u'(x)=\dfrac{1}{x+1} ; et v′(x)=1v'(x)=1.

(uv)′=u′v−uv′v2=1x+1×(x+1)−ln⁡(x+1)×1(x+1)2=1−ln⁡(x+1)(x+1)2\left(\dfrac{u}{v}\right)'=\dfrac{u'v-uv'}{v^{2}}=\dfrac{\frac{1}{x+1}\times(x+1)-\ln(x+1)\times 1}{(x+1)^{2}}=\dfrac{1-\ln(x+1)}{(x+1)^{2}}.

La constante aa a une dérivée nulle et bb est un facteur constant : pour tout x∈ ]−1 ;+∞[x\in\,]-1\,;+\infty[, f′(x)=b(1−ln⁡(x+1))(x+1)2f'(x)=\dfrac{b\left(1-\ln(x+1)\right)}{(x+1)^{2}}.

Piège : écrire u′(x)=1xu'(x)=\dfrac{1}{x}, en oubliant que ln⁡(x+1)\ln(x+1) est une composée. Le produit 1x+1×(x+1)=1\dfrac{1}{x+1}\times(x+1)=1 ne se simplifie qu'avec le bon u′u'.

A.3.b. On évalue la formule en 00 : f′(0)=b(1−ln⁡1)12=bf'(0)=\dfrac{b(1-\ln 1)}{1^{2}}=b. Or f′(0)=4f'(0)=4 d'après la question A.2.a, donc b=4b=4.

Contrôle : avec a=1a=1 et b=4b=4, f(x)=1+4ln⁡(x+1)x+1f(x)=1+\dfrac{4\ln(x+1)}{x+1}, l'expression que la partie B admet ; et le maximum calculé en B.3, 1+4e≈2,471+\dfrac{4}{\mathrm{e}}\approx 2{,}47 en x=e−1≈1,72x=\mathrm{e}-1\approx 1{,}72, est celui qu'on lit sur le graphique.

B.1. On cherche la limite de ff en +∞+\infty. On pose X=x+1X=x+1 : quand x→+∞x\to+\infty, X→+∞X\to+\infty, et ln⁡(x+1)x+1=ln⁡XX\dfrac{\ln(x+1)}{x+1}=\dfrac{\ln X}{X}. Par croissance comparée, lim⁡X→+∞ln⁡XX=0\lim_{X\to+\infty}\dfrac{\ln X}{X}=0. Donc lim⁡x→+∞4ln⁡(x+1)x+1=0\lim_{x\to+\infty}\dfrac{4\ln(x+1)}{x+1}=0 et lim⁡x→+∞f(x)=1\lim_{x\to+\infty}f(x)=1.

La droite d'équation y=1y=1 est donc asymptote horizontale à la courbe représentative de ff en +∞+\infty.

Piège : écrire « +∞+∞\dfrac{+\infty}{+\infty} » et conclure. C'est une forme indéterminée, que seule la croissance comparée lève, et le changement de variable se rédige : le résultat de cours porte sur ln⁡XX\dfrac{\ln X}{X}.

B.2. Sur ]−1 ;+∞[]-1\,;+\infty[, on a x+1>0x+1>0 et ln⁡(x+1)\ln(x+1) est bien défini. La fonction ln⁡\ln étant strictement croissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ : 1−ln⁡(x+1)>0  ⟺  ln⁡(x+1)<1  ⟺  ln⁡(x+1)<ln⁡e  ⟺  x+1<e  ⟺  x<e−11-\ln(x+1)>0\iff\ln(x+1)<1\iff\ln(x+1)<\ln\mathrm{e}\iff x+1<\mathrm{e}\iff x<\mathrm{e}-1.

En tenant compte de l'intervalle d'étude, l'ensemble des solutions est S= ]−1 ;e−1[S=\,]-1\,;\mathrm{e}-1[, avec e−1≈1,718\mathrm{e}-1\approx 1{,}718.

Erreur fréquente : donner ]−∞ ;e−1[]-\infty\,;\mathrm{e}-1[, en oubliant que l'inéquation n'a de sens que pour x>−1x>-1.

B.3. D'après A.3.a avec b=4b=4, f′(x)=4(1−ln⁡(x+1))(x+1)2f'(x)=\dfrac{4\left(1-\ln(x+1)\right)}{(x+1)^{2}}. Le facteur 44 et le carré (x+1)2(x+1)^{2} sont strictement positifs, donc f′(x)f'(x) a le signe de 1−ln⁡(x+1)1-\ln(x+1), étudié en B.2 : f′(x)>0f'(x)>0 sur ]−1 ;e−1[]-1\,;\mathrm{e}-1[, f′(e−1)=0f'(\mathrm{e}-1)=0, et, par le même raisonnement avec l'inégalité inverse, f′(x)<0f'(x)<0 sur ]e−1 ;+∞[]\mathrm{e}-1\,;+\infty[.

Ainsi ff est strictement croissante sur ]−1 ;e−1]]-1\,;\mathrm{e}-1] et strictement décroissante sur [e−1 ;+∞[[\mathrm{e}-1\,;+\infty[ : elle admet un maximum en e−1\mathrm{e}-1. Sa valeur exacte : f(e−1)=1+4ln⁡ee=1+4e≈2,47f(\mathrm{e}-1)=1+\dfrac{4\ln\mathrm{e}}{\mathrm{e}}=1+\dfrac{4}{\mathrm{e}}\approx 2{,}47.

Le tableau complet porte aussi les limites aux bornes : lim⁡x→−1f(x)=−∞\lim_{x\to-1}f(x)=-\infty (admis) et lim⁡x→+∞f(x)=1\lim_{x\to+\infty}f(x)=1 (question B.1). Il est donné ci-dessous.

Pièges : laisser 1+4ln⁡ee1+\dfrac{4\ln\mathrm{e}}{\mathrm{e}} sans simplifier ln⁡e=1\ln\mathrm{e}=1 ; ne donner que 2,472{,}47 alors que l'énoncé exige la valeur EXACTE ; oublier les limites, sans lesquelles le tableau n'est pas « complet ».

B.4. Corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, cas strictement monotone. Comme e−1≈1,72<2\mathrm{e}-1\approx 1{,}72<2, l'intervalle [2 ;+∞[[2\,;+\infty[ est inclus dans [e−1 ;+∞[[\mathrm{e}-1\,;+\infty[ : ff y est continue (elle est dérivable) et strictement décroissante.

Aux bornes : f(2)=1+4ln⁡33≈2,465>1,5f(2)=1+\dfrac{4\ln 3}{3}\approx 2{,}465>1{,}5 et lim⁡x→+∞f(x)=1<1,5\lim_{x\to+\infty}f(x)=1<1{,}5. Le réel 1,51{,}5 est compris entre la limite en +∞+\infty et f(2)f(2) ; l'équation f(x)=1,5f(x)=1{,}5 admet donc une unique solution α\alpha dans [2 ;+∞[[2\,;+\infty[.

Valeur approchée par balayage à la calculatrice : f(25)≈1,501 2>1,5f(25)\approx 1{,}501\,2>1{,}5 et f(26)≈1,488<1,5f(26)\approx 1{,}488<1{,}5, donc 25<α<2625<\alpha<26. Puis f(25,05)≈1,500 6>1,5f(25{,}05)\approx 1{,}500\,6>1{,}5 et f(25,15)≈1,499 3<1,5f(25{,}15)\approx 1{,}499\,3<1{,}5, donc 25,05<α<25,1525{,}05<\alpha<25{,}15 et α≈25,1\alpha\approx 25{,}1 arrondi à 10−110^{-1} (plus précisément α≈25,09\alpha\approx 25{,}09).

Pourquoi 25,0525{,}05 et 25,1525{,}15 : pour ARRONDIR au dixième, il faut savoir de quel côté de 25,0525{,}05 et de 25,1525{,}15 se trouve α\alpha ; l'encadrement 25,0<α<25,125{,}0<\alpha<25{,}1 ne suffirait pas. Remarque : l'équation a une autre solution, entre 00 et e−1\mathrm{e}-1, puisque ff y croît de f(0)=1f(0)=1 à 1+4e1+\dfrac{4}{\mathrm{e}} ; c'est pour cela que l'énoncé se place sur [2 ;+∞[[2\,;+\infty[. Erreur fréquente : oublier la stricte monotonie, qui seule garantit l'unicité.

B.5.a. On reconnaît la forme u′uu'u : avec u(x)=ln⁡(x+1)u(x)=\ln(x+1), on a u′(x)=1x+1u'(x)=\dfrac{1}{x+1} et ln⁡(x+1)x+1=u′(x) u(x)\dfrac{\ln(x+1)}{x+1}=u'(x)\,u(x). Une primitive de u′uu'u est 12u2\dfrac{1}{2}u^{2}, donc G(x)=12(ln⁡(x+1))2G(x)=\dfrac{1}{2}\left(\ln(x+1)\right)^{2} est une primitive de x↦ln⁡(x+1)x+1x\mapsto\dfrac{\ln(x+1)}{x+1} sur ]−1 ;+∞[]-1\,;+\infty[.

∫02ln⁡(x+1)x+1 dx=G(2)−G(0)=12(ln⁡3)2−12(ln⁡1)2=12(ln⁡3)2≈0,603\displaystyle\int_{0}^{2}\dfrac{\ln(x+1)}{x+1}\,\mathrm{d}x=G(2)-G(0)=\dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2}-\dfrac{1}{2}(\ln 1)^{2}=\dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2}\approx 0{,}603.

Vérification par dérivation : G′(x)=12×2ln⁡(x+1)×1x+1G'(x)=\dfrac{1}{2}\times 2\ln(x+1)\times\dfrac{1}{x+1}, c'est bien la fonction intégrée. Piège : confondre (ln⁡3)2≈1,207(\ln 3)^{2}\approx 1{,}207 et ln⁡(32)=2ln⁡3≈2,197\ln(3^{2})=2\ln 3\approx 2{,}197, deux nombres différents.

B.5.b. Sur [0 ;2][0\,;2], x+1⩾1x+1\geqslant 1, donc ln⁡(x+1)⩾0\ln(x+1)\geqslant 0 et f(x)=1+4ln⁡(x+1)x+1⩾1>0f(x)=1+\dfrac{4\ln(x+1)}{x+1}\geqslant 1>0 : la courbe est au-dessus de l'axe des abscisses. L'aire du domaine, en unités d'aire, est donc l'intégrale de ff sur [0 ;2][0\,;2].

Par linéarité : A=∫02f(x) dx=∫021 dx+4∫02ln⁡(x+1)x+1 dx=2+4×12(ln⁡3)2=2+2(ln⁡3)2≈4,41\mathcal{A}=\displaystyle\int_{0}^{2}f(x)\,\mathrm{d}x=\int_{0}^{2}1\,\mathrm{d}x+4\int_{0}^{2}\dfrac{\ln(x+1)}{x+1}\,\mathrm{d}x=2+4\times\dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2}=2+2(\ln 3)^{2}\approx 4{,}41 unités d'aire.

Vérification : sur [0 ;2][0\,;2], ff reste entre 11 et son maximum 1+4e≈2,471+\dfrac{4}{\mathrm{e}}\approx 2{,}47, donc l'aire est comprise entre 2×1=22\times 1=2 et 2×2,47≈4,942\times 2{,}47\approx 4{,}94 ; la valeur 4,414{,}41 est plausible. Pièges : ne pas justifier la positivité de ff, sans laquelle l'intégrale n'est pas une aire, et oublier le terme ∫021 dx=2\int_{0}^{2}1\,\mathrm{d}x=2, venu de la constante a=1a=1.

xx−1-1e−1\mathrm{e}-1+∞+\infty
signe de f′(x)f'(x)++00−-
variations de ff−∞-\infty↗\nearrow1+4e1+\dfrac{4}{\mathrm{e}}↘\searrow11
Tableau de variation complet de ff (question B.3)
Il manque quelque chose dans cette série ? Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

De quoi s'agit-il ?
Je lis chaque demande moi-même, personne d'autre ne la voit. Inutile d'écrire ton nom ou celui de ton école.
Quand ta demande est traitée, tu es prévenu par courriel et dans ton espace.

En envoyant, tu acceptes que je lise ta demande pour y répondre. Elle est gardée avec ton compte, effacée avec lui, et jamais publiée : politique de confidentialité.

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2026-maths-metropole-j1. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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