Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal

Bac 2026 de spécialité maths, Métropole jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2026 : Métropole, jour 2

Épreuve du mercredi 17 juin 2026 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2026 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2026, centre Métropole, jour 2 : mercredi 17 juin 2026, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 5, 5, 4 et 6 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures comprises, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 est un exercice de géométrie dans l'espace : vecteur normal à un plan, équation cartésienne, représentation paramétrique d'une droite, projeté orthogonal d'un point sur un plan, aire d'un triangle isocèle et volume d'un tétraèdre. L'exercice 2 modélise la pollution d'un bassin de deux façons : une suite arithmético-géométrique, avec un raisonnement par récurrence, le théorème de convergence monotone et un programme Python, puis une équation différentielle y′=ay+by'=ay+b résolue avec le logarithme népérien. L'exercice 3 est un vrai ou faux sur les probabilités conditionnelles, la loi binomiale, l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev et les combinaisons. L'exercice 4 étudie la fonction f(x)=(2x−1)e−2x+3f(x)=(2x-1)\mathrm{e}^{-2x+3} : lecture graphique d'un nombre dérivé, primitives reconnues sur des courbes, croissance comparée, tableau de variations, corollaire du théorème des valeurs intermédiaires et intégration par parties pour le volume d'un porte-clé.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : la division par −0,005-0{,}005 de l'exercice 2, qui inverse l'inégalité, et la conversion de 8,518{,}51 heures en 8 h 31 min ; le choix des primitives à l'exercice 4, où seul le signe de ff départage C2\mathcal{C}_{2} et C3\mathcal{C}_{3} ; et le facteur 22 de la contrainte 2f(α)=0,32f(\alpha)=0{,}3 et de l'aire du logo, la courbe et sa symétrique délimitant ensemble la pièce.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Géométrie dans l'espace : plan, projeté orthogonal et volume d'un tétraèdre

5 points Géométrie dans l'espace

Dans le repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right), on considère les points :

A(2 ;1 ;1)\mathrm{A}(2\,;1\,;1), B(3 ;−2 ;0)\mathrm{B}(3\,;-2\,;0), C(0 ;−1 ;1)\mathrm{C}(0\,;-1\,;1) et D(0 ;0 ;2)\mathrm{D}(0\,;0\,;2).

Vue en perspective du repère O, i, j, k et du tétraèdre ABCD. D est sur l'axe vertical, au-dessus de O ; A est en haut à droite, B loin à droite près de l'axe des abscisses, C près de l'origine. Les faces DAB et DBC sont grisées, l'arête [AC], cachée, est en pointillés.
  • 1. Montrer que les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B} et C\mathrm{C} définissent un plan.
  • 2.a. Montrer que le vecteur n⃗(1−14)\vec{n}\begin{pmatrix}1\\-1\\4\end{pmatrix} est normal au plan (ABC)(\mathrm{ABC}).
  • 2.b. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC)(\mathrm{ABC}) est : x−y+4z−5=0x-y+4z-5=0.
  • 3. Vérifier qu'une représentation paramétrique de la droite Δ\Delta passant par D\mathrm{D} et orthogonale au plan (ABC)(\mathrm{ABC}) est donnée par : {x=ty=−tz=2+4t\begin{cases}x=t\\y=-t\\z=2+4t\end{cases} avec t∈Rt\in\mathbb{R}.
  • 4. Montrer que le projeté orthogonal de D\mathrm{D} sur le plan (ABC)(\mathrm{ABC}) est le point H(−16 ;16 ;43)\mathrm{H}\left(-\dfrac{1}{6}\,;\dfrac{1}{6}\,;\dfrac{4}{3}\right).
  • 5.a. Montrer que le triangle ABC\mathrm{ABC} est isocèle en B\mathrm{B}.
  • 5.b. Montrer que l'aire du triangle ABC\mathrm{ABC} est 323\sqrt{2}.
  • 6.a. En déduire que le volume du tétraèdre ABCD\mathrm{ABCD} est égal à 11. On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par : V=13BhV=\dfrac{1}{3}\mathcal{B}h, où B\mathcal{B} est l'aire d'une base et hh la hauteur relative à cette base.
  • 6.b. On admet que la distance du point A\mathrm{A} au plan (BCD)(\mathrm{BCD}) est égale à 2\sqrt{2}. En déduire l'aire du triangle BCD\mathrm{BCD}.
  • 7. Dans cette question, on note Dk\mathrm{D}_{k} le point ayant pour coordonnées (0 ;0 ;k)(0\,;0\,;k), où kk est un réel.
  • 7.a. Déterminer la valeur de kk pour laquelle les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} et Dk\mathrm{D}_{k} sont coplanaires. Quel est alors le projeté orthogonal du point Dk\mathrm{D}_{k} sur le plan (ABC)(\mathrm{ABC}) ?
  • 7.b. Peut-on trouver une valeur de kk telle que A\mathrm{A} soit le projeté orthogonal de Dk\mathrm{D}_{k} sur le plan (ABC)(\mathrm{ABC}) ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/4

6.b
7.a
7.b
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Réponses

  • 1 AB→(1 ;−3 ;−1)\overrightarrow{\mathrm{AB}}(1\,;-3\,;-1) et AC→(−2 ;−2 ;0)\overrightarrow{\mathrm{AC}}(-2\,;-2\,;0) ne sont pas colinéaires : A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} non alignés définissent un plan
  • 2.a n⃗⋅AB→=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AB}}=0 et n⃗⋅AC→=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=0 : n⃗\vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan
  • 2.b x−y+4z+d=0x-y+4z+d=0 et A\mathrm{A} donne d=−5d=-5 : x−y+4z−5=0x-y+4z-5=0
  • 3 D\mathrm{D} obtenu pour t=0t=0 et vecteur directeur (1 ;−1 ;4)=n⃗(1\,;-1\,;4)=\vec{n}
  • 4 t+t+4(2+4t)−5=0t+t+4(2+4t)-5=0 donne t=−16t=-\dfrac{1}{6}, d'où H(−16 ;16 ;43)\mathrm{H}\left(-\dfrac{1}{6}\,;\dfrac{1}{6}\,;\dfrac{4}{3}\right)
  • 5.a BA=BC=11\mathrm{BA}=\mathrm{BC}=\sqrt{11}
  • 5.b AC=22\mathrm{AC}=2\sqrt{2}, hauteur BI=3\mathrm{BI}=3 (I\mathrm{I} milieu de [AC][\mathrm{AC}]) : 22×32=32\dfrac{2\sqrt{2}\times 3}{2}=3\sqrt{2}
  • 6.a h=DH=22h=\mathrm{DH}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}, V=13×32×22=1V=\dfrac{1}{3}\times 3\sqrt{2}\times\dfrac{\sqrt{2}}{2}=1
  • 6.b ABCD=32=322≈2,12\mathcal{A}_{\mathrm{BCD}}=\dfrac{3}{\sqrt{2}}=\dfrac{3\sqrt{2}}{2}\approx 2{,}12 unités d'aire
  • 7.a k=54k=\dfrac{5}{4} ; D5/4\mathrm{D}_{5/4} est dans le plan, il est son propre projeté
  • 7.b Non : ADk→(−2 ;−1 ;k−1)\overrightarrow{\mathrm{AD}_{k}}(-2\,;-1\,;k-1) n'est jamais colinéaire à n⃗\vec{n}

1. Trois points définissent un plan si et seulement s'ils ne sont pas alignés, c'est-à-dire si les vecteurs AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}} ne sont pas colinéaires.

AB→(3−2−2−10−1)=(1−3−1)\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}3-2\\-2-1\\0-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1\\-3\\-1\end{pmatrix} et AC→(0−2−1−11−1)=(−2−20)\overrightarrow{\mathrm{AC}}\begin{pmatrix}0-2\\-1-1\\1-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-2\\-2\\0\end{pmatrix}. S'il existait un réel λ\lambda tel que AC→=λAB→\overrightarrow{\mathrm{AC}}=\lambda\overrightarrow{\mathrm{AB}}, la première coordonnée imposerait λ=−2\lambda=-2 et la deuxième λ=−2−3=23\lambda=\dfrac{-2}{-3}=\dfrac{2}{3} : c'est impossible. Les vecteurs ne sont pas colinéaires, les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B} et C\mathrm{C} ne sont pas alignés : ils définissent un plan.

Erreur fréquente : conclure dès qu'une coordonnée « ne colle pas » sans écrire le λ\lambda ; ou, à l'inverse, se contenter de remarquer que la troisième coordonnée de AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}} est nulle, ce qui ne prouve rien à lui seul.

2.a. Un vecteur non nul est normal à un plan s'il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan. On calcule les produits scalaires dans le repère orthonormé :

n⃗⋅AB→=1×1+(−1)×(−3)+4×(−1)=1+3−4=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AB}}=1\times 1+(-1)\times(-3)+4\times(-1)=1+3-4=0 et n⃗⋅AC→=1×(−2)+(−1)×(−2)+4×0=−2+2+0=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=1\times(-2)+(-1)\times(-2)+4\times 0=-2+2+0=0.

n⃗\vec{n} est orthogonal à AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}} et à AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}}, qui sont non colinéaires (question 1) et dirigent le plan (ABC)(\mathrm{ABC}) : n⃗\vec{n} est normal au plan (ABC)(\mathrm{ABC}). Piège : un seul produit scalaire nul ne suffit pas, il faut DEUX vecteurs non colinéaires du plan, et c'est ici que la question 1 sert.

2.b. Un plan de vecteur normal n⃗(abc)\vec{n}\begin{pmatrix}a\\b\\c\end{pmatrix} admet une équation de la forme ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0. Ici, (ABC)(\mathrm{ABC}) a une équation x−y+4z+d=0x-y+4z+d=0. Le point A(2 ;1 ;1)\mathrm{A}(2\,;1\,;1) appartient au plan : 2−1+4×1+d=02-1+4\times 1+d=0, donc d=−5d=-5. Une équation cartésienne de (ABC)(\mathrm{ABC}) est x−y+4z−5=0x-y+4z-5=0.

Vérification avec les deux autres points : pour B\mathrm{B}, 3−(−2)+4×0−5=03-(-2)+4\times 0-5=0 ; pour C\mathrm{C}, 0−(−1)+4×1−5=00-(-1)+4\times 1-5=0. Les trois points vérifient l'équation.

3. La droite Δ\Delta est orthogonale au plan (ABC)(\mathrm{ABC}) : elle est dirigée par un vecteur normal du plan, par exemple n⃗(1−14)\vec{n}\begin{pmatrix}1\\-1\\4\end{pmatrix}. Elle passe par D(0 ;0 ;2)\mathrm{D}(0\,;0\,;2). Une représentation paramétrique est donc x=0+1×tx=0+1\times t, y=0+(−1)×ty=0+(-1)\times t, z=2+4tz=2+4t, c'est-à-dire le système proposé.

Vérification directe sur le système donné : t=0t=0 donne le point (0 ;0 ;2)=D(0\,;0\,;2)=\mathrm{D}, et les coefficients de tt forment le vecteur (1 ;−1 ;4)(1\,;-1\,;4), qui est n⃗\vec{n}. La droite passe par D\mathrm{D} et est dirigée par un vecteur normal au plan : c'est bien Δ\Delta.

4. Le projeté orthogonal de D\mathrm{D} sur le plan (ABC)(\mathrm{ABC}) est le point d'intersection du plan et de la droite Δ\Delta, perpendiculaire au plan et passant par D\mathrm{D}.

Un point de Δ\Delta, de paramètre tt, est dans le plan si et seulement si t−(−t)+4(2+4t)−5=0t-(-t)+4(2+4t)-5=0, soit 2t+8+16t−5=02t+8+16t-5=0, soit 18t+3=018t+3=0, donc t=−318=−16t=-\dfrac{3}{18}=-\dfrac{1}{6}.

On reporte dans la représentation paramétrique : x=−16x=-\dfrac{1}{6}, y=16y=\dfrac{1}{6}, z=2+4×(−16)=2−23=43z=2+4\times\left(-\dfrac{1}{6}\right)=2-\dfrac{2}{3}=\dfrac{4}{3}. Le projeté orthogonal de D\mathrm{D} est bien H(−16 ;16 ;43)\mathrm{H}\left(-\dfrac{1}{6}\,;\dfrac{1}{6}\,;\dfrac{4}{3}\right).

Contrôle : H\mathrm{H} vérifie l'équation du plan, −16−16+163−5=−13+163−153=0-\dfrac{1}{6}-\dfrac{1}{6}+\dfrac{16}{3}-5=-\dfrac{1}{3}+\dfrac{16}{3}-\dfrac{15}{3}=0. Autre rédaction acceptée : vérifier que H∈(ABC)\mathrm{H}\in(\mathrm{ABC}) et que DH→(−1/61/6−2/3)=−16n⃗\overrightarrow{\mathrm{DH}}\begin{pmatrix}-1/6\\1/6\\-2/3\end{pmatrix}=-\dfrac{1}{6}\vec{n} est colinéaire à n⃗\vec{n} ; les DEUX conditions sont nécessaires.

5.a. On compare les longueurs des deux côtés issus de B\mathrm{B}, dans le repère orthonormé. BA→(−131)\overrightarrow{\mathrm{BA}}\begin{pmatrix}-1\\3\\1\end{pmatrix}, donc BA2=1+9+1=11\mathrm{BA}^{2}=1+9+1=11 ; BC→(−311)\overrightarrow{\mathrm{BC}}\begin{pmatrix}-3\\1\\1\end{pmatrix}, donc BC2=9+1+1=11\mathrm{BC}^{2}=9+1+1=11.

Ainsi BA=BC=11\mathrm{BA}=\mathrm{BC}=\sqrt{11} : le triangle ABC\mathrm{ABC} est isocèle en B\mathrm{B}. (Le troisième côté, AC=4+4+0=22\mathrm{AC}=\sqrt{4+4+0}=2\sqrt{2}, est différent : le triangle n'est pas équilatéral.)

5.b. Dans un triangle isocèle en B\mathrm{B}, la médiane issue de B\mathrm{B} est aussi la hauteur. Soit I\mathrm{I} le milieu de [AC][\mathrm{AC}] : I(2+02 ;1−12 ;1+12)=(1 ;0 ;1)\mathrm{I}\left(\dfrac{2+0}{2}\,;\dfrac{1-1}{2}\,;\dfrac{1+1}{2}\right)=(1\,;0\,;1).

BI→(−221)\overrightarrow{\mathrm{BI}}\begin{pmatrix}-2\\2\\1\end{pmatrix}, donc BI=4+4+1=3\mathrm{BI}=\sqrt{4+4+1}=3. On peut le contrôler : BI→⋅AC→=(−2)(−2)+2×(−2)+1×0=0\overrightarrow{\mathrm{BI}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=(-2)(-2)+2\times(-2)+1\times 0=0, la médiane est bien perpendiculaire à (AC)(\mathrm{AC}).

Aire du triangle : AABC=AC×BI2=22×32=32\mathcal{A}_{\mathrm{ABC}}=\dfrac{\mathrm{AC}\times\mathrm{BI}}{2}=\dfrac{2\sqrt{2}\times 3}{2}=3\sqrt{2}.

Erreur fréquente : prendre BA\mathrm{BA} ou BC\mathrm{BC} comme hauteur. Une hauteur est perpendiculaire à la base, et dans ce triangle c'est la médiane issue du sommet principal B\mathrm{B} qui joue ce rôle.

6.a. On prend pour base le triangle ABC\mathrm{ABC}, d'aire 323\sqrt{2}. La hauteur relative à cette base est la distance de D\mathrm{D} au plan (ABC)(\mathrm{ABC}), c'est-à-dire DH\mathrm{DH}, puisque H\mathrm{H} est le projeté orthogonal de D\mathrm{D} sur ce plan (question 4).

DH→(−1/61/64/3−2)=(−1/61/6−2/3)\overrightarrow{\mathrm{DH}}\begin{pmatrix}-1/6\\1/6\\4/3-2\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1/6\\1/6\\-2/3\end{pmatrix}, donc DH2=136+136+1636=1836=12\mathrm{DH}^{2}=\dfrac{1}{36}+\dfrac{1}{36}+\dfrac{16}{36}=\dfrac{18}{36}=\dfrac{1}{2} et DH=12=22\mathrm{DH}=\dfrac{1}{\sqrt{2}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}.

V=13×AABC×DH=13×32×22=3×23×2=1V=\dfrac{1}{3}\times\mathcal{A}_{\mathrm{ABC}}\times\mathrm{DH}=\dfrac{1}{3}\times 3\sqrt{2}\times\dfrac{\sqrt{2}}{2}=\dfrac{3\times 2}{3\times 2}=1. Le volume du tétraèdre ABCD\mathrm{ABCD} est égal à 11 (unité de volume).

Le piège est le choix de la hauteur : ce n'est pas DC\mathrm{DC} ni DA\mathrm{DA}, c'est la longueur du segment perpendiculaire au plan de la base, d'où l'intérêt d'avoir calculé H\mathrm{H}. Vérification par une autre formule : la distance d'un point M0\mathrm{M}_{0} au plan ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0 vaut ∣ax0+by0+cz0+d∣a2+b2+c2\dfrac{\left|ax_{0}+by_{0}+cz_{0}+d\right|}{\sqrt{a^{2}+b^{2}+c^{2}}}, ici ∣0−0+8−5∣18=332=22\dfrac{|0-0+8-5|}{\sqrt{18}}=\dfrac{3}{3\sqrt{2}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}, la même valeur.

6.b. Le tétraèdre ABCD\mathrm{ABCD} peut aussi se voir comme le tétraèdre de base BCD\mathrm{BCD} et de sommet A\mathrm{A}. Son volume ne change pas, V=1V=1, et la hauteur relative à la base BCD\mathrm{BCD} est la distance de A\mathrm{A} au plan (BCD)(\mathrm{BCD}), soit 2\sqrt{2}.

1=13×ABCD×21=\dfrac{1}{3}\times\mathcal{A}_{\mathrm{BCD}}\times\sqrt{2}, donc ABCD=32=322≈2,12\mathcal{A}_{\mathrm{BCD}}=\dfrac{3}{\sqrt{2}}=\dfrac{3\sqrt{2}}{2}\approx 2{,}12 unités d'aire.

C'est le sens du « en déduire » : aucun calcul de longueur dans le triangle BCD\mathrm{BCD} n'est nécessaire, le volume sert de pont entre deux bases. Erreur fréquente : oublier le facteur 13\dfrac{1}{3} en isolant l'aire, ce qui donnerait 12\dfrac{1}{\sqrt{2}}.

7.a. Les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B} et C\mathrm{C} définissent le plan (ABC)(\mathrm{ABC}) (question 1). Les quatre points sont donc coplanaires si et seulement si Dk\mathrm{D}_{k} appartient à ce plan, c'est-à-dire si ses coordonnées vérifient l'équation x−y+4z−5=0x-y+4z-5=0 : 0−0+4k−5=00-0+4k-5=0, soit k=54=1,25k=\dfrac{5}{4}=1{,}25.

Pour cette valeur, D5/4(0 ;0 ;54)\mathrm{D}_{5/4}\left(0\,;0\,;\dfrac{5}{4}\right) est un point du plan (ABC)(\mathrm{ABC}) : son projeté orthogonal sur ce plan est le point D5/4\mathrm{D}_{5/4} lui-même. En effet, la droite orthogonale au plan passant par ce point coupe le plan en ce point.

Contrôle : le point D=D2\mathrm{D}=\mathrm{D}_{2} donne 0−0+8−5=3≠00-0+8-5=3\neq 0 : il n'est pas dans le plan, ce qui est cohérent avec un tétraèdre ABCD\mathrm{ABCD} de volume non nul. Erreur fréquente : répondre « H\mathrm{H} » à la seconde partie de la question par réflexe ; H\mathrm{H} est le projeté de D=D2\mathrm{D}=\mathrm{D}_{2}, pas celui de D5/4\mathrm{D}_{5/4}.

7.b. Si A\mathrm{A} est le projeté orthogonal de Dk\mathrm{D}_{k} sur le plan (ABC)(\mathrm{ABC}), alors le vecteur ADk→\overrightarrow{\mathrm{AD}_{k}} est orthogonal au plan (ou nul), donc colinéaire au vecteur normal n⃗\vec{n}.

ADk→(0−20−1k−1)=(−2−1k−1)\overrightarrow{\mathrm{AD}_{k}}\begin{pmatrix}0-2\\0-1\\k-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-2\\-1\\k-1\end{pmatrix}. Il n'est jamais nul (sa première coordonnée vaut −2-2). S'il existait λ\lambda tel que ADk→=λn⃗\overrightarrow{\mathrm{AD}_{k}}=\lambda\vec{n}, la première coordonnée donnerait λ=−2\lambda=-2 et la deuxième −1=−λ-1=-\lambda, soit λ=1\lambda=1 : c'est impossible, quelle que soit la valeur de kk.

On ne peut donc pas trouver de valeur de kk telle que A\mathrm{A} soit le projeté orthogonal de Dk\mathrm{D}_{k} sur le plan (ABC)(\mathrm{ABC}).

Lecture géométrique, qui confirme : la droite perpendiculaire au plan passant par A\mathrm{A} a pour représentation x=2+sx=2+s, y=1−sy=1-s, z=1+4sz=1+4s, donc tous ses points vérifient x+y=3x+y=3. Les points Dk\mathrm{D}_{k} sont sur l'axe des cotes, où x+y=0x+y=0. Cette droite ne rencontre jamais l'axe des cotes. Erreur fréquente : ne regarder que la troisième coordonnée, la seule qui dépende de kk, et croire qu'on peut toujours ajuster kk.

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Suites et équation différentielle : pollution d'un bassin d'élevage, modèle discret puis continu

5 points Suites et récurrenceLes équations différentiellesExponentielle et logarithmePython et méthodes numériques

Un bassin destiné à l'élevage des truites contient 30 00030\,000 litres d'eau, régulièrement renouvelée.

Pour vérifier la présence éventuelle de substances polluantes dans le bassin, on procède à des analyses régulières.

On étudie dans les deux parties ci-dessous un cas de contamination de l'eau par une substance polluante à l'aide de deux modèles différents.

Les deux parties sont indépendantes.

  • Partie A : modèle discret
  • On note VnV_{n} le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin, nn heures après le début du phénomène de pollution.
  • On a ainsi V0=0V_{0}=0.
  • On admet que pour tout entier naturel nn, Vn+1=0,995Vn+6V_{n+1}=0{,}995V_{n}+6.
  • A.1. Calculer V1V_{1} et V2V_{2}.
  • Programme Python encadré de cinq lignes : def volume(n): ; puis, indenté, v = suivi de pointillés ; for k in range(n): ; puis, indenté une seconde fois dans la boucle, v = suivi de pointillés ; enfin return v, au niveau de la boucle.
  • A.2. Recopier et compléter le programme ci-contre pour qu'il renvoie le volume en litre de substance polluante présente dans le bassin après nn heures.
  • A.3. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel nn, Vn⩽Vn+1⩽1200V_{n}\leqslant V_{n+1}\leqslant 1200.
  • A.4. Justifier que la suite (Vn)(V_{n}) converge, et calculer sa limite.
  • Partie B : modèle continu
  • On note v(t)v(t) le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin à l'instant tt, en heure.
  • On admet que la fonction vv est définie et dérivable sur l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, et on note v′v' sa fonction dérivée.
  • On considère que le phénomène de pollution débute au temps t=0t=0 ; ainsi v(0)=0v(0)=0.
  • On admet que la fonction vv est solution de l'équation différentielle : (E) : y′=−0,005y+6(E)\,:\ y'=-0{,}005y+6, où yy est une fonction inconnue et où y′y' est la fonction dérivée de yy.
  • B.1.a. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E)(E) sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • B.1.b. Montrer que pour tout réel tt appartenant à l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : v(t)=1200(1−e−0,005t)v(t)=1200\left(1-\mathrm{e}^{-0{,}005t}\right).
  • B.1.c. Calculer la limite de vv en +∞+\infty.
  • B.1.d. Déterminer le sens de variation de la fonction vv sur l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • B.2. Un taux de substance polluante supérieur à 5 %5\,\% du volume du bassin nécessite un nettoyage complet. Selon ce modèle, le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage ?
  • B.3. Pour pouvoir dépolluer rapidement le bassin et éviter de lourdes conséquences sur l'élevage, il est préconisé que le volume de la substance polluante ne dépasse pas 50 litres. Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume de la substance dépasse 50 litres dans le bassin. En donner la valeur en heure et minute, arrondie à la minute.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/12

A.1
A.2
A.4
B.1.a
B.1.c
B.1.d
B.2
B.3
Voir la correction

Réponses

  • A.1 V1=6V_{1}=6 ; V2=11,97V_{2}=11{,}97
  • A.2 Ligne 2 : v = 0 ; ligne 4 : v = 0.995*v + 6
  • A.3 Initialisation 0⩽6⩽12000\leqslant 6\leqslant 1200 ; hérédité : multiplier par 0,995>00{,}995>0 puis ajouter 66
  • A.4 Croissante et majorée par 12001200 : convergente ; ℓ=0,995ℓ+6\ell=0{,}995\ell+6 donne ℓ=1200\ell=1200
  • B.1.a t↦Ke−0,005t+1200t\mapsto K\mathrm{e}^{-0{,}005t}+1200, K∈RK\in\mathbb{R}
  • B.1.b v(0)=K+1200=0v(0)=K+1200=0, donc K=−1200K=-1200 et v(t)=1200(1−e−0,005t)v(t)=1200\left(1-\mathrm{e}^{-0{,}005t}\right)
  • B.1.c lim⁡t→+∞v(t)=1200\lim\limits_{t\to+\infty}v(t)=1200
  • B.1.d v′(t)=6e−0,005t>0v'(t)=6\mathrm{e}^{-0{,}005t}>0 : vv strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[
  • B.2 Non : v(t)<1200<1500=5 %×30 000v(t)<1200<1500=5\,\%\times 30\,000 pour tout tt
  • B.3 t0=200ln⁡(2423)≈8,51t_{0}=200\ln\left(\dfrac{24}{23}\right)\approx 8{,}51 h, soit 8 h 31 min

A.1. On applique la relation de récurrence à partir de V0=0V_{0}=0 : V1=0,995×V0+6=0,995×0+6=6V_{1}=0{,}995\times V_{0}+6=0{,}995\times 0+6=6, puis V2=0,995×V1+6=0,995×6+6=5,97+6=11,97V_{2}=0{,}995\times V_{1}+6=0{,}995\times 6+6=5{,}97+6=11{,}97.

Une heure après le début de la pollution, le bassin contient 66 litres de substance polluante ; après deux heures, 11,9711{,}97 litres. Le terme 0,995Vn0{,}995V_{n} traduit la part de polluant qui reste après le renouvellement de l'eau (on en élimine 0,5 %0{,}5\,\% par heure), le terme +6+6 l'apport de 66 litres par heure.

A.2. La variable v doit contenir V0V_{0} au départ, puis passer au terme suivant à chaque tour de boucle. La boucle for k in range(n) tourne exactement nn fois (pour kk allant de 00 à n−1n-1) : partant de V0V_{0}, après nn tours v contient VnV_{n}.

Ligne 2 : v = 0. Ligne 4 : v = 0.995*v + 6. Le programme complété figure en fin de corrigé. Contrôle à la main : volume(1) fait un tour et renvoie 66, volume(2) en fait deux et renvoie 11,9711{,}97, les valeurs de la question A.1.

Erreurs fréquentes : initialiser v à 66, ce qui décale tout d'un rang ; écrire 0.995*k + 6, qui utilise le compteur de boucle à la place du terme précédent ; ou écrire la virgule décimale française, 0,995, qui en Python fabrique un couple de nombres et non un nombre décimal.

A.3. Raisonnement par récurrence. Pour tout entier naturel nn, on note P(n)P(n) la propriété : « Vn⩽Vn+1⩽1200V_{n}\leqslant V_{n+1}\leqslant 1200 ».

Initialisation : V0=0V_{0}=0 et V1=6V_{1}=6, et l'on a bien 0⩽6⩽12000\leqslant 6\leqslant 1200. P(0)P(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que P(n)P(n) est vraie, c'est-à-dire Vn⩽Vn+1⩽1200V_{n}\leqslant V_{n+1}\leqslant 1200. On multiplie les trois membres par 0,9950{,}995, qui est strictement POSITIF, donc l'ordre est conservé : 0,995Vn⩽0,995Vn+1⩽0,995×1200=11940{,}995V_{n}\leqslant 0{,}995V_{n+1}\leqslant 0{,}995\times 1200=1194. On ajoute 66 : 0,995Vn+6⩽0,995Vn+1+6⩽1194+60{,}995V_{n}+6\leqslant 0{,}995V_{n+1}+6\leqslant 1194+6, c'est-à-dire Vn+1⩽Vn+2⩽1200V_{n+1}\leqslant V_{n+2}\leqslant 1200. P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion : P(0)P(0) est vraie et la propriété est héréditaire, donc par récurrence, pour tout entier naturel nn, Vn⩽Vn+1⩽1200V_{n}\leqslant V_{n+1}\leqslant 1200.

Ce qui se joue dans l'hérédité : la fonction g:x↦0,995x+6g:x\mapsto 0{,}995x+6 est croissante, et g(1200)=1200g(1200)=1200 ; c'est pour cela que 12001200 « se recopie » d'un rang au suivant. Erreur fréquente : partir de P(n+1)P(n+1) pour arriver à P(n)P(n), ou écrire Vn+1⩽Vn+2V_{n+1}\leqslant V_{n+2} comme hypothèse. Il faut partir de l'encadrement au rang nn et le TRANSPORTER par les deux opérations.

A.4. D'après la question A.3, pour tout nn, Vn⩽Vn+1V_{n}\leqslant V_{n+1} : la suite (Vn)(V_{n}) est croissante. Elle est aussi majorée par 12001200. Par le théorème de convergence monotone, une suite croissante et majorée converge : (Vn)(V_{n}) converge vers un réel ℓ\ell.

Calcul de la limite. Comme Vn→ℓV_{n}\to\ell, on a aussi Vn+1→ℓV_{n+1}\to\ell, et, par opérations sur les limites, 0,995Vn+6→0,995ℓ+60{,}995V_{n}+6\to 0{,}995\ell+6. Par unicité de la limite, ℓ=0,995ℓ+6\ell=0{,}995\ell+6, d'où 0,005ℓ=60{,}005\ell=6 et ℓ=60,005=1200\ell=\dfrac{6}{0{,}005}=1200.

La suite converge vers 12001200 : à long terme, le volume de polluant s'approche de 1 2001\,200 litres sans jamais les dépasser. Le piège est de conclure « la limite est 12001200 » parce que 12001200 est un majorant : un majorant n'est pas forcément la limite (la suite est aussi majorée par 5 0005\,000). C'est l'équation du point fixe qui donne 12001200. Vérification : la forme explicite Vn=1200(1−0,995n)V_{n}=1200\left(1-0{,}995^{n}\right), qu'on obtient avec la suite auxiliaire Vn−1200V_{n}-1200, géométrique de raison 0,9950{,}995, redonne V1=6V_{1}=6, V2=11,97V_{2}=11{,}97 et la limite 12001200 puisque 0<0,995<10<0{,}995<1.

B.1.a. L'équation (E)(E) est de la forme y′=ay+by'=ay+b avec a=−0,005≠0a=-0{,}005\neq 0 et b=6b=6. Ses solutions sont les fonctions t↦Keat−bat\mapsto K\mathrm{e}^{at}-\dfrac{b}{a}, avec KK réel.

Ici −ba=−6−0,005=1200-\dfrac{b}{a}=-\dfrac{6}{-0{,}005}=1200. Les solutions de (E)(E) sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ sont les fonctions t↦Ke−0,005t+1200t\mapsto K\mathrm{e}^{-0{,}005t}+1200, où K∈RK\in\mathbb{R}.

Vérification : la fonction constante y=1200y=1200 est solution, car y′=0y'=0 et −0,005×1200+6=−6+6=0-0{,}005\times 1200+6=-6+6=0. Erreur fréquente : écrire ba=−1200\dfrac{b}{a}=-1200 et proposer Ke−0,005t−1200K\mathrm{e}^{-0{,}005t}-1200, solutions qui ne vérifient pas l'équation.

B.1.b. vv est une solution de (E)(E), donc il existe un réel KK tel que, pour tout t⩾0t\geqslant 0, v(t)=Ke−0,005t+1200v(t)=K\mathrm{e}^{-0{,}005t}+1200. La condition initiale v(0)=0v(0)=0 donne Ke0+1200=0K\mathrm{e}^{0}+1200=0, soit K+1200=0K+1200=0 et K=−1200K=-1200.

Donc v(t)=−1200e−0,005t+1200=1200(1−e−0,005t)v(t)=-1200\mathrm{e}^{-0{,}005t}+1200=1200\left(1-\mathrm{e}^{-0{,}005t}\right) pour tout t∈[0 ;+∞[t\in[0\,;+\infty[. Contrôle : v(0)=1200(1−1)=0v(0)=1200(1-1)=0.

B.1.c. Quand t→+∞t\to+\infty, −0,005t→−∞-0{,}005t\to-\infty, et par composition avec lim⁡X→−∞eX=0\lim\limits_{X\to-\infty}\mathrm{e}^{X}=0, e−0,005t→0\mathrm{e}^{-0{,}005t}\to 0. Par opérations, v(t)=1200(1−e−0,005t)→1200×(1−0)=1200v(t)=1200\left(1-\mathrm{e}^{-0{,}005t}\right)\to 1200\times(1-0)=1200.

lim⁡t→+∞v(t)=1200\lim\limits_{t\to+\infty}v(t)=1200 : le modèle continu a la même limite que le modèle discret de la partie A. La droite d'équation y=1200y=1200 est asymptote horizontale à la courbe de vv.

B.1.d. vv est dérivable et, pour tout t⩾0t\geqslant 0, v′(t)=1200×(−(−0,005)e−0,005t)=6e−0,005tv'(t)=1200\times\left(-(-0{,}005)\mathrm{e}^{-0{,}005t}\right)=6\mathrm{e}^{-0{,}005t} (dérivée de eu\mathrm{e}^{u} : u′euu'\mathrm{e}^{u}, avec u′=−0,005u'=-0{,}005).

Une exponentielle est strictement positive, donc v′(t)>0v'(t)>0 sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : la fonction vv est strictement croissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[. Le volume de polluant augmente sans cesse.

Autre voie, plus rapide : v′=−0,005v+6v'=-0{,}005v+6 d'après (E)(E), et l'on retrouve v′(t)=−6+6e−0,005t+6=6e−0,005tv'(t)=-6+6\mathrm{e}^{-0{,}005t}+6=6\mathrm{e}^{-0{,}005t}. Piège : oublier le signe moins du −0,005-0{,}005 en dérivant, ce qui donnerait une fonction décroissante, en contradiction avec v(0)=0v(0)=0 et une limite égale à 12001200.

B.2. Le seuil de nettoyage est 5 %5\,\% du volume du bassin : 0,05×30 000=1 5000{,}05\times 30\,000=1\,500 litres de substance polluante.

Or, pour tout t⩾0t\geqslant 0, e−0,005t>0\mathrm{e}^{-0{,}005t}>0, donc 1−e−0,005t<11-\mathrm{e}^{-0{,}005t}<1 et v(t)<1200v(t)<1200. On peut le dire aussi : vv est strictement croissante et tend vers 12001200, elle reste donc strictement en dessous de sa limite. Ainsi v(t)<1200<1500v(t)<1200<1500 pour tout tt : selon ce modèle, le taux de substance polluante reste inférieur à 120030 000=4 %\dfrac{1200}{30\,000}=4\,\%, et le propriétaire n'aura pas à procéder au nettoyage complet.

Erreurs fréquentes : comparer 5 %5\,\% à la limite en appliquant le pourcentage à 12001200 au lieu de 30 00030\,000 ; ou se contenter de « la limite est 1200<15001200<1500 » sans dire que la fonction ne dépasse jamais sa limite, ce qui est vrai ici parce que vv est croissante.

B.3. On résout l'inéquation v(t)>50v(t)>50 sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, en utilisant la stricte croissance de la fonction logarithme népérien :

1200(1−e−0,005t)>50  ⟺  1−e−0,005t>501200=124  ⟺  e−0,005t<2324  ⟺  −0,005t<ln⁡(2324)  ⟺  t>ln⁡(23/24)−0,0051200\left(1-\mathrm{e}^{-0{,}005t}\right)>50\iff 1-\mathrm{e}^{-0{,}005t}>\dfrac{50}{1200}=\dfrac{1}{24}\iff\mathrm{e}^{-0{,}005t}<\dfrac{23}{24}\iff -0{,}005t<\ln\left(\dfrac{23}{24}\right)\iff t>\dfrac{\ln(23/24)}{-0{,}005}.

Le dernier passage divise par −0,005-0{,}005, un nombre NÉGATIF : le sens de l'inégalité s'inverse. Et ln⁡(23/24)−0,005=−200ln⁡(2324)=200ln⁡(2423)\dfrac{\ln(23/24)}{-0{,}005}=-200\ln\left(\dfrac{23}{24}\right)=200\ln\left(\dfrac{24}{23}\right).

Le volume dépasse 5050 litres au-delà de l'instant t0=200ln⁡(2423)t_{0}=200\ln\left(\dfrac{24}{23}\right) heures, valeur exacte. Numériquement t0≈8,511 9t_{0}\approx 8{,}511\,9 h ; la partie décimale vaut 0,511 9×60≈30,70{,}511\,9\times 60\approx 30{,}7 minutes, donc t0≈8t_{0}\approx 8 h 3131 min, arrondi à la minute.

Vérifications : ln⁡(2423)>0\ln\left(\dfrac{24}{23}\right)>0, donc t0>0t_{0}>0, ce qui est cohérent ; et le modèle discret donne le même ordre de grandeur, V8=1200(1−0,9958)≈47,2V_{8}=1200\left(1-0{,}995^{8}\right)\approx 47{,}2 litres et V9≈52,9V_{9}\approx 52{,}9 litres, donc un franchissement des 5050 litres entre la 8e et la 9e heure.

Deux pièges : oublier d'inverser l'inégalité en divisant par −0,005-0{,}005, ce qui donnerait t<t0t<t_{0}, absurde puisque le volume augmente ; et convertir 8,518{,}51 h en « 8 h 51 min », alors que 0,510{,}51 h vaut environ 3131 minutes.

python
def volume(n):
    v = 0
    for k in range(n):
        v = 0.995*v + 6
    return v

Exercice 3 : Vrai ou faux : musiciens professionnels, probabilités conditionnelles, loi binomiale et dénombrement

4 points Loi binomiale et concentrationSommes de variables aléatoires et concentrationArbres pondérés et probabilités totalesCombinatoire et dénombrement

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

On désigne par « musiciens professionnels » l'ensemble des femmes et hommes pratiquant un instrument de manière professionnelle.

  • 1. Une étude a été réalisée auprès des musiciens professionnels pratiquant différents genres musicaux (Pop, Rap, Rock, Classique, etc.).
  • Cette étude indique que :
    • 52 %52\,\% des musiciens professionnels jouent de la Pop ;
    • parmi les musiciens professionnels jouant de la Pop, 32 %32\,\% sont des femmes ;
    • 20 %20\,\% des musiciens professionnels sont des femmes.
  • On choisit au hasard une personne dans l'ensemble des musiciens professionnels.
  • On note :
    • OO l'évènement : « la personne joue de la Pop » ;
    • FF l'évènement : « la personne est une femme ».
  • 1. Affirmation 1 : Si la personne choisie est une femme, alors la probabilité qu'elle joue de la Pop est de 0,8320{,}832.
  • 2. La proportion de musiciens professionnels au sein de la population active dans le secteur de la culture est estimée à 6,2 %6{,}2\,\%.
  • On prélève au hasard et de manière indépendante un échantillon de 5 0005\,000 personnes au sein de cette population.
  • La population considérée est assez importante pour qu'on puisse assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise.
  • On considère la variable aléatoire XX qui, à tout échantillon ainsi défini, associe le nombre de musiciens professionnels dans l'échantillon.
  • 2.a. Affirmation 2 : En arrondissant le résultat au dixième, on a P(X⩽340)≈0,4P(X\leqslant 340)\approx 0{,}4.
  • 2.b. Affirmation 3 : En appliquant l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, on peut affirmer qu'il y a plus de 95 %95\,\% de chance que, sur cet échantillon de 5 0005\,000 actifs dans le secteur de la culture, le nombre de musiciens professionnels soit strictement compris entre 230230 et 390390.
  • 3. Un jeu sur le thème de la culture de la Pop est proposé à 1010 personnes dont 44 sont des musiciens professionnels.
  • Deux équipes de 55 joueurs s'affrontent.
  • Elles sont chacune constituées de 22 musiciens professionnels et de 33 personnes qui ne le sont pas.
  • 3. Affirmation 4 : On peut former ainsi 120120 équipes différentes.

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1
2.a
2.b
3
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Réponses

  • 1 Vrai : PF(O)=0,52×0,320,2=0,166 40,2=0,832P_{F}(O)=\dfrac{0{,}52\times 0{,}32}{0{,}2}=\dfrac{0{,}166\,4}{0{,}2}=0{,}832
  • 2.a Faux : X∼B(5 000 ;0,062)X\sim\mathcal{B}(5\,000\,;0{,}062) et P(X⩽340)≈0,96P(X\leqslant 340)\approx 0{,}96, soit 1,01{,}0 au dixième
  • 2.b Vrai : P(230<X<390)⩾1−290,78802≈0,954 6>0,95P(230<X<390)\geqslant 1-\dfrac{290{,}78}{80^{2}}\approx 0{,}954\,6>0{,}95
  • 3 Vrai : (42)×(63)=6×20=120\dbinom{4}{2}\times\dbinom{6}{3}=6\times 20=120

Affirmation 1. Traduction de l'énoncé en probabilités : P(O)=0,52P(O)=0{,}52 ; « parmi les musiciens jouant de la Pop, 32 %32\,\% sont des femmes » donne la probabilité conditionnelle PO(F)=0,32P_{O}(F)=0{,}32 ; enfin P(F)=0,2P(F)=0{,}2. On cherche la probabilité qu'une personne joue de la Pop SACHANT qu'elle est une femme, soit PF(O)P_{F}(O).

Formule des probabilités composées : P(O∩F)=P(O)×PO(F)=0,52×0,32=0,166 4P(O\cap F)=P(O)\times P_{O}(F)=0{,}52\times 0{,}32=0{,}166\,4. Puis, par définition d'une probabilité conditionnelle, PF(O)=P(O∩F)P(F)=0,166 40,2=0,832P_{F}(O)=\dfrac{P(O\cap F)}{P(F)}=\dfrac{0{,}166\,4}{0{,}2}=0{,}832.

L'affirmation 1 est VRAIE. Interprétation : 83,2 %83{,}2\,\% des musiciennes professionnelles jouent de la Pop, alors que seuls 52 %52\,\% de l'ensemble des musiciens professionnels en jouent ; les femmes sont surreprésentées dans la Pop par rapport à l'ensemble.

Contrôle de cohérence : P(O∩F)=0,166 4⩽P(F)=0,2P(O\cap F)=0{,}166\,4\leqslant P(F)=0{,}2, l'intersection est bien plus petite que FF. Le piège est de lire « 32 %32\,\% sont des femmes » comme P(F)P(F) ou comme PF(O)P_{F}(O) : la population de référence, ce sont les musiciens qui jouent de la Pop, d'où PO(F)P_{O}(F). Inverser le conditionnement est précisément l'objet de la question.

Affirmation 2. On répète 5 0005\,000 fois, de façon indépendante (tirage assimilé à un tirage avec remise), une épreuve de Bernoulli dont le succès « la personne est un musicien professionnel » a pour probabilité p=0,062p=0{,}062. La variable XX compte les succès : XX suit la loi binomiale B(5 000 ;0,062)\mathcal{B}(5\,000\,;0{,}062).

À la calculatrice (fonction de répartition de la loi binomiale), P(X⩽340)≈0,961 7P(X\leqslant 340)\approx 0{,}961\,7, soit 1,01{,}0 arrondi au dixième, et non 0,40{,}4. L'affirmation 2 est FAUSSE.

Ordre de grandeur, qui permet de détecter l'erreur même sans calculatrice : E(X)=np=5 000×0,062=310E(X)=np=5\,000\times 0{,}062=310. La valeur 340340 est au-dessus de la moyenne, donc P(X⩽340)P(X\leqslant 340) dépasse largement 0,50{,}5 ; une probabilité de 0,40{,}4 est impossible. Plus précisément, l'écart type vaut 290,78≈17,1\sqrt{290{,}78}\approx 17{,}1 et 340340 est à presque deux écarts types au-dessus de 310310.

Erreur fréquente : calculer P(X=340)P(X=340), la fonction « binomFdp », au lieu de la probabilité cumulée « binomFRép » ; ou calculer P(X⩾340)≈0,04P(X\geqslant 340)\approx 0{,}04. Écrire la loi avec ses paramètres fait partie de la justification attendue.

Affirmation 3. Paramètres de XX, de loi B(5 000 ;0,062)\mathcal{B}(5\,000\,;0{,}062) : E(X)=np=310E(X)=np=310 et V(X)=np(1−p)=5 000×0,062×0,938=290,78V(X)=np(1-p)=5\,000\times 0{,}062\times 0{,}938=290{,}78.

L'intervalle ]230 ;390[]230\,;390[ est centré sur l'espérance 310310, de demi-largeur 8080 : 230<X<390  ⟺  ∣X−310∣<80230<X<390\iff|X-310|<80. L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev avec δ=80\delta=80 donne P(∣X−310∣⩾80)⩽V(X)802=290,786 400≈0,045 4P\left(|X-310|\geqslant 80\right)\leqslant\dfrac{V(X)}{80^{2}}=\dfrac{290{,}78}{6\,400}\approx 0{,}045\,4.

En passant à l'événement contraire, l'inégalité change de sens : P(230<X<390)=1−P(∣X−310∣⩾80)⩾1−290,786 400≈0,954 6P(230<X<390)=1-P\left(|X-310|\geqslant 80\right)\geqslant 1-\dfrac{290{,}78}{6\,400}\approx 0{,}954\,6.

Comme 0,954 6>0,950{,}954\,6>0{,}95, on peut affirmer qu'il y a plus de 95 %95\,\% de chance que le nombre de musiciens professionnels de l'échantillon soit strictement compris entre 230230 et 390390. L'affirmation 3 est VRAIE.

Remarque : la vraie probabilité, calculée avec la loi binomiale, est bien plus proche de 11 ; l'inégalité est grossière, mais c'est elle que l'affirmation demande d'appliquer. Pièges : prendre δ=160\delta=160, la largeur entière de l'intervalle ; ou écrire ⩽\leqslant dans la conclusion au lieu de ⩾\geqslant en passant au contraire.

Affirmation 4. Une équipe est un ensemble de 55 joueurs, sans ordre : 22 musiciens professionnels choisis parmi les 44, ET 33 autres personnes choisies parmi les 10−4=610-4=6 qui ne le sont pas. Une équipe est donc formée d'une combinaison de 22 éléments parmi 44 et d'une combinaison de 33 éléments parmi 66.

Par le principe multiplicatif : (42)×(63)=4×32×6×5×43×2×1=6×20=120\dbinom{4}{2}\times\dbinom{6}{3}=\dfrac{4\times 3}{2}\times\dfrac{6\times 5\times 4}{3\times 2\times 1}=6\times 20=120. On peut former 120120 équipes différentes : l'affirmation 4 est VRAIE.

Vérification par un autre chemin : choisir l'une des deux équipes détermine l'autre, puisque les 55 joueurs restants sont alors les 22 autres musiciens et les 33 autres non-musiciens. Il y a donc 120120 équipes possibles mais seulement 6060 façons de partager les 1010 personnes en deux équipes ; l'affirmation porte sur les équipes, d'où 120120.

Erreurs fréquentes : compter avec l'ordre, 4×3×6×5×4=1 4404\times 3\times 6\times 5\times 4=1\,440 ; ou ajouter au lieu de multiplier, 6+20=266+20=26. Le « et » des deux choix successifs se traduit par une multiplication.

Exercice 4 : Fonction exponentielle : lecture graphique, primitives, valeurs intermédiaires et intégration par parties pour un porte-clé

6 points Primitives et intégrationLimites et continuitéExponentielle et logarithmeLa dérivation

  • Partie A
  • Soit ff une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ dont on donne ci-dessous une partie de la courbe représentative Cf\mathcal{C}_{f} dans un repère orthogonal.
  • On note f′f' sa fonction dérivée.
  • Repère orthogonal quadrillé, graduations 0 et 1 sur chaque axe, abscisses de 0 à 4,5 environ et ordonnées de -3 à 8. La courbe C_f, en rouge, monte très vite depuis le bas du repère, coupe l'axe des abscisses au point A d'abscisse 0,5, atteint au point C d'abscisse 1 un maximum un peu au-dessus de 2,5, puis redescend et se rapproche de l'axe des abscisses sans le couper. La tangente T_A, en vert, passe par A et par le point B d'abscisse 1, d'ordonnée 7,4 environ.
  • On précise que :
    • la courbe Cf\mathcal{C}_{f} admet une tangente parallèle à l'axe des abscisses au point C\mathrm{C} d'abscisse 11 ;
    • la tangente TAT_{\mathrm{A}} à la courbe Cf\mathcal{C}_{f} au point A(12 ;0)\mathrm{A}\left(\dfrac{1}{2}\,;0\right) passe par le point B(1 ;e2)\mathrm{B}\left(1\,;\mathrm{e}^{2}\right).
  • 1. À l'aide du graphique ci-contre :
  • A.1.a. Donner f′(1)f'(1).
  • A.1.b. Donner la solution de l'équation f(x)=0f(x)=0 sur l'intervalle [0 ;3][0\,;3].
  • A.2. Déterminer f′(12)f'\left(\dfrac{1}{2}\right).
  • A.3. Parmi les trois courbes C1\mathcal{C}_{1}, C2\mathcal{C}_{2} et C3\mathcal{C}_{3} ci-dessous, deux représentent des primitives de la fonction ff. Indiquer lesquelles et justifier.
  • Trois courbes dans un repère quadrillé d'unité 1, abscisses de 0 à 4,5 environ. C_1, en tirets rouges, part d'environ 3,7 en x = 0, descend jusqu'à un minimum proche de 0 vers x = 0,5, puis remonte vers 3,7. C_2, en pointillés verts, a la même forme que C_1 décalée de 2 vers le bas : minimum proche de -2 vers x = 0,5, puis tend vers 1,7. C_3, en tirets et points bleus, descend depuis le haut du repère jusqu'à un minimum proche de -2 vers x = 0,9, puis remonte vers 1,7.
  • Partie B
  • Un industriel doit créer un logo représentant la forme ci-contre (Fig. 1).
  • Contour du logo, en rouge : une forme symétrique par rapport à un axe horizontal, large et arrondie à gauche, qui s'effile vers la droite et se ferme à droite par un petit segment vertical, coté 0,3 cm.
    Fig. 1
  • La dimension de 0,30{,}3 cm indiquée sur la figure est une contrainte imposée par le client.
  • L'industriel choisit de modéliser le contour de ce logo à l'aide d'une portion de la courbe de la fonction ff vue en partie A, et de l'image de cette portion par la symétrie par rapport à l'axe des abscisses, sur un intervalle [0,5 ;α][0{,}5\,;\alpha].
  • Le nombre α\alpha est un réel supérieur à 11 que l'on déterminera dans cette partie.
  • L'ensemble est représenté graphiquement dans un repère orthonormé (Fig. 2) d'unité 1 cm.
  • On admet que la fonction ff est définie sur l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ par : f(x)=(2x−1)e−2x+3f(x)=(2x-1)\mathrm{e}^{-2x+3}.
  • B.1.a. Vérifier que pour tout réel xx appartenant à l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : f(x)=e2×2x−1e2x−1f(x)=\mathrm{e}^{2}\times\dfrac{2x-1}{\mathrm{e}^{2x-1}}.
  • B.1.b. En déduire la limite de ff en +∞+\infty. (On pourra poser X=2x−1X=2x-1).
  • B.2.a. Montrer que, pour tout xx de l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, f′(x)=(−4x+4)e−2x+3f'(x)=(-4x+4)\mathrm{e}^{-2x+3}.
  • B.2.b. Construire le tableau complet des variations de la fonction ff sur l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • B.3. Justifier que la contrainte imposée par le client se traduit par l'égalité f(α)=0,15f(\alpha)=0{,}15. Montrer qu'il existe une unique valeur de α\alpha dans l'intervalle [1 ;+∞[[1\,;+\infty[ qui permette de vérifier cette égalité. En donner une valeur arrondie au dixième.
  • Repère orthonormé quadrillé d'unité 1 cm, graduations 0 et 1. La courbe C_f, en rouge, part de l'axe des abscisses en x = 0,5, monte jusqu'à un maximum vers 2,7 en x = 1, puis redescend vers l'axe jusqu'à l'abscisse α, un peu au-delà de 3. Sa symétrique par rapport à l'axe des abscisses est tracée en tirets. Le domaine compris entre les deux courbes, de x = 0,5 à x = α, est grisé.
    Fig. 2
  • Partie C
  • On fabrique un porte-clé en découpant une plaque d'acier suivant la forme du logo représenté par la surface grisée en figure 2 de la partie B.
  • On précise que cette plaque a une épaisseur de 0,20{,}2 cm.
  • C.1. On considère : I=∫0,53,3f(x) dxI=\displaystyle\int_{0{,}5}^{3{,}3}f(x)\,\mathrm{d}x. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale II arrondie au dixième est égale à 3,63{,}6.
  • C.2. On précise que le volume du porte-clé est égal à : Aire du logo ×\times épaisseur de la plaque. Déterminer le volume du porte-clé en cm3\mathrm{cm}^{3}, arrondi au dixième.

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A.1.a
A.1.b
A.2
A.3
B.1.b
B.2.b
B.3
C.2
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Réponses

  • A.1.a f′(1)=0f'(1)=0 (tangente horizontale en C\mathrm{C})
  • A.1.b x=12x=\dfrac{1}{2}
  • A.2 f′(12)=e2−01−12=2e2≈14,78f'\left(\dfrac{1}{2}\right)=\dfrac{\mathrm{e}^{2}-0}{1-\frac{1}{2}}=2\mathrm{e}^{2}\approx 14{,}78
  • A.3 C1\mathcal{C}_{1} et C2\mathcal{C}_{2} : minimum en x=12x=\dfrac{1}{2} et translatées verticales l'une de l'autre ; C3\mathcal{C}_{3} décroît sur ]12 ;0,9[\left]\dfrac{1}{2}\,;0{,}9\right[ où f>0f>0
  • B.1.a e2×(2x−1)e−(2x−1)=(2x−1)e2−2x+1=(2x−1)e−2x+3\mathrm{e}^{2}\times(2x-1)\mathrm{e}^{-(2x-1)}=(2x-1)\mathrm{e}^{2-2x+1}=(2x-1)\mathrm{e}^{-2x+3}
  • B.1.b lim⁡x→+∞f(x)=0\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0 (croissance comparée, XeX→0\dfrac{X}{\mathrm{e}^{X}}\to 0)
  • B.2.a f′(x)=2e−2x+3+(2x−1)(−2)e−2x+3=(−4x+4)e−2x+3f'(x)=2\mathrm{e}^{-2x+3}+(2x-1)(-2)\mathrm{e}^{-2x+3}=(-4x+4)\mathrm{e}^{-2x+3}
  • B.2.b ff croît de f(0)=−e3f(0)=-\mathrm{e}^{3} à f(1)=ef(1)=\mathrm{e} sur [0 ;1][0\,;1], puis décroît vers 00 sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[
  • B.3 Segment vertical de longueur 2f(α)=0,32f(\alpha)=0{,}3 ; TVI, ff strictement décroissante sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[ : α≈3,3\alpha\approx 3{,}3
  • C.1 I=[−xe−2x+3]0,53,3=e22−3,3e−3,6≈3,604I=\left[-x\mathrm{e}^{-2x+3}\right]_{0{,}5}^{3{,}3}=\dfrac{\mathrm{e}^{2}}{2}-3{,}3\mathrm{e}^{-3{,}6}\approx 3{,}604, soit 3,63{,}6
  • C.2 Aire =2I≈7,2=2I\approx 7{,}2 cm², volume ≈7,2×0,2≈1,4\approx 7{,}2\times 0{,}2\approx 1{,}4 cm³

A.1.a. Le nombre dérivé f′(1)f'(1) est le coefficient directeur de la tangente à Cf\mathcal{C}_{f} au point d'abscisse 11. Cette tangente, au point C\mathrm{C}, est parallèle à l'axe des abscisses : son coefficient directeur est nul. Donc f′(1)=0f'(1)=0.

Piège : répondre f(1)f(1), l'ordonnée du point C\mathrm{C} (environ 2,72{,}7), au lieu du nombre dérivé, qui est une PENTE.

A.1.b. Les solutions de f(x)=0f(x)=0 sont les abscisses des points d'intersection de Cf\mathcal{C}_{f} avec l'axe des abscisses. Sur [0 ;3][0\,;3], la courbe ne coupe cet axe qu'au point A(12 ;0)\mathrm{A}\left(\dfrac{1}{2}\,;0\right) : à gauche de A\mathrm{A} elle est en dessous de l'axe, à droite elle est au-dessus (elle s'en approche ensuite sans le toucher). La solution est x=12x=\dfrac{1}{2}.

La partie B le confirme par le calcul : avec f(x)=(2x−1)e−2x+3f(x)=(2x-1)\mathrm{e}^{-2x+3} et une exponentielle strictement positive, f(x)=0  ⟺  2x−1=0  ⟺  x=12f(x)=0\iff 2x-1=0\iff x=\dfrac{1}{2}.

A.2. f′(12)f'\left(\dfrac{1}{2}\right) est le coefficient directeur de la tangente TAT_{\mathrm{A}} à Cf\mathcal{C}_{f} au point A\mathrm{A}. Cette droite passe par A(12 ;0)\mathrm{A}\left(\dfrac{1}{2}\,;0\right) et par B(1 ;e2)\mathrm{B}\left(1\,;\mathrm{e}^{2}\right) : son coefficient directeur est yB−yAxB−xA=e2−01−12=e212=2e2\dfrac{y_{\mathrm{B}}-y_{\mathrm{A}}}{x_{\mathrm{B}}-x_{\mathrm{A}}}=\dfrac{\mathrm{e}^{2}-0}{1-\frac{1}{2}}=\dfrac{\mathrm{e}^{2}}{\frac{1}{2}}=2\mathrm{e}^{2}.

Donc f′(12)=2e2≈14,78f'\left(\dfrac{1}{2}\right)=2\mathrm{e}^{2}\approx 14{,}78. La question dit « déterminer », pas « lire » : la valeur exacte 2e22\mathrm{e}^{2} est attendue, une lecture approchée de la pente sur le quadrillage ne suffit pas. Vérification avec la formule de la question B.2.a : f′(12)=(−4×12+4)e−1+3=2e2f'\left(\dfrac{1}{2}\right)=\left(-4\times\dfrac{1}{2}+4\right)\mathrm{e}^{-1+3}=2\mathrm{e}^{2}. Erreur fréquente : diviser par 11 au lieu de 12\dfrac{1}{2} et répondre e2\mathrm{e}^{2}.

A.3. Une fonction FF est une primitive de ff si F′=fF'=f. Le signe de ff donne donc les variations de toute primitive. D'après le graphique de la question 1, f(x)<0f(x)<0 sur [0 ;12[\left[0\,;\dfrac{1}{2}\right[, f(12)=0f\left(\dfrac{1}{2}\right)=0 et f(x)>0f(x)>0 sur ]12 ;+∞[\left]\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[ (au moins sur la partie visible).

Toute primitive de ff est donc décroissante sur [0 ;12]\left[0\,;\dfrac{1}{2}\right] et croissante sur [12 ;+∞[\left[\dfrac{1}{2}\,;+\infty\right[ : sa courbe admet un minimum au point d'abscisse 12\dfrac{1}{2}, avec une tangente horizontale.

Sur le graphique, C1\mathcal{C}_{1} et C2\mathcal{C}_{2} ont leur minimum en x=0,5x=0{,}5 environ, alors que C3\mathcal{C}_{3} a le sien vers x=0,9x=0{,}9. La fonction représentée par C3\mathcal{C}_{3} est donc décroissante sur ]12 ;0,9[\left]\dfrac{1}{2}\,;0{,}9\right[, intervalle où ff est strictement positive : sa dérivée n'est pas ff, et C3\mathcal{C}_{3} ne représente pas une primitive de ff.

Les deux primitives sont représentées par C1\mathcal{C}_{1} et C2\mathcal{C}_{2}. Contrôle par une seconde propriété : deux primitives d'une même fonction sur un intervalle diffèrent d'une constante, leurs courbes se déduisent l'une de l'autre par une translation verticale. C'est bien le cas : C2\mathcal{C}_{2} est C1\mathcal{C}_{1} abaissée de 22 unités (limites vers 3,73{,}7 et 1,71{,}7, minimums vers 00 et −2-2).

Le piège serait de s'arrêter à cette seconde propriété : C2\mathcal{C}_{2} et C3\mathcal{C}_{3} ont aussi la même limite et le même minimum, elles semblent « aller ensemble ». Seul l'argument du signe de ff, qui fixe l'abscisse du minimum, tranche. On le retrouvera en partie C : x↦−xe−2x+3x\mapsto -x\mathrm{e}^{-2x+3} est une primitive de ff, et C1\mathcal{C}_{1} est sa courbe relevée de e+1≈3,7\mathrm{e}+1\approx 3{,}7.

B.1.a. On part du membre de droite et on utilise 1ea=e−a\dfrac{1}{\mathrm{e}^{a}}=\mathrm{e}^{-a} puis ea×eb=ea+b\mathrm{e}^{a}\times\mathrm{e}^{b}=\mathrm{e}^{a+b} : e2×2x−1e2x−1=(2x−1) e2 e−(2x−1)=(2x−1) e2−2x+1=(2x−1) e−2x+3=f(x)\mathrm{e}^{2}\times\dfrac{2x-1}{\mathrm{e}^{2x-1}}=(2x-1)\,\mathrm{e}^{2}\,\mathrm{e}^{-(2x-1)}=(2x-1)\,\mathrm{e}^{2-2x+1}=(2x-1)\,\mathrm{e}^{-2x+3}=f(x).

L'égalité est vraie pour tout x∈[0 ;+∞[x\in[0\,;+\infty[. Piège de signe : −(2x−1)=−2x+1-(2x-1)=-2x+1, et non −2x−1-2x-1.

B.1.b. Sous la forme de l'énoncé, f(x)=(2x−1)e−2x+3f(x)=(2x-1)\mathrm{e}^{-2x+3} donne une forme indéterminée du type « +∞×0+\infty\times 0 » en +∞+\infty : c'est la raison de la réécriture.

On pose X=2x−1X=2x-1. Quand x→+∞x\to+\infty, X→+∞X\to+\infty. Par croissance comparée, lim⁡X→+∞eXX=+∞\lim\limits_{X\to+\infty}\dfrac{\mathrm{e}^{X}}{X}=+\infty, donc lim⁡X→+∞XeX=0\lim\limits_{X\to+\infty}\dfrac{X}{\mathrm{e}^{X}}=0. Par composition, lim⁡x→+∞2x−1e2x−1=0\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{2x-1}{\mathrm{e}^{2x-1}}=0, et en multipliant par la constante e2\mathrm{e}^{2} : lim⁡x→+∞f(x)=0\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0.

La courbe Cf\mathcal{C}_{f} admet l'axe des abscisses pour asymptote horizontale en +∞+\infty, ce que montrait le graphique de la partie A. Erreur fréquente : conclure « +∞×0=0+\infty\times 0=0 » directement, ce qui n'est pas une règle ; il faut citer la croissance comparée.

B.2.a. ff est le produit u×vu\times v avec u(x)=2x−1u(x)=2x-1, u′(x)=2u'(x)=2, et v(x)=e−2x+3v(x)=\mathrm{e}^{-2x+3}, v′(x)=−2e−2x+3v'(x)=-2\mathrm{e}^{-2x+3} (dérivée de ew\mathrm{e}^{w} : w′eww'\mathrm{e}^{w}, avec w(x)=−2x+3w(x)=-2x+3). Toutes deux sont dérivables sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.

f′(x)=u′(x)v(x)+u(x)v′(x)=2e−2x+3+(2x−1)×(−2)e−2x+3=(2−4x+2)e−2x+3=(−4x+4)e−2x+3f'(x)=u'(x)v(x)+u(x)v'(x)=2\mathrm{e}^{-2x+3}+(2x-1)\times(-2)\mathrm{e}^{-2x+3}=(2-4x+2)\mathrm{e}^{-2x+3}=(-4x+4)\mathrm{e}^{-2x+3}.

Contrôle avec la partie A : f′(1)=0×e1=0f'(1)=0\times\mathrm{e}^{1}=0, la tangente horizontale en C\mathrm{C}, et f′(12)=2e2f'\left(\dfrac{1}{2}\right)=2\mathrm{e}^{2}. Piège : oublier le facteur −2-2 dans la dérivée de e−2x+3\mathrm{e}^{-2x+3}, ce qui donnerait (2x+1)e−2x+3(2x+1)\mathrm{e}^{-2x+3}, jamais nulle en 11.

B.2.b. Pour tout xx, e−2x+3>0\mathrm{e}^{-2x+3}>0 : f′(x)f'(x) a le signe de −4x+4=4(1−x)-4x+4=4(1-x), strictement positif sur [0 ;1[[0\,;1[, nul en 11, strictement négatif sur ]1 ;+∞[]1\,;+\infty[. Donc ff est strictement croissante sur [0 ;1][0\,;1] et strictement décroissante sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[.

Valeurs à porter dans le tableau : f(0)=(0−1)e3=−e3≈−20,09f(0)=(0-1)\mathrm{e}^{3}=-\mathrm{e}^{3}\approx -20{,}09 ; f(1)=(2−1)e−2+3=e≈2,72f(1)=(2-1)\mathrm{e}^{-2+3}=\mathrm{e}\approx 2{,}72, maximum de ff ; et la limite 00 en +∞+\infty (question B.1.b). Le tableau complet figure en fin de corrigé.

« Complet » veut dire : le signe de f′f', les flèches, la valeur en 00, l'extremum EXACT e\mathrm{e} et la limite en +∞+\infty. Un oubli de f(0)f(0) ou de la limite coûte des points.

B.3. La contrainte. Le contour du logo est formé de la courbe de ff sur [0,5 ;α][0{,}5\,;\alpha], de sa symétrique par rapport à l'axe des abscisses, et, à droite, du segment vertical qui joint les points (α ;f(α))(\alpha\,;f(\alpha)) et (α ;−f(α))(\alpha\,;-f(\alpha)). Ce segment est la dimension imposée de 0,30{,}3 cm ; sa longueur vaut f(α)−(−f(α))=2f(α)f(\alpha)-(-f(\alpha))=2f(\alpha) (on a f(α)>0f(\alpha)>0 puisque α>1>12\alpha>1>\dfrac{1}{2}). L'unité étant 11 cm, la contrainte s'écrit 2f(α)=0,32f(\alpha)=0{,}3, soit f(α)=0,15f(\alpha)=0{,}15.

Existence et unicité : corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, cas strictement monotone. Sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[, ff est continue (car dérivable) et strictement décroissante (question B.2.b). De plus f(1)=e≈2,72>0,15f(1)=\mathrm{e}\approx 2{,}72>0{,}15 et lim⁡x→+∞f(x)=0<0,15\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0<0{,}15. Le réel 0,150{,}15 est strictement compris entre la limite en +∞+\infty et f(1)f(1) : l'équation f(x)=0,15f(x)=0{,}15 admet une unique solution α\alpha dans [1 ;+∞[[1\,;+\infty[.

Valeur approchée par balayage à la calculatrice : f(3,3)≈0,153 0>0,15f(3{,}3)\approx 0{,}153\,0>0{,}15 et f(3,4)≈0,129 8<0,15f(3{,}4)\approx 0{,}129\,8<0{,}15, donc 3,3<α<3,43{,}3<\alpha<3{,}4. Pour arrondir au dixième, on teste le milieu : f(3,35)≈0,140 9<0,15f(3{,}35)\approx 0{,}140\,9<0{,}15, donc 3,3<α<3,353{,}3<\alpha<3{,}35 et α≈3,3\alpha\approx 3{,}3 (plus précisément α≈3,312\alpha\approx 3{,}312).

Pourquoi l'énoncé impose [1 ;+∞[[1\,;+\infty[ : sur [12 ;1]\left[\dfrac{1}{2}\,;1\right], ff croît de 00 à e\mathrm{e} et prend donc aussi la valeur 0,150{,}15, une seconde solution sans rapport avec le logo. Pièges : écrire f(α)=0,3f(\alpha)=0{,}3 en oubliant que la courbe ET sa symétrique délimitent le segment ; et oublier la stricte monotonie, qui seule donne l'unicité.

C.1. Intégration par parties : ∫abu(x)v′(x) dx=[u(x)v(x)]ab−∫abu′(x)v(x) dx\displaystyle\int_{a}^{b}u(x)v'(x)\,\mathrm{d}x=\big[u(x)v(x)\big]_{a}^{b}-\int_{a}^{b}u'(x)v(x)\,\mathrm{d}x, avec uu et vv dérivables à dérivées continues sur [a ;b][a\,;b].

On pose u(x)=2x−1u(x)=2x-1, d'où u′(x)=2u'(x)=2, et v′(x)=e−2x+3v'(x)=\mathrm{e}^{-2x+3}, d'où v(x)=−12e−2x+3v(x)=-\dfrac{1}{2}\mathrm{e}^{-2x+3} (on vérifie : la dérivée de −12e−2x+3-\dfrac{1}{2}\mathrm{e}^{-2x+3} est −12×(−2)e−2x+3=e−2x+3-\dfrac{1}{2}\times(-2)\mathrm{e}^{-2x+3}=\mathrm{e}^{-2x+3}). Ces fonctions sont dérivables à dérivées continues sur [0,5 ;3,3][0{,}5\,;3{,}3].

I=[−12(2x−1)e−2x+3]0,53,3−∫0,53,32×(−12)e−2x+3 dx=[−12(2x−1)e−2x+3]0,53,3+∫0,53,3e−2x+3 dxI=\left[-\dfrac{1}{2}(2x-1)\mathrm{e}^{-2x+3}\right]_{0{,}5}^{3{,}3}-\displaystyle\int_{0{,}5}^{3{,}3}2\times\left(-\dfrac{1}{2}\right)\mathrm{e}^{-2x+3}\,\mathrm{d}x=\left[-\dfrac{1}{2}(2x-1)\mathrm{e}^{-2x+3}\right]_{0{,}5}^{3{,}3}+\displaystyle\int_{0{,}5}^{3{,}3}\mathrm{e}^{-2x+3}\,\mathrm{d}x.

La dernière intégrale vaut [−12e−2x+3]0,53,3\left[-\dfrac{1}{2}\mathrm{e}^{-2x+3}\right]_{0{,}5}^{3{,}3}. En regroupant les deux crochets : I=[−12(2x−1+1)e−2x+3]0,53,3=[−x e−2x+3]0,53,3I=\left[-\dfrac{1}{2}(2x-1+1)\mathrm{e}^{-2x+3}\right]_{0{,}5}^{3{,}3}=\left[-x\,\mathrm{e}^{-2x+3}\right]_{0{,}5}^{3{,}3}.

I=−3,3 e−6,6+3−(−0,5 e−1+3)=e22−3,3 e−3,6≈3,694 5−0,090 2≈3,604I=-3{,}3\,\mathrm{e}^{-6{,}6+3}-\left(-0{,}5\,\mathrm{e}^{-1+3}\right)=\dfrac{\mathrm{e}^{2}}{2}-3{,}3\,\mathrm{e}^{-3{,}6}\approx 3{,}694\,5-0{,}090\,2\approx 3{,}604. Arrondie au dixième, I=3,6I=3{,}6.

Vérification : x↦−xe−2x+3x\mapsto -x\mathrm{e}^{-2x+3} a pour dérivée −e−2x+3+2x e−2x+3=(2x−1)e−2x+3=f(x)-\mathrm{e}^{-2x+3}+2x\,\mathrm{e}^{-2x+3}=(2x-1)\mathrm{e}^{-2x+3}=f(x) : c'est bien une primitive de ff, celle que représente C1\mathcal{C}_{1} à une constante près (question A.3). Ordre de grandeur : ff est positive sur [0,5 ;3,3][0{,}5\,;3{,}3] et vaut au plus e\mathrm{e}, donc 0⩽I⩽2,8 e≈7,60\leqslant I\leqslant 2{,}8\,\mathrm{e}\approx 7{,}6. Piège : prendre v(x)=−2e−2x+3v(x)=-2\mathrm{e}^{-2x+3} (on a dérivé au lieu de primitiver) : tout le calcul est alors multiplié par 44 et l'on trouve 4I≈14,44I\approx 14{,}4, incompatible avec l'énoncé.

C.2. Le logo est le domaine compris entre Cf\mathcal{C}_{f} et sa symétrique par rapport à l'axe des abscisses, pour xx entre 0,50{,}5 et α≈3,3\alpha\approx 3{,}3. Sur cet intervalle f⩾0f\geqslant 0, la courbe est au-dessus de sa symétrique, et l'aire du domaine vaut ∫0,5α(f(x)−(−f(x))) dx=2∫0,5αf(x) dx\displaystyle\int_{0{,}5}^{\alpha}\big(f(x)-(-f(x))\big)\,\mathrm{d}x=2\int_{0{,}5}^{\alpha}f(x)\,\mathrm{d}x. Avec α≈3,3\alpha\approx 3{,}3, c'est 2I2I.

L'unité du repère est 11 cm, donc l'unité d'aire est 11 cm² : l'aire du logo vaut 2I≈2×3,604≈7,212I\approx 2\times 3{,}604\approx 7{,}21 cm². Volume du porte-clé : V≈7,21×0,2≈1,44V\approx 7{,}21\times 0{,}2\approx 1{,}44 cm³, soit 1,41{,}4 cm³ arrondi au dixième.

Le résultat ne dépend pas de l'approximation de α\alpha : avec α≈3,312\alpha\approx 3{,}312, l'intégrale vaut 3,6063{,}606 et le volume 1,441{,}44 cm³, le même arrondi. Piège : oublier la moitié inférieure du logo et répondre 3,6×0,2≈0,73{,}6\times 0{,}2\approx 0{,}7 cm³.

xx0011+∞+\infty
signe de f′(x)f'(x)++00−-
variations de ff−e3-\mathrm{e}^{3}↗\nearrowe\mathrm{e}↘\searrow00
Tableau complet des variations de ff (question B.2.b)
Il manque quelque chose dans cette série ? Un type d'exercice que ton prof donne, un énoncé qui te bloque, une erreur repérée : dis-le-moi, je lis chaque demande.

L'envoi passe par ton espace gratuit : c'est ce qui me permet de te répondre et de te prévenir quand l'exercice est ajouté. Un courriel suffit, pas de mot de passe. Crée ton espace. Pas envie de créer un compte ? Écris-moi directement.

De quoi s'agit-il ?
Je lis chaque demande moi-même, personne d'autre ne la voit. Inutile d'écrire ton nom ou celui de ton école.
Quand ta demande est traitée, tu es prévenu par courriel et dans ton espace.

En envoyant, tu acceptes que je lise ta demande pour y répondre. Elle est gardée avec ton compte, effacée avec lui, et jamais publiée : politique de confidentialité.

© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/bac-2026-maths-metropole-j2. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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