Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2026 corrigées à Montréal
Bac 2026 de spécialité maths, Métropole jour 2 : sujet officiel et corrigé
Sujet officiel du baccalauréat
Spécialité mathématiques, session 2026 : Métropole, jour 2
Épreuve du mercredi 17 juin 2026 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée
• 4 exercices, 20 points
L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème.
Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca.
Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).
En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé.
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Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2026, centre Métropole, jour 2 : mercredi 17 juin 2026, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 5, 5, 4 et 6 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures comprises, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.
L'exercice 1 est un exercice de géométrie dans l'espace : vecteur normal à un plan, équation cartésienne, représentation paramétrique d'une droite, projeté orthogonal d'un point sur un plan, aire d'un triangle isocèle et volume d'un tétraèdre. L'exercice 2 modélise la pollution d'un bassin de deux façons : une suite arithmético-géométrique, avec un raisonnement par récurrence, le théorème de convergence monotone et un programme Python, puis une équation différentielle y′=ay+b résolue avec le logarithme népérien. L'exercice 3 est un vrai ou faux sur les probabilités conditionnelles, la loi binomiale, l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev et les combinaisons. L'exercice 4 étudie la fonction f(x)=(2x−1)e−2x+3 : lecture graphique d'un nombre dérivé, primitives reconnues sur des courbes, croissance comparée, tableau de variations, corollaire du théorème des valeurs intermédiaires et intégration par parties pour le volume d'un porte-clé.
Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : la division par −0,005 de l'exercice 2, qui inverse l'inégalité, et la conversion de 8,51 heures en 8 h 31 min ; le choix des primitives à l'exercice 4, où seul le signe de f départage C2 et C3 ; et le facteur 2 de la contrainte 2f(α)=0,3 et de l'aire du logo, la courbe et sa symétrique délimitant ensemble la pièce.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
Dans le repère orthonormé (O;,,k), on considère les points :
A(2;1;1), B(3;−2;0), C(0;−1;1) et D(0;0;2).
1.Montrer que les points A, B et C définissent un plan.
2.a.Montrer que le vecteur n1−14 est normal au plan (ABC).
2.b.En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est : x−y+4z−5=0.
3.Vérifier qu'une représentation paramétrique de la droite Δ passant par D et orthogonale au plan (ABC) est donnée par : ⎩⎨⎧x=ty=−tz=2+4t avec t∈R.
4.Montrer que le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC) est le point H(−61;61;34).
5.a.Montrer que le triangle ABC est isocèle en B.
5.b.Montrer que l'aire du triangle ABC est 32.
6.a.En déduire que le volume du tétraèdre ABCD est égal à 1. On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par : V=31Bh, où B est l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base.
6.b.On admet que la distance du point A au plan (BCD) est égale à 2. En déduire l'aire du triangle BCD.
7. Dans cette question, on note Dk le point ayant pour coordonnées (0;0;k), où k est un réel.
7.a.Déterminer la valeur de k pour laquelle les points A, B, C et Dk sont coplanaires. Quel est alors le projeté orthogonal du point Dk sur le plan (ABC) ?
7.b.Peut-on trouver une valeur de k telle que A soit le projeté orthogonal de Dk sur le plan (ABC) ?
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Réponses
1AB(1;−3;−1) et AC(−2;−2;0) ne sont pas colinéaires : A, B, C non alignés définissent un plan
2.an⋅AB=0 et n⋅AC=0 : n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan
2.bx−y+4z+d=0 et A donne d=−5 : x−y+4z−5=0
3D obtenu pour t=0 et vecteur directeur (1;−1;4)=n
4t+t+4(2+4t)−5=0 donne t=−61, d'où H(−61;61;34)
5.aBA=BC=11
5.bAC=22, hauteur BI=3 (I milieu de [AC]) : 222×3=32
6.ah=DH=22, V=31×32×22=1
6.bABCD=23=232≈2,12 unités d'aire
7.ak=45 ; D5/4 est dans le plan, il est son propre projeté
7.bNon : ADk(−2;−1;k−1) n'est jamais colinéaire à n
1. Trois points définissent un plan si et seulement s'ils ne sont pas alignés, c'est-à-dire si les vecteurs AB et AC ne sont pas colinéaires.
AB3−2−2−10−1=1−3−1 et AC0−2−1−11−1=−2−20. S'il existait un réel λ tel que AC=λAB, la première coordonnée imposerait λ=−2 et la deuxième λ=−3−2=32 : c'est impossible. Les vecteurs ne sont pas colinéaires, les points A, B et C ne sont pas alignés : ils définissent un plan.
Erreur fréquente : conclure dès qu'une coordonnée « ne colle pas » sans écrire le λ ; ou, à l'inverse, se contenter de remarquer que la troisième coordonnée de AC est nulle, ce qui ne prouve rien à lui seul.
2.a. Un vecteur non nul est normal à un plan s'il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan. On calcule les produits scalaires dans le repère orthonormé :
n⋅AB=1×1+(−1)×(−3)+4×(−1)=1+3−4=0 et n⋅AC=1×(−2)+(−1)×(−2)+4×0=−2+2+0=0.
n est orthogonal à AB et à AC, qui sont non colinéaires (question 1) et dirigent le plan (ABC) : n est normal au plan (ABC). Piège : un seul produit scalaire nul ne suffit pas, il faut DEUX vecteurs non colinéaires du plan, et c'est ici que la question 1 sert.
2.b. Un plan de vecteur normal nabc admet une équation de la forme ax+by+cz+d=0. Ici, (ABC) a une équation x−y+4z+d=0. Le point A(2;1;1) appartient au plan : 2−1+4×1+d=0, donc d=−5. Une équation cartésienne de (ABC) est x−y+4z−5=0.
Vérification avec les deux autres points : pour B, 3−(−2)+4×0−5=0 ; pour C, 0−(−1)+4×1−5=0. Les trois points vérifient l'équation.
3. La droite Δ est orthogonale au plan (ABC) : elle est dirigée par un vecteur normal du plan, par exemple n1−14. Elle passe par D(0;0;2). Une représentation paramétrique est donc x=0+1×t, y=0+(−1)×t, z=2+4t, c'est-à-dire le système proposé.
Vérification directe sur le système donné : t=0 donne le point (0;0;2)=D, et les coefficients de t forment le vecteur (1;−1;4), qui est n. La droite passe par D et est dirigée par un vecteur normal au plan : c'est bien Δ.
4. Le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC) est le point d'intersection du plan et de la droite Δ, perpendiculaire au plan et passant par D.
Un point de Δ, de paramètre t, est dans le plan si et seulement si t−(−t)+4(2+4t)−5=0, soit 2t+8+16t−5=0, soit 18t+3=0, donc t=−183=−61.
On reporte dans la représentation paramétrique : x=−61, y=61, z=2+4×(−61)=2−32=34. Le projeté orthogonal de D est bien H(−61;61;34).
Contrôle : H vérifie l'équation du plan, −61−61+316−5=−31+316−315=0. Autre rédaction acceptée : vérifier que H∈(ABC) et que DH−1/61/6−2/3=−61n est colinéaire à n ; les DEUX conditions sont nécessaires.
5.a. On compare les longueurs des deux côtés issus de B, dans le repère orthonormé. BA−131, donc BA2=1+9+1=11 ; BC−311, donc BC2=9+1+1=11.
Ainsi BA=BC=11 : le triangle ABC est isocèle en B. (Le troisième côté, AC=4+4+0=22, est différent : le triangle n'est pas équilatéral.)
5.b. Dans un triangle isocèle en B, la médiane issue de B est aussi la hauteur. Soit I le milieu de [AC] : I(22+0;21−1;21+1)=(1;0;1).
BI−221, donc BI=4+4+1=3. On peut le contrôler : BI⋅AC=(−2)(−2)+2×(−2)+1×0=0, la médiane est bien perpendiculaire à (AC).
Aire du triangle : AABC=2AC×BI=222×3=32.
Erreur fréquente : prendre BA ou BC comme hauteur. Une hauteur est perpendiculaire à la base, et dans ce triangle c'est la médiane issue du sommet principal B qui joue ce rôle.
6.a. On prend pour base le triangle ABC, d'aire 32. La hauteur relative à cette base est la distance de D au plan (ABC), c'est-à-dire DH, puisque H est le projeté orthogonal de D sur ce plan (question 4).
DH−1/61/64/3−2=−1/61/6−2/3, donc DH2=361+361+3616=3618=21 et DH=21=22.
V=31×AABC×DH=31×32×22=3×23×2=1. Le volume du tétraèdre ABCD est égal à 1 (unité de volume).
Le piège est le choix de la hauteur : ce n'est pas DC ni DA, c'est la longueur du segment perpendiculaire au plan de la base, d'où l'intérêt d'avoir calculé H. Vérification par une autre formule : la distance d'un point M0 au plan ax+by+cz+d=0 vaut a2+b2+c2∣ax0+by0+cz0+d∣, ici 18∣0−0+8−5∣=323=22, la même valeur.
6.b. Le tétraèdre ABCD peut aussi se voir comme le tétraèdre de base BCD et de sommet A. Son volume ne change pas, V=1, et la hauteur relative à la base BCD est la distance de A au plan (BCD), soit 2.
1=31×ABCD×2, donc ABCD=23=232≈2,12 unités d'aire.
C'est le sens du « en déduire » : aucun calcul de longueur dans le triangle BCD n'est nécessaire, le volume sert de pont entre deux bases. Erreur fréquente : oublier le facteur 31 en isolant l'aire, ce qui donnerait 21.
7.a. Les points A, B et C définissent le plan (ABC) (question 1). Les quatre points sont donc coplanaires si et seulement si Dk appartient à ce plan, c'est-à-dire si ses coordonnées vérifient l'équation x−y+4z−5=0 : 0−0+4k−5=0, soit k=45=1,25.
Pour cette valeur, D5/4(0;0;45) est un point du plan (ABC) : son projeté orthogonal sur ce plan est le point D5/4 lui-même. En effet, la droite orthogonale au plan passant par ce point coupe le plan en ce point.
Contrôle : le point D=D2 donne 0−0+8−5=3=0 : il n'est pas dans le plan, ce qui est cohérent avec un tétraèdre ABCD de volume non nul. Erreur fréquente : répondre « H » à la seconde partie de la question par réflexe ; H est le projeté de D=D2, pas celui de D5/4.
7.b. Si A est le projeté orthogonal de Dk sur le plan (ABC), alors le vecteur ADk est orthogonal au plan (ou nul), donc colinéaire au vecteur normal n.
ADk0−20−1k−1=−2−1k−1. Il n'est jamais nul (sa première coordonnée vaut −2). S'il existait λ tel que ADk=λn, la première coordonnée donnerait λ=−2 et la deuxième −1=−λ, soit λ=1 : c'est impossible, quelle que soit la valeur de k.
On ne peut donc pas trouver de valeur de k telle que A soit le projeté orthogonal de Dk sur le plan (ABC).
Lecture géométrique, qui confirme : la droite perpendiculaire au plan passant par A a pour représentation x=2+s, y=1−s, z=1+4s, donc tous ses points vérifient x+y=3. Les points Dk sont sur l'axe des cotes, où x+y=0. Cette droite ne rencontre jamais l'axe des cotes. Erreur fréquente : ne regarder que la troisième coordonnée, la seule qui dépende de k, et croire qu'on peut toujours ajuster k.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Suites et équation différentielle : pollution d'un bassin d'élevage, modèle discret puis continu
Un bassin destiné à l'élevage des truites contient 30000 litres d'eau, régulièrement renouvelée.
Pour vérifier la présence éventuelle de substances polluantes dans le bassin, on procède à des analyses régulières.
On étudie dans les deux parties ci-dessous un cas de contamination de l'eau par une substance polluante à l'aide de deux modèles différents.
Les deux parties sont indépendantes.
Partie A : modèle discret
On note Vn le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin, n heures après le début du phénomène de pollution.
On a ainsi V0=0.
On admet que pour tout entier naturel n, Vn+1=0,995Vn+6.
A.1.Calculer V1 et V2.
A.2.Recopier et compléter le programme ci-contre pour qu'il renvoie le volume en litre de substance polluante présente dans le bassin après n heures.
A.3.Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, Vn⩽Vn+1⩽1200.
A.4.Justifier que la suite (Vn) converge, et calculer sa limite.
Partie B : modèle continu
On note v(t) le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin à l'instant t, en heure.
On admet que la fonction v est définie et dérivable sur l'intervalle [0;+∞[, et on note v′ sa fonction dérivée.
On considère que le phénomène de pollution débute au temps t=0 ; ainsi v(0)=0.
On admet que la fonction v est solution de l'équation différentielle : (E):y′=−0,005y+6, où y est une fonction inconnue et où y′ est la fonction dérivée de y.
B.1.a.Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0;+∞[.
B.1.b.Montrer que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0;+∞[ : v(t)=1200(1−e−0,005t).
B.1.c.Calculer la limite de v en +∞.
B.1.d.Déterminer le sens de variation de la fonction v sur l'intervalle [0;+∞[.
B.2.Un taux de substance polluante supérieur à 5% du volume du bassin nécessite un nettoyage complet. Selon ce modèle, le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage ?
B.3.Pour pouvoir dépolluer rapidement le bassin et éviter de lourdes conséquences sur l'élevage, il est préconisé que le volume de la substance polluante ne dépasse pas 50 litres. Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume de la substance dépasse 50 litres dans le bassin. En donner la valeur en heure et minute, arrondie à la minute.
Voir la correction
Réponses
A.1V1=6 ; V2=11,97
A.2Ligne 2 : v = 0 ; ligne 4 : v = 0.995*v + 6
A.3Initialisation 0⩽6⩽1200 ; hérédité : multiplier par 0,995>0 puis ajouter 6
A.4Croissante et majorée par 1200 : convergente ; ℓ=0,995ℓ+6 donne ℓ=1200
B.1.at↦Ke−0,005t+1200, K∈R
B.1.bv(0)=K+1200=0, donc K=−1200 et v(t)=1200(1−e−0,005t)
B.1.ct→+∞limv(t)=1200
B.1.dv′(t)=6e−0,005t>0 : v strictement croissante sur [0;+∞[
B.2Non : v(t)<1200<1500=5%×30000 pour tout t
B.3t0=200ln(2324)≈8,51 h, soit 8 h 31 min
A.1. On applique la relation de récurrence à partir de V0=0 : V1=0,995×V0+6=0,995×0+6=6, puis V2=0,995×V1+6=0,995×6+6=5,97+6=11,97.
Une heure après le début de la pollution, le bassin contient 6 litres de substance polluante ; après deux heures, 11,97 litres. Le terme 0,995Vn traduit la part de polluant qui reste après le renouvellement de l'eau (on en élimine 0,5% par heure), le terme +6 l'apport de 6 litres par heure.
A.2. La variable v doit contenir V0 au départ, puis passer au terme suivant à chaque tour de boucle. La boucle for k in range(n) tourne exactement n fois (pour k allant de 0 à n−1) : partant de V0, après n tours v contient Vn.
Ligne 2 : v = 0. Ligne 4 : v = 0.995*v + 6. Le programme complété figure en fin de corrigé. Contrôle à la main : volume(1) fait un tour et renvoie 6, volume(2) en fait deux et renvoie 11,97, les valeurs de la question A.1.
Erreurs fréquentes : initialiser v à 6, ce qui décale tout d'un rang ; écrire 0.995*k + 6, qui utilise le compteur de boucle à la place du terme précédent ; ou écrire la virgule décimale française, 0,995, qui en Python fabrique un couple de nombres et non un nombre décimal.
A.3. Raisonnement par récurrence. Pour tout entier naturel n, on note P(n) la propriété : « Vn⩽Vn+1⩽1200 ».
Initialisation : V0=0 et V1=6, et l'on a bien 0⩽6⩽1200. P(0) est vraie.
Hérédité : soit n un entier naturel tel que P(n) est vraie, c'est-à-dire Vn⩽Vn+1⩽1200. On multiplie les trois membres par 0,995, qui est strictement POSITIF, donc l'ordre est conservé : 0,995Vn⩽0,995Vn+1⩽0,995×1200=1194. On ajoute 6 : 0,995Vn+6⩽0,995Vn+1+6⩽1194+6, c'est-à-dire Vn+1⩽Vn+2⩽1200. P(n+1) est vraie.
Conclusion : P(0) est vraie et la propriété est héréditaire, donc par récurrence, pour tout entier naturel n, Vn⩽Vn+1⩽1200.
Ce qui se joue dans l'hérédité : la fonction g:x↦0,995x+6 est croissante, et g(1200)=1200 ; c'est pour cela que 1200 « se recopie » d'un rang au suivant. Erreur fréquente : partir de P(n+1) pour arriver à P(n), ou écrire Vn+1⩽Vn+2 comme hypothèse. Il faut partir de l'encadrement au rang n et le TRANSPORTER par les deux opérations.
A.4. D'après la question A.3, pour tout n, Vn⩽Vn+1 : la suite (Vn) est croissante. Elle est aussi majorée par 1200. Par le théorème de convergence monotone, une suite croissante et majorée converge : (Vn) converge vers un réel ℓ.
Calcul de la limite. Comme Vn→ℓ, on a aussi Vn+1→ℓ, et, par opérations sur les limites, 0,995Vn+6→0,995ℓ+6. Par unicité de la limite, ℓ=0,995ℓ+6, d'où 0,005ℓ=6 et ℓ=0,0056=1200.
La suite converge vers 1200 : à long terme, le volume de polluant s'approche de 1200 litres sans jamais les dépasser. Le piège est de conclure « la limite est 1200 » parce que 1200 est un majorant : un majorant n'est pas forcément la limite (la suite est aussi majorée par 5000). C'est l'équation du point fixe qui donne 1200. Vérification : la forme explicite Vn=1200(1−0,995n), qu'on obtient avec la suite auxiliaire Vn−1200, géométrique de raison 0,995, redonne V1=6, V2=11,97 et la limite 1200 puisque 0<0,995<1.
B.1.a. L'équation (E) est de la forme y′=ay+b avec a=−0,005=0 et b=6. Ses solutions sont les fonctions t↦Keat−ab, avec K réel.
Ici −ab=−−0,0056=1200. Les solutions de (E) sur [0;+∞[ sont les fonctions t↦Ke−0,005t+1200, où K∈R.
Vérification : la fonction constante y=1200 est solution, car y′=0 et −0,005×1200+6=−6+6=0. Erreur fréquente : écrire ab=−1200 et proposer Ke−0,005t−1200, solutions qui ne vérifient pas l'équation.
B.1.b.v est une solution de (E), donc il existe un réel K tel que, pour tout t⩾0, v(t)=Ke−0,005t+1200. La condition initiale v(0)=0 donne Ke0+1200=0, soit K+1200=0 et K=−1200.
Donc v(t)=−1200e−0,005t+1200=1200(1−e−0,005t) pour tout t∈[0;+∞[. Contrôle : v(0)=1200(1−1)=0.
B.1.c. Quand t→+∞, −0,005t→−∞, et par composition avec X→−∞limeX=0, e−0,005t→0. Par opérations, v(t)=1200(1−e−0,005t)→1200×(1−0)=1200.
t→+∞limv(t)=1200 : le modèle continu a la même limite que le modèle discret de la partie A. La droite d'équation y=1200 est asymptote horizontale à la courbe de v.
B.1.d.v est dérivable et, pour tout t⩾0, v′(t)=1200×(−(−0,005)e−0,005t)=6e−0,005t (dérivée de eu : u′eu, avec u′=−0,005).
Une exponentielle est strictement positive, donc v′(t)>0 sur [0;+∞[ : la fonction v est strictement croissante sur [0;+∞[. Le volume de polluant augmente sans cesse.
Autre voie, plus rapide : v′=−0,005v+6 d'après (E), et l'on retrouve v′(t)=−6+6e−0,005t+6=6e−0,005t. Piège : oublier le signe moins du −0,005 en dérivant, ce qui donnerait une fonction décroissante, en contradiction avec v(0)=0 et une limite égale à 1200.
B.2. Le seuil de nettoyage est 5% du volume du bassin : 0,05×30000=1500 litres de substance polluante.
Or, pour tout t⩾0, e−0,005t>0, donc 1−e−0,005t<1 et v(t)<1200. On peut le dire aussi : v est strictement croissante et tend vers 1200, elle reste donc strictement en dessous de sa limite. Ainsi v(t)<1200<1500 pour tout t : selon ce modèle, le taux de substance polluante reste inférieur à 300001200=4%, et le propriétaire n'aura pas à procéder au nettoyage complet.
Erreurs fréquentes : comparer 5% à la limite en appliquant le pourcentage à 1200 au lieu de 30000 ; ou se contenter de « la limite est 1200<1500 » sans dire que la fonction ne dépasse jamais sa limite, ce qui est vrai ici parce que v est croissante.
B.3. On résout l'inéquation v(t)>50 sur [0;+∞[, en utilisant la stricte croissance de la fonction logarithme népérien :
Le dernier passage divise par −0,005, un nombre NÉGATIF : le sens de l'inégalité s'inverse. Et −0,005ln(23/24)=−200ln(2423)=200ln(2324).
Le volume dépasse 50 litres au-delà de l'instant t0=200ln(2324) heures, valeur exacte. Numériquement t0≈8,5119 h ; la partie décimale vaut 0,5119×60≈30,7 minutes, donc t0≈8 h 31 min, arrondi à la minute.
Vérifications : ln(2324)>0, donc t0>0, ce qui est cohérent ; et le modèle discret donne le même ordre de grandeur, V8=1200(1−0,9958)≈47,2 litres et V9≈52,9 litres, donc un franchissement des 50 litres entre la 8e et la 9e heure.
Deux pièges : oublier d'inverser l'inégalité en divisant par −0,005, ce qui donnerait t<t0, absurde puisque le volume augmente ; et convertir 8,51 h en « 8 h 51 min », alors que 0,51 h vaut environ 31 minutes.
python
def volume(n):
v = 0
for k in range(n):
v = 0.995*v + 6
return v
Exercice 3 : Vrai ou faux : musiciens professionnels, probabilités conditionnelles, loi binomiale et dénombrement
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.
On désigne par « musiciens professionnels » l'ensemble des femmes et hommes pratiquant un instrument de manière professionnelle.
1. Une étude a été réalisée auprès des musiciens professionnels pratiquant différents genres musicaux (Pop, Rap, Rock, Classique, etc.).
Cette étude indique que : • 52% des musiciens professionnels jouent de la Pop ; • parmi les musiciens professionnels jouant de la Pop, 32% sont des femmes ; • 20% des musiciens professionnels sont des femmes.
On choisit au hasard une personne dans l'ensemble des musiciens professionnels.
On note : • O l'évènement : « la personne joue de la Pop » ; • F l'évènement : « la personne est une femme ».
1.Affirmation 1 : Si la personne choisie est une femme, alors la probabilité qu'elle joue de la Pop est de 0,832.
2. La proportion de musiciens professionnels au sein de la population active dans le secteur de la culture est estimée à 6,2%.
On prélève au hasard et de manière indépendante un échantillon de 5000 personnes au sein de cette population.
La population considérée est assez importante pour qu'on puisse assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise.
On considère la variable aléatoire X qui, à tout échantillon ainsi défini, associe le nombre de musiciens professionnels dans l'échantillon.
2.a.Affirmation 2 : En arrondissant le résultat au dixième, on a P(X⩽340)≈0,4.
2.b.Affirmation 3 : En appliquant l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, on peut affirmer qu'il y a plus de 95% de chance que, sur cet échantillon de 5000 actifs dans le secteur de la culture, le nombre de musiciens professionnels soit strictement compris entre 230 et 390.
3. Un jeu sur le thème de la culture de la Pop est proposé à 10 personnes dont 4 sont des musiciens professionnels.
Deux équipes de 5 joueurs s'affrontent.
Elles sont chacune constituées de 2 musiciens professionnels et de 3 personnes qui ne le sont pas.
3.Affirmation 4 : On peut former ainsi 120 équipes différentes.
Voir la correction
Réponses
1Vrai : PF(O)=0,20,52×0,32=0,20,1664=0,832
2.aFaux : X∼B(5000;0,062) et P(X⩽340)≈0,96, soit 1,0 au dixième
2.bVrai : P(230<X<390)⩾1−802290,78≈0,9546>0,95
3Vrai : (24)×(36)=6×20=120
Affirmation 1. Traduction de l'énoncé en probabilités : P(O)=0,52 ; « parmi les musiciens jouant de la Pop, 32% sont des femmes » donne la probabilité conditionnelle PO(F)=0,32 ; enfin P(F)=0,2. On cherche la probabilité qu'une personne joue de la Pop SACHANT qu'elle est une femme, soit PF(O).
Formule des probabilités composées : P(O∩F)=P(O)×PO(F)=0,52×0,32=0,1664. Puis, par définition d'une probabilité conditionnelle, PF(O)=P(F)P(O∩F)=0,20,1664=0,832.
L'affirmation 1 est VRAIE. Interprétation : 83,2% des musiciennes professionnelles jouent de la Pop, alors que seuls 52% de l'ensemble des musiciens professionnels en jouent ; les femmes sont surreprésentées dans la Pop par rapport à l'ensemble.
Contrôle de cohérence : P(O∩F)=0,1664⩽P(F)=0,2, l'intersection est bien plus petite que F. Le piège est de lire « 32% sont des femmes » comme P(F) ou comme PF(O) : la population de référence, ce sont les musiciens qui jouent de la Pop, d'où PO(F). Inverser le conditionnement est précisément l'objet de la question.
Affirmation 2. On répète 5000 fois, de façon indépendante (tirage assimilé à un tirage avec remise), une épreuve de Bernoulli dont le succès « la personne est un musicien professionnel » a pour probabilité p=0,062. La variable X compte les succès : X suit la loi binomiale B(5000;0,062).
À la calculatrice (fonction de répartition de la loi binomiale), P(X⩽340)≈0,9617, soit 1,0 arrondi au dixième, et non 0,4. L'affirmation 2 est FAUSSE.
Ordre de grandeur, qui permet de détecter l'erreur même sans calculatrice : E(X)=np=5000×0,062=310. La valeur 340 est au-dessus de la moyenne, donc P(X⩽340) dépasse largement 0,5 ; une probabilité de 0,4 est impossible. Plus précisément, l'écart type vaut 290,78≈17,1 et 340 est à presque deux écarts types au-dessus de 310.
Erreur fréquente : calculer P(X=340), la fonction « binomFdp », au lieu de la probabilité cumulée « binomFRép » ; ou calculer P(X⩾340)≈0,04. Écrire la loi avec ses paramètres fait partie de la justification attendue.
Affirmation 3. Paramètres de X, de loi B(5000;0,062) : E(X)=np=310 et V(X)=np(1−p)=5000×0,062×0,938=290,78.
L'intervalle ]230;390[ est centré sur l'espérance 310, de demi-largeur 80 : 230<X<390⟺∣X−310∣<80. L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev avec δ=80 donne P(∣X−310∣⩾80)⩽802V(X)=6400290,78≈0,0454.
En passant à l'événement contraire, l'inégalité change de sens : P(230<X<390)=1−P(∣X−310∣⩾80)⩾1−6400290,78≈0,9546.
Comme 0,9546>0,95, on peut affirmer qu'il y a plus de 95% de chance que le nombre de musiciens professionnels de l'échantillon soit strictement compris entre 230 et 390. L'affirmation 3 est VRAIE.
Remarque : la vraie probabilité, calculée avec la loi binomiale, est bien plus proche de 1 ; l'inégalité est grossière, mais c'est elle que l'affirmation demande d'appliquer. Pièges : prendre δ=160, la largeur entière de l'intervalle ; ou écrire ⩽ dans la conclusion au lieu de ⩾ en passant au contraire.
Affirmation 4. Une équipe est un ensemble de 5 joueurs, sans ordre : 2 musiciens professionnels choisis parmi les 4, ET 3 autres personnes choisies parmi les 10−4=6 qui ne le sont pas. Une équipe est donc formée d'une combinaison de 2 éléments parmi 4 et d'une combinaison de 3 éléments parmi 6.
Par le principe multiplicatif : (24)×(36)=24×3×3×2×16×5×4=6×20=120. On peut former 120 équipes différentes : l'affirmation 4 est VRAIE.
Vérification par un autre chemin : choisir l'une des deux équipes détermine l'autre, puisque les 5 joueurs restants sont alors les 2 autres musiciens et les 3 autres non-musiciens. Il y a donc 120 équipes possibles mais seulement 60 façons de partager les 10 personnes en deux équipes ; l'affirmation porte sur les équipes, d'où 120.
Erreurs fréquentes : compter avec l'ordre, 4×3×6×5×4=1440 ; ou ajouter au lieu de multiplier, 6+20=26. Le « et » des deux choix successifs se traduit par une multiplication.
Exercice 4 : Fonction exponentielle : lecture graphique, primitives, valeurs intermédiaires et intégration par parties pour un porte-clé
Soit f une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0;+∞[ dont on donne ci-dessous une partie de la courbe représentative Cf dans un repère orthogonal.
On note f′ sa fonction dérivée.
On précise que : • la courbe Cf admet une tangente parallèle à l'axe des abscisses au point C d'abscisse 1 ; • la tangente TA à la courbe Cf au point A(21;0) passe par le point B(1;e2).
1. À l'aide du graphique ci-contre :
A.1.a.Donner f′(1).
A.1.b.Donner la solution de l'équation f(x)=0 sur l'intervalle [0;3].
A.2.Déterminer f′(21).
A.3.Parmi les trois courbes C1, C2 et C3 ci-dessous, deux représentent des primitives de la fonction f. Indiquer lesquelles et justifier.
Partie B
Un industriel doit créer un logo représentant la forme ci-contre (Fig. 1).
Fig. 1
La dimension de 0,3 cm indiquée sur la figure est une contrainte imposée par le client.
L'industriel choisit de modéliser le contour de ce logo à l'aide d'une portion de la courbe de la fonction f vue en partie A, et de l'image de cette portion par la symétrie par rapport à l'axe des abscisses, sur un intervalle [0,5;α].
Le nombre α est un réel supérieur à 1 que l'on déterminera dans cette partie.
L'ensemble est représenté graphiquement dans un repère orthonormé (Fig. 2) d'unité 1 cm.
On admet que la fonction f est définie sur l'intervalle [0;+∞[ par : f(x)=(2x−1)e−2x+3.
B.1.a.Vérifier que pour tout réel x appartenant à l'intervalle [0;+∞[ : f(x)=e2×e2x−12x−1.
B.1.b.En déduire la limite de f en +∞. (On pourra poser X=2x−1).
B.2.a.Montrer que, pour tout x de l'intervalle [0;+∞[, f′(x)=(−4x+4)e−2x+3.
B.2.b.Construire le tableau complet des variations de la fonction f sur l'intervalle [0;+∞[.
B.3.Justifier que la contrainte imposée par le client se traduit par l'égalité f(α)=0,15. Montrer qu'il existe une unique valeur de α dans l'intervalle [1;+∞[ qui permette de vérifier cette égalité. En donner une valeur arrondie au dixième.
Fig. 2
Partie C
On fabrique un porte-clé en découpant une plaque d'acier suivant la forme du logo représenté par la surface grisée en figure 2 de la partie B.
On précise que cette plaque a une épaisseur de 0,2 cm.
C.1.On considère : I=∫0,53,3f(x)dx. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I arrondie au dixième est égale à 3,6.
C.2.On précise que le volume du porte-clé est égal à : Aire du logo × épaisseur de la plaque. Déterminer le volume du porte-clé en cm3, arrondi au dixième.
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Réponses
A.1.af′(1)=0 (tangente horizontale en C)
A.1.bx=21
A.2f′(21)=1−21e2−0=2e2≈14,78
A.3C1 et C2 : minimum en x=21 et translatées verticales l'une de l'autre ; C3 décroît sur ]21;0,9[ où f>0
B.1.ae2×(2x−1)e−(2x−1)=(2x−1)e2−2x+1=(2x−1)e−2x+3
B.1.bx→+∞limf(x)=0 (croissance comparée, eXX→0)
B.2.af′(x)=2e−2x+3+(2x−1)(−2)e−2x+3=(−4x+4)e−2x+3
B.2.bf croît de f(0)=−e3 à f(1)=e sur [0;1], puis décroît vers 0 sur [1;+∞[
B.3Segment vertical de longueur 2f(α)=0,3 ; TVI, f strictement décroissante sur [1;+∞[ : α≈3,3
C.1I=[−xe−2x+3]0,53,3=2e2−3,3e−3,6≈3,604, soit 3,6
C.2Aire =2I≈7,2 cm², volume ≈7,2×0,2≈1,4 cm³
A.1.a. Le nombre dérivé f′(1) est le coefficient directeur de la tangente à Cf au point d'abscisse 1. Cette tangente, au point C, est parallèle à l'axe des abscisses : son coefficient directeur est nul. Donc f′(1)=0.
Piège : répondre f(1), l'ordonnée du point C (environ 2,7), au lieu du nombre dérivé, qui est une PENTE.
A.1.b. Les solutions de f(x)=0 sont les abscisses des points d'intersection de Cf avec l'axe des abscisses. Sur [0;3], la courbe ne coupe cet axe qu'au point A(21;0) : à gauche de A elle est en dessous de l'axe, à droite elle est au-dessus (elle s'en approche ensuite sans le toucher). La solution est x=21.
La partie B le confirme par le calcul : avec f(x)=(2x−1)e−2x+3 et une exponentielle strictement positive, f(x)=0⟺2x−1=0⟺x=21.
A.2.f′(21) est le coefficient directeur de la tangente TA à Cf au point A. Cette droite passe par A(21;0) et par B(1;e2) : son coefficient directeur est xB−xAyB−yA=1−21e2−0=21e2=2e2.
Donc f′(21)=2e2≈14,78. La question dit « déterminer », pas « lire » : la valeur exacte 2e2 est attendue, une lecture approchée de la pente sur le quadrillage ne suffit pas. Vérification avec la formule de la question B.2.a : f′(21)=(−4×21+4)e−1+3=2e2. Erreur fréquente : diviser par 1 au lieu de 21 et répondre e2.
A.3. Une fonction F est une primitive de f si F′=f. Le signe de f donne donc les variations de toute primitive. D'après le graphique de la question 1, f(x)<0 sur [0;21[, f(21)=0 et f(x)>0 sur ]21;+∞[ (au moins sur la partie visible).
Toute primitive de f est donc décroissante sur [0;21] et croissante sur [21;+∞[ : sa courbe admet un minimum au point d'abscisse 21, avec une tangente horizontale.
Sur le graphique, C1 et C2 ont leur minimum en x=0,5 environ, alors que C3 a le sien vers x=0,9. La fonction représentée par C3 est donc décroissante sur ]21;0,9[, intervalle où f est strictement positive : sa dérivée n'est pas f, et C3 ne représente pas une primitive de f.
Les deux primitives sont représentées par C1 et C2. Contrôle par une seconde propriété : deux primitives d'une même fonction sur un intervalle diffèrent d'une constante, leurs courbes se déduisent l'une de l'autre par une translation verticale. C'est bien le cas : C2 est C1 abaissée de 2 unités (limites vers 3,7 et 1,7, minimums vers 0 et −2).
Le piège serait de s'arrêter à cette seconde propriété : C2 et C3 ont aussi la même limite et le même minimum, elles semblent « aller ensemble ». Seul l'argument du signe de f, qui fixe l'abscisse du minimum, tranche. On le retrouvera en partie C : x↦−xe−2x+3 est une primitive de f, et C1 est sa courbe relevée de e+1≈3,7.
B.1.a. On part du membre de droite et on utilise ea1=e−a puis ea×eb=ea+b : e2×e2x−12x−1=(2x−1)e2e−(2x−1)=(2x−1)e2−2x+1=(2x−1)e−2x+3=f(x).
L'égalité est vraie pour tout x∈[0;+∞[. Piège de signe : −(2x−1)=−2x+1, et non −2x−1.
B.1.b. Sous la forme de l'énoncé, f(x)=(2x−1)e−2x+3 donne une forme indéterminée du type « +∞×0 » en +∞ : c'est la raison de la réécriture.
On pose X=2x−1. Quand x→+∞, X→+∞. Par croissance comparée, X→+∞limXeX=+∞, donc X→+∞limeXX=0. Par composition, x→+∞lime2x−12x−1=0, et en multipliant par la constante e2 : x→+∞limf(x)=0.
La courbe Cf admet l'axe des abscisses pour asymptote horizontale en +∞, ce que montrait le graphique de la partie A. Erreur fréquente : conclure « +∞×0=0 » directement, ce qui n'est pas une règle ; il faut citer la croissance comparée.
B.2.a.f est le produit u×v avec u(x)=2x−1, u′(x)=2, et v(x)=e−2x+3, v′(x)=−2e−2x+3 (dérivée de ew : w′ew, avec w(x)=−2x+3). Toutes deux sont dérivables sur [0;+∞[.
Contrôle avec la partie A : f′(1)=0×e1=0, la tangente horizontale en C, et f′(21)=2e2. Piège : oublier le facteur −2 dans la dérivée de e−2x+3, ce qui donnerait (2x+1)e−2x+3, jamais nulle en 1.
B.2.b. Pour tout x, e−2x+3>0 : f′(x) a le signe de −4x+4=4(1−x), strictement positif sur [0;1[, nul en 1, strictement négatif sur ]1;+∞[. Donc f est strictement croissante sur [0;1] et strictement décroissante sur [1;+∞[.
Valeurs à porter dans le tableau : f(0)=(0−1)e3=−e3≈−20,09 ; f(1)=(2−1)e−2+3=e≈2,72, maximum de f ; et la limite 0 en +∞ (question B.1.b). Le tableau complet figure en fin de corrigé.
« Complet » veut dire : le signe de f′, les flèches, la valeur en 0, l'extremum EXACT e et la limite en +∞. Un oubli de f(0) ou de la limite coûte des points.
B.3. La contrainte. Le contour du logo est formé de la courbe de f sur [0,5;α], de sa symétrique par rapport à l'axe des abscisses, et, à droite, du segment vertical qui joint les points (α;f(α)) et (α;−f(α)). Ce segment est la dimension imposée de 0,3 cm ; sa longueur vaut f(α)−(−f(α))=2f(α) (on a f(α)>0 puisque α>1>21). L'unité étant 1 cm, la contrainte s'écrit 2f(α)=0,3, soit f(α)=0,15.
Existence et unicité : corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, cas strictement monotone. Sur [1;+∞[, f est continue (car dérivable) et strictement décroissante (question B.2.b). De plus f(1)=e≈2,72>0,15 et x→+∞limf(x)=0<0,15. Le réel 0,15 est strictement compris entre la limite en +∞ et f(1) : l'équation f(x)=0,15 admet une unique solution α dans [1;+∞[.
Valeur approchée par balayage à la calculatrice : f(3,3)≈0,1530>0,15 et f(3,4)≈0,1298<0,15, donc 3,3<α<3,4. Pour arrondir au dixième, on teste le milieu : f(3,35)≈0,1409<0,15, donc 3,3<α<3,35 et α≈3,3 (plus précisément α≈3,312).
Pourquoi l'énoncé impose [1;+∞[ : sur [21;1], f croît de 0 à e et prend donc aussi la valeur 0,15, une seconde solution sans rapport avec le logo. Pièges : écrire f(α)=0,3 en oubliant que la courbe ET sa symétrique délimitent le segment ; et oublier la stricte monotonie, qui seule donne l'unicité.
C.1. Intégration par parties : ∫abu(x)v′(x)dx=[u(x)v(x)]ab−∫abu′(x)v(x)dx, avec u et v dérivables à dérivées continues sur [a;b].
On pose u(x)=2x−1, d'où u′(x)=2, et v′(x)=e−2x+3, d'où v(x)=−21e−2x+3 (on vérifie : la dérivée de −21e−2x+3 est −21×(−2)e−2x+3=e−2x+3). Ces fonctions sont dérivables à dérivées continues sur [0,5;3,3].
La dernière intégrale vaut [−21e−2x+3]0,53,3. En regroupant les deux crochets : I=[−21(2x−1+1)e−2x+3]0,53,3=[−xe−2x+3]0,53,3.
I=−3,3e−6,6+3−(−0,5e−1+3)=2e2−3,3e−3,6≈3,6945−0,0902≈3,604. Arrondie au dixième, I=3,6.
Vérification : x↦−xe−2x+3 a pour dérivée −e−2x+3+2xe−2x+3=(2x−1)e−2x+3=f(x) : c'est bien une primitive de f, celle que représente C1 à une constante près (question A.3). Ordre de grandeur : f est positive sur [0,5;3,3] et vaut au plus e, donc 0⩽I⩽2,8e≈7,6. Piège : prendre v(x)=−2e−2x+3 (on a dérivé au lieu de primitiver) : tout le calcul est alors multiplié par 4 et l'on trouve 4I≈14,4, incompatible avec l'énoncé.
C.2. Le logo est le domaine compris entre Cf et sa symétrique par rapport à l'axe des abscisses, pour x entre 0,5 et α≈3,3. Sur cet intervalle f⩾0, la courbe est au-dessus de sa symétrique, et l'aire du domaine vaut ∫0,5α(f(x)−(−f(x)))dx=2∫0,5αf(x)dx. Avec α≈3,3, c'est 2I.
L'unité du repère est 1 cm, donc l'unité d'aire est 1 cm² : l'aire du logo vaut 2I≈2×3,604≈7,21 cm². Volume du porte-clé : V≈7,21×0,2≈1,44 cm³, soit 1,4 cm³ arrondi au dixième.
Le résultat ne dépend pas de l'approximation de α : avec α≈3,312, l'intégrale vaut 3,606 et le volume 1,44 cm³, le même arrondi. Piège : oublier la moitié inférieure du logo et répondre 3,6×0,2≈0,7 cm³.
x
0
1
+∞
signe de f′(x)
+
0
−
variations de f
−e3
↗
e
↘
0
Tableau complet des variations de f (question B.2.b)
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