Ondes et physique moderne 203-SN3-RE • Exercices corrigés de cégep à Montréal
Exercices corrigés : chaleur, température et transferts thermiques (203-SN3-RE)
Voici quinze exercices corrigés sur la chaleur et les transferts thermiques, le premier volet de l'élément 4 du cours 203-SN3-RE, Ondes et physique moderne, dans le programme révisé de Sciences de la nature (200.B1). Ce bloc n'existait pas dans l'ancien 203-NYC : il prépare le traitement des enjeux climatiques, et il se retrouve dans la série sur l'effet de serre et le forçage radiatif.
La partie A pose les grandeurs et les trois modes : chaleur, énergie thermique et température, calorimétrie, chaleur latente, conduction avec la loi de Fourier, rayonnement avec les lois de Stefan-Boltzmann et de Wien. La partie B les combine dans des problèmes : résistances thermiques en série, loi de refroidissement de Newton résolue comme une équation différentielle, bouteille isotherme et bilan d'une maison. La partie C reprend les classiques du chapitre, de l'effusivité à la croissance de la glace.
Le fil de la série : la température est un ÉTAT, la chaleur est un TRANSFERT. On ne « contient » pas de chaleur, on la fait passer, toujours du chaud vers le froid, à un débit fixé par une résistance. Presque tous les pièges du chapitre viennent d'une confusion entre ces deux mots, ou d'une température laissée en degrés Celsius dans une loi qui exige des kelvins.
Série autocorrigéeTape tes réponses sous chaque question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points.
•Chaleur sensible : Q=mcΔT. Un écart de 1 °C vaut un écart de 1 K ; une température absolue vaut T(K)=θ(°C)+273,15.
•Chaleur latente : Q=mL, à température constante. Eau : Lf=3,33×105 J/kg, Lv=2,26×106 J/kg à 100 °C.
•Calorimétrie : dans une enceinte isolée, ∑mici(Tf−Ti)=0, en écrivant chaque terme avec son signe.
•Conduction (loi de Fourier) : Φ=−kAdxdT ; pour une paroi plane, Φ=RΔT avec R=kAe. Résistances traversées l'une après l'autre : en série, elles s'additionnent.
•Cylindre de rayons r1<r2 et de longueur L : R=2πkLln(r2/r1).
•Convection (loi de Newton) : Φ=hA(Ts−Tfluide). Un corps de capacité mc refroidit selon T(t)=Ta+(T0−Ta)e−kt, avec k=mchA.
•Rayonnement : P=εσAT4 avec σ=5,67×10−8 W/(m²·K⁴) ; échange net avec un environnement à Te : P=εσA(T4−Te4).
•Loi de Wien : λmaxT=2,898×10−3 m·K. Un bon absorbeur est un bon émetteur : l'émissivité et l'absorptivité sont égales à une longueur d'onde donnée.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Température, énergie thermique et chaleur : la bouilloire
Une bouilloire électrique de 2000 W contient 1,50 L d'eau à 20,0 °C, qu'on porte à 100,0 °C. Données : ceau=4186 J/(kg·K), masse volumique de l'eau 1,00 kg/L.
a) Calculez l'énergie thermique que l'eau doit recevoir pour passer de 20,0 °C à 100,0 °C.
b) Quelle est la variation de température exprimée en kelvins ?
c) En supposant que toute l'énergie électrique chauffe l'eau, combien de temps faut-il ?
d) La bouilloire met en réalité 4 min 30 s. Calculez son rendement.
e) Un élève affirme : « l'eau à 100 °C contient plus de chaleur que l'eau à 20 °C ». Qu'est-ce qui est correct ?
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Réponses
a)Q=5,02×105 J
b)ΔT=80,0 K
c)t=251 s
d)η=93,0 %
e)Énergie thermique plus grande ; la chaleur n'est qu'un transfert
a) Q=mcΔT=1,50×4186×80,0=5,02×105 J, soit 502 kJ. La masse vient du volume : 1,50 L d'eau pèsent 1,50 kg.
b) ΔT=80,0 K. Un écart de un degré Celsius vaut un écart de un kelvin : les deux échelles ne diffèrent que par leur zéro. On ne convertit en kelvins (en ajoutant 273,15) que les températures elles-mêmes, jamais les écarts, et c'est une température absolue qu'exigeront les lois du rayonnement.
c) t=PQ=20005,02×105=251 s, soit 4 min 11 s.
d) L'énergie électrique consommée est 2000×270=5,40×105 J. Rendement : η=5,40×1055,02×105=0,930, soit 93,0 %. Les 7 % restants chauffent la cuve, l'élément et l'air de la cuisine.
e) L'affirmation confond deux grandeurs. La TEMPÉRATURE est une grandeur d'état, liée à l'agitation moyenne des particules. L'ÉNERGIE THERMIQUE (énergie interne) est ce que l'eau possède, et elle est plus grande à 100 °C. La CHALEUR, elle, n'est jamais contenue : c'est une énergie EN TRANSIT, échangée à cause d'une différence de température. On dira donc : l'eau à 100 °C a une énergie thermique plus grande, et elle a reçu 502 kJ de chaleur pour y arriver.
Exercice 2 : Calorimétrie : l'équilibre thermique et la capacité du calorimètre
On plonge un bloc d'aluminium de 250 g, sorti d'un bain à 95,0 °C, dans 400 g d'eau à 18,0 °C contenue dans un calorimètre. Données : cAl=900 J/(kg·K), ceau=4186 J/(kg·K).
a) En négligeant le calorimètre, écrivez le bilan d'énergie et calculez la température d'équilibre.
b) Calculez la chaleur cédée par l'aluminium.
c) La température mesurée à l'équilibre vaut en fait 26,9 °C. Le calorimètre a-t-il absorbé ou cédé de l'énergie ?
d) Calculez la capacité thermique K du calorimètre (en J/K), en supposant qu'il était à 18,0 °C au départ.
e) Pourquoi l'eau ne se réchauffe-t-elle que de quelques degrés alors que l'aluminium en perd près de soixante-dix ?
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Réponses
a)Te=27,1 °C
b)15,3 kJ cédés
c)Absorbé
d)K≈47 J/K
e)mece≈7mAlcAl
a) Dans une enceinte isolée, la somme des chaleurs échangées est nulle : mAlcAl(Te−95,0)+mece(Te−18,0)=0. D'où Te=mAlcAl+mecemAlcAl⋅95,0+mece⋅18,0=225+1674,4225×95,0+1674,4×18,0=27,1 °C. Écrire chaque terme sous la forme mc(Tf−Ti), avec son signe, évite de se tromper sur qui cède et qui reçoit.
b) QAl=225×(27,1−95,0)=−1,53×104 J : l'aluminium cède 15,3 kJ, que l'eau reçoit.
c) La température réelle (26,9 °C) est plus basse que la prédiction (27,1 °C) : une partie de l'énergie cédée par l'aluminium n'a pas servi à chauffer l'eau. Le calorimètre, parti de 18,0 °C, l'a ABSORBÉE en se réchauffant avec l'eau.
d) Bilan avec le calorimètre : mAlcAl(95,0−26,9)=(mece+K)(26,9−18,0). Donc K=8,9225×68,1−1674,4=1721,6−1674,4=47 J/K. Le calorimètre se comporte comme 11 g d'eau supplémentaires : c'est sa « valeur en eau ». Remarquez la sensibilité : un écart de 0,2 °C sur la lecture suffit à le faire apparaître.
e) Parce que les capacités thermiques ne sont pas comparables : l'eau a mece=1674 J/K, l'aluminium seulement 225 J/K, plus de sept fois moins. La même énergie échangée produit donc une variation de température sept fois plus petite dans l'eau. C'est la capacité thermique massique élevée de l'eau qui en fait un si bon régulateur thermique.
Exercice 3 : Changements d'état : la sueur du coureur
Un coureur produit en effort une puissance thermique de 700 W qu'il doit évacuer, et on suppose ici que l'évaporation de la sueur s'en charge entièrement. Données : chaleur latente de vaporisation de l'eau à 33 °C Lv=2,42×106 J/kg ; à 100 °C, Lv=2,26×106 J/kg ; ceau=4186 J/(kg·K) ; cglace=2090 J/(kg·K) ; Lf=3,33×105 J/kg.
a) Quelle masse de sueur doit s'évaporer en une heure ?
b) Pourquoi une sueur qui ruisselle et tombe au sol ne refroidit-elle presque pas le coureur ?
c) Comparez l'énergie nécessaire pour vaporiser 1,00 kg d'eau à 100 °C à celle nécessaire pour la chauffer de 20 à 100 °C : calculez le rapport.
d) Calculez l'énergie nécessaire pour transformer 1,00 kg de glace à −10,0 °C en eau liquide à 0 °C.
e) Pendant la fusion, on chauffe la glace et pourtant sa température reste à 0 °C. Où passe l'énergie ?
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Réponses
a)m=1,04 kg par heure
b)Seul le changement d'état refroidit
c)Rapport 6,75
d)Q=3,54×105 J
e)Rupture des liaisons, température constante
a) En une heure, Q=700×3600=2,52×106 J. Masse évaporée : m=LvQ=2,42×1062,52×106=1,04 kg. Un litre de sueur à l'heure est un ordre de grandeur réel en course par temps chaud, d'où l'importance de boire.
b) C'est le CHANGEMENT D'ÉTAT qui prélève l'énergie, pas la présence d'eau sur la peau. Une goutte qui tombe emporte l'eau sans l'avoir vaporisée, donc sans avoir pris les 2,42 MJ/kg à la peau. Par temps très humide, l'air saturé bloque l'évaporation et le même phénomène coupe le refroidissement.
c) Vaporiser : Qv=1,00×2,26×106=2,26×106 J. Chauffer : Qc=1,00×4186×80=3,35×105 J. Rapport 3,35×1052,26×106=6,75. Faire bouillir une casserole à sec demande près de sept fois plus d'énergie que de l'amener à ébullition.
d) Deux étapes, qu'on ne fusionne jamais. Réchauffer la glace de −10,0 à 0 °C : 1,00×2090×10,0=2,09×104 J, avec la capacité thermique de la GLACE. Fondre : 1,00×3,33×105 J. Total : 3,54×105 J.
e) L'énergie reçue pendant la fusion sert à rompre les liaisons qui tiennent les molécules dans le réseau cristallin : elle augmente l'énergie potentielle d'interaction, pas l'agitation moyenne. La température, qui mesure cette agitation, reste donc constante sur tout le palier, tant qu'il reste de la glace.
Exercice 4 : Conduction : la loi de Fourier et le double vitrage
La conduction à travers une paroi plane obéit à la loi de Fourier : Φ=ekAΔT, qu'on écrit Φ=RΔT avec la résistance thermique R=kAe. Une fenêtre de 1,20 m² sépare une pièce à 20 °C de l'extérieur à −10 °C. Verre : k=0,80 W/(m·K), épaisseur 4,0 mm. Air immobile : k=0,026 W/(m·K).
a) Calculez la résistance thermique d'une vitre seule.
b) Calculez le flux thermique à travers le simple vitrage, en ne tenant compte que de la conduction dans le verre.
c) Un double vitrage est formé de deux vitres identiques séparées de 12 mm d'air immobile. Calculez sa résistance thermique totale.
d) Calculez le flux à travers le double vitrage.
e) En réalité, une couche d'air collée à chaque face ajoute Rfilms=0,138 K/W. Recalculez le flux à travers le simple vitrage.
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Réponses
a)R=4,17×10−3 K/W
b)Φ≈7,2 kW (absurde)
c)Rt=0,393 K/W
d)Φ=76 W
e)Φ≈212 W
a) R=kAe=0,80×1,204,0×10−3=4,17×10−3 K/W. L'épaisseur doit être en mètres.
b) Φ=RΔT=4,17×10−330=7,2×103 W. Plus de sept kilowatts pour une seule fenêtre : le résultat est absurde, et c'est un signal. Le verre, mince et assez conducteur, n'est pas ce qui limite le flux ; la question e) dira ce qui le limite.
c) Les couches sont traversées par le MÊME flux, l'une après l'autre : leurs résistances sont en SÉRIE et s'additionnent. Rair=0,026×1,200,012=0,385 K/W, donc Rt=2×4,17×10−3+0,385=0,393 K/W. La lame d'air fournit 98 % de la résistance.
d) Φ=0,39330=76 W, environ 94 fois moins que le calcul b).
e) R=4,17×10−3+0,138=0,142 K/W, et Φ=0,14230=2,1×102 W. Ce sont les films d'air immobiles sur chaque face, où la chaleur ne passe que par conduction dans un gaz, qui font l'essentiel de l'isolation d'un simple vitrage. Le verre, lui, n'y contribue presque pas.
Exercice 5 : Rayonnement : Stefan-Boltzmann et Wien sur un élément chauffant
L'élément radiant d'une plaque de cuisson atteint 800 °C. Sa surface rayonnante vaut 0,018 m² et son émissivité ε=0,90. La cuisine est à 20 °C. Données : σ=5,67×10−8 W/(m²·K⁴), λmaxT=2,898×10−3 m·K.
a) Calculez la température absolue de l'élément.
b) Calculez la puissance qu'il émet par rayonnement.
c) Calculez la puissance NETTE qu'il perd par rayonnement, en tenant compte de ce qu'il reçoit de la pièce.
d) Calculez la longueur d'onde du maximum d'émission. Dans quel domaine se situe-t-elle ?
e) À quelle température (en °C) l'élément devrait-il descendre pour ne plus rayonner que 1000 W nets ?
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Réponses
a)T=1073 K
b)P=1,22 kW
c)Pnet=1,21 kW
d)λmax=2,70 µm, infrarouge
e)T≈750 °C
a) T=800+273=1073 K. Dans toute loi de rayonnement, la température est ABSOLUE : T4 en degrés Celsius n'a aucun sens physique.
b) P=εσAT4=0,90×5,67×10−8×0,018×10734=1,22×103 W.
c) La pièce rayonne aussi vers l'élément : Pnet=εσA(T4−Tp4)=1,21×103 W. La correction est minuscule ici (7 W), parce que 2934 est 180 fois plus petit que 10734 ; elle devient décisive entre deux corps de températures voisines.
d) λmax=10732,898×10−3=2,70×10−6 m =2,70 µm : dans l'INFRAROUGE. L'élément paraît rouge sombre parce que seule la queue de son spectre, du côté des courtes longueurs d'onde, déborde dans le visible.
e) T4=εσA1000+Tp4, d'où T=1023 K, soit 750 °C. Il suffit de perdre 50 °C pour réduire la puissance de 18 % : c'est la loi en T4 ; près de 1000 K, PΔP≈4TΔT.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Un mur composite : résistances en série et température d'interface
Un mur de 12,0 m² est formé, de l'intérieur vers l'extérieur, d'une plaque de gypse (13 mm, k=0,17 W/(m·K)), d'un isolant (140 mm, k=0,040 W/(m·K)) et d'un parement de brique (90 mm, k=0,72 W/(m·K)). Il fait 21 °C dedans et −18 °C dehors. On néglige les films d'air.
a) Calculez la résistance thermique de la couche d'isolant.
b) Calculez la résistance thermique totale du mur.
c) Calculez le flux thermique à travers le mur.
d) Calculez la température à l'interface entre l'isolant et la brique.
e) Quelle part de la résistance totale l'isolant fournit-il ?
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Réponses
a)Ris=0,292 K/W
b)Rt=0,308 K/W
c)Φ=126 W
d)−16,7 °C
e)94,6 %
a) Ris=kAe=0,040×12,00,140=0,292 K/W.
b) Rg=0,17×12,00,013=6,37×10−3 K/W et Rb=0,72×12,00,090=1,04×10−2 K/W. Couches traversées l'une après l'autre par le même flux : en série, Rt=0,00637+0,292+0,0104=0,308 K/W.
c) Φ=RtΔT=0,30839=126 W. L'écart vaut 21−(−18)=39 K : attention au double signe.
d) C'est l'analogue de la loi d'Ohm : chaque couche « consomme » un écart de température ΦR. Traversée du gypse : 126×0,00637=0,81 K, d'où 20,2 °C. Traversée de l'isolant : 126×0,292=36,9 K, d'où 20,2−36,9=−16,7 °C à l'interface. On vérifie qu'il reste 1,3 K pour la brique, qui ramène bien à −18 °C.
e) 0,3080,292=0,946 : 94,6 % de la résistance, donc 94,6 % de la chute de température, se jouent dans l'isolant. Conséquence pratique : presque tout le mur extérieur à l'isolant est à la température du dehors, et c'est du côté chaud de l'isolant qu'il faut placer le pare-vapeur, sinon la vapeur de la maison condense dans la laine froide.
Exercice 7 : La loi de refroidissement de Newton : l'heure du décès
Selon la loi de refroidissement de Newton, un corps dans un air à température Ta constante vérifie dtdT=−k(T−Ta). Un corps est découvert à 23 h 00 dans une pièce à 18,0 °C ; sa température vaut 29,0 °C. À 1 h 00, elle vaut 26,5 °C. On suppose la température du corps vivant égale à 37,0 °C.
a) Quelle est la solution de l'équation différentielle ?
b) Calculez la constante k, en h⁻¹.
c) Combien de temps avant 23 h 00 le décès a-t-il eu lieu ?
d) Quelle température prévoit le modèle à 3 h 00 ?
e) Pourquoi un médecin légiste considère-t-il cette estimation comme grossière ?
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Réponses
a)T=Ta+(T0−Ta)e−kt
b)k=0,129 h⁻¹
c)4,24 h, décès vers 18 h 46
d)24,6 °C
e)Plateau post-mortem, k variable
a) L'équation est à variables séparables : T−TadT=−kdt, donc ln∣T−Ta∣=−kt+C et T(t)=Ta+(T0−Ta)e−kt. C'est l'ÉCART à l'air ambiant qui décroît exponentiellement, pas la température elle-même : on ne tend jamais vers 0 °C mais vers 18 °C.
b) Entre les deux mesures, 2 h s'écoulent et l'écart passe de 11,0 à 8,5 K : e−2k=11,08,5, donc k=21ln8,511,0=0,129 h⁻¹.
c) Au décès l'écart valait 37,0−18,0=19,0 K, à 23 h il vaut 11,0 K : e−kt=19,011,0, donc t=k1ln11,019,0=4,24 h, soit 4 h 14 min. Le décès remonte à environ 18 h 46.
d) Deux heures après 1 h 00 : T=18,0+8,5e−2k=18,0+8,5×11,08,5=24,6 °C. Le rapport 11,08,5 se répète toutes les deux heures : c'est la signature de l'exponentielle.
e) Parce que les hypothèses sont fausses au début : le corps ne se refroidit presque pas pendant la première heure (plateau post-mortem), les vêtements et la position changent k, et k lui-même varie parce que le rayonnement et l'évaporation ne sont pas linéaires en T−Ta. L'estimation reste utile comme ordre de grandeur, avec une fourchette de plusieurs heures.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des affirmations suivantes est fausse, ou fausse par un détail décisif. Choisissez l'énoncé correct et justifiez-le. Deux points chacune.
a) « Un pull en laine chauffe. »
b) « Dans une pièce, la poignée métallique d'une porte est plus froide que le bois de la porte. »
c) « La chaleur monte. »
d) « Un corps noir n'émet aucun rayonnement, puisqu'il est noir. »
e) « Un objet qui passe de 20 °C à 40 °C rayonne deux fois plus. » Par quel facteur la puissance rayonnée est-elle réellement multipliée ?
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Réponses
a)Le pull augmente la résistance thermique
b)Même température, flux différent
c)C'est l'air chaud qui monte
d)Absorbeur parfait, émetteur maximal
e)Facteur 1,30
a) Le pull ne produit aucune énergie : il emprisonne de l'air immobile entre ses fibres et augmente la RÉSISTANCE thermique entre la peau et l'extérieur. C'est le corps qui chauffe ; le pull réduit le flux perdu. Posé sur un bloc de glace, le même pull ralentirait sa fonte.
b) À l'équilibre, les deux sont à la température de la pièce. La poignée PARAÎT plus froide parce que le métal, très conducteur et d'effusivité élevée, arrache la chaleur de la main bien plus vite que le bois : la main mesure un flux, pas une température.
c) C'est l'AIR CHAUD qui monte, par convection, parce qu'il est moins dense. La chaleur elle-même se propage dans toutes les directions par conduction et par rayonnement : un radiateur rayonne vers le sol autant que vers le plafond.
d) C'est l'inverse. Un corps noir ABSORBE tout le rayonnement qu'il reçoit (ε=1), et c'est justement pour cela qu'il est l'émetteur idéal : à une température donnée, aucun corps n'émet plus que lui. Il paraît noir à température ambiante seulement parce que son émission est alors dans l'infrarouge.
e) La loi de Stefan-Boltzmann porte sur la température ABSOLUE : P1P2=(293,15313,15)4=1,30. La puissance augmente de 30 %, pas de 100 %. Pour la doubler, il faudrait T=293,15×21/4=348,6 K, soit 75 °C.
Exercice 9 : Problème : la bouteille isotherme
Une bouteille isotherme est faite de deux parois de verre séparées par un vide poussé, dont les faces en regard sont argentées. Pour deux surfaces parallèles d'émissivité ε en regard, la puissance rayonnée nette vaut P=σAεeff(T14−T24), avec εeff=2/ε−11. Données : A=0,060 m², café à 90 °C, air ambiant à 20 °C, σ=5,67×10−8 W/(m²·K⁴).
a) Quels modes de transfert le vide supprime-t-il ?
b) Les faces argentées ont ε=0,030. Calculez la puissance rayonnée nette entre les parois.
c) Même calcul sans argenture, avec ε=0,90.
d) Le bouchon, en plastique (k=0,040 W/(m·K)), a une section de 1,2×10−3 m² et une épaisseur de 2,5 cm. Calculez le flux qui le traverse, avec la même différence de température.
e) Le café (0,50 kg, c=4186 J/(kg·K)) doit passer de 90 à 60 °C. Estimez la durée, en gardant constantes les pertes calculées en b) et d).
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Réponses
a)Conduction et convection
b)P=0,52 W
c)P=27,8 W
d)Φ=0,134 W
e)Environ 27 h
a) La conduction et la convection ont besoin de matière : le vide les supprime entre les deux parois. Le rayonnement, lui, traverse le vide (c'est ainsi que nous parvient l'énergie du Soleil) : il faut une autre parade, l'argenture.
b) εeff=2/0,030−11=0,0152. P=5,67×10−8×0,060×0,0152×(3634−2934)=0,52 W.
c) εeff=2/0,90−11=0,818 et P=27,8 W, cinquante-quatre fois plus. L'argenture divise le rayonnement dans le rapport des émissivités effectives.
d) Φ=ekAΔT=0,0250,040×1,2×10−3×70=0,134 W. Le bouchon pèse le quart des pertes : une fois le vide et l'argent en place, c'est le goulot qui devient le maillon faible.
e) Énergie à perdre : 0,50×4186×30=6,28×104 J. Pertes : 0,52+0,134=0,65 W. Durée : 0,656,28×104=9,6×104 s, environ 27 h. C'est une borne optimiste dans son modèle (le col de verre conduit aussi, et les bouteilles réelles gardent chaud une douzaine d'heures) mais pessimiste sur un point : les pertes diminuent à mesure que le café refroidit.
Exercice 10 : Problème : le bilan thermique d'une maison en hiver
Une maison a un coefficient de pertes par conduction UA=180 W/K pour les murs et le toit, et 45 W/K pour les fenêtres. Son volume intérieur, 350 m³ d'air, est renouvelé à raison d'une demi-fois par heure. Air : ρ=1,20 kg/m³, c=1005 J/(kg·K). Il fait 20 °C dedans et −25 °C dehors.
a) Calculez la puissance perdue par conduction à travers l'enveloppe.
b) Calculez le débit massique d'air renouvelé, en kg/s.
c) Calculez la puissance perdue par la ventilation, l'air froid entrant devant être porté à 20 °C.
d) Calculez l'énergie de chauffage nécessaire sur une journée entière à ces conditions, en kWh.
e) Un échangeur récupère 75 % de la chaleur de l'air sortant. Quelle puissance de chauffage totale faut-il alors ?
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Réponses
a)Pc=1,01×104 W
b)m˙=0,0583 kg/s
c)Pv=2,64 kW
d)E≈306 kWh
e)P≈1,08×104 W
a) Pc=(UA)totΔT=(180+45)×45=1,01×104 W. L'écart est 20−(−25)=45 K.
b) Volume renouvelé par heure : 0,5×350=175 m³, soit 175×1,20=210 kg. Débit : m˙=3600210=0,0583 kg/s.
c) La ventilation est une CONVECTION forcée : de l'air à −25 °C remplace de l'air à 20 °C. Pv=m˙cΔT=0,0583×1005×45=2,64×103 W.
d) P=10125+2638=1,28×104 W. Sur 24 h : E=1,276×104×86400=1,10×109 J, soit 3,6×1061,10×109=306 kWh.
e) Il ne reste que 25 % des pertes de ventilation : P=10125+0,25×2638=1,08×104 W. Le gain (2,0 kW) est réel, mais l'enveloppe reste le poste dominant : c'est l'isolation, pas la ventilation, qui décide de la facture.
Partie C : les classiques (/50)
Exercice 11 : Pourquoi le carrelage paraît plus froid que le tapis
Quand deux corps semi-infinis de températures T1 et T2 entrent en contact, la surface de contact prend immédiatement la température Tc=e1+e2e1T1+e2T2, où e=kρc est l'EFFUSIVITÉ thermique, en J/(m²·K·s1/2). Un pied nu à 33 °C se pose sur divers sols à 20 °C.
Données (k en W/(m·K), ρ en kg/m³, c en J/(kg·K)) : peau k=0,37, ρ=1000, c=3500 ; céramique k=1,3, ρ=2300, c=840 ; bois k=0,12, ρ=700, c=1700 ; tapis de laine k=0,060, ρ=160, c=1300.
a) Calculez l'effusivité de la peau et celle de la céramique.
b) Calculez la température de contact entre le pied et le carrelage.
c) Même question pour le parquet de bois.
d) Même question pour le tapis.
e) Les trois sols sont à la même température. Qu'est-ce que le pied perçoit réellement ?
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Réponses
a)epeau≈1138, eceˊr≈1585
b)25,4 °C
c)29,8 °C
d)31,8 °C
e)Sa propre température de surface, donc le flux
a) epeau=0,37×1000×3500=1,14×103 et eceˊr=1,3×2300×840=1,58×103 J/(m²·K·s1/2). L'effusivité combine conduction et capacité : elle mesure la facilité avec laquelle un matériau AVALE un apport de chaleur à sa surface.
b) Tc=1138+15851138×33+1585×20=25,4 °C. La température de contact penche du côté du corps de plus grande effusivité : le carrelage « impose » presque sa température à la peau.
c) ebois=0,12×700×1700=378, donc Tc=15161138×33+378×20=29,8 °C.
d) etapis=0,060×160×1300=112, donc Tc=12501138×33+112×20=31,8 °C, à peine plus d'un degré sous la peau.
e) Les récepteurs de la peau mesurent leur PROPRE température, donc le flux qui les refroidit, jamais celle du sol. Au contact du carrelage, la surface de la peau tombe de 33 à 25 °C : sensation de froid. Sur le tapis, elle ne perd que 1,2 °C. Un thermomètre posé sur les trois sols lirait pourtant 20 °C partout.
Un tuyau d'eau chaude à 70 °C, de rayon extérieur r1=1,1 cm, est gainé d'un isolant (k=0,035 W/(m·K)) jusqu'au rayon r2=3,6 cm, sur une longueur L=8,0 m. La surface extérieure de l'isolant est à 15 °C. En régime permanent, le flux Φ qui traverse chaque cylindre de rayon r est le même, et la loi de Fourier s'écrit Φ=−k(2πrL)drdT.
a) Pourquoi la densité de flux 2πrLΦ diminue-t-elle quand r augmente, alors que Φ est constant ?
b) En intégrant de r1 à r2, on obtient R=2πkLln(r2/r1). Calculez cette résistance thermique.
c) Calculez le flux perdu par le tuyau.
d) On double l'épaisseur d'isolant (r2=6,1 cm). Calculez le nouveau flux.
e) Par quel facteur le flux a-t-il été divisé ?
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Réponses
a)L'aire 2πrL croît avec r
b)R=0,674 K/W
c)Φ=81,6 W
d)Φ′=56,5 W
e)Divisé par 1,44 seulement
a) La même énergie par seconde traverse chaque cylindre, mais la surface 2πrL croît avec r : la chaleur s'étale sur une aire plus grande. Le gradient drdT=2πkLrΦ est donc fort près du tuyau et faible vers l'extérieur ; la température n'est pas une fonction affine de r mais logarithmique.
b) drdT=−2πkLΦ⋅r1, qu'on intègre : T1−T2=2πkLΦlnr1r2. Donc R=2π×0,035×8,0ln(3,6/1,1)=1,7591,186=0,674 K/W. Le rapport des rayons s'écrit sans conversion, les unités s'annulent.
c) Φ=0,67470−15=81,6 W.
d) R′=1,759ln(6,1/1,1)=0,974 K/W et Φ′=0,97455=56,5 W.
e) 56,581,6=1,44. Doubler l'épaisseur ne divise pas le flux par deux : la résistance croît comme le LOGARITHME du rayon, et la couche ajoutée, plus loin de l'axe, a une surface plus grande. Sur un mur plan, la même opération aurait presque divisé le flux par deux.
Exercice 13 : Convection forcée : dimensionner un dissipateur
Un processeur dissipe 65 W. Le socle de son dissipateur ne doit pas dépasser 75 °C dans un boîtier où l'air est à 35 °C. Le ventilateur assure un coefficient de convection h=30 W/(m²·K), et l'on applique la loi de Newton Φ=hA(Ts−Tair) en supposant toute la surface à la température du socle.
a) Quelle surface d'échange faut-il, en cm² ?
b) Le socle offre 25 cm² à l'air. Chaque ailette, de 5,0 cm sur 3,0 cm, échange par ses deux faces. Combien d'ailettes faut-il au minimum ?
c) La pâte thermique entre la puce et le socle a une résistance de 0,20 K/W. Quelle est la température de la puce ?
d) Un ventilateur plus rapide porte h à 60 W/(m²·K). Quelle surface d'échange suffit alors, en cm² ?
e) Pourquoi l'hypothèse « toute la surface à la température du socle » est-elle optimiste ?
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Réponses
a)A=542 cm²
b)18 ailettes
c)Tpuce=88 °C
d)A=271 cm²
e)L'ailette est plus froide vers sa pointe
a) A=hΔTΦ=30×4065=5,42×10−2 m², soit 542 cm².
b) Il manque 542−25=517 cm², à raison de 2×5,0×3,0=30 cm² par ailette : 30517=17,2. On arrondit AU-DESSUS : 18 ailettes. Arrondir à 17 ferait dépasser 75 °C.
c) Les résistances sont en série sur le trajet de la chaleur : la pâte ajoute ΔT=ΦR=65×0,20=13 K, donc Tpuce=75+13=88 °C.
d) A=60×4065=2,71×10−2 m² =271 cm² : doubler h divise par deux la surface nécessaire. C'est tout l'intérêt de la convection FORCÉE.
e) Le long d'une ailette, la chaleur arrive par conduction depuis le socle tout en s'échappant par les faces : la température baisse de la base vers la pointe. Le bout d'une ailette mince ou longue est plus proche de 35 °C que de 75 °C et échange moins que prévu. On compense avec des ailettes en métal très conducteur (aluminium, cuivre) et assez courtes.
Exercice 14 : Le thermomètre infrarouge et les métaux brillants
Un thermomètre infrarouge mesure le flux rayonné qu'il reçoit d'une surface et en déduit une température, en supposant une émissivité réglée à 0,95. Il reçoit de la surface son émission propre εσT4 et la part réfléchie du rayonnement de la pièce, (1−ε)σTp4. On vise une casserole en aluminium poli (ε=0,10) à 80 °C, dans une cuisine à 20 °C. σ=5,67×10−8 W/(m²·K⁴).
a) Calculez le flux émis par la casserole, par mètre carré.
b) Calculez le flux de la pièce réfléchi par la casserole, par mètre carré.
c) Le thermomètre attribue le flux total à une surface d'émissivité 0,95 qui réfléchit 5 % de la pièce. Quelle température affiche-t-il, en °C ?
d) On colle sur la casserole un ruban adhésif noir (ε=0,95), qui prend sa température. Quelle température affiche alors le thermomètre ?
e) Pourquoi l'erreur est-elle si grande sur le métal poli ?
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Réponses
a)M≈88 W/m²
b)376 W/m²
c)Tlue≈28 °C
d)80 °C
e)Surface réfléchissante : l'appareil voit la pièce
a) M=εσT4=0,10×5,67×10−8×3534=88 W/m².
b) (1−0,10)×5,67×10−8×2934=376 W/m² : la casserole renvoie plus de rayonnement de la pièce qu'elle n'en émet elle-même. Elle se comporte presque comme un miroir infrarouge.
c) Le thermomètre résout 0,95σTlue4+0,05σTp4=88+376=464 W/m². Donc Tlue4=0,95464/σ−0,05×2934, d'où Tlue=301 K, soit 28 °C. L'appareil affiche 28 °C pour une casserole à 80 °C, de quoi se brûler.
d) Le ruban a l'émissivité supposée par l'appareil : l'équation se résout exactement et donne 80 °C. C'est la technique de terrain : un point de peinture mate ou de ruban noir sur la surface à mesurer.
e) Une faible émissivité veut dire une forte réflectivité : le signal propre de la casserole (εσT4) est petit et noyé sous le reflet de la pièce. Le thermomètre, qui croit viser un corps presque noir, voit surtout le décor, et le décor est à 20 °C.
Exercice 15 : La glace d'un étang : une croissance en racine du temps
L'air au-dessus d'un étang est à −12 °C et l'eau sous la glace reste à 0 °C. On suppose que la surface de la glace est à la température de l'air et que le profil de température dans la glace, d'épaisseur x, est linéaire. Le flux conduit à travers la glace évacue la chaleur latente de l'eau qui gèle en dessous. Données : kglace=2,2 W/(m·K), ρ=917 kg/m³, Lf=3,34×105 J/kg.
a) Pendant dt, une épaisseur dx gèle sur une aire A. Quelle équation traduit le bilan d'énergie ?
b) Avec la glace absente au départ, la solution s'écrit x2=at. Calculez a.
c) Combien d'heures faut-il pour former 10 cm de glace ?
d) Et pour 20 cm ?
e) Calculez la vitesse de croissance quand la glace atteint 10 cm, en cm/h.
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Réponses
a)ρLfdtdx=xkΔT
b)a=1,72×10−7 m²/s
c)16,1 h
d)64,5 h
e)0,31 cm/h
a) Chaleur latente libérée : ρLfAdx. Chaleur conduite : xkAΔTdt. Égalité : ρLfdtdx=xkΔT. Plus la glace est épaisse, plus sa résistance est grande et plus elle croît lentement : elle s'isole elle-même.
b) On sépare : xdx=ρLfkΔTdt, puis on intègre depuis x=0 : 2x2=ρLfkΔTt. Donc a=ρLf2kΔT=917×3,34×1052×2,2×12=1,72×10−7 m²/s.
c) t=ax2=1,72×10−70,102=5,80×104 s =16,1 h.
d) L'épaisseur double, le temps QUADRUPLE : 64,5 h. C'est la signature d'une croissance en t, la même que celle de toute diffusion.
e) dtdx=ρLfxkΔT=917×3,34×105×0,102,2×12=8,62×10−7 m/s, soit 0,31 cm/h. On vérifie avec la courbe : la tangente à t=16 h a bien une pente de cet ordre, alors que les premiers centimètres se forment en quelques heures seulement.
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