Exercices corrigés : la fonction partie entière (math TS, secondaire 5)
Voici une série d'exercices corrigés de mathématique Technico-sciences de cinquième secondaire sur la fonction partie entière, calibrés sur le niveau réel des évaluations de la séquence. C'est la seule fonction du programme qui ne se trace pas d'un seul trait, et c'est celle qui décrit toutes les facturations par tranches.
Le fil de la série est le suivant : un escalier se décrit par quatre nombres. La LONGUEUR d'une marche vaut ∣b∣1, sa HAUTEUR vaut ∣a∣, et le couple (h;k) place le point de départ d'une marche.
Faites chaque exercice au complet avant d'ouvrir la correction : c'est en cherchant qu'on apprend, pas en lisant la solution.
Série autocorrigéeTape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.
•LA PARTIE ENTIÈRE EST LE PLUS GRAND ENTIER INFÉRIEUR OU ÉGAL. Chez les négatifs, on descend : [−2,3]=−3, jamais −2.
•LONGUEUR D'UNE MARCHE : ∣b∣1, pas b. Plus b est grand, plus les marches sont COURTES.
•HAUTEUR D'UNE MARCHE : ∣a∣. Les deux paramètres sont indépendants, un escalier n'a pas de pente.
•SENS DE L'ESCALIER : il monte si le produit ab est POSITIF, il descend sinon. Deux signes à combiner, jamais un seul.
•POINT PLEIN À GAUCHE SI b>0, À DROITE SI b<0. C'est ce qui décide de la valeur exacte aux points de saut.
•UNITÉ RÉVOLUE : [x]. UNITÉ ENTAMÉE : −[−x]. Les deux coïncident aux multiples exacts de la tranche, et divergent partout ailleurs.
•L'IMAGE EST UN ENSEMBLE DE VALEURS ISOLÉES, les an+k pour n entier, jamais un intervalle.
•UNE ÉQUATION A POUR SOLUTION UNE MARCHE ENTIÈRE, fermée d'un côté et ouverte de l'autre, ou l'ensemble vide si la valeur n'est pas prise.
•LE POINT (h;k) EST SUR LA COURBE : c'est une extrémité de marche, et k est une valeur réellement prise, contrairement au k d'une exponentielle.
Partie A : les bases (/50)
Exercice 1 : Les quatre nombres d'un escalier
La forme canonique est f(x)=a[b(x−h)]+k, où les crochets désignent la partie entière, c'est-à-dire le plus grand entier inférieur ou égal au contenu.
Quatre nombres suffisent à tout décrire : la LONGUEUR d'une marche vaut ∣b∣1, sa HAUTEUR vaut ∣a∣, le sens de l'escalier est donné par le signe de ab, et le point (h;k) est une extrémité de marche.
a) Pour f(x)=2[2x−1]+1, donnez la longueur et la hauteur d'une marche.
b) Calculez f(1), f(2,9), f(3) et f(0).
c) Pour g(x)=−3[4(x+2)]−5, donnez la longueur et la hauteur d'une marche, et le sens de l'escalier.
d) Deux escaliers ont la même longueur de marche mais des hauteurs différentes. Lequel des quatre paramètres diffère ?
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Réponses
a)Longueur 2, hauteur 2
b)1, 1, 3 et −1
c)Longueur 0,25, hauteur 3, escalier DESCENDANT
d)Le paramètre a
a)
On lit b=21, donc la longueur d'une marche vaut ∣b∣1=2. Et a=2, donc la hauteur vaut 2. L'escalier monte, puisque a et b sont de même signe. Le point (1;1) est le début d'une marche : c'est la lecture de h et de k.
b)
f(1)=2[0]+1=1. f(2,9)=2[0,95]+1=2×0+1=1 : on est encore sur la même marche, puisque la longueur est 2. f(3)=2[1]+1=3 : on change de marche exactement en 3. f(0)=2[−0,5]+1=2×(−1)+1=−1 : la partie entière de −0,5 est −1, et non 0, parce qu'on prend le plus grand entier INFÉRIEUR.
c)
b=4, donc la longueur vaut 41=0,25. a=−3, donc la hauteur vaut 3. Le produit ab=−12 est négatif : l'escalier DESCEND quand x augmente. Les deux signes se combinent, et un seul ne suffit pas à conclure.
d)
Le paramètre a, qui donne la hauteur, et lui seul : la longueur ne dépend que de b. Les deux paramètres sont indépendants, contrairement à ce que suggère le mot « pente » : un escalier n'a pas de pente, il a une longueur et une hauteur de marche, et changer l'une ne change pas l'autre.
Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.
Exercice 2 : Le sens du crochet : où est le point plein
Chaque marche est un segment fermé à une extrémité et ouvert à l'autre. Le côté fermé, celui du point PLEIN, dépend du signe de b : positif, le point plein est à gauche ; négatif, il est à droite.
C'est ce détail qui décide de la valeur exacte aux points de changement, et il vaut un point à chaque question.
a) Pour f(x)=[x], où est le point plein de chaque marche ? Calculez f(2) et f(1,999).
b) Pour g(x)=[−x], même question avec g(2) et g(2,001).
c) Pour p(x)=3[4x−2]+1, donnez les valeurs en x=2, x=5,9 et x=6.
d) Une facturation compte toute heure ENTAMÉE. Faut-il un b positif ou négatif ? Justifiez.
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Réponses
a)Point plein à gauche ; f(2)=2 et f(1,999)=1
b)Point plein à droite ; g(2)=−2 et g(2,001)=−3
c)1, 1 et 4
d)Un b négatif : c'est lui qui compte l'unité entamée
a)
Avec b=1>0, le point plein est à GAUCHE de chaque marche. f(2)=[2]=2 : la valeur 2 ouvre la marche. f(1,999)=[1,999]=1 : on est encore sur la marche précédente, jusqu'au dernier instant. La fonction saute exactement EN 2, pas avant.
b)
Avec un b négatif, le point plein passe à DROITE. g(2)=[−2]=−2, et g(2,001)=[−2,001]=−3, puisque le plus grand entier inférieur à −2,001 est −3. La marche qui contient 2 se termine donc EN 2 inclus, et la suivante commence immédiatement après. C'est exactement ce qu'on veut pour compter une unité entamée.
c)
p(2)=3[0]+1=1. p(5,9)=3[0,975]+1=1 : même marche, la longueur valant 4. p(6)=3[1]+1=4 : nouvelle marche. Le changement se produit en x=6, c'est-à-dire en h+∣b∣1=2+4, ce qui donne un contrôle rapide de la position des sauts.
d)
Un b NÉGATIF. Avec un b positif, on compte l'unité RÉVOLUE : à 2,5 heures, [2,5]=2, donc on facturerait deux heures alors que la troisième est commencée. Avec un b négatif, −[−2,5]=−(−3)=3 : on facture bien trois heures. La facturation à l'unité entamée s'écrit donc −[−x], et c'est la forme à reconnaître dans tout énoncé qui dit « toute heure commencée est due ».
Un escalier ne prend que des valeurs ISOLÉES, espacées de ∣a∣, et toutes décalées de k. L'image est donc un ensemble de nombres, pas un intervalle.
La règle : les valeurs prises sont les an+k pour n entier.
a) Donnez cinq valeurs prises par f(x)=2[2x−1]+1.
b) La valeur 6 est-elle prise par f ? Et la valeur 7 ?
c) Donnez l'image de g(x)=−3[4(x+2)]−5 sous forme d'une description.
d) Un escalier peut-il prendre la valeur k ? Justifiez.
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Réponses
a)Par exemple −3, −1, 1, 3 et 5
b)6 non, 7 oui
c)Les nombres −3n−5 pour n entier, c'est-à-dire ... −8, −5, −2, 1 ...
d)Oui, sur la marche où la partie entière vaut zéro
a)
Les valeurs sont les 2n+1 pour n entier : ce sont tous les nombres IMPAIRS. Par exemple −3, −1, 1, 3, 5. On les obtient en donnant à la partie entière les valeurs −2, −1, 0, 1, 2.
b)
6 n'est pas impair, donc elle n'est PAS prise : il faudrait 2n+1=6, soit n=2,5, qui n'est pas entier. En revanche 7=2×3+1 est prise, sur la marche où la partie entière vaut 3, c'est-à-dire pour x entre 7 et 9. Vérification : f(8)=2[3,5]+1=7.
c)
Les valeurs sont les −3n−5 pour n entier : …, −11, −8, −5, −2, 1, 4, … Ce sont les nombres qui laissent un reste de 1 dans la division par 3, décalés comme il convient. On écrit l'image en compréhension, jamais en intervalle : une image d'escalier n'est jamais un intervalle.
d)
Oui, sur la marche où la partie entière vaut ZÉRO, c'est-à-dire là où b(x−h) est entre 0 et 1. Pour f, cela donne f(x)=1=k pour x entre 1 et 3. C'est une différence importante avec l'exponentielle, où k est une asymptote jamais atteinte : ici k est une valeur ordinaire de la fonction, et c'est même la hauteur de la marche qui démarre en x=h.
Exercice 4 : Trouver la règle sur un graphique
On lit dans l'ordre : la longueur d'une marche donne ∣b∣, sa hauteur donne ∣a∣, le sens donne les signes, et un point plein donne (h;k).
L'escalier de la figure a des marches de 3 unités de long et de 2 unités de haut, il monte, et le point plein (−1;−2) est marqué.
a) Donnez ∣a∣ et ∣b∣.
b) Donnez les signes de a et de b, en justifiant par le sens de l'escalier et par la position du point plein.
c) Écrivez la règle sous la forme a[b(x−h)]+k.
d) Vérifiez votre règle en x=−1, x=1,9 et x=2.
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Réponses
a)∣a∣=2 et ∣b∣=31
b)a>0 et b>0
c)y=2[3x+1]−2
d)−2, −2 et 0
a)
Les marches mesurent 3 unités de long, donc ∣b∣1=3 et ∣b∣=31. Elles montent de 2 unités à chaque fois, donc ∣a∣=2.
b)
L'escalier MONTE, donc a et b sont de même signe. Le point plein est à GAUCHE de chaque marche, donc b>0. Les deux ensemble donnent a>0 et b>0, soit a=2 et b=31. Les deux observations sont nécessaires : le sens seul ne distingue pas « deux positifs » de « deux négatifs ».
c)
Le point plein (−1;−2) donne h=−1 et k=−2. La règle est y=2[31(x+1)]−2, qu'on écrit aussi y=2[3x+1]−2.
d)
En x=−1 : 2[0]−2=−2, ce qui est le point plein marqué. En x=1,9 : 32,9≈0,967, dont la partie entière est 0, donc y=−2 : on est encore sur la même marche. En x=2 : 33=1, donc y=2−2=0 : la marche suivante commence exactement là, comme la figure le montre. Les trois contrôles valident la règle, et le troisième est le plus informatif, puisqu'il teste la position du saut.
Exercice 5 : Équations et inéquations en escalier
Une équation en escalier a pour solution un INTERVALLE, jamais un nombre isolé : toute une marche donne la même valeur. Et une valeur qui n'est pas prise donne l'ensemble vide.
On travaille sur f(x)=2[2x−1]+1.
a) Résolvez f(x)=5.
b) Résolvez f(x)=4.
c) Résolvez f(x)≥3.
d) Résolvez −1≤f(x)<5.
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Réponses
a)[5;7[
b)Aucune solution
c)[3;+∞[
d)[−1;5[
a)
2[2x−1]+1=5 donne [2x−1]=2, donc 2≤2x−1<3, soit 4≤x−1<6 et 5≤x<7. La solution est l'intervalle [5;7[, fermé à gauche et ouvert à droite, comme la marche. Vérification : f(5)=5 et f(6,999)=5, mais f(7)=7.
b)
2[2x−1]+1=4 donne [2x−1]=1,5, or une partie entière est toujours un ENTIER. Aucune solution. On pouvait le voir sans calcul : la fonction ne prend que des valeurs impaires, et 4 est pair.
c)
f(x)≥3 revient à [2x−1]≥1, donc 2x−1≥1 et x≥3. La solution est [3;+∞[. Attention : pour une inéquation, la partie entière est supérieure ou égale à 1 dès que son contenu l'est, la borne étant un entier ; si la borne n'avait pas été entière, il aurait fallu passer à l'entier supérieur.
d)
On encadre la partie entière : −1≤2[⋅]+1<5 donne −1≤[⋅]<2, c'est-à-dire [⋅]∈{−1;0;1}. Donc −1≤2x−1<2, soit −2≤x−1<4 et −1≤x<5. La solution est [−1;5[, c'est-à-dire exactement trois marches. Compter les marches est le contrôle : trois valeurs de la partie entière, trois marches de longueur 2, soit 6 unités, et 5−(−1)=6.
Partie B : problèmes et raisonnement (/50)
Exercice 6 : Unité révolue ou unité entamée : choisir le modèle
Deux énoncés très proches donnent deux fonctions différentes. « Par tranche complète » compte l'unité RÉVOLUE et s'écrit avec un b positif ; « toute tranche entamée » compte l'unité ENTAMÉE et s'écrit avec un b négatif.
Confondre les deux donne une facture fausse d'une tranche, et c'est l'erreur de modélisation la plus coûteuse du chapitre.
a) Un atelier facture 15 dollars par tranche COMPLÈTE de 30 minutes. Écrivez la fonction du coût selon la durée t en heures.
b) Le même atelier facture 15 dollars par tranche ENTAMÉE de 30 minutes. Écrivez la fonction.
c) Comparez les deux factures pour t=2 heures, puis pour t=2,25 heures.
d) Un client conteste : à 1,5 heure, les deux formules donnent-elles la même chose ?
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Réponses
a)C(t)=15[2t]
b)C(t)=−15[−2t]
c)60 dollars dans les deux cas ; puis 60 contre 75 dollars
d)Oui, 45 dollars : à une tranche exacte, les deux coïncident
a)
Une tranche de 30 minutes vaut une demi-heure, donc le nombre de tranches complètes est [2t] : on double la durée pour compter en demi-heures, puis on prend la partie entière. Le coût est C(t)=15[2t] dollars. Ici b=2>0 : point plein à gauche, unité révolue.
b)
Pour l'unité entamée, on utilise −[−x] : le nombre de tranches entamées est −[−2t], donc C(t)=−15[−2t]. On peut écrire cela sous forme canonique avec a=−15 et b=−2 : le produit ab=30 est positif, l'escalier monte bien, mais son point plein est à droite.
c)
À t=2 : la première donne 15[4]=60 dollars, la seconde −15[−4]=−15×(−4)=60 dollars. Les deux coïncident, parce que 2 heures font exactement quatre tranches. À t=2,25 : la première donne 15[4,5]=60 dollars, la seconde −15[−4,5]=−15×(−5)=75 dollars. La différence est d'une tranche entière, soit 15 dollars.
d)
Oui. À t=1,5 heure, on a exactement trois tranches de 30 minutes : 15[3]=45 dollars et −15[−3]=45 dollars. Les deux formules coïncident exactement aux multiples de la tranche, et divergent partout ailleurs. C'est précisément pour cela qu'un contrat doit préciser « entamée » ou « complète » : la différence n'apparaît jamais sur les exemples ronds, ceux qu'on met dans les brochures.
Exercice 7 : Deux escaliers superposés
Comparer deux tarifs en escalier ne se fait pas en comparant des pentes : il faut regarder marche par marche, et surtout aux points de saut.
On compare A(x)=4[3x]+10 et B(x)=6[5x]+4, en dollars, pour x entre 0 et 20.
a) Calculez les deux fonctions en x=0, 5, 10, 15 et 20.
b) Sur cet échantillon, laquelle est la moins chère ?
c) Que valent les deux fonctions en x=14,9 et en x=15 ?
d) Peut-on dire que B est toujours plus avantageuse pour x≥10 ? Cherchez un contre-exemple.
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Réponses
a)A : 10, 14, 22, 30, 34. B : 4, 10, 16, 22, 28
b)B, sur tous les points de l'échantillon
c)A vaut 26 puis 30 ; B vaut 16 puis 22
d)Oui ici, mais il faut le vérifier marche par marche, pas sur cinq points
Sur les cinq points, B est toujours strictement moins chère : 4<10, 10<14, 16<22, 22<30, 28<34. Mais cinq points ne prouvent rien sur un escalier, où tout peut changer entre deux sauts.
c)
A(14,9)=4[4,967]+10=4×4+10=26, et A(15)=30 : le saut a lieu exactement en 15. B(14,9)=6[2,98]+4=6×2+4=16, et B(15)=22 : le saut a lieu aussi en 15, par coïncidence, 15 étant multiple de 3 ET de 5. Les points de saut sont les seuls endroits où une comparaison peut basculer, donc ce sont eux qu'il faut tester.
d)
Ici oui, et on peut le justifier proprement. A augmente de 4 tous les 3, soit environ 1,33 dollar par unité en moyenne ; B augmente de 6 tous les 5, soit 1,2 dollar par unité. B croît donc plus lentement ET part de plus bas, à 4 contre 10 : l'écart ne peut que grandir, et aucun contre-exemple n'existe. La bonne méthode est bien celle-ci, une comparaison des deux taux moyens et des deux ordonnées de départ, et non une énumération de points.
Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger
Chacune des cinq affirmations ci-dessous est FAUSSE. Pour chacune, donnez un contre-exemple ou l'argument qui la réfute, puis écrivez l'énoncé correct.
Ce sont les cinq erreurs relevées le plus souvent sur ce chapitre en évaluation.
a) « [−2,3]=−2. »
b) « La longueur d'une marche vaut b. »
c) « L'équation f(x)=5 a une seule solution. »
d) « Toute valeur entière est prise par un escalier. »
e) « Un escalier à a négatif descend forcément. »
Voir la correction
a)
Faux : la partie entière est le plus grand entier INFÉRIEUR OU ÉGAL, donc [−2,3]=−3. Le nombre −2 est plus GRAND que −2,3, il ne convient pas. Sur la droite numérique, on va toujours vers la gauche, y compris chez les négatifs, et c'est là que l'erreur se produit.
b)
Faux : elle vaut ∣b∣1. Contre-exemple : pour [4x], les marches mesurent 41 et non 4. L'énoncé correct : b COMPTE les marches par unité, donc plus il est grand, plus les marches sont COURTES. C'est l'inverse de ce que l'intuition suggère.
c)
Faux : la solution est un INTERVALLE. Contre-exemple : 2[2x−1]+1=5 a pour solution [5;7[, c'est-à-dire toute une marche. L'énoncé correct : une équation en escalier a pour solution une marche entière, fermée d'un côté et ouverte de l'autre, ou l'ensemble vide.
d)
Faux : seules les valeurs an+k sont prises. Contre-exemple : 2[2x−1]+1 ne prend que des valeurs impaires, donc jamais 4. L'énoncé correct : l'image est l'ensemble des an+k pour n entier, et elle n'est jamais un intervalle.
e)
Faux : il faut aussi le signe de b. Contre-exemple : −15[−2t] a a<0 et pourtant elle MONTE, puisque b<0 aussi. L'énoncé correct : l'escalier monte quand le produit ab est positif et descend quand il est négatif. C'est la même règle de deux signes que pour la racine carrée et le logarithme.
Exercice 9 : Problème : la location d'une nacelle élévatrice
Un loueur d'équipement facture une nacelle élévatrice de la façon suivante : un forfait de prise en charge de 80 dollars, puis 120 dollars par tranche de 4 heures ENTAMÉE, la première tranche étant comprise dans le forfait.
Autrement dit, les quatre premières heures coûtent 80 dollars, et chaque tranche de quatre heures supplémentaire, même entamée, coûte 120 dollars de plus.
a) Écrivez le coût C(t) en fonction de la durée t, en heures, pour t>0.
b) Calculez le coût pour 3 heures, 4 heures et 4,5 heures.
c) Un chantier prévoit 13 heures de travail. Combien coûtera la location ?
d) Le budget est de 500 dollars. Quelle est la durée maximale de location ?
Voir la correction
Réponses
a)C(t)=−120[−4t]−40
b)80, 80 et 200 dollars
c)440 dollars
d)Moins de 16 heures, donc jusqu'à 16 heures exclues
a)
Le nombre de tranches de 4 heures ENTAMÉES est −[−4t]. La première coûte 80 dollars et chacune des suivantes 120 dollars, donc C(t)=80+120(−[−4t]−1)=−120[−4t]−40 dollars. La forme canonique se lit a=−120, b=−41, h=0, k=−40 : le produit ab=30 est positif, l'escalier monte, et son point plein est à droite, comme il se doit pour une tranche entamée.
b)
C(3)=−120[−0,75]−40=−120×(−1)−40=80 dollars. C(4)=−120[−1]−40=120−40=80 dollars : quatre heures pile restent dans la première tranche, c'est l'effet du point plein à droite. C(4,5)=−120[−1,125]−40=−120×(−2)−40=240−40=200 dollars : une demi-heure de plus coûte 120 dollars, et c'est exactement ce que le client doit comprendre avant de signer.
c)
C(13)=−120[−3,25]−40=−120×(−4)−40=480−40=440 dollars. Quatre tranches sont entamées pour 13 heures, puisque trois tranches ne couvrent que 12 heures. Vérification par la logique : 80 dollars pour les quatre premières heures, puis trois fois 120 dollars, soit 80+360=440 dollars.
d)
On cherche le plus grand t tel que C(t)≤500. Avec n tranches entamées, le coût vaut 120n−40, donc 120n−40≤500 donne n≤4,5, soit n≤4 tranches. Quatre tranches entamées correspondent à t≤16 heures... plus précisément à 12<t≤16. La durée maximale est donc 16 heures exactement, pour 440 dollars. Dès 16,1 heures, une cinquième tranche est entamée et le coût passe à 560 dollars, au-dessus du budget. La réponse attendue est donc « 16 heures », avec la remarque que le budget n'est pas entièrement utilisé.
Exercice 10 : Problème : le classement des pièces par classe de tolérance
Un atelier mesure le diamètre de pièces usinées et les range en CLASSES de tolérance. La cote nominale est 40,00 millimètres, et les classes ont une largeur de 0,02 millimètre : la classe 0 va de 40,00 inclus à 40,02 exclu, la classe 1 de 40,02 à 40,04, la classe −1 de 39,98 à 40,00 exclu, et ainsi de suite.
Le numéro de classe est donc une fonction en escalier du diamètre mesuré.
a) Écrivez le numéro de classe N en fonction du diamètre d, en millimètres.
b) Dans quelle classe tombe une pièce de 40,035 millimètres ? Et une de 39,99 ?
c) Quels diamètres donnent la classe −2 ?
d) L'atelier accepte les classes −2 à 2. Donnez l'intervalle des diamètres acceptés, et dites si une pièce de 40,06 millimètres passe.
Voir la correction
Réponses
a)N(d)=[0,02d−40], soit [50(d−40)]
b)Classe 1 ; classe −1
c)De 39,96 inclus à 39,98 exclu
d)[39,96;40,06[ ; non, 40,06 est en classe 3
a)
On compte combien de largeurs de classe séparent le diamètre de la cote nominale, puis on prend la partie entière : N(d)=[0,02d−40]=[50(d−40)]. En forme canonique, a=1, b=50, h=40, k=0 : la longueur d'une marche vaut 501=0,02, ce qui est bien la largeur d'une classe, et sa hauteur vaut 1, un numéro de classe.
b)
N(40,035)=[50×0,035]=[1,75]=1 : classe 1. N(39,99)=[50×(−0,01)]=[−0,5]=−1 : classe −1, et non 0. C'est le piège du négatif, et il est ici parfaitement justifié par l'énoncé, qui place la classe −1 juste en dessous de la cote nominale.
c)
La classe −2 correspond à [50(d−40)]=−2, donc −2≤50(d−40)<−1, soit −0,04≤d−40<−0,02 et 39,96≤d<39,98. L'intervalle est [39,96;39,98[, fermé en bas et ouvert en haut, comme toutes les classes.
d)
Les classes −2 à 2 couvrent de la borne basse de la classe −2 à la borne haute de la classe 2 : de 39,96 inclus à 40,06 exclu, soit [39,96;40,06[. Une pièce de 40,06 millimètres donne N=[50×0,06]=[3]=3 : elle est en classe 3 et elle est REFUSÉE, d'un centième de millimètre. Le crochet ouvert n'est pas une subtilité d'écriture : c'est la règle de tri de l'atelier, et une pièce exactement à la borne bascule dans la classe supérieure.
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