Spécialité physique-chimie, Terminale • Fiche de révision à Montréal
Fiche de révision : la décroissance radioactive, demi-vie, activité et datation (Terminale)
La décroissance radioactive est le chapitre le plus court de la spécialité et l'un des plus rentables : une équation différentielle, une exponentielle, deux lois de conservation. Ce qui coûte des points n'est presque jamais la physique, c'est une unité de λ incompatible avec des becquerels, un rapport écrit à l'envers ou une charge non vérifiée.
Vous trouverez ici les huit erreurs qui reviennent au baccalauréat, avec la phrase exacte à écrire pour chacune, l'arbre qui choisit la relation selon les données, celui qui prévoit le type de désintégration sur le diagramme (N,Z), et une source de césium 137 datée ligne par ligne.
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Le fil du chapitre
Une demi-vie est une propriété du NOYAU, jamais de l'échantillon : ni la quantité, ni l'âge, ni la température ne la changent. Tout le reste du chapitre se déduit de N(t)=N0e−λt, à une condition, garder λ et t dans la même unité.
Le type de désintégration se lit sur le diagramme (N,Z)
•Un noyau ZAX compte Z protons et N=A−Z neutrons. Les noyaux stables forment la vallée de stabilité, près de N=Z pour les noyaux légers, au-dessus pour les lourds.
•Noyau AU-DESSUS des isotopes stables de son élément (excès de neutrons) : β−, un neutron devient proton, Z+1 et N−1.
•Noyau AU-DESSOUS (défaut de neutrons) : β+, un proton devient neutron, Z−1 et N+1.
•Noyau lourd, le plus souvent au-delà du plomb : α, le noyau perd deux protons et deux neutrons ; quelques noyaux légers le font aussi, comme le béryllium 8 de la figure.
•Noyau fils excité : émission γ, qui ne change ni A ni Z.
Une β− est un pas en diagonale vers la droite et vers le bas, une β+ le pas inverse, une α deux pas vers l'origine : chaque flèche rejoint un point plein, un noyau stable.
Le sujet donne presque toujours le diagramme ou un extrait : justifier le type par la POSITION du noyau (« excès de neutrons ») rapporte le point, citer le type sans raison ne le rapporte pas.
•Demi-vie : t1/2=λln2 ; après n demi-vies il reste 2nN0.
•Activité : A=λN, en becquerels, donc λ en s−1 ; A(t)=A0e−λt avec la même demi-vie.
•Datation : t=λ1lnNN0=ln2t1/2lnAA0.
•Constante de temps : τ=λ1=1,44t1/2, instant où il reste 37% des noyaux.
Chaque demi-vie divise par deux ce qui RESTE : 21, puis 41, puis 81, jamais zéro après deux demi-vies.
Le nombre de noyaux se calcule à partir d'une masse par N=MmNA : c'est le pont avec la chimie que les sujets aiment poser en première question.
Les règles de calcul en tableau
Chaque ligne se lit de gauche à droite : les hypothèses, puis le résultat. Une case rouge n'est pas une réponse, c'est le constat que la forme ne décide rien et l'ordre de transformer l'écriture. Chaque cas est suivi d'un exemple chiffré.
Ce que chaque désintégration fait au noyau
La dernière colonne donne l'effet sur A et Z : c'est elle qui permet de compléter une équation ou de compter les désintégrations d'une famille radioactive.
Type
Particule
Effet sur le noyau
α
24He
A−4, Z−2
Exemple : 84210Po→82206Pb+24He : 210=206+4 et 84=82+2.
β−
−10e
A, Z+1
Exemple : 2760Co→2860Ni+−10e : 27=28−1.
β+
10e
A, Z−1
Exemple : 918F→818O+10e : 9=8+1.
γ
photon
A, Z inchangés
Exemple : 2860Ni∗→2860Ni+γ : le noyau passe seulement de l'état excité à l'état fondamental.
β−
électron du cortège
n'existe pasrègle inexistante
Exemple : Le carbone 14 donne de l'azote 14 : Z passe de 6 à 7, ce qu'un électron arraché au cortège ne ferait jamais.
Ce qu'il faut faire : L'électron naît DANS le noyau : 01n→11p+−10e.
Pour une famille radioactive, compter les α sur les nucléons d'abord (U 238 vers Pb 206 : 432=8), puis les β− sur la charge (92−16+6=82).
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Mélanger les unités de la constante radioactive
toute la question, et les suivantes qui utilisent N0
Ce qu'il ne faut pas écrire
« λ=6,0ln2=0,116, donc N0=λA0=0,116800×106=6,9×109 noyaux. »
Ce qu'il faut écrire
« L'activité est en becquerels, donc en s−1 : λ=6,0×3600ln2=3,21×10−5s−1 et N0=2,49×1013 noyaux. »
Pourquoi : Le résultat faux a une allure plausible, ce qui empêche de le repérer : seul le réflexe « des becquerels imposent des secondes » l'évite.
2.Soustraire les demi-vies au lieu de diviser
1 à 2 points
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Après une demi-vie il reste 50%, après deux demi-vies il ne reste plus rien. »
Ce qu'il faut écrire
« Chaque demi-vie divise par deux ce qui reste : après deux demi-vies il reste 221=25% des noyaux. »
La décroissance est exponentielle : 50% après une demi-vie, 25% après deux (vert). La droite rouge, qui s'annule à 2t1/2, est la copie fausse.
Pourquoi : La décroissance est exponentielle, pas linéaire : la population ne s'annule jamais, il faut dix demi-vies pour la diviser par mille.
3.Oublier la charge dans une équation nucléaire
1 point, et le noyau fils mal nommé
Ce qu'il ne faut pas écrire
« 84210Po→84206Po+24He : les nucléons sont conservés. »
Ce qu'il faut écrire
« Nucléons : 210=206+4. Charge : 84=Z+2, donc Z=82 : le noyau fils est le plomb, 82206Pb. »
L'émission α fait un pas de Z−2 et N−2 : du polonium 210 au plomb 206 (vert). Garder Z=84 fait descendre le noyau tout droit, vers un « polonium 206 » faux (rouge).
Pourquoi : Deux lois de conservation, deux égalités à écrire. Une émission α change l'élément : le symbole ne peut pas rester le même.
4.Prendre la constante de temps pour la demi-vie
1 point
Ce qu'il ne faut pas écrire
« τ=λ1=11,6 jours, donc la moitié de l'iode 131 a disparu au bout de 11,6 jours. »
Ce qu'il faut écrire
« La moitié disparaît en t1/2=λln2=8,02 jours ; à τ=11,6 jours il ne reste que 37% des noyaux. »
À t1/2=8,02 j il reste 50% ; à τ=11,6 j, là où la tangente à l'origine coupe l'axe, il ne reste que 37%. Le point rouge, 50% à τ, n'est pas sur la courbe.
Pourquoi : Les deux durées caractérisent la même exponentielle, mais τ=1,44t1/2 : les confondre fausse toute lecture graphique.
5.Écrire le rapport d'une datation à l'envers
1 point, et un âge négatif qui discrédite la copie
Ce qu'il ne faut pas écrire
« t=λ1lnN0N=0,0563ln(3,1/10)=−20,8 ans. »
Ce qu'il faut écrire
« N=N0e−λt donne t=λ1lnNN0=0,0563ln(10/3,1)=20,8 ans. »
Pourquoi : Le rapport sous le logarithme doit être supérieur à 1, puisqu'il reste moins de noyaux qu'au départ : un âge négatif signale l'inversion, il ne se recopie pas.
6.Croire que la demi-vie dépend de la taille de l'échantillon
1 point sur une question de cours
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Cet échantillon contient deux fois plus de noyaux, il mettra deux fois plus de temps à perdre la moitié de ses noyaux. »
Ce qu'il faut écrire
« La demi-vie est une caractéristique du noyau, t1/2=λln2 : un échantillon deux fois plus gros a la même demi-vie et une activité deux fois plus grande. »
1000 et 500 noyaux perdent la moitié au même instant, t=5 ans : la demi-vie ne regarde pas N0. Le point rouge, la moitié à 10 ans, est la copie fausse.
Pourquoi : Chaque noyau a la même probabilité λ de se désintégrer par seconde, sans mémoire ni influence des voisins : la proportion perdue par seconde est la même quel que soit N.
7.Diviser par deux quand la distance double
1 point dans une question de radioprotection
Ce qu'il ne faut pas écrire
« En me plaçant deux fois plus loin de la source, je reçois deux fois moins de rayonnement. »
Ce qu'il faut écrire
« Pour une source ponctuelle, le rayonnement se répartit sur une sphère de surface 4πd2 : deux fois plus loin, quatre fois moins. »
Le même faisceau couvre un carreau à la distance d et quatre carreaux à 2d : chaque carreau reçoit quatre fois moins, pas deux.
Pourquoi : La loi est en carré de la distance, et c'est ce qui fait de l'éloignement le geste de protection le plus efficace.
8.Choisir une horloge sans regarder sa demi-vie
1 point sur la question de choix de la méthode
Ce qu'il ne faut pas écrire
« On date au carbone 14 une eau infiltrée il y a une vingtaine d'années. »
Ce qu'il faut écrire
« Sur 21 ans le carbone 14 ne perd que 0,25% de ses noyaux, variation indosable : on choisit le tritium, de demi-vie 12,3 ans, comparable à l'âge cherché. »
En 21 ans le tritium tombe à 31%, mesurable (vert) ; le carbone 14 reste à 99,7%, l'horloge n'a pas bougé (rouge) : on choisit une demi-vie comparable à l'âge cherché.
Pourquoi : Une méthode ne date bien que des âges de l'ordre de quelques demi-vies : trop court, l'horloge n'a pas bougé ; trop long, il ne reste plus rien à mesurer.
Quelle méthode choisir
Quelle relation selon ce que donne l'énoncé
On regarde la durée donnée et la grandeur cherchée, avant tout calcul.
Les points lnA s'alignent : la loi est vérifiée. La pente, 1804,39−6,17, vaut −λ, soit λ=9,9×10−3s−1.
Si la durée est un multiple ENTIER de la demi-vie → diviser par 2n, sans calculatrice
Exemple : 24 h pour t1/2=6 h : 800MBq→16800=50MBq
Si la durée est quelconque, on cherche N ou A → N=N0e−λt avec λ et t dans la même unité
Exemple : 30 jours d'iode 131 : e−0,0864×30=7,5%
Si on cherche une DURÉE ou un âge → isoler l'exponentielle puis prendre le logarithme : t=λ1lnNN0
Exemple : passer sous 1% : t=λln100≈6,6t1/2
Si l'énoncé mêle activité et nombre de noyaux → A=λN avec λ en s−1
Exemple : 3,7GBq d'iode 131 : N=1,00×10−63,7×109=3,70×1015
Si l'énoncé donne une masse → N=MmNA, puis l'une des relations précédentes
Exemple : 1,0 kg de plutonium 238 : N=2381000×6,022×1023=2,53×1024
Si l'énoncé donne un tableau de mesures → tracer lnA en fonction de t : droite de pente −λ
Exemple : de ln480=6,17 à ln81=4,39 en 180 s : λ=9,9×10−3s−1
un alignement vérifie la loi, une pente la mesure
Si aucune branche ne s'applique, revenir à l'équation différentielle dtdN=−λN : toutes les relations en découlent.
Quel type de désintégration selon le noyau
On situe le noyau par rapport aux isotopes STABLES de son élément, sur le diagramme ou dans une liste.
La position par rapport à la vallée décide : au-dessus (excès de neutrons) β−, au-dessous β+, au-delà du plomb α.
Si plus de neutrons que les isotopes stables → β− : Z+1, A inchangé
Exemple : carbone 14 (N=8) contre 12C et 13C stables
Si moins de neutrons que les isotopes stables → β+ : Z−1, A inchangé
Exemple : azote 13 (N=6) contre 14N et 15N
Si noyau lourd, Z au-delà de 82 → α le plus souvent : A−4, Z−2
Exemple : radium 226 vers radon 222
Si l'énoncé parle d'un noyau fils excité, noté avec une étoile → γ : rien ne change sauf l'énergie du noyau
Exemple : 60Ni∗ émet deux photons après la β− du cobalt 60
Le type réel se lit toujours dans les données du sujet quand elles sont fournies : l'arbre sert à justifier, pas à contredire l'énoncé.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Établir la loi de décroissance
Quand l'utiliser : « Établir l'équation différentielle vérifiée par N(t) », en première question d'un exercice sur la radioactivité.
1Poser l'hypothèse de l'énoncé : « pendant Δt très court, le nombre de désintégrations est −ΔN=λNΔt ».
2Diviser par Δt et passer à la limite : « dtdN=−λN ».
3Reconnaître la forme y′=ay avec a=−λ et écrire la solution générale N(t)=Ke−λt.
4Utiliser la condition initiale N(0)=N0 pour obtenir K=N0.
5En déduire la demi-vie en posant N(t1/2)=2N0.
Phrase de conclusion
« Les solutions de dtdN=−λN sont de la forme N(t)=Ke−λt ; avec N(0)=N0, on obtient N(t)=N0e−λt, et e−λt1/2=21 donne t1/2=λln2. »
Le piège : Écrire directement la solution sans passer par la condition initiale : la constante K n'est pas « évidemment » N0, c'est N(0) qui la fixe.
Barème : 1 point pour l'équation différentielle, 1 point pour la solution avec sa condition initiale, 0,5 point pour la demi-vie.
Rédiger une datation
Quand l'utiliser : « Déterminer l'âge de l'échantillon » à partir d'un rapport de noyaux ou d'activités.
1Écrire la loi avec les grandeurs de l'énoncé : « A=A0e−λt ».
2Isoler l'exponentielle puis le temps : « t=λ1lnAA0 ».
3Calculer λ dans l'unité de temps voulue pour le résultat, en général les années.
4Faire l'application numérique et donner l'âge avec un nombre raisonnable de chiffres significatifs.
5Contrôler par un encadrement en demi-vies entières.
Phrase de conclusion
« D'après la loi de décroissance, t=ln2t1/2lnAA0 ; l'âge est compris entre une et deux demi-vies puisque 4A0<A<2A0, ce qui est cohérent. »
Le piège : Oublier de justifier l'hypothèse de la méthode (teneur initiale connue, système fermé depuis la mort ou la solidification) quand le sujet la demande.
Barème : 1 point pour l'expression littérale de t, 1 point pour l'application numérique, 0,5 point pour la cohérence.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
L'encadrement en demi-vies
Situez le rapport N0N entre deux puissances de 21 : l'âge ou la durée doit tomber entre les demi-vies entières correspondantes.
Il reste 30% : entre 41 et 21, donc entre une et deux demi-vies. Un résultat de 3,4 demi-vies trahit une erreur.
Le signe de l'âge
Un âge, une durée, une constante radioactive sont positifs. Un logarithme négatif dit que le rapport a été écrit à l'envers.
ln103,1=−1,17 : c'est ln3,110 qu'il fallait écrire.
Les unités de lambda
Des becquerels exigent des s−1 ; une durée en années exige des an−1. Relisez l'unité écrite à côté de chaque λ.
Un nombre de noyaux de 109 pour une source de plusieurs centaines de mégabecquerels est suspect : le bon ordre est plutôt 1013.
Les deux conservations
Sous chaque équation nucléaire, écrivez les deux sommes, celle des A en haut et celle des Z en bas, et vérifiez que le symbole correspond au Z trouvé.
2760Co→2660Fe+−10e donne 27=26−1 : la charge de l'électron a été comptée dans le mauvais sens.
L'exercice type décortiqué
Dater la source de césium 137 d'un laboratoire
Une source de césium 137 affichait une activité de 37kBq à sa fabrication ; on mesure aujourd'hui 25kBq. Données : t1/2=30,1 ans ; 1an=3,156×107s ; M=137g⋅mol−1 ; NA=6,02×1023mol−1.
1. Calculer la constante radioactive en s−1. 2. En déduire le nombre de noyaux de césium 137 présents aujourd'hui. 3. Calculer leur masse. 4. Déterminer l'âge de la source. 5. Contrôler ce résultat.
Étape 1
λ=t1/2ln2=30,1×3,156×1070,693=7,30×10−10s−1.
Pourquoi
La question suivante utilise une activité en becquerels : c'est elle qui impose la seconde. Convertir la demi-vie AVANT de calculer évite de traîner deux valeurs de λ.
Étape 2
N=λA=7,30×10−102,5×104=3,43×1013 noyaux.
Pourquoi
On prend l'activité ACTUELLE, puisque la question porte sur les noyaux présents aujourd'hui : A=λN relie deux grandeurs au même instant.
Étape 3
m=NANM=6,02×10233,43×1013×137=7,8×10−9g.
Pourquoi
Le passage par la quantité de matière est le seul pont entre le nombre de noyaux et la masse. L'ordre de grandeur, quelques nanogrammes, montre qu'une source détectable ne pèse presque rien.
Étape 4
A=A0e−λt donne t=ln2t1/2lnAA0=0,69330,1ln2537=43,4×0,392=17 ans.
Pourquoi
Pour un âge, on garde la demi-vie en années : le rapport AA0 est sans unité, et c'est t1/2 qui fixe l'unité du résultat. Aucune conversion n'est nécessaire.
Étape 5
Contrôle : 2A0=18,5kBq<25kBq<37kBq, donc l'âge est inférieur à une demi-vie, 30 ans. 17 ans est cohérent.
Pourquoi
L'encadrement en demi-vies entières se fait sans calculatrice et attrape les rapports inversés comme les unités mélangées.
Conclusion rédigée
La source a environ 17 ans ; elle contient encore 3,4×1013 noyaux de césium 137, soit 7,8 nanogrammes.
L'erreur classique sur cet exercice : Utiliser λ en s−1 à l'étape 4 avec une durée attendue en années : on trouve 5,4×108, un nombre de secondes présenté comme un nombre d'années.
À savoir par cœur
•Deux conservations dans toute réaction nucléaire : le nombre de nucléons A ET la charge Z.
•N(t)=N0e−λt et A=λN, avec λ en s−1 dès qu'il y a des becquerels.
•t1/2=λln2 : la demi-vie ne dépend NI de N0, NI de l'âge, NI de la température.
•Après n demi-vies il reste 2n1 ; dix demi-vies divisent par mille.
•Âge : t=λ1lnNN0, rapport toujours supérieur à 1.
•Radioprotection : distance (en d21), durée, écran (papier, aluminium, plomb).
Questions fréquentes
Comment savoir si un noyau se désintègre en bêta moins ou en bêta plus ?
On le compare aux isotopes stables du même élément. S'il a plus de neutrons qu'eux, il est en excès de neutrons et subit une désintégration bêta moins : un neutron devient proton. S'il en a moins, il subit une désintégration bêta plus : un proton devient neutron. Sur le diagramme N en fonction de Z, le premier est au-dessus de la vallée de stabilité, le second au-dessous.
Pourquoi la demi-vie ne dépend-elle pas du nombre de noyaux ?
Parce que chaque noyau a la même probabilité de se désintégrer par seconde, sans mémoire et sans influence de ses voisins. La proportion de noyaux perdue par seconde est donc la même quel que soit leur nombre, et la durée nécessaire pour en perdre la moitié aussi. Un échantillon plus gros a seulement une activité plus grande.
Dans quelle unité faut-il mettre la constante radioactive ?
Dans l'inverse de l'unité de temps utilisée avec elle. Dès que l'énoncé parle d'activité en becquerels, qui sont des désintégrations par seconde, la constante doit être en secondes moins un. Pour un âge en années, on peut la garder en années moins un. On ne mélange jamais les deux dans un même calcul.
Comment dater un échantillon avec la loi de décroissance ?
On écrit que le nombre de noyaux, ou l'activité, vaut sa valeur initiale multipliée par exponentielle de moins lambda t, on isole l'exponentielle et on prend le logarithme : l'âge vaut un sur lambda fois le logarithme du rapport entre la valeur initiale et la valeur mesurée. On contrôle en situant ce rapport entre deux puissances de deux.
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Exercices corrigés : La décroissance radioactive : demi-vie, activité et datation
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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