Spécialité maths, Terminale • Annales du bac 2025 corrigées à Montréal

Bac 2025 de spécialité maths, Métropole jour 2 : sujet officiel et corrigé

Sujet officiel du baccalauréat

Spécialité mathématiques, session 2025 : Métropole, jour 2

Épreuve du mercredi 18 juin 2025 • durée 4 h • calculatrice en mode examen autorisée • 4 exercices, 20 points

L'énoncé reproduit le sujet officiel, sa numérotation, ses données et son barème. Le corrigé, les réponses à vérifier et les liens vers les chapitres sont rédigés par LeTuteurScientifique.ca. Sujet d'origine : PDF du sujet (APMEP).

En conditions réelles : sur papier, chronomètre lancé pour 4 h, puis vérifie tes réponses question par question avant d'ouvrir chaque corrigé. Toutes les annales du bac 2025 →

Voici le sujet officiel de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat, session 2025, centre Métropole, jour 2 : mercredi 18 juin 2025, quatre heures, calculatrice en mode examen autorisée. Il compte quatre exercices indépendants notés sur 20 points, 5, 5, 4 et 6 points. L'énoncé est reproduit à l'identique, figures comprises, et chaque question a son corrigé détaillé et, quand le résultat s'y prête, sa réponse autocorrigée.

L'exercice 1 porte sur les probabilités conditionnelles (arbre pondéré, formule des probabilités totales, probabilité « remontante »), la loi binomiale, puis l'espérance et la variance d'une somme de variables aléatoires indépendantes et l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev. L'exercice 2 est de la géométrie dans l'espace : droites sécantes données par leur représentation paramétrique, vecteur normal et équation cartésienne d'un plan, projeté orthogonal d'un point sur un plan, distance d'un point à un plan, et triangle rectangle par le produit scalaire. L'exercice 3 est un vrai ou faux sur la limite d'une suite, le raisonnement par récurrence, la convexité lue sur un graphique et une inégalité avec le logarithme népérien. L'exercice 4 étudie le freinage d'un chariot de manège : lecture graphique d'une tangente et d'une asymptote, équation différentielle y′+ay=fy'+ay=f, croissance comparée, théorème des valeurs intermédiaires et intégration par parties.

Le fil du corrigé : la méthode nommée en tête de chaque question, le calcul complet, une vérification, puis le piège. Trois pièges à ne pas manquer : 5n3n\dfrac{5^n}{3^n}, qui vaut (53)n\left(\dfrac{5}{3}\right)^n et non 53\dfrac{5}{3}, à l'affirmation 1 de l'exercice 3 ; la racine k≈−0,23k\approx -0{,}23 à rejeter dans la partie B de l'exercice 2 ; et la précision de α\alpha à la question C.2 de l'exercice 4, où α≈4,7\alpha\approx 4{,}7 donne une distance fausse au centième, 20,9520{,}95 m au lieu de 20,9420{,}94 m.

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Ce chapitre fait partie de Spécialité mathématiques en Terminale

Exercice 1 : Probabilités : chutes au roller, loi binomiale et temps d'attente avec Bienaymé-Tchebychev

5 points Arbres pondérés et probabilités totalesLoi binomiale et concentrationSommes de variables aléatoires et concentration

Les deux parties peuvent être traitées indépendamment.

Dans cet exercice on s'intéresse à des personnes venues séjourner dans un centre multisports au cours du week-end.

Les résultats des probabilités demandées seront arrondis au millième si nécessaire.

  • Partie A
  • Le centre propose aux personnes venues pour un week-end une formule d'initiation au roller composée de deux séances de cours.
  • On choisit au hasard une personne parmi celles ayant souscrit à cette formule.
  • On désigne par AA et BB les évènements suivants :
    • AA : « La personne chute pendant la première séance » ;
    • BB : « La personne chute pendant la deuxième séance ».
  • Pour un évènement EE quelconque, on note P(E)P(E) sa probabilité et E‾\overline{E} son évènement contraire.
  • Des observations permettent d'admettre que P(A)=0,6P(A)=0{,}6.
  • De plus on constate que :
    • Si la personne chute pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de 0,30{,}3 ;
    • Si la personne ne chute pas pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de 0,40{,}4.
  • A.1. Représenter la situation par un arbre pondéré.
  • A.2. Calculer la probabilité P(A‾∩B‾)P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right) et interpréter le résultat.
  • A.3. Montrer que P(B)=0,34P(B)=0{,}34.
  • A.4. La personne ne chute pas pendant la deuxième séance de cours.
    Calculer la probabilité qu'elle n'ait pas chuté lors de la première séance.
  • 5. On appelle XX la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de 100100 personnes ayant souscrit à la formule, associe le nombre d'entre elles n'ayant chuté ni lors de la première ni lors de la deuxième séance.
  • On assimile le choix d'un échantillon de 100 personnes à un tirage avec remise.
  • On admet que la probabilité qu'une personne ne chute ni lors de la première ni lors de la deuxième séance est de 0,240{,}24.
  • A.5.a. Montrer que la variable aléatoire XX suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
  • A.5.b. Quelle est la probabilité d'avoir, dans un échantillon de 100100 personnes ayant souscrit à la formule, au moins 2020 personnes qui ne chutent ni lors de la première ni lors de la deuxième séance ?
  • A.5.c. Calculer l'espérance E(X)E(X) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  • Partie B
  • On choisit au hasard une personne venue un week-end au centre multisport. On note T1T_1 la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minute avant les accès aux activités sportives pendant la journée du samedi et T2T_2 la variable aléatoire donnant son temps d'attente total en minutes avant les accès aux activités sportives pendant la journée du dimanche.
  • On admet que :
    • T1T_1 suit une loi de probabilité d'espérance E(T1)=40E(T_1)=40 et d'écart-type σ(T1)=10\sigma(T_1)=10 ;
    • T2T_2 suit une loi de probabilité d'espérance E(T2)=60E(T_2)=60 et d'écart-type σ(T2)=16\sigma(T_2)=16 ;
    • les variables aléatoires T1T_1 et T2T_2 sont indépendantes.
  • On note TT la variable aléatoire donnant le temps total d'attente avant les accès au activités sportives lors des deux jours, exprimé en minute. Ainsi on a T=T1+T2T=T_1+T_2.
  • B.1. Déterminer l'espérance E(T)E(T) de la variable aléatoire TT. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice,
  • B.2. Montrer que la variance V(T)V(T) de la variable aléatoire TT est égale à 356.
  • B.3. À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que, pour une personne choisie au hasard parmi celles venues un week-end au centre multisports, la probabilité que son temps total d'attente TT soit strictement compris entre 6060 et 140140 minutes est supérieure à 0,770{,}77.

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A.2
A.4
A.5.a
A.5.b
A.5.c
B.1
B.3
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Réponses

  • A.1 Arbre : AA (0,60{,}6) puis BB (0,30{,}3), B‾\overline{B} (0,70{,}7) ; A‾\overline{A} (0,40{,}4) puis BB (0,40{,}4), B‾\overline{B} (0,60{,}6)
  • A.2 P(A‾∩B‾)=0,24P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right)=0{,}24 : 24 %24\,\% des personnes ne chutent à aucune des deux séances
  • A.3 P(B)=0,18+0,16=0,34P(B)=0{,}18+0{,}16=0{,}34 par la formule des probabilités totales
  • A.4 PB‾(A‾)=0,240,66=411≈0,364P_{\overline{B}}\left(\overline{A}\right)=\dfrac{0{,}24}{0{,}66}=\dfrac{4}{11}\approx 0{,}364
  • A.5.a XX suit la loi binomiale B(100 ;0,24)\mathcal{B}(100\,;0{,}24)
  • A.5.b P(X⩾20)=1−P(X⩽19)≈0,855P(X\geqslant 20)=1-P(X\leqslant 19)\approx 0{,}855
  • A.5.c E(X)=24E(X)=24 : en moyenne 2424 personnes sur 100100 ne chutent à aucune séance
  • B.1 E(T)=100E(T)=100 min : en moyenne 1 h 40 min d'attente sur le week-end
  • B.2 V(T)=V(T1)+V(T2)=100+256=356V(T)=V(T_1)+V(T_2)=100+256=356 par indépendance
  • B.3 P(60<T<140)⩾1−3561 600=0,777 5>0,77P(60<T<140)\geqslant 1-\dfrac{356}{1\,600}=0{,}777\,5>0{,}77

A.1. Méthode : on traduit chaque donnée de l'énoncé en probabilité, en distinguant les probabilités simples (premier niveau) et les probabilités conditionnelles (second niveau). « Des observations permettent d'admettre que P(A)=0,6P(A)=0{,}6 » donne la première branche, donc P(A‾)=1−0,6=0,4P(\overline{A})=1-0{,}6=0{,}4.

« Si la personne chute pendant la première séance, la probabilité qu'elle chute pendant la deuxième est de 0,30{,}3 » est une probabilité SACHANT AA : PA(B)=0,3P_{A}(B)=0{,}3, d'où PA(B‾)=0,7P_{A}(\overline{B})=0{,}7. De même PA‾(B)=0,4P_{\overline{A}}(B)=0{,}4 et PA‾(B‾)=0,6P_{\overline{A}}(\overline{B})=0{,}6.

L'arbre pondéré : de la racine partent AA (poids 0,60{,}6) et A‾\overline{A} (poids 0,40{,}4) ; de AA partent BB (0,30{,}3) et B‾\overline{B} (0,70{,}7) ; de A‾\overline{A} partent BB (0,40{,}4) et B‾\overline{B} (0,60{,}6). Il est dessiné en fin de corrigé, avec en bout de chaque chemin la probabilité de l'intersection correspondante. Contrôle : les branches issues d'un même nœud ont une somme égale à 11.

Erreur fréquente : écrire 0,30{,}3 comme P(A∩B)P(A\cap B). La phrase commence par « si la personne chute pendant la première séance » : c'est une condition, donc une probabilité conditionnelle, portée par une branche du second niveau.

A.2. Méthode : la probabilité d'une intersection est le produit des probabilités le long du chemin de l'arbre, P(A‾∩B‾)=P(A‾)×PA‾(B‾)P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right)=P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(\overline{B}).

P(A‾∩B‾)=0,4×0,6=0,24P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right)=0{,}4\times 0{,}6=0{,}24.

Interprétation : la probabilité qu'une personne ayant souscrit à la formule ne chute ni pendant la première séance ni pendant la deuxième est 0,240{,}24 ; autrement dit, environ 24 %24\,\% des personnes inscrites terminent l'initiation sans aucune chute. C'est la valeur que l'énoncé admet à la question 5, ce qui sert de vérification.

Piège : lire 0,40{,}4 sur la branche A‾→B\overline{A}\to B et l'utiliser à la place de PA‾(B‾)=1−0,4=0,6P_{\overline{A}}(\overline{B})=1-0{,}4=0{,}6. Le résultat faux 0,160{,}16 est en fait P(A‾∩B)P\left(\overline{A}\cap B\right).

A.3. Méthode : formule des probabilités totales. Les évènements AA et A‾\overline{A} forment une partition de l'univers (ils sont incompatibles et leur réunion est l'univers), donc P(B)=P(A∩B)+P(A‾∩B)P(B)=P(A\cap B)+P\left(\overline{A}\cap B\right).

P(A∩B)=P(A)×PA(B)=0,6×0,3=0,18P(A\cap B)=P(A)\times P_{A}(B)=0{,}6\times 0{,}3=0{,}18 et P(A‾∩B)=P(A‾)×PA‾(B)=0,4×0,4=0,16P\left(\overline{A}\cap B\right)=P(\overline{A})\times P_{\overline{A}}(B)=0{,}4\times 0{,}4=0{,}16.

Donc P(B)=0,18+0,16=0,34P(B)=0{,}18+0{,}16=0{,}34, comme annoncé.

Vérification : les quatre chemins de l'arbre ont pour probabilités 0,180{,}18, 0,420{,}42, 0,160{,}16 et 0,240{,}24, de somme 11. Et P(B)=0,34P(B)=0{,}34 est bien compris entre PA(B)=0,3P_{A}(B)=0{,}3 et PA‾(B)=0,4P_{\overline{A}}(B)=0{,}4, comme toute moyenne pondérée de ces deux nombres. Le correcteur attend que la partition soit nommée : écrire seulement « 0,18+0,160{,}18+0{,}16 » sans citer la formule des probabilités totales coûte une partie des points.

A.4. Méthode : la personne n'a pas chuté pendant la deuxième séance, c'est l'information connue ; on cherche PB‾(A‾)P_{\overline{B}}\left(\overline{A}\right), une probabilité conditionnelle « remontante » que l'arbre ne donne pas directement. On applique la définition : PB‾(A‾)=P(A‾∩B‾)P(B‾)P_{\overline{B}}\left(\overline{A}\right)=\dfrac{P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right)}{P(\overline{B})}.

Au numérateur, P(A‾∩B‾)=0,24P\left(\overline{A}\cap\overline{B}\right)=0{,}24 (question A.2). Au dénominateur, P(B‾)=1−P(B)=1−0,34=0,66P(\overline{B})=1-P(B)=1-0{,}34=0{,}66.

PB‾(A‾)=0,240,66=2466=411≈0,364P_{\overline{B}}\left(\overline{A}\right)=\dfrac{0{,}24}{0{,}66}=\dfrac{24}{66}=\dfrac{4}{11}\approx 0{,}364 au millième.

Interprétation : parmi les personnes qui n'ont pas chuté à la deuxième séance, environ 36,4 %36{,}4\,\% n'avaient pas chuté non plus à la première. Vérification : PB‾(A‾)≈0,364<P(A‾)=0,4P_{\overline{B}}\left(\overline{A}\right)\approx 0{,}364<P(\overline{A})=0{,}4, ce qui est cohérent, puisque ne pas chuter à la deuxième séance est plus fréquent chez ceux qui ont chuté à la première (0,70{,}7) que chez les autres (0,60{,}6).

Erreur fréquente : répondre PA‾(B‾)=0,6P_{\overline{A}}(\overline{B})=0{,}6, la probabilité « dans l'autre sens », ou diviser par P(A‾)P(\overline{A}). L'évènement qui suit « sachant » est celui qu'on sait réalisé : ici B‾\overline{B}.

A.5.a. Méthode : on reconnaît un schéma de Bernoulli, puis la loi binomiale comme loi du nombre de succès.

On répète 100100 fois la même épreuve : choisir une personne ayant souscrit à la formule et regarder si elle n'a chuté à aucune des deux séances. Cette épreuve n'a que deux issues : le succès « la personne ne chute ni lors de la première ni lors de la deuxième séance », de probabilité p=0,24p=0{,}24 (valeur admise par l'énoncé), et l'échec, de probabilité 1−p=0,761-p=0{,}76. C'est une épreuve de Bernoulli.

Le choix de l'échantillon étant assimilé à un tirage avec remise, les 100100 répétitions sont identiques et indépendantes : on a un schéma de Bernoulli de paramètres n=100n=100 et p=0,24p=0{,}24. La variable XX compte le nombre de succès de ce schéma, donc XX suit la loi binomiale B(100 ;0,24)\mathcal{B}(100\,;0{,}24).

Les trois mots que le correcteur cherche : deux issues, répétitions identiques, répétitions INDÉPENDANTES (c'est là que sert l'hypothèse du tirage avec remise). Oublier l'indépendance fait perdre le point de justification.

A.5.b. Méthode : « au moins 2020 » se traduit par X⩾20X\geqslant 20, et on passe à l'évènement contraire pour utiliser la fonction de répartition de la calculatrice : P(X⩾20)=1−P(X⩽19)P(X\geqslant 20)=1-P(X\leqslant 19).

À la calculatrice (loi binomiale cumulée, n=100n=100, p=0,24p=0{,}24, borne 1919) : P(X⩽19)≈0,145 3P(X\leqslant 19)\approx 0{,}145\,3. Donc P(X⩾20)≈1−0,145 3≈0,855P(X\geqslant 20)\approx 1-0{,}145\,3\approx 0{,}855 au millième.

Vérification d'ordre de grandeur : l'espérance de XX vaut 2424 (question suivante) et l'écart-type 100×0,24×0,76≈4,3\sqrt{100\times 0{,}24\times 0{,}76}\approx 4{,}3 ; la valeur 2020 est un peu moins d'un écart-type sous la moyenne, et il est normal que X⩾20X\geqslant 20 soit probable, mais loin d'être certain.

Piège classique : écrire 1−P(X⩽20)≈0,7921-P(X\leqslant 20)\approx 0{,}792, qui est P(X⩾21)P(X\geqslant 21). Pour une variable à valeurs entières, le contraire de X⩾20X\geqslant 20 est X⩽19X\leqslant 19.

A.5.c. Pour une loi binomiale B(n ;p)\mathcal{B}(n\,;p), l'espérance vaut npnp : E(X)=100×0,24=24E(X)=100\times 0{,}24=24.

Interprétation : si l'on prélève un grand nombre d'échantillons de 100100 personnes ayant souscrit à la formule, on compte en moyenne 2424 personnes par échantillon qui ne chutent ni lors de la première ni lors de la deuxième séance. Ce n'est pas une prédiction pour un échantillon donné : c'est une moyenne sur un grand nombre d'échantillons.

B.1. Méthode : linéarité de l'espérance, E(T1+T2)=E(T1)+E(T2)E(T_1+T_2)=E(T_1)+E(T_2). Elle vaut pour deux variables quelconques ; l'indépendance n'est pas nécessaire ici.

E(T)=40+60=100E(T)=40+60=100.

Interprétation : sur un grand nombre de personnes venues un week-end au centre, le temps total d'attente avant les accès aux activités sportives, samedi et dimanche réunis, est en moyenne de 100100 minutes, soit 1 h 40 min.

B.2. Méthode : la variance d'une somme de deux variables aléatoires INDÉPENDANTES est la somme de leurs variances. C'est ici que sert l'hypothèse d'indépendance de T1T_1 et T2T_2.

La variance est le carré de l'écart-type : V(T1)=σ(T1)2=102=100V(T_1)=\sigma(T_1)^{2}=10^{2}=100 et V(T2)=σ(T2)2=162=256V(T_2)=\sigma(T_2)^{2}=16^{2}=256.

Donc V(T)=V(T1)+V(T2)=100+256=356V(T)=V(T_1)+V(T_2)=100+256=356.

Deux pièges : additionner les écarts-types (10+16=2610+16=26, puis 262=67626^{2}=676), ce qui est faux car les écarts-types ne s'additionnent pas ; et oublier de citer l'indépendance, sans laquelle la formule ne s'applique pas. On en déduit au passage σ(T)=356≈18,9\sigma(T)=\sqrt{356}\approx 18{,}9 min, et non 2626 min.

B.3. Méthode : l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev affirme que, pour toute variable aléatoire TT d'espérance μ\mu et de variance VV, et pour tout réel δ>0\delta>0 : P(∣T−μ∣⩾δ)⩽Vδ2P\left(\left|T-\mu\right|\geqslant\delta\right)\leqslant\dfrac{V}{\delta^{2}}.

L'intervalle ]60 ;140[]60\,;140[ est centré en μ=E(T)=100\mu=E(T)=100, de demi-largeur 4040 : 60<T<140  ⟺  −40<T−100<40  ⟺  ∣T−100∣<4060<T<140\iff -40<T-100<40\iff\left|T-100\right|<40. On prend donc δ=40\delta=40.

L'inégalité donne P(∣T−100∣⩾40)⩽356402=3561 600=0,222 5P\left(\left|T-100\right|\geqslant 40\right)\leqslant\dfrac{356}{40^{2}}=\dfrac{356}{1\,600}=0{,}222\,5.

On passe à l'évènement contraire, ce qui renverse le sens de l'inégalité : P(60<T<140)=P(∣T−100∣<40)=1−P(∣T−100∣⩾40)⩾1−0,222 5=0,777 5P(60<T<140)=P\left(\left|T-100\right|<40\right)=1-P\left(\left|T-100\right|\geqslant 40\right)\geqslant 1-0{,}222\,5=0{,}777\,5.

Comme 0,777 5>0,770{,}777\,5>0{,}77, la probabilité que le temps total d'attente soit strictement compris entre 6060 et 140140 minutes est bien supérieure à 0,770{,}77.

Remarque : la loi de TT n'est pas connue, seules son espérance et sa variance le sont. C'est exactement la situation où l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev est l'outil : elle ne demande rien d'autre. Pièges : prendre δ=140−60=80\delta=140-60=80, la largeur entière, au lieu de la demi-largeur ; utiliser l'écart-type σ≈18,9\sigma\approx 18{,}9 au numérateur au lieu de la variance 356356 ; ou oublier le passage à l'évènement contraire, qui transforme le « ⩽0,222 5\leqslant 0{,}222\,5 » en « ⩾0,777 5\geqslant 0{,}777\,5 ».

A0,6B0,30,18non B0,70,42non A0,4B0,40,16non B0,60,24

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Exercice 2 : Géométrie dans l'espace : droites sécantes, plan, projeté orthogonal et triangle rectangle

5 points Géométrie dans l'espace

L'espace est muni d'un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right). On considère :
• les points A(−1 ;2 ;1)\mathrm{A}(-1\,;2\,;1), B(1 ;−1 ;2)\mathrm{B}(1\,;-1\,;2) et C(1 ;1 ;1)\mathrm{C}(1\,;1\,;1) ;
• la droite dd dont une représentation paramétrique est donnée par : d:{x=32+2ty=2+tz=3−td:\begin{cases}x=\dfrac{3}{2}+2t\\y=2+t\\z=3-t\end{cases} avec t∈Rt\in\mathbb{R} ;
• la droite d′d' dont une représentation paramétrique est donnée par : d′:{x=sy=32+sz=3−2sd':\begin{cases}x=s\\y=\dfrac{3}{2}+s\\z=3-2s\end{cases} avec s∈Rs\in\mathbb{R} ;

  • Partie A
  • A.1. Montrer que les droites dd et d′d' sont sécantes au point S(−12 ;1 ;4)\mathrm{S}\left(-\dfrac{1}{2}\,;1\,;4\right).
  • A.2.a. Montrer que le vecteur n⃗(124)\vec{n}\begin{pmatrix}1\\2\\4\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (ABC)(\mathrm{ABC}).
  • A.2.b. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC)(\mathrm{ABC}) est : x+2y+4z−7=0x+2y+4z-7=0.
  • A.3. Démontrer que les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} et S\mathrm{S} ne sont pas coplanaires.
  • A.4.a. Démontrer que le point H(−1 ;0 ;2)\mathrm{H}(-1\,;0\,;2) est le projeté orthogonal de S\mathrm{S} sur le plan (ABC)(\mathrm{ABC})
  • A.4.b. En déduire qu'il n'existe aucun point MM du plan (ABC)(\mathrm{ABC}) tel que SM<212\mathrm{S}M<\dfrac{\sqrt{21}}{2}.
  • Partie B
  • On considère un point MM appartenant au segment [CS][\mathrm{CS}]. On a donc CM→=kCS→\overrightarrow{\mathrm{C}M}=k\overrightarrow{\mathrm{CS}} avec kk réel de l'intervalle [0 ;1][0\,;1].
  • B.1. Déterminer les coordonnées du point MM en fonction de kk.
  • B.2. Existe-t-il un point MM sur le segment [CS][\mathrm{CS}] tel que le triangle (MAB)(M\mathrm{AB}) soit rectangle en MM ?

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/6

A.1
A.3
A.4.b
B.2
Voir la correction

Réponses

  • A.1 S\mathrm{S} est sur dd (t=−1t=-1) et sur d′d' (s=−12s=-\dfrac{1}{2}), et les droites ne sont pas parallèles : sécantes en S\mathrm{S}
  • A.2.a n⃗⋅AB→=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AB}}=0 et n⃗⋅AC→=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=0 avec AB→\overrightarrow{\mathrm{AB}}, AC→\overrightarrow{\mathrm{AC}} non colinéaires
  • A.2.b x+2y+4z+d=0x+2y+4z+d=0 et A∈(ABC)\mathrm{A}\in(\mathrm{ABC}) donnent d=−7d=-7
  • A.3 xS+2yS+4zS−7=10,5≠0x_{\mathrm{S}}+2y_{\mathrm{S}}+4z_{\mathrm{S}}-7=10{,}5\neq 0 : S∉(ABC)\mathrm{S}\notin(\mathrm{ABC}), les quatre points ne sont pas coplanaires
  • A.4.a H∈(ABC)\mathrm{H}\in(\mathrm{ABC}) et SH→=−12n⃗\overrightarrow{\mathrm{SH}}=-\dfrac{1}{2}\vec{n} : H\mathrm{H} est le projeté orthogonal de S\mathrm{S}
  • A.4.b SM2=SH2+HM2⩾SH2\mathrm{S}M^{2}=\mathrm{SH}^{2}+\mathrm{H}M^{2}\geqslant\mathrm{SH}^{2}, d'où SM⩾SH=212≈2,29\mathrm{S}M\geqslant\mathrm{SH}=\dfrac{\sqrt{21}}{2}\approx 2{,}29
  • B.1 M(1−32k ;1 ;1+3k)M\left(1-\dfrac{3}{2}k\,;1\,;1+3k\right)
  • B.2 Oui : 45k2−24k−8=045k^{2}-24k-8=0 donne k=4+21415≈0,77∈[0 ;1]k=\dfrac{4+2\sqrt{14}}{15}\approx 0{,}77\in[0\,;1] (k≈−0,23k\approx -0{,}23 rejeté)

A.1. Méthode : pour montrer que deux droites sont sécantes en un point donné, il suffit de vérifier que ce point appartient à chacune d'elles, puis que les droites ne sont pas confondues (sinon elles auraient une infinité de points communs). On vérifie l'appartenance en trouvant une valeur du paramètre qui donne les trois coordonnées.

S∈d\mathrm{S}\in d : la première équation donne 32+2t=−12\dfrac{3}{2}+2t=-\dfrac{1}{2}, soit 2t=−22t=-2 et t=−1t=-1. Avec t=−1t=-1 : y=2+(−1)=1y=2+(-1)=1 et z=3−(−1)=4z=3-(-1)=4. Les trois coordonnées de S\mathrm{S} sont obtenues pour la même valeur t=−1t=-1, donc S∈d\mathrm{S}\in d.

S∈d′\mathrm{S}\in d' : la première équation donne directement s=−12s=-\dfrac{1}{2}. Avec s=−12s=-\dfrac{1}{2} : y=32−12=1y=\dfrac{3}{2}-\dfrac{1}{2}=1 et z=3−2×(−12)=4z=3-2\times\left(-\dfrac{1}{2}\right)=4. Donc S∈d′\mathrm{S}\in d'.

Les droites ne sont pas parallèles : des vecteurs directeurs se lisent sur les coefficients des paramètres, u⃗(21−1)\vec{u}\begin{pmatrix}2\\1\\-1\end{pmatrix} pour dd et u′⃗(11−2)\vec{u'}\begin{pmatrix}1\\1\\-2\end{pmatrix} pour d′d'. S'ils étaient colinéaires, on aurait u⃗=λu′⃗\vec{u}=\lambda\vec{u'} ; la première coordonnée impose λ=2\lambda=2, la deuxième λ=1\lambda=1 : contradiction. Les droites dd et d′d' ne sont donc ni parallèles ni confondues, et elles ont le point commun S\mathrm{S} : elles sont sécantes en S\mathrm{S}, qui est leur unique point commun.

Piège : s'arrêter après avoir vérifié que S\mathrm{S} est sur les deux droites. Deux droites confondues contiennent aussi S\mathrm{S} ; la non-colinéarité des vecteurs directeurs est la phrase qui conclut. Autre façon de faire, plus longue : résoudre le système à deux paramètres tt et ss (deux lettres DIFFÉRENTES), qui donne t=2st=2s par la troisième équation, puis s=−12s=-\dfrac{1}{2} et t=−1t=-1.

A.2.a. Méthode : un vecteur non nul est normal à un plan s'il est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de ce plan. On utilise le produit scalaire dans un repère orthonormé.

AB→(1−(−1)−1−22−1)=(2−31)\overrightarrow{\mathrm{AB}}\begin{pmatrix}1-(-1)\\-1-2\\2-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2\\-3\\1\end{pmatrix} et AC→(1−(−1)1−21−1)=(2−10)\overrightarrow{\mathrm{AC}}\begin{pmatrix}1-(-1)\\1-2\\1-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2\\-1\\0\end{pmatrix}.

Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires : les premières coordonnées sont égales (22 et 22) mais les deuxièmes ne le sont pas (−3-3 et −1-1). Les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} ne sont donc pas alignés et définissent bien un plan.

n⃗⋅AB→=1×2+2×(−3)+4×1=2−6+4=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AB}}=1\times 2+2\times(-3)+4\times 1=2-6+4=0 et n⃗⋅AC→=1×2+2×(−1)+4×0=2−2+0=0\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AC}}=1\times 2+2\times(-1)+4\times 0=2-2+0=0.

Le vecteur n⃗\vec{n}, non nul, est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC)(\mathrm{ABC}) : c'est un vecteur normal à ce plan. Erreur fréquente : ne vérifier l'orthogonalité qu'avec UN vecteur du plan, ou oublier de justifier que les deux vecteurs choisis ne sont pas colinéaires.

A.2.b. Méthode : un plan de vecteur normal n⃗(abc)\vec{n}\begin{pmatrix}a\\b\\c\end{pmatrix} admet une équation de la forme ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0. Ici (ABC)(\mathrm{ABC}) a une équation x+2y+4z+d=0x+2y+4z+d=0, et on détermine dd avec un point du plan.

A(−1 ;2 ;1)∈(ABC)\mathrm{A}(-1\,;2\,;1)\in(\mathrm{ABC}) : −1+2×2+4×1+d=0-1+2\times 2+4\times 1+d=0, soit 7+d=07+d=0 et d=−7d=-7. Une équation cartésienne du plan (ABC)(\mathrm{ABC}) est donc x+2y+4z−7=0x+2y+4z-7=0.

Vérification avec les deux autres points : pour B\mathrm{B}, 1+2×(−1)+4×2−7=1−2+8−7=01+2\times(-1)+4\times 2-7=1-2+8-7=0 ; pour C\mathrm{C}, 1+2+4−7=01+2+4-7=0. Les trois points vérifient l'équation, ce qui contrôle à la fois n⃗\vec{n} et dd.

A.3. Méthode : les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} ne sont pas alignés (question A.2.a), ils définissent donc un unique plan, (ABC)(\mathrm{ABC}). Les quatre points sont coplanaires si et seulement si S\mathrm{S} appartient à ce plan.

On remplace les coordonnées de S(−12 ;1 ;4)\mathrm{S}\left(-\dfrac{1}{2}\,;1\,;4\right) dans l'équation : −12+2×1+4×4−7=−0,5+2+16−7=10,5-\dfrac{1}{2}+2\times 1+4\times 4-7=-0{,}5+2+16-7=10{,}5.

Comme 10,5≠010{,}5\neq 0, S∉(ABC)\mathrm{S}\notin(\mathrm{ABC}) : les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} et S\mathrm{S} ne sont pas coplanaires. Ils sont donc les sommets d'un tétraèdre SABC\mathrm{SABC}, ce que la suite de l'exercice exploite.

A.4.a. Méthode : le projeté orthogonal de S\mathrm{S} sur un plan est l'unique point H\mathrm{H} du plan tel que la droite (SH)(\mathrm{SH}) soit orthogonale au plan, c'est-à-dire tel que SH→\overrightarrow{\mathrm{SH}} soit colinéaire à un vecteur normal. Deux vérifications, donc.

H(−1 ;0 ;2)\mathrm{H}(-1\,;0\,;2) appartient au plan : −1+2×0+4×2−7=−1+8−7=0-1+2\times 0+4\times 2-7=-1+8-7=0.

SH→(−1−(−12)0−12−4)=(−12−1−2)=−12(124)=−12n⃗\overrightarrow{\mathrm{SH}}\begin{pmatrix}-1-\left(-\frac{1}{2}\right)\\0-1\\2-4\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-\frac{1}{2}\\-1\\-2\end{pmatrix}=-\dfrac{1}{2}\begin{pmatrix}1\\2\\4\end{pmatrix}=-\dfrac{1}{2}\vec{n}.

Le vecteur SH→\overrightarrow{\mathrm{SH}} est colinéaire au vecteur normal n⃗\vec{n}, donc la droite (SH)(\mathrm{SH}) est orthogonale au plan (ABC)(\mathrm{ABC}), et H\mathrm{H} est dans ce plan : H\mathrm{H} est le projeté orthogonal de S\mathrm{S} sur (ABC)(\mathrm{ABC}).

Piège : ne faire qu'une des deux vérifications. Un point du plan quelconque ne convient pas, et un point de la droite passant par S\mathrm{S} dirigée par n⃗\vec{n} non plus s'il n'est pas dans le plan.

A.4.b. Méthode : la distance d'un point à un plan est la distance à son projeté orthogonal, et elle est la plus courte de toutes les distances du point aux points du plan ; on le démontre avec le théorème de Pythagore.

SH=(−12)2+(−1)2+(−2)2=14+1+4=214=212≈2,29\mathrm{SH}=\sqrt{\left(-\dfrac{1}{2}\right)^{2}+(-1)^{2}+(-2)^{2}}=\sqrt{\dfrac{1}{4}+1+4}=\sqrt{\dfrac{21}{4}}=\dfrac{\sqrt{21}}{2}\approx 2{,}29.

Soit MM un point quelconque du plan (ABC)(\mathrm{ABC}). Si M=HM=\mathrm{H}, alors SM=SH=212\mathrm{S}M=\mathrm{SH}=\dfrac{\sqrt{21}}{2}. Si M≠HM\neq\mathrm{H}, la droite (SH)(\mathrm{SH}) est orthogonale au plan, donc à la droite (HM)(\mathrm{H}M) qui est contenue dans ce plan : le triangle SHM\mathrm{SH}M est rectangle en H\mathrm{H}. Par le théorème de Pythagore, SM2=SH2+HM2>SH2\mathrm{S}M^{2}=\mathrm{SH}^{2}+\mathrm{H}M^{2}>\mathrm{SH}^{2}, donc SM>SH\mathrm{S}M>\mathrm{SH} (les distances sont positives).

Dans tous les cas SM⩾212\mathrm{S}M\geqslant\dfrac{\sqrt{21}}{2} : il n'existe aucun point MM du plan (ABC)(\mathrm{ABC}) tel que SM<212\mathrm{S}M<\dfrac{\sqrt{21}}{2}. Le nombre 212\dfrac{\sqrt{21}}{2} est la distance du point S\mathrm{S} au plan (ABC)(\mathrm{ABC}).

Vérification par une autre voie : la distance d'un point (x0 ;y0 ;z0)(x_0\,;y_0\,;z_0) au plan ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0 vaut ∣ax0+by0+cz0+d∣a2+b2+c2\dfrac{\left|ax_0+by_0+cz_0+d\right|}{\sqrt{a^{2}+b^{2}+c^{2}}}, ici 10,521=212\dfrac{10{,}5}{\sqrt{21}}=\dfrac{\sqrt{21}}{2}, ce qui recoupe le calcul (cette formule n'est pas au programme de Terminale, elle ne sert ici que de contrôle).

B.1. Méthode : on traduit l'égalité vectorielle CM→=kCS→\overrightarrow{\mathrm{C}M}=k\overrightarrow{\mathrm{CS}} coordonnée par coordonnée.

CS→(−12−11−14−1)=(−3203)\overrightarrow{\mathrm{CS}}\begin{pmatrix}-\frac{1}{2}-1\\1-1\\4-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-\frac{3}{2}\\0\\3\end{pmatrix}. En notant M(x ;y ;z)M(x\,;y\,;z), l'égalité donne x−1=−32kx-1=-\dfrac{3}{2}k, y−1=0y-1=0 et z−1=3kz-1=3k.

Donc M(1−32k ;1 ;1+3k)M\left(1-\dfrac{3}{2}k\,;1\,;1+3k\right), avec k∈[0 ;1]k\in[0\,;1]. Contrôle aux bornes : k=0k=0 donne (1 ;1 ;1)=C(1\,;1\,;1)=\mathrm{C} et k=1k=1 donne (−12 ;1 ;4)=S\left(-\dfrac{1}{2}\,;1\,;4\right)=\mathrm{S}.

B.2. Méthode : le triangle MABM\mathrm{AB} est rectangle en MM si et seulement si MA→⋅MB→=0\overrightarrow{M\mathrm{A}}\cdot\overrightarrow{M\mathrm{B}}=0, les points étant distincts. On exprime ce produit scalaire en fonction de kk et on cherche une solution dans [0 ;1][0\,;1].

MA→(−1−1+32k2−11−1−3k)=(−2+32k1−3k)\overrightarrow{M\mathrm{A}}\begin{pmatrix}-1-1+\frac{3}{2}k\\2-1\\1-1-3k\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-2+\frac{3}{2}k\\1\\-3k\end{pmatrix} et MB→(1−1+32k−1−12−1−3k)=(32k−21−3k)\overrightarrow{M\mathrm{B}}\begin{pmatrix}1-1+\frac{3}{2}k\\-1-1\\2-1-3k\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}\frac{3}{2}k\\-2\\1-3k\end{pmatrix}.

MA→⋅MB→=(−2+32k)×32k+1×(−2)+(−3k)(1−3k)=−3k+94k2−2−3k+9k2=454k2−6k−2\overrightarrow{M\mathrm{A}}\cdot\overrightarrow{M\mathrm{B}}=\left(-2+\dfrac{3}{2}k\right)\times\dfrac{3}{2}k+1\times(-2)+(-3k)(1-3k)=-3k+\dfrac{9}{4}k^{2}-2-3k+9k^{2}=\dfrac{45}{4}k^{2}-6k-2.

La condition MA→⋅MB→=0\overrightarrow{M\mathrm{A}}\cdot\overrightarrow{M\mathrm{B}}=0 équivaut, en multipliant par 44, à 45k2−24k−8=045k^{2}-24k-8=0. Discriminant : Δ=(−24)2−4×45×(−8)=576+1 440=2 016=144×14>0\Delta=(-24)^{2}-4\times 45\times(-8)=576+1\,440=2\,016=144\times 14>0, donc Δ=1214\sqrt{\Delta}=12\sqrt{14}.

Deux solutions : k1=24−121490=4−21415≈−0,23k_1=\dfrac{24-12\sqrt{14}}{90}=\dfrac{4-2\sqrt{14}}{15}\approx -0{,}23 et k2=24+121490=4+21415≈0,77k_2=\dfrac{24+12\sqrt{14}}{90}=\dfrac{4+2\sqrt{14}}{15}\approx 0{,}77. La première est négative, hors de [0 ;1][0\,;1] : elle correspond à un point de la droite (CS)(\mathrm{CS}) qui n'est pas sur le segment, on la rejette. La seconde appartient à [0 ;1][0\,;1].

Pour k=k2k=k_2, le point MM est distinct de A\mathrm{A} et de B\mathrm{B} (son ordonnée vaut 11, celles de A\mathrm{A} et B\mathrm{B} valent 22 et −1-1), donc MA→\overrightarrow{M\mathrm{A}} et MB→\overrightarrow{M\mathrm{B}} sont non nuls et orthogonaux : le triangle MABM\mathrm{AB} est bien un vrai triangle, rectangle en MM.

Conclusion : oui, il existe un unique point MM du segment [CS][\mathrm{CS}] tel que le triangle MABM\mathrm{AB} soit rectangle en MM, obtenu pour k=4+21415≈0,77k=\dfrac{4+2\sqrt{14}}{15}\approx 0{,}77 ; ses coordonnées sont M(3−145 ;1 ;9+2145)≈(−0,15 ;1 ;3,30)M\left(\dfrac{3-\sqrt{14}}{5}\,;1\,;\dfrac{9+2\sqrt{14}}{5}\right)\approx(-0{,}15\,;1\,;3{,}30).

Vérification géométrique : le triangle MABM\mathrm{AB} est rectangle en MM si et seulement si MM est sur la sphère de diamètre [AB][\mathrm{AB}]. Pour k=0k=0 (point C\mathrm{C}) le produit scalaire vaut −2<0-2<0, angle obtus ; pour k=1k=1 (point S\mathrm{S}) il vaut 454−6−2=3,25>0\dfrac{45}{4}-6-2=3{,}25>0, angle aigu. Le produit scalaire change de signe sur [0 ;1][0\,;1] : le segment traverse la sphère, ce que confirme la racine trouvée. Pièges : se tromper de sommet de l'angle droit (c'est en MM, donc les vecteurs partent de MM), et oublier de confronter les racines à la contrainte k∈[0 ;1]k\in[0\,;1].

Exercice 3 : Vrai ou faux : limite d'une suite, récurrence, convexité et logarithme népérien

4 points Suites et récurrenceLa convexitéExponentielle et logarithme

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  • 1. La suite (un)(u_n) est définie pour tout entier naturel nn par un=1+5n2+3nu_n=\dfrac{1+5^n}{2+3^n}.
  • 1. Affirmation 1 : La suite (un)(u_n) converge vers 53\dfrac{5}{3}.
  • 2. On considère la suite (wn)(w_n) définie par : w0=0w_0=0 et, pour tout entier naturel nn, wn+1=3wn−2n+3w_{n+1}=3w_n-2n+3.
  • 2. Affirmation 2 : Pour tout entier naturel nn, wn⩾nw_n\geqslant n.
  • 3. On considère la fonction ff définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ dont la courbe représentative Cf\mathcal{C}_f est donnée dans un repère orthonormé sur la figure (Fig. 1) en page suivante.
  • On précise que :
    • TT est la tangente à Cf\mathcal{C}_f au point A d'abscisse 8 ;
    • L'axe des abscisses est la tangente horizontale à Cf\mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.
  • Courbe de f dans un repère orthonormé quadrillé, abscisses de 0 à 12, ordonnées de 0 à 8. La courbe descend très vite depuis le haut de l'axe des ordonnées, touche l'axe des abscisses au point d'abscisse 1, puis remonte. La tangente T au point A d'abscisse 8, d'ordonnée environ 4,3, est une droite qui coupe l'axe des abscisses un peu à gauche de l'origine ; la courbe passe sous T à gauche de A, entre les abscisses 1 et 8, et de nouveau sous T à droite de A.
    Fig. 1
  • 3. Affirmation 3 : D'après le graphique, la fonction ff est convexe sur son ensemble de définition.
  • 4. Affirmation 4 : Pour tout réel x>0x>0, ln⁡(x)−x+1⩽0\ln(x)-x+1\leqslant 0, où ln⁡\ln désigne la fonction logarithme népérien.

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Réponses

  • 1 Faux : un=(53)n×5−n+12×3−n+1u_n=\left(\dfrac{5}{3}\right)^n\times\dfrac{5^{-n}+1}{2\times 3^{-n}+1} tend vers +∞+\infty
  • 2 Vrai : par récurrence, wn⩾nw_n\geqslant n entraîne wn+1⩾n+3⩾n+1w_{n+1}\geqslant n+3\geqslant n+1
  • 3 Faux : en x=1x=1, Cf\mathcal{C}_f est sous la tangente TT, impossible pour une fonction convexe
  • 4 Vrai : g(x)=ln⁡(x)−x+1g(x)=\ln(x)-x+1 a pour maximum g(1)=0g(1)=0 sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[

1. Méthode : la forme +∞+∞\dfrac{+\infty}{+\infty} est indéterminée ; on factorise numérateur et dénominateur par leur terme dominant, 5n5^n en haut et 3n3^n en bas.

Pour tout entier naturel nn : un=5n(15n+1)3n(23n+1)=(53)n×15n+123n+1u_n=\dfrac{5^n\left(\dfrac{1}{5^n}+1\right)}{3^n\left(\dfrac{2}{3^n}+1\right)}=\left(\dfrac{5}{3}\right)^n\times\dfrac{\dfrac{1}{5^n}+1}{\dfrac{2}{3^n}+1}.

Comme 5>15>1 et 3>13>1, lim⁡n→+∞5n=lim⁡n→+∞3n=+∞\lim\limits_{n\to+\infty}5^n=\lim\limits_{n\to+\infty}3^n=+\infty, donc 15n→0\dfrac{1}{5^n}\to 0 et 23n→0\dfrac{2}{3^n}\to 0 : la fraction de droite tend vers 0+10+1=1\dfrac{0+1}{0+1}=1. Et 53>1\dfrac{5}{3}>1, donc (53)n→+∞\left(\dfrac{5}{3}\right)^n\to+\infty (suite géométrique de raison strictement supérieure à 11). Par produit, lim⁡n→+∞un=+∞\lim\limits_{n\to+\infty}u_n=+\infty.

La suite (un)(u_n) diverge vers +∞+\infty : elle ne converge pas vers 53\dfrac{5}{3}, et l'affirmation 1 est FAUSSE.

Vérification numérique : u10=1+5102+310=9 765 62659 051≈165,4u_{10}=\dfrac{1+5^{10}}{2+3^{10}}=\dfrac{9\,765\,626}{59\,051}\approx 165{,}4, très loin de 53≈1,67\dfrac{5}{3}\approx 1{,}67. Le piège est de « simplifier » 5n3n\dfrac{5^n}{3^n} en 53\dfrac{5}{3}, comme si l'exposant disparaissait. C'est (53)n\left(\dfrac{5}{3}\right)^n, et le quotient des termes dominants est lui-même une suite qui tend vers l'infini.

2. Méthode : la propriété est indexée par nn et la suite est définie par récurrence, on raisonne par récurrence. Pour tout entier naturel nn, on note P(n)\mathcal{P}(n) : « wn⩾nw_n\geqslant n ».

Initialisation : w0=0w_0=0 et 0⩾00\geqslant 0, donc P(0)\mathcal{P}(0) est vraie.

Hérédité : soit nn un entier naturel tel que P(n)\mathcal{P}(n) soit vraie, c'est-à-dire wn⩾nw_n\geqslant n. En multipliant par 3>03>0 : 3wn⩾3n3w_n\geqslant 3n. En ajoutant −2n+3-2n+3 aux deux membres : 3wn−2n+3⩾3n−2n+33w_n-2n+3\geqslant 3n-2n+3, c'est-à-dire wn+1⩾n+3w_{n+1}\geqslant n+3. Comme n+3⩾n+1n+3\geqslant n+1, on obtient wn+1⩾n+1w_{n+1}\geqslant n+1 : P(n+1)\mathcal{P}(n+1) est vraie.

Conclusion : P(0)\mathcal{P}(0) est vraie et la propriété est héréditaire, donc par récurrence, pour tout entier naturel nn, wn⩾nw_n\geqslant n. L'affirmation 2 est VRAIE.

Vérification sur les premiers termes : w1=3×0−0+3=3⩾1w_1=3\times 0-0+3=3\geqslant 1, w2=3×3−2+3=10⩾2w_2=3\times 3-2+3=10\geqslant 2, w3=3×10−4+3=29⩾3w_3=3\times 10-4+3=29\geqslant 3. L'inégalité est même très large, ce qui rassure : la marge n+3n+3 obtenue à l'hérédité dépasse de 22 ce qui est demandé. Erreur fréquente : écrire l'hérédité « wn+1=3wn−2n+3⩾n+1w_{n+1}=3w_n-2n+3\geqslant n+1 » sans montrer d'où vient l'inégalité ; le correcteur attend l'usage explicite de l'hypothèse de récurrence wn⩾nw_n\geqslant n et la multiplication par un nombre POSITIF, qui conserve le sens.

3. Méthode : une fonction dérivable est convexe sur un intervalle si et seulement si sa courbe est au-dessus de chacune de ses tangentes sur cet intervalle. Pour réfuter la convexité, il suffit donc de trouver une tangente que la courbe passe dessous.

Prenons la tangente TT au point A d'abscisse 88. Au point d'abscisse 11, la courbe touche l'axe des abscisses, puisque l'axe des abscisses est la tangente à Cf\mathcal{C}_f en ce point : f(1)=0f(1)=0. Or la droite TT coupe l'axe des abscisses à gauche de l'origine et elle monte : au point d'abscisse 11, TT est au-dessus de l'axe, à une ordonnée d'environ 0,70{,}7 sur le graphique. Le point de Cf\mathcal{C}_f d'abscisse 11 est donc STRICTEMENT EN DESSOUS de la tangente TT.

Si ff était convexe sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, Cf\mathcal{C}_f serait au-dessus de TT en tout point, en particulier en x=1x=1. Contradiction : ff n'est pas convexe sur son ensemble de définition, et l'affirmation 3 est FAUSSE.

Lecture complémentaire : autour de A, la courbe est sous sa tangente TT des deux côtés (elle passe dessous vers x=11x=11 aussi), ce qui est la signature d'une fonction CONCAVE au voisinage de 88. Près de x=1x=1, au contraire, la courbe est au-dessus de sa tangente horizontale : ff y est convexe. La fonction change donc de convexité entre 11 et 88, en un point d'inflexion.

Piège : conclure « vrai » parce que la courbe a la forme d'une cuvette près de x=1x=1. La convexité doit valoir sur TOUT l'ensemble de définition, et la partie droite du graphique, où la courbe s'infléchit sous TT, l'interdit. Un contre-exemple lu sur le graphique, bien expliqué, suffit ici : le sujet dit « d'après le graphique ».

4. Méthode : on étudie le signe d'une fonction par ses variations. Soit gg la fonction définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par g(x)=ln⁡(x)−x+1g(x)=\ln(x)-x+1 ; on cherche son maximum.

gg est dérivable sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ et g′(x)=1x−1=1−xxg'(x)=\dfrac{1}{x}-1=\dfrac{1-x}{x}. Comme x>0x>0, g′(x)g'(x) a le signe de 1−x1-x : g′(x)>0g'(x)>0 sur ]0 ;1[]0\,;1[, g′(1)=0g'(1)=0 et g′(x)<0g'(x)<0 sur ]1 ;+∞[]1\,;+\infty[. Donc gg est strictement croissante sur ]0 ;1]]0\,;1] et strictement décroissante sur [1 ;+∞[[1\,;+\infty[.

gg admet donc un maximum en x=1x=1, égal à g(1)=ln⁡(1)−1+1=0g(1)=\ln(1)-1+1=0. Par conséquent, pour tout réel x>0x>0, g(x)⩽g(1)=0g(x)\leqslant g(1)=0, c'est-à-dire ln⁡(x)−x+1⩽0\ln(x)-x+1\leqslant 0. L'affirmation 4 est VRAIE.

Lecture graphique qui l'explique : l'inégalité s'écrit ln⁡(x)⩽x−1\ln(x)\leqslant x-1, et la droite d'équation y=x−1y=x-1 est la tangente à la courbe du logarithme au point d'abscisse 11. La fonction ln⁡\ln est concave (sa dérivée seconde −1x2-\dfrac{1}{x^{2}} est négative), donc sa courbe est sous chacune de ses tangentes : c'est une deuxième justification, tout aussi recevable. Vérification : g(e)=1−e+1≈−0,72⩽0g(\mathrm{e})=1-\mathrm{e}+1\approx -0{,}72\leqslant 0 et g(0,5)≈−0,19⩽0g(0{,}5)\approx -0{,}19\leqslant 0. Piège : se contenter de quelques valeurs ; un « pour tout réel » ne se prouve jamais par des exemples, seule l'étude de gg le démontre.

Exercice 4 : Fonctions : freinage d'un chariot de manège, équation différentielle et intégration par parties

6 points Les équations différentiellesPrimitives et intégrationLimites et continuité

L'objet de cet exercice est l'étude de l'arrêt d'un chariot sur un manège, à partir du moment où il entre dans la zone de freinage en fin de parcours.

On note tt le temps écoulé, exprimé en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

On modélise la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage, exprimée en mètre, en fonction de tt, à l'aide d'une fonction notée dd définie sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.

On a ainsi d(0)=0d(0)=0.

Par ailleurs, on admet que cette fonction dd est dérivable sur son ensemble de définition. On note d′d' sa fonction dérivée.

  • Partie A
  • Sur la figure (Fig. 2) ci-dessous, on a tracé dans un repère orthonormé :
    • la courbe représentative Cd\mathcal{C}_d de la fonction dd ;
    • la tangente TT à la courbe Cd\mathcal{C}_d au point A d'abscisse 4,74{,}7 ;
    • l'asymptote Δ\Delta à Cd\mathcal{C}_d en +∞+\infty.
  • Courbe de d dans un repère orthonormé à petits carreaux, t de 0 à 16 en abscisse, distance de 0 à 23 en ordonnée. La courbe part de l'origine, monte très vite, passe par la valeur 15 vers t = 2, atteint le point A d'abscisse 4,7 et d'ordonnée 21 environ, puis s'aplatit sous l'asymptote horizontale Δ en pointillé, d'ordonnée 22,8 environ. La tangente T en A coupe l'axe des ordonnées vers 16,4 et passe vers 24,3 à l'abscisse 8.
    Fig. 2
  • Dans cette partie, aucune justification n'est attendue.
  • Avec la précision que permet le graphique, répondre aux questions ci-dessous.
  • D'après ce modèle :
  • A.1. Au bout de combien de temps le chariot aura-t-il parcouru 1515 m dans la zone de freinage ?
  • A.2. Quelle longueur minimale doit-être prévue pour la zone de freinage ?
  • A.3. Que vaut d′(4,7)d'(4{,}7) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  • Partie B
  • On rappelle que tt désigne le temps écoulé, en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.
  • On modélise la vitesse instantanée du chariot, en mètre par seconde (m.s−1)\left(\mathrm{m.s^{-1}}\right), en fonction de tt, par une fonction vv définie sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • On admet que :
    • la fonction vv est dérivable sur son ensemble de définition, et on note v′v' sa fonction dérivée ;
    • la fonction vv est une solution de l'équation différentielle (E): y′+0,6y=e−0,6t(E) :\ y'+0{,}6y=\mathrm{e}^{-0{,}6t}, où yy est une fonction inconnue et où y′y' est la fonction dérivée de yy.
  • On précise de plus que, lors de son arrivée sur la zone de freinage, la vitesse du chariot est égale à 1212 m.s−1^{-1}, c'est-à-dire v(0)=12v(0)=12.
  • B.1.a. On considère l'équation différentielle (E′): y′+0,6y=0(E') :\ y'+0{,}6y=0.
    Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E′)(E') sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • B.1.b. Soit gg la fonction définie sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ par g(t)=te−0,6tg(t)=t\mathrm{e}^{-0{,}6t}.
    Vérifier que la fonction gg est une solution de l'équation différentielle (E)(E).
  • B.1.c. En déduire les solutions de l'équation différentielle (E)(E) sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • B.1.d. En déduire que pour tout réel tt appartenant à l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, on a : v(t)=(12+t)e−0,6tv(t)=(12+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}.
  • 2. Dans cette question, on étudie la fonction vv sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  • B.2.a. Montrer que pour tout réel t∈[0 ;+∞[t\in[0\,;+\infty[, v′(t)=(−6,2−0,6t)e−0,6tv'(t)=(-6{,}2-0{,}6t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}.
  • B.2.b. En admettant que : v(t)=12e−0,6t+10,6×0,6te0,6tv(t)=12\mathrm{e}^{-0{,}6t}+\dfrac{1}{0{,}6}\times\dfrac{0{,}6t}{\mathrm{e}^{0{,}6t}}, déterminer la limite de vv en +∞+\infty.
  • B.2.c. Étudier le sens de variation de la fonction vv et dresser son tableau de variation complet. Justifier.
  • B.2.d. Montrer que l'équation v(t)=1v(t)=1 admet une solution unique α\alpha, dont on donnera une valeur approchée au dixième.
  • B.3. Lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde, un système mécanique se déclenche permettant son arrêt complet.
    Déterminer au bout de combien de temps ce système entre en action. Justifier.
  • Partie C
  • On rappelle que pour tout réel tt appartenant à l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : v(t)=(12+t)e−0,6tv(t)=(12+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}.
  • On admet que pour tout réel tt dans l'intervalle [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : d(t)=∫0tv(x) dxd(t)=\displaystyle\int_{0}^{t}v(x)\,\mathrm{d}x.
  • C.1. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que la distance parcourue par le chariot entre les instants 00 et tt est donnée par : d(t)=e−0,6t(−53t−2059)+2059d(t)=\mathrm{e}^{-0{,}6t}\left(-\dfrac{5}{3}t-\dfrac{205}{9}\right)+\dfrac{205}{9}.
  • C.2. On rappelle que le dispositif d'arrêt se déclenche lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde.
    Déterminer, selon ce modèle, une valeur approchée au centième de la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage avant le déclenchement de ce dispositif.

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A.1
A.2
A.3
B.2.b
B.2.c
B.2.d
B.3
C.2
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Réponses

  • A.1 Environ 22 s
  • A.2 Environ 22,822{,}8 m, l'ordonnée de l'asymptote Δ\Delta
  • A.3 d′(4,7)≈1d'(4{,}7)\approx 1 : à t=4,7t=4{,}7 s, la vitesse du chariot vaut environ 11 m.s−1^{-1}
  • B.1.a y(t)=Ce−0,6ty(t)=C\mathrm{e}^{-0{,}6t}, C∈RC\in\mathbb{R}
  • B.1.b g′(t)+0,6g(t)=(1−0,6t)e−0,6t+0,6te−0,6t=e−0,6tg'(t)+0{,}6g(t)=(1-0{,}6t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}+0{,}6t\mathrm{e}^{-0{,}6t}=\mathrm{e}^{-0{,}6t}
  • B.1.c y(t)=(C+t)e−0,6ty(t)=(C+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}, C∈RC\in\mathbb{R}
  • B.1.d v(0)=C=12v(0)=C=12, donc v(t)=(12+t)e−0,6tv(t)=(12+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}
  • B.2.a v′(t)=e−0,6t−0,6(12+t)e−0,6t=(−6,2−0,6t)e−0,6tv'(t)=\mathrm{e}^{-0{,}6t}-0{,}6(12+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}=(-6{,}2-0{,}6t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}
  • B.2.b lim⁡t→+∞v(t)=0\lim\limits_{t\to+\infty}v(t)=0
  • B.2.c v′(t)<0v'(t)<0 : vv strictement décroissante de v(0)=12v(0)=12 vers la limite 00
  • B.2.d Unique solution par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, α≈4,7\alpha\approx 4{,}7
  • B.3 v(t)⩽1  ⟺  t⩾αv(t)\leqslant 1\iff t\geqslant\alpha : le système se déclenche à t=α≈4,7t=\alpha\approx 4{,}7 s
  • C.1 Intégration par parties avec u(x)=12+xu(x)=12+x et w′(x)=e−0,6xw'(x)=\mathrm{e}^{-0{,}6x}, puis 20+259=205920+\dfrac{25}{9}=\dfrac{205}{9}
  • C.2 d(α)≈20,94d(\alpha)\approx 20{,}94 m

A.1. Lecture graphique : on cherche l'ABSCISSE du point de Cd\mathcal{C}_d d'ordonnée 1515. On trace la droite horizontale d'ordonnée 1515 ; elle coupe la courbe au point d'abscisse environ 22. Le chariot a parcouru 1515 m dans la zone de freinage au bout d'environ 22 secondes.

Vérification avec l'expression de la partie C : d(2)≈14,9d(2)\approx 14{,}9, donc la lecture est juste (le calcul exact donne t≈2,02t\approx 2{,}02 s). Piège : lire d(15)d(15), c'est-à-dire l'ordonnée du point d'abscisse 1515, qui répond à une autre question.

A.2. Lecture graphique : la courbe Cd\mathcal{C}_d est croissante et reste sous son asymptote horizontale Δ\Delta, qu'elle approche sans l'atteindre. La distance parcourue ne dépasse donc jamais l'ordonnée de Δ\Delta, qu'on lit à environ 22,822{,}8 (entre 22,622{,}6 et 2323 sur le quadrillage).

La zone de freinage doit mesurer au minimum environ 22,822{,}8 m, soit environ 2323 m. Vérification avec la partie C : 2059≈22,78\dfrac{205}{9}\approx 22{,}78 est la limite de dd en +∞+\infty, puisque e−0,6t(−53t−2059)\mathrm{e}^{-0{,}6t}\left(-\dfrac{5}{3}t-\dfrac{205}{9}\right) tend vers 00 par croissance comparée.

A.3. Lecture graphique : d′(4,7)d'(4{,}7) est le coefficient directeur de la tangente TT au point A d'abscisse 4,74{,}7. On lit deux points de TT : A, d'ordonnée environ 2121, et le point où TT coupe l'axe des ordonnées, d'ordonnée environ 16,416{,}4. Coefficient directeur : 21−16,44,7−0≈0,98\dfrac{21-16{,}4}{4{,}7-0}\approx 0{,}98, soit d′(4,7)≈1d'(4{,}7)\approx 1.

Interprétation : la dérivée de la distance parcourue par rapport au temps est la vitesse instantanée. À l'instant t=4,7t=4{,}7 s, la vitesse du chariot est d'environ 11 m.s−1^{-1} : il roule encore, mais très lentement. Vérification avec la partie B : v(4,7)=16,7 e−2,82≈0,995v(4{,}7)=16{,}7\,\mathrm{e}^{-2{,}82}\approx 0{,}995. Ce point A n'est pas choisi au hasard : c'est, à peu de chose près, l'instant où le système d'arrêt de la question B.3 se déclenche.

Piège : répondre d′(4,7)=21d'(4{,}7)=21, l'ordonnée de A, qui est d(4,7)d(4{,}7) et non d′(4,7)d'(4{,}7).

B.1.a. Méthode : l'équation (E′)(E') s'écrit y′=−0,6yy'=-0{,}6y, de la forme y′=ayy'=ay avec a=−0,6a=-0{,}6. D'après le cours, ses solutions sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ sont les fonctions t↦Ceatt\mapsto C\mathrm{e}^{at}, CC réel.

Les solutions de (E′)(E') sont donc les fonctions yy définies sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ par y(t)=Ce−0,6ty(t)=C\mathrm{e}^{-0{,}6t}, où CC est une constante réelle quelconque. Piège : oublier le signe et écrire Ce0,6tC\mathrm{e}^{0{,}6t} ; la forme y′+0,6y=0y'+0{,}6y=0 donne a=−0,6a=-0{,}6.

B.1.b. Méthode : on calcule g′g' par la formule de dérivation d'un produit, (uw)′=u′w+uw′(uw)'=u'w+uw', avec u(t)=tu(t)=t et w(t)=e−0,6tw(t)=\mathrm{e}^{-0{,}6t}, donc u′(t)=1u'(t)=1 et w′(t)=−0,6e−0,6tw'(t)=-0{,}6\mathrm{e}^{-0{,}6t}.

g′(t)=1×e−0,6t+t×(−0,6e−0,6t)=(1−0,6t)e−0,6tg'(t)=1\times\mathrm{e}^{-0{,}6t}+t\times\left(-0{,}6\mathrm{e}^{-0{,}6t}\right)=(1-0{,}6t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}.

Alors g′(t)+0,6g(t)=(1−0,6t)e−0,6t+0,6te−0,6t=e−0,6tg'(t)+0{,}6g(t)=(1-0{,}6t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}+0{,}6t\mathrm{e}^{-0{,}6t}=\mathrm{e}^{-0{,}6t} pour tout t⩾0t\geqslant 0 : la fonction gg est une solution de (E)(E).

B.1.c. Méthode : une solution particulière de (E)(E) étant connue, les solutions de (E)(E) s'obtiennent en lui ajoutant les solutions de l'équation homogène (E′)(E'). On le justifie.

Pour une fonction yy dérivable sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ : (y−g)′+0,6(y−g)=(y′+0,6y)−(g′+0,6g)=(y′+0,6y)−e−0,6t(y-g)'+0{,}6(y-g)=\left(y'+0{,}6y\right)-\left(g'+0{,}6g\right)=\left(y'+0{,}6y\right)-\mathrm{e}^{-0{,}6t}. Donc yy est solution de (E)(E) si et seulement si y−gy-g est solution de (E′)(E'), c'est-à-dire si et seulement s'il existe un réel CC tel que y(t)−g(t)=Ce−0,6ty(t)-g(t)=C\mathrm{e}^{-0{,}6t}.

Les solutions de (E)(E) sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ sont donc les fonctions y(t)=Ce−0,6t+te−0,6t=(C+t)e−0,6ty(t)=C\mathrm{e}^{-0{,}6t}+t\mathrm{e}^{-0{,}6t}=(C+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}, C∈RC\in\mathbb{R}. Erreur fréquente : donner seulement gg, ou seulement les solutions de (E′)(E') ; la solution générale est la SOMME des deux.

B.1.d. La fonction vv est une solution de (E)(E), donc il existe un réel CC tel que v(t)=(C+t)e−0,6tv(t)=(C+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t} pour tout t⩾0t\geqslant 0. La condition initiale donne v(0)=(C+0)e0=Cv(0)=(C+0)\mathrm{e}^{0}=C, et v(0)=12v(0)=12, donc C=12C=12.

Ainsi, pour tout réel t∈[0 ;+∞[t\in[0\,;+\infty[, v(t)=(12+t)e−0,6tv(t)=(12+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}. La condition initiale est ce qui fixe l'unique solution parmi toutes celles de (E)(E).

B.2.a. Méthode : dérivée d'un produit, avec u(t)=12+tu(t)=12+t, u′(t)=1u'(t)=1, et w(t)=e−0,6tw(t)=\mathrm{e}^{-0{,}6t}, w′(t)=−0,6e−0,6tw'(t)=-0{,}6\mathrm{e}^{-0{,}6t} (dérivée de eat\mathrm{e}^{at}, qui vaut aeata\mathrm{e}^{at}).

v′(t)=1×e−0,6t+(12+t)×(−0,6e−0,6t)=(1−7,2−0,6t)e−0,6t=(−6,2−0,6t)e−0,6tv'(t)=1\times\mathrm{e}^{-0{,}6t}+(12+t)\times\left(-0{,}6\mathrm{e}^{-0{,}6t}\right)=\left(1-7{,}2-0{,}6t\right)\mathrm{e}^{-0{,}6t}=(-6{,}2-0{,}6t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}.

Vérification par l'équation (E)(E) : v′=e−0,6t−0,6vv'=\mathrm{e}^{-0{,}6t}-0{,}6v donne la même expression. Piège : oublier de distribuer −0,6-0{,}6 sur le 1212, d'où un faux (1−0,6t)e−0,6t(1-0{,}6t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}, qui est la dérivée de gg.

B.2.b. L'expression admise se vérifie : 10,6×0,6te0,6t=te−0,6t\dfrac{1}{0{,}6}\times\dfrac{0{,}6t}{\mathrm{e}^{0{,}6t}}=t\mathrm{e}^{-0{,}6t}, donc on retrouve bien 12e−0,6t+te−0,6t=v(t)12\mathrm{e}^{-0{,}6t}+t\mathrm{e}^{-0{,}6t}=v(t). Elle sert à lever la forme indéterminée « +∞×0+\infty\times 0 » de (12+t)e−0,6t(12+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}.

Premier terme : lim⁡t→+∞(−0,6t)=−∞\lim\limits_{t\to+\infty}(-0{,}6t)=-\infty et lim⁡X→−∞eX=0\lim\limits_{X\to-\infty}\mathrm{e}^{X}=0, donc par composition lim⁡t→+∞12e−0,6t=0\lim\limits_{t\to+\infty}12\mathrm{e}^{-0{,}6t}=0.

Second terme : on pose X=0,6tX=0{,}6t, qui tend vers +∞+\infty quand tt tend vers +∞+\infty. Par croissance comparée, lim⁡X→+∞XeX=0\lim\limits_{X\to+\infty}\dfrac{X}{\mathrm{e}^{X}}=0 (car eXX→+∞\dfrac{\mathrm{e}^{X}}{X}\to+\infty). Par composition, 0,6te0,6t→0\dfrac{0{,}6t}{\mathrm{e}^{0{,}6t}}\to 0, et le facteur constant 10,6\dfrac{1}{0{,}6} ne change rien.

Par somme, lim⁡t→+∞v(t)=0\lim\limits_{t\to+\infty}v(t)=0. Interprétation : selon le modèle, la vitesse du chariot tend vers 00, le chariot ralentit indéfiniment sans s'arrêter, d'où le dispositif mécanique de la question B.3.

B.2.c. Pour tout t⩾0t\geqslant 0, e−0,6t>0\mathrm{e}^{-0{,}6t}>0 et −6,2−0,6t⩽−6,2<0-6{,}2-0{,}6t\leqslant -6{,}2<0. Donc v′(t)<0v'(t)<0 sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[, et la fonction vv est strictement décroissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.

Valeurs du tableau : v(0)=12 e0=12v(0)=12\,\mathrm{e}^{0}=12 et, d'après B.2.b, lim⁡t→+∞v(t)=0\lim\limits_{t\to+\infty}v(t)=0. Le tableau de variation complet est donné en fin de corrigé : signe de v′v' « −- » sur tout l'intervalle, flèche descendante de 1212 vers 00.

« Complet » veut dire avec la valeur en 00 ET la limite en +∞+\infty : un tableau sans la limite perd des points. Interprétation : la vitesse du chariot diminue en permanence dans la zone de freinage.

B.2.d. Méthode : corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, cas d'une fonction strictement monotone. La fonction vv est continue sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ (elle y est dérivable) et strictement décroissante.

Aux bornes : v(0)=12>1v(0)=12>1 et lim⁡t→+∞v(t)=0<1\lim\limits_{t\to+\infty}v(t)=0<1. Le réel 11 est compris entre la limite en +∞+\infty et v(0)v(0) ; l'équation v(t)=1v(t)=1 admet donc une unique solution α\alpha dans [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.

Valeur approchée par balayage à la calculatrice : v(4)≈1,451>1v(4)\approx 1{,}451>1 et v(5)≈0,846<1v(5)\approx 0{,}846<1, donc 4<α<54<\alpha<5. Puis v(4,65)≈1,023>1v(4{,}65)\approx 1{,}023>1 et v(4,75)≈0,969<1v(4{,}75)\approx 0{,}969<1, donc 4,65<α<4,754{,}65<\alpha<4{,}75 et α≈4,7\alpha\approx 4{,}7 arrondi au dixième. Plus finement, v(4,69)≈1,000 8>1v(4{,}69)\approx 1{,}000\,8>1 et v(4,70)≈0,995 4<1v(4{,}70)\approx 0{,}995\,4<1, donc 4,69<α<4,704{,}69<\alpha<4{,}70.

Pourquoi 4,654{,}65 et 4,754{,}75 : pour ARRONDIR au dixième, il faut savoir de quel côté de ces deux bornes se trouve α\alpha ; l'encadrement 4,6<α<4,74{,}6<\alpha<4{,}7 seul ne permettrait pas de choisir entre 4,64{,}6 et 4,74{,}7. Erreur fréquente : oublier la stricte monotonie, qui seule garantit l'UNICITÉ.

B.3. Le système se déclenche dès que v(t)⩽1v(t)\leqslant 1. Comme vv est strictement décroissante sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[ et que v(α)=1v(\alpha)=1 : v(t)⩽1  ⟺  v(t)⩽v(α)  ⟺  t⩾αv(t)\leqslant 1\iff v(t)\leqslant v(\alpha)\iff t\geqslant\alpha (une fonction strictement décroissante renverse l'ordre).

La vitesse est supérieure à 11 m.s−1^{-1} avant l'instant α\alpha et inférieure ou égale à partir de α\alpha : le système d'arrêt entre en action au bout de α≈4,7\alpha\approx 4{,}7 secondes.

Cohérence avec la partie A : à t=4,7t=4{,}7, la pente de la tangente TT valait environ 11, c'est-à-dire une vitesse d'environ 11 m.s−1^{-1}. La justification attendue est l'équivalence v(t)⩽1  ⟺  t⩾αv(t)\leqslant 1\iff t\geqslant\alpha, qui repose sur la décroissance ; recopier « α≈4,7\alpha\approx 4{,}7 » sans elle ne répond pas au « Justifier ».

C.1. Méthode : intégration par parties, ∫0tu(x)w′(x) dx=[u(x)w(x)]0t−∫0tu′(x)w(x) dx\displaystyle\int_{0}^{t}u(x)w'(x)\,\mathrm{d}x=\Big[u(x)w(x)\Big]_{0}^{t}-\int_{0}^{t}u'(x)w(x)\,\mathrm{d}x, valable pour des fonctions uu et ww dérivables à dérivées continues sur [0 ;t][0\,;t].

On dérive le facteur polynomial et on intègre l'exponentielle : u(x)=12+xu(x)=12+x, u′(x)=1u'(x)=1 ; w′(x)=e−0,6xw'(x)=\mathrm{e}^{-0{,}6x}, w(x)=−10,6e−0,6x=−53e−0,6xw(x)=-\dfrac{1}{0{,}6}\mathrm{e}^{-0{,}6x}=-\dfrac{5}{3}\mathrm{e}^{-0{,}6x}. Les fonctions uu, u′u', ww, w′w' sont continues sur [0 ;t][0\,;t].

d(t)=[−53(12+x)e−0,6x]0t−∫0t−53e−0,6x dx=−53(12+t)e−0,6t+53×12+53∫0te−0,6x dxd(t)=\Big[-\dfrac{5}{3}(12+x)\mathrm{e}^{-0{,}6x}\Big]_{0}^{t}-\displaystyle\int_{0}^{t}-\dfrac{5}{3}\mathrm{e}^{-0{,}6x}\,\mathrm{d}x=-\dfrac{5}{3}(12+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}+\dfrac{5}{3}\times 12+\dfrac{5}{3}\displaystyle\int_{0}^{t}\mathrm{e}^{-0{,}6x}\,\mathrm{d}x.

Le crochet vaut −53(12+t)e−0,6t+20-\dfrac{5}{3}(12+t)\mathrm{e}^{-0{,}6t}+20. L'intégrale restante : ∫0te−0,6x dx=[−53e−0,6x]0t=−53e−0,6t+53\displaystyle\int_{0}^{t}\mathrm{e}^{-0{,}6x}\,\mathrm{d}x=\Big[-\dfrac{5}{3}\mathrm{e}^{-0{,}6x}\Big]_{0}^{t}=-\dfrac{5}{3}\mathrm{e}^{-0{,}6t}+\dfrac{5}{3}, et multipliée par 53\dfrac{5}{3} elle donne −259e−0,6t+259-\dfrac{25}{9}\mathrm{e}^{-0{,}6t}+\dfrac{25}{9}.

En regroupant : d(t)=e−0,6t(−20−53t−259)+20+259d(t)=\mathrm{e}^{-0{,}6t}\left(-20-\dfrac{5}{3}t-\dfrac{25}{9}\right)+20+\dfrac{25}{9}. Or 20+259=180+259=205920+\dfrac{25}{9}=\dfrac{180+25}{9}=\dfrac{205}{9}. Donc d(t)=e−0,6t(−53t−2059)+2059d(t)=\mathrm{e}^{-0{,}6t}\left(-\dfrac{5}{3}t-\dfrac{205}{9}\right)+\dfrac{205}{9}, comme annoncé.

Vérifications : d(0)=−2059+2059=0d(0)=-\dfrac{205}{9}+\dfrac{205}{9}=0, conforme à l'énoncé ; et en dérivant, d′(t)=−0,6e−0,6t(−53t−2059)−53e−0,6t=(t+413−53)e−0,6t=(t+12)e−0,6t=v(t)d'(t)=-0{,}6\mathrm{e}^{-0{,}6t}\left(-\dfrac{5}{3}t-\dfrac{205}{9}\right)-\dfrac{5}{3}\mathrm{e}^{-0{,}6t}=\left(t+\dfrac{41}{3}-\dfrac{5}{3}\right)\mathrm{e}^{-0{,}6t}=(t+12)\mathrm{e}^{-0{,}6t}=v(t). Pièges : se tromper de primitive de e−0,6x\mathrm{e}^{-0{,}6x} (c'est −10,6e−0,6x-\dfrac{1}{0{,}6}\mathrm{e}^{-0{,}6x}, avec le signe moins), et oublier la valeur du crochet en 00, qui apporte le 2020.

C.2. Le dispositif se déclenche à l'instant α\alpha (question B.3). La distance parcourue dans la zone de freinage avant son déclenchement est d(α)=∫0αv(x) dxd(\alpha)=\displaystyle\int_{0}^{\alpha}v(x)\,\mathrm{d}x.

Question de précision : dd est strictement croissante (sa dérivée vv est strictement positive) et sa pente au voisinage de α\alpha vaut environ v(α)=1v(\alpha)=1. Une erreur de 0,010{,}01 sur α\alpha produit donc une erreur d'environ 0,010{,}01 m sur d(α)d(\alpha) : la valeur α≈4,7\alpha\approx 4{,}7 au dixième NE SUFFIT PAS pour un résultat au centième.

On affine à la calculatrice : v(4,691 4)>1v(4{,}691\,4)>1 et v(4,691 5)<1v(4{,}691\,5)<1, donc 4,691 4<α<4,691 54{,}691\,4<\alpha<4{,}691\,5. Comme dd est croissante : d(4,691 4)<d(α)<d(4,691 5)d(4{,}691\,4)<d(\alpha)<d(4{,}691\,5), avec d(4,691 4)≈20,944 6d(4{,}691\,4)\approx 20{,}944\,6 et d(4,691 5)≈20,944 7d(4{,}691\,5)\approx 20{,}944\,7. Les deux bornes s'arrondissent à 20,9420{,}94.

Selon ce modèle, le chariot a parcouru environ 20,9420{,}94 m dans la zone de freinage quand le dispositif d'arrêt se déclenche. Cohérence : c'est un peu moins que la limite 2059≈22,78\dfrac{205}{9}\approx 22{,}78 m de la question A.2, et la lecture graphique du point A (d(4,7)≈21d(4{,}7)\approx 21) va dans le même sens.

Piège : calculer d(4,7)≈20,953d(4{,}7)\approx 20{,}953 et répondre 20,9520{,}95. Le résultat est très proche de la limite d'arrondi 20,94520{,}945 : c'est l'encadrement de α\alpha qui tranche, et il faut ici α\alpha à 10−410^{-4} près.

tt00+∞+\infty
signe de v′(t)v'(t)−-
variations de vv1212↘\searrow00
Tableau de variation complet de vv (question B.2.c)
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