Mécanique 203-SN1-RE (ancien 203-NYA) • Exercices corrigés de cégep à Montréal

Exercices corrigés : cinématique vectorielle en deux et trois dimensions (203-SN1-RE, ancien 203-NYA)

Voici dix exercices corrigés de cinématique vectorielle pour le cours de mécanique 203-SN1-RE, anciennement 203-NYA. C'est le chapitre où la cinématique quitte la ligne droite : la position, la vitesse et l'accélération deviennent des vecteurs écrits avec ı⃗\vec{\imath}, ȷ⃗\vec{\jmath} et k⃗\vec{k}, et les équations du mouvement uniformément accéléré s'appliquent à chaque composante. La série complète celle sur la cinématique en une et deux dimensions, qui traite les dérivées du mouvement et les tirs obliques classiques.

La partie A pose les outils : orientations de boussole, moyennes à partir de deux états, dérivation d'un vecteur position en trois dimensions, lecture de l'angle entre la vitesse et l'accélération, et le MUA vectoriel avec une accélération quelconque. La partie B les met en situation : une rafale, le tir horizontal, un graphique de vitesse à interpréter et une approche de station spatiale où c'est l'accélération qu'il faut trouver.

Le fil de la série tient en deux règles. On calcule en composantes, toujours, et on ne revient au module et à l'orientation que pour répondre. Et c'est le signe du produit scalaire v⃗⋅a⃗\vec{v}\cdot\vec{a}, jamais celui d'une composante, qui dit si un objet va plus vite ou moins vite.

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Ce chapitre fait partie de Mécanique 203-SN1-RE (ancien 203-NYA)
Avant de commencer Fiche de révision : les pièges et la méthode de ce chapitre

Avant ce chapitre

Ces notions sont supposées acquises ici. Si le premier exercice résiste, le blocage vient presque toujours de l'une d'elles, pas du chapitre lui-même.

Remonter plus loin : la chaîne complète (12 chapitres) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1Nombres réels, racines et ensemblesSecondaire 3, Mathématiques
  2. 2Théorème de Pythagore et réciproqueSecondaire 3, Mathématiques
  3. 3La fonction polynomiale de degré 2Secondaire 4 SN4, Mathématiques
  4. 4Relations métriques et trigonométrie du triangle rectangleSecondaire 4 SN4, Mathématiques
  5. 5Les fonctions définies par partiesSecondaire 5 SN5, Mathématiques
  6. 6Les fonctions quadratiquesSecondaire 5 SN5, Mathématiques
  7. 7Les vecteurs et la géométrie vectorielleSecondaire 5 SN5, Mathématiques
  8. 8Cinématique et le MRUASecondaire 5 SN5
  9. 9Fonctions et domaineCalcul différentiel (201-NYA)
  10. 10Limites et continuitéCalcul différentiel (201-NYA)
  11. 11La dérivée et ses règlesCalcul différentiel (201-NYA)
  12. 12Cinématique en une et deux dimensions

Rappel de cours

  • • Vecteur position : r⃗=x ı⃗+y ȷ⃗+z k⃗\vec{r}=x\,\vec{\imath}+y\,\vec{\jmath}+z\,\vec{k}. Module x2+y2+z2\sqrt{x^{2}+y^{2}+z^{2}}, les trois carrés en 3D.
  • • Vitesse et accélération instantanées : v⃗=dr⃗dt\vec{v}=\dfrac{d\vec{r}}{dt} et a⃗=dv⃗dt\vec{a}=\dfrac{d\vec{v}}{dt}, composante par composante.
  • • Moyennes : v⃗moy=Δr⃗Δt\vec{v}_{moy}=\dfrac{\Delta\vec{r}}{\Delta t} et a⃗moy=Δv⃗Δt\vec{a}_{moy}=\dfrac{\Delta\vec{v}}{\Delta t}. L'égalité v⃗moy=v⃗i+v⃗f2\vec{v}_{moy}=\dfrac{\vec{v}_{i}+\vec{v}_{f}}{2} n'est vraie que si a⃗\vec{a} est constante.
  • • MUA vectoriel, a⃗\vec{a} constante : v⃗=v⃗0+a⃗ t\vec{v}=\vec{v}_{0}+\vec{a}\,t et r⃗=r⃗0+v⃗0 t+12a⃗ t2\vec{r}=\vec{r}_{0}+\vec{v}_{0}\,t+\frac{1}{2}\vec{a}\,t^{2}, une équation par composante.
  • • Orientation de boussole : dans « 20∘20^{\circ} à l'ouest du nord », l'angle part du NORD ; le cosinus va sur l'axe dont on part.
  • • Angle entre v⃗\vec{v} et a⃗\vec{a} : v⃗⋅a⃗>0\vec{v}\cdot\vec{a}>0, le module augmente ; <0<0, il diminue ; =0=0, il est stationnaire. Accélération tangentielle at=v⃗⋅a⃗∣v⃗∣a_{t}=\dfrac{\vec{v}\cdot\vec{a}}{|\vec{v}|}.
  • • La direction de la vitesse ne change que si a⃗\vec{a} a une composante perpendiculaire à v⃗\vec{v}.
  • • Projectile : vxv_{x} constante ; au sommet vy=0v_{y}=0 mais v⃗=v0x ı⃗\vec{v}=v_{0x}\,\vec{\imath} et a⃗=−g ȷ⃗\vec{a}=-g\,\vec{\jmath}. Tir horizontal : la hauteur seule fixe la durée de chute.

Partie A : les bases (/50)

Exercice 1 : Trois étapes à la boussole : déplacement et vitesse moyenne

Une randonneuse part d'un refuge et marche en trois étapes rectilignes. Étape 1 : 4,004{,}00 km à 30,0∘30{,}0^{\circ} au nord de l'est, en 5050 min. Étape 2 : 3,003{,}00 km à 20,0∘20{,}0^{\circ} à l'ouest du nord, en 4040 min. Étape 3 : 2,502{,}50 km plein sud, en 3030 min.

On prend l'axe des xx vers l'est et l'axe des yy vers le nord. La figure montre les trois étapes mises bout à bout, sans le déplacement total.

123refugeN
  • a) Donnez les composantes du déplacement de l'étape 2, en km.
  • b) Calculez les composantes du déplacement total, en km.
  • c) Donnez le module et l'orientation du déplacement total.
  • d) Calculez le module de la vitesse moyenne et la vitesse scalaire moyenne sur toute la randonnée, en km/h. Pourquoi diffèrent-elles ?
  • e) Pour rentrer au refuge en ligne droite, quelle orientation la randonneuse doit-elle suivre ?

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Réponses

  • a) Δr⃗2=(−1,03 ı⃗+2,82 ȷ⃗)\Delta\vec{r}_{2}=(-1{,}03\,\vec{\imath}+2{,}82\,\vec{\jmath}) km
  • b) Δr⃗=(2,44 ı⃗+2,32 ȷ⃗)\Delta\vec{r}=(2{,}44\,\vec{\imath}+2{,}32\,\vec{\jmath}) km
  • c) 3,363{,}36 km à 43,6∘43{,}6^{\circ} au nord de l'est
  • d) ∣v⃗moy∣=1,68|\vec{v}_{moy}|=1{,}68 km/h ; vitesse scalaire moyenne 4,754{,}75 km/h
  • e) 43,6∘43{,}6^{\circ} au sud de l'ouest, sur 3,363{,}36 km

a) « 20∘20^{\circ} à l'ouest du nord » se lit dans l'ordre : on part du NORD et on tourne de 20∘20^{\circ} vers l'ouest. L'angle est donc mesuré à partir de l'axe des yy, et c'est le SINUS qui donne la composante en xx : Δx2=−3,00sin⁡20,0∘=−1,03\Delta x_{2}=-3{,}00\sin 20{,}0^{\circ}=-1{,}03 km (vers l'ouest, donc négatif) et Δy2=3,00cos⁡20,0∘=2,82\Delta y_{2}=3{,}00\cos 20{,}0^{\circ}=2{,}82 km. Le piège classique est d'écrire 3cos⁡20∘3\cos 20^{\circ} en xx par réflexe : on obtiendrait une étape presque plein est, ce que la figure dément immédiatement. Règle sûre : le cosinus va sur l'axe DONT ON PART pour mesurer l'angle.

b) Étape 1, angle mesuré à partir de l'est : Δr⃗1=(4,00cos⁡30∘ ; 4,00sin⁡30∘)=(3,46 ; 2,00)\Delta\vec{r}_{1}=(4{,}00\cos 30^{\circ}\,;\,4{,}00\sin 30^{\circ})=(3{,}46\,;\,2{,}00) km. Étape 3 : (0 ; −2,50)(0\,;\,-2{,}50) km. On additionne COMPOSANTE PAR COMPOSANTE : Δx=3,464−1,026+0=2,44\Delta x=3{,}464-1{,}026+0=2{,}44 km et Δy=2,000+2,819−2,500=2,32\Delta y=2{,}000+2{,}819-2{,}500=2{,}32 km. Additionner les modules, 4+3+2,5=9,54+3+2{,}5=9{,}5 km, donnerait la DISTANCE parcourue, pas le déplacement.

c) Module : 2,4382+2,3192=3,36\sqrt{2{,}438^{2}+2{,}319^{2}}=3{,}36 km. Orientation : arctan⁡2,3192,438=43,6∘\arctan\dfrac{2{,}319}{2{,}438}=43{,}6^{\circ}, et comme les deux composantes sont positives, le vecteur est bien dans le quadrant nord-est : 43,6∘43{,}6^{\circ} au nord de l'est. Vérifier le quadrant n'est pas une formalité : arctan⁡\arctan ne rend que des angles entre −90∘-90^{\circ} et 90∘90^{\circ}, et un vecteur du quadrant sud-ouest donnerait le même résultat à la calculatrice.

d) Durée totale : 50+40+30=12050+40+30=120 min =2,00=2{,}00 h. Vitesse moyenne : 3,362,00=1,68\dfrac{3{,}36}{2{,}00}=1{,}68 km/h, orientée comme le déplacement. Vitesse scalaire moyenne : 9,502,00=4,75\dfrac{9{,}50}{2{,}00}=4{,}75 km/h. La première ne retient que le point de départ et le point d'arrivée, la seconde compte chaque mètre marché. L'étape 3, qui revient vers le sud, fait grandir la distance tout en RÉDUISANT le déplacement : c'est elle qui creuse l'écart. Les deux ne sont égales que pour un trajet rectiligne sans demi-tour.

e) Le retour est le vecteur opposé, −Δr⃗=(−2,44 ; −2,32)-\Delta\vec{r}=(-2{,}44\,;\,-2{,}32) km : même module, 3,363{,}36 km, orientation 43,6∘43{,}6^{\circ} au sud de l'ouest. On ne change ni l'angle ni la référence, on retourne seulement les deux points cardinaux.

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Exercice 2 : Deux états en trois dimensions : vitesse et accélération moyennes

Un drone de cartographie est repéré par trois axes : xx vers l'est, yy vers le nord et zz vers le haut. À t1=2,0t_{1}=2{,}0 s, il se trouve en r⃗1=(3,0 ı⃗−1,0 ȷ⃗+5,0 k⃗)\vec{r}_{1}=(3{,}0\,\vec{\imath}-1{,}0\,\vec{\jmath}+5{,}0\,\vec{k}) m avec la vitesse v⃗1=(2,0 ı⃗+4,0 ȷ⃗−1,0 k⃗)\vec{v}_{1}=(2{,}0\,\vec{\imath}+4{,}0\,\vec{\jmath}-1{,}0\,\vec{k}) m/s.

À t2=6,0t_{2}=6{,}0 s, il se trouve en r⃗2=(11,0 ı⃗+7,0 ȷ⃗+2,0 k⃗)\vec{r}_{2}=(11{,}0\,\vec{\imath}+7{,}0\,\vec{\jmath}+2{,}0\,\vec{k}) m avec la vitesse v⃗2=(−2,0 ı⃗+6,0 ȷ⃗+1,0 k⃗)\vec{v}_{2}=(-2{,}0\,\vec{\imath}+6{,}0\,\vec{\jmath}+1{,}0\,\vec{k}) m/s.

  • a) Calculez les composantes de la vitesse moyenne entre t1t_{1} et t2t_{2}, en m/s.
  • b) Calculez le module de la vitesse moyenne.
  • c) Calculez les composantes et le module de l'accélération moyenne.
  • d) Calculez v⃗1+v⃗22\dfrac{\vec{v}_{1}+\vec{v}_{2}}{2} et comparez-la à la vitesse moyenne. Que peut-on conclure sur l'accélération du drone entre les deux instants ?
  • e) Sous quel angle la vitesse moyenne plonge-t-elle sous l'horizontale ?

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Réponses

  • a) v⃗moy=(2,0 ı⃗+2,0 ȷ⃗−0,75 k⃗)\vec{v}_{moy}=(2{,}0\,\vec{\imath}+2{,}0\,\vec{\jmath}-0{,}75\,\vec{k}) m/s
  • b) ∣v⃗moy∣=2,93|\vec{v}_{moy}|=2{,}93 m/s
  • c) a⃗moy=(−1,0 ı⃗+0,50 ȷ⃗+0,50 k⃗)\vec{a}_{moy}=(-1{,}0\,\vec{\imath}+0{,}50\,\vec{\jmath}+0{,}50\,\vec{k}) m/s², module 1,221{,}22 m/s²
  • d) v⃗1+v⃗22=5,0 ȷ⃗\frac{\vec{v}_{1}+\vec{v}_{2}}{2}=5{,}0\,\vec{\jmath} m/s ≠v⃗moy\neq\vec{v}_{moy} : l'accélération n'était pas constante
  • e) 14,9∘14{,}9^{\circ} sous l'horizontale

a) La vitesse moyenne ne dépend QUE des positions : v⃗moy=r⃗2−r⃗1t2−t1\vec{v}_{moy}=\dfrac{\vec{r}_{2}-\vec{r}_{1}}{t_{2}-t_{1}}. Composante par composante, Δr⃗=(11−3 ; 7−(−1) ; 2−5)=(8,0 ; 8,0 ; −3,0)\Delta\vec{r}=(11-3\,;\,7-(-1)\,;\,2-5)=(8{,}0\,;\,8{,}0\,;\,-3{,}0) m, et Δt=4,0\Delta t=4{,}0 s, d'où v⃗moy=(2,0 ; 2,0 ; −0,75)\vec{v}_{moy}=(2{,}0\,;\,2{,}0\,;\,-0{,}75) m/s. Les vitesses v⃗1\vec{v}_{1} et v⃗2\vec{v}_{2} données dans l'énoncé ne servent à rien ici : c'est volontaire, un énoncé donne souvent plus que ce que la question demande. Attention au −(−1)-(-1) en yy : c'est l'erreur de signe la plus fréquente de ce calcul.

b) En trois dimensions, le module prend les TROIS carrés : 2,02+2,02+0,752=8,5625=2,93\sqrt{2{,}0^{2}+2{,}0^{2}+0{,}75^{2}}=\sqrt{8{,}5625}=2{,}93 m/s. Oublier la composante en zz donnerait 2,832{,}83 m/s, une erreur qui passe inaperçue parce que le résultat reste plausible.

c) Même geste avec les vitesses : a⃗moy=v⃗2−v⃗1Δt=(−4,0 ; 2,0 ; 2,0)4,0=(−1,0 ; 0,50 ; 0,50)\vec{a}_{moy}=\dfrac{\vec{v}_{2}-\vec{v}_{1}}{\Delta t}=\dfrac{(-4{,}0\,;\,2{,}0\,;\,2{,}0)}{4{,}0}=(-1{,}0\,;\,0{,}50\,;\,0{,}50) m/s². Module : 1+0,25+0,25=1,5=1,22\sqrt{1+0{,}25+0{,}25}=\sqrt{1{,}5}=1{,}22 m/s². Remarquez que les modules des vitesses, ∣v⃗1∣=4,58|\vec{v}_{1}|=4{,}58 m/s et ∣v⃗2∣=6,40|\vec{v}_{2}|=6{,}40 m/s, ne permettent PAS de retrouver ce résultat : 6,40−4,584=0,46\dfrac{6{,}40-4{,}58}{4}=0{,}46 m/s² mesure seulement le changement de rapidité, alors que l'accélération mesure aussi le changement de direction.

d) v⃗1+v⃗22=(0 ; 5,0 ; 0)\dfrac{\vec{v}_{1}+\vec{v}_{2}}{2}=(0\,;\,5{,}0\,;\,0) m/s, très différent de (2,0 ; 2,0 ; −0,75)(2{,}0\,;\,2{,}0\,;\,-0{,}75) m/s. Or, si l'accélération était constante, les deux seraient ÉGALES : c'est la quatrième équation du MUA, Δr⃗=v⃗i+v⃗f2 Δt\Delta\vec{r}=\dfrac{\vec{v}_{i}+\vec{v}_{f}}{2}\,\Delta t, qui n'est vraie que sous cette hypothèse. Comme l'égalité est fausse, on conclut avec certitude que l'accélération a VARIÉ entre les deux instants. L'accélération moyenne de c) n'est donc qu'une moyenne, et rien ne dit que le drone a eu cette accélération à un instant précis.

e) La partie horizontale de v⃗moy\vec{v}_{moy} a pour module 2,02+2,02=2,83\sqrt{2{,}0^{2}+2{,}0^{2}}=2{,}83 m/s ; la composante verticale vaut −0,75-0{,}75 m/s. L'angle sous l'horizontale est arctan⁡0,752,83=14,9∘\arctan\dfrac{0{,}75}{2{,}83}=14{,}9^{\circ}. On ne prend PAS l'arctangente de vzvx\dfrac{v_{z}}{v_{x}} : l'horizontale a deux composantes, et il faut les réunir avant de comparer à la verticale.

Exercice 3 : Du vecteur position au vecteur accélération, en trois dimensions

La position d'un petit hélicoptère téléguidé est donnée par r⃗(t)=(4,0t−0,50t2) ı⃗+(1,5t2) ȷ⃗+(8,0−0,20t3) k⃗\vec{r}(t)=(4{,}0t-0{,}50t^{2})\,\vec{\imath}+(1{,}5t^{2})\,\vec{\jmath}+(8{,}0-0{,}20t^{3})\,\vec{k}, où les composantes sont en mètres et tt en secondes, avec k⃗\vec{k} vers le haut.

  • a) Déterminez v⃗(t)\vec{v}(t) et a⃗(t)\vec{a}(t). Le mouvement est-il uniformément accéléré ?
  • b) Calculez le vecteur vitesse et son module à t=2,0t=2{,}0 s.
  • c) À quel instant la composante vxv_{x} s'annule-t-elle ? Que vaut alors le module de l'accélération ?
  • d) À t=2,0t=2{,}0 s, calculez le produit scalaire v⃗⋅a⃗\vec{v}\cdot\vec{a} et l'angle entre v⃗\vec{v} et a⃗\vec{a}.
  • e) À cet instant, le module de la vitesse augmente-t-il ou diminue-t-il ? Calculez l'accélération tangentielle.

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Réponses

  • a) v⃗=(4,0−t) ı⃗+3,0t ȷ⃗−0,60t2 k⃗\vec{v}=(4{,}0-t)\,\vec{\imath}+3{,}0t\,\vec{\jmath}-0{,}60t^{2}\,\vec{k} ; a⃗=−1,0 ı⃗+3,0 ȷ⃗−1,2t k⃗\vec{a}=-1{,}0\,\vec{\imath}+3{,}0\,\vec{\jmath}-1{,}2t\,\vec{k} : pas un MUA
  • b) v⃗(2)=(2,0 ; 6,0 ; −2,4)\vec{v}(2)=(2{,}0\,;\,6{,}0\,;\,-2{,}4) m/s, module 6,766{,}76 m/s
  • c) t=4,0t=4{,}0 s ; ∣a⃗∣=5,75|\vec{a}|=5{,}75 m/s²
  • d) v⃗⋅a⃗=21,8\vec{v}\cdot\vec{a}=21{,}8 m²/s³ ; angle 35,9∘35{,}9^{\circ}
  • e) Il augmente ; at=3,22a_{t}=3{,}22 m/s²

a) On dérive CHAQUE composante séparément, comme trois mouvements rectilignes indépendants : v⃗(t)=(4,0−1,0t) ı⃗+3,0t ȷ⃗−0,60t2 k⃗\vec{v}(t)=(4{,}0-1{,}0t)\,\vec{\imath}+3{,}0t\,\vec{\jmath}-0{,}60t^{2}\,\vec{k} m/s, puis a⃗(t)=−1,0 ı⃗+3,0 ȷ⃗−1,2t k⃗\vec{a}(t)=-1{,}0\,\vec{\imath}+3{,}0\,\vec{\jmath}-1{,}2t\,\vec{k} m/s². Les composantes en xx et en yy de l'accélération sont constantes, mais pas celle en zz, qui dépend de tt : le mouvement n'est PAS uniformément accéléré, et les équations du MUA sont interdites ici. Il suffit d'UNE composante variable pour tout invalider, parce que le vecteur accélération change alors.

b) v⃗(2,0)=(4,0−2,0 ; 6,0 ; −0,60×4,0)=(2,0 ; 6,0 ; −2,4)\vec{v}(2{,}0)=(4{,}0-2{,}0\,;\,6{,}0\,;\,-0{,}60\times 4{,}0)=(2{,}0\,;\,6{,}0\,;\,-2{,}4) m/s et ∣v⃗∣=4,0+36+5,76=6,76|\vec{v}|=\sqrt{4{,}0+36+5{,}76}=6{,}76 m/s.

c) vx=4,0−t=0v_{x}=4{,}0-t=0 pour t=4,0t=4{,}0 s. À cet instant, a⃗=(−1,0 ; 3,0 ; −4,8)\vec{a}=(-1{,}0\,;\,3{,}0\,;\,-4{,}8) m/s² et ∣a⃗∣=1+9+23,04=5,75|\vec{a}|=\sqrt{1+9+23{,}04}=5{,}75 m/s². L'annulation de vxv_{x} ne dit RIEN de axa_{x}, qui reste −1,0-1{,}0 m/s² : une composante de vitesse nulle n'est pas une composante d'accélération nulle, exactement comme au sommet d'une trajectoire où vy=0v_{y}=0 mais ay=−ga_{y}=-g.

d) À t=2,0t=2{,}0 s, a⃗=(−1,0 ; 3,0 ; −2,4)\vec{a}=(-1{,}0\,;\,3{,}0\,;\,-2{,}4) m/s², de module 15,76=3,97\sqrt{15{,}76}=3{,}97 m/s². Produit scalaire : v⃗⋅a⃗=(2,0)(−1,0)+(6,0)(3,0)+(−2,4)(−2,4)=−2,0+18+5,76=21,76\vec{v}\cdot\vec{a}=(2{,}0)(-1{,}0)+(6{,}0)(3{,}0)+(-2{,}4)(-2{,}4)=-2{,}0+18+5{,}76=21{,}76. Angle : cos⁡θ=21,766,765×3,970=0,810\cos\theta=\dfrac{21{,}76}{6{,}765\times 3{,}970}=0{,}810, d'où θ=35,9∘\theta=35{,}9^{\circ}.

e) L'angle est aigu, le produit scalaire positif : l'accélération a une composante DANS le sens de la vitesse, donc le module de la vitesse augmente. Cette composante est l'accélération tangentielle, at=v⃗⋅a⃗∣v⃗∣=21,766,765=3,22a_{t}=\dfrac{\vec{v}\cdot\vec{a}}{|\vec{v}|}=\dfrac{21{,}76}{6{,}765}=3{,}22 m/s² ; le reste de l'accélération, perpendiculaire à v⃗\vec{v}, courbe la trajectoire. C'est le critère qui revient dans toute la série : on ne juge pas si un objet accélère ou ralentit au signe d'une composante, mais au signe de v⃗⋅a⃗\vec{v}\cdot\vec{a}. Ici ax<0a_{x}<0, et pourtant l'hélicoptère va de plus en plus vite.

Exercice 4 : Lire l'angle entre la vitesse et l'accélération

Pour chacune des cinq situations, on donne la vitesse et l'accélération d'un objet au même instant, en composantes : v⃗\vec{v} en m/s et a⃗\vec{a} en m/s². Pour chacune, dites si le module de la vitesse augmente, diminue ou ne varie pas à cet instant, et si la direction de la vitesse est en train de changer. Deux points par situation.

  • a) v⃗=(3 ı⃗+4 ȷ⃗)\vec{v}=(3\,\vec{\imath}+4\,\vec{\jmath}) et a⃗=(6 ı⃗+8 ȷ⃗)\vec{a}=(6\,\vec{\imath}+8\,\vec{\jmath}).
  • b) v⃗=(3 ı⃗+4 ȷ⃗)\vec{v}=(3\,\vec{\imath}+4\,\vec{\jmath}) et a⃗=(−8 ı⃗+6 ȷ⃗)\vec{a}=(-8\,\vec{\imath}+6\,\vec{\jmath}).
  • c) v⃗=(3 ı⃗+4 ȷ⃗)\vec{v}=(3\,\vec{\imath}+4\,\vec{\jmath}) et a⃗=(−3 ı⃗−4 ȷ⃗)\vec{a}=(-3\,\vec{\imath}-4\,\vec{\jmath}).
  • d) v⃗=(3 ı⃗+4 ȷ⃗)\vec{v}=(3\,\vec{\imath}+4\,\vec{\jmath}) et a⃗=−10 ȷ⃗\vec{a}=-10\,\vec{\jmath}, une balle lancée vers le haut. Calculez aussi les accélérations tangentielle et normale.
  • e) v⃗=4 ı⃗\vec{v}=4\,\vec{\imath} et a⃗=(2 ı⃗+3 ȷ⃗)\vec{a}=(2\,\vec{\imath}+3\,\vec{\jmath}).

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Réponses

  • a) a⃗∥v⃗\vec{a}\parallel\vec{v}, même sens : le module augmente, la direction ne change pas
  • b) v⃗⋅a⃗=0\vec{v}\cdot\vec{a}=0 : le module ne varie pas à cet instant, la direction change
  • c) a⃗\vec{a} opposée à v⃗\vec{v} : le module diminue, la direction ne change pas
  • d) v⃗⋅a⃗=−40\vec{v}\cdot\vec{a}=-40 : le module diminue et la direction change ; at=−8a_{t}=-8 m/s², an=6a_{n}=6 m/s²
  • e) v⃗⋅a⃗=8>0\vec{v}\cdot\vec{a}=8>0 : le module augmente et la direction change

La méthode, une fois pour toutes. Le signe du produit scalaire v⃗⋅a⃗\vec{v}\cdot\vec{a} dit ce que fait le MODULE : positif il augmente, négatif il diminue, nul il est stationnaire à cet instant. La direction ne change pas seulement quand a⃗\vec{a} est PARALLÈLE à v⃗\vec{v}, ce qu'on teste en 2D avec vxay−vyax=0v_{x}a_{y}-v_{y}a_{x}=0. Toute composante de a⃗\vec{a} perpendiculaire à v⃗\vec{v} fait tourner la vitesse.

a) a⃗=2v⃗\vec{a}=2\vec{v} : les deux vecteurs sont parallèles et de même sens. v⃗⋅a⃗=18+32=50>0\vec{v}\cdot\vec{a}=18+32=50>0, le module augmente ; 3×8−4×6=03\times 8-4\times 6=0, la direction ne change pas. C'est un mouvement rectiligne qui accélère.

b) v⃗⋅a⃗=−24+24=0\vec{v}\cdot\vec{a}=-24+24=0 : l'accélération est entièrement PERPENDICULAIRE à la vitesse. Le module ne varie pas à cet instant, et toute l'accélération sert à tourner. C'est la situation du mouvement circulaire uniforme, où l'on accélère en permanence sans jamais aller plus vite. Le piège est de conclure « accélération non nulle, donc l'objet va plus vite ».

c) a⃗=−v⃗\vec{a}=-\vec{v} : parallèles, sens opposés. v⃗⋅a⃗=−25<0\vec{v}\cdot\vec{a}=-25<0, le module diminue, et la direction ne change pas tant que l'objet n'est pas arrêté. Une voiture qui freine en ligne droite.

d) v⃗⋅a⃗=0+4×(−10)=−40<0\vec{v}\cdot\vec{a}=0+4\times(-10)=-40<0 : le module diminue, la balle monte en perdant de la vitesse. Et 3×(−10)−4×0=−30≠03\times(-10)-4\times 0=-30\neq 0 : la direction change, la trajectoire se courbe vers le bas. Accélération tangentielle : at=v⃗⋅a⃗∣v⃗∣=−405=−8a_{t}=\dfrac{\vec{v}\cdot\vec{a}}{|\vec{v}|}=\dfrac{-40}{5}=-8 m/s², le signe moins disant « dans le sens contraire du mouvement ». Accélération normale : an=∣a⃗∣2−at2=100−64=6a_{n}=\sqrt{|\vec{a}|^{2}-a_{t}^{2}}=\sqrt{100-64}=6 m/s². Vérification par l'autre voie : an=∣vxay−vyax∣∣v⃗∣=305=6a_{n}=\dfrac{|v_{x}a_{y}-v_{y}a_{x}|}{|\vec{v}|}=\dfrac{30}{5}=6 m/s². La même gravité freine ET courbe, dans une proportion qui change à chaque instant du vol.

e) v⃗⋅a⃗=8+0=8>0\vec{v}\cdot\vec{a}=8+0=8>0, le module augmente ; 4×3−0×2=12≠04\times 3-0\times 2=12\neq 0, la direction change aussi. C'est le cas général : les deux effets en même temps. Seules les situations a), b) et c) sont « pures », et ce sont les trois cas d'école que tous les manuels dessinent.

Exercice 5 : Mouvement uniformément accéléré en notation vectorielle

Une rondelle glisse sur une table à coussin d'air inclinée, vue de dessus. À t=0t=0, elle se trouve en r⃗0=(2,0 ı⃗+6,0 ȷ⃗)\vec{r}_{0}=(2{,}0\,\vec{\imath}+6{,}0\,\vec{\jmath}) m avec la vitesse v⃗0=(3,0 ı⃗−4,0 ȷ⃗)\vec{v}_{0}=(3{,}0\,\vec{\imath}-4{,}0\,\vec{\jmath}) m/s. Elle subit une accélération CONSTANTE a⃗=(−1,0 ı⃗+2,0 ȷ⃗)\vec{a}=(-1{,}0\,\vec{\imath}+2{,}0\,\vec{\jmath}) m/s².

  • a) Écrivez x(t)x(t), y(t)y(t), vx(t)v_{x}(t) et vy(t)v_{y}(t), puis donnez la vitesse à t=1,0t=1{,}0 s.
  • b) À quel instant la coordonnée yy est-elle minimale ? Donnez alors la position de la rondelle.
  • c) Donnez la vitesse à cet instant. Le module de la vitesse est-il minimal à cet instant ?
  • d) À quel instant le module de la vitesse est-il minimal, et que vaut-il ?
  • e) À quel instant (autre que négatif) la rondelle croise-t-elle l'axe des yy, et quelle est alors sa coordonnée yy ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) x=2,0+3,0t−0,50t2x=2{,}0+3{,}0t-0{,}50t^{2}, y=6,0−4,0t+t2y=6{,}0-4{,}0t+t^{2} ; v⃗(1,0)=(2,0 ı⃗−2,0 ȷ⃗)\vec{v}(1{,}0)=(2{,}0\,\vec{\imath}-2{,}0\,\vec{\jmath}) m/s
  • b) t=2,0t=2{,}0 s, r⃗=(6,0 ı⃗+2,0 ȷ⃗)\vec{r}=(6{,}0\,\vec{\imath}+2{,}0\,\vec{\jmath}) m
  • c) v⃗=1,0 ı⃗\vec{v}=1{,}0\,\vec{\imath} m/s ; non, le module n'est pas minimal à cet instant
  • d) t=2,2t=2{,}2 s, ∣v⃗∣min=0,89|\vec{v}|_{min}=0{,}89 m/s
  • e) t=3+13=6,61t=3+\sqrt{13}=6{,}61 s, y=23,2y=23{,}2 m

a) L'accélération étant constante, chaque composante suit l'équation du MUA : x(t)=x0+v0xt+12axt2=2,0+3,0t−0,50t2x(t)=x_{0}+v_{0x}t+\frac{1}{2}a_{x}t^{2}=2{,}0+3{,}0t-0{,}50t^{2} et y(t)=6,0−4,0t+1,0t2y(t)=6{,}0-4{,}0t+1{,}0t^{2}, puis vx=3,0−1,0tv_{x}=3{,}0-1{,}0t et vy=−4,0+2,0tv_{y}=-4{,}0+2{,}0t. C'est l'équation vectorielle r⃗=r⃗0+v⃗0t+12a⃗t2\vec{r}=\vec{r}_{0}+\vec{v}_{0}t+\frac{1}{2}\vec{a}t^{2} écrite ligne par ligne. À t=1,0t=1{,}0 s : v⃗=(2,0 ; −2,0)\vec{v}=(2{,}0\,;\,-2{,}0) m/s. Le piège d'écriture est d'oublier le facteur 12\frac{1}{2} sur une seule des deux lignes.

b) yy est minimal quand vy=0v_{y}=0 : −4,0+2,0t=0-4{,}0+2{,}0t=0 donne t=2,0t=2{,}0 s. Alors y=6−8+4=2,0y=6-8+4=2{,}0 m et x=2+6−2=6,0x=2+6-2=6{,}0 m. On ne touche QU'À la ligne en yy : l'extremum d'une coordonnée ne regarde que sa propre composante de vitesse.

c) v⃗(2,0)=(1,0 ; 0)\vec{v}(2{,}0)=(1{,}0\,;\,0) m/s, de module 1,01{,}0 m/s. Le module n'est PAS minimal à cet instant, et c'est le piège de l'exercice. « yy minimal » et « vitesse minimale » sont deux questions différentes : la première annule vyv_{y}, la seconde demande que la vitesse soit perpendiculaire à l'accélération. À t=2,0t=2{,}0 s, v⃗⋅a⃗=(1)(−1)+(0)(2)=−1<0\vec{v}\cdot\vec{a}=(1)(-1)+(0)(2)=-1<0 : le module est encore en train de diminuer.

d) ∣v⃗∣2=(3−t)2+(2t−4)2=5t2−22t+25|\vec{v}|^{2}=(3-t)^{2}+(2t-4)^{2}=5t^{2}-22t+25, parabole minimale au sommet t=2210=2,2t=\dfrac{22}{10}=2{,}2 s. Alors ∣v⃗∣2=24,2−48,4+25=0,80|\vec{v}|^{2}=24{,}2-48{,}4+25=0{,}80 et ∣v⃗∣=0,89|\vec{v}|=0{,}89 m/s. Vérification par le critère de l'exercice 4 : v⃗(2,2)=(0,8 ; 0,4)\vec{v}(2{,}2)=(0{,}8\,;\,0{,}4) et v⃗⋅a⃗=−0,8+0,8=0\vec{v}\cdot\vec{a}=-0{,}8+0{,}8=0. La vitesse ne s'annule jamais : un MUA dont a⃗\vec{a} n'est pas parallèle à v⃗0\vec{v}_{0} ne peut pas s'arrêter.

e) Croiser l'axe des yy, c'est x=0x=0 : 2,0+3,0t−0,50t2=02{,}0+3{,}0t-0{,}50t^{2}=0, soit t2−6t−4=0t^{2}-6t-4=0 et t=3±13t=3\pm\sqrt{13}. La racine négative, −0,61-0{,}61 s, est antérieure au départ : on la rejette. Donc t=3+13=6,61t=3+\sqrt{13}=6{,}61 s. Pour yy, l'équation donne t2=6t+4t^{2}=6t+4, d'où y=6−4t+t2=2t+10=23,2y=6-4t+t^{2}=2t+10=23{,}2 m. La rondelle file d'abord vers la droite, s'arrête en xx à t=3,0t=3{,}0 s (où x=6,5x=6{,}5 m) puis repart vers la gauche en remontant : sa trajectoire est une parabole, dont l'axe est parallèle à a⃗\vec{a} et non vertical.

12345671234567t = 0y minimal, t = 2 st = 3 sx (m)y (m)

Partie B : problèmes et raisonnement (/50)

Exercice 6 : Une rafale sur un drone : additionner une variation de vitesse

Un drone de livraison vole horizontalement à 12,012{,}0 m/s vers le nord-est, soit à 45,0∘45{,}0^{\circ} au nord de l'est. Une rafale lui impose pendant 2,502{,}50 s une accélération constante de 3,203{,}20 m/s² orientée à 15,0∘15{,}0^{\circ} au sud de l'est. On prend xx vers l'est et yy vers le nord.

  • a) Quel angle l'accélération fait-elle avec la vitesse initiale ? Au début de la rafale, le module de la vitesse augmente-t-il ou diminue-t-il ?
  • b) Calculez la vitesse du drone à la fin de la rafale : composantes, module et orientation.
  • c) Calculez le déplacement du drone pendant la rafale : module et orientation.
  • d) Un camarade écrit « 12,0+3,20×2,50=20,012{,}0+3{,}20\times 2{,}50=20{,}0 m/s ». Quelle est son erreur ?
  • e) Quelle orientation l'accélération aurait-elle dû avoir pour que le drone garde son cap en passant à 20,020{,}0 m/s ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) 60,0∘60{,}0^{\circ}, angle aigu : le module augmente
  • b) v⃗=(16,2 ı⃗+6,41 ȷ⃗)\vec{v}=(16{,}2\,\vec{\imath}+6{,}41\,\vec{\jmath}) m/s, 17,417{,}4 m/s à 21,6∘21{,}6^{\circ} au nord de l'est
  • c) 36,136{,}1 m à 31,1∘31{,}1^{\circ} au nord de l'est
  • d) Il additionne des modules de vecteurs non parallèles ; la vraie vitesse finale vaut 17,417{,}4 m/s
  • e) À 45,0∘45{,}0^{\circ} au nord de l'est, parallèle à la vitesse

a) La vitesse pointe à +45,0∘+45{,}0^{\circ} de l'est, l'accélération à −15,0∘-15{,}0^{\circ} : l'angle entre elles vaut 45+15=60,0∘45+15=60{,}0^{\circ}. Il est aigu, donc v⃗⋅a⃗>0\vec{v}\cdot\vec{a}>0 et le module de la vitesse commence par augmenter. Mais il n'est pas nul : la rafale fait AUSSI tourner le drone vers l'est.

b) La relation du MUA vaut pour les vecteurs : v⃗=v⃗0+a⃗ Δt\vec{v}=\vec{v}_{0}+\vec{a}\,\Delta t. v⃗0=(12,0cos⁡45∘ ; 12,0sin⁡45∘)=(8,49 ; 8,49)\vec{v}_{0}=(12{,}0\cos 45^{\circ}\,;\,12{,}0\sin 45^{\circ})=(8{,}49\,;\,8{,}49) m/s. a⃗ Δt\vec{a}\,\Delta t a pour module 3,20×2,50=8,003{,}20\times 2{,}50=8{,}00 m/s, et pour composantes (8,00cos⁡15∘ ; −8,00sin⁡15∘)=(7,73 ; −2,07)(8{,}00\cos 15^{\circ}\,;\,-8{,}00\sin 15^{\circ})=(7{,}73\,;\,-2{,}07) m/s, avec le signe moins du « sud ». Somme : v⃗=(16,21 ; 6,41)\vec{v}=(16{,}21\,;\,6{,}41) m/s, de module 16,212+6,412=17,4\sqrt{16{,}21^{2}+6{,}41^{2}}=17{,}4 m/s, orienté à arctan⁡6,4116,21=21,6∘\arctan\dfrac{6{,}41}{16{,}21}=21{,}6^{\circ} au nord de l'est. La figure du corrigé montre le triangle : a⃗ Δt\vec{a}\,\Delta t se pose au bout de v⃗0\vec{v}_{0}.

c) Δr⃗=v⃗0 t+12a⃗ t2\Delta\vec{r}=\vec{v}_{0}\,t+\frac{1}{2}\vec{a}\,t^{2}. Premier terme : (8,485×2,50 ; 8,485×2,50)=(21,21 ; 21,21)(8{,}485\times 2{,}50\,;\,8{,}485\times 2{,}50)=(21{,}21\,;\,21{,}21) m. Second terme, de module 12×3,20×2,502=10,0\frac{1}{2}\times 3{,}20\times 2{,}50^{2}=10{,}0 m à −15∘-15^{\circ} : (9,66 ; −2,59)(9{,}66\,;\,-2{,}59) m. Total (30,87 ; 18,63)(30{,}87\,;\,18{,}63) m, soit 36,136{,}1 m à 31,1∘31{,}1^{\circ} au nord de l'est. L'orientation du déplacement, 31,1∘31{,}1^{\circ}, se situe entre celle de départ, 45∘45^{\circ}, et celle d'arrivée, 21,6∘21{,}6^{\circ} : c'est cohérent avec une trajectoire qui tourne progressivement.

d) Il additionne les MODULES comme si les deux vecteurs étaient parallèles. Ce n'est vrai que si l'accélération a la direction de la vitesse ; ici elles font 60∘60^{\circ} et une partie de a⃗ Δt\vec{a}\,\Delta t sert à tourner au lieu d'accélérer. La vraie réponse, 17,417{,}4 m/s, est plus petite que 20,020{,}0 m/s, et elle le sera toujours : le côté d'un triangle est plus court que la somme des deux autres.

e) Pour que la direction reste celle de v⃗0\vec{v}_{0}, il faut a⃗\vec{a} PARALLÈLE à v⃗0\vec{v}_{0} et de même sens, donc à 45,0∘45{,}0^{\circ} au nord de l'est. Alors seulement les modules s'additionnent : 12,0+3,20×2,50=20,012{,}0+3{,}20\times 2{,}50=20{,}0 m/s. Le calcul du camarade était juste, mais pour une autre rafale.

v0a Δtv finale

Exercice 7 : Le tir horizontal : une bille quitte le bord d'une table

Une bille roule sur une table horizontale de hauteur 0,9200{,}920 m et quitte le bord. Elle touche le sol à 1,151{,}15 m du pied du bord de la table, mesuré horizontalement. On néglige la résistance de l'air et on prend g=9,80g=9{,}80 m/s².

0,920 m1,15 m
  • a) Combien de temps la bille met-elle à tomber ?
  • b) Quelle était sa vitesse au moment de quitter la table ?
  • c) Calculez le module de sa vitesse juste avant l'impact et l'angle qu'elle fait sous l'horizontale.
  • d) On veut que la bille tombe dans un gobelet de 0,1200{,}120 m de hauteur posé au sol. À quelle distance horizontale du bord faut-il placer l'ouverture du gobelet ?
  • e) Au moment où la bille quitte la table, une seconde bille est lâchée sans vitesse depuis la même hauteur. Laquelle touche le sol la première ?

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b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) t=0,433t=0{,}433 s
  • b) v0=2,65v_{0}=2{,}65 m/s, horizontale
  • c) 5,015{,}01 m/s à 58,0∘58{,}0^{\circ} sous l'horizontale
  • d) 1,071{,}07 m du bord
  • e) Les deux en même temps, après 0,4330{,}433 s

a) Le tir horizontal est le cas le plus simple du projectile, parce que v0y=0v_{0y}=0 : la bille commence sa chute verticale EXACTEMENT comme si on l'avait lâchée. Avec l'axe yy vers le bas pour cette question, 0,920=12(9,80)t20{,}920=\frac{1}{2}(9{,}80)t^{2} donne t=2×0,9209,80=0,433t=\sqrt{\dfrac{2\times 0{,}920}{9{,}80}}=0{,}433 s. La vitesse horizontale n'intervient pas du tout : c'est le réflexe à prendre, la hauteur seule fixe la durée de chute d'un tir horizontal.

b) Horizontalement, le mouvement est uniforme : v0=Δxt=1,150,4333=2,65v_{0}=\dfrac{\Delta x}{t}=\dfrac{1{,}15}{0{,}4333}=2{,}65 m/s. C'est un problème INVERSE, la portée est donnée et on remonte à la vitesse ; il se traite dans le même ordre, le temps d'abord par la verticale, la vitesse ensuite par l'horizontale.

c) À l'impact, vx=2,65v_{x}=2{,}65 m/s, inchangée, et vy=gt=9,80×0,4333=4,25v_{y}=gt=9{,}80\times 0{,}4333=4{,}25 m/s vers le bas. Module : 2,6542+4,2462=5,01\sqrt{2{,}654^{2}+4{,}246^{2}}=5{,}01 m/s. Angle sous l'horizontale : arctan⁡4,2462,654=58,0∘\arctan\dfrac{4{,}246}{2{,}654}=58{,}0^{\circ}. Autre voie pour le module, par l'énergie qu'on verra plus tard : v2=v02+2gh=7,04+18,03v^{2}=v_{0}^{2}+2gh=7{,}04+18{,}03, même résultat.

d) L'ouverture du gobelet est à 0,1200{,}120 m du sol : la bille n'a donc que 0,920−0,120=0,8000{,}920-0{,}120=0{,}800 m à descendre. Durée : 2×0,8009,80=0,404\sqrt{\dfrac{2\times 0{,}800}{9{,}80}}=0{,}404 s, et distance 2,654×0,4041=1,072{,}654\times 0{,}4041=1{,}07 m. Le piège est de calculer 1,151{,}15 m moins quelque chose proportionnel à 0,120{,}12 : la trajectoire est une PARABOLE, pas une droite, et la dernière portion de chute est la plus rapide. On refait le calcul du temps avec la bonne hauteur.

e) Elles touchent le sol EN MÊME TEMPS. Verticalement, les deux billes partent avec v0y=0v_{0y}=0 et subissent la même accélération gg : leurs mouvements verticaux sont identiques, et le mouvement horizontal de la première n'y change rien. C'est l'indépendance des composantes, le fil de toute la série, vue dans sa forme la plus nue.

Exercice 8 : Cinq affirmations à corriger

Chacune des affirmations suivantes est fausse, ou fausse par un détail décisif. Choisissez l'énoncé correct ou donnez la valeur demandée. On néglige la résistance de l'air et on prend g=9,80g=9{,}80 m/s². Deux points chacune.

  • a) « À l'instant où sa vitesse vaut (3,0 ı⃗+1,0 ȷ⃗)(3{,}0\,\vec{\imath}+1{,}0\,\vec{\jmath}) m/s, une balle lancée est à son sommet, puisque sa vitesse est presque horizontale. » Combien de temps lui faut-il encore pour atteindre le sommet ?
  • b) « Au sommet de sa trajectoire, un projectile a une vitesse nulle et une accélération nulle. »
  • c) « Si le module de la vitesse reste constant, l'accélération est nulle. »
  • d) « Entre deux instants, la vitesse moyenne vaut toujours v⃗i+v⃗f2\dfrac{\vec{v}_{i}+\vec{v}_{f}}{2}. »
  • e) « Un colis lâché d'un avion qui vole horizontalement à vitesse constante tombe derrière l'avion. »

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a)
b)
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Réponses

  • a) Elle monte encore : sommet atteint dans 0,100{,}10 s, quand vy=0v_{y}=0
  • b) Au sommet, v⃗=v0x ı⃗\vec{v}=v_{0x}\,\vec{\imath} et a⃗=−g ȷ⃗\vec{a}=-g\,\vec{\jmath}, aucune des deux n'est nulle
  • c) L'accélération peut être perpendiculaire à la vitesse : elle change alors la direction seule
  • d) Vrai seulement si l'accélération est constante
  • e) Il reste à la verticale de l'avion pendant toute sa chute

a) Le sommet se reconnaît à vy=0v_{y}=0, pas à une vitesse « presque horizontale ». Ici vy=+1,0v_{y}=+1{,}0 m/s : la balle MONTE encore. Elle atteint le sommet quand 1,0−9,80 t=01{,}0-9{,}80\,t=0, soit dans t=0,10t=0{,}10 s, après être montée encore de 1,022×9,80=5,1\dfrac{1{,}0^{2}}{2\times 9{,}80}=5{,}1 cm. Un angle de 18∘18^{\circ} au-dessus de l'horizontale reste un angle de montée.

b) Au sommet, seule la composante VERTICALE de la vitesse s'annule ; la composante horizontale v0xv_{0x} n'a jamais changé, donc v⃗=v0x ı⃗\vec{v}=v_{0x}\,\vec{\imath}. Et l'accélération vaut −g ȷ⃗-g\,\vec{\jmath} pendant tout le vol, sommet compris : si elle s'annulait au sommet, la balle y resterait suspendue. Seul un lancer parfaitement vertical a une vitesse nulle au sommet, et même lui garde a⃗=−g ȷ⃗\vec{a}=-g\,\vec{\jmath}.

c) L'accélération mesure le changement du VECTEUR vitesse, direction comprise. Une accélération perpendiculaire à la vitesse la fait tourner sans changer son module : c'est le mouvement circulaire uniforme, et c'est la situation b) de l'exercice 4. Module constant veut dire v⃗⋅a⃗=0\vec{v}\cdot\vec{a}=0, pas a⃗=0⃗\vec{a}=\vec{0}.

d) La relation v⃗moy=v⃗i+v⃗f2\vec{v}_{moy}=\dfrac{\vec{v}_{i}+\vec{v}_{f}}{2} est une conséquence du MUA et ne vaut que si l'accélération est CONSTANTE. L'exercice 2 en donne un contre-exemple chiffré : (0 ; 5 ; 0)(0\,;\,5\,;\,0) m/s d'un côté, (2 ; 2 ; −0,75)(2\,;\,2\,;\,-0{,}75) m/s de l'autre. La définition qui vaut toujours est Δr⃗Δt\dfrac{\Delta\vec{r}}{\Delta t}.

e) Au moment où il est lâché, le colis a la vitesse horizontale de l'avion, et plus rien ne la modifie horizontalement. Colis et avion avancent donc de la même distance à chaque instant : le colis reste à la verticale de l'avion et tombe sous lui. L'intuition « il tombe derrière » vient de la résistance de l'air, qui freine le colis et que l'énoncé exclut ; c'est aussi l'erreur d'Aristote, qui pensait qu'un mouvement cesse dès qu'on cesse de le pousser.

Exercice 9 : Lire le graphique de la vitesse d'un ballon en vol

Un gardien de but dégage le ballon depuis le sol, sur un terrain horizontal. Un capteur logé dans le ballon enregistre le MODULE de sa vitesse pendant tout le vol ; le graphique ci-dessous en est le relevé, jusqu'au retour au sol. On néglige la résistance de l'air et on prend g=9,80g=9{,}80 m/s².

0.511.522.533.544.551015202530t (s)|v| (m/s)
  • a) Lisez sur le graphique la vitesse initiale et la vitesse minimale. Déduisez-en v0xv_{0x}, v0yv_{0y} et l'angle de tir.
  • b) Calculez le temps de vol et la portée du dégagement.
  • c) Calculez la hauteur maximale atteinte par le ballon.
  • d) Pourquoi la courbe ne descend-elle jamais jusqu'à zéro, et pourquoi est-elle symétrique ?
  • e) Le même gardien dégage un second ballon à la même vitesse initiale, mais à 30,0∘30{,}0^{\circ}. Que vaudrait le minimum de sa courbe ?

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a)
b)
c)
d)
e)
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Réponses

  • a) v0=25v_{0}=25 m/s, minimum 1515 m/s ; v0x=15v_{0x}=15 m/s, v0y=20v_{0y}=20 m/s, angle 53,1∘53{,}1^{\circ}
  • b) Temps de vol 4,084{,}08 s, portée 61,261{,}2 m
  • c) hmax=20,4h_{max}=20{,}4 m
  • d) Le minimum vaut v0xv_{0x}, jamais nul ; la courbe est symétrique parce que le ballon retombe à sa hauteur de départ
  • e) 25cos⁡30∘=21,725\cos 30^{\circ}=21{,}7 m/s

a) Le graphique part de 2525 m/s, c'est v0v_{0}. Son minimum vaut 1515 m/s. Or, pendant le vol, ∣v⃗∣=vx2+vy2|\vec{v}|=\sqrt{v_{x}^{2}+v_{y}^{2}} avec vxv_{x} CONSTANTE : le module est minimal quand vy=0v_{y}=0, c'est-à-dire au sommet, et il vaut alors vxv_{x}. Donc v0x=15v_{0x}=15 m/s, puis v0y=252−152=20v_{0y}=\sqrt{25^{2}-15^{2}}=20 m/s et l'angle de tir arctan⁡2015=53,1∘\arctan\dfrac{20}{15}=53{,}1^{\circ}. Tout le problème tient dans cette lecture : le minimum d'une courbe de vitesse d'un projectile, c'est sa composante horizontale.

b) Le sommet est atteint quand vy=20−9,80 t=0v_{y}=20-9{,}80\,t=0, soit à 2,042{,}04 s ; on le voit sur le graphique au creux de la courbe. Sur terrain horizontal, la descente dure autant que la montée : temps de vol 2×209,80=4,08\dfrac{2\times 20}{9{,}80}=4{,}08 s, qui est aussi l'instant où la courbe s'arrête. Portée : 15×4,08=61,215\times 4{,}08=61{,}2 m.

c) hmax=v0y22g=20219,6=20,4h_{max}=\dfrac{v_{0y}^{2}}{2g}=\dfrac{20^{2}}{19{,}6}=20{,}4 m. On aurait tort d'utiliser v0=25v_{0}=25 m/s dans cette formule : 25219,6=31,9\dfrac{25^{2}}{19{,}6}=31{,}9 m serait la hauteur d'un tir VERTICAL. Seule la composante verticale travaille contre la gravité.

d) La courbe ne touche jamais zéro parce que vx=15v_{x}=15 m/s ne change pas : même au sommet, le ballon avance. Elle est arrondie en bas, et non en V, pour la même raison, la racine d'une somme de carrés adoucit le passage de vyv_{y} par zéro. Elle est symétrique autour de 2,042{,}04 s parce que vyv_{y} prend des valeurs opposées à des instants symétriques, et que le carré efface le signe ; le ballon retombe avec la vitesse de départ, 2525 m/s, parce qu'il retombe à la hauteur de départ.

e) Le minimum est la composante horizontale : 25cos⁡30,0∘=21,725\cos 30{,}0^{\circ}=21{,}7 m/s. Plus le tir est rasant, plus la courbe est plate ; à 90∘90^{\circ}, elle deviendrait un V qui touche zéro au sommet, seul cas où le module de la vitesse s'annule en vol.

Exercice 10 : Arrimage à une station spatiale : choisir l'accélération

Une navette de ravitaillement automatique approche une station spatiale. Dans le repère de la station, placée à l'origine, la navette se trouve à t=0t=0 en r⃗0=(−600 ı⃗+300 ȷ⃗+150 k⃗)\vec{r}_{0}=(-600\,\vec{\imath}+300\,\vec{\jmath}+150\,\vec{k}) m avec la vitesse v⃗0=(20 ı⃗−10 ȷ⃗−5,0 k⃗)\vec{v}_{0}=(20\,\vec{\imath}-10\,\vec{\jmath}-5{,}0\,\vec{k}) m/s. Ses propulseurs peuvent lui donner une accélération constante quelconque. On néglige les effets orbitaux sur la courte durée de l'approche.

Le but est d'arriver sur la station, à l'origine, avec une vitesse nulle.

  • a) Avec une accélération constante, montrez qu'arriver à l'origine à vitesse nulle exige r⃗0=−T2 v⃗0\vec{r}_{0}=-\dfrac{T}{2}\,\vec{v}_{0}, où TT est la durée de l'approche. Vérifiez que c'est possible ici et donnez TT.
  • b) Calculez l'accélération à programmer : composantes et module.
  • c) Où est la navette à mi-parcours en temps, t=30t=30 s ? Quelle fraction de la distance initiale lui reste-t-il ?
  • d) Le programme contient une erreur et applique a⃗=(−0,40 ı⃗+0,20 ȷ⃗+0,10 k⃗)\vec{a}=(-0{,}40\,\vec{\imath}+0{,}20\,\vec{\jmath}+0{,}10\,\vec{k}) m/s². À quel instant la navette s'immobilise-t-elle, et à quelle distance de la station ?
  • e) Pourquoi la trajectoire est-elle rectiligne dans les deux cas ?

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e)
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Réponses

  • a) r⃗0=−30 v⃗0\vec{r}_{0}=-30\,\vec{v}_{0}, donc T=60T=60 s
  • b) a⃗=(−0,333 ı⃗+0,167 ȷ⃗+0,0833 k⃗)\vec{a}=(-0{,}333\,\vec{\imath}+0{,}167\,\vec{\jmath}+0{,}0833\,\vec{k}) m/s², module 0,3820{,}382 m/s²
  • c) r⃗=(−150 ı⃗+75 ȷ⃗+37,5 k⃗)\vec{r}=(-150\,\vec{\imath}+75\,\vec{\jmath}+37{,}5\,\vec{k}) m, soit 172172 m : le quart de 687687 m
  • d) Arrêt à t=50t=50 s, à 115115 m de la station
  • e) a⃗\vec{a} est parallèle à v⃗0\vec{v}_{0} : rien ne fait tourner la vitesse

a) Arriver à vitesse nulle au bout de TT : v⃗0+a⃗ T=0⃗\vec{v}_{0}+\vec{a}\,T=\vec{0}, donc a⃗=−v⃗0T\vec{a}=-\dfrac{\vec{v}_{0}}{T}. Arriver à l'origine : r⃗0+v⃗0T+12a⃗ T2=0⃗\vec{r}_{0}+\vec{v}_{0}T+\frac{1}{2}\vec{a}\,T^{2}=\vec{0}. En remplaçant a⃗\vec{a} : r⃗0+v⃗0T−12v⃗0T=0⃗\vec{r}_{0}+\vec{v}_{0}T-\frac{1}{2}\vec{v}_{0}T=\vec{0}, soit r⃗0=−T2 v⃗0\vec{r}_{0}=-\dfrac{T}{2}\,\vec{v}_{0}. La condition est VECTORIELLE : la position initiale doit être exactement opposée à la vitesse, composante par composante, avec le même facteur. Ici −60020=300−10=150−5=−30\dfrac{-600}{20}=\dfrac{300}{-10}=\dfrac{150}{-5}=-30 : c'est le cas, et T2=30\dfrac{T}{2}=30 s, donc T=60T=60 s. Si les trois rapports avaient différé, aucune accélération constante n'aurait suffi.

b) a⃗=−v⃗060=(−0,333 ; 0,167 ; 0,0833)\vec{a}=-\dfrac{\vec{v}_{0}}{60}=(-0{,}333\,;\,0{,}167\,;\,0{,}0833) m/s². Module : ∣v⃗0∣60=400+100+2560=22,960=0,382\dfrac{|\vec{v}_{0}|}{60}=\dfrac{\sqrt{400+100+25}}{60}=\dfrac{22{,}9}{60}=0{,}382 m/s². Une accélération modeste, moins d'un vingtième de gg, et pourtant elle arrête une navette qui file à plus de 8080 km/h.

c) r⃗(30)=r⃗0+30 v⃗0+12a⃗ (30)2\vec{r}(30)=\vec{r}_{0}+30\,\vec{v}_{0}+\frac{1}{2}\vec{a}\,(30)^{2} ; composante en xx : −600+600−150=−150-600+600-150=-150 m, et de même (−150 ; 75 ; 37,5)(-150\,;\,75\,;\,37{,}5) m. Distance : 1502+752+37,52=172\sqrt{150^{2}+75^{2}+37{,}5^{2}}=172 m, contre ∣r⃗0∣=687|\vec{r}_{0}|=687 m au départ : il reste exactement le QUART du trajet alors que la moitié du temps est écoulée. C'est la signature d'un freinage uniforme : la navette parcourt les trois quarts du chemin pendant la première moitié, quand elle va encore vite. Un pilote qui jugerait sa progression « à mi-temps, mi-chemin » croirait à tort être en retard.

d) L'accélération fautive vaut −v⃗050-\dfrac{\vec{v}_{0}}{50} : toujours opposée à v⃗0\vec{v}_{0}, mais 2020 % trop forte. La vitesse s'annule quand v⃗0+a⃗ t=0⃗\vec{v}_{0}+\vec{a}\,t=\vec{0}, à t=50t=50 s. Position : r⃗0+50 v⃗0+12a⃗ (50)2\vec{r}_{0}+50\,\vec{v}_{0}+\frac{1}{2}\vec{a}\,(50)^{2}, soit en xx −600+1000−500=−100-600+1000-500=-100 m, et (−100 ; 50 ; 25)(-100\,;\,50\,;\,25) m, à 13 125=115\sqrt{13\,125}=115 m de la station. Et l'accélération ne s'arrête pas avec la vitesse : si les propulseurs restent allumés, la navette REPART en arrière. S'arrêter n'est pas arriver ; il faut les deux conditions de a).

e) Dans les deux cas, a⃗\vec{a} est parallèle à v⃗0\vec{v}_{0}. L'accélération ne fait alors que changer le module de la vitesse, jamais sa direction : la navette reste sur la droite qui passe par r⃗0\vec{r}_{0} et dirigée selon v⃗0\vec{v}_{0}, qui passe par l'origine parce que r⃗0\vec{r}_{0} est lui-même parallèle à v⃗0\vec{v}_{0}. C'est la situation a) ou c) de l'exercice 4, en trois dimensions.

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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/physique-sn1-cinematique-vectorielle. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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