Ondes et physique moderne 203-SN3-RE (ancien 203-NYC) • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal

Fiche de révision : le son et les ondes stationnaires (203-SN3-RE, ancien 203-NYC)

Le son introduit deux outils qui ne se manipulent pas comme le reste de la physique : une échelle logarithmique, où les grandeurs ne s'additionnent plus, et les ondes stationnaires, où la seule question qui compte est de savoir quelles extrémités imposent un nœud.

Cette fiche rassemble ce qui coûte réellement des points en évaluation : les décibels additionnés, la décroissance en carré de la distance, les harmoniques impairs du tuyau fermé, les deux formules de Doppler qui ne sont pas symétriques, et les battements pris pour une somme.

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Le fil du chapitre

Rien ne s'additionne dans ce chapitre : ni les décibels, qui sont des logarithmes, ni les fréquences des battements, qui se soustraient, ni les ondes qui se superposent et dont il ne reste que des nœuds. Tout se décide sur des rapports et sur les extrémités.

Ce chapitre fait partie de Ondes et physique moderne 203-SN3-RE (ancien 203-NYC)
Pour s'entraîner Les exercices corrigés de ce chapitre, 10 exercices

Avant ce chapitre

Cette fiche suppose ces notions acquises. Si une méthode ci-dessous reste opaque, c'est presque toujours l'une d'elles qui manque, pas la fiche.

Remonter plus loin : la chaîne complète (10 chapitres, les plus proches) ↓

Le chemin de remédiation, du plus ancien au plus proche. Un élève qui reprend ce chapitre de zéro le reprend dans cet ordre.

  1. 1 Les fonctions quadratiques Secondaire 5, Mathématiques
  2. 2 Les paramètres des fonctions Secondaire 5, Mathématiques
  3. 3 Le cercle trigonométrique Secondaire 5, Mathématiques
  4. 4 Les fonctions trigonométriques Secondaire 5, Mathématiques
  5. 5 Dynamique et les lois de Newton Secondaire 5
  6. 6 Transformation de l'énergie Secondaire 5
  7. 7 Cinématique en une et deux dimensions Mécanique 203-SN1-RE (ancien 203-NYA)
  8. 8 Dynamique : lois de Newton et frottement Mécanique 203-SN1-RE (ancien 203-NYA)
  9. 9 Travail, énergie et puissance Mécanique 203-SN1-RE (ancien 203-NYA)
  10. 10 MHS et ondes mécaniques

L'essentiel

Intensité et décibels : une échelle qui n'additionne pas

  • • Vitesse du son dans l'air : environ 343343 m/s à 20 ∘20\,^{\circ}C, et v≈331+0,6 Tv\approx 331+0{,}6\,T avec TT en degrés Celsius. Toujours λ=vf\lambda=\dfrac{v}{f}.
  • • Source ponctuelle : I=P4πr2I=\dfrac{P}{4\pi r^{2}} en W/m2^{2}, donc décroissance en 1r2\dfrac{1}{r^{2}}.
  • • Niveau sonore : β=10log⁡II0\beta=10\log\dfrac{I}{I_{0}} avec I0=10−12I_{0}=10^{-12} W/m2^{2}. Les décibels ne s'additionnent JAMAIS : ce sont les intensités qui s'additionnent.
  • • Deux règles qui dispensent de calculer : doubler l'intensité ajoute 33 dB; doubler la distance retire 66 dB.
  • • ΔPmax=ρvωsmax\Delta P_{max}=\rho v\omega s_{max} et I=ΔPmax22ρvI=\dfrac{\Delta P_{max}^{2}}{2\rho v}. Déplacement et pression sont en QUADRATURE : un nœud de déplacement est un ventre de pression.
2468101214165055606570758085r (m)niveau (dB)
Les quatre points marqués sont à 11, 22, 44 et 88 m : à chaque doublement, le niveau perd exactement 66 dB, jamais la moitié de sa valeur.

Deux haut-parleurs de 6060 dB chacun donnent 6363 dB, pas 120120 dB. Pour gagner 1010 dB, il faut DIX fois plus de puissance, et c'est pourquoi un ampli deux fois plus puissant s'entend à peine.

Ondes stationnaires : tout se décide aux extrémités

  • • Superposition : Asin⁡(kx−ωt)+Asin⁡(kx+ωt)=2Asin⁡(kx)cos⁡(ωt)A\sin(kx-\omega t)+A\sin(kx+\omega t)=2A\sin(kx)\cos(\omega t). L'espace et le temps sont SÉPARÉS : rien n'avance, et aucune énergie n'est transportée.
  • • Les nœuds sont espacés de λ2\dfrac{\lambda}{2}, jamais de λ\lambda; les ventres sont à mi-chemin entre deux nœuds.
  • • Corde fixée aux deux bouts, ou tuyau OUVERT aux deux bouts : L=nλn2L=n\dfrac{\lambda_{n}}{2}, donc fn=nv2Lf_{n}=n\dfrac{v}{2L}, avec TOUS les entiers nn.
  • • Tuyau FERMÉ à une extrémité : nœud au bout fermé, ventre au bout ouvert, L=nλn4L=n\dfrac{\lambda_{n}}{4} et fn=nv4Lf_{n}=n\dfrac{v}{4L} avec nn IMPAIR seulement. Son fondamental est une octave plus bas que celui du tuyau ouvert de même longueur.
  • • Réflexion INVERSÉE sur une extrémité fixe, non inversée sur une extrémité libre.
ouvert : λ₁ = 2Lfermé : λ₁ = 4Lnœud au milieunœud au bout fermé
Le tuyau ouvert loge une DEMI longueur d'onde, le tuyau fermé n'en loge qu'un QUART : à longueur égale, le fermé sonne une octave plus bas.

Un tuyau se traite en deux secondes : on regarde ses deux bouts, on place un nœud sur chaque bout fermé et un ventre sur chaque bout ouvert, et la longueur d'onde du fondamental se lit sur le dessin.

Corde vibrante : les modes propres

  • • Une corde fixée à ses deux bouts porte un nœud à chaque extrémité : le mode nn compte nn ventres et n+1n+1 nœuds, extrémités comprises.
  • • λn=2Ln\lambda_{n}=\dfrac{2L}{n} et fn=nv2Lf_{n}=n\dfrac{v}{2L}, avec v=Fμv=\sqrt{\dfrac{F}{\mu}} : tendre la corde monte toutes ses fréquences propres.
  • • Diviser la longueur vibrante par deux double le fondamental : c'est l'octave de la douzième frette.
n = 11 ventre, 2 nœudsn = 22 ventres, 3 nœudsn = 33 ventres, 4 nœuds
Le mode nn loge nn ventres entre n+1n+1 nœuds, extrémités comprises : λn=2Ln\lambda_{n}=\dfrac{2L}{n} et fn=nf1f_{n}=nf_{1}.

Doppler, battements et onde de choc

  • • Source mobile, observateur fixe : f′=fvv∓vsf'=f\dfrac{v}{v\mp v_{s}}, le signe moins à l'APPROCHE, ce qui monte la fréquence.
  • • Observateur mobile, source fixe : f′=fv±vovf'=f\dfrac{v\pm v_{o}}{v}, le signe plus à l'approche. Les deux cas ne sont PAS symétriques : c'est l'air qui sert de référence.
  • • Battements : deux sons voisins donnent une intensité qui pulse à fbatt=∣f1−f2∣f_{batt}=|f_{1}-f_{2}|, autour de la hauteur MOYENNE.
  • • Interférence de deux sources en phase : constructive si la différence de marche vaut nλn\lambda, destructive si elle vaut (n+12)λ\left(n+\dfrac{1}{2}\right)\lambda; en champ lointain Δ=dsin⁡θ\Delta=d\sin\theta.
  • • Régime supersonique : M=vavionvsonM=\dfrac{v_{avion}}{v_{son}} et le cône de choc vérifie sin⁡θ=1M\sin\theta=\dfrac{1}{M}.
source mobile :λ plus courte devantobservateur mobile :λ intacte, croisée plus vite
À gauche, la source avance et resserre ses fronts devant elle : la longueur d'onde y est plus courte. À droite, les fronts sont intacts et c'est l'observateur qui les croise plus souvent.

Le bang supersonique n'est pas un événement unique au franchissement de Mach 1 : le cône accompagne l'avion en permanence et balaie le sol tout au long de son vol.

Deux sources en phase : la différence de marche décide

  • • En un point PP, la différence de marche vaut Δ=∣S2P−S1P∣\Delta=|S_{2}P-S_{1}P| : pour deux sources en phase, elle décide seule.
  • • Constructive si Δ=nλ\Delta=n\lambda, destructive si Δ=(n+12)λ\Delta=\left(n+\dfrac{1}{2}\right)\lambda ; loin des sources, Δ≈dsin⁡θ\Delta\approx d\sin\theta.
  • • Comme Δ≤d\Delta\le d, le nombre de minima est fini, et il n'y en a aucun si λ2>d\dfrac{\lambda}{2}>d : un caisson de basses ne crée pas de zone morte.
S₁S₂Δ = λ/2Δ = λΔ = 3λ/2Δ = 0d = 2λ
Sources en phase, d=2λd=2\lambda : renforcement sur les lignes bleues (Δ=0\Delta=0 et λ\lambda), silence sur les orange (Δ=λ2\Delta=\frac{\lambda}{2} et 3λ2\frac{3\lambda}{2}), et pas d'autre silence puisque Δ≤d\Delta\le d.

Les pièges qui coûtent des points

Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.

1. Additionner des décibels

toute la question, 5 points

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Deux haut-parleurs de 6060 dB chacun donnent 120120 dB. »

Ce qu'il faut écrire

« Ce sont les INTENSITÉS qui s'additionnent : 10−6+10−6=2×10−610^{-6}+10^{-6}=2\times 10^{-6} W/m2^{2}, donc β=10log⁡2×10−610−12=63\beta=10\log\dfrac{2\times 10^{-6}}{10^{-12}}=63 dB. Doubler l'intensité ajoute 33 dB, jamais le double. »

0204080100dBune enceinte : 60 dBdeux enceintes : 63 dBfaux : 120 dB,un avion au décollage
Deux enceintes de 6060 dB : les intensités s'additionnent, 6363 dB (vert). 120120 dB (rouge), l'addition des logarithmes, est le niveau d'un avion au décollage.

Pourquoi : Le décibel est un logarithme : additionner deux logarithmes revient à MULTIPLIER les intensités, ce qui n'a aucun sens physique ici. 120120 dB est le niveau d'un avion au décollage, pas de deux enceintes de salon.

2. Diviser le niveau sonore quand la distance double

3 points, et un résultat sans rapport avec l'expérience

Ce qu'il ne faut pas écrire

« À 22 m au lieu de 11 m, l'intensité est divisée par quatre, donc le niveau passe de 8080 à 2020 dB. »

Ce qu'il faut écrire

« L'intensité est bien divisée par quatre, mais le NIVEAU perd 10log⁡4=610\log 4=6 dB : il passe de 8080 à 7474 dB. »

1 m : 80 dB2 m : 74 dBfaux : 20 dBsurface× 4
La même puissance traverse à 22 m une surface quatre fois plus grande : II est divisée par 44 et le niveau perd 66 dB, de 8080 à 7474 dB (vert), jamais jusqu'à 2020 dB (rouge).

Pourquoi : Le niveau est une échelle comprimée : elle transforme un facteur en une addition. Une chute de 6060 dB correspondrait à une intensité divisée par un million, donc à une distance mille fois plus grande.

3. Traiter un tuyau fermé comme un tuyau ouvert

toute la question, 8 points

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Le tuyau de 0,5000{,}500 m sonne à f1=v2L=343f_{1}=\dfrac{v}{2L}=343 Hz, et ses harmoniques sont 686686 et 10291029 Hz. »

Ce qu'il faut écrire

« Fermé à une extrémité : nœud au bout fermé, ventre au bout ouvert, donc L=λ4L=\dfrac{\lambda}{4} et f1=v4L=171,5f_{1}=\dfrac{v}{4L}=171{,}5 Hz. Ses harmoniques sont 3f1=514,53f_{1}=514{,}5 Hz et 5f1=857,55f_{1}=857{,}5 Hz : les IMPAIRS seulement. »

f (Hz)171,5514,5857,53436861029juste : fermé, rangs impairsfaux : la formule du tuyau ouvert
Un tuyau fermé de 0,5000{,}500 m ne sonne qu'aux rangs impairs, 171,5171{,}5, 514,5514{,}5 et 857,5857{,}5 Hz (vert) ; 343343, 686686 et 10291029 Hz (rouge) sont les fréquences du tuyau OUVERT.

Pourquoi : Un bout fermé impose un nœud de déplacement, un bout ouvert un ventre : entre les deux, il ne peut y avoir qu'un quart de longueur d'onde, puis trois quarts, puis cinq quarts. Les harmoniques pairs sont géométriquement impossibles.

4. Appliquer la formule de la source mobile à un observateur mobile

3 points, et un écart croissant avec la vitesse

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Que ce soit l'ambulance ou moi qui bouge, c'est pareil : f′=fvv−vsf'=f\dfrac{v}{v-v_{s}}. »

Ce qu'il faut écrire

« Les deux cas ne sont PAS symétriques. Source mobile : f′=fvv−vsf'=f\dfrac{v}{v-v_{s}}, la longueur d'onde elle-même est comprimée. Observateur mobile : f′=fv+vovf'=f\dfrac{v+v_{o}}{v}, la longueur d'onde est inchangée mais on croise plus de fronts. »

25507510012515017520022525025050075010001250150017502000source mobileobservateur mobile30 m/s : 547,9 et 543,7 Hzvitesse (m/s)f′ (Hz)
À 3030 m/s, les deux formules ne diffèrent que de 4,24{,}2 Hz ; à 250250 m/s, la source mobile donne 18441844 Hz et l'observateur mobile 864864 Hz : deux mécanismes, deux courbes.

Pourquoi : L'air sert de référence absolue pour le son, contrairement à la lumière. À 3030 m/s, l'écart entre les deux formules reste faible, mais il devient énorme quand la vitesse approche celle du son.

5. Se tromper de signe dans l'effet Doppler

3 points, et une conclusion contraire au quotidien

Ce qu'il ne faut pas écrire

« L'ambulance s'approche, donc on divise par v+vsv+v_{s} : la fréquence perçue est plus basse. »

Ce qu'il faut écrire

« À l'APPROCHE, la fréquence perçue est plus HAUTE : f′=fvv−vsf'=f\dfrac{v}{v-v_{s}}, avec un dénominateur plus petit. On entend le son plus grave seulement APRÈS le passage. »

246810121416440460480500520540560approche : plus aiguaprès : plus gravefaux : grave d'abordpassaget (s)f′ (Hz)
Sirène de 500500 Hz à 3030 m/s : environ 548548 Hz à l'approche, 460460 Hz après le passage (vert). La courbe rouge, grave d'abord, est le signe faux.

Pourquoi : Le contrôle est gratuit : chacun a entendu une sirène passer. Si le résultat annonce un son plus grave à l'approche, le signe est faux, sans qu'aucun calcul ne soit nécessaire pour s'en rendre compte.

6. Prendre la fréquence des battements pour une somme ou une moyenne

3 points, et le principe de l'accordage manqué

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Deux diapasons de 440440 et 444444 Hz : on entend un battement à 884884 Hz. »

Ce qu'il faut écrire

« On entend une hauteur MOYENNE de 442442 Hz dont l'intensité pulse 44 fois par seconde : fbatt=∣f1−f2∣=4f_{batt}=|f_{1}-f_{2}|=4 Hz. »

0,250,50,751−3−2−11234 battements par seconde : 444 − 440hauteur entendue : 442 Hzfaux : 884 Hzt en secondes ; porteuse ralentie pour la lisibilité
L'intensité pulse quatre fois par seconde, ∣444−440∣=4|444-440|=4 Hz, autour d'une hauteur de 442442 Hz (vert) ; aucune note n'apparaît à 884884 Hz (rouge).

Pourquoi : Les battements sont une variation lente de l'AMPLITUDE, pas une nouvelle note. C'est précisément parce que cette pulsation devient de plus en plus lente que l'on accorde un instrument jusqu'à la faire disparaître.

7. Espacer les nœuds d'une longueur d'onde

toute la question, et un facteur 2 sur la longueur d'onde mesurée

Ce qu'il ne faut pas écrire

« Les nœuds sont distants de λ\lambda, comme deux crêtes successives. »

Ce qu'il faut écrire

« Les nœuds d'une onde stationnaire sont espacés de λ2\dfrac{\lambda}{2}, et les ventres aussi. La distance d'un nœud au ventre voisin vaut λ4\dfrac{\lambda}{4}. »

λ/2λ/4faux : λ entre deux nœuds
Deux nœuds voisins sont à λ2\dfrac{\lambda}{2} (vert), un nœud et le ventre voisin à λ4\dfrac{\lambda}{4} ; la flèche rouge, longue d'une longueur d'onde, saute le nœud entouré.

Pourquoi : sin⁡(kx)\sin(kx) s'annule deux fois par période spatiale, pas une seule. C'est aussi ce qui permet de mesurer une longueur d'onde en repérant deux nœuds successifs, puis en doublant l'écart.

8. Croire que le bang supersonique se produit une seule fois

3 points sur la question de discussion

Ce qu'il ne faut pas écrire

« L'avion franchit le mur du son, il y a un bang, puis c'est fini. »

Ce qu'il faut écrire

« Le cône de choc, d'angle sin⁡θ=1M\sin\theta=\dfrac{1}{M}, ACCOMPAGNE l'avion en permanence et balaie le sol tout au long du vol supersonique. Chaque observateur entend le bang au moment où le cône passe sur lui. »

bang à t₁bang à t₂faux : un seul bang, iciMach 2, demi-angle 30°
Le cône suit l'avion (gris à t1t_{1}, bleu marine à t2t_{2}) et sa trace balaie le sol : chacun entend le bang à son tour (vert). Le bang unique au passage de Mach 1 (rouge) n'existe pas.

Pourquoi : Le mur du son n'est pas une barrière franchie une fois : c'est un régime, celui où l'avion va plus vite que ses propres ondes, qui s'accumulent alors sur une surface conique.

Quelle méthode choisir

Quel tuyau, quelle série d'harmoniques

L'état des DEUX extrémités, avant toute formule

n = 1343 Hzn = 2686 Hzn = 31029 Hzn = 1171,5 Hzn = 3514,5 Hzn = 5857,5 Hzouvert : tous les rangsfermé : rangs impairs
Pour 0,5000{,}500 m : l'ouvert sonne à 343343, 686686 et 10291029 Hz, tous les rangs ; le fermé, nœud au bout fermé, à 171,5171{,}5, 514,5514{,}5 et 857,5857{,}5 Hz, rangs impairs seulement.
  • Si les deux bouts sont ouverts, ou la corde est fixée aux deux bouts → fn=nv2Lf_{n}=n\dfrac{v}{2L}, tous les entiers

    Exemple : 0,5000{,}500 m ouvert : 343343, 686686, 10291029 Hz

  • Si un bout fermé, un bout ouvert → fn=nv4Lf_{n}=n\dfrac{v}{4L} avec nn impair seulement

    Exemple : 0,5000{,}500 m fermé : 171,5171{,}5, 514,5514{,}5, 857,5857{,}5 Hz

  • Si on demande la longueur d'onde du fondamental → la lire sur le dessin : 2L2L si les deux bouts sont semblables, 4L4L s'ils diffèrent

    Exemple : un seul quart d'onde tient dans un tuyau fermé

  • Si on donne deux fréquences propres CONSÉCUTIVES → leur différence vaut v2L\dfrac{v}{2L} pour un tuyau ouvert, et v2L\dfrac{v}{2L} aussi pour un fermé, dont les impairs sont espacés de 2f12f_{1}

    Exemple : des raies espacées de 343343 Hz pour un fermé de 0,5000{,}500 m

  • Si la température change → recalculer v=331+0,6 Tv=331+0{,}6\,T : toutes les fréquences propres changent, la longueur du tuyau non

    Exemple : de 2020 à 30 ∘30\,^{\circ}C, f1f_{1} passe de 171,5171{,}5 à 174,5174{,}5 Hz

  • Si on demande la position des nœuds → nœuds tous les λ2\dfrac{\lambda}{2} à partir d'un bout fermé, ventres à mi-chemin

    Exemple : nœud, puis ventre un quart d'onde plus loin

Un dessin de dix secondes, deux traits pour le tuyau et une sinusoïde placée selon les extrémités, répond à la moitié de ces branches sans aucune formule. C'est le geste le plus rentable du chapitre.

Effet Doppler : qui bouge, et dans quel sens

Ce qui est en mouvement par rapport à l'AIR

Hzf = 500source vers vous : 547,9source qui fuit : 459,8vous fuyez : 456,3vous vers la source : 543,7rapprochement : plus hautéloignement : plus bas
À 3030 m/s pour 500500 Hz : tout rapprochement monte au-dessus de 500500 Hz (bleu), tout éloignement descend (orange) ; points pleins, la source bouge ; ronds vides, l'observateur bouge.
  • Si la SOURCE s'approche de l'observateur immobile → f′=fvv−vsf'=f\dfrac{v}{v-v_{s}}, fréquence plus haute

    Exemple : une sirène à 3030 m/s fait passer 500500 Hz à 548548 Hz

  • Si la SOURCE s'éloigne → f′=fvv+vsf'=f\dfrac{v}{v+v_{s}}, fréquence plus basse

    Exemple : c'est ce qu'on entend après le passage

  • Si l'OBSERVATEUR s'approche de la source immobile → f′=fv+vovf'=f\dfrac{v+v_{o}}{v}, plus haute, mais moins que dans le premier cas

    Exemple : 500500 Hz deviennent 544544 Hz à 3030 m/s

  • Si l'OBSERVATEUR s'éloigne → f′=fv−vovf'=f\dfrac{v-v_{o}}{v}

    Exemple : à vo=vv_{o}=v, on n'entend plus rien du tout

  • Si les DEUX bougent → combiner les deux effets dans une seule fraction, numérateur pour l'observateur, dénominateur pour la source

    Exemple : f′=fv+vov−vsf'=f\dfrac{v+v_{o}}{v-v_{s}} si les deux se rapprochent

  • Si la source dépasse la vitesse du son → plus d'effet Doppler mais une onde de choc, sin⁡θ=1M\sin\theta=\dfrac{1}{M}

    Exemple : à Mach 2, un cône de demi-angle 30∘30^{\circ}

Le contrôle systématique est qualitatif : tout rapprochement monte la fréquence, tout éloignement la baisse. Poser la fraction, calculer, puis vérifier que le sens obtenu est celui-là, prend cinq secondes et attrape toutes les erreurs de signe.

La rédaction attendue

Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.

Un calcul en décibels, rédigé pour le correcteur

Quand l'utiliser : L'énoncé donne un niveau et demande un autre niveau, à une autre distance ou avec plusieurs sources.

  1. 1 Repasser en INTENSITÉ dès la première ligne : I=I0×10β/10I=I_{0}\times 10^{\beta/10}, en W/m2^{2}, car c'est la seule grandeur qui s'additionne et qui suit la géométrie.
  2. 2 Faire toute la physique sur les intensités : addition des sources, division par le carré du rapport des distances.
  3. 3 Revenir au niveau à la toute fin : β=10log⁡II0\beta=10\log\dfrac{I}{I_{0}}.
  4. 4 Contrôler avec les deux règles de tête, +3+3 dB pour une intensité doublée et −6-6 dB pour une distance doublée.

Phrase de conclusion

« À 1,001{,}00 m, β=80,0\beta=80{,}0 dB donne I=10−4I=10^{-4} W/m2^{2}. À 4,004{,}00 m, l'intensité est divisée par 1616, soit 6,25×10−66{,}25\times 10^{-6} W/m2^{2}, d'où β=68,0\beta=68{,}0 dB. On retrouve bien les deux doublements de distance, donc −12-12 dB. »

Le piège : Manipuler directement les décibels, en les divisant par quatre ou en les additionnant. Aucune opération arithmétique n'a de sens sur une échelle logarithmique, sauf l'ajout ou le retrait d'un nombre fixe de décibels.

Barème : En général 2 points pour le passage en intensité, 2 pour le calcul physique, 1 pour le retour en décibels, 1 pour le contrôle.

Trouver les fréquences propres d'un tuyau

Quand l'utiliser : L'énoncé donne une longueur, une température ou une vitesse du son, et demande le fondamental ou les harmoniques.

  1. 1 Calculer la vitesse du son si la température est donnée : v≈331+0,6 Tv\approx 331+0{,}6\,T, avant tout le reste.
  2. 2 Dessiner le tuyau et poser les conditions aux extrémités : un NŒUD sur chaque bout fermé, un VENTRE sur chaque bout ouvert.
  3. 3 Lire la longueur d'onde du fondamental sur le dessin, 2L2L ou 4L4L, et en déduire f1=vλ1f_{1}=\dfrac{v}{\lambda_{1}}.
  4. 4 Énumérer les harmoniques permis, tous les entiers ou les impairs seulement, en le JUSTIFIANT par les conditions aux extrémités.
  5. 5 Conclure en nommant les fréquences avec leur rang, et non seulement leur valeur.

Phrase de conclusion

« Le tuyau étant fermé à une extrémité, il porte un nœud au bout fermé et un ventre au bout ouvert : il loge donc un quart de longueur d'onde, λ1=4L=2,00\lambda_{1}=4L=2{,}00 m et f1=171,5f_{1}=171{,}5 Hz. Seuls les harmoniques impairs existent : f3=514,5f_{3}=514{,}5 Hz et f5=857,5f_{5}=857{,}5 Hz. »

Le piège : Appeler « deuxième harmonique » la deuxième fréquence d'un tuyau fermé. Elle correspond à n=3n=3 : on l'appelle le troisième harmonique, et c'est cette numérotation que le correcteur attend.

Barème : 1 point pour la vitesse, 2 pour les conditions aux extrémités, 2 pour le fondamental, 2 pour la série d'harmoniques justifiée.

Vérifier avant de rendre

Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.

L'exercice type décortiqué

Le tuyau d'orgue, de l'harmonique au battement

Un tuyau d'orgue de longueur L=0,500L=0{,}500 m est fermé à une extrémité et ouvert à l'autre. La température de la salle est de 20 ∘20\,^{\circ}C, où la vitesse du son vaut 343343 m/s.

Déterminer son fondamental et ses deux harmoniques suivants, puis la fréquence des battements entendus avec un diapason de 168,0168{,}0 Hz. Enfin, dire ce que devient ce battement lorsque la salle se réchauffe à 30 ∘30\,^{\circ}C.

ferméouvertL = 0,500 m168,0 Hzsalle à 20 °C : v = 343 m/s
La situation : un tuyau de 0,5000{,}500 m fermé à un bout et ouvert à l'autre, une salle à 2020 °C et un diapason de 168,0168{,}0 Hz ; rien n'est encore placé dans le tuyau.

Étape 1

Conditions aux extrémités : nœud de déplacement au bout FERMÉ, ventre au bout OUVERT. Le tuyau loge donc un quart de longueur d'onde : L=λ14L=\dfrac{\lambda_{1}}{4}, soit λ1=4L=2,00\lambda_{1}=4L=2{,}00 m.

nœudventreL = λ₁/4, donc λ₁ = 4L = 2,00 m

Pourquoi

C'est le dessin qui donne la réponse, pas la formule : entre un nœud et le ventre le plus proche, il y a exactement un quart d'onde. Écrire cette phrase rapporte les points de justification, que la seule formule ne rapporte pas.

Étape 2

Fondamental : f1=vλ1=3432,00=171,5f_{1}=\dfrac{v}{\lambda_{1}}=\dfrac{343}{2{,}00}=171{,}5 Hz.

Pourquoi

On contrôle immédiatement l'ordre de grandeur : quelques dizaines à quelques centaines de hertz pour un tuyau d'un demi-mètre, c'est bien une note grave audible.

Étape 3

Harmoniques permis : seuls les rangs IMPAIRS, donc f3=3f1=514,5f_{3}=3f_{1}=514{,}5 Hz et f5=5f1=857,5f_{5}=5f_{1}=857{,}5 Hz. Le rang 22, à 343343 Hz, n'existe pas.

Pourquoi

Un rang pair placerait un ventre au bout fermé, ce qui est géométriquement impossible. C'est aussi ce qui donne au tuyau fermé son timbre particulier, celui de la clarinette.

Étape 4

Comparaison avec le tuyau ouvert de même longueur : f1ouvert=v2L=343f_{1}^{ouvert}=\dfrac{v}{2L}=343 Hz, soit exactement le DOUBLE. Le tuyau fermé sonne une octave plus bas.

Pourquoi

Ce rapport de 22 est le contrôle le plus rapide du chapitre : si le fermé ne sonne pas une octave sous l'ouvert de même longueur, l'une des deux formules a été mal appliquée.

Étape 5

Battements avec le diapason : fbatt=∣171,5−168,0∣=3,5f_{batt}=|171{,}5-168{,}0|=3{,}5 Hz, soit trois battements et demi par seconde, autour d'une hauteur moyenne de 169,75169{,}75 Hz.

Pourquoi

La différence, et non la somme : c'est la pulsation de l'intensité que l'oreille perçoit. Un accordeur écoute précisément cette pulsation et ajuste jusqu'à la faire disparaître.

Étape 6

À 30 ∘30\,^{\circ}C : v=331+0,6(30)=349v=331+0{,}6(30)=349 m/s, donc f1=3492,00=174,5f_{1}=\dfrac{349}{2{,}00}=174{,}5 Hz, et le battement passe à ∣174,5−168,0∣=6,5|174{,}5-168{,}0|=6{,}5 Hz.

Pourquoi

La longueur du tuyau n'a pas changé, mais la vitesse du son si : c'est elle qui porte toute la variation. Voilà pourquoi un orgue se désaccorde quand la salle se remplit et se réchauffe.

Étape 7

Contrôle : la fréquence a augmenté de 1,75 %1{,}75\,\%, exactement comme la vitesse du son, passée de 343343 à 349349 m/s.

Pourquoi

f1=v4Lf_{1}=\dfrac{v}{4L} est proportionnelle à vv : les deux variations relatives doivent être identiques. C'est un contrôle indépendant du calcul des battements.

Conclusion rédigée

« Le tuyau fermé loge un quart d'onde, donc λ1=2,00\lambda_{1}=2{,}00 m et f1=171,5f_{1}=171{,}5 Hz, suivi des seuls harmoniques impairs, 514,5514{,}5 Hz et 857,5857{,}5 Hz. Avec un diapason de 168,0168{,}0 Hz, on entend 3,53{,}5 battements par seconde. À 30 ∘30\,^{\circ}C, la vitesse du son monte à 349349 m/s, le fondamental à 174,5174{,}5 Hz et les battements à 6,56{,}5 par seconde. »

L'erreur classique sur cet exercice : Traiter le tuyau comme ouvert et annoncer 343343 Hz. Le résultat est exactement une octave trop haut, et les battements avec le diapason deviennent absurdes, 175175 par seconde, ce qu'aucune oreille ne perçoit comme un battement.

À savoir par cœur

  • • v≈331+0,6 Tv\approx 331+0{,}6\,T, soit 343343 m/s à 20 ∘20\,^{\circ}C, et toujours λ=vf\lambda=\dfrac{v}{f}.
  • • β=10log⁡II0\beta=10\log\dfrac{I}{I_{0}} avec I0=10−12I_{0}=10^{-12} W/m2^{2} : les décibels ne s'additionnent pas, les intensités si.
  • • Doubler l'intensité : +3+3 dB. Doubler la distance : −6-6 dB.
  • • Nœuds espacés de λ2\dfrac{\lambda}{2}, nœud au ventre voisin λ4\dfrac{\lambda}{4}.
  • • Deux bouts semblables : fn=nv2Lf_{n}=n\dfrac{v}{2L}, tous les rangs. Un bout fermé : fn=nv4Lf_{n}=n\dfrac{v}{4L}, rangs IMPAIRS.
  • • Un tuyau fermé sonne une OCTAVE plus bas que l'ouvert de même longueur.
  • • Doppler source mobile : f′=fvv∓vsf'=f\dfrac{v}{v\mp v_{s}}; observateur mobile : f′=fv±vovf'=f\dfrac{v\pm v_{o}}{v}. Approche : plus aigu.
  • • Battements : fbatt=∣f1−f2∣f_{batt}=|f_{1}-f_{2}|, autour de la hauteur moyenne.
  • • Onde de choc : sin⁡θ=1M\sin\theta=\dfrac{1}{M}, et le cône balaie le sol en permanence.

Questions fréquentes

Comment additionner deux niveaux sonores en décibels ?

On ne les additionne jamais directement. Il faut revenir aux intensités, les additionner, puis reconvertir en décibels. Deux sources de soixante décibels donnent ainsi soixante-trois décibels, et non cent vingt : doubler l'intensité n'ajoute que trois décibels, parce que l'échelle est logarithmique.

De combien le niveau sonore baisse-t-il quand on double la distance ?

De six décibels. L'intensité décroît comme le carré de la distance, donc elle est divisée par quatre, ce qui correspond à dix fois le logarithme de quatre, soit environ six décibels. Le niveau n'est jamais divisé par deux, il perd simplement une quantité fixe à chaque doublement.

Pourquoi un tuyau fermé n'a-t-il que des harmoniques impairs ?

Parce qu'un bout fermé impose un nœud de déplacement et un bout ouvert un ventre. Entre un nœud et un ventre, il ne peut y avoir qu'un quart de longueur d'onde, puis trois quarts, puis cinq quarts. Les rangs pairs placeraient un ventre sur le bout fermé, ce qui est impossible.

Pourquoi un tuyau fermé sonne-t-il plus bas qu'un tuyau ouvert de même longueur ?

Parce qu'il ne loge qu'un quart de longueur d'onde alors que le tuyau ouvert en loge une demie. Sa longueur d'onde fondamentale est donc deux fois plus grande, et sa fréquence deux fois plus basse, soit une octave en dessous. C'est pourquoi les tuyaux d'orgue graves peuvent être bouchés pour gagner de la place.

Que sont les battements et à quelle fréquence se produisent-ils ?

Ce sont des variations lentes de l'intensité, produites par deux sons de fréquences voisines. Leur fréquence est la différence des deux fréquences, et la hauteur entendue est leur moyenne. Deux diapasons de quatre cent quarante et quatre cent quarante-quatre hertz donnent quatre battements par seconde.

L'effet Doppler est-il le même si c'est la source ou l'observateur qui bouge ?

Non, les deux formules sont différentes. Quand la source bouge, elle comprime réellement les fronts d'onde devant elle. Quand l'observateur bouge, les fronts sont inchangés mais il en croise davantage. L'air sert de référence, ce qui rend les deux situations physiquement distinctes, contrairement au cas de la lumière.

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Exercices corrigés : Le son et les ondes stationnaires

Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.

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© Ahmed Squalli Houssaini. Fiche publiée sur www.letuteurscientifique.ca/fiches/physique-nyc-son-stationnaires. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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