Math TS, secondaire 5 à Montréal • Examen de fin d'année

Épreuve de fin d'année de math TS 5 : examen corrigé au format du ministère

Voici une épreuve de fin d'année corrigée de mathématique Technico-sciences (TS) de cinquième secondaire, au format de l'épreuve ministérielle : 6 questions à choix multiple, 4 questions à réponse courte et 6 situations d'application, sur 100 points et en 3 heures. Il n'y a pas d'examen du ministère en mathématique de 5e secondaire : l'examen de fin d'année est préparé par l'école ou le centre de services, et il reprend presque toujours le gabarit de l'épreuve ministérielle de 4e secondaire. C'est ce gabarit, celui du document d'information de 2026, que suit cette épreuve.

Elle couvre le programme de TS 5 comme un vrai examen : fonction rationnelle, racine carrée, réciproque et exponentielle (exercice 1), cercle trigonométrique, matrices de transformation et relations métriques dans le cercle (exercice 2), fonctions sinusoïdale et tangente (exercice 3), équation rationnelle et fonction partie entière (exercice 4). Les six situations d'application mobilisent la programmation linéaire, la loi des sinus et la loi des cosinus, les identités trigonométriques, la fonction logarithmique, le cercle avec les systèmes semi-linéaires, et les vecteurs. À la fin, vous savez répartir votre temps entre les trois sections, rédiger une démarche complète qui se corrige à la grille A à E et prendre une décision chiffrée dans un contexte technique.

Les situations se passent dans une ferme d'impression 3D (exercice 5), au pied d'une grue à tour (exercice 6), dans un logiciel de retouche d'images (exercice 7), au laboratoire qui contrôle le béton d'une dalle (exercice 8), dans la cour Wi-Fi d'un centre de distribution (exercice 9) et sous le crochet qui lève un panneau préfabriqué (exercice 10). Les exercices 7 et 10 sont de catégorie II, démontrer une formule et invalider une affirmation ; les quatre autres sont de catégorie I.

Chaque corrigé de situation finit par ce que la grille attend sur cette situation et par le piège qui coûte le plus de points : les minutes et les heures mêlées dans les contraintes (exercice 5), la portée arrondie vers le bas dans le tableau de charge (exercice 6), la seconde solution de l'équation en sinus oubliée (exercice 7), le jour de mise en tension arrondi vers le bas (exercice 8), l'antenne de 60 m choisie parce que 60,83 « fait 60 » (exercice 9) et la charge partagée en deux sans tenir compte de l'angle des élingues (exercice 10). En sections A et B, une proposition a les bonnes asymptotes mais pas le bon point (exercice 1), et la période d'une tangente se calcule avec π\pi et non 2π2\pi (exercice 3).

Faites l'épreuve d'un trait, chronomètre en main, avant d'ouvrir les corrigés : c'est la seule façon de savoir si 3 heures vous suffisent.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Mathématique TS, secondaire 5

Rappel de cours

  • • Structure : section A, 6 questions à choix multiple à 44 points (2424) ; section B, 4 questions à réponse courte à 44 points (1616) ; section C, 6 situations d'application à 1010 points (6060). En A et en B, seule la réponse compte ; en C, c'est la démarche qui est corrigée.
  • • Conditions : 3 heures, un aide-mémoire manuscrit d'une feuille recto verso, calculatrice graphique permise, règle, équerre, compas et rapporteur.
  • • Catégorie I : élaborer et appliquer une suite d'opérations. Catégorie II : convaincre, démontrer, invalider par un contre-exemple, reconnaître un modèle, conjecturer. En TS, une épreuve compte 4 situations de catégorie I et 2 de catégorie II.
  • • Grille A à E d'une situation d'application : Cr2, utiliser correctement les concepts et les processus ; Cr3, mettre en œuvre un raisonnement adapté ; Cr4, structurer les étapes ; Cr5, justifier ; Cr1, formuler une conjecture, seulement si la tâche en demande une.
  • • Ce qui plafonne une copie : des inconnues non définies (au plus B en Cr4 et en Cr5), des résultats intermédiaires arrondis trop tôt (au plus B en Cr2), des traces sans titre (au plus D en Cr4), une affirmation sans la propriété qui la fonde (au plus B en Cr5).
  • • Une situation se termine toujours par une phrase-réponse dans le contexte, avec l'unité : « la ferme doit imprimer 25 supports et 75 boîtiers », pas « x=25x=25 ».

Section A : questions à choix multiple (/24 • environ 30 minutes)

Exercice 1 : Questions à choix multiple : les fonctions

12 points La fonction rationnelle, dite homographiqueLa fonction racine carréeLa fonction réciproqueLes fonctions exponentielles

Conditions de l'épreuve : durée de 3 heures ; un aide-mémoire manuscrit d'une feuille recto verso ; calculatrice graphique permise, ainsi que la règle, l'équerre, le compas et le rapporteur. En sections A et B, seule la réponse est notée. En section C, la démarche complète est exigée : c'est elle qui est corrigée.

Section A : pour chaque question, choisissez la lettre de la seule bonne réponse. Chaque question vaut 44 points.

La fonction ff de la question a) est représentée ci-dessous, avec ses deux asymptotes en pointillé.

-4-3-2-112345678-5-4-3-2-11234567f(3 ; 4)
  • a) Quelle règle correspond à la fonction ff représentée ? A) f(x)=x+1x−2f(x)=\dfrac{x+1}{x-2} ; B) f(x)=3x+2+1f(x)=\dfrac{3}{x+2}+1 ; C) f(x)=x+3x−2f(x)=\dfrac{x+3}{x-2} ; D) f(x)=3x+1x−2f(x)=\dfrac{3x+1}{x-2}
  • b) On donne g(x)=−122(x+3)+4g(x)=-\frac{1}{2}\sqrt{2(x+3)}+4. Quelle est la règle de la réciproque g−1g^{-1}, avec son domaine ? A) g−1(x)=2(x−4)2−3g^{-1}(x)=2(x-4)^{2}-3, pour x≥4x\ge 4 ; B) g−1(x)=2(x−4)2−3g^{-1}(x)=2(x-4)^{2}-3, pour x≤4x\le 4 ; C) g−1(x)=(x−4)2−3g^{-1}(x)=(x-4)^{2}-3, pour x≤4x\le 4 ; D) g−1(x)=2(x+4)2+3g^{-1}(x)=2(x+4)^{2}+3, pour x≤4x\le 4
  • c) Quel est le zéro de la fonction h(x)=2⋅3x−1−18h(x)=2\cdot 3^{x-1}-18 ? A) x=1+log⁡618≈2,61x=1+\log_{6}18\approx 2{,}61 ; B) x=1+log⁡318≈3,63x=1+\log_{3}18\approx 3{,}63 ; C) x=3x=3 ; D) hh n'a aucun zéro, puisqu'une exponentielle ne s'annule jamais

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) Réponse A : f(x)=x+1x−2=3x−2+1f(x)=\dfrac{x+1}{x-2}=\dfrac{3}{x-2}+1
  • b) Réponse B : g−1(x)=2(x−4)2−3g^{-1}(x)=2(x-4)^{2}-3, pour x≤4x\le 4
  • c) Réponse C : x=3x=3
a)

Réponse A.

On lit les deux asymptotes : la verticale x=2x=2 et l'horizontale y=1y=1. La forme canonique est donc f(x)=ax−2+1f(x)=\dfrac{a}{x-2}+1.

Le point (3 ;4)(3\,;4) appartient à la courbe : 4=a3−2+14=\dfrac{a}{3-2}+1, donc a=3a=3.

f(x)=3x−2+1=3+(x−2)x−2=x+1x−2\displaystyle f(x)=\dfrac{3}{x-2}+1=\dfrac{3+(x-2)}{x-2}=\dfrac{x+1}{x-2}

C'est la proposition A, écrite sous la forme générale : il fallait la reconnaître.

B a son asymptote verticale en x=−2x=-2. D a son asymptote horizontale en y=3y=3, le rapport des coefficients de xx. C a les deux bonnes asymptotes, mais elle vaut 3+33−2=6\dfrac{3+3}{3-2}=6 en x=3x=3, et non 44.

Piège : la proposition C a les deux bonnes asymptotes ; seul le point (3 ;4)(3\,;4) la départage.

Contrôle : x+1x−2\dfrac{x+1}{x-2} s'annule en x=−1x=-1, et la courbe coupe bien l'axe des abscisses en −1-1.

b)

Réponse B.

Le domaine de gg est [−3 ;+∞[[-3\,;+\infty[. Un radical est positif ou nul et a=−12<0a=-\frac{1}{2}<0, donc g(x)≤4g(x)\le 4 : l'image de gg est ]−∞ ;4]]-\infty\,;4].

On isole le radical : y−4=−122(x+3)y-4=-\frac{1}{2}\sqrt{2(x+3)}, donc 2(x+3)=−2(y−4)\sqrt{2(x+3)}=-2(y-4).

On élève au carré : 2(x+3)=4(y−4)22(x+3)=4(y-4)^{2}, donc x=2(y−4)2−3x=2(y-4)^{2}-3.

On échange les variables : g−1(x)=2(x−4)2−3g^{-1}(x)=2(x-4)^{2}-3.

Le domaine de g−1g^{-1} est l'image de gg : x≤4x\le 4. C'est la proposition B.

A a la bonne règle et le domaine à l'envers. C oublie d'élever le 22 au carré. D se trompe de signes.

Piège : le domaine de la réciproque ne se lit pas sur sa règle, qui décrit une parabole complète ; il se lit sur l'image de gg.

Contrôle : g(−1)=−124+4=3g(-1)=-\frac{1}{2}\sqrt{4}+4=3 et g−1(3)=2(3−4)2−3=−1g^{-1}(3)=2(3-4)^{2}-3=-1.

c)

Réponse C.

On isole la puissance avant de passer au logarithme : 2⋅3x−1=182\cdot 3^{x-1}=18, donc 3x−1=9=323^{x-1}=9=3^{2}.

Mêmes bases, mêmes exposants : x−1=2x-1=2, donc x=3x=3.

Contrôle : h(3)=2×9−18=0h(3)=2\times 9-18=0.

A fusionne 2⋅32\cdot 3 en 66 : 6x−1=186^{x-1}=18 donne x=1+log⁡618≈2,61x=1+\log_{6}18\approx 2{,}61. B oublie de diviser par 22 : 3x−1=183^{x-1}=18.

D confond la base, qui ne s'annule jamais, avec la fonction. L'asymptote est y=−18y=-18 ; avec a=2>0a=2>0, la courbe monte de −18-18 vers +∞+\infty et coupe donc l'axe des abscisses une fois.

Piège : 2⋅3x−12\cdot 3^{x-1} ne vaut pas 6x−16^{x-1}, l'exposant ne porte que sur le 33.

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Questions à choix multiple : trigonométrie et géométrie

12 points Le cercle trigonométriqueLes matrices et les transformationsLes transformations géométriquesLes relations métriques dans le cercle

Choisissez la lettre de la seule bonne réponse. Chaque question vaut 44 points.

La figure ci-dessous accompagne la question c).

ABCDP4 cm9 cm6 cm
  • a) Quelles sont les solutions de 2sin⁡θ=−32\sin\theta=-\sqrt{3} dans l'intervalle [0 ;2π[[0\,;2\pi[ ? A) π3\frac{\pi}{3} et 2π3\frac{2\pi}{3} ; B) 7π6\frac{7\pi}{6} et 11π6\frac{11\pi}{6} ; C) 2π3\frac{2\pi}{3} et 4π3\frac{4\pi}{3} ; D) 4π3\frac{4\pi}{3} et 5π3\frac{5\pi}{3}
  • b) On applique au point P(3 ;−1)P(3\,;-1) la rotation de 90∘90^{\circ} de centre OO dans le sens antihoraire, puis la réflexion par rapport à l'axe des abscisses. Quelle matrice réalise cette composée, et quelle est l'image de PP ? A) (0110)\begin{pmatrix}0&1\\1&0\end{pmatrix}, image (−1 ;3)(-1\,;3) ; B) (0−1−10)\begin{pmatrix}0&-1\\-1&0\end{pmatrix}, image (1 ;−3)(1\,;-3) ; C) (0−110)\begin{pmatrix}0&-1\\1&0\end{pmatrix}, image (1 ;3)(1\,;3) ; D) (100−1)\begin{pmatrix}1&0\\0&-1\end{pmatrix}, image (3 ;1)(3\,;1)
  • c) Dans le cercle ci-dessus, les cordes ABAB et CDCD se coupent au point PP, avec AP=4AP=4 cm, PB=9PB=9 cm et CP=6CP=6 cm. Quelle est la longueur de la corde CDCD ? A) 1212 cm ; B) 1313 cm ; C) 19,519{,}5 cm ; D) 66 cm

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) Réponse D : θ=4π3\theta=\dfrac{4\pi}{3} ou θ=5π3\theta=\dfrac{5\pi}{3}
  • b) Réponse B : matrice SR=(0−1−10)SR=\begin{pmatrix}0&-1\\-1&0\end{pmatrix}, image (1 ;−3)(1\,;-3)
  • c) Réponse A : PD=6PD=6 cm, donc CD=12CD=12 cm
a)

Réponse D.

On isole le sinus : sin⁡θ=−32\sin\theta=-\dfrac{\sqrt{3}}{2}.

L'angle de référence est π3\dfrac{\pi}{3}, puisque sin⁡π3=32\sin\dfrac{\pi}{3}=\dfrac{\sqrt{3}}{2}.

Un sinus négatif place le point image sous l'axe des abscisses : quadrants III et IV.

θ=π+π3=4π3\theta=\pi+\dfrac{\pi}{3}=\dfrac{4\pi}{3} et θ=2π−π3=5π3\theta=2\pi-\dfrac{\pi}{3}=\dfrac{5\pi}{3}

A oublie le signe moins. B prend 12\frac{1}{2} pour 32\frac{\sqrt{3}}{2} : ce sont les solutions de sin⁡θ=−12\sin\theta=-\frac{1}{2}. C résout cos⁡θ=−12\cos\theta=-\frac{1}{2}.

Piège : le signe choisit les quadrants, la valeur choisit l'angle de référence ; une seule des deux lectures fausse suffit à tomber sur une proposition du QCM.

b)

Réponse B.

Rotation de 90∘90^{\circ} : R=(0−110)R=\begin{pmatrix}0&-1\\1&0\end{pmatrix}. Réflexion par rapport à l'axe des abscisses : S=(100−1)S=\begin{pmatrix}1&0\\0&-1\end{pmatrix}.

La transformation appliquée en premier s'écrit à droite : « RR puis SS » est la matrice SRSR.

SR=(100−1)(0−110)=(0−1−10)\displaystyle SR=\begin{pmatrix}1&0\\0&-1\end{pmatrix}\begin{pmatrix}0&-1\\1&0\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}0&-1\\-1&0\end{pmatrix}
(0−1−10)(3−1)=(1−3)\displaystyle \begin{pmatrix}0&-1\\-1&0\end{pmatrix}\begin{pmatrix}3\\-1\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1\\-3\end{pmatrix}

Contrôle sans matrice : la rotation envoie (3 ;−1)(3\,;-1) sur (1 ;3)(1\,;3), puis la réflexion change le signe de l'ordonnée : (1 ;−3)(1\,;-3).

A est le produit RSRS, dans le mauvais ordre. C s'arrête après la rotation, D n'applique que la réflexion.

Piège : le produit de matrices n'est pas commutatif ; RSRS et SRSR donnent deux images différentes.

c)

Réponse A.

Deux cordes qui se coupent en PP : AP×PB=CP×PDAP\times PB=CP\times PD.

4×9=6×PD4\times 9=6\times PD, donc PD=6PD=6 cm.

CD=CP+PD=6+6=12CD=CP+PD=6+6=12 cm

D est PDPD seul, alors que la question demande la corde entière. C écrit une proportion, APPB=CPPD\dfrac{AP}{PB}=\dfrac{CP}{PD}, qui donne PD=13,5PD=13{,}5 et CD=19,5CD=19{,}5. B suppose que les deux cordes ont la même longueur, AB=13AB=13 cm.

Piège : c'est le produit des deux segments qui se conserve d'une corde à l'autre, pas leur rapport.

Section B : questions à réponse courte (/16 • environ 30 minutes)

Exercice 3 : Réponses courtes : sinusoïde et tangente

8 points Les fonctions sinus et cosinusLa fonction tangente

Section B : donnez seulement la réponse demandée, sous la forme indiquée. Chaque question vaut 44 points.

Le graphique de la question a) représente une fonction sinusoïdale ff ; ses maximums et son minimum sont des points du quadrillage.

-2-1123456789-1123456f
  • a) Écrivez la règle de ff sous la forme f(x)=acos⁡(b(x−h))+kf(x)=a\cos\big(b(x-h)\big)+k, avec a>0a>0, b>0b>0 et hh dans [0 ;6[[0\,;6[.
  • b) On donne g(x)=2tan⁡(π4(x−1))+1g(x)=2\tan\left(\frac{\pi}{4}(x-1)\right)+1. Donnez sa période, l'équation de l'asymptote de gg située dans [0 ;6][0\,;6] et les solutions de g(x)=3g(x)=3 dans [0 ;6][0\,;6].

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a)
b)
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Réponses

  • a) f(x)=2cos⁡(π3(x−1))+3f(x)=2\cos\left(\dfrac{\pi}{3}(x-1)\right)+3
  • b) Période 44 ; asymptote x=3x=3 ; solutions x=2x=2 et x=6x=6
a)

Lecture du graphique : le maximum vaut 55, atteint en x=1x=1 ; le minimum vaut 11, atteint en x=4x=4.

k=5+12=3k=\dfrac{5+1}{2}=3 et a=5−12=2a=\dfrac{5-1}{2}=2

Du maximum au minimum suivant, il y a une demi-période : 4−1=34-1=3, donc la période vaut 66.

b=2π6=π3\displaystyle b=\dfrac{2\pi}{6}=\dfrac{\pi}{3}

Avec a>0a>0, une fonction cosinus commence son cycle sur un maximum : hh est l'abscisse d'un maximum, et dans [0 ;6[[0\,;6[ c'est h=1h=1.

f(x)=2cos⁡(π3(x−1))+3\displaystyle f(x)=2\cos\left(\dfrac{\pi}{3}(x-1)\right)+3

Contrôle : f(4)=2cos⁡π+3=1f(4)=2\cos\pi+3=1, le minimum lu.

Piège : bb n'est pas la période. On calcule b=2πpeˊriodeb=\frac{2\pi}{\text{période}} ; écrire b=6b=6 donnerait une période d'environ 11.

b)

La période d'une tangente vaut π∣b∣=ππ/4=4\dfrac{\pi}{|b|}=\dfrac{\pi}{\pi/4}=4.

Asymptotes : π4(x−1)=π2+nπ\dfrac{\pi}{4}(x-1)=\dfrac{\pi}{2}+n\pi, donc x=3+4nx=3+4n. Dans [0 ;6][0\,;6], la seule est x=3x=3.

g(x)=3g(x)=3 donne tan⁡(π4(x−1))=1\tan\left(\dfrac{\pi}{4}(x-1)\right)=1, donc π4(x−1)=π4+nπ\dfrac{\pi}{4}(x-1)=\dfrac{\pi}{4}+n\pi et x=2+4nx=2+4n.

Dans [0 ;6][0\,;6] : x=2x=2 et x=6x=6.

Contrôle : g(6)=2tan⁡5π4+1=2×1+1=3g(6)=2\tan\dfrac{5\pi}{4}+1=2\times 1+1=3.

Piège : la période d'une tangente est π∣b∣\frac{\pi}{|b|}, pas 2π∣b∣\frac{2\pi}{|b|}. Avec 88, on manque la solution x=6x=6 ; et une tangente n'a qu'une solution par période, pas deux.

Exercice 4 : Réponses courtes : équation rationnelle et partie entière

8 points Les équations et les inéquations rationnelles et à valeur absolueLa fonction partie entière

Donnez seulement la réponse demandée. Chaque question vaut 44 points.

  • a) Résolvez xx−3−1x+1=4(x−3)(x+1)\dfrac{x}{x-3}-\dfrac{1}{x+1}=\dfrac{4}{(x-3)(x+1)}. Donnez la solution retenue et la valeur rejetée.
  • b) On donne f(x)=−2[12(x−1)]+3f(x)=-2\left[\frac{1}{2}(x-1)\right]+3, où les crochets désignent la partie entière. Calculez f(0)f(0), puis résolvez f(x)=−1f(x)=-1.

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a)
b)
Ensemble-solution de f(x)=−1f(x)=-1 ;
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Réponses

  • a) x=1x=1 ; x=−1x=-1 rejeté (valeur interdite)
  • b) f(0)=5f(0)=5 ; ensemble-solution [5 ;7[[5\,;7[
a)

Valeurs interdites, avant tout : x≠3x\neq 3 et x≠−1x\neq -1.

On multiplie les deux membres par (x−3)(x+1)(x-3)(x+1) : x(x+1)−(x−3)=4x(x+1)-(x-3)=4.

x2+x−x+3=4x^{2}+x-x+3=4, donc x2=1x^{2}=1, soit x=1x=1 ou x=−1x=-1.

x=−1x=-1 est une valeur interdite : on la rejette. La solution est x=1x=1.

Contrôle : 1−2−12=−1\dfrac{1}{-2}-\dfrac{1}{2}=-1 et 4(−2)(2)=−1\dfrac{4}{(-2)(2)}=-1.

Piège : x=−1x=-1 vérifie l'équation obtenue après multiplication, mais annule un dénominateur de l'équation de départ : c'est une solution étrangère.

b)
f(0)=−2[12(0−1)]+3=−2[−0,5]+3\displaystyle f(0)=-2\left[\frac{1}{2}(0-1)\right]+3=-2\left[-0{,}5\right]+3

La partie entière de −0,5-0{,}5 est le plus grand entier inférieur ou égal à −0,5-0{,}5, soit −1-1 : f(0)=−2×(−1)+3=5f(0)=-2\times(-1)+3=5.

f(x)=−1f(x)=-1 donne −2[12(x−1)]=−4-2\left[\frac{1}{2}(x-1)\right]=-4, donc [12(x−1)]=2\left[\frac{1}{2}(x-1)\right]=2.

2≤12(x−1)<32\le \frac{1}{2}(x-1)<3, soit 4≤x−1<64\le x-1<6, et 5≤x<75\le x<7.

Ensemble-solution : [5 ;7[[5\,;7[

Piège : [−0,5][-0{,}5] vaut −1-1 et non 00 ; la partie entière arrondit vers le bas, jamais vers zéro. Et une équation en escalier a pour solution un intervalle, pas un nombre.

Section C : situations d'application (/60 • environ 120 minutes)

Exercice 5 : Situation d'application, catégorie I : la ferme d'impression 3D

10 points Programmation linéaire et optimisation

Une petite entreprise exploite une ferme d'impression 3D : cinq imprimantes à filament, chacune disponible 9090 heures par semaine une fois l'entretien compté, et un technicien qui retire les pièces, enlève les supports d'impression et les ponce. Elle imprime deux produits : un support de téléphone pour tableau de bord et un boîtier de capteur commandé par une entreprise de domotique.

Le contrat avec l'entreprise de domotique impose au moins 2020 boîtiers par semaine. Tout ce qui est imprimé se vend. Le filament coûte 2828 dollars le kilogramme, et une imprimante neuve coûte 1 2001\,200 dollars ; les profits du document 1 tiennent déjà compte du filament.

Support de téléphoneBoîtier de capteurDisponible par semaine
Temps d'impression3 h5 h450 h
Filament50 g250 g20 kg
Post-traitement30 min15 min40 h
Profit par pièce9 dollars20 dollars
Document 1 : ressources demandées par pièce et ressources disponibles chaque semaine

Combien de supports et de boîtiers la ferme doit-elle imprimer chaque semaine pour que son profit soit maximal, et quel est ce profit ? Le technicien propose de faire des heures supplémentaires de post-traitement : le profit maximal en serait-il augmenté ? Toute votre démarche doit apparaître.

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Conclusion
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Réponses

  • 1) 2525 supports et 7575 boîtiers par semaine
  • 2) Profit maximal : 1 7251\,725 dollars
  • 3) Heures supplémentaires inutiles : le post-traitement n'utilise que 31,2531{,}25 h sur 4040 à l'optimum

Étape 1 : définir les variables.

xx : nombre de supports de téléphone imprimés par semaine ; yy : nombre de boîtiers de capteur imprimés par semaine.

x≥0x\ge 0 et y≥0y\ge 0, deux nombres entiers.

Étape 2 : traduire les contraintes.

Impression, en heures : 3x+5y≤4503x+5y\le 450.

Filament, en grammes : 50x+250y≤20 00050x+250y\le 20\,000, soit x+5y≤400x+5y\le 400.

Post-traitement, en minutes, puisque 4040 h =2 400=2\,400 min : 30x+15y≤2 40030x+15y\le 2\,400, soit 2x+y≤1602x+y\le 160.

Contrat : y≥20y\ge 20. Et x≥0x\ge 0.

Piège : le post-traitement est donné en minutes par pièce et en heures pour la semaine. Écrire 30x+15y≤4030x+15y\le 40 mélange deux unités, et le polygone devient vide.

Étape 3 : la fonction à optimiser.

P=9x+20yP=9x+20y, en dollars, à rendre maximale.

Le prix du filament et celui d'une imprimante ne servent pas : les profits les comptent déjà, et l'achat d'une imprimante n'est pas une question posée.

Étape 4 : les sommets du polygone de contraintes.

x=0x=0 et y=20y=20 : (0 ;20)(0\,;20).

x=0x=0 et x+5y=400x+5y=400 : (0 ;80)(0\,;80) ; impression 5×80=400≤4505\times 80=400\le 450, il est bien dans le polygone.

3x+5y=4503x+5y=450 et x+5y=400x+5y=400 : par soustraction, 2x=502x=50, donc x=25x=25 et y=75y=75 : (25 ;75)(25\,;75).

3x+5y=4503x+5y=450 et 2x+y=1602x+y=160 : y=160−2xy=160-2x, puis 3x+800−10x=4503x+800-10x=450, donc x=50x=50 et y=60y=60 : (50 ;60)(50\,;60).

2x+y=1602x+y=160 et y=20y=20 : x=70x=70 : (70 ;20)(70\,;20).

Étape 5 : la table des sommets.

P(0 ;20)=400P(0\,;20)=400 ; P(0 ;80)=1 600P(0\,;80)=1\,600 ; P(25 ;75)=225+1 500=1 725P(25\,;75)=225+1\,500=1\,725 ; P(50 ;60)=450+1 200=1 650P(50\,;60)=450+1\,200=1\,650 ; P(70 ;20)=630+400=1 030P(70\,;20)=630+400=1\,030.

Le maximum, 1 7251\,725 dollars, est atteint au sommet (25 ;75)(25\,;75). Selon le théorème fondamental de la programmation linéaire, l'optimum d'un polygone fermé est atteint à un sommet : aucun autre point ne fait mieux.

Étape 6 : les heures supplémentaires.

Au sommet (25 ;75)(25\,;75), le post-traitement utilise 30×25+15×75=750+1 125=1 87530\times 25+15\times 75=750+1\,125=1\,875 min, soit 31,2531{,}25 h sur 4040 h.

Ce sont l'impression (3×25+5×75=4503\times 25+5\times 75=450 h) et le filament (25+5×75=40025+5\times 75=400) qui sont saturés. Ajouter des heures de post-traitement éloigne une droite qui ne touche pas le sommet optimal : le polygone grandit loin de lui, l'optimum reste (25 ;75)(25\,;75) et le profit reste 1 7251\,725 dollars.

Le technicien a déjà 8,758{,}75 heures de marge par semaine : ses heures supplémentaires coûteraient sans rien rapporter.

Conclusion.

La ferme doit imprimer 2525 supports et 7575 boîtiers par semaine, pour un profit maximal de 1 7251\,725 dollars. Les heures supplémentaires de post-traitement n'augmenteraient pas ce profit : il faudrait plutôt plus de temps d'impression et plus de filament.

Grille.

Cr2, concepts et processus : les cinq contraintes justes, unités converties (4040 h en minutes, 2020 kg en grammes), les systèmes de chaque sommet résolus, PP évaluée à chaque sommet.

Cr3, raisonnement : variables, contraintes, polygone, table des sommets ; pour la seconde exigence, regarder quelle contrainte est saturée à l'optimum.

Cr4, structuration : variables définies avec leur unité et leur sens, chaque contrainte nommée, table des sommets titrée.

Cr5, justification : l'optimum à un sommet s'appuie sur le théorème fondamental ; « inutile » s'appuie sur la marge de 8,758{,}75 h, pas sur une impression.

Niveau A : les deux exigences, sans erreur. Niveau C : un polygone faux à cause d'une unité, mais une méthode cohérente menée jusqu'au bout, ou une seconde exigence affirmée sans calcul de marge.

Piège : répondre (0 ;80)(0\,;80) parce que le boîtier rapporte le plus par pièce. Il rapporte plus, mais il consomme cinq fois plus de filament : 1 6001\,600 dollars au lieu de 1 7251\,725.

102030405060708090102030405060708090100impressionfilamentpost-traitementcontratoptimum

Exercice 6 : Situation d'application, catégorie I : la grue à tour du chantier

10 points La loi des sinus et la loi des cosinus

Sur un chantier d'immeuble, une grue à tour est installée au point GG. Sa flèche horizontale mesure 5050 m et pivote autour du mât ; un chariot roule le long de la flèche et porte le crochet. La distance entre le mât et le crochet s'appelle la portée.

Un paquet d'armatures d'acier de 2,62{,}6 t attend sur l'aire de stockage AA. Il doit être déposé au point BB, sur la dalle du troisième étage. Pour le soulever, on accroche sous le crochet un palonnier de 0,150{,}15 t, qui fait partie de la charge levée. La hauteur sous crochet de la grue est de 4242 m.

L'arpenteur, placé en AA, a mesuré la distance GAGA, la distance ABAB et l'angle entre les directions de GG et de BB (document 1).

GAB28 m41 m63°
Document 1 : plan du chantier vu de haut, avec les mesures de l'arpenteur
Portée (m)20 ou moins253035404550
Charge maximale (t)5,04,13,42,92,52,21,9
Document 2 : tableau de charge de la grue. Entre deux portées du tableau, on applique la charge de la portée immédiatement supérieure.

Le chef de chantier veut déplacer le paquet en un seul levage. Le tableau de charge le permet-il ? Sinon, combien de levages faut-il au minimum, le paquet étant partagé en parts égales ? Précisez aussi l'angle dont la flèche doit pivoter pour passer de AA à BB. Toute votre démarche doit apparaître.

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Conclusion
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Réponses

  • 1) Portée en BB : GB≈37,72GB\approx 37{,}72 m, charge permise 2,52{,}5 t <2,75<2{,}75 t : un seul levage est interdit
  • 2) Au minimum 22 levages (1,451{,}45 t sous le crochet chacun)
  • 3) Pivotement de la flèche : ∠AGB≈75,6∘\angle AGB\approx 75{,}6^{\circ}

Étape 1 : ce qu'il faut trouver.

La charge permise dépend de la portée. La portée en AA est connue, 2828 m ; celle en BB est la distance GBGB, inconnue.

Dans le triangle GABGAB, on connaît deux côtés et l'angle compris en AA : c'est la loi des cosinus. La hauteur sous crochet ne sert pas.

Étape 2 : la portée en B.

GB2=GA2+AB2−2×GA×AB×cos⁡A\displaystyle GB^{2}=GA^{2}+AB^{2}-2\times GA\times AB\times\cos A
GB2=282+412−2×28×41×cos⁡63∘≈2 465−1 042,36=1 422,64\displaystyle GB^{2}=28^{2}+41^{2}-2\times 28\times 41\times\cos 63^{\circ}\approx 2\,465-1\,042{,}36=1\,422{,}64

GB≈37,72GB\approx 37{,}72 m, moins que les 5050 m de la flèche : BB est atteignable.

Étape 3 : le tableau de charge.

Charge levée : 2,6+0,15=2,752{,}6+0{,}15=2{,}75 t.

En AA, portée 2828 m : on lit la ligne 3030 m, 3,43{,}4 t. Le paquet se soulève.

En BB, portée 37,7237{,}72 m : on lit la ligne 4040 m, 2,52{,}5 t. Or 2,75>2,52{,}75>2{,}5 : le levage unique est interdit.

Piège : arrondir 37,7237{,}72 m à 3535 m et lire 2,92{,}9 t. Le tableau impose la portée immédiatement supérieure ; à 37,7237{,}72 m, la grue ne garantit pas 2,92{,}9 t.

Étape 4 : le nombre de levages.

Avec nn levages égaux, chacun soulève 2,6n+0,15\dfrac{2{,}6}{n}+0{,}15 t, palonnier compris à chaque fois.

2,6n+0,15≤2,5\dfrac{2{,}6}{n}+0{,}15\le 2{,}5 donne n≥2,62,35≈1,11n\ge\dfrac{2{,}6}{2{,}35}\approx 1{,}11, donc n=2n=2.

Deux levages de 1,31{,}3 t d'armatures, soit 1,451{,}45 t sous le crochet, bien sous les 2,52{,}5 t permises en BB.

Étape 5 : l'angle de pivotement.

La flèche passe de la direction GAGA à la direction GBGB : l'angle cherché est ∠AGB\angle AGB. Loi des cosinus dans l'autre sens :

cos⁡G=GA2+GB2−AB22×GA×GB≈784+1 422,64−1 6812×28×37,72≈0,2489\displaystyle \cos G=\dfrac{GA^{2}+GB^{2}-AB^{2}}{2\times GA\times GB}\approx\dfrac{784+1\,422{,}64-1\,681}{2\times 28\times 37{,}72}\approx 0{,}2489
∠AGB≈75,6∘\displaystyle \angle AGB\approx 75{,}6^{\circ}

Avec la loi des sinus, sin⁡G=41sin⁡63∘37,72≈0,9685\sin G=\dfrac{41\sin 63^{\circ}}{37{,}72}\approx 0{,}9685 donne 75,6∘75{,}6^{\circ} ou 104,4∘104{,}4^{\circ} : il faut trancher. On calcule l'angle en BB, opposé au plus petit côté, donc aigu : sin⁡B=28sin⁡63∘37,72\sin B=\dfrac{28\sin 63^{\circ}}{37{,}72}, B≈41,4∘B\approx 41{,}4^{\circ}, puis G=180∘−63∘−41,4∘=75,6∘G=180^{\circ}-63^{\circ}-41{,}4^{\circ}=75{,}6^{\circ}.

Contrôle : le plus grand angle, 75,6∘75{,}6^{\circ}, est bien opposé au plus grand côté, AB=41AB=41 m.

Conclusion.

La portée en BB vaut environ 37,7237{,}72 m ; la grue n'y porte que 2,52{,}5 t, moins que les 2,752{,}75 t du levage unique. Il faut au minimum 22 levages de 1,31{,}3 t d'armatures, et la flèche pivote d'environ 75,6∘75{,}6^{\circ} de AA à BB.

Grille.

Cr2, concepts et processus : la loi des cosinus pour un côté puis pour un angle, la lecture du tableau à la portée supérieure, l'inéquation du nombre de levages.

Cr3, raisonnement : comprendre que c'est la portée en BB qui limite, pas celle en AA, et que le palonnier revient à chaque levage.

Cr4, structuration : triangle nommé, formule écrite avant les nombres, résultats intermédiaires gardés au centième au moins.

Cr5, justification : la ligne du tableau choisie se justifie par la règle du document 2 ; un angle tiré d'un sinus se justifie par le choix entre les deux angles possibles.

Niveau A : la décision, le nombre de levages et l'angle justes et justifiés. Niveau C : GBGB juste mais la ligne 3535 m lue, d'où « un levage suffit », ou l'angle de 104,4∘104{,}4^{\circ} gardé sans contrôle.

Piège : oublier le palonnier. Sans lui, 2,6>2,52{,}6>2{,}5 donne encore deux levages, mais la copie se trompe dès qu'une part frôle la limite.

Exercice 7 : Situation d'application, catégorie II : la photo pivotée

10 points Les identités trigonométriques

Dans un logiciel de retouche d'images, faire pivoter une photo de WW pixels de large et de HH pixels de haut d'un angle θ\theta, avec 0∘≤θ≤90∘0^{\circ}\le\theta\le 90^{\circ}, oblige le logiciel à agrandir la zone de travail, le canevas. Le nouveau canevas est le rectangle à côtés horizontaux et verticaux qui contient exactement la photo pivotée (document 1). Les pixels ajoutés sont transparents, mais ils occupent de la mémoire.

La documentation du logiciel affirme que l'aire du nouveau canevas vaut WH+W2+H22sin⁡2θWH+\dfrac{W^{2}+H^{2}}{2}\sin 2\theta pixels. Une collègue graphiste en tire une règle de travail : « Quel que soit l'angle, le canevas d'une photo pivotée ne dépasse jamais le double de la photo. On réserve donc deux fois la mémoire de l'image, pas plus. »

WHθphoto
Document 1 : la photo pivotée d'un angle θ\theta et son nouveau canevas, en pointillé

Démontrez la formule de la documentation. La règle de la collègue est-elle vraie pour une photo de 1 9201\,920 sur 1 0801\,080 pixels ? Si elle est fausse, précisez les angles pour lesquels elle est mise en défaut. Toute votre démarche doit apparaître.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
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Réponses

  • 1) Aire du canevas : (Wcos⁡θ+Hsin⁡θ)(Wsin⁡θ+Hcos⁡θ)=WH+W2+H22sin⁡2θ(W\cos\theta+H\sin\theta)(W\sin\theta+H\cos\theta)=WH+\dfrac{W^{2}+H^{2}}{2}\sin 2\theta
  • 2) Règle fausse : à 45∘45^{\circ}, 4 500 0004\,500\,000 pixels, environ 2,172{,}17 fois la photo
  • 3) Le double est dépassé pour 29,4∘<θ<60,6∘29{,}4^{\circ}<\theta<60{,}6^{\circ}

Étape 1 : les dimensions du canevas.

Chaque coin de la photo touche un côté du canevas et le coupe en deux segments. Chaque segment est un côté de l'angle droit d'un triangle rectangle dont l'hypoténuse est un côté de la photo.

Le côté WW fait l'angle θ\theta avec l'horizontale : il occupe Wcos⁡θW\cos\theta en largeur et Wsin⁡θW\sin\theta en hauteur.

Le côté HH, perpendiculaire, fait l'angle θ\theta avec la verticale : il occupe Hsin⁡θH\sin\theta en largeur et Hcos⁡θH\cos\theta en hauteur.

Largeur du canevas : Wcos⁡θ+Hsin⁡θW\cos\theta+H\sin\theta ; hauteur : Wsin⁡θ+Hcos⁡θW\sin\theta+H\cos\theta.

Étape 2 : la démonstration.

On part du membre de gauche et on le transforme, sans jamais faire passer un terme d'un membre à l'autre.

A=(Wcos⁡θ+Hsin⁡θ)(Wsin⁡θ+Hcos⁡θ)=W2sin⁡θcos⁡θ+WHcos⁡2θ+WHsin⁡2θ+H2sin⁡θcos⁡θ=WH(cos⁡2θ+sin⁡2θ)+(W2+H2)sin⁡θcos⁡θ\begin{aligned}A&=(W\cos\theta+H\sin\theta)(W\sin\theta+H\cos\theta)\\&=W^{2}\sin\theta\cos\theta+WH\cos^{2}\theta+WH\sin^{2}\theta+H^{2}\sin\theta\cos\theta\\&=WH(\cos^{2}\theta+\sin^{2}\theta)+(W^{2}+H^{2})\sin\theta\cos\theta\end{aligned}

Identité pythagoricienne, cos⁡2θ+sin⁡2θ=1\cos^{2}\theta+\sin^{2}\theta=1 ; angle double, sin⁡θcos⁡θ=sin⁡2θ2\sin\theta\cos\theta=\dfrac{\sin 2\theta}{2} :

A=WH+W2+H22sin⁡2θ\displaystyle A=WH+\dfrac{W^{2}+H^{2}}{2}\sin 2\theta

Contrôle : en θ=0∘\theta=0^{\circ} et en θ=90∘\theta=90^{\circ}, sin⁡2θ=0\sin 2\theta=0 et A=WHA=WH : la photo couchée ou dressée remplit exactement son canevas.

Étape 3 : la règle de la collègue.

Pour la photo : WH=2 073 600WH=2\,073\,600 et W2+H2=3 686 400+1 166 400=4 852 800W^{2}+H^{2}=3\,686\,400+1\,166\,400=4\,852\,800.

Contre-exemple, θ=45∘\theta=45^{\circ} : sin⁡90∘=1\sin 90^{\circ}=1 et A=2 073 600+2 426 400=4 500 000A=2\,073\,600+2\,426\,400=4\,500\,000 pixels.

4 500 0002 073 600≈2,17>2\dfrac{4\,500\,000}{2\,073\,600}\approx 2{,}17>2 : la règle est fausse. Un seul contre-exemple suffit à l'invalider.

Étape 4 : les angles qui la mettent en défaut.

A>2WHA>2WH équivaut à W2+H22sin⁡2θ>WH\dfrac{W^{2}+H^{2}}{2}\sin 2\theta>WH, soit sin⁡2θ>2WHW2+H2=4 147 2004 852 800≈0,8546\sin 2\theta>\dfrac{2WH}{W^{2}+H^{2}}=\dfrac{4\,147\,200}{4\,852\,800}\approx 0{,}8546.

Avec 0∘≤2θ≤180∘0^{\circ}\le 2\theta\le 180^{\circ}, le sinus dépasse 0,85460{,}8546 entre arcsin⁡0,8546≈58,72∘\arcsin 0{,}8546\approx 58{,}72^{\circ} et 180∘−58,72∘=121,28∘180^{\circ}-58{,}72^{\circ}=121{,}28^{\circ}.

Donc 29,4∘<θ<60,6∘29{,}4^{\circ}<\theta<60{,}6^{\circ}, à un dixième de degré près.

Pour aller plus loin : comme (W−H)2≥0(W-H)^{2}\ge 0, on a toujours W2+H2≥2WHW^{2}+H^{2}\ge 2WH, et à 45∘45^{\circ} le canevas atteint au moins le double. La règle n'est vraie que pour une photo carrée, et encore tout juste.

Conclusion.

La formule de la documentation est démontrée. Pour une photo de 1 9201\,920 sur 1 0801\,080 pixels, la règle est fausse : à 45∘45^{\circ}, le canevas compte 4 500 0004\,500\,000 pixels, environ 2,172{,}17 fois la photo, et le double est dépassé pour tout angle strictement compris entre 29,4∘29{,}4^{\circ} et 60,6∘60{,}6^{\circ}.

Grille.

Cr2, concepts et processus : les côtés du triangle rectangle, la distributivité, l'identité pythagoricienne, l'angle double, l'inéquation en sinus.

Cr3, raisonnement : une chaîne d'égalités qui transforme un seul membre ; puis un contre-exemple pour invalider, et l'inéquation pour décrire tous les angles.

Cr4, structuration : une égalité par ligne, chaque étape annoncée, les dimensions du canevas établies avant le calcul de l'aire.

Cr5, justification : chaque identité nommée au moment où elle sert. Vérifier la formule pour θ=30∘\theta=30^{\circ} n'est pas une démonstration ; un exemple ne prouve rien, un contre-exemple suffit à réfuter.

Niveau A : la démonstration, le contre-exemple et l'intervalle d'angles. Niveau C : la formule vérifiée sur un ou deux angles au lieu d'être démontrée, avec un contre-exemple juste.

Piège : résoudre sin⁡2θ=0,8546\sin 2\theta=0{,}8546 et garder seulement 2θ=58,72∘2\theta=58{,}72^{\circ}, en oubliant la seconde solution 121,28∘121{,}28^{\circ} ; on conclut alors à tort que tous les angles au-delà de 29,4∘29{,}4^{\circ} posent problème.

Exercice 8 : Situation d'application, catégorie I : la résistance du béton de la dalle

10 points Les fonctions logarithmiquesLes logarithmes et le changement de base

Au contrôle de la qualité d'un chantier, le laboratoire coule des cylindres d'essai avec le béton de chaque dalle, puis les écrase à différents âges pour mesurer leur résistance à la compression, en mégapascals (MPa). Pour ce béton, le laboratoire modélise la résistance moyenne RR en fonction de l'âge tt du béton, en jours, par une fonction logarithmique de la forme R(t)=alog⁡t+kR(t)=a\log t+k, valable de t=1t=1 à t=90t=90 jours.

Le document 1 donne les résultats des deux premières séries d'essais. Le béton a été livré avec un affaissement de 8080 mm, par une température de 1818 °C, et coulé un lundi matin. Le devis de la dalle fixe deux seuils (document 2).

Âge du bétonCylindre 1Cylindre 2Cylindre 3
3 jours13,8 MPa14,1 MPa14,1 MPa
7 jours20,7 MPa21,4 MPa20,9 MPa
Document 1 : résistance à la compression des cylindres d'essai
Exigence du devisSeuil
Conformité : résistance moyenne à 28 joursau moins 30 MPa
Mise en tension des câbles de la dalleau moins 25 MPa
Document 2 : extrait du devis de la dalle

Le béton de cette dalle sera-t-il conforme au devis à 2828 jours ? À partir de quel jour, compté depuis la coulée, l'entrepreneur pourra-t-il mettre les câbles de la dalle en tension ? Toute votre démarche doit apparaître.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
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Réponses

  • 1) R(t)≈19,02log⁡t+4,92R(t)\approx 19{,}02\log t+4{,}92 (moyennes 14,014{,}0 et 21,021{,}0 MPa)
  • 2) R(28)≈32,45R(28)\approx 32{,}45 MPa ≥30\ge 30 MPa : la dalle sera conforme
  • 3) R(t)=25R(t)=25 pour t≈11,36t\approx 11{,}36 : mise en tension à partir du douzième jour

Étape 1 : ce qui sert.

Le modèle a deux paramètres, aa et kk : il faut deux points. Ce sont les résistances moyennes à 33 et à 77 jours.

L'affaissement, la température et le jour de la coulée ne servent pas : le modèle du laboratoire les intègre déjà.

Étape 2 : les deux moyennes.

À 33 jours : 13,8+14,1+14,13=423=14,0\dfrac{13{,}8+14{,}1+14{,}1}{3}=\dfrac{42}{3}=14{,}0 MPa.

À 77 jours : 20,7+21,4+20,93=633=21,0\dfrac{20{,}7+21{,}4+20{,}9}{3}=\dfrac{63}{3}=21{,}0 MPa.

Étape 3 : la règle du modèle.

alog⁡3+k=14a\log 3+k=14 et alog⁡7+k=21a\log 7+k=21.

Par soustraction : a(log⁡7−log⁡3)=7a(\log 7-\log 3)=7, soit alog⁡73=7a\log\dfrac{7}{3}=7.

a=7log⁡(7/3)≈19,0229\displaystyle a=\dfrac{7}{\log(7/3)}\approx 19{,}0229
k=14−alog⁡3≈14−9,0762=4,9238\displaystyle k=14-a\log 3\approx 14-9{,}0762=4{,}9238
R(t)≈19,0229log⁡t+4,9238\displaystyle R(t)\approx 19{,}0229\log t+4{,}9238

Contrôle : R(3)≈14,00R(3)\approx 14{,}00 et R(7)≈21,00R(7)\approx 21{,}00.

Étape 4 : la conformité à 28 jours.

R(28)≈19,0229×1,4472+4,9238≈32,45R(28)\approx 19{,}0229\times 1{,}4472+4{,}9238\approx 32{,}45 MPa

32,45≥3032{,}45\ge 30 : le béton sera conforme, avec une marge d'environ 2,452{,}45 MPa.

Étape 5 : le jour de la mise en tension.

R(t)=25R(t)=25 donne log⁡t=25−4,923819,0229≈1,0554\log t=\dfrac{25-4{,}9238}{19{,}0229}\approx 1{,}0554.

On passe à la forme exponentielle : t=101,0554≈11,36t=10^{1{,}0554}\approx 11{,}36 jours.

Comme a>0a>0, RR est croissante : R(t)≥25R(t)\ge 25 dès que t≥11,36t\ge 11{,}36.

Jour par jour : R(11)≈24,73<25R(11)\approx 24{,}73<25 et R(12)≈25,45≥25R(12)\approx 25{,}45\ge 25.

Piège : arrondir 11,3611{,}36 à 1111. Au onzième jour, le béton n'a que 24,7324{,}73 MPa : on attend le douzième jour.

Conclusion.

Le modèle donne R(t)≈19,02log⁡t+4,92R(t)\approx 19{,}02\log t+4{,}92. À 2828 jours, la résistance prévue est d'environ 32,4532{,}45 MPa : la dalle sera conforme. Les câbles pourront être mis en tension à partir du douzième jour après la coulée.

Grille.

Cr2, concepts et processus : les moyennes, le système de deux équations, la loi du quotient des logarithmes, le passage à la forme exponentielle.

Cr3, raisonnement : utiliser les moyennes et non un seul cylindre, puis transformer 11,3611{,}36 en un jour entier dans le bon sens grâce à la croissance de RR.

Cr4, structuration : le modèle écrit avant d'être utilisé, les inconnues nommées, chaque résultat avec son unité.

Cr5, justification : « conforme » se justifie par la comparaison à 3030 MPa ; « le douzième jour » par la croissance et par R(11)<25R(11)<25.

Niveau A : la règle, les deux décisions et leurs justifications. Niveau C : aa arrondi à l'unité dès l'étape 3, ce qui fausse les décimales, ou « jour 1111 » répondu sans contrôle. Arrondir trop tôt un résultat intermédiaire plafonne Cr2 à B.

Piège : calculer aa avec un seul cylindre par âge. Avec 13,813{,}8 et 21,421{,}4, on trouve une autre règle, et le jour de mise en tension change.

5101520253051015202530354030 MPa25 MPaR(3 ; 14)(7 ; 21)

Exercice 9 : Situation d'application, catégorie I : le Wi-Fi de la cour de distribution

10 points Les coniquesLes systèmes semi-linéaires et les régions du plan

Dans la cour d'un centre de distribution, les caristes et les chauffeurs scannent les palettes avec des terminaux sans fil. Une antenne Wi-Fi extérieure est fixée sur un poteau de 88 m, au point CC. Sur le plan de la cour (document 1), gradué en mètres, sa zone de couverture est le disque de centre CC et de rayon 5050 m.

La voie des camions est le segment qui va de la barrière d'entrée EE au quai de chargement QQ. Les terminaux doivent fonctionner sur toute cette voie.

-10102030405060708090100110-101020304050607080CEQvoie des camions
Document 1 : plan de la cour, en mètres ; C(40 ;30)C(40\,;30), E(0 ;70)E(0\,;70) et Q(100 ;20)Q(100\,;20)

Quelle longueur de la voie échappe aujourd'hui à la couverture ? Le fournisseur propose trois antennes de remplacement, de portée 5555 m, 6060 m et 6565 m, à poser au même endroit ; plus la portée est grande, plus l'antenne coûte cher. Laquelle faut-il choisir pour couvrir toute la voie au moindre coût ? Toute votre démarche doit apparaître.

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Réponses

  • 1) Intersections en x≈6,24x\approx 6{,}24 et x≈89,76x\approx 89{,}76 : 18,4218{,}42 m de voie hors couverture
  • 2) Point le plus éloigné : le quai, CQ≈60,83CQ\approx 60{,}83 m
  • 3) Antenne de 6565 m

Étape 1 : modéliser la couverture et la voie.

La frontière de la couverture est le cercle (x−40)2+(y−30)2=2 500(x-40)^{2}+(y-30)^{2}=2\,500 ; un point est couvert si (x−40)2+(y−30)2≤2 500(x-40)^{2}+(y-30)^{2}\le 2\,500.

La voie : pente 20−70100−0=−0,5\dfrac{20-70}{100-0}=-0{,}5 et ordonnée à l'origine 7070, donc y=−0,5x+70y=-0{,}5x+70 avec 0≤x≤1000\le x\le 100.

La hauteur du poteau ne sert pas : le plan donne déjà la zone couverte au sol.

Étape 2 : les extrémités.

EE : (0−40)2+(70−30)2=3 200>2 500(0-40)^{2}+(70-30)^{2}=3\,200>2\,500, donc EE n'est pas couvert.

QQ : (100−40)2+(20−30)2=3 700>2 500(100-40)^{2}+(20-30)^{2}=3\,700>2\,500, donc QQ n'est pas couvert.

Étape 3 : le système semi-linéaire.

On remplace yy : (x−40)2+(−0,5x+40)2=2 500(x-40)^{2}+(-0{,}5x+40)^{2}=2\,500.

x2−80x+1 600+0,25x2−40x+1 600=2 500x^{2}-80x+1\,600+0{,}25x^{2}-40x+1\,600=2\,500, soit 1,25x2−120x+700=01{,}25x^{2}-120x+700=0, ou encore x2−96x+560=0x^{2}-96x+560=0.

Δ=962−4×560=6 976>0\Delta=96^{2}-4\times 560=6\,976>0 : la voie coupe le cercle en deux points.

x1=96−6 9762≈6,24x_{1}=\dfrac{96-\sqrt{6\,976}}{2}\approx 6{,}24 et x2=96+6 9762≈89,76x_{2}=\dfrac{96+\sqrt{6\,976}}{2}\approx 89{,}76

M1(6,24 ;66,88)M_{1}(6{,}24\,;66{,}88) et M2(89,76 ;25,12)M_{2}(89{,}76\,;25{,}12).

Étape 4 : les longueurs.

Voie entière : EQ=1002+502=12 500≈111,80EQ=\sqrt{100^{2}+50^{2}}=\sqrt{12\,500}\approx 111{,}80 m.

Partie couverte : M1M2=(x2−x1)2+(0,5(x2−x1))2=(x2−x1)1,25≈93,38M_{1}M_{2}=\sqrt{(x_{2}-x_{1})^{2}+\big(0{,}5(x_{2}-x_{1})\big)^{2}}=(x_{2}-x_{1})\sqrt{1{,}25}\approx 93{,}38 m.

Hors couverture : 111,80−93,38=18,42111{,}80-93{,}38=18{,}42 m, soit environ 6,986{,}98 m après la barrière et 11,4511{,}45 m avant le quai.

Piège : prendre x2−x1≈83,52x_{2}-x_{1}\approx 83{,}52 pour une longueur. C'est un écart d'abscisses ; la voie est oblique.

Étape 5 : la portée nécessaire.

Sur un segment, la distance à CC diminue jusqu'au pied de la perpendiculaire, puis augmente : le point le plus éloigné est une extrémité.

CE=3 200≈56,57CE=\sqrt{3\,200}\approx 56{,}57 m et CQ=3 700≈60,83CQ=\sqrt{3\,700}\approx 60{,}83 m.

Il faut une portée d'au moins 60,8360{,}83 m. Les antennes de 5555 m et de 6060 m laissent le quai sans signal ; celle de 6565 m couvre toute la voie.

Piège : choisir 6060 m parce que 60,8360{,}83 « fait 6060 ». Il manquerait 0,830{,}83 m, juste devant le quai, là où les camions s'arrêtent.

Conclusion.

Aujourd'hui, environ 18,4218{,}42 m de voie échappent à la couverture, aux deux bouts. Pour couvrir toute la voie au moindre coût, il faut l'antenne de 6565 m, la seule dont la portée dépasse 60,8360{,}83 m.

Grille.

Cr2, concepts et processus : l'équation du cercle translaté, l'équation de la droite, la substitution, la formule quadratique, la distance entre deux points.

Cr3, raisonnement : tester les extrémités, chercher les points d'intersection, soustraire la partie couverte de la voie entière ; puis comprendre que la portée minimale est la plus grande distance de CC à la voie.

Cr4, structuration : le système posé, les deux points nommés avec leurs coordonnées, chaque longueur avec son unité.

Cr5, justification : pourquoi le point le plus éloigné est une extrémité, et pourquoi 6060 m ne suffit pas.

Niveau A : les deux exigences justes et justifiées. Niveau C : les points d'intersection justes, mais la longueur couverte confondue avec l'écart d'abscisses, ou une antenne choisie sans calculer CQCQ.

Piège : calculer seulement CE≈56,57CE\approx 56{,}57 m et choisir l'antenne de 6060 m ; c'est le quai, plus loin de l'antenne, qui décide.

-20-10102030405060708090100110-30-20-10102030405060708090CEQM1M2

Exercice 10 : Situation d'application, catégorie II : les deux élingues du panneau

10 points Les vecteurs

Une grue soulève un panneau de béton préfabriqué de 3,23{,}2 t. Deux élingues identiques partent du crochet OO et s'attachent aux deux anneaux de levage AA et BB du panneau, distants de 44 m. Chaque élingue mesure 33 m (document 1). Le panneau monte lentement, à vitesse constante : la somme des forces qui s'exercent sur le crochet est nulle.

On exprime les forces en tonnes-force, comme sur l'étiquette des élingues. Le câble de la grue tire le crochet vers le haut avec une force de 3,23{,}2 tonnes-force, et chaque élingue tire le crochet vers son anneau. Les élingues du chantier portent l'étiquette « charge maximale d'utilisation : 22 t ».

Le contremaître affirme : « Deux élingues de 2 t se partagent le panneau de 3,2 t : chacune porte 1,6 t, quelle que soit leur longueur. »

OAB3 m3 m4 mpanneau 3,2 tcâble
Document 1 : le levage vu de face

Cette affirmation est-elle vraie ? Justifiez à l'aide des vecteurs. Quelle longueur minimale les élingues doivent-elles avoir pour que des élingues de 22 t conviennent, les anneaux restant à 44 m l'un de l'autre ? Toute votre démarche doit apparaître.

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Réponses

  • 1) T=4,85≈2,15T=\dfrac{4{,}8}{\sqrt{5}}\approx 2{,}15 t par élingue
  • 2) Affirmation fausse : 2,15>1,62{,}15>1{,}6, et même >2>2 t
  • 3) Longueur minimale : ℓ=103≈3,33\ell=\dfrac{10}{3}\approx 3{,}33 m

Étape 1 : un repère et les points.

Origine au crochet OO, axe des xx horizontal vers BB, axe des yy vertical vers le haut, unités en mètres.

Les anneaux sont à 22 m de part et d'autre de l'axe, à une profondeur hh sous le crochet : h2+22=32h^{2}+2^{2}=3^{2}, donc h=5≈2,236h=\sqrt{5}\approx 2{,}236 m.

A(−2 ;−5)A(-2\,;-\sqrt{5}) et B(2 ;−5)B(2\,;-\sqrt{5}).

Étape 2 : les directions des forces.

Vecteurs unitaires de OO vers les anneaux : u⃗A=(−23 ;−53)\vec{u}_{A}=\left(-\dfrac{2}{3}\,;-\dfrac{\sqrt{5}}{3}\right) et u⃗B=(23 ;−53)\vec{u}_{B}=\left(\dfrac{2}{3}\,;-\dfrac{\sqrt{5}}{3}\right), puisque ∥OA→∥=3\|\overrightarrow{OA}\|=3.

Forces sur le crochet : T⃗A=TA u⃗A\vec{T}_{A}=T_{A}\,\vec{u}_{A}, T⃗B=TB u⃗B\vec{T}_{B}=T_{B}\,\vec{u}_{B} et F⃗=(0 ;3,2)\vec{F}=(0\,;3{,}2) pour le câble.

Étape 3 : l'équilibre.

T⃗A+T⃗B+F⃗=0⃗\vec{T}_{A}+\vec{T}_{B}+\vec{F}=\vec{0}, composante par composante.

En xx : −23TA+23TB=0-\dfrac{2}{3}T_{A}+\dfrac{2}{3}T_{B}=0, donc TA=TB=TT_{A}=T_{B}=T.

En yy : −53T−53T+3,2=0-\dfrac{\sqrt{5}}{3}T-\dfrac{\sqrt{5}}{3}T+3{,}2=0, donc T=3×3,225=4,85≈2,15T=\dfrac{3\times 3{,}2}{2\sqrt{5}}=\dfrac{4{,}8}{\sqrt{5}}\approx 2{,}15 tonnes-force.

Étape 4 : l'affirmation.

Chaque élingue porte environ 2,152{,}15 t, et non 1,61{,}6 t : l'affirmation est fausse, et ces élingues de 22 t sont surchargées.

Ce sont les composantes verticales qui valent 1,61{,}6 t chacune. Chaque élingue tire aussi le crochet horizontalement, de 23T≈1,43\dfrac{2}{3}T\approx 1{,}43 t ; les deux composantes horizontales s'annulent, mais elles chargent les élingues.

En général, si α\alpha est l'angle entre une élingue et la verticale, T=1,6cos⁡αT=\dfrac{1{,}6}{\cos\alpha}. Dès que les anneaux sont écartés, cos⁡α<1\cos\alpha<1 et T>1,6T>1{,}6 : la longueur compte toujours.

Étape 5 : la longueur minimale.

Pour une élingue de longueur ℓ\ell : cos⁡α=ℓ2−4ℓ\cos\alpha=\dfrac{\sqrt{\ell^{2}-4}}{\ell}.

T≤2T\le 2 équivaut à cos⁡α≥1,62=0,8\cos\alpha\ge\dfrac{1{,}6}{2}=0{,}8, soit ℓ2−4≥0,8ℓ\sqrt{\ell^{2}-4}\ge 0{,}8\ell.

ℓ2−4≥0,64ℓ2\ell^{2}-4\ge 0{,}64\ell^{2}, donc 0,36ℓ2≥40{,}36\ell^{2}\ge 4 et ℓ≥20,6≈3,33\ell\ge\dfrac{2}{0{,}6}\approx 3{,}33 m.

Contrôle : avec ℓ=103\ell=\dfrac{10}{3} m, h=1009−4=83h=\sqrt{\dfrac{100}{9}-4}=\dfrac{8}{3}, cos⁡α=0,8\cos\alpha=0{,}8 et T=2T=2 t tout juste. L'angle entre les deux élingues vaut alors environ 73,7∘73{,}7^{\circ}, contre 83,6∘83{,}6^{\circ} avec les élingues de 33 m.

En pratique on arrondit vers le haut : des élingues de 3,53{,}5 m, longueur courante, conviennent.

Conclusion.

L'affirmation est fausse : avec des élingues de 33 m, chacune porte environ 2,152{,}15 t, plus que les 22 t permises. Il faut des élingues d'au moins 3,333{,}33 m, ou des élingues de capacité supérieure.

Grille.

Cr2, concepts et processus : les composantes d'un vecteur, le vecteur unitaire, la somme vectorielle nulle composante par composante, l'inéquation de la longueur.

Cr3, raisonnement : réfuter par le calcul, pas par l'intuition ; puis passer du cas particulier (33 m) à la condition générale sur ℓ\ell.

Cr4, structuration : repère et unités annoncés, forces nommées, une équation par composante.

Cr5, justification : dire pourquoi TA=TBT_{A}=T_{B} (composante horizontale), et pourquoi la vraie charge dépasse 1,61{,}6 t (le cosinus est inférieur à 11).

Niveau A : l'affirmation réfutée par le calcul vectoriel, la longueur minimale juste. Niveau C : la tension juste mais la longueur cherchée par essais sans conclusion, ou l'affirmation rejetée « parce que les élingues sont penchées » sans calcul.

Piège : diviser 3,23{,}2 par 22 et conclure que des élingues de 22 t suffisent. La moitié de la charge, c'est la composante verticale de chaque tension, pas la tension.

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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/ts5-epreuve-fin-annee. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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