Calcul intégral 201-NYB • Complément québécois de Terminale et cégep à Montréal
Fiche de révision : l'intégrale indéfinie et les primitives
Cette fiche ne recopie pas la table des primitives : vous l'avez, et la recopier ne fait perdre aucun point. Elle traite ce qui décide de la note au premier examen de 201-NYB, où presque toutes les erreurs sont des règles inventées par symétrie avec la dérivation, et où la vérification par dérivation, gratuite, n'est presque jamais faite.
Elle s'adresse aux étudiants de cégep en Sciences de la nature à Montréal, et aux élèves de Terminale des lycées français qui suivent le complément québécois de mathématiques. La série d'exercices corrigés du même chapitre met ensuite chaque réflexe à l'épreuve.
Le fil du chapitre
Une primitive se VÉRIFIE en la dérivant : c'est le seul chapitre du cours où l'on contrôle soi-même chaque réponse en dix secondes. Tout ce qui coûte des points ici vient d'avoir inventé une règle qui n'existe pas, ou d'avoir oublié que la réponse est une FAMILLE de fonctions, pas une fonction.
•F est une primitive de f si F′=f. Si F en est une, F+C aussi, pour tout réel C.
•∫f(x)dx=F(x)+C : le résultat est une FAMILLE de fonctions, jamais une seule.
•Deux primitives d'une même fonction diffèrent d'une constante SUR UN INTERVALLE, et c'est une conséquence du théorème des accroissements finis.
•Géométriquement : toutes les courbes de la famille se déduisent par translation VERTICALE, et ont donc la même pente en chaque abscisse.
Trois primitives de f(x)=x pour C=−3, 0 et 3 : les courbes sont translatées verticalement et leurs tangentes en une même abscisse sont PARALLÈLES, puisqu'elles ont la même dérivée.
Le +C n'est pas une décoration : il vaut un demi-point par intégrale indéfinie, et une question de conditions initiales est impossible sans lui.
Les deux seules règles, et celles qui n'existent pas
•Linéarité : ∫(af+bg)=a∫f+b∫g. C'est tout ce qui se distribue.
•∫xndx=n+1xn+1+C pour n=−1, et ∫xdx=ln∣x∣+C pour le cas n=−1.
•IL N'EXISTE PAS de règle du produit : ∫fg=(∫f)(∫g).
•IL N'EXISTE PAS de règle du quotient : ∫gf=∫g∫f.
•IL N'EXISTE PAS de règle de chaîne inverse automatique : ∫f(g(x))dx demande une substitution, qui n'aboutit que si g′ est présent.
Contre-exemple à retenir : ∫x⋅xdx=3x3, alors que (∫xdx)2=4x4.
Les formes composées, celles qui se lisent d'un coup d'œil
•Toutes disent la même chose : la dérivée intérieure DOIT être présente en facteur, à une constante multiplicative près.
•Une constante manquante se rattrape en multipliant et divisant; une variable manquante ne se rattrape JAMAIS.
Les règles de calcul en tableau
Chaque ligne se lit de gauche à droite : les hypothèses, puis le résultat. Une case rouge n'est pas une réponse, c'est le constat que la forme ne décide rien et l'ordre de transformer l'écriture. Chaque cas est suivi d'un exemple chiffré.
Les primitives usuelles
La table se lit de gauche à droite, et se VÉRIFIE de droite à gauche : dériver la colonne de droite doit redonner celle de gauche. C'est le seul chapitre du cours où la réponse se contrôle en dix secondes.
f(x)
Où c'est valable
∫f(x)dx
xn, n=−1
n réel quelconque
n+1xn+1+C
Exemple : ∫x3dx=4x4+C, donc ∫02x3dx=416=4.
x1
x=0
ln∣x∣+C
Exemple : C'est le cas n=−1, celui que la ligne précédente ne couvre pas. ∫1exdx=lne−ln1=1.
ex
partout
ex+C
Exemple : ∫01exdx=e−1≈1,718.
ax, a>0
partout
lnaax+C
Exemple : ∫012xdx=ln22−1=ln21≈1,443. Le lna est au DÉNOMINATEUR ici, au numérateur dans la dérivée.
cosx
en radians
sinx+C
Exemple : ∫0π/2cosxdx=sin2π−sin0=1, l'aire sous une arche de cosinus jusqu'à son premier zéro.
sinx
en radians
−cosx+C
Exemple : Le signe moins passe de la dérivée à la primitive : ∫0πsinxdx=−cosπ+cos0=2.
sec2x
x=2π+kπ
tanx+C
Exemple : ∫0π/4sec2xdx=tan4π=1.
1+x21
partout
arctanx+C
Exemple : ∫011+x2dx=arctan1=4π≈0,785. Aucune substitution ne donne cette ligne, elle se reconnaît.
1−x21
∣x∣<1
arcsinx+C
Exemple : ∫01/21−x2dx=arcsin21=6π≈0,524.
Le +C n'est pas une décoration : sans lui, la réponse est UNE fonction là où l'énoncé en demande une famille, et le demi-point tombe à chaque question.
Les formes composées : le u′ doit être là
Les six lignes disent la même chose, et c'est la seule chose à savoir sur la substitution : la dérivée intérieure doit être présente EN FACTEUR, à une constante multiplicative près.
Intégrande
Ce qu'on pose
Primitive
u′un, n=−1
u et son u′
n+1un+1+C
Exemple : ∫2x(x2+1)3dx=4(x2+1)4+C, et de 0 à 1 cela vaut 416−1=3,75.
uu′
u au dénominateur
ln∣u∣+C
Exemple : ∫01x2+12xdx=ln2−ln1=ln2≈0,693.
u′eu
u en exposant
eu+C
Exemple : ∫012xex2dx=e1−e0=e−1≈1,718.
u′cosu
u dans le cosinus
sinu+C
Exemple : ∫0π/42cos(2x)dx=sin2π−sin0=1 : ici u=2x et u′=2, présent tel quel.
1+u2u′
u au carré
arctanu+C
Exemple : ∫01/21+4x22dx=arctan1=4π≈0,785, avec u=2x.
Il manque une CONSTANTE
on multiplie et on divise
la même primitive, divisée par cette constante
Exemple : ∫01xex2dx=21∫012xex2dx=2e−1≈0,859.
Une constante manquante se rattrape, une VARIABLE manquante jamais : ∫ex2dx ne se ramène à aucune de ces lignes, et cette intégrale n'a d'ailleurs aucune primitive élémentaire.
Les pièges qui coûtent des points
Les erreurs ci-dessous sont celles que je corrige le plus souvent en séance. Chacune coûte des points sur une copie, même quand le raisonnement est juste.
1.Oublier la constante d'intégration
un demi-point par intégrale, et toute la question de conditions initiales
Ce qu'il ne faut pas écrire
∫3x2dx=x3
Ce qu'il faut écrire
∫3x2dx=x3+C
Pourquoi : L'intégrale indéfinie désigne l'ensemble des primitives, pas l'une d'elles. Une question du type « trouver F telle que F(1)=5 » devient impossible sans le C, et ces questions représentent souvent le tiers du premier examen.
2.Intégrer un produit terme à terme
toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
∫xcosxdx=2x2sinx
Ce qu'il faut écrire
∫xcosxdx=xsinx+cosx+C, obtenue par intégration par parties
Pourquoi : Vérification immédiate : la dérivée de 2x2sinx vaut xsinx+2x2cosx, qui n'est pas l'intégrande. La dérivée de xsinx+cosx vaut sinx+xcosx−sinx=xcosx ✓. Trente secondes de dérivation éliminent la fausse réponse.
3.Écrire la primitive de un sur x sans valeur absolue
1 point, et toute une question d'intégrale impropre
Ce qu'il ne faut pas écrire
∫xdx=lnx+C
Ce qu'il faut écrire
∫xdx=ln∣x∣+C, avec une constante DIFFÉRENTE sur chacun des deux intervalles
ln∣x∣ vit sur DEUX intervalles séparés par une asymptote : rien ne relie les deux branches, donc la constante d'intégration peut y être différente.
Pourquoi : lnx n'existe que pour x>0, alors que x1 est définie aussi pour x<0. Plus subtil : le domaine étant coupé en deux, la constante peut différer d'un morceau à l'autre, et une condition initiale donnée à gauche ne contraint en rien la branche de droite.
4.Perdre le dx au moment de substituer
toute la question, l'intégrale obtenue mélangeant deux variables
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Je pose u=x2+1, donc ∫xx2+1dx=∫xudu. »
Ce qu'il faut écrire
« u=x2+1 donne du=2xdx, donc xdx=2du et l'intégrale devient 21∫udu. »
Pourquoi : Une intégrale ne peut contenir qu'UNE variable. Laisser un x à côté d'un du produit une expression qui ne veut rien dire, et le correcteur s'arrête là. Le geste sûr : écrire du en entier, isoler ce qui remplace le reste de l'intégrande, et vérifier qu'aucun x ne survit.
5.Forcer une substitution quand la dérivée intérieure est absente
dix minutes d'examen, et souvent toute la question
Ce qu'il ne faut pas écrire
« Je pose u=x2+1 dans ∫x2+1dx, donc dx=2xdu et j'ai fini. »
Ce qu'il faut écrire
« Il n'y a pas de x en facteur : la substitution n'aboutit pas. Cette intégrale demande une substitution TRIGONOMÉTRIQUE, x=tanθ. »
Pourquoi : Diviser par 2x réintroduit un x que rien n'éliminera : on tourne en rond. La différence entre ∫xx2+1dx, immédiate, et ∫x2+1dx, difficile, tient à un seul facteur x. Le repérer avant de commencer économise le temps de l'examen.
6.Ne pas revenir à la variable de départ
1 point systématiquement
Ce qu'il ne faut pas écrire
∫xx2+1dx=3u3/2+C
Ce qu'il faut écrire
∫xx2+1dx=3(x2+1)3/2+C
Pourquoi : La variable u est un outil intermédiaire, elle n'existe pas dans la question. Une réponse en u est incomplète, comme une équation résolue en une inconnue auxiliaire jamais retraduite. Le réflexe : la dernière ligne d'une substitution est toujours le retour en x.
7.Croire que toute fonction élémentaire a une primitive élémentaire
tout le temps passé à chercher
Ce qu'il ne faut pas écrire
« ∫e−x2dx doit bien s'écrire avec des fonctions usuelles, je cherche encore. »
Ce qu'il faut écrire
« e−x2 est continue donc elle ADMET des primitives, mais aucune ne s'exprime avec les fonctions usuelles. »
Pourquoi : Existence et calculabilité sont deux choses différentes : toute fonction continue admet des primitives par le théorème fondamental, mais e−x2, xsinx et lnx1 n'en ont aucune d'élémentaire. En savoir la liste courte évite de s'acharner à l'examen.
8.Simplifier une primitive sans regarder le domaine
1 point de rigueur, davantage sur une intégrale définie traversant le point
Ce qu'il ne faut pas écrire
∫x−2x2−4dx=∫(x+2)dx=2x2+2x+C sur R
Ce qu'il faut écrire
La simplification n'est valable que pour x=2 : la primitive est définie sur ]−∞,2[ et sur ]2,+∞[, avec deux constantes possibles.
Pourquoi : L'intégrande n'est pas défini en 2, donc la primitive non plus. Ignorer ce détail conduit ensuite à calculer ∫13 comme si de rien n'était, alors que l'intégrale est impropre et le résultat sans valeur.
Quelle méthode choisir
Une substitution va-t-elle marcher
On repère un bloc intérieur u, on calcule u′, puis on cherche u′ dans l'intégrande. C'est ce test, et lui seul, qui décide.
Si u′ est présent en facteur, exactement → substitution immédiate
Exemple : ∫2xex2dx avec u=x2 donne ex2+C
Si u′ est présent à une CONSTANTE près → substitution après ajustement : on multiplie et on divise par cette constante
Exemple : ∫xex2dx=21∫2xex2dx=2ex2+C
Si l'intégrande est de la forme uu′ → primitive ln∣u∣, à reconnaître sans calcul
Exemple : ∫x2+3x+72x+3dx=lnx2+3x+7+C
Si u′ est absent et l'écart est une VARIABLE → la substitution simple échoue : passer aux parties, aux fractions partielles ou à une substitution trigonométrique
Exemple : ∫x2+1dx demande x=tanθ
Si l'intégrande est un quotient de polynômes avec un numérateur de degré supérieur ou égal → faire d'abord la DIVISION, puis intégrer le quotient et le reste séparément
Exemple : x+1x2=x−1+x+11
Quand deux substitutions semblent possibles, choisir celle dont la dérivée apparaît le plus visiblement : c'est presque toujours le contenu d'une racine, d'une exponentielle ou d'un dénominateur.
La rédaction attendue
Le correcteur coche des étapes. Les voici dans l'ordre, avec la phrase de conclusion qu'il attend mot pour mot.
Une substitution, rédigée pour le correcteur
Quand l'utiliser : Toute intégrale où un bloc intérieur et sa dérivée sont présents.
1Annoncer le changement de variable : « Posons u=x2+1. »
2Écrire la différentielle complète : « Alors du=2xdx, donc xdx=2du. »
3Réécrire l'intégrale ENTIÈREMENT en u, et vérifier qu'aucun x ne subsiste.
4Intégrer en u, sans oublier la constante.
5REVENIR à la variable de départ, et conclure.
Phrase de conclusion
∫xx2+1dx=21∫udu=3u3/2+C=3(x2+1)3/2+C.
Le piège : Écrire du=2x au lieu de du=2xdx. La différentielle porte le dx; sans lui, le remplacement dans l'intégrale est impossible à justifier et le correcteur enlève le point de rigueur.
Barème : Généralement un demi-point pour le changement annoncé, un demi-point pour la différentielle, un point pour l'intégrale en u, un demi-point pour le retour en x.
Vérifier avant de rendre
Cinq minutes de vérification récupèrent plus de points qu'un exercice de plus commencé à la hâte.
Dériver la réponse, toujours
La primitive trouvée se dérive en trente secondes, et sa dérivée doit redonner exactement l'intégrande. C'est le seul chapitre du cours où la vérification est aussi rapide que le calcul.
3(x2+1)3/2 se dérive en 23⋅3(x2+1)1/2⋅2x=xx2+1 ✓.
Contrôler numériquement en un point
Calculer 0,002F(a+0,001)−F(a−0,001) et comparer à f(a) : les deux doivent coïncider à trois décimales.
En a=2 : le taux numérique de 3(x2+1)3/2 donne 4,472, et 25=4,472 ✓.
Vérifier qu'aucun x ne survit dans une intégrale en u
Après substitution, relire l'intégrale : si un x y figure encore, la substitution n'a pas abouti et il faut changer de technique plutôt que de continuer.
∫xudu est une expression sans signification : la ligne suivante n'a aucune chance d'être juste.
Contrôler la présence du +C
Relire toutes les intégrales indéfinies de la copie avant de rendre et compter les +C : il en faut exactement autant que d'intégrales indéfinies.
Trois intégrales indéfinies, trois +C. Une question de conditions initiales sans +C n'a pas de solution du tout.
Vérifier une condition initiale
Quand l'énoncé impose F(a)=b, substituer et résoudre en C, puis contrôler que la primitive finale redonne bien b en a.
F(x)=x3+C avec F(1)=5 donne C=4, et F(1)=1+4=5 ✓.
L'exercice type décortiqué
Une substitution qui résiste, comme au premier examen
Calculer ∫x+4xdx.
Un rappel utile pour ce chapitre : F(x)=2x∣x∣ est bien une primitive de ∣x∣, dérivable partout y compris en 0, alors que ∣x∣ ne l'est pas.
Étape 1
Test de substitution : avec u=x+4, on a u′=1, présent en facteur puisque dx l'est. La substitution est donc légitime, même si le x du numérateur n'est pas u′.
Pourquoi
Le test porte sur la dérivée du bloc INTÉRIEUR, pas sur la ressemblance globale. Ici u′=1 est toujours présent, ce qui rend la substitution possible à condition de traduire aussi le x isolé.
Étape 2
u=x+4 donne du=dx et surtout x=u−4. L'intégrale devient ∫uu−4du.
Pourquoi
C'est le geste qui débloque : on exprime le x RESTANT en fonction de u. Une copie qui ne pense pas à retourner la substitution laisse un x à côté d'un du et s'arrête là.
Étape 3
On sépare : uu−4=u1/2u−u1/24=u1/2−4u−1/2.
Pourquoi
Écrire en puissances rend l'intégrale immédiate. Tant que la fraction reste écrite avec une racine au dénominateur, aucune formule de la table ne s'applique.
Étape 4
∫(u1/2−4u−1/2)du=32u3/2−8u1/2+C.
Pourquoi
Deux applications de ∫undu=n+1un+1, avec n=21 puis n=−21. Le second exposant donne 21 au dénominateur, d'où le facteur 2 qui devient 8.
Étape 5
Retour en x : 32(x+4)3/2−8(x+4)1/2+C, que l'on peut factoriser en 32x+4(x−8)+C.
Pourquoi
La forme factorisée n'est pas exigée mais elle facilite la vérification, et c'est elle que le corrigé affichera. Le retour en x, lui, est obligatoire.
Étape 6
Vérification par dérivation en x=0 : la primitive vaut 32(2)(−8)=−332, et son taux d'accroissement numérique donne 0, ce qui est bien 40 ✓. En x=5 : le taux donne 1,667, et 35=1,667 ✓.
Pourquoi
Deux points de contrôle valent mieux qu'un : le premier teste la valeur 0 de l'intégrande, le second une valeur quelconque. Ensemble, ils attrapent aussi bien une erreur de signe qu'un facteur oublié.
Conclusion rédigée
∫x+4xdx=32(x+4)3/2−8x+4+C=32x+4(x−8)+C.
L'erreur classique sur cet exercice : Abandonner après du=dx en constatant qu'il reste un x au numérateur. La substitution n'exige pas que l'intégrande soit entièrement de la forme u′g(u) : il suffit de pouvoir tout réécrire en u, ce que x=u−4 permet ici.
À savoir par cœur
•∫f(x)dx=F(x)+C : le résultat est une FAMILLE. Le +C vaut un demi-point à chaque fois.
•Seule la LINÉARITÉ se distribue. Aucune règle du produit, aucune règle du quotient.
•∫xndx=n+1xn+1+C sauf pour n=−1, où c'est ln∣x∣+C.
•Les formes composées exigent u′ EN FACTEUR : ∫u′un, ∫uu′, ∫u′eu.
•Une constante manquante se rattrape, une variable manquante jamais.
•Substitution : écrire du avec son dx, tout réécrire en u, puis REVENIR en x.
•Toute fonction continue a des primitives; e−x2 et xsinx n'en ont aucune élémentaire.
•Vérification gratuite : dériver la réponse doit redonner l'intégrande.
Questions fréquentes
Pourquoi faut-il ajouter une constante à une primitive ?
Parce que dériver efface les constantes : toutes les fonctions qui diffèrent d'une constante ont la même dérivée. L'intégrale indéfinie désigne donc l'ensemble de ces fonctions, pas l'une d'elles. Sans la constante, on ne peut pas répondre aux questions qui imposent une valeur en un point.
Existe-t-il une règle du produit pour les intégrales ?
Non, et c'est l'erreur la plus fréquente du chapitre. L'intégrale d'un produit n'est pas le produit des intégrales. La technique qui s'en rapproche est l'intégration par parties, qui vient de la dérivée d'un produit lue à l'envers, mais elle ne se distribue pas et ne s'applique pas mécaniquement.
Comment savoir si une substitution va fonctionner ?
On choisit un bloc intérieur, on calcule sa dérivée, puis on cherche cette dérivée dans l'intégrande. Si elle y figure en facteur, même à une constante près, la substitution aboutit. Si l'écart est une variable et non une constante, il faut changer de technique.
Pourquoi écrit-on la valeur absolue dans la primitive de un sur x ?
Parce que la fonction inverse est définie pour les valeurs négatives aussi, alors que le logarithme népérien ne l'est pas. La valeur absolue étend la primitive aux deux intervalles. Il faut aussi retenir que la constante peut différer d'un intervalle à l'autre, les deux branches étant séparées par une asymptote.
Toutes les fonctions ont-elles une primitive calculable ?
Toute fonction continue admet des primitives, mais certaines ne s'expriment pas avec les fonctions usuelles. C'est le cas de l'exponentielle de moins x au carré, du sinus divisé par x, et de un sur le logarithme de x. Les reconnaître évite de perdre dix minutes d'examen à chercher une écriture qui n'existe pas.
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Exercices corrigés : Primitives et intégrale indéfinie
Une méthode se prouve sur une copie, pas sur une fiche. La série du même chapitre reprend chacun de ces pièges dans un exercice, avec le corrigé rédigé étape par étape.
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