Math SN5, secondaire 5 à Montréal • Examen blanc

Épreuve de fin d'année de math SN5 corrigée, au format de l'examen du ministère

Voici une épreuve de fin d'année corrigée de mathématique SN de cinquième secondaire, au format de l'examen du ministère. Précision honnête : il n'existe pas d'épreuve ministérielle de mathématique en 5e secondaire. L'examen de fin d'année est préparé par votre école ou votre centre de services, et il reprend presque toujours la structure de l'épreuve ministérielle de 4e secondaire. C'est ce gabarit, celui du Document d'information de 2026, que suit cette page : section A, six questions à choix multiple (24 points) ; section B, quatre questions à réponse courte (16 points) ; section C, six situations d'application corrigées à la grille descriptive A à E (60 points), quatre de catégorie I et deux de catégorie II.

Tout le programme de l'année y passe. La section A porte sur une identité trigonométrique, une inéquation avec valeur absolue et un point trigonométrique (exercice 1), puis sur le produit scalaire, les foyers d'une ellipse et la composée de deux fonctions (exercice 2). La section B demande une équation exponentielle, une équation trigonométrique (exercice 3), une équation à radical et la réciproque d'une fonction logarithmique (exercice 4). La section C pose des situations sans sous-questions : l'optimisation par programmation linéaire d'une ferme maraîchère (exercice 5), une prolifération de cyanobactéries modélisée par une fonction exponentielle (exercice 6), l'indice UV d'un camp de jour modélisé par une sinusoïde (exercice 7), la couverture d'une route par une tour cellulaire, entre un cercle et une droite (exercice 8), puis deux situations de catégorie II où il faut démontrer ou invalider : trois affirmations sur les sentiers d'un parc, traitées par les vecteurs (exercice 9), et deux affirmations sur le coût moyen d'une boutique en ligne, une fonction rationnelle et sa réciproque (exercice 10).

À la fin, vous savez reconnaître un modèle dans des données brutes, résoudre l'équation ou l'inéquation qui répond à la question, et rédiger une démarche que la grille récompense. Les pièges qui coûtent le plus de points y sont traités un par un : le sens de l'inégalité qui se renverse quand on divise par un négatif (exercices 1 et 6), la seconde solution d'une équation trigonométrique que la calculatrice ne donne pas (exercices 3 et 7), la solution étrangère d'une équation à radical (exercice 4), le domaine d'une composée lu sur la règle simplifiée (exercice 2), le faux sommet d'un polygone de contraintes (exercice 5) et l'exemple pris pour une preuve (exercices 9 et 10).

Chaque situation se termine par sa grille : ce que les critères de concepts et processus, de raisonnement, de structuration et de justification attendent sur cette situation précise, et ce qui sépare une copie de niveau A d'une copie de niveau C. Les conclusions de chaque situation sont autocorrigées ; avec un compte gratuit, vos points et vos situations à revoir sont gardés en mémoire.

Faites l'épreuve en conditions réelles : trois heures chronométrées, votre aide-mémoire d'une feuille recto verso, la calculatrice graphique, et toutes les traces de démarche sur la copie. N'ouvrez la correction qu'après.

Série autocorrigée Tape tes réponses et vérifie-les question par question : la page te dit juste ou faux avant d'ouvrir la correction. Avec un compte, chaque bonne réponse du premier coup rapporte des points, et tes réponses justes restent remplies quand tu reviens.

Ce chapitre fait partie de Mathématique SN5 : Sciences naturelles, secondaire 5

Rappel de cours

  • • STRUCTURE de l'épreuve, reprise du Document d'information 2026 de 4e secondaire : section A, 6 questions à choix multiple à 4 points ; section B, 4 questions à réponse courte à 4 points ; section C, 6 situations d'application à 10 points. Total : 100 points en 3 heures, aide-mémoire manuscrit d'une feuille recto verso, calculatrice graphique permise.
  • • CATÉGORIE I : élaborer et appliquer une suite d'opérations. CATÉGORIE II : convaincre à l'aide d'arguments mathématiques, reconnaître un modèle et l'appliquer, démontrer, invalider par un contre-exemple, conjecturer. En SN, 4 situations de catégorie I et 2 de catégorie II.
  • • GRILLE des situations d'application, niveaux A à E : Cr2, utilisation correcte des concepts et processus ; Cr3, mise en œuvre d'un raisonnement adapté à la situation ; Cr4, structuration des étapes de la démarche ; Cr5, justification des étapes. Cr1, la conjecture, n'est évalué que si la tâche en demande une.
  • • ERREUR MINEURE, au sens de la grille : une erreur sur une notion apprise les années précédentes. Une erreur sur une notion de l'année est conceptuelle ou procédurale, et elle fait descendre au critère 2.
  • • Une réponse sans démarche laisse peu de traces : niveau E au critère de structuration, quel que soit le nombre trouvé. En section C, la trace fait partie de la réponse.
  • • Une situation d'application n'annonce ni le modèle ni les étapes : on écrit d'abord ce qu'on cherche, on trie les données (certaines ne servent à rien), on construit le modèle, puis on conclut par une phrase dans le contexte.

Section A : questions à choix multiple (/24 • environ 30 minutes)

Exercice 1 : Questions à choix multiple : identité trigonométrique, valeur absolue, cercle trigonométrique

12 points Calculs trigonométriquesLa fonction valeur absolueLe cercle trigonométrique

Conditions de l'épreuve, comme le jour de l'examen : durée de 33 heures ; un aide-mémoire manuscrit d'une feuille recto verso, préparé par vous ; calculatrice à affichage graphique permise, mémoire vidée ; règle, rapporteur et papier quadrillé. En section C, la démarche complète est exigée : une réponse sans trace ne vaut presque rien.

Section A : pour chaque question, indiquez la lettre de la bonne réponse. Chaque question vaut 44 points. Aucune démarche n'est exigée, mais un contrôle rapide de trente secondes en vaut toujours la peine.

  • a) Pour toutes les valeurs de xx où elle est définie, l'expression sec⁡x−cos⁡xsin⁡x\dfrac{\sec x-\cos x}{\sin x} est égale à :
    A) cot⁡x\cot x
    B) tan⁡x\tan x
    C) sin⁡x\sin x
    D) cos⁡x\cos x
  • b) Quel est l'ensemble-solution de l'inéquation −2∣x−3∣+8≥2-2|x-3|+8\geq 2 ?
    A) ]−∞ ;0]∪[6 ;+∞[]-\infty\,;0]\cup[6\,;+\infty[
    B) [−3 ;3][-3\,;3]
    C) [−2 ;8][-2\,;8]
    D) [0 ;6][0\,;6]
  • c) Quelles sont les coordonnées du point trigonométrique P(−7π6)P\left(-\dfrac{7\pi}{6}\right) ?
    A) (−32 ;12)\left(-\dfrac{\sqrt{3}}{2}\,;\dfrac{1}{2}\right)
    B) (−32 ;−12)\left(-\dfrac{\sqrt{3}}{2}\,;-\dfrac{1}{2}\right)
    C) (32 ;−12)\left(\dfrac{\sqrt{3}}{2}\,;-\dfrac{1}{2}\right)
    D) (−12 ;32)\left(-\dfrac{1}{2}\,;\dfrac{\sqrt{3}}{2}\right)

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) Réponse B : tan⁡x\tan x
  • b) Réponse D : [0 ;6][0\,;6]
  • c) Réponse A : (−32 ;12)\left(-\frac{\sqrt{3}}{2}\,;\frac{1}{2}\right)
a)

Réponse B : tan⁡x\tan x.

On ramène tout au sinus et au cosinus, avec sec⁡x=1cos⁡x\sec x=\dfrac{1}{\cos x}.

sec⁡x−cos⁡xsin⁡x=1cos⁡x−cos⁡xsin⁡x=1−cos⁡2xcos⁡x sin⁡x=sin⁡2xcos⁡x sin⁡x=sin⁡xcos⁡x=tan⁡x\begin{aligned}\dfrac{\sec x-\cos x}{\sin x}&=\dfrac{\frac{1}{\cos x}-\cos x}{\sin x}\\&=\dfrac{1-\cos^{2}x}{\cos x\,\sin x}\\&=\dfrac{\sin^{2}x}{\cos x\,\sin x}\\&=\dfrac{\sin x}{\cos x}=\tan x\end{aligned}

L'identité de Pythagore sin⁡2x+cos⁡2x=1\sin^{2}x+\cos^{2}x=1 fait tout le travail à la troisième ligne.

Contrôle à la calculatrice, en radians : pour x=1x=1, l'expression vaut 1,31050,8415≈1,557\dfrac{1{,}3105}{0{,}8415}\approx 1{,}557, comme tan⁡1≈1,557\tan 1\approx 1{,}557.

Piège : inverser la fraction finale donne cos⁡xsin⁡x=cot⁡x\dfrac{\cos x}{\sin x}=\cot x, le choix A. Les choix C et D tombent au contrôle numérique : sin⁡1≈0,841\sin 1\approx 0{,}841 et cos⁡1≈0,540\cos 1\approx 0{,}540.

b)

Réponse D : [0 ;6][0\,;6].

On isole la valeur absolue : −2∣x−3∣≥2−8-2|x-3|\geq 2-8, soit −2∣x−3∣≥−6-2|x-3|\geq -6.

On divise par −2-2, un nombre négatif : le sens de l'inégalité se renverse, ∣x−3∣≤3|x-3|\leq 3.

Une distance à 33 d'au plus 33 : −3≤x−3≤3-3\leq x-3\leq 3, donc 0≤x≤60\leq x\leq 6.

Contrôle : en x=0x=0, −2×3+8=2≥2-2\times 3+8=2\geq 2 ; en x=3x=3, 8≥28\geq 2 ; en x=7x=7, −2×4+8=0<2-2\times 4+8=0<2, exclu.

Piège : garder le sens ≥\geq après la division par −2-2 donne ∣x−3∣≥3|x-3|\geq 3 et la réunion du choix A, exactement l'extérieur de la bonne réponse.

Le choix C vient de ∣x−3∣≤5|x-3|\leq 5, obtenu en additionnant 88 et 22 au lieu de les soustraire ; le choix B oublie le décalage h=3h=3.

c)

Réponse A : (−32 ;12)\left(-\dfrac{\sqrt{3}}{2}\,;\dfrac{1}{2}\right).

On ramène l'angle dans [0 ;2π[[0\,;2\pi[ en ajoutant un tour : −7π6+2π=5π6-\dfrac{7\pi}{6}+2\pi=\dfrac{5\pi}{6}.

5π6\dfrac{5\pi}{6} est dans le quadrant II, d'angle de référence π6\dfrac{\pi}{6} : cosinus négatif, sinus positif.

P(−7π6)=P(5π6)=(−32 ;12)P\left(-\dfrac{7\pi}{6}\right)=P\left(\dfrac{5\pi}{6}\right)=\left(-\dfrac{\sqrt{3}}{2}\,;\dfrac{1}{2}\right).

Piège : traiter −7π6-\dfrac{7\pi}{6} comme 7π6\dfrac{7\pi}{6}. Le signe moins fait tourner dans le sens horaire ; l'oublier mène au quadrant III, choix B.

Le choix D échange cosinus et sinus : l'abscisse d'un point trigonométrique est toujours le cosinus, P(θ)=(cos⁡θ ;sin⁡θ)P(\theta)=(\cos\theta\,;\sin\theta). Le choix C est le point de −π6-\dfrac{\pi}{6}.

Coche ici les exercices faits ou à revoir : un compte gratuit, sans mot de passe, retient tes coches et tes réponses justes d'une visite à l'autre, te dit quel chapitre attaquer ensuite et te permet de demander l'exercice qui te manque. Crée ton espace, un courriel suffit.

Exercice 2 : Questions à choix multiple : produit scalaire, ellipse, composée de fonctions

12 points Les vecteurs et la géométrie vectorielleLes coniques : cercle, ellipse, hyperbole, paraboleLes opérations sur les fonctions

Pour chaque question, indiquez la lettre de la bonne réponse. Les questions a) et b) s'appuient sur les deux figures ci-dessous.

-2-112345-11234uv
Figure 1, question a) : les vecteurs u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v}, une unité par carreau
-8-6-4-22468-12-10-8-6-4-224681012
Figure 2, question b) : une ellipse centrée à l'origine et ses quatre sommets
  • a) Les vecteurs u⃗\vec{u} et v⃗\vec{v} de la figure 1 sont tracés sur un quadrillage d'une unité par carreau. Que vaut le produit scalaire u⃗⋅v⃗\vec{u}\cdot\vec{v} ?
    A) 1111
    B) (−4 ;3)(-4\,;3)
    C) −1-1
    D) 11
  • b) Quelles sont les coordonnées des foyers de l'ellipse de la figure 2 ?
    A) (0 ;−8)(0\,;-8) et (0 ;8)(0\,;8)
    B) (−8 ;0)(-8\,;0) et (8 ;0)(8\,;0)
    C) (0 ;−136)(0\,;-\sqrt{136}) et (0 ;136)(0\,;\sqrt{136})
    D) (0 ;−4)(0\,;-4) et (0 ;4)(0\,;4)
  • c) On donne f(x)=x−2f(x)=\sqrt{x-2} et g(x)=x2+1g(x)=x^{2}+1. Quelle est la règle de g∘fg\circ f, et quel est son domaine ?
    A) (g∘f)(x)=x−1(g\circ f)(x)=x-1, domaine R\mathbb{R}
    B) (g∘f)(x)=x2−1(g\circ f)(x)=\sqrt{x^{2}-1}, domaine ]−∞ ;−1]∪[1 ;+∞[]-\infty\,;-1]\cup[1\,;+\infty[
    C) (g∘f)(x)=x−1(g\circ f)(x)=x-1, domaine [1 ;+∞[[1\,;+\infty[
    D) (g∘f)(x)=x−1(g\circ f)(x)=x-1, domaine [2 ;+∞[[2\,;+\infty[

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a)
b)
c)
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Réponses

  • a) Réponse C : u⃗⋅v⃗=−1\vec{u}\cdot\vec{v}=-1
  • b) Réponse A : foyers (0 ;−8)(0\,;-8) et (0 ;8)(0\,;8)
  • c) Réponse D : (g∘f)(x)=x−1(g\circ f)(x)=x-1, domaine [2 ;+∞[[2\,;+\infty[
a)

Réponse C : −1-1.

On lit les composantes sur le quadrillage, de l'origine à la pointe : u⃗=(4 ;1)\vec{u}=(4\,;1) et v⃗=(−1 ;3)\vec{v}=(-1\,;3).

u⃗⋅v⃗=4×(−1)+1×3=−1\displaystyle \vec{u}\cdot\vec{v}=4\times(-1)+1\times 3=-1

Le produit scalaire est négatif : l'angle entre les deux vecteurs est obtus, environ 94,4∘94{,}4^{\circ}, ce que la figure laisse deviner sans le prouver.

Piège : le produit scalaire est un NOMBRE. Multiplier composante par composante sans additionner donne le « vecteur » (−4 ;3)(-4\,;3) du choix B, qui n'a pas de sens ici.

Le choix A croise les composantes : 4×3+1×(−1)=114\times 3+1\times(-1)=11. Le choix D perd le signe de −1-1.

b)

Réponse A : (0 ;−8)(0\,;-8) et (0 ;8)(0\,;8).

On lit les sommets sur la figure : (±6 ;0)(\pm 6\,;0) et (0 ;±10)(0\,;\pm 10). Le grand axe est VERTICAL, de demi-longueur 1010 ; le petit axe est horizontal, de demi-longueur 66.

L'équation est x236+y2100=1\dfrac{x^{2}}{36}+\dfrac{y^{2}}{100}=1.

Pour une ellipse, c2=a2−b2c^{2}=a^{2}-b^{2}, avec le plus grand demi-axe en premier : c2=100−36=64c^{2}=100-36=64, donc c=8c=8.

Les foyers sont sur le grand axe, ici l'axe des yy : F1(0 ;−8)F_{1}(0\,;-8) et F2(0 ;8)F_{2}(0\,;8). Ils sont bien à l'intérieur, car 8<108<10.

Piège : placer les foyers sur l'axe des xx par habitude (choix B). Les foyers sont toujours sur le GRAND axe, et c'est la figure qui dit lequel.

Le choix C additionne les carrés : c2=a2+b2c^{2}=a^{2}+b^{2} est la relation de l'hyperbole. Le choix D soustrait les demi-axes au lieu de leurs carrés.

c)

Réponse D.

(g∘f)(x)=g(f(x))=(x−2)2+1=x−2+1=x−1\displaystyle (g\circ f)(x)=g\big(f(x)\big)=\left(\sqrt{x-2}\right)^{2}+1=x-2+1=x-1

Le domaine d'une composée se décide AVANT de simplifier : xx doit d'abord appartenir au domaine de ff, soit x≥2x\geq 2. Ensuite, gg accepte toutes les valeurs que ff lui envoie : rien ne s'ajoute.

dom (g∘f)=[2 ;+∞[\displaystyle \text{dom}\,(g\circ f)=[2\,;+\infty[

Piège : lire le domaine sur la règle simplifiée x−1x-1, qui semble définie partout (choix A). La simplification efface la racine qu'on a appliquée en premier, pas la condition qu'elle impose.

Le choix B est f∘gf\circ g, la composition dans l'autre ordre : f(g(x))=x2−1f\big(g(x)\big)=\sqrt{x^{2}-1}. Le choix C impose x−1≥0x-1\geq 0, une condition qui ne vient d'aucune des deux fonctions.

Section B : questions à réponse courte (/16 • environ 30 minutes)

Exercice 3 : Réponses courtes : équation exponentielle et équation trigonométrique

8 points Calculs exponentiels et logarithmiquesLes fonctions trigonométriques

Section B : donnez la réponse demandée dans la case. Chaque question vaut 44 points. Une démarche courte reste conseillée : c'est elle qui vous permet de vous relire.

  • a) Résolvez 3⋅1,5x−7=503\cdot 1{,}5^{x}-7=50. Donnez xx au centième.
  • b) Combien de solutions l'équation 2sin⁡(π4x)+1=02\sin\left(\dfrac{\pi}{4}x\right)+1=0 possède-t-elle dans l'intervalle [0 ;16][0\,;16] ? Donnez aussi la plus petite d'entre elles, en valeur exacte.

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a)
b)
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Réponses

  • a) x=log⁡19log⁡1,5≈7,26x=\frac{\log 19}{\log 1{,}5}\approx 7{,}26
  • b) Quatre solutions : 143\frac{14}{3}, 223\frac{22}{3}, 383\frac{38}{3}, 463\frac{46}{3} ; la plus petite est 143\frac{14}{3}
a)

x=log⁡19log⁡1,5≈7,26x=\dfrac{\log 19}{\log 1{,}5}\approx 7{,}26.

On isole la puissance : 3⋅1,5x=573\cdot 1{,}5^{x}=57, puis 1,5x=191{,}5^{x}=19.

On passe à la forme logarithmique : x=log⁡1,519x=\log_{1{,}5}19.

Changement de base : x=log⁡19log⁡1,5≈7,26x=\dfrac{\log 19}{\log 1{,}5}\approx 7{,}26.

Contrôle : 3×1,57,26−7≈50,03\times 1{,}5^{7{,}26}-7\approx 50{,}0.

Piège : écrire 3⋅1,5x=4,5x3\cdot 1{,}5^{x}=4{,}5^{x}. Le coefficient 33 ne se combine jamais avec la base : on le fait passer de l'autre côté en divisant, après avoir ajouté 77.

b)

Quatre solutions ; la plus petite est x=143x=\dfrac{14}{3}.

On isole le sinus : sin⁡(π4x)=−12\sin\left(\dfrac{\pi}{4}x\right)=-\dfrac{1}{2}.

Sur un tour, le sinus vaut −12-\dfrac{1}{2} en deux angles du bas du cercle : 7π6\dfrac{7\pi}{6} et 11π6\dfrac{11\pi}{6}.

π4x=7π6\dfrac{\pi}{4}x=\dfrac{7\pi}{6} donne x=143x=\dfrac{14}{3} ; π4x=11π6\dfrac{\pi}{4}x=\dfrac{11\pi}{6} donne x=223x=\dfrac{22}{3}.

La période est P=2ππ/4=8P=\dfrac{2\pi}{\pi/4}=8 : les solutions sont x=143+8nx=\dfrac{14}{3}+8n et x=223+8nx=\dfrac{22}{3}+8n, où n∈Zn\in\mathbb{Z}.

Dans [0 ;16][0\,;16] : 143≈4,67\dfrac{14}{3}\approx 4{,}67 ; 223≈7,33\dfrac{22}{3}\approx 7{,}33 ; 383≈12,67\dfrac{38}{3}\approx 12{,}67 ; 463≈15,33\dfrac{46}{3}\approx 15{,}33. La suivante, 623≈20,67\dfrac{62}{3}\approx 20{,}67, sort de l'intervalle, et 223−8<0\dfrac{22}{3}-8<0 aussi.

Piège : s'arrêter aux deux solutions d'un seul cycle. L'intervalle [0 ;16][0\,;16] couvre exactement deux périodes, donc quatre solutions.

La calculatrice donne arcsin⁡(−12)=−π6\arcsin\left(-\dfrac{1}{2}\right)=-\dfrac{\pi}{6}, un angle négatif qui mène à x=−23x=-\dfrac{2}{3}, hors de l'intervalle : c'est le cercle, pas la calculatrice, qui fournit les deux angles utiles.

Exercice 4 : Réponses courtes : équation à radical et réciproque d'une fonction logarithmique

8 points La fonction racine carréeLa fonction réciproqueLes fonctions logarithmiques

Donnez la réponse demandée dans chaque case. Chaque question vaut 44 points.

  • a) Résolvez l'équation 2x+7=x−4\sqrt{2x+7}=x-4.
  • b) Soit f(x)=2log⁡3(x−1)+4f(x)=2\log_{3}(x-1)+4. Calculez f−1(10)f^{-1}(10), puis donnez l'équation de l'asymptote de la courbe de f−1f^{-1}.

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a)
b)
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Réponses

  • a) x=9x=9 (x=1x=1 rejeté, il viole x≥4x\geq 4)
  • b) f−1(10)=28f^{-1}(10)=28 ; f−1(x)=3x−42+1f^{-1}(x)=3^{\frac{x-4}{2}}+1, asymptote y=1y=1
a)

x=9x=9 ; la valeur x=1x=1 est rejetée.

Restrictions, posées AVANT d'élever au carré : le radicande, 2x+7≥02x+7\geq 0, soit x≥−3,5x\geq -3{,}5 ; et le membre de droite, x−4≥0x-4\geq 0, soit x≥4x\geq 4, car une racine carrée n'est jamais négative. On garde x≥4x\geq 4.

On élève au carré : 2x+7=(x−4)2=x2−8x+162x+7=(x-4)^{2}=x^{2}-8x+16.

x2−10x+9=0x^{2}-10x+9=0, soit (x−1)(x−9)=0(x-1)(x-9)=0.

x=1x=1 viole la restriction x≥4x\geq 4 : rejeté. x=9x=9 convient.

Contrôle : 2×9+7=25=5\sqrt{2\times 9+7}=\sqrt{25}=5 et 9−4=59-4=5. Avec x=1x=1 : 9=3\sqrt{9}=3 mais 1−4=−31-4=-3 ; cette solution étrangère est née de l'élévation au carré.

Piège : garder x=1x=1. Élever au carré confond A=BA=B et A=−BA=-B ; la restriction x≥4x\geq 4, ou la vérification, l'élimine.

b)

f−1(10)=28f^{-1}(10)=28 ; l'asymptote de f−1f^{-1} est y=1y=1.

f−1(10)f^{-1}(10) est le nombre xx tel que f(x)=10f(x)=10 : 2log⁡3(x−1)+4=102\log_{3}(x-1)+4=10.

log⁡3(x−1)=3\log_{3}(x-1)=3, donc x−1=33=27x-1=3^{3}=27 et x=28x=28.

Contrôle : f(28)=2log⁡327+4=2×3+4=10f(28)=2\log_{3}27+4=2\times 3+4=10.

Règle de la réciproque : y=2log⁡3(x−1)+4y=2\log_{3}(x-1)+4 donne y−42=log⁡3(x−1)\dfrac{y-4}{2}=\log_{3}(x-1), donc x=3y−42+1x=3^{\frac{y-4}{2}}+1, et f−1(x)=3x−42+1f^{-1}(x)=3^{\frac{x-4}{2}}+1.

L'asymptote VERTICALE x=1x=1 de ff devient l'asymptote HORIZONTALE y=1y=1 de f−1f^{-1} : la réciproque échange les rôles de xx et de yy.

Piège : calculer f(10)=2log⁡39+4=8f(10)=2\log_{3}9+4=8. f−1(10)f^{-1}(10) est l'antécédent de 1010 par ff, pas son image.

Section C : situations d'application (/60 • environ 120 minutes)

Exercice 5 : Situation d'application, catégorie I : les deux cultures de la ferme maraîchère

10 points Programmation linéaire et optimisation

Une ferme maraîchère dispose cette saison de 2424 hectares cultivables, qu'elle consacre à l'ail et au poireau. Les deux cultures se partagent la terre, la main-d'œuvre saisonnière et l'eau d'irrigation, dont le prélèvement est plafonné par un permis municipal. Il n'est pas obligatoire de cultiver toute la terre.

La ferme a signé avec une chaîne d'épiceries un contrat qui l'oblige à cultiver au moins 44 hectares d'ail. L'ail se récolte à la fin de juillet, le poireau en octobre, et le marché public de la région est ouvert de juin à octobre.

AilPoireauDisponible pour la saison
Main-d'œuvre (heures par hectare)60301 080 heures
Eau d'irrigation (m³ par hectare)2 0004 00080 000 m³
Profit net (dollars par hectare)4 5003 000
Semences (dollars par hectare, déjà déduites du profit)1 200650
Document 1 : besoins et profit par hectare, ressources disponibles pour la saison

Quelle superficie la ferme doit-elle consacrer à chaque culture pour maximiser son profit ? L'an prochain, une baisse du prix de l'ail pourrait faire tomber son profit à 2 5002\,500 dollars l'hectare : la répartition optimale resterait-elle la même ? Laissez toutes les traces de votre démarche.

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Conclusion
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Réponses

  • 1) Au prix actuel : 1212 ha d'ail et 1212 ha de poireau
  • 2) Profit maximal : 90 00090\,000 dollars, au sommet C(12 ;12)C(12\,;12)
  • 3) Si l'ail tombe à 2 5002\,500 dollars/ha : 88 ha d'ail et 1616 ha de poireau (68 00068\,000 dollars), la répartition change

Étape 1 : les variables et la fonction à optimiser.

xx : superficie d'ail, en hectares ; yy : superficie de poireau, en hectares.

Profit à maximiser : P=4 500x+3 000yP=4\,500x+3\,000y, en dollars.

Le coût des semences, déjà déduit du profit, les dates de récolte et le marché public ne servent pas : on les écarte. Trier les données fait partie de la tâche.

Étape 2 : le système de contraintes.

Terre : x+y≤24x+y\leq 24.

Main-d'œuvre : 60x+30y≤1 08060x+30y\leq 1\,080, soit 2x+y≤362x+y\leq 36.

Eau, en milliers de mètres cubes : 2x+4y≤802x+4y\leq 80, soit x+2y≤40x+2y\leq 40.

Contrat : x≥4x\geq 4. Non-négativité : y≥0y\geq 0.

Étape 3 : le polygone de contraintes et ses sommets.

Le polygone a cinq sommets, chacun à l'intersection de deux droites frontières.

A(4 ;0)A(4\,;0) ; B(18 ;0)B(18\,;0), où 2x+y=362x+y=36 coupe l'axe des xx ; C(12 ;12)C(12\,;12), où x+y=24x+y=24 coupe 2x+y=362x+y=36 ; D(8 ;16)D(8\,;16), où x+y=24x+y=24 coupe x+2y=40x+2y=40 ; E(4 ;18)E(4\,;18), où x=4x=4 coupe x+2y=40x+2y=40.

Calcul de CC par réduction : (2x+y)−(x+y)=36−24(2x+y)-(x+y)=36-24, donc x=12x=12, puis y=12y=12.

Calcul de DD : (x+2y)−(x+y)=40−24(x+2y)-(x+y)=40-24, donc y=16y=16, puis x=8x=8.

On vérifie chaque sommet dans les contraintes qu'il ne sature pas : en CC, x+2y=36≤40x+2y=36\leq 40 ; en DD, 2x+y=32≤362x+y=32\leq 36 ; en EE, x+y=22≤24x+y=22\leq 24 et 2x+y=26≤362x+y=26\leq 36.

Piège : prendre pour sommet l'intersection de 2x+y=362x+y=36 et de x+2y=40x+2y=40, le point (323 ;443)\left(\dfrac{32}{3}\,;\dfrac{44}{3}\right). Il viole la contrainte de terre, car x+y=763≈25,3>24x+y=\dfrac{76}{3}\approx 25{,}3>24 : il est hors du polygone.

Étape 4 : le profit en chaque sommet.

P(A)=18 000P(A)=18\,000 ; P(B)=81 000P(B)=81\,000 ; P(C)=54 000+36 000=90 000P(C)=54\,000+36\,000=90\,000 ; P(D)=36 000+48 000=84 000P(D)=36\,000+48\,000=84\,000 ; P(E)=18 000+54 000=72 000P(E)=18\,000+54\,000=72\,000.

Le maximum est atteint en C(12 ;12)C(12\,;12) : 90 00090\,000 dollars. La droite baladeuse de pente −4 5003 000=−1,5-\dfrac{4\,500}{3\,000}=-1{,}5 quitte le polygone en CC, entre les frontières de pentes −2-2 (travail) et −1-1 (terre).

Étape 5 : si le prix de l'ail baisse.

Nouveau profit : P′=2 500x+3 000yP'=2\,500x+3\,000y. Le polygone ne change pas ; seule la fonction à optimiser change.

P′(A)=10 000P'(A)=10\,000 ; P′(B)=45 000P'(B)=45\,000 ; P′(C)=66 000P'(C)=66\,000 ; P′(D)=68 000P'(D)=68\,000 ; P′(E)=64 000P'(E)=64\,000.

Le maximum passe en D(8 ;16)D(8\,;16) : 68 00068\,000 dollars. La pente de la droite baladeuse, −2 5003 000≈−0,83-\dfrac{2\,500}{3\,000}\approx -0{,}83, est maintenant comprise entre −1-1 (terre) et −0,5-0{,}5 (eau) : l'optimum glisse de CC à DD.

Piège : recalculer seulement le profit au point CC (66 00066\,000 dollars) et conclure que « rien ne change ». La question porte sur la répartition : il faut réévaluer TOUS les sommets.

Conclusion.

Au prix actuel, la ferme sème 1212 hectares d'ail et 1212 hectares de poireau, pour un profit maximal de 90 00090\,000 dollars. Si le profit de l'ail tombe à 2 5002\,500 dollars l'hectare, la répartition optimale change : 88 hectares d'ail et 1616 hectares de poireau, pour 68 00068\,000 dollars.

Grille.

Cr2, concepts et processus : cinq contraintes justes, la non-négativité et le contrat compris, des sommets CALCULÉS et non lus sur un croquis, la fonction évaluée en chaque sommet. Une contrainte oubliée change le polygone : c'est une erreur conceptuelle, pas mineure.

Cr3, raisonnement : la seconde exigence demande de refaire l'optimisation avec une autre fonction sur le même polygone. Une copie qui n'évalue que CC répond à une seule des deux exigences.

Cr4, structuration : variables définies avec leur unité, contraintes nommées (terre, travail, eau, contrat), tableau des sommets et des profits.

Cr5, justification : dire pourquoi l'optimum se trouve à un sommet, et vérifier chaque sommet dans les contraintes qu'il ne sature pas.

Niveau A : les deux exigences traitées sans erreur, sommets vérifiés. Niveau C : le premier optimum juste mais un sommet faux, le plus souvent celui du piège de l'étape 3, ou la seconde exigence traitée sur un seul sommet. Niveau E : un profit calculé en un point choisi au hasard.

24681012141618202224262468101214161820222426terretravaileaucontratP = 90 000ABCDE

Exercice 6 : Situation d'application, catégorie I : la plage et les cyanobactéries

10 points Les fonctions exponentiellesCalculs exponentiels et logarithmiques

Un parc régional surveille l'eau de la plage de son lac. Au début de juillet, une prolifération de cyanobactéries, les algues bleu-vert, apparaît. Les biologistes relèvent la densité de cellules tous les trois jours (document 1). Le lac couvre 3535 hectares.

Tant que les conditions restent les mêmes, la densité garde la même tendance. La plage doit fermer dès que la densité atteint 20 00020\,000 cellules par millilitre. Dès la fermeture, un brassage de l'eau est lancé : les biologistes estiment qu'il fera baisser la densité de 1818 % par jour. La plage ne rouvre que lorsque la densité est redescendue sous 5 0005\,000 cellules par millilitre.

Date du relevé1er juillet4 juillet7 juillet10 juillet
Densité (cellules par mL)2 0003 4565 97210 320
Température de l'eau (°C)21222323
Document 1 : relevés de la station de surveillance
123456789101112131424681012joursmilliers de cellules/mL
Document 2 : les quatre relevés de densité, en milliers de cellules par millilitre, selon le nombre de jours depuis le 1er juillet

Le parc a promis aux campeurs de rouvrir la plage au plus tard 77 jours après sa fermeture. À quelle date la plage devra-t-elle fermer, et le parc pourra-t-il tenir sa promesse ? Laissez toutes les traces de votre démarche.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
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Réponses

  • 1) N(t)=2 000 (1,2)tN(t)=2\,000\,(1{,}2)^{t} ; seuil atteint à t≈12,6t\approx 12{,}6 jours : fermeture le 13 juillet
  • 2) Brassage : s>log⁡0,25log⁡0,82≈6,99s>\frac{\log 0{,}25}{\log 0{,}82}\approx 6{,}99 jours
  • 3) Promesse tenue, de justesse : D(7)≈4 986<5 000D(7)\approx 4\,986<5\,000

Étape 1 : reconnaître le modèle.

Les relevés sont pris à intervalles égaux de 33 jours. Les écarts ne sont pas constants (1 4561\,456, puis 2 5162\,516, puis 4 3484\,348) : le modèle n'est pas affine.

Les rapports, eux, le sont : 3 4562 000=1,728\dfrac{3\,456}{2\,000}=1{,}728, 5 9723 456≈1,728\dfrac{5\,972}{3\,456}\approx 1{,}728 et 10 3205 972≈1,728\dfrac{10\,320}{5\,972}\approx 1{,}728. Un rapport constant à pas constant signe une croissance exponentielle.

Étape 2 : la règle.

Sur 33 jours, la densité est multipliée par 1,7281{,}728 ; sur un jour, elle l'est par cc tel que c3=1,728c^{3}=1{,}728.

c=1,7283=1,2\displaystyle c=\sqrt[3]{1{,}728}=1{,}2

N(t)=2 000 (1,2)tN(t)=2\,000\,(1{,}2)^{t}, avec tt en jours depuis le 1er juillet et NN en cellules par millilitre : une hausse de 2020 % par jour.

Contrôle : N(9)=2 000×1,29≈10 320N(9)=2\,000\times 1{,}2^{9}\approx 10\,320, le dernier relevé.

Étape 3 : la date de fermeture.

2 000 (1,2)t=20 0002\,000\,(1{,}2)^{t}=20\,000 donne 1,2t=101{,}2^{t}=10.

t=log⁡1,210=log⁡10log⁡1,2≈12,6t=\log_{1{,}2}10=\dfrac{\log 10}{\log 1{,}2}\approx 12{,}6 jours.

Le seuil est franchi 12,612{,}6 jours après le 1er juillet, soit dans la journée du 13 juillet : la plage doit fermer ce jour-là.

Piège : prendre 1,7281{,}728 pour le facteur QUOTIDIEN. Le pas des relevés est de trois jours ; avec c=1,728c=1{,}728, on trouverait une fermeture au bout de 4,24{,}2 jours, démentie par les relevés eux-mêmes.

Étape 4 : le brassage.

À partir de la fermeture, la densité perd 1818 % par jour : elle est multipliée par 0,820{,}82. Avec ss le nombre de jours depuis la fermeture, D(s)=20 000 (0,82)sD(s)=20\,000\,(0{,}82)^{s}.

On veut D(s)<5 000D(s)<5\,000, soit 0,82s<0,250{,}82^{s}<0{,}25, puis slog⁡0,82<log⁡0,25s\log 0{,}82<\log 0{,}25.

s>log⁡0,25log⁡0,82≈6,99s>\dfrac{\log 0{,}25}{\log 0{,}82}\approx 6{,}99 jours

Piège : log⁡0,82\log 0{,}82 est NÉGATIF. Diviser par lui renverse le sens de l'inéquation ; garder « << » ferait dire que la plage peut rouvrir n'importe quand pendant la première semaine.

Contrôle : D(7)=20 000×0,827≈4 986<5 000D(7)=20\,000\times 0{,}82^{7}\approx 4\,986<5\,000, alors que D(6)≈6 080>5 000D(6)\approx 6\,080>5\,000.

Conclusion.

La plage doit fermer le 13 juillet, environ 12,612{,}6 jours après le premier relevé. Le brassage ramène la densité sous 5 0005\,000 cellules par millilitre après 6,996{,}99 jours : la promesse d'une réouverture au plus tard 77 jours après la fermeture est tenue, de justesse (4 9864\,986 cellules par millilitre au septième jour).

La superficie du lac et la température de l'eau ne servent pas au calcul.

Grille.

Cr2, concepts et processus : reconnaître la croissance exponentielle par les RAPPORTS constants, extraire le facteur quotidien par une racine cubique, résoudre deux équations exponentielles par les logarithmes. Prendre 1,7281{,}728 pour le facteur quotidien est une erreur conceptuelle, pas une erreur de calcul.

Cr3, raisonnement : enchaîner deux modèles, la croissance jusqu'au seuil, puis la décroissance qui part de ce seuil. La copie qui fait repartir la décroissance de 10 32010\,320 ou de 2 0002\,000 ne répond qu'à une partie de la situation.

Cr4, structuration : les variables définies (tt en jours depuis le 1er juillet, ss en jours depuis la fermeture), les deux règles écrites, le nombre de jours traduit en date.

Cr5, justification : dire pourquoi le modèle est exponentiel et non affine, et appuyer « promesse tenue » sur une comparaison chiffrée de 6,996{,}99 avec 77.

Niveau A : les deux exigences, sans erreur, avec le choix du modèle justifié. Niveau C : la date de fermeture trouvée, mais l'inéquation de l'étape 4 renversée, ou une conclusion sans comparaison chiffrée.

246810121416182022246810121416182022NDfermetureréouverturejoursmilliers de cellules/mL

Exercice 7 : Situation d'application, catégorie I : l'indice UV du camp de jour

10 points Les fonctions trigonométriques

Un camp de jour municipal applique une règle stricte : quand l'indice UV atteint 66 ou plus, les enfants ne font aucune activité en plein soleil. Les moniteurs appliquent la crème solaire à 99 h, et le soleil se lève ce jour-là à 55 h 1010.

Par temps clair, la météorologue du camp sait qu'entre 77 h et 1919 h l'indice UV suit une fonction sinusoïdale du temps : il est nul à 77 h, culmine à 99 à 1313 h, puis redevient nul à 1919 h. Le document 1 donne les relevés du matin d'une journée semblable.

Heure7 h8 h9 h10 h11 h12 h13 h
Indice UV0,00,62,34,56,88,49,0
Document 1 : indice UV relevé le matin d'une journée sans nuages
6789101112131415161718192012345678910heureindice UV
Document 2 : les relevés du matin, placés dans un repère

Déterminez la plage horaire pendant laquelle les activités au soleil sont interdites, puis dites si la baignade prévue de 1515 h 3030 à 1616 h 3030 peut être maintenue. Laissez toutes les traces de votre démarche.

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Conclusion
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Réponses

  • 1) U(t)=4,5sin⁡(π6(t−10))+4,5U(t)=4{,}5\sin\left(\frac{\pi}{6}(t-10)\right)+4{,}5 ; interdiction de 1010 h 3939 à 1515 h 2121
  • 2) Durée : environ 44 h 4242 min (282282 minutes)
  • 3) Baignade maintenue : U(15,5)≈5,66<6U(15{,}5)\approx 5{,}66<6, puis l'indice baisse

Étape 1 : la règle de la sinusoïde.

Le maximum vaut 99 à 1313 h, le minimum 00 à 77 h : une demi-période dure 66 h, donc la période est P=12P=12 h.

∣a∣=max⁡−min⁡2=9−02=4,5|a|=\dfrac{\max-\min}{2}=\dfrac{9-0}{2}=4{,}5 ; k=max⁡+min⁡2=4,5k=\dfrac{\max+\min}{2}=4{,}5 ; ∣b∣=2πP=π6|b|=\dfrac{2\pi}{P}=\dfrac{\pi}{6}.

Le point d'inflexion sur l'axe d'oscillation où la courbe MONTE est à mi-chemin entre 77 h et 1313 h : (h ;k)=(10 ;4,5)(h\,;k)=(10\,;4{,}5). La courbe y monte, donc aa et bb sont de même signe.

U(t)=4,5sin⁡(π6(t−10))+4,5U(t)=4{,}5\sin\left(\dfrac{\pi}{6}(t-10)\right)+4{,}5, pour 7≤t≤197\leq t\leq 19

Contrôle sur les relevés : U(12)=4,5sin⁡π3+4,5≈8,4U(12)=4{,}5\sin\dfrac{\pi}{3}+4{,}5\approx 8{,}4 et U(9)=4,5sin⁡(−π6)+4,5=2,25U(9)=4{,}5\sin\left(-\dfrac{\pi}{6}\right)+4{,}5=2{,}25, relevé 2,32{,}3.

Étape 2 : l'inéquation.

U(t)≥6U(t)\geq 6 donne 4,5sin⁡(π6(t−10))≥1,54{,}5\sin\left(\dfrac{\pi}{6}(t-10)\right)\geq 1{,}5, soit sin⁡(π6(t−10))≥13\sin\left(\dfrac{\pi}{6}(t-10)\right)\geq\dfrac{1}{3}.

On résout d'abord l'égalité. La calculatrice donne arcsin⁡13≈0,3398\arcsin\dfrac{1}{3}\approx 0{,}3398 ; le cercle donne la seconde valeur, π−0,3398≈2,8018\pi-0{,}3398\approx 2{,}8018.

π6(t−10)=0,3398\dfrac{\pi}{6}(t-10)=0{,}3398 donne t≈10,649t\approx 10{,}649 ; π6(t−10)=2,8018\dfrac{\pi}{6}(t-10)=2{,}8018 donne t≈15,351t\approx 15{,}351.

Entre ces deux instants, la courbe passe par son maximum de 1313 h : elle est au-dessus de 66. Donc U(t)≥6U(t)\geq 6 pour t∈[10,649 ;15,351]t\in[10{,}649\,;15{,}351].

Piège : ne garder que la valeur de la calculatrice. Une sinusoïde coupe une droite horizontale deux fois par période ; la fin de l'interdiction est la seconde solution, que la calculatrice ne donne jamais.

Étape 3 : en heures et en minutes.

0,6490{,}649 h ≈39\approx 39 min : l'interdiction commence vers 1010 h 3939. 0,3510{,}351 h ≈21\approx 21 min : elle finit vers 1515 h 2121.

Durée : 15,351−10,649≈4,7015{,}351-10{,}649\approx 4{,}70 h, soit environ 282282 minutes, ou 44 h 4242 min.

Contrôle par symétrie : les deux instants sont à 2,3512{,}351 h de part et d'autre du maximum de 1313 h.

Piège : écrire 10,6510{,}65 h comme « 1010 h 6565 ». Une heure décimale se convertit en minutes en multipliant la partie décimale par 6060.

Étape 4 : la baignade.

À 1515 h 3030 : U(15,5)=4,5sin⁡(π6×5,5)+4,5≈5,66<6U(15{,}5)=4{,}5\sin\left(\dfrac{\pi}{6}\times 5{,}5\right)+4{,}5\approx 5{,}66<6.

Après 1313 h, l'indice ne fait que descendre jusqu'à 1919 h : il reste sous 66 pendant toute la baignade.

Conclusion.

Les activités au soleil sont interdites d'environ 1010 h 3939 à 1515 h 2121, soit 44 h 4242 min. La baignade de 1515 h 3030 à 1616 h 3030 peut être maintenue : l'indice y est d'environ 5,75{,}7 au départ, puis en baisse.

L'heure du lever du soleil et celle de la crème solaire ne servent pas au calcul.

Grille.

Cr2, concepts et processus : les quatre paramètres justes, avec hh pris au point d'inflexion et le signe de aa et bb justifié par le sens de la courbe ; l'inéquation trigonométrique résolue avec ses deux bornes.

Cr3, raisonnement : passer de l'égalité à l'inéquation en disant de quel côté la courbe se trouve, puis traiter la baignade par la valeur de UU ET par le sens de variation.

Cr4, structuration : la règle écrite avant tout calcul, les heures converties proprement en minutes.

Cr5, justification : appuyer la plage horaire sur la forme de la courbe (maximum à 1313 h) et la décision sur la baignade sur un calcul.

Niveau A : plage horaire et baignade justes et justifiées. Niveau C : la règle juste, mais une seule borne trouvée, ou les heures mal converties. Niveau E : une plage horaire lue à l'œil sur les relevés, sans modèle.

6789101112131415161718192012345678910UUV = 6heureindice UV

Exercice 8 : Situation d'application, catégorie I : la tour cellulaire et la route

10 points Les coniques : cercle, ellipse, hyperbole, paraboleGéométrie analytique et lieux géométriques

Un fournisseur de télécommunications installe une tour cellulaire en région. Le plan du document 1, gradué en kilomètres, place l'origine au pied de la tour. L'antenne, haute de 4545 m, émet à 700700 MHz et couvre tous les points situés à 55 km ou moins de la tour.

Une route rectiligne relie le village V1(−9 ;7)V_{1}(-9\,;7) au village V2(9 ;−2)V_{2}(9\,;-2). Le fournisseur annonce dans sa publicité que « la route entre les deux villages est maintenant couverte ».

-10-8-6-4-2246810-4-22468tourV1V2route
Document 1 : plan de la région, en kilomètres, origine au pied de la tour

Sur quelle longueur la route reliant les deux villages est-elle réellement couverte par la tour, et quel pourcentage du trajet cette longueur représente-t-elle ? Laissez toutes les traces de votre démarche.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/2

Conclusion
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Réponses

  • 1) La route entre dans la zone en (−3 ;4)(-3\,;4) et en sort en (5 ;0)(5\,;0) : 80≈8,94\sqrt{80}\approx 8{,}94 km couverts
  • 2) 49≈44,4\frac{4}{9}\approx 44{,}4 % du trajet de 405≈20,12\sqrt{405}\approx 20{,}12 km

Étape 1 : les deux modèles.

La zone couverte est le disque x2+y2≤25x^{2}+y^{2}\leq 25 : son bord est le cercle de centre (0 ;0)(0\,;0) et de rayon 55.

La route passe par V1(−9 ;7)V_{1}(-9\,;7) et V2(9 ;−2)V_{2}(9\,;-2) : sa pente est m=−2−79−(−9)=−918=−12m=\dfrac{-2-7}{9-(-9)}=-\dfrac{9}{18}=-\dfrac{1}{2}.

7=−12×(−9)+b7=-\dfrac{1}{2}\times(-9)+b donne b=2,5b=2{,}5 : la route suit la droite y=−0,5x+2,5y=-0{,}5x+2{,}5.

Étape 2 : où la route entre et sort de la zone.

On remplace yy dans l'équation du cercle : x2+(−0,5x+2,5)2=25x^{2}+(-0{,}5x+2{,}5)^{2}=25.

x2+0,25x2−2,5x+6,25=25x^{2}+0{,}25x^{2}-2{,}5x+6{,}25=25, soit 1,25x2−2,5x−18,75=01{,}25x^{2}-2{,}5x-18{,}75=0.

On divise par 1,251{,}25 : x2−2x−15=0x^{2}-2x-15=0, soit (x+3)(x−5)=0(x+3)(x-5)=0.

x=−3x=-3 donne y=4y=4 ; x=5x=5 donne y=0y=0. La route entre dans la zone en E(−3 ;4)E(-3\,;4) et en sort en S(5 ;0)S(5\,;0).

Contrôle : (−3)2+42=25(-3)^{2}+4^{2}=25 et 52+02=255^{2}+0^{2}=25 : les deux points sont bien sur le cercle.

Ces deux points sont ENTRE les villages, car −9<−3<5<9-9<-3<5<9 : toute la corde [ES][ES] fait partie du trajet.

Étape 3 : les longueurs.

Longueur couverte : ES=(5−(−3))2+(0−4)2=80≈8,94ES=\sqrt{(5-(-3))^{2}+(0-4)^{2}}=\sqrt{80}\approx 8{,}94 km.

Longueur du trajet : V1V2=182+(−9)2=405≈20,12V_{1}V_{2}=\sqrt{18^{2}+(-9)^{2}}=\sqrt{405}\approx 20{,}12 km.

Proportion couverte : 80405=1681=49≈44,4\dfrac{\sqrt{80}}{\sqrt{405}}=\sqrt{\dfrac{16}{81}}=\dfrac{4}{9}\approx 44{,}4 %.

Autre voie, plus courte : la distance de la tour à la droite x+2y−5=0x+2y-5=0 vaut ∣−5∣12+22=5\dfrac{|-5|}{\sqrt{1^{2}+2^{2}}}=\sqrt{5} km, et Pythagore donne la demi-corde 25−5=20\sqrt{25-5}=\sqrt{20}, d'où ES=220=80ES=2\sqrt{20}=\sqrt{80}.

Piège : prendre le diamètre, 1010 km, pour la longueur couverte. La route ne passe pas par la tour : la partie couverte est une corde, plus courte qu'un diamètre.

Piège : oublier de vérifier que les points d'entrée et de sortie sont entre les villages. Si un village était dans le disque, la longueur couverte s'arrêterait au village.

Conclusion.

La route est couverte sur environ 8,948{,}94 km, entre les points (−3 ;4)(-3\,;4) et (5 ;0)(5\,;0) du plan, soit 49≈44,4\dfrac{4}{9}\approx 44{,}4 % du trajet de 20,1220{,}12 km. La publicité exagère : plus de la moitié du trajet reste hors de portée de la tour.

La hauteur de l'antenne et sa fréquence ne servent pas au calcul : seule la portée de 55 km compte.

Grille.

Cr2, concepts et processus : l'équation du cercle centré à l'origine, l'équation de la droite par deux points, la résolution du système par substitution, la distance entre deux points. Une erreur dans le développement de (−0,5x+2,5)2(-0{,}5x+2{,}5)^{2}, notion des années précédentes, est une erreur mineure ; une équation de cercle fausse est conceptuelle.

Cr3, raisonnement : traduire « couverte » par « à l'intérieur du disque », comprendre que la partie couverte est la corde entre les deux points d'intersection, puis rapporter cette corde au trajet entier.

Cr4, structuration : les deux modèles écrits avant le système, les points d'entrée et de sortie nommés, les unités gardées jusqu'au bout.

Cr5, justification : vérifier que les points trouvés sont sur le cercle ET entre les villages.

Niveau A : longueur et pourcentage justes, points vérifiés. Niveau C : les points d'intersection justes, mais le pourcentage manquant ou calculé sur une longueur fausse, par exemple le diamètre. Niveau E : une longueur mesurée à la règle sur le plan.

-10-8-6-4-2246810-6-4-22468tourESV1V2

Exercice 9 : Situation d'application, catégorie II : les trois affirmations sur les sentiers du parc

10 points Les vecteurs et la géométrie vectorielleGéométrie analytique et lieux géométriques

Un parc municipal aménage quatre haltes, AA, BB, CC et DD, reliées par des sentiers rectilignes. Le plan du document 1 est gradué en hectomètres : A(0 ;0)A(0\,;0), B(8 ;2)B(8\,;2), C(10 ;8)C(10\,;8) et D(2 ;6)D(2\,;6). Deux sentiers diagonaux, ACAC et BDBD, se croisent au kiosque KK. Une passerelle relie le point MM, milieu du sentier ABAB, au kiosque KK.

Devant le conseil municipal, l'architecte paysagiste fait trois affirmations.

Affirmation 1 : « Les quatre haltes forment un parallélogramme. »

Affirmation 2 : « Les deux sentiers diagonaux se croisent à angle droit au kiosque KK. »

Affirmation 3 : « La passerelle MKMK est parallèle au sentier BCBC, et elle mesure exactement la moitié de sa longueur. »

-11234567891011-1123456789ABCDKM
Document 1 : plan du parc, en hectomètres ; diagonales en pointillé, passerelle en orange

Pour chaque affirmation, démontrez-la si elle est vraie ou invalidez-la si elle est fausse, à l'aide d'arguments vectoriels.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
Voir la correction

Réponses

  • 1) Affirmation 1 vraie : AB→=DC→=(8 ;2)\overrightarrow{AB}=\overrightarrow{DC}=(8\,;2)
  • 2) Affirmation 2 fausse : AC→⋅BD→=−28≠0\overrightarrow{AC}\cdot\overrightarrow{BD}=-28\neq 0 (angle d'environ 72∘72^{\circ})
  • 3) Affirmation 3 vraie : MK→=12BC→\overrightarrow{MK}=\frac{1}{2}\overrightarrow{BC}

Les données en vecteurs.

AB→=(8 ;2)\overrightarrow{AB}=(8\,;2) ; DC→=(10−2 ;8−6)=(8 ;2)\overrightarrow{DC}=(10-2\,;8-6)=(8\,;2) ; AD→=(2 ;6)\overrightarrow{AD}=(2\,;6) ; BC→=(10−8 ;8−2)=(2 ;6)\overrightarrow{BC}=(10-8\,;8-2)=(2\,;6).

Diagonales : AC→=(10 ;8)\overrightarrow{AC}=(10\,;8) et BD→=(2−8 ;6−2)=(−6 ;4)\overrightarrow{BD}=(2-8\,;6-2)=(-6\,;4).

Affirmation 1 : vraie.

AB→=DC→\overrightarrow{AB}=\overrightarrow{DC} : les côtés [AB][AB] et [DC][DC] sont parallèles, de même longueur et de même sens.

Un quadrilatère dont deux côtés opposés sont représentés par des vecteurs égaux, ou équipollents, est un parallélogramme : ABCDABCD en est un.

Piège : « on voit que c'est un parallélogramme » n'est pas un argument, et deux côtés opposés de même LONGUEUR ne suffisent pas. Il faut des vecteurs égaux, qui donnent à la fois le parallélisme, la longueur et le sens.

Affirmation 2 : fausse.

Deux vecteurs non nuls sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul.

AC→⋅BD→=10×(−6)+8×4=−28≠0\displaystyle \overrightarrow{AC}\cdot\overrightarrow{BD}=10\times(-6)+8\times 4=-28\neq 0

Les sentiers diagonaux ne sont pas perpendiculaires. Leur angle : cos⁡θ=−28164 52≈−0,303\cos\theta=\dfrac{-28}{\sqrt{164}\,\sqrt{52}}\approx -0{,}303, donc θ≈107,7∘\theta\approx 107{,}7^{\circ}, soit un angle aigu d'environ 72,3∘72{,}3^{\circ} entre les deux sentiers.

Le kiosque est pourtant bien au milieu des deux diagonales : le milieu de [AC][AC] est (5 ;4)(5\,;4), celui de [BD][BD] aussi, (8+22 ;2+62)=(5 ;4)\left(\dfrac{8+2}{2}\,;\dfrac{2+6}{2}\right)=(5\,;4). Seule la partie « à angle droit » est fausse, et cela suffit à invalider l'affirmation.

Deuxième argument, qui confirme : un parallélogramme a des diagonales perpendiculaires seulement s'il est un losange ; or ∥AB→∥=68≠∥AD→∥=40\|\overrightarrow{AB}\|=\sqrt{68}\neq\|\overrightarrow{AD}\|=\sqrt{40}.

Affirmation 3 : vraie.

MM, milieu de [AB][AB] : M(4 ;1)M(4\,;1). KK, milieu de [AC][AC] : K(5 ;4)K(5\,;4).

MK→=(5−4 ;4−1)=(1 ;3)=12(2 ;6)=12BC→\displaystyle \overrightarrow{MK}=(5-4\,;4-1)=(1\,;3)=\dfrac{1}{2}(2\,;6)=\dfrac{1}{2}\overrightarrow{BC}

Les vecteurs MK→\overrightarrow{MK} et BC→\overrightarrow{BC} sont colinéaires : la passerelle est parallèle au sentier BCBC, et MK=12BCMK=\dfrac{1}{2}BC, soit 10≈3,16\sqrt{10}\approx 3{,}16 hm contre 40≈6,32\sqrt{40}\approx 6{,}32 hm.

Pourquoi c'est vrai, par la relation de Chasles, dans n'importe quel triangle ABCABC : MK→=MA→+AK→=12BA→+12AC→=12(BA→+AC→)=12BC→\overrightarrow{MK}=\overrightarrow{MA}+\overrightarrow{AK}=\dfrac{1}{2}\overrightarrow{BA}+\dfrac{1}{2}\overrightarrow{AC}=\dfrac{1}{2}\left(\overrightarrow{BA}+\overrightarrow{AC}\right)=\dfrac{1}{2}\overrightarrow{BC}.

Piège : vérifier sur un dessin, ou sur un autre exemple de parc, puis écrire « donc c'est vrai ». Ici, le calcul sur les coordonnées SUFFIT parce que l'affirmation porte sur CE parc ; un exemple pris ailleurs ne prouverait rien.

Conclusion.

L'affirmation 1 est vraie (AB→=DC→\overrightarrow{AB}=\overrightarrow{DC}). L'affirmation 2 est fausse : AC→⋅BD→=−28≠0\overrightarrow{AC}\cdot\overrightarrow{BD}=-28\neq 0, les sentiers se croisent à environ 72∘72^{\circ}. L'affirmation 3 est vraie (MK→=12BC→\overrightarrow{MK}=\dfrac{1}{2}\overrightarrow{BC}).

Grille.

Cr2, concepts et processus : vecteurs par différence des coordonnées, égalité de vecteurs, produit scalaire, milieu d'un segment, multiplication d'un vecteur par un scalaire.

Cr3, raisonnement : choisir le bon outil pour chaque affirmation, égalité de vecteurs pour le parallélogramme, produit scalaire pour l'orthogonalité, colinéarité pour le parallélisme et le rapport des longueurs.

Cr4, structuration : les vecteurs calculés une fois, au début, puis réutilisés ; une affirmation par paragraphe, avec son verdict.

Cr5, justification : nommer la propriété qui permet de conclure à chaque fois, et dire qu'un seul contre-exemple, ici un produit scalaire non nul, suffit à invalider.

Niveau A : trois verdicts justes, chacun appuyé sur la bonne propriété. Niveau C : trois verdicts justes, mais un argument visuel (« on voit que ») ou des longueurs à la place des vecteurs pour l'affirmation 1. Niveau E : des verdicts sans argument, qui ne rapportent presque rien.

Exercice 10 : Situation d'application, catégorie II : le coût moyen d'une boutique en ligne

10 points La fonction rationnelle, dite homographiqueLa fonction réciproque

Deux associés tiennent une boutique en ligne de savons artisanaux. Toutes les commandes partent d'un entrepôt loué. Leur comptable a relevé les coûts des trois premiers mois (document 1). On admet que la structure des coûts restera la même dans les mois à venir.

Léa affirme : « Si nous doublons le nombre de commandes, le coût moyen par commande sera divisé par deux. »

Malik affirme : « Peu importe le nombre de commandes, le coût moyen par commande ne descendra jamais à 66 dollars. »

Ils veulent aussi savoir combien de commandes par mois il faut, au minimum, pour que le coût moyen par commande soit d'au plus 7,507{,}50 dollars, le montant qu'ils facturent pour l'emballage et la livraison.

MoisCommandesCoût total (dollars)Chiffre d'affaires (dollars)
Janvier1502 7004 950
Février2403 2407 680
Mars4004 20012 400
Document 1 : relevé comptable des trois premiers mois
501001502002503003504004502468101214161820commandescoût moyen (dollars)
Document 2 : coût moyen par commande des trois premiers mois

Prenez position sur chacune des deux affirmations à l'aide d'arguments mathématiques, puis répondez à la question des associés.

Tape tes réponses, la page te dit juste ou faux 0/3

Conclusion
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Réponses

  • 1) Léa a tort : C(150)=18C(150)=18 mais C(300)=12≠9C(300)=12\neq 9
  • 2) Malik a raison : C(n)=6+1 800n>6C(n)=6+\frac{1\,800}{n}>6 pour tout n>0n>0
  • 3) Au moins 1 2001\,200 commandes par mois : C−1(7,5)=1 200C^{-1}(7{,}5)=1\,200

Étape 1 : reconnaître le modèle du coût total.

De janvier à février : 3 240−2 700240−150=54090=6\dfrac{3\,240-2\,700}{240-150}=\dfrac{540}{90}=6 dollars par commande. De février à mars : 4 200−3 240400−240=960160=6\dfrac{4\,200-3\,240}{400-240}=\dfrac{960}{160}=6.

Le taux est constant : le coût total est une fonction affine du nombre nn de commandes, T(n)=6n+bT(n)=6n+b.

2 700=6×150+b2\,700=6\times 150+b donne b=1 800b=1\,800 : 1 8001\,800 dollars de frais fixes par mois, plus 66 dollars par commande.

Le chiffre d'affaires ne sert pas : les deux affirmations portent sur les coûts.

Étape 2 : le coût moyen par commande.

C(n)=T(n)n=6n+1 800n=6+1 800nC(n)=\dfrac{T(n)}{n}=\dfrac{6n+1\,800}{n}=6+\dfrac{1\,800}{n}, pour n>0n>0

C'est une fonction rationnelle de la forme ax−h+k\dfrac{a}{x-h}+k, avec a=1 800a=1\,800, h=0h=0 et k=6k=6 : asymptote verticale n=0n=0, asymptote horizontale C=6C=6.

Contrôle sur les relevés : C(150)=18C(150)=18, C(240)=13,5C(240)=13{,}5 et C(400)=10,5C(400)=10{,}5.

L'affirmation de Léa est fausse.

Contre-exemple tiré des données : 150150 commandes coûtent en moyenne 1818 dollars chacune ; le double, 300300 commandes, coûterait C(300)=6+6=12C(300)=6+6=12 dollars, et non 99.

Seule la part des frais fixes, 1 800n\dfrac{1\,800}{n}, est divisée par deux quand nn double ; les 66 dollars par commande ne baissent jamais.

Piège : un seul contre-exemple suffit pour invalider une affirmation générale ; à l'inverse, dix exemples favorables ne la prouveraient pas.

L'affirmation de Malik est vraie.

Pour tout n>0n>0, 1 800n>0\dfrac{1\,800}{n}>0, donc C(n)=6+1 800n>6C(n)=6+\dfrac{1\,800}{n}>6.

Le coût moyen s'approche de 66 dollars quand nn grandit, c'est l'asymptote C=6C=6, sans jamais l'atteindre : 66 n'appartient pas à l'image de CC.

Piège : conclure à la calculatrice qu'il atteint 66 pour un très grand nn. Pour n=10 000 000n=10\,000\,000, C=6,000 18C=6{,}000\,18 : l'écran peut arrondir, la règle ne ment pas.

Étape 3 : l'objectif de 7,50 dollars.

La réciproque répond directement : y=6+1 800ny=6+\dfrac{1\,800}{n} donne n=1 800y−6n=\dfrac{1\,800}{y-6}, donc C−1(x)=1 800x−6C^{-1}(x)=\dfrac{1\,800}{x-6}.

C−1(7,5)=1 8001,5=1 200\displaystyle C^{-1}(7{,}5)=\dfrac{1\,800}{1{,}5}=1\,200

CC est décroissante sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, car a=1 800>0a=1\,800>0 : C(n)≤7,5C(n)\leq 7{,}5 dès que n≥1 200n\geq 1\,200.

Contrôle : C(1 200)=6+1,5=7,5C(1\,200)=6+1{,}5=7{,}5, et C(1 199)≈7,501>7,5C(1\,199)\approx 7{,}501>7{,}5.

Piège : multiplier seulement le numérateur par nn en résolvant 6n+1 800n=7,5\dfrac{6n+1\,800}{n}=7{,}5, ou oublier que l'inégalité « au plus » se lit sur une fonction DÉCROISSANTE : plus de commandes, coût moyen plus bas.

Conclusion.

Léa a tort : doubler les commandes de 150150 à 300300 fait passer le coût moyen de 1818 à 1212 dollars, pas à 99. Malik a raison : le coût moyen reste toujours au-dessus de 66 dollars, son asymptote. Pour un coût moyen d'au plus 7,507{,}50 dollars, il faut au moins 1 2001\,200 commandes par mois, trois fois le volume de mars.

Grille.

Cette situation de catégorie II demande de reconnaître un modèle dans des données, puis de convaincre : la justification (Cr5) y pèse autant que le calcul.

Cr2, concepts et processus : le taux de variation constant, la règle affine, le passage au coût moyen rationnel, l'asymptote, la réciproque.

Cr3, raisonnement : invalider Léa par UN contre-exemple chiffré ; valider Malik par un argument valable pour TOUT n>0n>0, pas par quelques valeurs.

Cr4, structuration : le modèle établi avant les verdicts, chaque affirmation traitée à part, la réponse finale en nombre entier de commandes.

Cr5, justification : appuyer le verdict sur Malik par l'inégalité 1 800n>0\dfrac{1\,800}{n}>0, et le seuil de 1 2001\,200 par la décroissance de CC.

Niveau A : les deux verdicts et le seuil, chacun justifié. Niveau C : les verdicts justes, mais Malik « prouvé » par trois valeurs, ou le seuil trouvé sans dire pourquoi toute valeur plus grande convient. Niveau E : des verdicts sans modèle.

2004006008001000120014002468101214161820C = 6Ccommandescoût moyen (dollars)
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© Ahmed Squalli Houssaini. Série publiée sur www.letuteurscientifique.ca/exercices/sn5-epreuve-fin-annee. Libre pour l'usage personnel et en classe ; sa republication ailleurs demande une autorisation écrite (mentions légales).

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