Faire le point : Électricité et magnétisme 203-SN2-RE (ancien 203-NYB)
Une question par chapitre, 13 en tout, tirées des exercices corrigés du cours. Réponds à celles que tu sais faire et passe celles d'un chapitre que tu n'as pas encore vu : chaque réponse se vérifie tout de suite, et la correction s'ouvre après.
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Ce que le cours suppose
Ces chapitres viennent d'une année précédente, et le cours s'appuie dessus dès les premières semaines.
Mathématiques · Secondaire 5 · Les vecteurs et la géométrie vectorielle
Deux câbles tirent sur un anneau : le premier exerce une force F1 de 60 N vers l'est, le second une force F2 de 80 N vers le nord. Le schéma à l'échelle ci-dessous (1 carreau = 10 N) montre les deux forces et la résultante R, diagonale du parallélogramme.
b) Calculez l'intensité (norme) de R et son orientation par rapport à l'est (au centième de degré).
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Réponse
b)100 N à 53,13° au nord de l'est
b) ∥R∥=602+802=3600+6400=10000=100 N. On retrouve le triplet 3-4-5 multiplié par 20. L'orientation vaut θ=arctan6080=arctan34≈53,13∘ au nord de l'est, et le résultat est acceptable tel quel puisque les deux composantes sont positives, donc le vecteur est au premier quadrant. Contrôle de plausibilité, à faire systématiquement en physique : la résultante 100 N est plus grande que chacune des deux forces mais plus petite que leur somme 140 N, ce qui est toujours le cas pour deux forces non colinéaires ✓. Et l'angle dépasse 45∘, ce qui est cohérent avec une composante nord plus grande que la composante est.
Physique · Mécanique 203-SN1-RE (ancien 203-NYA) · Mesures, incertitudes et analyse graphique au laboratoire
Au laboratoire de mécanique, on mesure la longueur d'un objet avec une règle graduée en millimètres, puis la période d'un pendule au chronomètre manuel. Convention du laboratoire : l'incertitude de lecture d'un instrument à graduations vaut la moitié de la plus petite graduation ; celle d'un chronomètre déclenché à la main vaut 0,2 s, le temps de réaction.
a) Quelle est l'incertitude absolue de lecture de la règle, en cm ?
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Réponse
a)ΔL=0,05 cm
a) La plus petite graduation vaut 1 mm, donc ΔL=0,5 mm =0,05 cm. On lit la position de chaque extrémité à la demi-graduation près.
Physique · Mécanique 203-SN1-RE (ancien 203-NYA) · Dynamique : lois de Newton et frottement
Une caisse de 20 kg repose sur un plancher horizontal. Les coefficients de frottement entre la caisse et le plancher sont μs=0,50 et μk=0,30.
a) On pousse horizontalement la caisse avec une force de 90 N. La caisse bouge-t-elle ? Quelle est alors la grandeur exacte de la force de frottement ?
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Réponse
a)fs,max=98 N, la caisse ne bouge pas, et le frottement vaut exactement 90 N
a) Seuil de glissement : fs,max=μsN=μsmg=(0,50)(20)(9,8)=98 N. Comme 90 N < 98 N, la caisse ne bouge pas. Le frottement vaut alors exactement 90 N (et non 98 N !) : le frottement statique s'ajuste pour annuler la résultante, il n'atteint son maximum qu'au seuil du glissement.
Chapitre 1 · Mesures, incertitudes et analyse graphique au laboratoire
Un multimètre numérique n'a pas d'incertitude de lecture au sens de la règle graduée : l'affichage est net. Son incertitude est écrite dans la NOTICE, sous la forme ±(a%de la lecture+ndigits), où un digit vaut une unité du dernier chiffre affiché.
L'appareil utilisé ici est spécifié ±(0,5%+2digits) en tension continue. Sur le calibre 20,00 V, il affiche 12,47 V. Le schéma ci-dessous représente l'afficheur sur les deux calibres.
b) Calculez l'incertitude absolue sur la lecture 12,47 V, puis écrivez le résultat, en V.
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Réponse
b)ΔU=0,08 V, donc U=(12,47±0,08) V
b) La notice donne deux termes à ADDITIONNER. Terme proportionnel : 0,5%×12,47=0,0624 V. Terme de digits : 2×0,01=0,02 V. Total : ΔU=0,0624+0,02=0,0824 V, que l'on arrondit à UN chiffre significatif, 0,08 V. La valeur s'aligne sur la même décimale : U=(12,47±0,08) V. Écrire (12,4700±0,0824) V serait faux par excès de précision : les quatre chiffres de l'afficheur ne sont pas quatre chiffres justes.
Chapitre 2 · Charge, champ et potentiel électriques
Une charge q1=+4,0 μC est placée à l'origine et une charge q2=+9,0 μC en x=0,50 m.
d) On place une charge q0=−5,0 μC au milieu du segment (x=0,25 m). Calculez la force qu'elle subit (grandeur et sens). Attention au signe de q0.
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Réponse
d)E=7,2×105 N/C vers −x, donc F=3,6 N vers +x
d) En x=0,25 m : E1=(0,25)2(9,0×109)(4,0×10−6)=5,76×105 N/C vers +x; E2=(0,25)2(9,0×109)(9,0×10−6)=1,296×106 N/C vers −x. Champ résultant : 7,2×105 N/C vers −x (vers q1). Force sur q0<0 : F=∣q0∣E=(5,0×10−6)(7,2×105)=3,6 N, dirigée à l'OPPOSÉ du champ, donc vers +x, c'est-à-dire vers q2. Le signe négatif de la charge renverse le sens : oublier ce renversement est le piège classique.
Une sphère isolante de rayon R=12,0 cm porte une charge dont la densité volumique croît avec la distance au centre selon ρ(r)=ρ0Rr, avec ρ0=2,50 μC/m3.
Le schéma ci-dessous représente la sphère en coupe.
a) Calculez la charge totale de la sphère, en explicitant l'intégrale.
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Réponse
a)Q=πρ0R3=1,36×10−8 C
a) On découpe la sphère en coquilles d'épaisseur dr′, de volume 4πr′2dr′, chacune à densité constante : Q=∫0Rρ0Rr′4πr′2dr′=R4πρ0∫0Rr′3dr′=R4πρ0⋅4R4=πρ0R3. Numériquement : π×2,50×10−6×(0,120)3=1,36×10−8 C, soit 13,6 nC. Notez que le résultat est πρ0R3 et non 34πρ0R3 : la densité étant nulle au centre et maximale au bord, la moyenne pondérée par le volume vaut 43ρ0.
Chapitre 4 · Le potentiel électrique et les condensateurs
Une coquille conductrice sphérique, de rayon intérieur a=4,00 cm et de rayon extérieur b=6,00 cm, porte une charge nette Q=−8,00 nC. Une charge ponctuelle q=+3,00 nC est placée au centre de la cavité.
d) On relie maintenant la coquille à la terre. Que deviennent les charges des deux surfaces, et que vaut le champ en r=10,0 cm ?
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Réponse
d)La surface intérieure garde −3,00 nC, l'extérieure passe à 0, et E=0 dehors
d) Relier à la terre, c'est imposer V=0 à la coquille. La surface intérieure ne peut pas changer, elle est verrouillée par le théorème de Gauss appliqué dans le métal tant que q reste en place : elle garde −3,00 nC. C'est la surface EXTÉRIEURE qui s'ajuste, en évacuant sa charge vers la terre jusqu'à ce que le potentiel s'annule, ce qui exige une charge extérieure nulle. Le champ en r=10,0 cm devient donc nul, et il l'est partout à l'extérieur. La mise à la terre a rendu la coquille électriquement invisible du dehors.
Dans le circuit ci-dessous, une source de 10,0 V alimente, à travers R1=6,00 kΩ, la résistance R2=3,00 kΩ en parallèle avec un condensateur C=100 µF initialement déchargé. L'interrupteur K est fermé à t=0.
a) Quelle tension atteint le condensateur en régime permanent ?
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Réponse
a)vC=3,33 V
a) En régime permanent le condensateur ne laisse plus passer de courant : R1 et R2 forment un diviseur de tension parcouru par 9,00×10310,0=1,11 mA. vC=R2I=R1+R2R2E=3,33 V, et non 10,0 V.
Dans un spectromètre de masse, des ions positifs de charge +e traversent d'abord un sélecteur de vitesse où règnent un champ électrique de 8,0×104 V/m et un champ magnétique de 0,40 T croisés (perpendiculaires entre eux et à la vitesse). Les ions non déviés entrent ensuite dans une région où seul règne un champ magnétique de 0,50 T, et y décrivent un demi-cercle de rayon 5,0 cm.
Le schéma ci-dessous représente l'appareil.
a) Expliquez le principe du sélecteur : quelle condition les forces doivent-elles vérifier, et quelle vitesse est sélectionnée ?
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Réponse
a)qE=qvB donne v=E/B=2,0×105 m/s, indépendante de la charge
a) L'ion subit la force électrique qE et la force magnétique qvB, montées en opposition. Il traverse sans dévier si elles se compensent : qE=qvB, d'où v=BE=0,408,0×104=2,0×105 m/s. La charge s'est simplifiée : le sélecteur trie sur la vitesse seule, quelle que soit la masse ou la charge.
Une bobine plate de N=200 spires, d'aire A=25,0 cm2 et de résistance totale R=12,0 Ω, est placée perpendiculairement à un champ dont l'intensité varie selon B(t)=0,0800+0,240t−0,0600t2, en teslas, avec t en secondes. La courbe donne B(t).
a) Établissez l'expression de la fem induite en fonction du temps, puis calculez-la à t=0, t=2,00 s et t=4,00 s.
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Réponse
a)ε(t)=−0,120+0,0600t : −120 mV, 0, puis +120 mV
a) ε=−NAdtdB avec dtdB=0,240−0,120t. Donc ε(t)=−200×2,50×10−3×(0,240−0,120t)=−0,120+0,0600t, en volts. À t=0 : ε=−0,120 V, de module 120 mV. À t=2,00 s : ε=0 exactement. À t=4,00 s : ε=+0,120 V, même module qu'au départ mais signe OPPOSÉ. Remarquez que NA=0,500 m2 ici, ce qui simplifie tous les calculs : la fem vaut simplement la moitié de dtdB.
Un solénoïde de longueur L=40 cm compte 1200 spires jointives parcourues par un courant de 2,5 A. La figure le montre en coupe : le courant sort de la feuille dans les spires du haut (⊙) et y entre dans celles du bas (⊗). Le rectangle en pointillés est le contour d'Ampère : un côté de longueur ℓ à l'intérieur, parallèle à l'axe, un côté à l'extérieur, deux côtés perpendiculaires à l'axe.
a) À l'aide du contour de la figure, démontrez que B=μ0nI à l'intérieur, où n est le nombre de spires par mètre. Précisez le sort de chacun des quatre côtés.
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Réponse
a)Bℓ=μ0nℓI donne B=μ0nI ; ni ℓ ni le rayon ne survivent
a) Côté intérieur (longueur ℓ, parallèle à l'axe) : B uniforme et parallèle, contribution Bℓ. Côté extérieur : champ pratiquement nul autour d'un long solénoïde (les spires lointaines compensent les proches), contribution nulle. Deux côtés perpendiculaires : B⊥dl à l'intérieur et B≈0 à l'extérieur, contributions nulles. Total : ∮B⋅dl=Bℓ. Courant enlacé : le rectangle embrasse nℓ spires portant chacune I, soit Iint=nℓI. Ampère : Bℓ=μ0nℓI, donc B=μ0nI. Remarquez tout ce qui a disparu : ℓ (le champ est uniforme), la position du côté intérieur, et même le RAYON du solénoïde.
Une bobine idéale d'inductance L=0,30 H est branchée à t=0 en série avec une résistance R=6,0 Ω et une pile de fem E=12 V. La figure montre le courant i(t).
a) Expliquez, avec la loi de Lenz, pourquoi le courant ne peut pas s'établir instantanément. Comment la bobine se comporte-t-elle à t=0+ et en régime permanent ? Donnez le courant final.
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Réponse
a)Lenz s'oppose à la croissance : coupure au départ, fil à la fin, I∞=2,0 A
a) Toute croissance de i fait croître le flux du champ de la bobine à travers elle-même : par la loi de Lenz, la fem induite e=−Ldtdi s'OPPOSE à cette croissance. Un saut instantané de courant exigerait une fem infinie : le courant s'installe donc progressivement. À t=0+ : i=0, la bobine se comporte comme un INTERRUPTEUR OUVERT (toute la tension est à ses bornes). En régime permanent : dtdi=0, plus aucune fem, la bobine idéale est un simple FIL : I∞=RE=6,012=2,0 A. C'est le miroir exact du condensateur, qui fait fil au départ et coupure à l'arrivée.
Ton tableau de bord range chaque chapitre selon tes réponses et te dit par où commencer. Une date d'examen en tête ? Note-la sur la carte du cours : il en tire un plan, jour après jour.